Étiquette : Maylen Gaudin-Lenoir

  • Dimanche prochain 5 juillet, une promenade commentée par les rues de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, à la découverte, maison après maison, du contexte familial basque, méconnu jusqu’ici, de Maurice Ravel : de 9h00 à 11h30, départ et arrivée à la Tour de Bordagain, à Ciboure…

    Pour les amoureux de l’œuvre magnifique de Maurice Ravel, aura lieu dimanche prochain 15 juillet de 9h à 11h 30 par les rues de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, départ et retour à la Tour de Bordagain à Ciboure, une promenade commentée à la découverte des maisons des ancêtres Delouart et apparentés, des nombreux cousins, et de divers amis, de Maurice Ravel, ainsi que des divers lieux où a séjourné Maurice Ravel lui-même à Ciboure et à Saint-Jean-de-Luz.

    Une promenade commentée par Guy Lalanne, le président de l’association Jakintza, et Francis Lippa, chercheur, qui a mené depuis mars 2019 une recherche patiente et fouillée sur la généalogie issue du cibourien Gratien Delouart (1748 – 1798), le grand-père maternel de Marie Delouart (1840 – 1917), la mère de Maurice Ravel (1875 – 1937).
    Une généalogie demeurée jusqu’ici méconnue du simple fait que Marie Delouart, très discrète, était petite-fille et fille – une disgrâce familiale difficile à socialement proclamer… – de deux filles-mères – Marie-Baptiste Delouart (1782 – 1855) et Sabine Delouart (1809 – 1874) – , portant elles aussi le patronyme de Delouart et l’ayant transmis à Marie Delouart…

    Mais quand Marie Delouart, devenue parisienne par son mariage en 1873 avec Joseph Ravel (1832 – 1908), revenait séjourner en son pays natal, elle choisissait très expressément de résider à Ciboure chez des cousins à elle… Ce à quoi l’aidait son fils Maurice, très attaché lui aussi – et depuis son enfance – à ses racines basques, qui ont imprégné sa musique… Sans compter les œuvres composées, pour tout ou parties, par Maurice, à Saint-Jean-de-Luz : le Trio, Le Tombeau de Couperin, Bolero…

    Mais on comprend que Maurice Ravel comme Marie Delouart soient demeurés plus que prudents, muets, sur la communication de ces filiations cibouriennes (et luziennes) Delouart… Même si Maurice Ravel et sa cousine luzienne Magdeleine Hiriart (1875 – 1968), épouse en 1901 du luzien Charles Gaudin (1875 – 1910), s’écrivaient « ma chère cousine », « mon cher cousin »… Et toute sa vie durant Maurice Ravel est demeuré très fidèlement attaché à son amie luzienne (et presque sœur – Marie Gaudin considérait même Maurice Ravel comme son« cinquième frère »… – ) Marie Gaudin (1879 – 1976)…
    Jean-Noël Darrobers (Bayonne, 25 décembre 1910 – Saint-Jean-de-Luz, 23 mai 2004), très remarquable chercheur cibourien, n’avait hélas pas repéré la filiation luzienne issue de la sœur cadette de Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 1782 – Ciboure, 1855), Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 1840) : ces deux sœurs Delouart portaient le même prénom, Marie-Baptiste… D’où ce cousinage luzien oublié des chercheurs jusqu’à présent, voire – incompréhensiblement ! – dénié – mais oui ! et ce déni demeure encore inexpliqué… – par certains des membres de la famille Gaudin, très effectivement apparentés pourtant à Maurice Ravel, du fait du mariage, en 1901, de la cousine Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin… Une erreur donc maintenant réparée par notre travail – et les descendants de ce mariage Hiriart-Gaudin de 1901, auxquels nous avons appris, le 29 mai 2019, leur cousinage très effectif, et pas seulement affectif, avec Maurice Ravel, nous en sommes désormais très reconnaissants…
     
    Un contexte familial basque à découvrir, par conséquent, en ce parcours pédestre à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, maison après maison, dimanche prochain 5 juillet, de 9h à 11h 30, éclairant en arrière-plan la création musicale hors-pair, et universellement reconnue et admirée aujourd’hui, de Maurice Ravel.
     
    Le 2 novembre 2025, Jakintza a publié le numéro 111 de sa revue, intitulée « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel », signé de Francis Lippa et Guy Lalanne : un numéro riche de 96 pages, illustrées de très nombreuses photos, tout spécialement de ces diverses maisons de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz liées par lien familial, ou autre, à Maurice Ravel…
    Venez nombreux !
     
    Ce mercredi 1er juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • La découverte in extremis de ma journée luzienne de lundi 29 septembre, à travailler avec Martine Blandin, la lectrice-correctrice du texte à faire parvenir à l’imprimeur du « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel » à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz : la découverte de l’identité de la personne située la plus à gauche sur la photo du dîner conclusif de la journée de festivités diverses, à Ciboure et à Biarritz, le 24 août 1930, d’hommages à Maurice Ravel : Suzanne Blanché, l’épouse de Ramiro Arrué…

    Lundi dernier 29 septembre, dix heures non-stop de travail hyper-assidu chez moi à Saint-Jean-de-Luz, pour établir la version finale à faire parvenir illico presto à l’imprimeur du « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel » à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, qui doit paraître ce mois d’octobre-ci pour Jakintza à Ciboure…

    …

    Une question qui a déjà été abordée précédemment avec mon co-auteur, Guy Lalanne, le président de Jakintza, revient ainsi sur le tapis – soulevée par la curiosité tenace et archi-légitime de Martine Blandin – : qui est donc la personne située le plus à gauche sur la photo bien connue de 7 personnes, dont Maurice Ravel, prise à ce qui fut probablement le dîner conclusif, après le concert donné à l’hôtel du Palais à Biarritz, le soir du 24 août 1930 ?

    …

    Soumise par mes soins – il y a donc quelque temps déjà – au regard archi-expert de Manuel Cornejo, celui-ci avait été formel, il ne s’agissait certainement pas d’Hélène Jourdan-Morhange, comme l’avait lestement prétendu l’auteur pas assez rigoureux de ce « Ravel – Portraits basques » bourré de bien trop d’erreurs – et lequel ne voulait rien entendre d’avoir pu commettre, lui, mazette !, des erreurs !..

    Qui donc alors était cette personne ? Guy Lalanne s’était demandé, étant donné le bras de son voisin sur la photo, Jacques Thibaud, posé sur l’épaule de cette élégante dame, s’il ne pouvait pas s’agir là de Madame Jacques Thibaud, présente elle aussi, auprès de son mari le brillant violoniste, tout le long de cette journée d’hommages rendus à Maurice Ravel, à Ciboure, le matin, comme à Biarritz, le soir, de cette mémorable journée de festivités raveliennes du 24 août 1930…

    …

    Lundi soir dernier 29 septembre, au final de notre harassante journée de 10 heures non-stop de travail de mise au point du texte, vers 20h 20, j’ose tenter de joindre au téléphone Manuel Cornejo, même si je sais qu’il est, particulièrement en ce moment, très très pris…

    De fait, pas de réponse au bout de fil ; rien que le répondeur…

    Suivi un peu plus tard de la réception d’un rapide sms explicitant la présente indisponibilité à me répondre, de l’ami Manuel Cornejo…

    …

    Mais la très fine Martine Blandin, la scrupuleuse lectrice-correctrice, m’avait confié peu avant ce coup de fil de 20h 20, qu’elle avait une hypothèse à soumettre, empruntée justement à un texte trouvé, par sa vive curiosité en alerte, sur Internet, de Manuel Cornejo lui-même, affirmant que le document que constitue cette photo qui était conservé au Palazzetto-Bru-Zane à Venise – jusque-là Martine Blandin ignorait tout de cette institution – , parlait d’une certaine « Madame Blanchet, amie luzienne mélomane » : un bel indice de recherche à ouvrir…

    Mais Martine Blandin me confie aussitôt qu’elle soupçonne que, sous cette mention d’une « Madame Blanchet, amie luzienne mélomane« , pourrait se cacher en fait une certaine Suzanne Blanchet (ou Blanché), luzienne en effet, et épouse, ajoute-t-elle, elle l’a découvert, du très fameux peintre de la basquitude Ramiro Arrué…

    Un ami avéré, lui, de Maurice Ravel, lequel lui a même dédicacé « À Ramiro Arrue Maurice Ravel : cordial souvenir » une photo (cliché Henri Manuel) d’eux deux parmi la foule assistant à la partie de pelote au fronton de Ciboure au matin de ce même 24 août 1930,

    ainsi que prend soin de l’indiquer, aux pages 2596-97  de la Correspondance, écrits et entretiens de Maurice Ravel (édition Gallimard-collection Tel, de mars 2025), Manuel Cornejo, en une précieuse note de bas de page : « Ramiro Arrue (1892-1971) ayant assisté aux cérémonies comme un cliché le prouve qui le réunit avec Maurice Ravel dans le public lors de la partie de pelote basque« …

    …

    Là -dessus, Martine Blandin regagne son domicile provisoire à Socoa, sur ce questionnement un peu plus précis, mais demeuré en suspens de confirmation de la part de Manuel Cornejo à ce moment...

    …

    Mais voilà que, à 23h 54, toujours ce lundi 29 septembre, Manuel Cornejo m’adresse le courriel décisif de réponse suivant :

     » Cher Francis,

    Bonsoir,

    En hâte, l’information sur Mme Blanchet – selon cette orthographe-ci – vient du site internet du Palazzetto Bru Zane de Venise https://www.bruzanemediabase.com/mediabase/documents/maurice-ravel-entoure-damis institution qui conserve un exemplaire du cliché en question. Il est possible – voilà ! – que le nom de Blanchet soit inscrit au verso du cliché conservé – sic. Le responsable scientifique est Etienne Jardin : etienne.jardin@gmail.com

    Le cliché fut d’abord reproduit dans la première édition du livre de Jankélévitch sur Ravel aux éditions Rieder en 1939, mais avec pour seuls noms – alors, en 1939 – en légende de la planche X : Maurice Ravel, Mme Barrientos, Mlle Madeleine Grey, Jacques Thibaud – Jankélévitch évite de citer le nom de cette « Madame Blanchet » qui ne lui parle pas…

    En grande hâte, amitiés,

    Manuel ».

    …

    Et à 23h 57, il se trouve que je dors..

    Mais toujours travaillé par cette question, je me réveille vers 4h 00, et consultant alors mon portable posé sur la table de nuit, je découvre alors stupéfait la teneur de ce courriel de minuit de l’ami Manuel.

    …

    Et quelle formidable surprise pour moi que cette mention des noms et du Palazzetto Bru-Zane et surtout Étienne Jardin ! 

    …

    Et à 4h 23 , j’adresse dare-dare le courriel suivant à Guy Lalanne et Martine Blandin :

    « Voici la réponse de Manuel Cornejo – je la retransmets telle quelle… – à la question que je lui ai adressée hier soir, sur son répondeur, à 20h 20,

    en l’assortissant du commentaire suivant :

    L’extraordinaire de cette affaire est que je connais très bien Étienne Jardin  : c’est lui qui a été rien moins que le correcteur de mes 2 contributions au colloque sur le compositeur Lucien Durosoir (1878-1955) qui s’est tenu au Palazetto Bru-Zane à Venise les 19 et 20 février 2011 ; et nous continuons depuis lors de correspondre…  
    J’ai cherché aussi à faire inviter Étienne Jardin en 2022 chez Mollat pour un entretien avec lui à la Station Ausone ; mais hélas sans succès : son passionnant livre « Exposer la musique Le festival du Trocadéro (Paris 1878) » (aux Éditions horizonsd’attente, en 2022) a été jugé un peu trop pointu pour intéresser un public suffisamment nombreux pour remplir la Station Ausone où ont lieu les enregistrements de conférences et entretiens, comme celui que j’ai eu, le 17 avril dernier avec Manuel Cornejo sur son édition de la Correspondance de Ravel… Une pile d’exemplaires du livre sera cependant bien exposée au rayon Musique de la librairie Mollat…
    Et en mon article « Ecouter Anne-Charlotte Rémond présenter, en son Musicopolis, « L’Exposition de 1878, un panorama musical de son époque », à partir du passionnant travail d’Etienne Jardin en son « Exposer la musique _ Le Festival du Trocadéro (Paris 1878) » » en date du 12 novembre 2022, on trouvera des liens aux 4 précédents articles, en date des 17 juin, 22 juin, 1er juillet et 5 juillet 2022, que j’ai consacrés, sur mon blog encherchantbien.fr  , à ma lecture commentée du très riche travail qu’offre l’enquête parfaitement originale de ce livre d’Étienne Jardin…
    Étienne Jardin est aimable et très compétent.
     Je vais donc immédiatement lui demander à lui aussi l’origine de la présence de ce nom de Mme Blanchet sur cette photo conservée au Palazzetto Bru Zane !
    Et en cherchant sur les archives de mon blog le nom d’Étienne Jardin, on trouvera la mention des divers articles que je lui ai consacrés, à propos de ses travaux de recherche, ou bien dans lesquels simplement je le mentionne…. 
    À suivre…
    Francis »
    …

    Et à 4h 25, dans la foulée de mon enthousiasme, j’adresse à l’ami Manuel Cornejo le courriel suivant :

    « Merci, cher Manuel.

    Étienne Jardin est un ami à moi !

    C’est lui qui a été le correcteur des articles de mes 2 contributions au colloque sur Lucien Durosoir au Palazetto Bru-Zane à Venise en février 2011…

    Nous continuons de correspondre.

    J’avais cherché à le faire inviter chez Mollat pour un entretien à la Station Ausone.
    Mais son livre « Exposer la musique Le festival du Trocadéro (Paris 1878) » avait été estimé trop pointu pour pouvoir réunir suffisamment de public à la Station Ausone…

    Je vais donc lui adresser un courriel à propos de cette photo du 24 août 1930 conservée au Palazetto Bru-Zane…

    À suivre…

    …

    Et il me faut ajouter surtout que Suzanne Blanché (Saint-Jean-de-Luz, 21 janvier 1896 – Saint-Jean-de-Luz, 2 octobre 1958), épouse (le 16 mars 1929 à Saint-Jean-de-Luz)  du fameux peintre Ramiro Arrué (1892-1971) – consulter ici son acte de naissance sur lequel ont été rajoutées les dates de son mariage, en 1929, et de son décès, en 1958… – , est aussi liée de près à Dominique Hiriart (1849-1926), qui a été témoin à la fois au mariage des parents de Suzanne : Joseph Blanché et Marie-Thérèse Malbos, à Saint-Jean-de-Luz, le 17 février 1892 – consulter ici l’acte de leur mariage – , ainsi qu’à sa naissance, le 21 janvier 1896 – éplucher ici l’acte de naissance de Suzanne Blanché – , à Saint-Jean-de- Luz ; les Hiriart domiciliés au 30 rue Gambetta, et les Blanché domiciliés au 34 rue Gambetta, étaient aussi des voisins…

    Et Dominique Hiriart (1849 – 1926) est le cousin au second degré de Marie Delouart (1840 – 1917), la mère de Maurice Ravel (1875 – 1937) ; et il est aussi le père de Magdeleine Hiriart (1875 – 1968), l’épouse de Charles Gaudin (1875 – 1910), la grand-mère paternelle de mon amie et correspondante luzienne Maylen Gaudin-Lenoir (1942)…

    Le monde est petit….

    Francis »

    …

    Et mardi soir, en réponse à mon envoi d’un courriel à Guy Lalanne indiquant ces découvertes de l’identité de Suzanne Blanché, fille  de Joseph Blanché et Marie-Thérèse Malbos, libraire à Saint-Jean-de-Luz, et épouse du fameux Ramiro Arrué, Guy me répondra, enthousiaste :  « J’ai bien connu la librairie Malbos qui était dans une rue perpendiculaire à la rue Gambetta vers le marché à proximité du magasin Hiriart« .

    …

    Et de retour à Bordeaux mardi après-midi, et ayant un peu repris mes esprits,

    c’est à 5h 27 ce mercredi 1er octobre que j’adresse le courriel suivant à l’ami Étienne Jardin :

    …

    « Cher Étienne,

    de retour à Bordeaux de 3 jours passés à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure d’ultimes mises au point avec la lectrice-correctrice, Martine Blandin, du texte de mon livre avec Guy Lalanne « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel » à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, qui doit partir incessamment chez l’imprimeur, le nom de Suzanne Blanché (orthographe correcte) est finalement apparu afin de réussir à légender correctement une des photos prises lors des festivités d’hommage à Maurice Ravel le 24 août 1930…
     
    Et c’est mon ami l’infatigable Manuel Cornejo qui a relevé sur le site du Palazetto où est conservée la photo le nom de cette « Madame Blanchet », en réalité Suzanne Blanché, épouse de Ramiro Arrué, grâce au légendage d’un exemplaire de cette photo conservée en effet au Palazzetto…
     
    Voici la question que j’ai, cher Étienne, à te poser :
    qu’en est-il du légendage de cette photo conservée au Palazzetto ?
    Et de la présence de ce nom mal orthographié (pour quelles raisons ?..) « Mme Blanchet » ?
    pour désigner la luzienne Suzanne Arrué, née Blanché…
     
    Les autres personnes présentes sur cette photo sont :
    le violoniste Jacques Thibaud, Maurice Ravel, la chanteuse Maria Barrientos, Mesdames Turgeon mère et filles (qui sont-elles donc ?..) et la chanteuse Madeleine Grey…
    La photo pourrait avoir été prise au restaurant « La Réserve de Biarritz », situé en fait sur le territoire limitrophe de la commune d’Anglet, le soir du 24 août 1930…
     
    Le repas de midi de ce 24 août 1930, organisé par Charles Mapou, avait eu lieu, lui, au restaurant « La Réserve » de Ciboure : Guy Lalanne possède même le plan de table des convives dessiné de la main de Charles Mapou, et que lui a aimablement remis Jérome Cézard, un des petits-fils de celui-ci – le luzien Jérôme Cézard (né à Saint-Jean-de-Luz le 12c avril 1976) est en effet le fils de Micheline Mapou (Paris 16e, 15 juin 1913 – Saint-Jean-de-Luz, 4 mai 2004) et Maurice Cézard (Paris 7e, 23 juin 1914 – Évreux, 27 janvier 1983)… Cf ici mon article « Qui sont les membres de la famille de Charles Mapou présents au déjeuner festif de 26 convives, organisé à la Réserve à Ciboure le 24 août 1930 en l’honneur de Maurice Ravel…«  en date du 23 avril dernier.
    Et le concert du soir de ce 24 août, s’était tenu, lui, à l’Hôtel du Palais à Biarritz,
    pas très loin du restaurant « La Réserve de Biarritz« , qui se situe un peu plus haut sur le plateau, non loin du phare de Biarritz…
     
    Bien à toi, cher Étienne,
     
    Francis,
    à Bordeaux« 
    …
    Avec alors cette réponse d’Étienne Jardin, magnifique, à 9h 40 ce mercredi matin 1er octobre :

    « Cher Francis,

    Merci pour les nouvelles. 
    Pour répondre à ta question : une copie de la photo en question se trouve dans le fonds des éditions Leduc que nous avons récupéré il y a quelques années. Au dos de cette photo, de la main de Madeline Grey – voilà ! – il y a une identification – par Madeleine Grey elle-même – des différentes personnes présentes, notamment cette « Mme Blanchet, amie mélomane de Saint Jean-de-Luz ».
    La faute – d »avoir ignoré qu’il s’agissait de Suzanne Arrué, née Blanché – vient donc d’ici – en fait de Madeleine Grey, l’autrice du légendage griffonné au verso de la photo – , mais je vais corriger la page Bru Zane Mediabase selon tes découvertes – avec, au départ, la lecture, puis les très justes intuitions de recherche, de Martine Blandin : et c’est ensuite, et pour obtenir confirmation, que je vous ai joints, Manuel Cornejo et toi-même, cher Étienne, et que j’ai recherché avec les outils de recherche dont j’ai un usage familier les généalogies de Suzanne Blanché (fille de Joseph Blanché et son épouse Marie-Thérèse Malbos) et de Ramiro Arrué ; Suzanne Blanché et Ramiro Arrue se sont mariés à Saint-Jean-de-Luz le 16 mars 1929…
    Amitiés,
    Etienne »

    …

    Avec aussi, en forme de cerise sur le gâteau de ces divers féconds échanges, ce beau courriel conclusif de Martine Blandin, magnifique interlocutrice !, reçu ce mercredi 1er octobre à 12h 31 :

    « Bonjour Francis,

    Que de lecture ce matin ! – certes. Tout ce que vous m’avez envoyé est absolument passionnant ! Quand on commence à tirer un fil…, toute la pelote suit – voilà ! Ce qui est pour le curieux un indice devient aussi pour lui une piste ouverte de recherche !
    J’ai découvert beaucoup de choses
    – oui ! – ces derniers jours, dont l’existence du Palazzetto Bru-Zane et le site. Et c’est le seul endroit je crois qui mentionnait – parce que celui qui le gère, l’ami Étienne Jardin, est ultra-compétent, hyper-sérieux et parfaitement rigoureux – le nom de « Mme Blanchet, amie mélomane à Saint-Jean-de-Luz« , alors que cette photo circule partout, avec de fausses informations (dans la Revue musicale de décembre 1938, la légende est seulement « Maurice Ravel entouré d’un groupe d’amis« ) – sans parler du légendage défectueux de cette photo à la page 234 du trop désinvolte « Ravel – Portraits basques«  : bourré d’erreurs..
    Mais encore fallait-il faire le lien
    – tout est là ! – avec Suzanne Blanché-Arrue, et je crois quand même, en toute modestie, que c’est moi qui l’ai supposé d’abord – mais oui ! Vous en avez eu l’idée… Encore fallait-il en avoir la preuve – apportée d’une part par mes recherches généalogiques menées illico presto sur la biographie et la famille de la luzienne Suzanne Blanché (c’est moi qui ai découvert l’orthographe correcte de son nom de jeune fille) ; puis, d’autre part, par mes échanges sur le vif de demandes de précisions avec mes amis les formidables chercheurs que sont Manuel Cornejo et Étienne Jardin…
    Donc, nous avons bien travaillé ensemble ?
    – très bien même, avec cette très belle découverte sur Suzanne Arrué, dont la famille luzienne était amie avec les luziens et voisins Hiriart, cousins, et ce n’est pas peu,  des Delouart-Ravel…

    J’aime bien la devise : « La RAVELOPHILIE est un BONHEUR ! »…

    Martine Blandin ».

    …

    …

    Voilà comment en prenant soin de nous parler et d’échanger avec le plus de précisions possibles nos connaissances et nos intuitions de recherches avec des amis à la fois curieux, rigoureux et compétents, nous parvenons en toute modestie et humilité vraies à aider à faire progresser, pas après pas, step by step, pièce après pièce, patiemment et avec suivi, la connaissance…

    Et c’est en effet passionnant.

    …

    Ce mercredi 1er octobre 2025, Titus Curiosus- Francis Lippa

  • Courriel à Jacky Bordenave, béarnais d’Escout, à propos de la parution imminente de notre « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel » à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz…

    En réponse à un courriel de Jacky Bordenave, béarnais d’Escout, et ami,  concernant le village basque d’Irissary :

    …

    Bonsoir,

    En juillet dernier nous sommes allés voir l’expo « SALTVS VASCONVM » dans le petit village d’Irissarry. Je vous laisse le plaisir de visiter en détail le domaine du département et d’admirer la très belle restauration de cet Ospitaléa (XVIIé siècle). Je profite de cette News letter pour joindre les photos des 3 documents romains inscrits du PBN, rassemblés pour la première fois, suivants :

    1- Inscription d’Hasparren ;

    2- Autel votif de Tardets ;

    3- Plaque funéraire de Guéthary.

    (Je vous signale qu’un très bon restaurant « Art’ Zain » se trouve à la porte à côté)

    Bonnes vacances.

    Jacques B.

    …

    voici mon courriel en date du 12 août dernier :

    …

    …

    Cher Jacques,

     
    Voici le lien tout neuf à mon blog tout relooké de frais : encherchantbien.fr …

     
    C’est toujours un plaisir renouvelé que de vous lire,
    ou d’entendre votre voix au téléphone…
     
    Et à la mi-septembre, pour les Journées du Patrimoine 2025,
    va paraître, édité par Jakintza, mon livre, avec Guy Lalanne, « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel »,
    réalisé à partir de mes recherches débutées au mois de mars 2019 – à la lecture de l’édition de la Correspondance de Maurice Ravel par Manuel Cornejo – ,
    comme en témoignent les articles suivis de mon blog…
     
    Le livre, de 104 pages, doit comporter de nombreuses photos des maisons, à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, où ont résidé les ancêtres Delouart de Maurice Ravel
    ainsi que les cousins collatéraux de sa mère Marie Delouart (1840 – 1917)…
    Ce qui permettra la réalisation d’un parcours ravélien à suivre dans ces deux villes…
     
    Jusqu’ici nul ne s’était intéressé à ces cousins collatéraux de Marie Delouart
    principalement du fait que Marie Delouart, la mère de Maurice Ravel, était fille et petite-fille de deux filles-mères ;
    sa mère Sabine Delouart (1809 – 1879) et sa grand-mère Marie-Baptiste Delouart (1782 – 1855)…
    Le premier ancêtre masculin de cette branche maternelle Delouart étant l’arrière-grand-père de Marie Delouart, le cibourien Gratien Delouart (1748 – 1798)…
     
    Marie Delouart ne criait pas sur les toits cette pauvre généalogie sienne ;
    et Maurice Ravel a respecté sa vie durant le silence douloureusement à vif de sa mère…
     
    Même après le décès de celle-ci, en 1917, et de retour à Saint-Jean-de-Luz après la guerrre,
    il n’a jamais recherché à connaîre ses cousins cibouriens, même si il connaissait fort bien l’existence de certains d’entre eux, tels ceux qu’il nomme, en une importante lettre à Marie Gaudin du 22 juin 1911, « les Goyenague » , qui avaient pignon sur rue à Ciboure : une des belles maisons du Quai…
    Ses contacts étaient les amis luziens Gaudin, au premier chef desquels sa grande amie Marie Gaudin (1879 – 1976)…
     
    Et en effet j’ai mis au jour l’existence d’une lignée luzienne de cette famille Delouart : Etcheverry – Hiriart – Gaudin – Lenoir,
    ignorée jusqu’alors, et même carrément déniée par le pourtant cousin Edmond Gaudin (1903 – 1988),
    alors que la mère de celui-ci, Madeleine Hiriart-Gaudin (1875 – 1968), et Maurice Ravel (1875 – 1937), s’écrivaient « Mon cher cousin », « Ma chère cousine »…
    Mais mis en face de ces lettres échangées par les deux cousins au troisième degré qu’étaient sa mère Madeleine et Maurice Ravel,
    Edmond Gaudin a dit à ses enfants Charles-Paul (1938 – 2006) et Maylen (1942) que ces expressions de cousinage entre eux étaient seulement « affectives »…
     
    Un déni de cousinage qui demeure à ce jour inexpliqué…
     
    Et c’est moi qui au printemps 2019, le 29 mai, très exactement, ai appris à Maylen Gaudin-Lenoir que ce cousinage sien avec Maurice Ravel était bien effectif, et pas seulement « affectif »…
     
    Et j’ai contact régulier avec elle, très agréable,
    ainsi qu’avec son cousin Pascal Courteault (1944), fils de Jane Gaudin-Courteault (1880 – 1979), la sœur cadette de Marie Gaudin ;
    Maylen Gaudin-Lenoir étant la petite-fille de leur frère aîné Charles Gaudin (1875 -1910), le mari de la cousine Madeleine Hiriart-Gaudin (1875 – 1968)…
     
    Ces Gaudin (Dupous-Bibal) chez lesquels était domestique-gouvernante des enfants Gachucha Billac (1819 – 1902), la grand-tante bien aimée de Maurice Ravel, car demi-sœur de sa grand-mère Sabine Delouart (1809 – 1874).
    Et  c’est en se rendant enfant et adolescent auprès de Gachucha Billac, la tante de sa mère Marie Delouart-Ravel, à Saint-Jean-de-Luz, au domicile des Gaudin 41 rue Gambetta,  que le petit Maurice a noué ces profonds liens affectifs avec tous les enfants Gaudin…
    Ainsi Marie Gaudin a-t-elle pu dire, en 1975, qu’elle considérait Maurice comme « le cinquième de ses frères »…
     
    Voilà…
     
    Merci encore de me donner régulièrement ainsi de vos nouvelles,
    et de vos riches explorations basco-béarnaises…
    Francis,
    à Bordeaux et Saint-Jean-de-Luz

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    Ce samedi 16 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • D’une recherche sur la parenté basque de Maurice Ravel, à une enquête de terrain par les rues de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz sur les traces des ancêtres Delouart et les cousins collatéraux de Marie Delouart et Maurice Ravel

    D’une recherche sur la parenté basque de Maurice Ravel à une enquête de terrain par les rues de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz sur les traces des ancêtres Delouart et les cousins collatéraux de Marie Delouart et Maurice Ravel.
     

    Au départ, au mois de mars 2019, à la lecture minutieuse de la première édition (au Promeneur) par Manuel Cornejo de la Correspondance integrale de Maurice Ravel – accessible désormais dans le coffret (très enrichi) de 2 volumes de la collection Tel Gallimard – ,

    c’est mon double attachement personnel à Saint-Jean-de-Luz, Ciboure et le pays basque, d’une part, et d’autre part à l’œuvre musical enchanteur de Maurice Ravel, qui m’a fait immédiatement relever minutieusement et exhaustivement tout ce qui, en cette Correspondance de Ravel – réunie par les soins infinis et inlassables de Manuel Cornejo – , concerne le pays basque, à l’occasion des diverses venues et séjours – 21 semble-t-il à partir de celui de 1901… – de Maurice Ravel, de ses rencontres avec des amis, tels que, au premier chef, les Gaudin, du 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, ou bien des musiciens et artistes de sa connaissance…

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    Je me suis ensuite très vite intéressé aussi et surtout à la recherche des ancêtres cibouriens Delouart de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937) :
    ainsi sa mère Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917), née de père inconnu ; sa grand-mère Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874), née elle aussi de père inconnu ; son arrière-grand-mère Marie Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 23 août 1855) ; ainsi que les parents de cette dernière : Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798) et Sabine Laxague (Ciboure, 24 novembre 1752 – Ciboure, 27 février 1845)… Gratien Delouart se révélant ainsi constituer le premier ancêtre masculin identifié en remontant cette généalogie Delouart de la branche maternelle de Maurice Ravel…
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    Ainsi qu’à la recherche de ce que j’ai très vite nommé, un peu plus tard, « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel, en redescendant cette fois, des sœurs et frères Delouart de son arrière-grand-mère Marie Delouart (1882 – 1855), aux successives générations des descendants, tant cibouriens que luziens, de ceux-ci :
    des cousinages auxquels nul jusqu’ici ne s’était – assez étonnamment pour moi ! – , avisé de poursuivre la moindre recherche, du fait probablement de cette a priori assez dissuasive généalogie marquée par plusieurs naissances d’enfants nés de père inconnu ; et m’étonnant aussi, un peu, de la sorte d’incuriosité de Maurice Ravel lui-même à l’égard de la parenté basque de sa mère, lors de ses divers séjours à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure, séjours évidemment dominés par le goût de la plage et de la natation, ainsi que des virées en voiture, parfois de plusieurs jours, vers l’intérieur du pays basque, surtout, ou, et à d’assez rares exceptions, le souci ultra-exigeant et presque permanent chez lui de la composition et de sa perfection (!), comme pour le « Trio » et le début du « Tombeau de Couperin », réalisés à Saint-Jean-de-Luz l’été 1914, quand Ravel résidait rue Sopite, à la pension Ongi Ethori, comportant un piano…
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    Maurice Ravel ne cherchait donc pas à rencontrer les cousins basques de sa mère, même si il n’en ignorait pas l’existence ; ses liens affectifs – intenses et fidèles – étant réservés aux membres de la famille luzienne des Gaudin, au domicile desquels, et à diverses reprises, il a résidé, dès son enfance pour des vacances, où il rendait visite à sa chère grand-tante Gachucha Billac, leur domestique, en leur domicile du 41 rue Gambetta…
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    Effectuant alors des recherches généalogiques – notamment à la mairie de Ciboure où sont précieusement conservés les registres d’état-civil (naissances, mariages et décès) de la ville – , et les confrontant aux travaux sur les ascendants Delouart de Maurice Ravel réalisés par le chanoine Narbaitz (Ascarat, 25 mars 1910 – Cambo, 16 août 1984) et le professeur de collège luzien Jean-Noël Darrobers (Bayonne, 25 décembre 1910 – Saint-Jean-de-Luz, 23 mai 2004),
    je me suis vite rendu compte que le chanoine Narbaitz s’intéressait surtout aux plus prestigieux des ancêtres Delouart des 16e, 17e et 18e siècles, riches capitaines de navires, et beaucoup moins aux branches secondaires pauvres des Delouart, aux XVIIIe et XIXe siècles, dont celle d’où est issu le simple marin qu’était Gratien Delouart (1748 – 1798), et à sa suite, sa descendance, via ses trois filles Marie Delouart et ses deux fils Jean Delouart…
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    Et j’ai aussi dû constater alors – ce fut le 7 avril 2019 : un tournant très précoce de mes recherches – que le très scrupuleux (et laïque) Jean-Noël Darrobers avait malencontreusement confondu les deux premières des trois filles de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague, toutes les trois, il est vrai, prénommées Marie (ou Marie-Baptiste), nées respectivement en 1782, 1784 et 1786, à Ciboure – les archives d’avant 1789 étant il est vrai de lecture-déchiffrage assez malcommode – :
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    _ Marie Delouart n° 1, l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel : née à Ciboure le 29 juin 1782, et qui décèdera à Ciboure le 23 août 1855, mère à Ciboure le 11 mars 1809 de sa fille aînée Sabine Delouart (née de père inconnu), puis épouse, à Ciboure le 14 septembre 1814, du marin cibourien Jacques Billac (Ciboure, 5 septembre 1772 – Ciboure, 10 mars 1839), et mère alors de 4 enfants Billac :
    Marie-Baptiste Billac (née à Ciboure le 17 novembre 1815, et qui décèdera à Ciboure le 18 août 1855) ; Engrace-Gachucha Billac (née à Ciboure le 2 juin 1819, et qui décèdera à Saint-Jean-de Luz le 17 décembre 1902, au domicile des Gaudin, 41 rue Gambetta – de ces Gaudin luziens dont Gachucha Billac était la domestique-gouvernante des 7 enfants – ; Pierre-Jacques Billac (né à Ciboure le 25 juillet 1821 – j’ignore le lieu et la date de son décès – ) ; et Gracieuse Billac (née à Ciboure le 15 mai 1824 et qui décèdera à Ciboure le 24 décembre 1897 : celle qui assistera sa nièce Marie Delouart-Ravel en son accouchement en la maison Estebenia le 7 mars 1875, et qui sera la marraine du petit Maurice Ravel sur les fonts baptismaux de l’église Saint-Vincent de Ciboure, le 13 mars 1875 ;
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    _ Marie Delouart n° 2 : née à Ciboure le 17 juin 1784 et qui décèdera à Saint-Jean-de-Luz le 3 janvier 1842, épouse à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814 du marin Jean Etcheverry (Ciboure, 15 septembre 1777 – noyé en mer, 15 novembre 1841), et mère d’une descendance luzienne (Etcheverry – Hiriart – Dargaignaratz, Gaudin…) demeurée méconnue de Jean-Noël Darrobers – je l’apprendrai le 29 mai 2019 à Maylen Gaudin-Lenoir qui ignorait ce cousinage effectif sien : via sa grand-mère paternelle Magdeleine Hiriart-Gaudin, arrière-petite-fille de cette Marie Delouart n°2 – avec Maurice Ravel ; et elle en accusera aussitôt réception :
    « Cher Monsieur, Merci de votre mail que j’ai lu avec beaucoup d’attention et de plaisir. Vous m’apprenez beaucoup de choses sur ma famille, j’ignorais absolument ces liens familiaux avec Maurice Ravel, et j’en suis d’ailleurs très étonnée. En effet mon père, Edmond Gaudin nous avait toujours dit qu’il appelait ma grand-mère «  cousine » parce qu’il l’aimait bien !! C’était une forme amicale… Je serai ravie de vous rencontrer lors d’un de vos prochains voyages à Saint Jean de Luz, je suis très curieuse de savoir comment vous avez pu trouver toutes ces informations. Encore merci, Recevez, cher Monsieur, mes meilleures salutations« … Et nous nous rencontrerons très amicalement à plusieurs reprises en son domicile à Saint-Jean-de-Luz… – ;
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    _ Marie Delouart n° 3 : née à Ciboure le 6 août 1786 et  qui décèdera à Ciboure le 15 décembre 1872, épouse à Ciboure le 28 février 1821 de Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1790 – Ciboure, 12 novembre 1849), et mère de 3 enfants Goyenague : Simon Goyenague (né à Ciboure le 29 novembre 1829, et qui décèdera à Ciboure le 18 avril 1890 ; et c’est lui qui, aux côtés de Gracieuse Billac la marraine, a remplacé le parrain absent sur les fonts baptismaux lors de baptème du petit Maurice Ravel…) ; Jacques Goyenague (né à Ciboure le 16 octobre 1823) ; et Marie Goyenague (née à Ciboure le 28 juillet 1827, et qui épousera, à Ciboure le 17 juillet 1850, Martin Passicot (Ciboure, 24 octobre 1824 – Buenos-Aires, 22 octobre 1888) ;
    et quand dans sa lettre à Marie Gaudin du 22 juin 1911 Maurice Ravel écrit « les Goyenague« , c’est au couple formé par les époux – à Ciboure le 20 août 1890 – en même temps que cousins Pierre-Paul Goyenague et Nicolasse Goyenague, résidant rue du Quai qu’il fait allusion : Pierre-Paul Goyenague (Ciboure, 19 mars 1854 – Ciboure, 6 mars 1929) est fils de ce Simon Goyenague et son épouse Josèphe-Joachine Albistur (Fontarabie, 4 février 1828 – ?) ; et Nicolasse Goyenague (Ciboure, 11 juillet 1864 – Ciboure, 1er juin 1945) est fille de ce Jacques Goyenague et son épouse Catherine Larrea (Ciboure, 9 octobre 1832 – Ciboure, 9 décembre 1895).
     …
    Gracien Delouart et son épouse Sabine Laxague (1752 – 1845) ont aussi eu deux fils, tous deux prénommés Jean,
    nés respectivement en 1788 et 1790, à Ciboure :
    …
    _ Jean Delouart n° 1 : né à Ciboure le 26 août 1788 et qui décèdera à Ciboure le 21 septembre 1872, époux à Ciboure le 30 avril 1823 de Marguerite Larrea (Ciboure, 18 décembre 1798 – Ciboure, 30 septembre 1844), et père de 3 enfants Delouart : Sabine Delouart (née à Ciboure le 24 juin 1825, et qui épousera à Ciboure le 12 août 1852 Bernard Cerciat (Ciboure, 9 octobre 1824 – noyé en mer, le 9 mars 1863) ; Marie Delouart (née à Ciboure le 30 juin 1827, et qui épousera à Ciboure le 21 décembre 1853 Guilhen Etchepare (Ciboure, 5 février 1825 – Ciboure, 22 mai 1872) ; et Jean Delouart (né à Ciboure le 3 juin 1833, et qui épousera à Ciboure le 13 novembre 1861 Dominique Etchepare (Ciboure, 12 décembre 1828 – Ciboure, 16 avril 1899) ;
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    _ Jean Delouart n°2 : né à Ciboure le 4 octobre 1790 ; sans descendance semble-t-il…
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    Pour les plus curieux soucieux d’un peu de recul de synthèse sur l’historique de ma recherche, 
    voici les références à six commodes récents articles récapitulatifs de mon blog « En cherchant bien » à propos de ce que j’ai nommé « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel :
     
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    La mère de Maurice Ravel (1875 – 1937), Marie Delouart (1840 – 1917), petite-fille et fille de deux filles-mères, Marie Delouart (1782 – 1855) et Sabine Delouart (1809 – 1874), de condition très modeste, n’a jamais beaucoup insisté sur son ascendance familiale Delouart, et, quasi analphabète, elle a probablement eu un certain mal, après son installation et son mariage à Paris le 3 avril 1873 avec Joseph-Pierre Ravel (1832 – 1908 : né à Versoix, le 19 septembre 1832, celui-ci décèdera à Levallois-Perret le 13 octobre 1908), à maintenir des liens – épistolaires (!) ainsi que physiques, à l’occasion d’éventuels voyages depuis ses successifs domiciles parisiens – avec les quelques membres de sa famille du pays basque :
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    _ d’abord avec les membres de sa fratrie Billac – à l’exception, probable, cependant, de Gachucha Billac, la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin, auprès de laquelle, au 41 de la rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, Maurice enfant s’est à plusieurs reprises rendu – des anecdotes transmises dans la famille Gaudin (l’assiette ébréchée, le jeu des sauts de chat du petit Maurice sur le piano) en témoignent – à diverses reprises, donc, et probablement par le moyen du train, et y a séjourné lors de vacances… ; ce lien entre Marie Delouart-Ravel, puis son fils Maurice Ravel, avec la tante (et grand-tante) Gachucha Billac (1819 – 1902), étant probablement lié à l’amitié de Marie Delouart (1840 – 1917) avec Annette Bibal (1845 – 1936) – fille de Victoire Dupous (1822 – 1903) et Pierre Bibal (1806 – 1855) – , la future « Madame Gaudin » – épouse d’Edmond Gaudin (1844 – 1920), fils de Catherine Goyetche (1799 – 1875) et Martin Gaudin (1788 – 1864) – , que Marie Delouart avait au pied levé remplacée, en 1872, au moment de partir accompagner à Madrid la modiste parisienne Madame Félix, qui, chaque année, allant à Madrid présenter sa nouvelle collection de chapeaux, faisait halte à Saint-Jean-de-Luz, et se faisait accompagner à Madrid, afin de se faire assister, par la luzienne Annette Bibal, encore célibataire ; ce qui avait ainsi permis la rencontre – peut-être surprise… – , là-bas en Espagne, de Marie Delouart avec Joseph-Pierre Ravel (1832 – 1908), son futur mari : à Paris le 30 avril 1873… – ,
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    _ et ensuite avec ses cousins luziens Hiriart et Dargaignaratz – la seconde Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 20 novembre 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 20 novembre 1900, épouse, puis veuve de Bernard Dargaignaratz (Saint-Jean-de-Luz, 17 juin 1815 – Le Havre, 29 janvier 1865), était à son décès, en 1900, la directrice de l’hôpital de Saint-Jean-de-Luz ; et leur fille Marie-Clotilde Dargaignaratz, née à Saint-Jean-de-Luz le 6 mars 1860 et qui décèdera à Urrugne, Maison Elizartzea le 26 février 1943 : bonne pianiste, celle-ci possédait plusieurs très beaux pianos, m’a confié Maylen Gaudin-Lenoir, d’après les récits de son père Edmond Gaudin (1903 – 1988) et sa grand-mère Magdelaine Hiriart Gaudin (1875 – 1968) : la cousine Marie-Clotilde légua l’un d’entre eux à son cousin Edmond Gaudin, arrière-petit-fils de la première Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850, épouse à Saint-Jean-de-Luz le 10 novembre 1846 de Jean-Baptiste Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 10 avril 1816 – Saint-Jean-de-Luz, 24 septembre 1859), les parents de Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 20 décembre 1926) et grands-parents de Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 10 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968)… – ,
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    _ de même qu’avec ses cousins cibouriens Goyenague – Marie Delouart les mentionne cependant oralement quand elle désire résider trois mois à Ciboure l’été 1911 : « nous préférerions que ce soit chez des parents », écrit, pour elle et sous sa dictée, son fils Maurice à la chère amie luzienne Marie Gaudin, en date du 22 juin 1911, « Cherchez donc pour commencer chez Sabadin Quinior, si elle vit encore ; chez Eslonta Maicourné (c’est comme ça que ça s’écrit ?), chez Marie-Dominique Anchochury ; chez les Goyenague… », en une lettre qui débute très significativement ainsi : « Ma chère Marie, D’abord, veuillez prier Madame Gaudin – née Annette Bibal ; et la maîtresse de la maison du 41 rue Gambetta, héritée en 1903 de sa mère Victoire Dupous… – d’excuser maman. Tous les jours elle a l’intention d’écrire à votre mère pour la remercier de sa gentille lettre dont elle a été très touchée. Mais elle a la flemme. A son âge, c’est excusable » (pages 401-402 de la Correspondance de Maurice Ravel) ; Pierre-Paul Goyenague (1854 – 1929) ayant, lui, fini sa carrière directeur général du port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure, et conseiller municipal – adjoint au maire de Ciboure, et propriétaire d’une des plus belles demeures du Quai… ;
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    _ et ses autres cousins cibouriens Delouart, Cerciat, Etchepare, Passicot…
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    Quant à Maurice Ravel lui-même, « pudique de nature, n’aimant guère parler de lui-même et se mettre en avant », sollicité par Henri Dubois, directeur artistique de la maison discographique AEolian, de rédiger une autobiographie (artistique, musicale) aux alentours du 10 octobre 1928, il demanda à Roland-Manuel de lui faire office de secrétaire, à Montfort-l’Amaury, pour rédiger une « Esquisse autobiographique » (pages 2169 à 2176 de la Correspondance) ; mais il faut tout de suite remarquer que cette esquisse d’autobiographie s’en tient exclusivement aux œuvres musicales du compositeur…
    Et Maurice Ravel reconnait aussi quelque part n’avoir jamais procédé à des recherches généalogiques, tout particulièrement au pays basque, du côté de sa mère…
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    Et c’est à partir de ces recherches que j’ai menées menées depuis le mois de mars 2019, que j’ai pris l’habitude de venir les samedis de ma présence à Saint-Jean-de-Luz aux réunions de l’Association Jakintza, et d’en apprécier la très grande qualité des travaux…
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    C’est donc ainsi qu’est né ce projet d’enquête-promenade (avec cartes et photographies à l’appui) sur les pas (et sur les traces) de la parenté basque – côté Delouart – de Maurice Ravel, à Ciboure et à Saint-Jean-de-Luz, avec le très efficace cibourien Guy Lalanne :
    avec notamment deux actives et très fécondes séances d’arpentage des rues de Ciboure (rue Pocalette et quartier de Bordagain), le jeudi 28 novembre 2024 – un grand moment de découvertes de terrain, pour moi ; avec notamment l’exploration, par Guy, des pierres tombales aux inscriptions à désenfouir et décrypter (!) du cimetière dit du Belvédère ! – , et de Saint-Jean-de-Luz (rue Gambetta, rue Saint-Jacques, Piace Ramiro Arrué), le vendredi 2 mai 2025 – avec en particulier la découverte-révélation (!) de l’adresse actuelle de l’ancienne maison des Gaudin, notée autrefois 41 rue Gambetta : là encore un extraordinaire moment de révélation…
    Et cela afin de repérer les demeures – ou emplacements des maisons pour celles qui ont été démolies et depuis reconstruites – des divers parents et cousins collatéraux de Marie Delouart et son fils Maurice Ravel, pour les photographier…
    …
    … 
    De même j’ai rencontré à diverses reprises en son domicile luzien Maylen Gaudin-Lenoir, à laquelle j’avais appris – le 29 mai 2019 ; nous nous sommes revus ensuite à diverses reprises et avons beaucoup échangé… – le cousinage parfaitement effectif – et pas seulement « affectif » – de sa grand-mère paternelle la luzienne Magdeleine Hiriart-Gaudin (1875 – 1968) et le cibourien Maurice Ravel (1875 – 1937), qui s’échangent des lettres de condoléances le 8 octobre 1910 (« Ma chère cousine », signé « Maurice Ravel », à l’occasion du décès de Charles Gaudin (1875 – 1910), l’époux de Magdeleine Hiriart-Gaudin, et père d’Edmond Gaudin, aux pages 373 – 374 de la Correspondance ; et le 24 novembre 1914 (« Mon cher Maurice », signé « Votre cousine Madeleine ») à l’occasion des terribles décès conjoints à leur arrivée sur le front, le 12 novembre 1914, des frères Gaudin Pierre (1878 – 1914) et Pascal (1883 – 1914), les beaux-frères de Madeleine – auxquels Maurice Ravel dédie le très jubilatoire Rigaudon de son sublime « Tombeau de Couperin » – , aux pages 608 – 609…
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    Un cousinage étrangement consciemment dénié – j’ai abordé la question en mon blog « En cherchant bien » les 10 et 11 octobre 2021 – auprès de ses enfants Charles-Paul Gaudin et Maylen Gaudin-Lenoir, par leur père Edmond Gaudin (1903 – 1988)…
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    La recherche procède et avance nécessairement à partir de plus ou moins opportunes questions…
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    Ce dimanche 15 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa