Étiquette : lumière

  • Musiques de joie : la lumière tendre et vive du second Quintette à cordes avec Piano, opus 115, de Gabriel Fauré, en 1921

    Si joie il y a dans la musique de Gabriel Fauré

    (Pamiers, 12 mai 1845 – Paris, 4 novembre 1924),

    …

    c’est une joie lumineuse

    de vie bien employée, musicalement épanouie,

    en ce Quintette à cordes avec piano n° 2, en ut mineur, opus 115,

    achevé en 1921.

    …

    …

    Et tout particulièrement dans l’interprétation rayonnante

    qu’en ont donnée

    Éric Le Sage et ses partenaires du Quatuor Ébène

    _ Pierre Colombet et Gabriel Le Magadure, violons, Mathieu Herzog, alto, et Raphaël Merlin, violoncelle _,

    …

    en l’Intégrale (en 5 CDs) de la Musique de Chambre avec Piano, de Fauré,

    qu’en a proposée Éric Le Sage, pour Alpha, en un superbe coffret Alpha 228,

    enregistré en 2010, 2011 & 2012,

    sur une initiative de Jean-Paul Combet.

    …
    …

    Nous voici dans l’intimité _ paisible _ du cœur battant du plus intime de la tradition française

    d’infinie tendresse.

    …

    Avec la battue _ sereine, vivante et assumée _ du piano.

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    …

    Á défaut de disposer d’un podcast ou d’une vidéo

    de cette si belle réalisation,

    voici un podcast de l’œuvre par l’Ensemble Schubert.

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    Ce mardi 9 juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : la grâce lumineuse et tendre des Suites anglaises de Johann-Sebastian Bach, par l’évidence du jeu d’un parfait Christophe Rousset

    Depuis mon article du 25 mai dernier

    Musiques de joie : la sérénité heureuse des Suites françaises, de Johann-Sebastian Bach, pour sa jeune épouse Anna-Magdalena, à Coethen, en 1722

    j’avais hâte de poursuivre l’exploration-jouissance

    des délices des Recueils de Suites pour clavier de Johann-Sebastian Bach ;

    …

    et passer de ses Suites dites françaises (BWV 812 à 817) _ présentes pour cinq d’entre elles dans le Petit Livre de Clavier d’Anna-Magdalena Bach, en 1721 _

    aux antérieures Suites dites anglaises  _ car « pour les Anglois« , selon une inscription ajoutée de la main de Bach lui-même... _ (BWV 806 à 811),

    un peu plus développées et ornementées

    …

    et donc un peu plus complexes à jouer pour Anna-Magdalena…

    …

    …

    Après un peu d’hésitation pour le choix des CDs

    et de l’interprète :

    …

    entre Christophe Rousset et Pierre Hantaï,

    …

    et, bien sûr, après écoute exhaustive des CDs,

    …

    j’ai préféré

    à l’interprétation un peu cérébrale _ à mon goût tout du moins : pardon ! _ de l’ami Pierre Hantaï,

    en son CD Mirare MIR 251, en 2014, des Suites anglaises n° 2 et n° 6 (BWV 807 et 811),

    …

    l’interprétation plus chaleureuse et lumineuse _ à mon goût ! _,

    plus tendre et rayonnante _ sans excès : à la Couperin !

    et comme il convient à des œuvres de style fondamentalement français, comme celui de ces Suites… _,

    et dans l’évidence du plus parfait naturel  _ soit, bien sûr, le comble de l’Art ! _

    de Christophe Rousset,

    magistral en l’élégance somptueuse, vierge de la moindre mièvrerie et maniérisme, de ce style éminemment français d’inspiration…

    …

    …

    Pour en apprécier l’écoute et en juger soi-même,

    voici le podcast de la Suite n° 2 ;

    et le podcast de la Suite n° 6

    …

    en ce double CD Ambroisie AMB 9942, enregistré en février 2003 au Musée d’Art et d’Histoire de Neuchâtel, sur un clavecin signé Johannes Ruckers, daté de 1632 et 1745, et restauré en 1987 par Reinhard von Nagel…
    …

    …

    Ce sont là de purs bijoux !

    …
    …

    Nous pouvons compléter cette confrontation de jeux d’interprétation de ces Suites BWV 807 et 811 par Christophe Rousset et Pierre Hantaï

    …

    par cette vidéo

    de l’interprétation de la Suite anglaise n° 2 (BWV 807) par Pierre Hantaï, prise lors d’un concert donné à l’abbaye de Fonfroide, au mois de juillet 2015 ;

    …

    et par cette autre vidéo,

    de l’interprétation, toujours par Pierre Hantaï, de la Suite anglaise n°6 (BWV 811)

    _ précédée, comme en son CD Mirare de 2014, enregistré à Haarlem, aux Pays-Bas, du Choral Wer nur den lieben Gott lässt walten BWV 691 _

    prise lors d’un concert donné à la Cité de la Musique, à la Villette (date non spécifiée)…

    …

    …

    Quelle qualité de joie nous offrent ces Suites

    en pareilles interprétations !

    …

    …

    Ce mardi 2 juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ré-écouter au CD la grandissime voix de Dmitri Hvorostosky : une compilation de live avec l’Orchestre de l’Opéra de Vienne

    Dmitri Hvorostovsky,

    baryton magnifique,

    né le 16 octobre 1962 à Krasnoïarsk,

    nous a quittés _ si tôt _ le 22 novembre 2017, à Londres.

    …

    Or voici qu’Orfeo publie

    une magnifique compilation d’enregistrements live,

    soit le CD Orfeo C 966 181 B,

    …

    tous avec l’Orchestre de l’Opéra de Vienne,

    saisis entre mai 1994 et novembre 1916,

    avec différents chefs :

    …

    Placido Domingo, dans Les Puritains, de Bellini ; Simone Young, dans Le Barbier de Séville, de Rossini ; Seiji Ozawa, dans La Dame de Pique, de Tchaikovsky ; Vjekoslav Sutej, dans Don Carlo, de Verdi ; Michael Güttler, dans Rigoletto, de Verdi ; Kirill Petrenko, dans Eugène Onéguine, de Tchaikovsky ; Marco Armiliato, dans Simon Boccanegra, de Verdi ; Speranza Scappuci, dans La Traviata, de Verdi ; et Jesus Lopez Cobos, dans Un Bal Masqué, de Verdi.

    …

    …

    Soient de purs moments d’éternité.

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    …

    Voici ce que,

    le 27 décembre dernier

    Jean-Charles Hoffelé, en son blog Discophilia,

    en disait,

    en un très bel article d’hommage

    intitulé Baryton absolu :

    …
    …

    BARYTON ABSOLU

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    …

    Le public de l’Opéra de Vienne l’adulait, faisait un triomphe à son Posa, à son Rigoletto, il y aura chanté plus qu’ailleurs le répertoire italien, baryton Verdi qu’il était de ligne, de timbre, de souffle comme chez nous l’est aujourd’hui Ludovic Tézier. Et évidemment, il fut à Vienne l’Onegin et le Yeletsky absolus.

    …
    …

    De tout cela, le disque nous aura plus ou moins bien entretenu, mais les captations en scène que dévoile aujourd’hui l’Opéra de Vienne augmentent considérablement des rôles connus que le théâtre vivant _ enregistré live _ transfigure : Dmitri Hvorostovsky était en représentation un athlète de physique, de voix, donnait à ses personnages une incarnation subtile _ voilà _, une présence ensorcelante _ et là est toute la magie du grand art ! _, l’entendre dans l’élan _ oui _ de l’action revient à se souvenir de cette emprise _ oui _ qu’il avait sur vous dès qu’il paraissait et même avant d’avoir proférer le moindre son : cet œil _ de braise _ , ces épaules, ce maintien _ puissants _ reparaissent dans la nature même de sa voix _ voilà le miracle de la présence charnelle de telles (très rares) voix.

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    Tout ici rayonne _ oui _ de cette sombre splendeur _ oui _, mais une incarnation subjugue _ entre toutes _, tardive pourtant : le 4 juin 2016, Dmitri Hvorovstovsky reprenait son Simon Boccanegra étrenné sur la même scène quatre années plus tôt : la grande scène du Conseil à l’Acte I (« Plebe, Patrizi Poppolo ») qui le montre dans un entourage si relevé – l’Amelia de Barbara Frittoli, le Gabriele de Francesco Meli, le Fiesco de Ferruccio Furnaletto, plaide pour qu’Orfeo édite la représentation au complet.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Vincenzo Bellini (1801-1835)
    “Ah! Per sempre io ti perdei” (extrait de “I puritani”)
    Gioacchino Rossini
    (1792-1868)
    “All’idea di quel metallo” (extrait de “Il barbiere di Siviglia”)
    Piotr Ilyitch Tchaikovski(1840-1893)
    “Ya vas lyublyu” (extrait de “La Dame de Pique, Op. 68, TH 10”)
    “Vi mnye pisali … Kogda bi zhizn domashnim krugom”
    (extrait de “Eugène Onéguine, Op. 24, TH 5”)
    Giuseppe Verdi (1813-1901)
    “Alzati … Eri tu che macchiavi” (extrait de “Un Ballo in Maschera”)
    “Pari siamo !” (extrait de “Rigoletto”)
    “Plebe ! Patrizi ! Popolo !” (extrait de “Simon Boccanegra”)
    “Pura siccome un angelo” (extrait de “La Traviata”)
    “Signora ! Per vostra maestà” (extrait de “Don Carlo”)…

    …

    Dmitri Hvorostovsky, baryton

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    avec :
    Patrizia Ciofi, Barbara Frittoli, Violeta Urmana, Marina Rebeka, Olga Guryakova, sopranos
    Francesco Meli, Michael Schade, Ramón Vargas, ténors
    Ferruccio Furlanetto, basse

    …

    Orchester und Chor der Wiener Staatsoper
    Marco Armiliato, Plácido Domingo, Jesús López Cobos,
    Seiji Ozawa, Kirill Petrenko, Simone Young, direction

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    Un album du label Orfeo C966181B
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    Photo à la une : le baryton Dmitri Hvorostovsky – Photo : © Pavel Vaan & Leonid Semenyuk

    …
    …
    Le CD conserve
    et nous transmet pour toujours
    l’éclat de ces transfigurés moments de lumière-là…
    Merci ! 

     

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    …

    Ce mardi 31 décembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter l’art justissime de Nicolaï Gedda, à partir de ses interprétations de Berlioz

    Le goût du chant berliozien

    que viennent de raviver, à mon écoute, les interprétations de La Damnation de Faust et des Troyens

    de Michael Spyres (en Faust et en Énée),

    sous la direction de John Nelson,

    …

    m’a provoqué le très vif désir de ré-écouter

    la magie enchanteresse

    du lumineux et tendre Nicolaï Gedda (1925 – 2017).

    …

    …

    J’ai ainsi vite retrouvé dans ma discothèque

    La Damnation de Faust que dirigea Georges Prêtre

    (avec Gedda, Janet Baker et Gabriel Bacquié _ excusez du peu ! _ ;

    …

    et je me suis procuré le _ merveilleux _ coffret Icon _ un trésor ! _ de Nicolaï Gedda,

    qui comporte 11 CDs…

    …

    …

    Quel bonheur d’un tel art

    et d’une telle voix…

    …

    Quelle fête ! C’est somptueux

    _ et sans le moindre infime soupçon d’un quelconque maniérisme, jamais.

    Tout resplendit dans le plus parfait naturel…

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    …

    Ce mardi 24 décembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa