Étiquette : Maurice Ravel

  • Pour compléter le dossier « Bolero – le mystère Ravel » du biopic d’Anne Fontaine…

    Afin de compléter-agrémenter un peu mon article d’avant-hier 9 janvier « La cinéaste Anne Fontaine se confrontant, en son biopic « Bolero », au « mystère Ravel » : ce qui n’est guère abordé… « ,

    je me permets de renvoyer aussi, ce samedi 11 janvier 2025, à deux articles parus sur le site de Resmusica, en dates du 9 mars, sous la plume de Jean-Luc Clairet, « Bolero, le film : deux heures au musée« , et du 23 décembre 2024, sous la plume de Nathalie Filloux, « Ravel Bolero, le livre » :

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    « Bolero, le film : deux heures au musée« , le titre est déjà explicite ;

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    et « Ravel Bolero, le livre« .

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    Bolero, le film : deux heures au musée

    Le cinéma français se penche sur un grand compositeur français. Tous les atouts de la réussite sont réunis _ a priori. Mais la réalisation d’ ne s’affranchit pas suffisamment des carcans de l’hagiographie _ et demeure bien trop à la surface du « mystère » de l’homme Ravel…
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    Ken Russell (The Music lovers) avant-hier, Kirill Serebrennikov (La Femme de Tchaïkovski) hier : de l’Angleterre, de la Russie, et même de la France (Tous les matins du monde, d’Alain Corneau), la voie semblait enfin tracée. D’, entrée en fanfare dans le Septième Art avec le très audacieux _ et très réussi ! Sorti sur les écrans en septembre 1997, ce film est demeuré marquant… _ Nettoyage à sec, également à son meilleur avec le plus récent _ en 2016 _ Les Innocentes, on attendait autre chose que ce Bolero presque impersonnel, déjà destiné à allonger la funeste liste des films banals et compassés consacrés aux dieux de l’histoire de la musique.

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    Bolero est pourtant né sous les meilleurs auspices : la plume originelle de Pierre Trévidic, les mains d’ (embauché aussi pour régler son compte au _ méchant _ critique Pierre Lalo), le corpus envoûtant du compositeur (assez bref, il irrigue abondamment le film), le privilège opportun _ certes _ d’un tournage dans la maison _ si singulière, déjà _ du compositeur (le Belvédère, à Montfort-l’Amaury), une distribution aux petits oignons. Doria Tillier, mécène et amie subtile en Misia Sert, Emmanuelle Devos, merveilleuse Marguerite Long,   délectable Ida Rubinstein (surtout quand elle ne fait que parler, comme l’indiquent des scènes de ballet très découpés), Sophie Guillemin entérinant en Madame Revelot (la gouvernante de ) le splendide retour cinématographique acté en 2023 dans L’Île rouge de Robin Campillo, Anne Alvaro en monument _ splendide, oui, et en dépit de la brièveté de ses apparitions dans le film… _de bonté maternelle : toutes femmes _ oui, je l’ai aussi remarqué… _ (Vincent Perez en Cipa, se chargeant seul du versant de l’amitié masculine) aux petits soins du Maurice le plus célèbre de France, incarné avec une vraisemblance indiscutable _ maisoui ! _ (il joue même les 80 % de la copieuse bande-son) par Raphaël Personnaz.

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    Le Mystère Ravel, sous-titre l’affiche du film. Discret, secret _ c’est d’une incontornable évidence… _, n’a rien lâché _ jamais _ de sa vie intime. Si le musicien est connu sur les cinq continents (le très habile générique début fait se succéder les interprétations les plus inattendues du chef-d’œuvre), l’homme est un mystère dont l’on espérait bien _ en effet ! _ que la réalisatrice allait avoir à cœur de passer la carapace aux rayons X de sa caméra. Lorsqu’elle s’y emploie effectivement, l’objectif s’émeut dont l’on goûte le mouvement délicat au cours d’une scène très gracieuse consacrée aux questionnements de Misia à l’adresse de celui qui avoue de lui-même ne pas beaucoup mettre son cœur à contribution _ du moins son exposition publique… Le Ravel de Fontaine en probable messie _ mais c’est là beaucoup s’avancer : ne pas confondre réalité et exposition publique : Ravel était seulement un homme discret, délicat, et secret… _ du no sex en vogue, voilà qui est habilement effleuré.

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    Dans la foulée de ce presque aveu _ pas vraiment… _, le film, ainsi que son titre l’indique, préfère suivre à pas comptés la genèse de la pièce la plus sexuée _ érotique _ du compositeur : le Bolero, cette danse espagnole du XVIIIᵉ siècle que lui réclama, en 1927, la danseuse des Ballets russes, Ida Rubinstein _ Ravel avait aussi envisagé Fandango…. De ce tube planétaire (un carton final affirme que, tous les quarts d’heure, le Boléro de Ravel démarre quelque part dans le Monde _ mais oui ! _), de cette vache à lait sonnante et trébuchante que des ayants-droits veulent aujourd’hui encore arracher à l’escarcelle du domaine public, Ravel qui, à la fin de sa vie, doutait qu’il en eût été l’auteur, confiera à Honegger : « Je n’ai fait qu’un chef-d’œuvre, c’est le Bolero ; malheureusement il est vide de musique. »

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    Fait d’aller-retours temporels (la tournée américaine de 1928, l’échec à répétition des cinq Prix de Rome, l’armée dont, assez curieusement, Ravel tint à forcer l’entrée _ il en avait été régulièrement exempté pour des raisons de poids et de taille _, la maladie neurodégénérative qui l’emportera trop jeune…), le film radiographie l’élaboration de la scie musicale la plus fameuse de la planète (pensée pour le désopilant Batteur du Bolero de Patrice Leconte _ en 1992 _ avec Jacques Villeret). Comme dans une des éditions discographiques des Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy, où l’on peut suit note à note comment Michel Legrand finit par trouver la mélodie « Nous sommes deux sœurs jumelles », , à l’instar d’un guide de musée, suit le travail d’entomologiste de au piano à la recherche du thème que les ouvriers chanteront bientôt sur les chantiers. Elle le montre également _ déjà à l’ouverture, quasi bruitiste, du film _ faire musique de tous les bruits de son quotidien (« Mon inspiration vient des machines », disait-il _ et son père, Pierre-Joseph Ravel, était un très ingénieux ingénieur… _). La leçon de la réalisatrice, dont le père _ Antoine Sibertin-Blanc (1930 – 2012) _ était compositeur et organiste, elle-même danseuse, est certes instructive, mais on la suit d’un œil davantage scolaire que cinéphilique.

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    Anne Fontaine réussit néanmoins presque sa conclusion. Les dernières scènes suscitent l’admiration : dans un très beau noir et blanc, les derniers instants de Ravel font défiler toutes les femmes de sa vie, sans oublier Maman (on sait combien le compositeur s’effondra au décès de cette dernière _ le 5 janvier 1917 _) avant de passer le relais à François Alu, danseur étoile de l’Opéra de Paris, dont le surgissement, l’animalité sensuelle sans entraves, propulse enfin le film à la hauteur qu’on lui souhaitait. Mais la séquence, formidablement filmée et chorégraphiée, est beaucoup trop brève _ probablement. Les deux heures pleines du film n’autorisaient-elles pas toute la place aux seules 15 minutes du Bolero ? On regrette _ pas moi ! _ Claude Lelouch, et son Les Uns et les autres, dont la caméra se laissait envoûter par le sublime en action : le corps de dans la géniale (et intégrale) chorégraphie d’un autre célèbre Maurice français, Béjart.

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    Le dernier plan du film, dédié à la gloire de Raphaël Personnaz en Ravel chef d’orchestre, nous ramène naïvement au musée. Peut-être Anne Fontaine, très documentée, voulait-elle rappeler aussi les mots vachards de la fidèle Marguerite Long : « C’était un très mauvais pianiste et un chef d’orchestre encore pire. »

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    Crédits photographiques : © SND Distribution

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    Boléro. Un film d’Anne Fontaine. Scénario : Anne Fontaine, Claire Barré, avec la collaboration de Pierre Trividic, Jacques Fieschi, Jean-Pierre Longeat. Avec : Raphaël Personnaz, Jeanne Balibar, Emmanuelle Devos, Sophie Guillemin, Dora Tillier, Anne Alvaro, François Alu, Vincent Perez, Serge Riaboukine, Alexandre Tharaud, Florence Ben Sadoun, Mélodie Adda, Marie Denarnaud.. Musique : Maurice Ravel (1875-1937). Frédéric Chopin (1810-1849). Musique additionnelle et Direction musicale: Bruno Coulais. Distribution : SND Distribution. Sortie le 6 mars 2024. Scope 2/35. Durée : 120:00

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    Et puis : 

     

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    Ravel Boléro, le livre

    Accompagnant l’exposition présentée au Musée de la musique – Philharmonie de Paris jusqu’en juin 2025, le catalogue « Ravel, Boléro », sous la direction de Lucie Kayas, se veut un beau-livre à part entière.
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    C’est la maison de qui ouvre l’ouvrage grâce à une iconographie spécifique, reproduite sur un papier de couleur foncée, bien différenciée. En premier, la plaque en céramique du « Belvédère », ensuite une vue extérieure en dézoomant en quelque sorte, puis les intérieurs, si raffinés _ en effet _ : le salon, la chambre, le bureau, et enfin le piano pour plonger au cœur de l’univers du compositeur. Le ton est donné. D’autres photographies des lieux viendront en pages de conclusion, dont le petit jardin et son bassin moussu, si intime.

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    Dix-huit chapitres structurent l’ensemble sur le modèle des dix-huit entrées de la partition du Boléro. Tour à tour musicologues, compositeurs, écrivains et artistes se succèdent pour évoquer telle ou telle facette ravélienne, illustrée par les images des objets, dessins, tableaux et partitions exposées dans le cadre de l’exposition. Entre chaque section, des extraits de correspondances de Ravel ou à son sujet ponctuent la lecture.

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    L’écrivaine Claire Houdart évoque les influences nouvelles, dont le japonisme, dans la décoration du Belvédère, qu’elle décrit, et que l’on retrouve dans la musique du compositeur. Le musicologue François Dru présente l’écriture et le parcours de la partition d’une œuvre dont « la magie reste entière », « une étonnante machine » pour Pierre Korzillius commissaire de l’exposition, qui va jusqu’à être comparée avec gourmandise à un dessert par le chef Klaus Mäkelä. Le spécialiste de Ravel, Manuel Cornejo nous parle du penchant de Ravel pour un « hispanisme flamboyant » selon le mot du poète René Chalupt, tandis que pour le musicologue Emmanuel Reibel, Ravel reste « un grand enfant émerveillé et farceur », « un magicien de l’orchestre » pour l’éditeur Jean-François Monnard. Le fort attrait du compositeur pour la danse est évidemment central quand on parle du Boléro. « L’âme de la danse peut être perçu dans l’esprit même de ses compositions, dans ses rythmiques et ses pulsations » souligne Claude Abromont. Bien évidemment une section est consacrée à la danseuse Ida Rubinstein commanditaire de l’œuvre, à qui le ballet est dédié et qu’elle danse en 1928. Le chorégraphe Dominique Brun dresse son portrait de femme forte et pionnière (« son goût pour la beauté », « l’intensité de sa présence » quand « sa musicalité la met en mouvement »). Le percussionniste de l’Orchestre de Paris, , parle lui de la difficulté de jouer le Boléro, de l’importance du placement de la caisse claire… La transe est même plus loin expliquée du point de vue d’une psychanalyste. Et pour revenir sur terre, la succession compliquée de  fait l’objet d’un chapitre entier : « une affaire de droits d’auteur ».

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    Ce livre-catalogue, ni biographie du compositeur, ni essai musicologique sur l’œuvre, s’appréhende plus par touches et impressions, notes et pensées, réhaussé significativement par la belle iconographie relative aux collections de la BnF, décrites dans une section par , conservateur général au département de la musique.

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    En somme, un beau-livre qui peut tout à fait mener sa vie par lui même.

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    Voilà ce complément à mon article d’avant-hier « La cinéaste Anne Fontaine se confrontant, en son biopic « Bolero », au « mystère Ravel » : ce qui n’est guère abordé… « …

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    Ce samedi 11 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • En superbe ouverture de l’année Ravel 2025, un flamboyant CD « Ravel l’alchimiste » de Jean-François Heisser dirigeant de son piano un lumineux Orchestre de Chambre Nouvelle-Aquitaine : une réalisation discographique sidérante !..

    En tout premier CD Ravel de l’ »Année Ravel 2025« ,

    le label Mirare vient nous offrir un flamboyant orchestral CD MIR 582 « Ravel l’alchimiste » de Jean-François Heisser dirigeant de son beau piano un lumineux _ et avec quelle superlative prise de son ! C’est proprement saisissant ! Ecoutez donc ! _ Orchestre de Chambre Nouvelle-Aquitaine

    _ l’enregistrement a eu lieu au Théâtre Auditorium de Poitiers du 11 au 13 décembre 2020 et les 2 et 3 janvier 2021, il y a déjà 4 ans…

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    Voici ce qu’en déclare ce jour même Jean-Charles Hoffelé en un article qu’il intitule « Origine Piano » :

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    ORIGINE PIANO

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    Belle idée _ et très belle réalisation ! _, et signée par un pianiste _ Jean-François Heisser ! _ : tout ce que Ravel aura composé ici _ c’est-à-dire pour ce CD-ci Mirare « Ravel l’alchimiste« , soit le « Concerto pour piano et orchestre en sol » M.83 ; « Ma Mère l’oye » M.60 (en sa transcription pour orchestre de Ravel) ; « Le Tombeau de Couperin » M.68a (en sa transcription pour orchestre de Ravel) ; et « Pavane pour une infante défunte » M.19 (en sa transcription pour orchestre de Ravel)… _ le fut d’abord _ c’est-à-dire avant le travail d’orchestration _ pour le grand meuble, et c’est bien du piano que Jean-François Heisser imagine _ et conduit l’orchestre _ les quatre pièces _ orchestrées _ ensuite, un peu plus tard _ par Ravel _ du Tombeau de Couperin, les fantaisies de Ma mère l’Oye, la tristesse mesurée de la Pavane pour une infante défunte : manière par-delà les couleurs _ splendides _ de l’orchestre de faire paraître le dessin _ originaire et magnifique _ du piano.

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    Cela rend l’album précieux, et à vrai dire la lecture émue de Ma mère l’Oye y suffirait, si du piano, Jean-François Heisser ne délivrait un Concerto en sol si singulier _ oui ! singulièrement marquant même ! _, d’abord poétique, dont les raffinements rappellent quel magicien du son il peut être. L’Adagio assai est parfait _ et, pour ma part, c’est lui qui m’a le plus « tiré l’oreille » et émerveillé : écoutez-le ici … _, si mozartien par sa simplicité _ oui, oui _, le Final évite tout effet, mais ce sera d’abord l’Allegramente, surtout ses épisodes de féérie, qui tireront l’oreille.

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    Demain _ en un second enregistrement possiblement, voire probablement, mis en réserve lui aussi pour célébrer avec splendeur cet anniversaire « Ravel 2025 »  ! _ Jean-François Heisser osera-t-il _ cette fois _ les terreurs du Concerto pour la main gauche, en les mariant aux vertiges de La Valse, à ceux d’Une barque sur l’océan ? Espérons _ oui ! Pour un CD tragique cette fois, ce que la musique de Ravel sait, en effet, être aussi…

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    LE DISQUE DU JOUR

    Ravel l’alchimiste

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    Maurice Ravel (1875-1937)

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    Concerto pour piano et orchestre en sol majeur,
    M. 83

    Ma mère l’Oye, M. 60 (version orchestrale, 1911)
    Le Tombeau de Couperin,
    M. 68a (version orchestrale)

    Pavane pour une infante défunte, M. 19 (version orchestrale)

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    Jean-François Heisser, piano, direction
    Orchestre de Chambre Nouvelle-Aquitaine

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    Un album du label Mirare MIR582

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    Photo à la une : le pianiste Jean-François Heisser – Photo : © Thomas Chapuzot

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    La musicalité et la qualité extrême des sons que, de son piano, Jean-François Heisser obtient de chacun des instrumentistes de son orchestre, sont _ et j’y insiste _ saisissants de magie !

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    Un enregistrement discographique qui fait ainsi date, pour ouvrir en renversante beauté, déjà, cette année « Ravel 2025« …

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    Bravissimo maestro Heisser !

    De réaliser aussi superlativement, et de son piano, le génie d’orchestrateur fabuleux de Maurice Ravel…

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    Ce vendredi 10 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La cinéaste Anne Fontaine se confrontant, en son biopic « Bolero », au « mystère Ravel » : ce qui n’est guère abordé…

    Ce n’est que ce jeudi 9 janvier 2025 que je prends connaissance, sur mon ordinateur, du DVD M6vidéo 1000837721 « Bolero – le mystère de Ravel« , du film de la cinéste Anne Fontaine, un film sorti en salle le 6 mars 2024…

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    Se confronter au « mystère de Ravel«  _ sa personnalité fondamentalement discrète et secrète _ n’est certes pas une petite affaire, et on ne peut rien reprocher à l’incarnation _ superbe ! _ qu’offre (-nt) sur l’écran Raphaël Personnaz (et son très réaliste et impeccable mutisme !) au personnage même de Maurice Ravel _ Raphaël Personnaz qui se trouve avoir des attaches familiales bayonnaises…

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    Quant à Anne Fontaine,

    sa caméra a choisi de mettre l’accent à la fois sur l’énigme de la sexualité _ à distinguer de l’érotisme, patent déjà, lui, dans la musique même de Ravel… _ assez ambigüe (voire ambivalente ; surtout d’après ce qu’on peut en inférer, et qui est bien trop à sens unique, de témoignages ultérieurs (et de fiabilité fragile, pas assez objectifs…) de quelques proches : Roland-Manuel, ou Manuel Rosenthal, par exemple…) de Maurice Ravel, ainsi que ses divers rapports _ toujours très complexes, et pas assez finement dégrossis en ce biopic, du moins à mon goût… _ à quelques femmes un peu marquantes de sa vie _ sa mère, d’abord et surtout, bien sûr !, Marie Delouart (incarnée ici par Anne Alvaro) ; son amie, Misia Sert (incarnée ici par Dora Tillier) ; la pianiste Marguerite Long (incarnée ici par Emmanuelle Devos) ;  la danseuse (et commanditaire du « Bolero » !) Ida Rubinstein (incarnée ici par Jeanne Balibar) ; et la fidèle servante Marie Reveleau (incarnée ici par Sophie Guillemin) ; sans oublier quelques prostituées qu’il aimait, a-t-il été prétendu, fréquenter à Paris : là-dessus, cf le détaillé chapitre 12 « Les dames de la porte Champerret« , aux pages 171 à 186 du passionnant et riche « Le Cerveau de Ravel – vie et mort d’un génie« , paru aux Editions Odile Jacob le 8 février 2023 ; mais ces allégations-là offrent bien peu de garanties de vérité objective… _, mais très peu d’hommes _ seulement ici son ami Cipa Godebski (incarné ici par Vincent Perez) ; et le critique, constamment inamical, en effet, Pierre Lalo (incarné ici par Alexandre Tharaud)… _ ;

    ainsi que l’emprise progressive de la maladie neurologique du compositeur, qui l’a peu à peu privé _ dès la fin des années 20, et avant même, selon cette biopic cinématographique, la composition (de la mi-juillet au 15 octobre 1928) du Bolero, créé à l’Opéra Garnier le 22 novembre 1928 ; cf par exemple mon article « Une autre intéressante lecture du « Cerveau de Ravel », de Bernard Lechevalier, Bernard Mercier et Fausto Viader » du 20 avril 2023 sur ce passionnant (et décisif sur la question !) « Le Cerveau de Ravel – vie et mort d’un génie » : ce n’est qu’un peu plus tard, seulement (cf là-dessus le chapitre 6 « La lente désagrégation (1929-1932) », aux pages 91 à 103 de ce très riche essai, que se sont manifestés les tous premiers signes vraiment patents de la dégénérescence neurologique qui finira par avoir raison de la vie même de Ravel, le 28 décembre 1937… _  sinon de la maîtrise, du moins d’une certaine aisance _ Ravel a toujours été de la plus extrême exigence à l’égard de son requisit (absolu) d’excellence-perfection de sa musique !.. _, de sa composition :

    ce qui est certes loin d’être absurde, mais ne fait cependant pas vraiment avancer dans une découverte un peu fine et profonde _ même si ce n’est bien sûr là qu’un film… _ de l’homme Ravel, en ce résistant « mystère« , décidément, de son idiosyncrasie :

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    écoutons bien sa musique _ et toute sa musique ! _, qui nous en livrera quelques pièces…

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    Une grosse absence bien fâcheuse, cependant et surtout, à mes yeux, en ce biopic d’Anne Fontaine :

    pas une seule image ici des couleurs ni de Ciboure, ni de Saint-Jean-de-Luz _ les images de mer et de plages ont été filmées en Bretagne : Dinard, Perros-Guirrec ! _, ni de son tendrement aimé verdissime pays basque ;

    ni, tout particulièrement, de la plus chère amie _ la plus ancienne, la plus fidèle et la plus constante : dès les années de leur petite enfance, lors des séjours luziens, à certaines vacances, du petit Maurice auprès de sa chère grand-tante et marraine Gachucha Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), la sœur de sa grand-mère Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874), et qui durant de longues années, et jusqu’à son décès, le 17 décembre 1902, était la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin, au 41 de la rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz… _ de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937), la luzienne Marie Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 3 mars 1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8 décembre 1976)…

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    Ce jeudi 9 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Bref historique de la découverte-révélation des cousinages cibouro-luziens de Marie Delouart (Ciboure, 1840 – Paris, 1917) et son fils Maurice Ravel (Ciboure, 1875 – Paris, 1937) : une lecture hyper-attentive, un questionnement incisif, une démarche patiente et ses paliers jouissifs, et leurs fruits pour la connaissance…

    Voici le contenu in extenso détaillé de l’article très précieux du 22 octobre dernier donnant accès, via les trois articles auxquels il renvoie, aux tenants (départ, puis quelques paliers d’avancée) et aboutissants (découvertes !!!) de ma recherche des cousins basques (à Ciboure mais aussi Saint-Jean-de-Luz) de Marie Delouart (1840 – 1917), la mère cibourienne du natif lui aussi de Ciboure, le 7 mars 1875, Maurice Ravel : « Un point de présentation générale de ma démarche de recherche des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel, ses paliers d’avancée et ses découvertes… » :
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    « Voici ces trois articles présentant quelques grandes étapes de ma recherche des « cousinages basques » de Maurice Ravel (1875 – 1937), une recherche commencée le 12 mars 2019, après ma lecture des 1770 pages de « l’Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel », publiée par Manuel Cornejo en octobre 2018 aux Éditions Le Passeur :
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    _ d’abord l’article simplement introductif du jeudi 17 octobre 2024, indiquant le sens général de ma recherche ravélienne, vite déterminée, puis affinée au cours des articles :
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    _ puis celui du vendredi 18 octobre 2024 :
    « Retour documentaire sur les débuts, en mars-avril 2019, l’invention et les premières explorations de ma piste de recherche des « cousinages cibouro- luziens » de Maurice Ravel et sa mère née Marie Delouart…  » portant sur les 11 premiers articles de ma recherche, rédigés entre le 14 mars 2019 et le 14 avril 2019, donnés à lire, et rapidement commentés ;
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    _ et enfin, celui du vendredi 18 octobre 2024 :
    « Et puis un florilège d’articles marquants, entre mai 2019 et août 2022 de ma recherche des « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel… » constituant cette fois un florilège de 11 autres articles qu’avec le recul du temps je considère comme marquant des étapes notables de ma recherche, rédigés entre le 13 mai 2019 et le 18 août 2022.
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    Ce mardi 22 octobre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa » …
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    Un point crucial de cette entreprise de recherche (et de mes découvertes) a pris naissance en ma lecture questionnante de la lettre du 22 juin 1911 de Maurice Ravel à son amie luzienne Marie Gaudin _ à la page 266 de la première édition (au Passeur) de « L’Intégrale de la Correspondance (1895-1937) écrits et entretiens » de Maurice Ravel ; la nouvelle édition, enrichie, « Coffret Correspondance, écrits et entretiens (1875-1937)« , est à paraître le 7 mars 2025, en un  coffret de 2 volumes, aux Editions Gallimard, collection Tel, par les soins de l’infatigable Manuel Cornejo, le dynamique et très efficace président de la Société des Amis de Maurice Ravel… _, 
    à la recherche d’un hébergement à Ciboure chez des « parents » (sic) cibouriens de sa mère la cibourienne Marie Delouart :
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    « Nous préfèrerions que ce soit chez des parents. Les repas pris en commun seraient moins embêtants que chez des étrangers.
    Cherchez donc pour commencer chez Sabadin Quinior, si elle vit encore ;
    chez Eslonta Maicourné (c’est comme ça que ça s’écrit ?) ;
    chez Marie-Dominique Anchochoury ;
    chez les Goyenague, ou bien autre part. »
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    Et de fait ce fut chez Marie-Dominique Anchochury, sur le Quai, à partir du 15 juillet 1911…
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    Demeure la brûlante question jusqu’ici sans réponse de l’identité de ces deux « parentes » cibouriennes, Sabadin Quinior et Eslonta Maicourné _ Sadadin = Sabine, et Eslonta = Etiennette… _, recherchées ce mois de juin 1911 par la voix cibourienne, et certes pas oublieuse de ses cousinages natifs, de Marie Delouart, alors âgée de 71 ans, et veuve depuis le 13 octobre 1908 _ Joseph Ravel, son mari, a-t-il une seule fois seulement mis les pieds à Ciboure : en l’absence de tout document familial écrit conservé et retrouvé, nous ne pouvons que l’ignorer ! _, et dont se fait l’écho tant bien que mal l’écriture ici _ « c’est comme ça que ça s’écrit ?« … _ de son fils Maurice Ravel, en cette quête de logement _ en quelque parentèle plutôt ! _ à Ciboure, adressée à son amie luzienne de _ et pour _ toujours la chère Marie Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 2 mars 1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8 décembre 1976)…
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    Qui donc peuvent bien être cette Sabine et cette Etiennette au sein de la parentèle cibourienne de Marie Delouart ?..
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    Le caractère complètement inédit de cette recherche (et de ses découvertes des parentés basquaises de Maurice Ravel !) tient au fait que la mère de Maurice Ravel, Marie Delouart, née à Ciboure le 24 mars 1840, était fille et petite fille de deux filles-mères, toutes les deux :
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    sa mère Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874)
    et sa grand-mère Marie Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 23 août 1855).
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    Ainsi qu’au fait que la mère de Maurice Ravel ne s’étendait certes pas volontiers, c’est le moins que l’on puisse en dire, sur l’histoire, sans guère de pignons sur rue, de son ascendance directe cibourienne…
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    A la glorieuse exception, toutefois, de la sœur de sa mère Sabine Delouart (1809 – 1874), je veux dire sa propre tante Gracieuse (Gachucha) Billac (Ciboure, 15  mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), qui l’aida à accoucher le 7 mars 1875 à Ciboure _ au rez-de-chaussée de la très belle maison San Estebenia _, et qui fut aussi, en suivant, le 13 mars 1875, la marraine du petit Joseph-Maurice sur les fonts baptismaux de l’église Saint-Vincent de Ciboure _ le tenant-lieu de parrain étant alors le cousin Simon Goyenague (Ciboure, 26 novembre 1821 – Ciboure, 18 avril 1890) _ ;
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    et à laquelle Gachucha, Maurice, très attaché à elle, est venu maintes fois, adolescent, rendre visite, en vacances, au domicile des Gaudin, 41 rue Gambetta à Saint-Jean ; ces Gaudin au domicile desquels Gachucha Billac était la gouvernante des 7 enfants, dont le petit Maurice partagea alors les jeux…
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    De nombreux souvenirs et anecdotes pittoresques marquantes, s’en sont transmis dans la famille Gaudin.
     
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    Mais il se trouve _ et c’est cela que j’ai mis pour la première fois au jour ! Ce fut le 7 avril 2019, en mon article bien trop timidement intitulé alors « Autres petites questions factuelles sur l’ascendance cibourienne au XIXéme siècle de Maurice Ravel»… _ que l’arrière grand-mère Marie Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 23 août 1855) de Maurice, avait deux sœurs Delouart toutes les deux prénommées elles aussi Marie :
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    la seconde née de cette fratrie de 4 :
    Marie Delouart, Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842 ; épouse à Saint-Jean-de-Luz, le 17 août 1814, de Jean Etcheverry (Ciboure, 15 septembre 1777 – en mer, le 15 novembre 1841) ;
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    et la troisième née :
    Marie Delouart, 6 juillet 1786 – Ciboure, 15 décembre 1872 ; épouse à Ciboure, le 28 février 1821, de Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1790 – Ciboure, 20 novembe 1849) ;
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    ainsi qu’un frère :
    Jean Delouart : Ciboure, 27 août 1788 – Ciboure, 23 septembre 1872 ; époux, lui, à Ciboure le 30 avril 1823, de Marguerite Larrea (Ciboure, 18 décembre 1798 – Ciboure, 30 septembre 1844).
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    De cette fratrie Delouart seront issues 3 lignées de descendants parallèles à la lignée Delouart dont est issu Maurice Ravel :
    _ les cousins Etcheverry – Hiriart – Gaudin, de Saint-Jean-de-Luz
    _ les cousins Goyenague (et Passicot), de Ciboure ;
    _ et les cousins Delouart – Cerciat – Etchepare, de Ciboure…  
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    Or il se trouve que le regretté chercheur luzien Jean-Noël Darrobers (Bayonne, 25 décembre 1910 – Saint-Jean-de-Luz, 8 mai 2004) avait mal repéré la composition de cette fratrie née de Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798), et, par confusion entre porteuses du même prénom Marie, complètement ignoré la Marie Delouart n°2 _ les archives paroissiales (de baptêmes et cérémonies d’obsèques et sépultures) conservées à la mairie de Ciboure sont en effet assez malaisées de lecture pour la période précédant celle des actes d’état-civil plus méthodiques, eux, d’après 1789… _, épouse, à Saint-Jean-de-Luz, le 17 août 1814, de Jean Etcheverry, dont est issue la descendance luzienne de cette branche des Delouart natifs de Ciboure.
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    Et à cette malencontreuse négligence-là de Jean-Noël Darrobers est venu s’ajouter le plus qu’étonnant (!) déni _ bel et bien, cette fois, en pleine conscience… _ de parenté avec Maurice Ravel d’Edouard Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988), en dépit des « mon cher cousin », « ma chère cousine », échangés en leur correspondance entre sa mère Magdeleine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968) et Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937), cousins au troisième degré.
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    Edouard Gaudin qualifiait ces expressions éminemment parlantes-là pourtant, de seulement « affectives » !
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    Ce que ses enfants Charles-Paul Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 15 janvier 1938 – Saint-Jean-de-Luz, 25 mai 2006) et Maylen Gaudin-Lenoir (1942) ont pris ensuite pour argent comptant…
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    Alors qu’Edmond Gaudin véhiculait en sa voiture par tout le Pays basque (nord et sud !) Maurice Ravel lors des divers séjours luziens de celui-ci à la fin des années 20 et début des années 30 ;
    et que Maurice l’invitait régulièrement aussi à venir assister avec lui à Paris à des concerts où était donnée sa musique !
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    D’où l’assez vif étonnement _ cf son courriel du 29 mai 2019 : « Cher Monsieur, Merci de votre mail que j’ai lu avec beaucoup d’attention et de plaisir . Vous m’apprenez beaucoup de choses sur ma famille, j’ignorais absolument ces liens familiaux avec Maurice Ravel et j’en suis d’ailleurs très étonnée. En effet mon père, Edmond Gaudin nous avait toujours dit qu’il appelait ma grand-mère «  cousine » parce qu’il l’aimait bien !! C’était une forme amicale … Je serai ravie de vous rencontrer lors d’un de vos prochains voyages à Saint Jean de Luz, je suis très curieuse de savoir comment vous avez pu trouver toutes ces informations . Encore merci, Recevez, cher Monsieur mes meilleures salutations, Maylen Lenoir« … _ de la très aimable Maylen Gaudin-Lenoir quand je lui ai démontré son cousinage bien effectif avec Maurice Ravel, via sa grand-mère Magdeleine Hiriart (1875 – 1968), l’épouse de son grand-père Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, 13 septembre 1910) !
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    Voilà donc de quoi éclairer la base dynamique de mes propres recherches et découvertes, depuis leur début en mars 2019, de ce que j’ai assez vite qualifié de « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel.
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    D’ailleurs, là-dessus Maurice Ravel lui-même s’est contenté, toute sa vie durant, de ce que lui rapporta sa chère mère, et n’a en rien, si peu que ce soit, recherché à creuser un peu plus avant et plus loin cette généalogie basquaise des Delouart, sur laquelle sa mère Marie Delouart ne tenait pas du tout, elle, à se pencher ;
    même si Maurice Ravel entendit tout de même sa mère mentionner ces « parents » cibouriens que sont « Sabadin Quinior, Eslonta Maicourné, Marie-Dominique Anchochoury et les Goyenague » cités en cette lettre à Marie Gaudin du 22 juin 1911 :
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    les liens affectifs très vifs de Maurice à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz ont été surtout ceux avec sa très chère fidèle amie luzienne Marie Gaudin (1879 – 1976) _ devenue le 28 septembre 1901, par le mariage de son frère aîné Charles Gaudin, la belle-sœur de sa cousine au troisième degré Magdeleine Hiriart-Gaudin (1875 – 1968) ; cf mon article du 18 août 2022 : « Ce qu’a changé, ou pas, le mariage de la cousine de Ravel Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin, le 28 septembre 1901 à Saint-Jean-de-Luz, sur la position de Maurice Ravel au sein de la famille Bibal-Gaudin, à Saint-Jean-de-Luz, dans laquelle la grand-tante et marraine du petit Maurice, Gachucha Billac, était domestique-gouvernante des enfants Gaudin, de 1875 à son décès en 1902… » , accessible en mon article du 18 octobre 2024 cité plus haut : « Et puis un florilège d’articles marquants, entre mai 2019 et août 2022 de ma recherche des « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel… »… _ ,
    accompagné, aussi, de son attachement très fort au Pays basque, où il adorait revenir « se ressourcer« ,
    et composer… quelques chefs d’œuvre majeurs…
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    Ce samedi 14 décembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa