Étiquette : Marie-Louise Rey

  • En suivant la lecture du faire-part de décès d’Eveline Ducos du Hauron : qui sont ses frères et sa belle-soeur ?

    En continuant ma lecture du faire-part de décès de Madame Henri Ducros, née Eveline Ducos du Hauron, paru dans L’Écho d’Alger du 2 janvier 1939 

    _ « M. Henri Ducros, administrateur-adjoint à Dupleix et ses enfants, MM. Ducos du Hauron Gérard et Roger ; Mme Jacquet ; Mme Vve Gadel et ses enfants ; les familles Ducros, Ducos du Hauron, Gadel, Gentet, Charavel, Ferrand, Bure, vous font part du décès de leur chère et regrettée Madame Henri DUCROS, née Eveline DUCOS du HAURON. Les obsèques ont eu lieu dans l’intimité, le 1er janvier 1939.« … _,

    et après Henri Ducros et ses enfants,

    …

    j’en arrive ici aux frères et la belle-sœur de la défunte.

    …

    …

    De la fratrie des au moins 5 enfants _ à la charge, en 1927, de ce retraité de la fonction publique, qu’était Amédée Ducos du Hauron, ancien rédacteur à la Préfecture d’Alger au terme de sa carrière _ d’Amédée Ducos du Hauron et son épouse née Marie-Louise Rey,

    et outre, bien sûr, la défunte de ce faire-part de décès, Eveline Ducos du Hauron,

    …

    n’apparaissent ici que les deux noms de Gérard et Roger Ducos du Hauron ;

    auquel est adjoint, aussitôt en suivant, le nom de « Madame Jacquet« …

    …

    …

    Gérard-Yves-Alcide Ducos du Hauron est né le 30 août 1909 à Berrouaghia, où son père Amédée occupait un poste d’administrateur-adjoint de la commune mixte ;

    et est décédé à Avignon, le 27 janvier 2000.

    …

    Au moment des obsèques de sa sœur aînée Eveline, le 1er janvier 1939,

    Gérard Ducos du Hauron n’était pas encore officiellement marié avec celle qui deviendra son épouse le 25 novembre 1939, à Alger _ cf mon article du 4 janvier dernier : … _, Madame Jacquet, née Célestine-Léontine Noiraux (Haraucourt, Ardennes, 12 novembre 1893, Cavaillon, 29 juillet 1972).

    Mais celle-ci était déjà sa compagne ; et cela explique la place de cette « Madame Jacquet » dans le faire-part de décès de sa quasi belle-mère. Ces décès à Avignon, en 2000, et à Cavaillon, en 1972, résultent de l’installation probable en Provence de Gérard Ducos du Hauron et son épouse au moment du grand rapatriement en France de la plupart des Français qui vivaient jusqu’alors en Algérie.

    Et je comprends en ce phénomène l’installation aussi dans le département du Vaucluse d’un des neveux de Gérard : Yves-Henri Ducros _ le fils survivant de sa sœur Eveline, né à Port-Gueydon le 31 mai 1930 _, qui vient de décéder, à l’âge de 90 ans, le 1er décembre 2020, et lui aussi à Avignon : Yves Ducros demeurait à Monteux, dans le département du Vaucluse, lui aussi.

    …

    …

    Sur Roger Ducos d Hauuron, ma moisson de data est encore (très mince : j’ignore ses lieux et dates de naissance, de mariage (avec une épouse prénommée Sylvia) et de décès.

    …

    Je sais seulement qu’il est venu, lui, s’installer à Savigny-sur-Orge, mais pas à l’ancien domicile de son grand-père Alcide, de son grand-oncle Louis, et de son oncle Gaston du Hauron.

    Et que lui et son épouse ont eu quatre enfants : Marie-José Sylvia Ducos du Hauron (née à Alger le 4 avril 1944, et décédée le 28 décembre 2009 à Langrolay sur-Rance, où elle est inhumée) ; Jean-Louis Ducos du Hauron, Danièle Ducos du Hauron et Denise Ducos du Hauron…

    …

    …

    Au tout début de la recherche,

    je m’étais demandé d’abord si la « Mme Vve Gadel » qui suit ces deux frères ainsi que la quasi belle-sœur de la défunte Eveline, pouvait être, elle aussi, une belle sœur d’Eveline.

    Avant que je comprenne que celle-ci était en fait sa tante maternelle,

    c’est-à-dire la sœur cadette, née Aimée-Laurence Rey, de sa défunte mère, née Marie-Louise Rey

    _ même si continuent encore de me manquer les lieux et dates de naissance de celles-ci _,

    toutes deux, Marie-Louise et Aimée-Laurence, étant les filles orphelines d’Anatole Rey (Le Grand Serre, 11 janvier 1845 – Oran, 28 janvier 1890) et Adélaïde Gentet (Orléansville, 1855 – Oran, 5 juillet 1786) ;

    et très probablement demeurées aux bons soins, à Orléansville, de leur oncle maternel Louis Gentet (Orléansville, 1853 – Orléansville, 9 août 1906) _ le 28 janvier 1890, Louis et Frédéric Gentet étaient allés ensemble déclarer à la mairie d’Oran le décès de leur beau-frère Anatole Rey… _ :

    jusqu’à leurs mariages, l’aînée, Marie-Louise, avec Amédée Ducos du Hauron _ j’ignore à quelle date _, et la cadette, Aimée-Laurence, avec Victor-Nicolas-Benjamin Gadel : à Orléansville le 9 mars 1905…

    …

    …

    Les liens familiaux demeuraient puissants ;

    jusqu’au choix des prénoms donnés aux enfants…

    …

    …

    J’ai encore bien du pain sur la planche ; mais, step by step, j’avance…

    …

    …

    Ce dimanche 17 janvier 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et suite de mon point-bilan rétrospectif-prospectif sur Eveline Ducos du Hauron elle-même : un point d’éclaircissement précis sur ses enfants…

    Je poursuis donc ma réflexion de synthèse commencée hier () à propos de ce qu’il m’est à ce jour possible de restituer-figurer de la biographie _ encore très parcellaire _ d’Eveline Ducos du Hauron, que je suppose être l’aînée des _ au moins 5, si l’on en croit l’article de L’Écho d’Alger en date du 4 mars 1927 (cf mon article du 14 décembre 2020 : ) _ enfants du couple d’Amédée Ducos du Hauron et son épouse Marie-Louise Rey, le couple fondateur de la branche « algéroise – algérienne » des Ducos du Hauron _ Amédée étant lui-même l’aîné  des trois neveux (Amédée, Raymond de Bercegol, Gaston Ducos du Hauron) de Louis Ducos du Hauron (Langon (8 décembre 1837 – Agen, 31 août 1920), l’inventeur prodigieux et génial, en 1868, à Lectoure, de la « photographie de couleurs« …

    …

    …

    Et il se trouve qu’après un long passage en revue systématique de tous les documents que j’ai pu découvrir sur le web _ et grâce à Gallica _ concernant les Ducos du Hauron et Ducros d’Algérie entre 1896 et 1940,

    ma connaissance vient d’un peu avancer concernant les enfants de Henri Ducros et Eveline Ducos du Hauron :

    …

    leur sont nés, en effet, au moins trois enfants, mais deux d’entre eux sont précocément décédés ;

    et cela durant la période où Henri Ducros, administrateur-adjoint de la commune mixte d’Azeffroun, résidait avec sa famille à Port-Gueydon

    _ les annonces de ces 3 naissances et 2 décès sont tous mentionnés, dans le journal L’Écho d’Alger, dans la rubrique « Port-Gueydon«  _ :

    …

     

    Yves-Henri Ducros, est né le 31 mai 1930 _ peut-être à Port-Gueydon : l’article du 8 juin 1930 de L’Écho d’Alger qui annonce la naissance du fils de l’administrateur-adjoint à Port-Gueydon, ne précise pas le lieu de naissance de l’enfant : « Port-Gueydon. Naissance. Nous apprenons avec plaisir la naissance de Yves-Henri Ducros, fils de Mme et M. Henri Ducros, administrateur-adjoint à Port-Gueydon. Nous présentons au bébé et à ses heureux parents nos meilleurs souhaits de bonheur« … _ ; et il se trouve que je découvre aussi que Yves Ducros vient de décéder tout récemment à Avignon, le 1er décembre 2020 : à Avignon, cette ville où est aussi décédé son oncle Gérard-Yves-Alcide Ducos du Hauron, le 27 janvier 2000 ;

    …

    Raymond-Amédée Ducros, est né le 25 mai 1931 _ la rubrique « État-civil » du numéro du 28 mai 1930 L’Écho d’Alger qui fait état de sa naissance, n’en précise pas le lieu… _, et est décédé, à Port-Gueydon, le 12 octobre 1932 _ cette fois c’est un faire-part détaillé de la famille qui indique et le lieu et la date du décès de l’enfant ; le voici, ce faire-part : « Port-Gueydon – Alger. Mme et M. Ducros, administrateur-adjoint à Port-Gueydon, et leur fils Yves ; M. Paul Ducros ; Mme et M. Ducos du Hauron, leurs fils Gérard et Roger ; MM. Ducros Edmond et Alphonse, leur nombreuse famille, ont la douleur de vous faire-part du décès de Raymond-Amédée DUCROS , leur fils, frère, petit-fils, neveu et parent chéri, survenu à Port-Gueydon le 12 octobre 1932. Les obsèques auront lieu aujourd’hui 13 octobre, à 16 heures« … Il me paraît important de bien relever la présence de Paul Ducros sur ce faire-part ; qui atteste ainsi la réalité d’un premier mariage de Henri Ducros, avec une dame Gibal… _ ;

    …

    et Raymonde Ducros, est décédée, à Alger, le 22 octobre 1933 _ cette fois, et dans le même numéro de L’Écho d’Alger du 23 octobre 1933, nous relevons deux anonces de ce décès : d’une part, sous la rubrique « Port-Gueydon. Nécrologie« , cet avis : « Nous apprenons avec peine le décès à Alger de la petite Raymonde, fille de Mme et M. Ducros (sic) du Hauron, administrateur-adjoint de la commune mixte. Aux sympathiques parents nous offrons nos bien sincères condoléances » ; et d’autre part ce faire-part de décès émanant de la famille : « M. Ducros Henri, administrateur-adjoint à Port-Gueydon, et Mme née Ducos du Hauron, et leur fils Yves ; les familles Ducos du Hauron, Ducros, Gadel, Gentet et leurs parents vous font part du décès de leur chère petite Raymonde DUCROS. Ses obsèques auront lieu aujourd’huid’hui à 14 heures. Réunion, 54 chemin Yusuf. P. Funèbres de la Ville d’Alger. Un seul bureau, mairie. Tél. 86-07 « …

    …

    …

    Auxquels trois enfants de ce couple formé par Henri Ducros et son épouse Eveline Ducos du Hauron, il me semble donc pouvoir adjoindre Paul-Henri Ducros, né le 21 septembre 1921 à Aumale, d’un premier mariage _ avec une dame née Gibal _ de M. Henri Ducros _ et je n’en sais toujours pas davantage sur ce premier mariage de Henri Ducros _ ;

    et qui pourrait bien être cet élève Paul Ducros, qui a obtenu un Prix en Anglais, en sa classe de 1ère B3 au Grand Lycée d’Alger, au terme de l’années scolaire 1936-1937…

    …

    …

    Et je remarque que dans le faire-part de décès de Mme Henri Ducros, née Eveline Ducos du Hauron, on peut en effet relever, sinon _ et ce serait trop facile.. _  les prénoms des enfants qui se joignent à leur père pour faire-part de leur douleur, du moins le pluriel de la formule : « Monsieur Henri Ducros administrateur-adjoint à Dupleix et ses enfants« …

    …

    Ces deux enfants accompagnant leur père sur ce faire-part annonçant le décès de Madame Henri Ducros née Eveline Ducos du Hauron,

    pourraient donc être Paul-Henri Ducros, âgé alors, ce 2 janvier 1939, de 18 ans ; et Yves-Henri Ducros, de 8 ans et demi.

    …

    …

    Ce samedi 16 janvier 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et maintenant un début de point-bilan rétrospectif-prospectif sur Eveline Ducos du Hauron elle-même

    Et maintenant je passe à un essai de point-bilan rétrospectif-prospectif sur Eveline Ducos du Hauron elle-même,

    dont le faire-part de décès paru dans L’Écho d’Alger du 2 janvier 1939 continue de constituer pour le moment ma base première de recherche pour tacher d’établir un panorama le plus précis possible des filiations internes à la branche « algéroise – algérienne » des Ducos du Hauron _ issue du mariage d’Amédée Ducos du Hauron (1866 – 1935) et Marie-Louise Rey (1879 – 1933), qui a possiblement eu lieu à Orléansville, et probablement un peu avant 1896… _, après le départ d’Alcide, Césarine-Marie et leur fils cadet Gaston, ainsi que de Louis Ducos du Hauron s’en retournant en France en 1896 ; ainsi que de leurs apparentements à d’autres familles venues s’installer en Algérie durant cette période coloniale : les Rey _ originaires du Grand Serre, dans la Drôme _, les Gentet _ originaires de Satolas, en Isère _, les Schwartz _ originaires de Saint-Jean-Rohrbach, en Moselle _, les Gadel _ originaires de Tarascon dans les Bouches-du-Rhône _, les Bure _ originaires de je ne sais pas encore quelle région… _, les Ducros _ originaires de Martigues et Nîmes, dans le Gard _, les Charavel _ originaires du Gard… _, etc.

    …

    …

    Eveline Ducos du Hauron, qui décèdera à Alger dans les tous derniers jours de 1938, est probablement l’aînée de la fratrie des enfants d’Amédée Ducos du Hauron et son épouse Marie-Louise, née Rey ; et il est même possible d’envisager qu’elle soit née autour du moment du retour en France, en 1896, de ses grands-parents Alcide et Césarine-Marie, son oncle Gaston et son grand-oncle Louis Ducos du Hauron.

    Ce qui aurait pu constituer un autre motif du choix d’Amédée de demeurer en Algérie…

    …

    Et il n’est pas facile non plus de proposer une date pour le mariage (peut-être à Orléansville, où ils auraient pu se rencontrer…) de ses parents Amédée Ducos du Hauron (né en 1866) et Marie-Louise Rey (née en 1879) : en 1896, Amédée avait 30 ans, et Marie-Louise Rey, 17 ans…

    Amédée, en effet, a été rédacteur à la sous-préfecture d’Orléansville avant de peut-être débuter sa carrière d’administrateur-adjoint de communes mixtes d’Algérie, en janvier 1901 ;

    et Marie-Louise devait probablement vivre à Orléansville au domicile de son oncle maternel Louis Gentet, un des frères de sa mère _ née Adélaïde Gentet (en 1855). Et peut-être en compagnie de sa petite sœur Aimée-Laurence : les deux sœurs étant orphelines de leurs deux parents, Anatole Rey et son épouse Adélaide Gentet depuis 1886 et 1890 _ le 5 juillet 1886 est décédée leur mère, à Oran ; et le 28 janvier 1890 est décédé leur père, lui aussi à Oran… C’est alors que les a probablement recueillies l’oncle Louis Gentet, à Orléansville, où il est demeuré domicilié ; et siégeait au conseil municipal _ Louis Gentet décèdera, à Orléansville, le 9 août 1906.

    …

    …

    Il ne m’a pas non plus été facile de me figurer une date approximative pour la naissance (à Azazga ?) de son futur époux Henri Ducros ; qui lui a débuté sa carrière d’administrateur-adjoint de communes mixtes d’Algérie au tout début de l’année 1913 _ comme administrateur-adjoint stagiaire, pour la commune mixte de Sidi-Aïssa _ après sa réussite au concours d’admission à la carrière qui avait eu lieu le 26 novembre 1912…

    …

    Sur le détail de mes réflexions sur ce point, je renvois à mon article d’hier : …

    …

    …

    À suivre…

    …

    …

    Ce vendredi 15 janvier 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A la recherche d’indices parmi le réseau des constellations familiales autour des Ducos du Hauron d’Algérie ; et quelques réflexions sur des questions de méthode…

    Dans ma reprise-poursuite de l’exploration des filiations, relations familiales et apparentements autour des Ducos du Hauron de l’Algérie coloniale d’entre 1840 et 1940,
    …

    j’ai dû me résoudre à reprendre le plus exhaustivement possible les réseaux familiaux des Gentet, des Gadel, des Ducros ou des Bure _ ces familles apparentées aux Ducos du Hauron d’Algérie _,

    à la recherche d’indices jusqu’ici ou bien simplement négligés, ou, plus carrément, complètement inaperçus _ et demeurés dès lors invisibles…

    …

    …

    J’ai donc repassé soigneusement en revue ou bien quelques informations ponctuelles, mais surtout certains très détaillés faire-part de décès _ ceux alignant le plus possible de parents et d’alliés au défunt _,

    dans l’espoir de découvrir là quelques indices-traces d’apparentements aux Ducos du Hauron jusqu’ici encore inaperçus de moi.

    …

    …

    Je dois dire que ce soir, ma pêche n’est pas tout à fait miraculeuse,

    se limitant, du moins à première vue, à d’assez menues pièces _ mais tout de même intéressantes : rien n’est jamais tout à fait inutile et vain parmi les récoltes d’informations d’une enquête : car celles-ci demeurent seulement en attente de futures plus heureuses connexions qui, elles, seront alors à même de nous permettre de les faire vraiment parler _, au sein des familles Gentet et Gadel _ ainsi que Bure _, pour l’essentiel ;

    …

    sans que cela m’apporte de nouvel éclairage _ ou du moins assez peu, du moins pour le moment ; mais je ne perds pas du tout espoir : car ce seront de futures connexions qui nous livreront de nouvelles réelles précieuses découvertes ; il y faut de la patience, de la méthode, de la mémoire, avec un peu de chance, aussi… _ sur ce qui demeure encore de « taches aveugles » au sein même des filiations _ encore méconnues pour moi _ dans la famille Ducos du Hauron d’Algérie, ainsi que dans ses apparentements…

    …

    …

    Mais avançons :

    …

    pour ce qui concerne la filiation _ parce c’est d’une très effective filiation qu’il s’agit bien ici _ des Ducos du Hauron d’Algérie _ en l’occurrence la branche issue d’Amédée _ avec les Gentet d’Algérie _ d’Algérie, eux aussi : à partir de l’arrivée très précoce, avant 1837 (dont témoigne un récit de rencontre d’Alexis de Tocqueville, du côté de Constantine), de Laurent Gentet (né à Satolas (département de l’Isère, le 2 avril 1821), qui rencontrera un peu plus tard la mosellane Anne-Marie Schwartz (née à Saint-Jean-Rohrbach, en 1822) ; c’est presque six ans après la naissance de leur premier enfant, Frédéric, à Blida, le 22 avril 1846, que ce couple Gentet – Schwartz se mariera, le 21 janvier 1852, à Orléansville, et aura encore au moins trois autres enfants : Louis, né à Orléansville en 1853, Adélaïde, née à Orléansville en 1855, et Laurent-Jacques (dit Jacques), né à Orléansville le 8 octobre 1857 _,

    il s’avère que cette filiation aux Gentet des Ducos du Hauron est issue du mariage _ j’en ignore encore à ce jour et le lieu et la date : probablement à Orléansville, et possiblement autour de (ou un peu avant) 1896 : l’année de la séparation d’Amédée, qui reste en Algérie, avec le reste de sa famille, qui rentre alors en France _ d’Amédée Ducos du Hauron (né en 1866 à Agen) et sa jeune épouse (née en 1879 _ et très probablement à Orléansville ; j’induis la date de son année de naissance de l’âge de 54 ans que lui attribue l’acte d’État-civil de son décès, à Agen, le 20 septembre 1933 _) Marie-Louise Rey ;

    Marie-Louise, dont se trouve évidemment issue, aussi, toute la « branche algéroise-algérienne » des Ducos du Hauron, étant très probablement _ et ce sont d’indices indubitables de ce fait-là que je suis présentement en recherche ! _ la fille _ aînée _ d’Anatole Rey _ né au Grand Serre (département de la Drôme) le 11 juin 1845, et décédé à Oran le 28 janvier 1890 _ et d’Adélaïde Gentet _ née à Orléansville en 1855 et décédée à Oran le 5 juillet 1886 : peut-être même en mettant au monde son autre fille, Aimée-Laurence Rey…

    …

    Or il se trouve encore que Anatole Rey et son épouse Adélaïde Gentet sont très probablement aussi les parents de cette Aimée-Laurence Rey, qui, bientôt épouse, à Orléansville le 9 mai 1905, de Victor-Nicolas-Benjamin Gadel, deviendra la veuve de celui-ci, quand il décèdera à Alger le 30 mars 1930 : Aimée-Laurence Rey _ cf aussi, dans le Journal officiel du 9 octobre 1931, la déclaration, par décret du 17 septembre 1931, et sur le rapport du ministre des finances, de la pension civile, au chapitre du personnel du Trésor, due à Aimée-Laurence Rey, veuve Gadel : « REY (Aimée-Laurence) veuve GADEL. Le mari payeur adjoint de trésorerie. Services militaires, 19 ans, 4 mois, 5 jours ; services civils, 19 ans, 7 mois, 29 jours ; campagnes, 12 ans. _ Pension avec jouissance du 31 mars 1930 …. 8534 fr. Avec une pension temporaire« … _ étant bien cette « Mme Vve Gadel » présente sur le faire-part de décès de « Madame Henri Ducros, née Eveline Ducos du Hauron« , paru dans L’Écho d’Alger du 2 janvier 1939, en compagnie de « ses enfants » Gadel _ mais aucun prénom n’est malheureusement ici donné : ni celui (Aimée-Laurence, née Rey) de la mère, ni ceux (Robert et Georges) de ses enfants Gadel : il s’agit en fait de Robert Gadel (né en 1906), l’époux d’Irène Bure (leur mariage a eu lieu à Alger le 22 décembre 1927 ; et de son frère cadet Georges Gadel, qui a épousé Andrée Gaillard au mois de juillet 1938 ; Robert Gadel a été déclaré pharmacien diplômé au mois de juillet 1930, et Georges Gadel a prêté son serment d’avocat au mois de novembre 1936 _)… 

    …

    …

    On trouve ailleurs, dans pas mal d’autres faire-part de décès de familles alliées aux Gentet, aux Ducos du Hauron ainsi qu’aux Gadel, Ducros et Bure, en cette Algérie de l’époque coloniale, d’autres mentions de membres de ces familles apparentées les unes aux autres, à l’occasion de divers mariages entre certains de leurs membres, que j’aimerais passer en revue, afin de les identifier si possible au cas par cas.

    …

    …

    Et se trouve une parfaite illustration de la constellation familiale de ces Gentet, Ducos du Hauron et Gadel, via les Rey,

    dans le très décisif faire-part, paru dans Le Petit Marseillais du 27 septembre 1927, du décès, à Marseille le 26 septembre 1927, à l’âge de 92 ans, du capitaine en retraite Victor-Alexandre-Philémon Gadel (né à Tarascon le 12 octobre 1835).

    …

    Avant d’en tomber veuf _ à une date que j’ignore encore _, Victor-Alexandre-Philémon Gadel a été marié en premières noces à Marie-Eugénie-Hortense Rey (née au Grand Serre en 1848), dont il a eu ses deux enfants : Victor-Nicolas-Benjamin Gadel (né au Grand Serre le 10 juillet 1872) et Eugène-Jean-Pierre-Emmanuel Gadel. Or il se trouve que Marie-Eugénie-Hortense Rey est aussi la sœur de Jean-Anatole-Firmin Rey (né lui aussi au Grand Serre le 11 janvier 1845) _ tous deux étant nés du mariage de Benjamin Rey et son épouse Eugénie Sibert _ ;

    …

    celui-là même, Anatole Rey, qui épousera, à Orléansville, Adélaïde Gentet, dont il aura deux filles : les sœurs Marie-Louise Rey (née en 1879, et future épouse d’Amédée Ducos du Hauron) et Aimée-Laurence Rey (future épouse à Orléansville le 9 mars 1905 de Victor-Nicolas-Benjamin Gadel).

    Mais les décès précoces d’Adélaïde (à Oran le 5 juillet 1886) et Anatole (à Oran le 28 janvier 1890) laisseront ces deux orphelines, qu’il est très vraisemblable que prendront en charge les frères d’Adélaïde, née Gentet _ surtout quand l’acte de décès d’Anatole Rey, à la mairie d’Oran le 28 janvier 1890, indique que les deux personnes venues déclarer ce décès sont deux des beaux-frères Gentet du défunt : soient Frédéric (né à Blida le 22 avril 1846) et Louis Gentet, né à Orléansville en 1853), membres de la fratrie des Gentet issue de l’union de Laurent Gentet et Anne-Marie Schwartz ;

    l’autre  frère dont j’ai connaissance de l’existence étant Laurent-Jacques (dit Jacques Gentet), né à Orléansville le 8 octobre 1857 ; époux, à Alger, le 30 juillet 1881, de Marie-Emilie Brenner ; et père, à Alger, le 23 septembre 1882, de Eugène-Laurent Gentet ; lequel épousera, à Orléansville, le 10 mai 1905, Henriette (dite aussi Rita-Jeanne Lopès : les expressions de « Mme et M. Eugène Gentet«  ainsi que « Mme Vve Gentet«  apparaissant aussi, à quelques reprises, sur plusieurs actes de décès de ces familles Ducos du Hauron, Gadel ou Bure, ces années-là… Leur cousinage n’était donc pas oublié…

    …

    …

    Se confirme ainsi que ce Victor-Nicolas-Benjamin Gadel et cette Aimée-Laurence Rey, qui se sont mariés à Orléansville le 9 mars 1905 _ il n’existe malheureusement pas de faire-part de mariage accessible sur le web qui pourrait nous apprendre en présence de quels parents, notamment Gentet ; mais peut-être aussi Ducos du Hauron… _ sont tout simplement cousins germains.

    …

    …

    Puisque la mère de l’époux, la défunte Marie-Eugénie-Hortense Rey, est la sœur du père de l’épouse, le défunt, lui aussi, Jean-Anatole-Firmin Rey :

    …

    Et peut-être est-ce même là que se trouve la principale raison du choix de Victor-Nicolas-Benjamin Gadel de venir poursuivre en Algérie une carrière militaire, engagée en France métropolitaine aux 58e, 129e et 82e régiments d’infanterie, en choisissant de passer du 82e régiment d’infanterie, au 1er régiment de tirailleurs algériens, le 30 avril 1902…

    …

    En résidence à Cherchell, il est probablement allé à la rencontre de sa cousine Rey, à Orléansville…

    …

    …

    De même qu’il a pu aussi avoir l’occasion de rencontrer aussi la sœur aînée d’Aimée-Laurence, Marie-Louise Rey, dont le mari Amédée Ducos du Hauron a exercé, en plusieurs postes de cette région _ à Orléansville même, à l’Ouarsenis, au Cheliff ou à Lamartine _, la charge d’administrateur-adjoint de diverses communes-mixtes… 

    …

    …

    À poursuivre…

    …

    …

    Ce samedi 9 janvier 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa