Étiquette : magie

  • L’éclatant CD « Amazone » de Léa Désandré, Thomas Dunford, et Jupiter : la plénitude d’une splendide voix (de mezzo-soprano) et la révélation d’un répertoire français (et italien) magnifique, à redécouvrir vraiment ; ou la magie d’un CD…

    Le proprement magique CD « Amazone » de la mezzo-soprano Léa Désandré,

    avec l’ensemble Jupiter, sous la direction de Thomas Dunford,

    …

    nous fait tout spécialement assister au splendide épanouissement de la voix et de l’art de chanter _ splendides tous les deux ! _ de Léa Désandré,

    …

    en même temps qu’il nous offre,

    par des airs excellemment choisis, sur la thématique suivie des Amazones (de la mythologie antique),

    de magnifiques _ très prometteuses… _ fenêtres sur plusieurs pans, français et italiens, du meilleur du Baroque musical du XVIIIème siècle.

    …

    …

    Ainsi l’article intitulé « Destouches« , de Jean-Charles Hoffelé, le 12 octobre dernier, sur son site Discophilia,

    nous a-t-il _ déjà _ grandement mis l’eau à la bouche,

    …

    et préparé à porter toute l’attention nécessaire à l’interprétation par Léa Désandré,

    en ce CD Erato 0190295065843,

    tout particulièrement _ mais pas seulement : c’est l’ensemble du programme, mis au point par Yannis François, qui est tout simplement magnifique ! _de sublimes airs extraits de « Marthésie, première reine des Amazones« , d’André-Cardinal Destouches _ une œuvre inédite jusqu’ici au CD…

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    …

    Et c’est peu dire que l’audition de ce CD (de 76 ‘) nous a comblé de joie !

    …
    …

    DESTOUCHES

    « Amazone » : le titre du nouveau récital de Lea Desandre m’alertait. Et si elle avait eu, probablement aiguillée par Thomas Dunford, la bonne idée d’enregistrer les airs de Marthésie, reine des Amazones d’André Cardinal Destouches ?

    …

    …

    Bingo !, deux grands airs y sont, magnifiques de nostalgie et de révolte (« Faible fierté, gloire impuissante » et son magnifique berceau de flûtes _ l’air, sublime, dure 4′ 05 … _), d’intense déclamation où passe _ oui, bien sûr _ l’ombre de Lully (« Ô Mort ! Ô triste Mort »)_ l’air dure 2’24 _), et aussi la saisissante scène finale avec sa foudre _ « Quel coup me réservait la colère céleste ?« , l’air dure 4′ 28 ;

    et me rappelle le sublime air du suicide d’Astrée de l’opéra « Astrée » (en 1691) de Pascal Collasse, sur un livret de Jean de La Fontaine,

    présent dans le programmme du CD Virgin Classics (paru en 1996) de La Simphonie du Marais « Un portrait musical de Jean de La Fontaine« , dont j’étais, pour 90 %, l’auteur, avec Hugo Reyne… ;

    cf mon article du 9 septembre 2021 :  ;

    ou celui du 3 juillet 2020 :  … _,

    coup de génie _ mais oui ! _ d’un compositeur majeur _ oui, vraiment ! _ du Grand Siècle _ André-Cardinal Destouches (Paris, 6 avril 1672 – Paris, 7 février 1744) _ que l’on n’en finit pas de découvrir _ après le « Sémiramis » que vient de diriger Sylvain Sartre, le frère aîné de Théotime Langlois de Swarte, présent, au violon, parmi les musiciens de l’ensemble Jupiter _ cf aussi leur merveilleux CD « The Mad Lover« , dont rendait compte, avec enchantement, mon article du 12 mai 2021 : …

    …

    …

    Ailleurs les amazones permettent à Lea Desandre, entre France et Italie _ la chanteuse a des ascendances paternelles italiennes, probablement dans le Val d’Aoste ou le Piémont… _, de faire briller son beau soprano virtuose et sensible _ parfaitement ! _ si finement entouré par les soins amoureux des musiciens de Jupiter _ que dirige Thomas Dunford, son compagnon à la ville comme à la scène. La fantaisie rieuse du Non posso far de Provenzale qui ouvre cet album foisonnant _ oui ! _ donne la mesure d’un voyage fabuleux où William Christie s’invite _ plutôt discrètement, à mes oreilles, pour un tel chef d’œuvre !.. _ pour une Passacaille _ bien connue _ de Louis Couperin, Cecilia Bartoli et Véronique Gens la rejoignant pour deux plages

    _ de 4′ 57 (c’est sublime ! quelle découverte que ce compositeur napolitain, Giuseppe De Bottis, 1678 – 1753 , auteur de l’opéra Mitilene, regina delle Amazzoni, créé à Naples en 1707 ; d’où sont extraits 3 formidables airs de ce CD…) ;

    et de 2′ 40 (pour un très beau duo des Amazones, extrait d’une mascarade donnée à Marly en 1700, œuvre d’Anne Danican Philidor (Paris, 11 avril 1681 – Paris, 8 octobre 1728), le fondateur du Concert spirituel le 17 mars 1725, et fils d’André Danican Philidor (1652 – 1730), dit Philidor l’aîné, bibliothécaire et copiste du roi Louis XIV ; c’est à André Danican Philidor, le père d’Anne, que l’on doit la richesse considérable (!) des fonds musicaux de la Bibliothèque nationale de France et de celle de Versailles : ballets, opéras, musique instrumentale ou religieuse y sont réunis en de très précieux volumes qui présentent notamment la plupart des grands ballets et comédies-ballets de Lully… ; mais ici c’est hélas à tort que la notice du CD attribue au père, André Danican Philidor, une œuvre qui appartient à son fils, Anne, le fondateur, le 17 mars 1725, de cette institution si importante qu’a été le Concert spirituel, à Paris, de 1725 à 1790 ; Anne Danican Philidor est aussi l’auteur de la pastorale héroïque Diane et Endymion (réputée être son chef d’œuvre), en 1698, et de l’opéra Danaé, en 1701 ;

    à propos d’André Danican Philidor, dit Philidor l’aîné, cf le CD de La Simphonie du Marais et Hugo Reyne, en 1995 : « Fanfares, fêtes et marches royales« , auquel il se trouve que j’ai un peu participé ;

    des 7 Mascarades données à Marly en 1700 par les Danican Philidor : André, dit Philidor l’aîné, le père (1652 – 1730), Anne Danican Philidor (1681 – 1728), son fils, ainsi que  Pierre Danican Philidor (1681 – 1731), son neveu, ce CD de 1995 de La Simphonie du Marais comporte des extraits instrumentaux seulement de la très exotique et pittoresque Mascarade du Roy de la Chine, d’André Danican Philidor, dit Philidor l’aîné, le père…

    …

    Et sur la localisation de cette partition de la mascarade des Amazones d’Anne Danican Philidor, donnée à Marly en 1700,

    cf cette décisive précision, donnée par un article extrêmement détaillé, et donc très précieux pour les chercheurs un peu curieux, de Laurent Guillo : « La loterie de 1729 : le chant du cygne du copiste André Danican Philidor » :

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    « Tome 57e.

    Les 7 Masquarades faites par ordre du Roy sur les ordres de Mr Bontens et representées [f. 15r] devant Sa Majesté à Marly, mis en musique sçavoir Le Roy de la Chine Par Mr Philidor Le pere, Les Amazones par Anne Philidor. Les Savoyards par Mr Philidor le pere. La Noce de village Mr Philidor le père. Le lendemain de la Noce par Anne Philidor. Les Echets par Pierre Philidor. Le Vaisseau Marchand par Mr Philidor le père. Les paroles sont de Mrs Le Noble et Babron. Ces 7 Masquarades ont esté representées plusieurs fois l’an 1700.

    ¶ Ce précieux volume, qui contient des unica, est à Berkeley UL : MS-455. Cité par Carl B. Schmidt, en 1992, page 384″…

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    Et si demain Thomas Dunford nous enregistrait l’intégrale de Marthésie, reine des Amazones ? Oui, décidément, Destouches est grand !

    Et quelle est donc _ la question se pose, en effet… _ cette mystérieuse _ et magnifique !!! _ vingt-sixième plage _ en français _ ?

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Amazone

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    Airs et parties instrumentales extraits d’opéras de Francesco Provenzale (Lo schiavo di sua moglie), Francesco Cavalli (Ercole amante), Giovanni Buonaventura Viviani (Mitilene), Giuseppe de Bottis (Mitilene), Georg Caspar Schürmann (Die getreue Alceste), Carlo Pallavicino (L’Antiope), André Danican Philidor (Les Amazones), François et Louis Couperin (Passacaille en ut majeur), André Cardinal Destouches (Marthésie, première reine des amazones), Marin Marais, Antonio Vivaldi (Ercole sul Termodonte)

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    Lea Desandre, mezzo-soprano
    Cecilia Bartoli, mezzo-soprano
    Véronique Gens, soprano
    William Christie, clavecin
    Jupiter
    Thomas Dunford, direction

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    Un album du label Erato 0190295065843
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    Photo à la une : Lea Desandre et Thomas Dunford – Photo : © Julien Benhamou

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    Et les airs italiens de ce magnifique programme composé autour des Amazones,

    notamment celui (de 14′ 32) du napolitain Francesco Provenzale (1624 – 1704), « Non posso far« , qui ouvre en beauté le CD,

    n’ont absolument rien à envier à la sublimité des airs tirés d’opéras français d’André-Cardinal Destouches, ou d’André Danican Philidor… 

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    L’opéra de cet autre extraordinaire _ et jusqu’ici, il faut le reconnaître, complètement méconnu _  napolitain, Giuseppe De Bottis (1678 – 1753), Mitilene, regina delle Amazzoni, créé à Naples en 1707,

    est magnifiquement servi ici par deux très beaux airs et un fulgurant duo (de Léa Désandré avec Cecilia Bartoli) : 

    _ le stupéfiant duo « lo piango, lo peno« , plage 5 ;
    _ l’air « Lieti fiori, erbe odorosi« , plage 21 ;
    _ et l’air « Sdegno all’armi, alle vendette« , plage 22.

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    Giuseppe De Bottis, un compositeur à découvrir, donc ;

    de même que sont à explorer vraiment les œuvres vraiment superbes d’André Cardinal Destouches et André Danican Philidor…

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    Et je tiens à souligner aussi, et tout spécialement, la somptueuse poésie de l’interprétation, à la plage 12 du CD, par Thomas Dunford, au luth, de « L’Amériquaine« , de Marin Marais, extraite de la « Suite d’un goût étranger« … : une plage (de 4′ 57) de pure magie, tout simplement…

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    Une merveille, aussi : quel luxe !..

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    Ce dimanche 17 octobre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    Post-scriptum :

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    les chemins de la vie ont fait qu’il se trouve que j’ai été le professeur de philosophie, en 1979-80, à Bordeaux, de Philippe Désandré, le père de Léa ;

    ainsi que le collègue, à Arcachon et à Libourne, deux années scolaires différentes, de Thibault de Swarte, l’oncle maternel des musiciens Théotime Langlois de Swarte et son frère Sylvain Sartre…

  • Ecouter le « Concerto à la mémoire d’un ange », ce bouleversant chef d’oeuvre d’Alban Berg (1935)

    Découvrant ce jour l’article de Res Musica _ sous la plume de Jean-Claude Hulot _ intitulé « Michael Tilson Thomas et Gil Shaham signent un disque Berg d’une rare beauté sonore« ,

    …

    et ne disposant pas de ce SACD SFS Media recommandé ici,

    …

    …

    je choisis d’écouter la version du Concerto à la mémoire d’un ange par Isabelle Faust et l’Orchestra Mozart dirigé par Claudio Abbado _ un CD Harmonia Mundi HMC 902 105, en 2012 _ que recommande, parmi les versions récentes de cette œuvre, Jean-Claude Hulot.

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    Je me souviens aussi d’avoir entendu très chaudement recommandé en ce chef d’œuvre bouleversant de Berg le violon ultra-sensible _ mais dépourvu du moindre maniérisme _ de Christian Ferras _ par exemple avec Georges Prêtre en 1963…

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    J’ai aussi déniché un intéressant (et utile) compendium discographique de cette œuvre, qui permet de se faire au moins une première idée de diverses interprétations-incarnations plus ou moins justes et inspirées de cette magique musique…

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    J’ai donc écouté, avec un bonheur profond, et Isabelle Faust, et Christian Ferras…

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    Ce dimanche 9 mai 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et à propos de l’Eden plossuien de Port-Cros, la révélation de quelques mystères…

    Et à propos de la sublime image « Port-Cros, France, 2011″

    du si merveilleux « Tirages Fresson » de Bernard Plossu

    aux Éditions Textuel,

    …

    cette image probablement déjà parue en 2012 dans « L’Incertaine apparence de l’île de Port-Cros« ,

    de Bernard Plossu et François Carassan,

    paru dans les Cahiers de l’Égaré, en décembre 2012,

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    L'incertaine apparence de l'île de Port-Cros

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    un  excellent contact avec l’éditeur _ des Cahiers de l’Égaré _, Jean-Claude Grosse,

    du Revest-Les-Eaux _ au-dessus de Toulon _,

    …

    m’a mis sur la piste, à Port-Cros même,

    de Pierre Buffet,

    …

    l’auteur, 

    à propos de cette île toujours un peu secrète

    _ l’île d’Ariel, de Caliban et de Prospero ? dont nous fait rêver, et en Méditerranée même, Shakespeare, en sa fastueuse Tempête : où donc est Miranda ?.. _,

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    d’un richissime « L’esprit de l’île : mémoires de Port-Cros« ,

    paru en 2014, chez Claire Paulhan éditeur…

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    L'esprit de l'île : mémoires de Port-Cros

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    Et l’on comprend un peu mieux l’apparence édenique de cette île

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    que rend si bien le merveilleux œil iconique de Bernard Plossu

    et, tout spécialement, en ses magiques tirages Fresson…

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    Quel lumineux vert !!!

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    Un seul (petit) regret pour moi, à ce moment :

    …

    ne pas pouvoir partager ici cette image légendée « Port-Cros, France, 2011« 

    de la page 53 de ce merveilleux « Tirages Fresson » qui vient de paraître aux Éditions Textuel,

     

    …

    faute d’exemplaire de cette image sublime

    accessible pour le moment _ du moins… _ sur le web… 

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    Ce vendredi 27 novembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Question : lesquels des « Tirages Fresson » de Bernard Plossu, sont ceux que je préfère ?.. Retour sur la question du choix de l’image de couverture

    Ce nouveau double retour rétrospectif

    à la fois, et surtout,

    sur l’ensemble des 80 images de cet admirable « Tirages Fresson » de Bernard Plossu,

    …

    mais aussi sur l’ensemble de mes 15 _ et même, ce jeudi matin, 16 _ articles, tous titrés « Question : lesquels des « Tirages Fresson » de Bernard Plossu, sont ceux que je préfère ?..« ,

    …

    me permet de revenir aussi, au passage, sur la passionnante question que je m’étais posée _ le samedi 7 novembre : « « ) _ du choix de l’image de couverture de ce superbe et si varié album…

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    Bernard Plossu : tirages Fresson

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    l’image effectivement choisie par l’auteur et son éditeur n’ayant pas rencontré,

    en le regardeur passionné que je suis de l’œuvre photographique de Bernard Plossu,

    l’adhésion enthousiaste

    qu’avaient immédiatement _ et définitivement : pour jamais ! _ suscitée

    et l’image sublimissime _ Wow !!! _ du « Sofa rouge de Carlos Serrano, à Madrid, en 1975« , pour l’album _ somptueux _ « Plossu couleurs Fresson » de 2007, pour le Théâtre de la Photographie et de l’Image, à Nice ;

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    et l’image superbissime des « Clés de Zanot, à Milan, en 2009 » , pour l’album _ merveilleux _ « Couleurs Plossu : séquences photographiques 1956 – 2013 » de 2013, aux Éditions Hazan…

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    …

    Cette fois-ci,

    l’image _ saisie aux environs du Mont Mézenc _ légendée « Ardèche, France, 2012« , présente sur la couverture et en page 13 de ce nouveau _ sublime _ « Tirages Fresson » de 2020, aux Éditions Textuel,

    …

    008027293

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    …

    a commencé, d’abord par sa difficulté-étrangeté d’identification immédiate, par rencontrer mes interrogations _   _ ;

    …

    renforcées, quant à son choix pour la couverture de l’album, par les plaisirs supérieurs, procurés _ du moins at first sight ! _ par plusieurs autres images,

    listées

    et dans ma première liste de « 13 images préférées« ,

    et dans ma liste complémentaire de 22 autres

    _ pour rappel de ces 2 listes : ...

    …

    …

    Ma toute première appréciation de cette image des environs du Mont-Mézenc

    _ une montagne de 1 753 mètres de hauteur située à la limite des départements de l’Ardèche et de la Haute-Loire _

    …

    …

    …

    a probablement pati, en effet, d’une première difficulté d’identification _ d’évidence immédiate _ 

    de ce que donne précisément à regarder _ et identifier _ cette plossuienne image,

    …

    notamment par rapport à la fulgurance des si poétiques entrées

    qu’offrent

    et l’éblouissement du rouge _ un filtre merveilleux de la magicienne Circé !.. _ du sofa madrilène de Carlos Serrano, en 1975, à Madrid ;

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    comme par rapport à la douceur _ tranquille et quotidienne, mais puissante _ du charme poétique très efficace des toutes simples clés milanaises de l’appartement de Francesco Zanot, en 2009, à Milan.

    …

    …

    …

    Cependant, après ce premier recul d’adhésion de ma part,

    et en revenant regarder un peu mieux cette image,

    …

    …

    …

    j’ai fini par reconnaître _ et apprécier _ la formidable finesse des innombrables tiges d’herbe frissonnantes, et jaunissantes _ un motif déjà apparu dans de précédentes somptueuses images de Plossu _, à la lumière d’un probable soleil d’automne, s’agitant sous les caresses un peu rudes du vent probablement glacé balayant ces sommets de montagne…

    …

    De même que je me suis à nouveau penché sur le mystère _ tout iconique, lui _,

    au centre de l’image,

    de cette toute ronde touffe vert sombre,

    telle l’aréole d’un beau sein de la montagne même…

    _ en pensant aussi à ce vers de Lorca, en 1928 : « Verde, que te quiero verde« …

    …

    …

    Demain,

    je re-regarderai avec la plus grande attention le détail des images qui auraient pu concurrencer celle-ci pour figurer en couverture de l’album ;

    en me demandant ce qui a bien pu plaider, éditorialement, pour celle-ci

    et contre celles-là…

    …

    …

    À suivre, donc…

    …

    …

    Ce jeudi 19 novembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa