Étiquette : Maylen Gaudin-Lenoir

  • La permanence de la propriété par les Hiriart au moins depuis 1813 jusqu’à aujourd’hui de la même maison située rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz…

    La dame en noir sur la photo qui se tient debout devant la boutique de meubles et menuiserie au nom de « D. Hiriart« , est bien Marianne Dimatz (28 octobre 1844 – 19 juillet 1932), l’épouse de Dominique Hiriart (28 janvier 1849 – 20 décembre 1926),
    qui s’étaient mariés à Saint-Jean-de-Luz le 3 juin 1874,
    et qui sont les parents de Magdeleine Hiriart (10 mars 1875 – 19 juin 1968), la grand- mère de Maylen Gaudin-Lenoir, avec laquelle je suis en amicale correspondance, à propos du cousinage effectif de Magdelaine Hiriart-Gaudin et Maurice Ravel (7 mars 1875 – 28 décembre 1937) – cousins au 3e degré : « mon cher cousin », « ma chère cousine« …

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    Cette photo, devant le magasin de ce qui était alors le 30 de la rue Gambetta, à Saint-Jean-de-Luz,
    se trouve à la page 138 du très riche en documents très variés – avec de très nombreuses photos anciennes – « Saint-Jean-de-Luz – la vie quotidienne de Napoléon III à Charles de Gaulle » , de Claude Louvigné et Guy Lalanne, paru aux Éditions Jakintza en 2017…

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    Et il s’avère donc que le n• 30 de la rue Gambetta d’alors – photographié ici probablement entre le décès, advenu en son domicile, cette maison, de Dominique Hiriart, le 20 décembre 1926, et le décès de sa veuve Marianne Dimatz-Hiriart, qui adviendra en cette même maison, le 19 juillet 1932 – est maintenant le n• 34 de la rue Gambetta d’aujourd’hui.

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    Et il s’avère aussi que cette maison est la propriété-domicile de la famille Hiriart depuis au moins 1814 :

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    – le 23 février 1814 y est en effet décédé en son domicile Michel Hiriart, Grand-Rue, n°61

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    – le 10 avril 1816 y est né, rue d’Angoulême, n° 55, son petit-fils Jean-Baptiste Hiriart, futur père de Dominique Hiriart – né en cette maison, Grand-Rue n° 67, le 28 janvier 1849 – , le futur père de Magdeleine Hiriart-Gaudin et futur arrière-grand-père de Maylen Gaudin-Lenoir

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    – le 10 août 1823 y est décédé en son domicile, Grand-Rue n° 61, Étienne Hiriart, fils de ce Michel Hiriart et père de ce Jean-Baptiste Hiriart.

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    Et sur le Plan d’alignement de la traverse de Saint-Jean-de-Luz passé par l’Ingénieur ordinaire des Ponts-et-Chaussées Isidore Daguenet (Saint-Jean-Pied-de-Port, 15 mai 1818 – Bayonne, 4 janvier 1882), cette maison Hiriart est située sur la parcelle n° 533…

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    1813 – 2025 : cela fait déjà 212 ans !

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    C’est pas à pas, avec constance et patience, que la recherche avance…

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    Ce mercredi 7 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • De nouvelles pistes de recherche à propos des rapports de Maurice Ravel et les Gaudin, amis (Marie) comme cousins (Magdeleine, Edouard, etc.)…

    Voici le courriel de réflexions à propos de pistes de nouvelles recherches à mener à propos des fréquentations luziennes de membres de la famille Gaudin, de Maurice Ravel

    que je viens d’adresser ce matin à l’ami Manuel Cornejo :

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    Cher Manuel,

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    Au fur et à mesure de ma découverte de cette très enrichie Correspondance de Maurice Ravel de 2934 pages qui paraît maintenant (dans la collection Tel des Editions Gallimard, en deux volumes),
    je découvre – forcément ! – beaucoup de nouvelles choses passionnantes,
    dont, au passage, deux nouvelles références aux travaux et découvertes publiées sur mon blog « En cherchant bien »,
    en l’occurrence, ce jour, aux pages 2477 et 2638,
    en complément de celles déjà repérées – le 2 mars dernier – des pages 2924 et 2926-27.
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    « Et Manuel Cornejo me fait l’amitié de me citer deux fois, aux pages 2924 et 2926-27, parmi la liste de ceux qu’il remercie (aux pages 2917 à 2928) :
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    une première fois, à la page 2924,  au titre de « chercheur » :
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    « Francis Lippa, qui a effectué depuis 2019 d’importantes recherches généalogiques sur les ascendants maternels de Maurice Ravel mises en ligne sur http://blogamis.mollat.com/encherchantbien » – cf mon article récapitulatif en date du 14 décembre 2024 : « Bref historique de la découverte-révélation des cousinages cibouro-luziens de Marie Delouart (Ciboure, 1840 – Paris, 1917) et son fils Maurice Ravel (Ciboure, 1875 – Paris, 1937) : une lecture hyper-attentive, un questionnement incisif, une démarche patiente et ses paliers jouissifs, et leurs fruits pour la connaissance… » –, ainsi que sur de nombreux détails concernant le contexte et les circonstances des séjours successifs, au long des années, à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, de Maurice Ravel,
    par exemple, et au passage, ce détail-ci :
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    le fait que les dames Anchochoury qui tenaient la pension Anchochury, 28 rue Quai à Ciboure, où Maurice Ravel et sa mère résidèrent l’été 1911, n’étaient pas sœurs, mais en fait belles-sœurs : Marie-Dominique Anchochury (Ciboure, 11 août 1840 – Ciboure, 16 octobre 1918) et Isabelle Dithurbide (Ascain, 18-janvier 1858 – Ciboure, 4 janvier 1932), épouse _ à Ciboure, le 2 juillet 1878 _ du frère cadet de Marie-Dominique, Grégoire Anchochury (Ciboure, 2 mars 1853 – Ciboure, 15 octobre 1918) – cf mon article révisé ce jour en date originairement du 27 mars 2019 : « En poursuivant mes recherches sur les parentés cibouriennes, via sa mère, de Maurice Ravel… » ; et je remarque au passage que le frère et la sœur, Grégoire et Marie-Dominique Anchochury, sont décédés (à leur domicile du 28 rue du Quai à Ciboure) deux jours consécutifs, les 15 et 16 octobre 1918, probablement de la grippe espagnole qui sévissait alors ; des faits que j’ai pu asserter lors de ma consultation des actes de décès conservés aux archives de la mairie de Ciboure, le mercredi 9 octobre 2024… – ;
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    ou, encore, l’identité précise du prêtre, nommé Lissarague, qui a baptisé le petit Maurice Ravel sur les fonts baptismaux de l’église saint-Vincent, de Ciboure, le petit Joseph-Maurice Ravel, né le 7 mars précédent, rue du Quai, n° 12 : ce prêtre ayant apposé sa signature, Lissarague, au bas de l’acte de baptême de l’enfant, était originaire d’Hasparren ; mais quel était donc son prénom ? – cf mon article en date du 4 novembre 2024 : « Qui donc est ce vicaire, signant Lissarrague, qui a baptisé, à l’église Saint-Vincent de Ciboure, le petit Joseph-Maurice Ravel le 13 mars 1875 ? » – ;
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    et une seconde fois, aux pages 2926-27, au titre de « ravelophile » – passionné de musique que je suis, en effet, aussi : l’ami Manuel Cornejo, lecteur fidèle des articles de mon blog « En cherchant bien« , m’a adressé aussi une série de précieux et même rares CDs Ravel qui ne figuraient pas jusqu’alors en ma collection personnelle…
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    Une distinction – chercheur / ravelophile – à laquelle je suis évidemment très sensible – mais que peut bien être une recherche dépourvue de passion ? Une recherche universitaire ? Je plaisante…
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    Or ma lecture attentive de ce magistral travail que nous livre maintenant Manuel Cornejo avec les 2934 pages de ces deux volumes, n° 958 et 959 de la collection Tel des Editions Gallimard, me fait découvrir que deux autres références à mes patients et très détaillés travaux de recherche – et leurs découvertes – apparaissent dans ce nouvel important ouvrage de Manuel Cornejo, voilà ce que vient de me révéler ma lecture patiente et plus exhaustive :
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    _ d’une part, en la note de bas de page n°2, à la page 2477, dans l’Annexe I qu’est la « Table des correspondants de Maurice Ravel » (pages 2427 à 2578), dans la notice détaillée consacrée à Magdeleine Gaudin née Hiriart (1875-1968), cette mention-ci :
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    « Il existe un lien de cousinage au 3e degré entre elle et Maurice Ravel justifiant que les deux correspondants s’appellent « cousin » « cousine » dans leur correspondances connues de 1910 et 1914 » – à l’occasion de courriers de condoléances (de Maurice) et réponse (de Magdeleine) pour les décès de Charles Gaudin, le mari de Magdeleine, en 1910, et de Pierre et Pascal Gaudin, ses deux beaux-frères, en 1914.
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    Fait de cousinage entre Maurice et Magdeleine que j’ai effectivement découvert : cf mon article « Un éclairage sur le cousinage luzien Hiriart-Gaudin de Maurice Ravel » en date du 13 mai 2019) – un cousinage que retient donc tout spécialement, et met en évidence, en son magistral travail, Manuel Cornejo, et qui élargit considérablement la connaissance jusqu’ici très partielle (dans les travaux du regretté chercheur luzien Jean-Noël Darrobers) de la généalogie de la famille maternelle Delouart de Maurice Ravel, et de ce que j’ai très vite qualifié, sur mon blog « En cherchant bien« , de « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel, puisque j’ai tout de suite désiré découvrir le détail le plus précis possible de ces cousinages basques de Maurice Ravel (à Ciboure, via les Delouart, les Goyenague, les Cerciat, les Passicot, mais aussi à Saint-Jean-de-Luz, via les Hiriart et ceux des Gaudin qui sont issus du mariage, le 28 septembre 1901 à Saint-Jean-de-Luz, de Magdeleine Hiriart et Charles Gaudin, pour la branche « luzienne » des descendants Delouart qui elle-même est issue du mariage, à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814, entre Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 30 janvier 1842) et Jean Etcheverry (Ciboure,  15 septembre 1777 – en mer, 15 novembre 1841) ;
    cette branche luzienne donc des descendants Delouart que Jean-Noël Darrobers (par confusion entre deux des trois sœurs Delouart toutes trois, il est vrai, prénommées « Marie« ), n’avait pas repérée… ;
    puisque j’ai tout de suite désiré découvrir le détail le plus précis possible de ces « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel auxquels assez étrangement jusqu’ici nul ne s’était avisé de prêter attention ; et cela au-delà de la fréquentation, dès l’enfance et l’adolescence du petit Maurice, de la famille luzienne des Gaudin, depuis ses séjours, enfant puis adolescent, auprès de sa chère tante (et marraine) Gracieuse (Gachoucha) Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), la très présente domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin, au 41 de la rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz… ; et ce sont Charles (« capitaine au long cours« ) et Pierre Gaudin (« employé« ) qui sont allés déclarer à la mairie, à onze heures du matin, le décès, à quatre heures du matin, au domicile des Gaudin 41 rue Gambetta, de leur chère nounou (« domestique« , est-il administrativement inscrit sur l’acte de décès…), Engrâce Billac… – ;
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    et c’est ainsi que le 29 mai suivant cet article du 13 mai 2019, à 11h 21, j’ai adressé à Maylen Lenoir-Gaudin, luzienne, un courriel lui faisant part du cousinage très effectif de sa grand-mère paternelle, Magdeleine Hiriart-Gaudin, née à Saint-Jean-de-Luz le 11 mars 1875, avec Maurice Ravel, né à Ciboure le 7 mars 1875 – à seulement quatre jours de différence… – ;
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    courriel auquel ma correspondante a répondu le soir même par ces aimables mots-ci :
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    « Cher Monsieur, Merci de votre mail que j’ai lu avec beaucoup d’attention et de plaisir. Vous m’apprenez beaucoup de choses sur ma famille, j’ignorais absolument ces liens familiaux avec Maurice Ravel, et j’en suis d’ailleurs très étonnée. En effet mon père, Edmond Gaudin nous avait toujours dit qu’il – Maurice Ravel, donc – appelait ma grand-mère «  cousine » parce qu’il l’aimait bien !! C’était une forme amicale… Je serai ravie de vous rencontrer lors d’un de vos prochains voyages à Saint Jean de Luz, je suis très curieuse de savoir comment vous avez pu trouver toutes ces informations. Encore merci, Recevez, cher Monsieur mes meilleures salutations, Maylen Lenoir« … ;
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    et depuis, Maylen Lenoir-Gaudin et moi-même sommes en relations suivies (nous avons conversé, pour la première fois, et longuement, à son domicile, à Saint-Jean-de-Luz, le vendredi 12 juillet suivant, en 2019 ; et notre plus récente rencontre, toujours à Saint-Jean-de-Luz, date du samedi 18 mai 2024 : une agréable conversation d’une bonne heure sur la terrasse ensoleillée du Bar de la Marine, Place Louis XIV, à Saint-Jean-de-Luz ;
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    et le courriel le plus récent – et passionnant par ce qu’il peut ouvrir de nouvelles connaissances ! – de Maylen Lenoir est en date du 3 mars dernier, 2025 :
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    « Merci, cher Monsieur, pour vos mails, qui, comme toujours, m’ont beaucoup intéressée. J’ai noté que vous parlez de Lily Pavlovsky (Lily de Binder) que j’ai très bien connue car j’ai habité pendant 2 ans chez elle et avec elle rue Jouffroy à Paris pendant mes études ; c’était une personnalité extrêmement intéressante et sympathique. Bonne continuation dans vos recherches ; et encore merci de me les donner à partager »… :
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    _ et d’autre part, et surtout, à la page 2638, dans la présentation générale par Manuel Cornejo de l’Annexe VII des « Actes d’état-civil et faire-part » (pages 2638 à 2651), cette autre mention-ci :
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    « Nous invitons les lecteurs curieux d’en savoir plus sur la généalogie de Maurice Ravel de consulter (…) les importantes recherches récentes de Francis Lippa sur la branche maternelle à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz divulguées sur son blog hébergé par la Librairie Mollat de Bordeaux ( http://blogamis.mollat.com/encherchantbien ) «  – cf là-dessus mon commode article récapitulatif « Bref historique de la découverte-révélation des cousinages cibouro-luziens de Marie Delouart (Ciboure, 1840 – Paris, 1917) et son fils Maurice Ravel (Ciboure, 1875 – Paris, 1937) : une lecture hyper-attentive, un questionnement incisif, une démarche patiente et ses paliers jouissifs, et leurs fruits pour la connaissance…« , en date du 14 décembre 2024…
     
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    C’est donc ainsi que je compte maintenant rechercher plus avant non seulement les raisons pour lesquelles Edmond Gaudin (1903 – 1988) a étrangement dénié auprès de ses enfants Charles-Paul et Maylen le cousinage effectif de sa mère Magdeleine Hiriart-Gaudin avec Maurice Ravel,
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    ou encore les raisons pour lesquelles Pierre Courteault (Paris, 21 avril 1910 – Ascain, 15 décembre 2006) – le fils de Jane Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 16 octobre 1880 – Saint-Jean-de-Luz, 28 mars 1979) et son époux Henri Courteault (Paris, 26 août 1869 – Saint-Jean-de-Luz, 2 novembre 1937) –, semble avoir détruit, peu avant de décéder, nombre de correspondances de membres de sa famille avec Maurice Ravel, dont il se trouvait être le détenteur, selon le témoignage de sa cousine Maylen Lenoir-Gaudin ; un fait qui n’avait certes pas manqué de totalement me surprendre !.. – que pouvait-il donc bien se cacher sous une telle si invraissemblable destruction ?.. – ;
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    mais surtout, aussi – et c’est seulement maintenant que je m’en avise… –, les raisons pour lesquelles Maurice Ravel lui-même semble avoir été davantage affectivement lié à sa très fidèle amie Marie Gaudin (1879 – 1976) qu’à la belle-sœur de celle-ci, qui était pourtant, elle, sa cousine (au 3e degré), Magdeleine Hiriart-Gaudin (1875 – 1968) – du moins dans ce que pourraient nous en livrer certaines correspondances si elles ont bien été conservées, et si elles nous devenaient accessibles… –, une personne particulièrement avenante, ouverte, aimable et volubile, comme me l’a indiqué aussi sa petite-fille Maylen…
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    Et cela alors que Maurice a beaucoup fréquenté
    – et cela est bel et bien attesté dans la décisive note de bas-de-page n°1, à la page 1931 (dont voici ce qui concerne en propre Edmond Gaudin : « lors d’une corrida à Saint-Sébastien où Edmond Gaudin emmena Ravel, celui-ci cherchant machinalement quelque chose dans ses poches, fut incapable d’exprimer oralement qu’il souhaitait fumer ; ce n’est que quand Edmond Gaudin sortit des cigarettes et que Ravel s’empara de l’une d’elles, que l’on comprit ce qu’il souhaitait« ), cette note de bas-de-page de la page 1931, mentionnant donc un incident advenu au mois d’août 1932 – possiblement le 28 août : ce jour là, en effet, Maurice Ravel assiste, en présence de Manuel de Falla, à un concert de ses œuvres donné au Teatro Gran Kursaal de Saint-Sébastien (cf la mention qu’en donne la « Chronologie de Maurice Ravel« , à la page 110) ; soit un récit que Manuel Cornejo reprend des confidences qu’Etienne Rousseau-Plotto a recueillies des témoignages directs de la famille Gaudin – notamment de Charles-Paul (1938 – 2006), fils d’Edmond Gaudin (1903 – 1988) et son épouse Angela Rossi (1905 – 1999), et frère aîné de Maylen – et dont Etienne Rousseau-Plotto a fait état en son « Ravel – Portraits basques » (2016, pages 256-257) ; même si Edmond Gaudin lui-même ne figure pas dans la « Table des correspondants de Maurice Ravel« , du fait qu’aucun courrier de sa main n’a été retrouvé, ni peut-être même été conservé : ainsi cet Edmond Gaudin-ci (1903 – 1988) ne fait-il pas partie des Gaudin (Marie Gaudin, Annette Gaudin née Bibal, et Magdeleine Gaudin née Hiriart : soient respectivement la tante, la grand-mère paternelle et la mère de cet Edmond Gaudin-ci) figurant, à la page 2477, au nom de Gaudin dans cette « Table des correspondants de Maurice Ravel » ;
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    d’autre part, je relève que si dans l »Index onomastique » figure bien, à la page 2823, le nom d’Edmond Gaudin, avec 9 entrées, il se trouve que seule celle se rapportant à la page 1931 concerne bien l’Edmond Gaudin (1903 – 1988) qui est le fils de Magdeleine Gaudin-Hiriart et Charles Gaudin, car toutes les autres entrées figurant à ce nom d’Edmond Gaudin, page 2823, concernent en fait, son grand-père paternel Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920) ; le grand-père et le petit-fils portant ce même prénom d’Edmond : d’où cette unique entrée au nom d’Edmond Gaudin, page 2823, pour deux personnes en réalité différentes… Fin ici de l’incise –
    à Saint-Jean-de-Luz le fils de cette cousine Magdeleine Hiriart-Gaudin, Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 29 décembre 1988), lors de ses séjours – de vacances surtout en ces années-là… – à Saint-Jean-de-Luz et en son cher pays basque, à la fin des années 20 et au début des années 30, quand le jeune Edmond lui servait de chauffeur pour de nombreuses virées en voiture en Euzkadi-Sud, voire en Aragon limitrophe (cf là-dessus les très intéressants détails que donne Etienne Rousseau-Plotto en son « Ravel – Portraits basques« )…
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    Il me semble en effet que par rapport aux divers membres de cette famille Gaudin, Maurice Ravel a, de fait, toujours – assez étonnamment pour moi… – continué de se ressentir et se représenter en sa situation auprès de la famille des Gaudin davantage comme le petit-neveu de leur domestique – gouvernante de leurs 7 enfants –, Gachoucha Billac – Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902 –, qu’il était en effet en ces moments luziens, 41 rue Gambetta, de son enfance et adolescence, pour les Gaudin, que comme le cousin effectif – qu’il était bien pourtant aussi !, du moins à partir du 28 septembre 1901, quand sa cousine Magdeleine Hiriart devint l’épouse de Charles, le fils aîné des Gaudin-Bibal… – de Magdeleine Hiriart-Gaudin et de son fils Edmond Gaudin…
    Maurice Ravel était non seulement ainsi perçu, mais se percevait aussi lui-même, comme un ami fidèle, et non pas pas comme le parent – un cousin… -, qu’il était pourtant aussi, de ces Gaudin luziens…
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    Ce qui semble pouvoir se déduire de quelques correspondances jusqu’ici connues – mais beaucoup d’entre celles qui n’ont assurément pas manqué d’exister, manquent hélas à l’appel pour nous jusqu’ici !.. – de Maurice Ravel avec les divers membres de la famille Gaudin de Saint-Jean-de-Luz…
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    Et là-dessus, il me faudra bien sûr revenir interroger plus précisément non seulement Maylen Lenoir-Gaudin – la fille d’Edmond Gaudin et son épouse Angela Rossi –,
    mais aussi son cousin Pascal Courteault – le fils aîné de Pierre Courteault et son épouse Jeannine Mérigault –, qui possède de très nombreux et passionnants documents familiaux, et certains concernant en propre Maurice Ravel lui-même (dont de nombreuses photos), comme j’ai pu en avoir un premier aperçu lors de mon amicale visite (de 2 heures) à sa demeure d’Ascain, le jeudi 4 août 2022…
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    Voilà pour ce matin d’anniversaire ravélien de ce 7 mars 2025…
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    Autre ravelienne chose – mais musicale et discographique celle-là – :
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    je vais aussi consacrer un article à mes premières écoutes – assez étonnées et surprises ! – du très singulier (et tout à fait passionnant !) CD Erato 5021732601230 « Bertrand Chamayou – Ravel fragments », que je me suis procuré hier :
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    des interprétations ravéliennes absolument décapantes !, pour ce que je qualifierai(s) d’un en quelque sorte « Ravel expérimental », quasi schoenbergien même, oui ! – et c’est quelque chose de vraiment grandiose ! –, 
    dans la droite ligne, il est vrai, des précédents déjà très réussis CDs Erik Satie (« Letters to Erik Satie« ) et John Cage (« Cage 2 » – c’est-à-dire Cage au carré ! – ) de Bertrand Chamayou – tous ces derniers CDs ayant été enregistrés, je le relève, au même Studio Miraval, à Correns, dans le Var, en avril 2023 et décembre 2024 : un Studio rouvert en 2022 par Brad Pitt, le propriétaire du Domaine de Miraval, et le producteur français Damien Quintard… –,
    dont le parcours d’interprète est en effet passionnant !
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    Ecoutez donc ici le podcast (de 12′ 58) de cette un peu anguleuse – ici – « Valse », notamment – ça dépote !! et nous sommes ici à mille lieues de l’interprétation succulente et pleine de charme d’un Martin James Bartlett (écoutez ici le podcast de cette même « Valse » de Ravel, par Bartlett : il dure 11′ 35), en ce très joli CD « La Danse » qui m’avait beaucoup plu et charmé, ainsi qu’en témoigne l’enthousiasme chaleureux de mon article du 31 janvier 2024 : « Un pianiste bien mieux que prometteur : Martin James Bartlett, dans Ravel, Reynaldo Hahn, et Debussy, Rameau et François Couperin : son enchanteur CD « La Danse »… » : et la confrontation, à l’oreille, de ces deux interprétations-ci de « La Valse« , est vraiment édifiante !!! Essayez-là ! – ;
    même si j’ai un peu de mal à anticiper ce que vous penserez, cher Manuel, de ce jeu, profond et très intense – à cœur et à sang ! –, de Bertrand Chamayou, vous qui aimez mettre l’accent sur les racines viennoises de l’époque – romantique… – de François-Joseph (et Elisabeth) – loin des atrocités de la Grande Guerre de 14-18, dont on pourrait entendre peut-être aussi, cependant, quelques vertigineux échos, même si assourdis, en la chute de cette vertigineuse viennoise « Valse« … –,  en la genèse de cette sublime « Valse » de Maurice Ravel, d’abord très effectivement intitulée « Wien« …
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    En tout cas, un hommage très original, ce CD « Bertrand Chamayou – Ravel fragments », de la part de cet insigne interprète ravélien qu’est décidément Bertrand Chamayou, pour cet anniversaire « Ravel 2025  » de ce 7 mars, du 150e anniversaire de la naissance de Maurice Ravel à Ciboure !
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    …
    A suivre donc, cher Manuel,
    …
    …
    Francis,
    toujours bien trop bavard, en sa manie des détails à rallonges ! – ou « allongeail« , dirait notre cher Montaigne…
    …
    …
    Ce vendredi 7 mars 2027, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Reprise avec ajouts de l’important article en date du 18 août 2022 : « Ce qu’a changé, ou pas, le mariage de la cousine de Ravel Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin, le 28 septembre 1901 à Saint-Jean-de-Luz, sur la position de Maurice Ravel au sein de la famille Bibal-Gaudin, à Saint-Jean-de-Luz, dans laquelle la grand-tante et marraine du petit Maurice, Gachucha Billac, était domestique-gouvernante des enfants Gaudin, de 1875 à son décès en 1902… » : à propos des difficultés à préciser la connaissance des séjours luziens au domicile des Gaudin du petit Maurice Ravel au temps où sa grand-tante Gachoucha Billac était la gouvernante des 7 enfants Gaudin, et en l’absence de documents écrits…

    Voici une reprise avec corrections et ajouts, de mon article important « Ce qu’a changé, ou pas, le mariage de la cousine de Ravel Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin, le 28 septembre 1901 à Saint-Jean-de-Luz, sur la position de Maurice Ravel au sein de la famille Bibal-Gaudin, à Saint-Jean-de-Luz, dans laquelle la grand-tante et marraine du petit Maurice, Gachucha Billac, était domestique-gouvernante des enfants Gaudin, de 1875 à son décès en 1902… » en date du 18 août 2022,

    afin de mettre mieux au point quelques détails biographiques basques qui ont échappé à mon ami Karol Beffa _ je viens de le constater, à la page 19 : « Bien que Ravel ait toujours revendiqué cette ascendance basque, son enfance et son adolescence furent parisiennes, ses parents ayant déméngé dans la capitale alors qu’il n’avait que trois mois _ déjà, il faut souligner que jamais le couple des parents de Maurice Ravel n’a eu pour domicile Ciboure ! mais bien Paris, dès son mariage, le 30 avril 1873, à la mairie du XVIIIe arrondissement : leur premier domicile conjugal fut au 41 de la rue Lepic, puis un peu plus tard, dans le 19e arrondissement, 40 rue des Martyrs…  _ et lui-même n’étant retourné au pays basque qu’à l’âge de vingt-cinq ans » : c’est là aussi une erreur !.. Maurice s’est rendu à plusieurs reprises à Saint-Jean-de-luz, auprès de sa grand-tante Gachoucha Billac, qui était la gouvernantee des enfants Gaudin, 41 rue Gambetta. De même qu’est encore une erreur, musicale cette fois, ce que l’ami Karol qualifie bien à tort, et après Roland-Manuel, toujours page 19, de « légende » l’influence sur Maurice des « chants basques » que lui fredonnait sa mère, qui parlait aussi basque chez elle à ses enfants… ; il faut ici se tourner vers les travaux du regretté Michel Sendrez (Saint-Jean-de-Luz, 1er octobre 1932 – Saint-Pée-sur-Nivelle, 9 novembre 2024) à propos des motifs basques bien présents et identifiables dans la musique de Maurice Ravel… _ en son très réussi et passionnant « Maurice Ravel : en avant la musique ! » auquel je m’apprête à consacrer bien évidemment un article…

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    Et je conserve, pour intéressante et significative comparaison, l’accès à cet article originaire du 18 août 2022…

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    Car si demeurent très peu de traces écrites formelles des séjours de Maurice Ravel en la maison des Dupous-Bibal-Gaudin du 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz antérieures à sa lettre (conservée) à Jane Gaudin en date du 2 août 1901,

    il semble difficile de mettre systématiquement en doute les diverses anecdotes très significatives de la présence chez les Gaudin (et auprès de sa grand-tante domestique chez eux Gachoucha Billac) du petit Maurice Ravel au cours de son enfance, telles que’elles demeurent vivaces dans la mémoire transmise des Gaudin et Courteault, ainsi que je vais le préciser en ma reprise ci-dessous…

     

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    Ce qu’a changé, ou pas, le mariage de la cousine de Ravel Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin, le 28 septembre 1901 à Saint-Jean-de-Luz, sur la position de Maurice Ravel au sein de la famille Bibal-Gaudin, à Saint-Jean-de-Luz, dans laquelle la grand-tante et marraine du petit Maurice, Gachucha Billac, était domestique-gouvernante des enfants Gaudin, de 1875 à son décès en 1902…

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    — Ecrit le jeudi 18 août 2022 dans la rubrique “Histoire, Musiques”.

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    En forme de suite-approndissement à mon article d’hier « « , cette réflexion-ci sur la diversité un peu contrastée des regards portés rétrospectivement sur Maurice Ravel, sa personnalité, ou encore son œuvre, par ses amis _ et parents _ luziens de la famille Gaudin…

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    Et je me place à ce moment charnière du 28 septembre 1901, quand, par le mariage de sa cousine au 3e degré Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin, le fils aîné d’Edmond Gaudin et Annette Bibal, Maurice Ravel, âgé alors de 26 ans, et reçu depuis bien longtemps, dès sa petite enfance _ la famille Gaudin s’est transmise bien des anecdotes sur le petit Maurice, son goût très vif dès l’enfance pour le piano, et ses liens avec sa chère « tante Gachuch«  et marraine Gracieuse Billac… _ en cette maison des Dupous-Bibal-Gaudin du 41 rue Gambetta _ lire ici mon article instructif du 2 novembre 2019 : « « … _, s’est trouvé devenir ainsi, du jour au lendemain, apparenté _ par relation d’apparentement et cousinage _ à cette famille Gaudin au sein de laquelle sa grand-tante Gachucha Billac était probablement depuis la fin 1875 la domestique-gouvernante des 7 enfants du couple d’Annette Bibal et son époux Saint-Martin Edmond Gaudin, depuis la naissance de leur aîné, Charles, le 19 novembre 1875…

    Et jusqu’à son décès au domicile même des Gaudin, Gachoucha Billac demeurera la domestique-gouvernante des enfants Gaudin, nés à Saint-Jean-de-Luz respectivement le 19 novembre 1875 (Charles), le 10 novembre 1876 (Pascaline), le 7 février 1878 (Pierre), le 3 mars 1879 (Marie), le 16 octobre 1880 (Jane), le 31 janvier 1883 (Pascal), et le 23 février 1886 (Louis).

    Et ce seront Charles et Pierre Gaudin qui se rendront à la mairie de Saint-Jean-de-Luz, le 17 décembre 1902, à onze heures du matin, déclarer le décès de Gracieuse Billac, décédée le matin même à quatre heures du matin,41 rue Gambetta… 

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    …

    Les regards des « amis » Gaudin-Bibal-Dupous _ la mère d’Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1936) est Victoire Dupous (Saint-Jean-de-Luz, 9 juin 1822 – Saint-Jean-de-Luz, 16 juin 1903), veuve le 12 septembre 1855 de son époux, depuis le 26 avril 1943, Pierre Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 5 septembre 1806 – Saint-Jean-de-Luz, 12 septembre 1855), qui fut de son vivant, Victoire Dupous, la patronne de cette grande et belle maison du 41 rue Gambetta… _, à Saint-Jean-de-Luz, sur le petit Maurice Ravel, né à Ciboure le 7 mars 1875, ont ainsi forcément dû « évoluer » au moins un peu

    le jour, ce 28 septembre 1901, donc, où le petit Maurice _ âgé maintenant de 26 ans : ce n’est certes plus alors le petit garçon qui venait, chez les Dupous-Bibal-Gaudin, rendre visite a sa tante Gachuch, la domestique – gouvernante des 7 enfants Gaudin _ n’a plus été seulement le petit-neveu (et filleul) de la domestique de la maison Gaudin qui faisait office de gouvernante des enfants _ Charles (1875 – 1910), Marie-Pascaline (1876 – 1877), Pierre (1878 – 1914), Marie (1879 – 1976), Jane (1880 – 1979), Pascal (1883 – 1914) et Louis (1886 – 1899) Gaudin _ d’Annette Bibal et son époux Edmond Gaudin, Gachucha Billac (Ciboure,  15 mai 1824 –  Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), laquelle était la sœur cadette de la grand-mère maternelle de Maurice, Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874)

    _ et nul doute ici qu’au décès de Jacques Billac, le 10 mars 1839, sa veuve Marie Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 23 août 1855), la belle-fille de celui-ci Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874) et sa fille Gracieuse Billac (Ciboure,  15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), auquelles il faut ajouter, dès sa naissance, un an plus tard, à Ciboure le 24 mars 1840, la fille de Sabine (et future mère de Maurice Ravel) Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917), demeurèrent toutes les quatre très unies, et cela au-delà du décès, le 23 août 1855 à Ciboure, de Marie Delouart veuve Billac, et encore, aussi, après le décès à Ciboure le 22 décembre 1874 de la fille aînée de celle-ci, Sabine Delouart : le lien affectif avec Gracieuse Billac (1824 – 1902) de sa nièce Marie Delouart (1840 – 1917) et son petit-neveu Maurice Ravel (1875 – 1937) est ainsi, toute la vie de chacun d’eux, demeuré très fort… _,

    quand, ce 28 septembre 1901 donc, la cousine au 3e degré de Maurice, Magdeleine Hiriart (née à Saint-Jean-de-Luz le 10 mars 1875) _ fille de Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 20 décembre 1926), petite-fille de Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850), arrière-petite-fille de Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 17 octobre 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842) ; laquelle était la sœur de cette Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 29 juin 1782- Ciboure, 23 août 1855), qui est l’arrière grand-mère de Maurice Ravel (né à Ciboure le 7 mars 1875)… _, a épousé Charles Gaudin (né à Saint-Jean-de-Luz le 19 novembre 1875), le fils aîné des 7 enfants d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920) et son épouse Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845 – 21 novembre 1936 _ lesquels s’étaient mariés le 27 janvier 1875 à Saint-Jean-de-Luz.

    …

    …

    On peut probablement s’interroger aussi, au passage, déjà sur la position qu’avait occupée _ en tant que plus ou moins domestique ?... ou bien en tant qu’amie de jeunesse ?.. _ la mère de Maurice Ravel, Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917), auprès de la famille Dupous-Bibal (et notamment auprès d’Annette Bibal, née à Saint-Jean-de-Luz le 28 avril 1845), avant le voyage et le séjour, en 1871 ou 72 _ les données biographiques demeurent ici confuses ! _ que Marie Delouart a fait en Espagne, pour accompagner et assister _ précisément en remplacement d’Annette Bibal, qui avait alors dû, cette année-là (probablement 1871), demeurer à Saint-Jean-de-Luz afin de veiller sur son fiancé Edmond Gaudin, encore mal remis de blessures reçues lors de la guerre contre la Prusse en 1870 _ la modiste parisienne Madame Félix allant présenter à Madrid sa collection annuelle de chapeaux _ comme Annette Bibal l’avait elle-même fait les années précédentes _ ; voyage et séjour madrilènes au cours desquels Marie Delouart allait faire la rencontre _ peut-être dans les magnifiques jardins d’Aranjuez, comme l’a transmis une légende familiale des Ravel… _ de Pierre-Joseph Ravel (Versoix, 19 septembre 1832 – Paris, 13 octobre 1908), qu’elle allait épouser peu après, à Paris, le 30 avril 1873 ; le couple est alors domicilié au 41 rue Lepic, à Paris, dans le 18e arrondissement _ on peut aussi relever au passage que quand Marie-Delouart épouse de Joseph Ravel rentre de Ciboure (où elle a accouché le 7 mars 1875 de son fils aîné Maurice Ravel) et regagne Paris, trois mois après la naissance de ce petit Maurice, et rejoint son époux demeuré, lui, à Paris, le domicile familial des époux Ravel se situe alors au 40 rue des Martyrs, dans le 9e arrondissement…

    …

    …

    De seulement petit-neveu (et filleul) de la domestique de la maison Dupous-Bibal-Gaudin _ qu’était sa grand-tante Gachucha Billac _, que le petit Maurice était jusqu’alors, ce 28 septembre 1901-là Maurice Ravel devenait désormais aussi un parent de la famille Gaudin _ certes un peu éloigné dans les degrés de cousinage : au troisième degré, et d’apparentement aux Gaudin, via sa cousine Magdeleine Hiriart… _ en tant que cousin au 3e degré de la belle-fille de la maison Dupous-Bibal-Gaudin _ située au 41 rue Gambetta _, Magdeleine Hiriart-Gaudin _ l’épouse du fils aîné de la maison Charles Gaudin _, qui allait bientôt, à Saint-Jean-de-Luz le 30 mai 1903, devenir aussi la mère du premier petit-fils de cette maison Gaudin, le petit Edmond Gaudin (Sant-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988) ; et l’on connaît l’importance qu’ont au pays basque ces droits d’aînesse et la transmission à l’aîné(e) de la maison familiale…

    _

    …

    Or les absences successives constatées dans les registres d’état-civil des naissances, à Ciboure (en 1809, pour Sabine , puis en 1840, pour Marie) de pères légitimes connus pour les naissances d’enfants en cette branche de la famille Delouart _ dans la généalogie de la branche maternelle Delouart de Maurice Ravel, sa mère Marie Delouart, née en 1840, et sa grand-mère Sabine Delouart, née en 1809, sont toutes deux déclarées nées de père inconnu : le premier père légitime identifié et déclaré remonte au cibourien Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798), le père de Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 23 août 1855), l’arrière-grand-mère maternelle de Maurice Ravel… _ ne facilitaient certes pas la reconnaissance sociale en des milieux en pleine ascension tels que celui des Bibal et des Gaudin (et aussi des Hiriart) à Saint-Jean-de-Luz au XIXe siècle…

    …

    Entre-temps _ c’est-à-dire entre le mariage de Charles Gaudin et Magdeleine Hiriart le 28 septembre 1901, et la naissance de leur fils unique le petit Edmond Gaudin le 30 mai 1903 _, et en cette maison du 41 rue Gambetta, décède le 17 décembre 1902 la domestique-gouvernante des enfants Gaudin, Gracieuse (Gachucha) Billac, âgée de 78 ans ;

    puis, deux semaines après le 30 mai 1903 de la naissance du petit Edmond Gaudin, le 16 juin 1903, c’est la maîtresse de la maison du 41 rue Gambetta, Victoire Dupous-Bibal (née à Saint-Jean-de-Luz, le 9 juin 1822, et veuve de Pierre Bibal depuis le 12 septembre 1855), qui disparaît en son domicile du 41 rue Gambetta, à Saint-Jean-de-Luz, à l’âge de 81 ans.

    …

    …

    28 septembre 1901 ; 17 décembre 1902 ; 30 mai 1903 ; 16 juin 1903 : quatre dates décisives donc en l’espace de deux années dans l’histoire de la maison Dupous-Bibal-Gaudin de ce 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de Luz.

    Cette maison dans laquelle Maurice Ravel séjourne au mois d’août 1901, ainsi que l’été suivant, jusqu’au début du mois d’octobre 1902.

    …

    …

    Et, une fois sa grand-tante Gachoucha disparue ce 17 décembre 1902, il faut bien remarquer que ce sera seulement 9 longues années plus tard _ soit de juillet à octobre 1911 _, et sur demande expresse de sa chère mère la cibourienne Marie Delouart qui désirait séjourner à Ciboure « chez des parents« , c’est-à-dire des cousins cibouriens, que Maurice reviendra séjourner à Ciboure, puis Saint-Jean-de-Luz , ce long été 1911-là :

    revoir de près là-dessus les précisions décisives de la lettre de demande de logement _ à Ciboure ! _ adressée par Maurice à sa chère amie luzienne Marie Gaudin, en date du 22 juin 2011 ; une lettre qui n’a pas fini de livrer tous ses secrets (quelles sont donc les identités effectives de celles, que sous la dictée de sa mère _ qui n’écrivait pas, mais parlait seulement : Maurice prétextait qu’elle était paresseuse pour écrire !.. _, Maurice retranscrit tant bien que mal _ phonétiquement… _ « Sabadin Quinior » et « Eslonta Maicourné » ?.. Un mystère que je n’ai pas encore jusqu’ici réussi à percer…

    …

    …

    Le statut et l’image de Maurice Ravel, qui devenait ces premières années-là du XXe siècle, et c’est à relever, un musicien de mieux en mieux reconnu, ont-ils pour autant vraiment changé au sein de la maison Gaudin du 41 rue Gambetta ? Du fait de la nouvelle position _ d’épouse du fils aîné de la maison, Charles Gaudin _ de sa cousine au 3e degré Magdeleine Hiriart au sein de cette famille Gaudin, Maurice Ravel est-il désormais regardé comme un parent _ le cousin qu’effectivement il est bel et bien de l’épouse du fils aîné de la famille Gaudin… _ au sein de cette maison Gaudin ?..

    …

    Au regard de la correspondance conservée et accessible _ in l’indispensable Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel publiée par Manuel Cornejo aux Éditions Le Passeur en octobre 2018 _ de Maurice Ravel avec des membres de la famille Gaudin, cela n’a rien de flagrant !..

    Un ami, oui, c’est sûr… ; un cousin éloigné, non : ni pour Marie Gaudin, ni pour sa jeune Jane, épouse Courteault.

    …

    Même si nous manquent nombre de lettres _ perdues ? volées ? détruites ? _ émanant de la famille Gaudin… Marie Gaudin en avait prêté un certain nombre _ au chanoine Pierre Narbaitz (Ascarat, 25 mars 1910 – Ascarat, 16 août 1984) notamment _ qui ne lui ont pas été rendues…

    …

    …

    Pour un tel dossier à ouvrir, nous ne disposons en tout et pour tout jusqu’ici que de deux lettres de condoléances (en date des 8 octobre 1910 _ « Ma chère cousine« , écrit Maurice, lit-on à la page 246.. _ et 24 novembre 1914 _ « Mon cher Maurice« … « Votre cousine, Madeleine« , lit-on à la page 403… _) échangées entre Maurice Ravel et sa cousine Magdeleine Hiriart-Gaudin à l’occasion des décès du mari de Magdeleine, Charles Gaudin, disparu en mission diplomatique noyé _ probablement assassiné _ sur le fleuve Oubangui, près de Bimbo, le 12 septembre 1910, puis des décés simultanés des deux beaux-frères de Magdeleine, Pierre et Pascal Gaudin, tués ensemble par un même obus à leur arrivée sur le front, le 12 novembre 1914 _ et c’est à Pierre et Pascal Gaudin qu’est dédié le sublime « Rigaudon » du sublimissime « Tombeau de Couperin« , que je porte aux nues (cf mon approche de ses interprétations discographiques au piano en mon article « D’un Rigaudon l’autre : d’une interprétation pleine de vitalité du « Rigaudon » pour orchestre du « Tombeau de Couperin » M 68a (de 1919) par John Wilson et son Sinfonia of London, à la recherche d’une aussi excellente interprétation du « Rigaudon » des « Six Pièces pour piano deux mains » M 68, de Maurice Ravel… » du 21 avril 2024 ; à compléter par « Une intéressante Tribune des Critiques de Disques sur France-Musique dimanche dernier consacrée à 3 extraits (Prélude, Menuet, Toccata) du sublimissime subtil « Tombeau de Couperin » de Maurice Ravel : esprit ludique versus pianisme… » du 31 mai 2024)…

    …

    Et il nous faut considérer à nouveau que beaucoup, beaucoup de lettres de Maurice Ravel, échangées en particulier avec la très aimable et fidèle Marie Gaudin, ont hélas disparu _ certaines prêtées et non rendues, d’autres carrément volées, d’autres même brûlées, et au sein du cercle familial des Gaudin-Courteault, qui plus est… _, ou ne nous sont pas accessibles… C’est fort dommage…

    …

    Et nous ne disposons donc pas, du moins à ce jour, d’autres lettres que ces deux uniques lettres-là de condoléances échangées entre Maurice Ravel et sa cousine Magdeleine Hiriart-Gaudin en date du 8 octobre 1910, pour la première, de Maurice à Magdeleine,  et du 24 novembre 1914, de Magdeleine à Maurice…

    …

    …

    Mais le regard _ à peu près global, si je puis dire ainsi _ de la famille Gaudin sur Ravel et sa personnalité n’a guère évolué non plus dans ce qui demeure présent de la mémoire familiale transmise dans la famille Gaudin _ issue de Charles Gaudin et son épouse Magdeleine Hiriart, via leur fils Edmond Gaudin (1903-1988) _ et la famille Courteault _ issue de Jane Gaudin et son époux Henri Courteault, via Pierre Courteault (1906-2006) _, aux témoignages développés, et fort aimables, des conversations détaillées que j’ai pu avoir, à plusieurs reprises, avec Maylen Gaudin-Lenoir, fille d’Edmond Gaudin, et avec son cousin Pascal Courteault, fils de Pierre Courteault et son épouse Jane Gaudin _ cf aussi ici mon article du 11 octobre 2021 : « Pour être un peu plus précis sur le déni de reconnaissance, par Edmond Gaudin (1903 – 1988), de son cousinage effectif avec Maurice Ravel (1875 – 1937), une ébauche de quelques pistes à explorer…« …

    …

    …

    À l’exception bien affirmée de la personnalité chaleureuse et ouverte et joyeuse de la très fidèle amie de toutes leurs vies, Marie Gaudin (Saint-Jean-de Luz, 3 mars 1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8 décembre 1976), ainsi que de la charmante Annie Courteault (Paris 17e, 29 septembre 1913- Saint-Jean-de-Luz, 21 août 1994) que Maurice Ravel aimait beaucoup – Annie Courteault épousera à Neuilly-sur-Seine le 2 mai 1947, Edouard Vidal (Triel-sur-Seine, 10 août 1913 – Cambo-Les-Bains, 19 juin 1999) : leur tombe se trouve au cimetière d’Aïce Errota, à Saint-Jean-de-Luz… –,

    il semble bien que le regard dominant porté sur Maurice Ravel, homme discret, humble et pudique, au sein de la famille Gaudin, est demeuré pour l’essentiel assez proche de celui porté à l’origine sur le petit-neveu de la domestique Gachucha Billac, auquel, enfant, étaient réservées à la table familiale des Bibal-Gaudin …les assiettes ébréchées… ;

    …

    y compris, et bien plus tard _ et musicalement en particulier !.. _, de la part d’Edmond Gaudin (1903 – 1988) et de son cousin Pierre Courteault (1910 -2006), auxquels Maurice Ravel n’avait pourtant jamais ménagé son affectueuse attention.

    …

    Des questions qui continuent de me travailler…

    …

    …

    À suivre, forcément :

    les étrangetés et mystères, une fois avérés, et qui nous défient, doivent forcément être un jour éclaircis…

    …

    …

    Ce jeudi 18 août 2022,

     

    rectifié et complété, donc, ce vendredi 21 février 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pour compléter, au chapitre crucial de l’Histoire, ma première esquisse de CV…

    Comme en prolongation, absolument nécessaire, de complément à ma toute première esquisse de CV, « Pour une esquisse de sorte de CV de mon parcours de chercheur-déchiffreur-défricheur-découvreur passionné d’approches et apports divers, variés et multiples de la culture et des arts, et du philosopher vraiment… » entamée, dans l’urgence, lundi 20 janvier dernier,
    …
    ee dimanche 26 janvier 2025, ces considérations suivantes, adressées à l’éditeur de CDs du Palais des Dégustateurs, Eric Rouyer :
    …
    …
    Oui, cher Eric, j’ai bien reçu le double CD PDD 040 Brahms – Beethoven…
    …
    …
    En ce moment, je suis plutôt stressé par des négociations un peu compliquées pour obtenir la réalisation effective à Saint-Jean-de-Luz – Ciboure d’un entretien qui me tient très à cœur avec Manuel Cornejo au mois d’avril prochain, dans une salle et avec un public qui conviennent, et en un calendrier permettant l’alignement des diverses disponibilités (dont celle de Manuel Cornejo, qui est lillois et très occupé) – une vidéo d’un entretien d’une heure avec lui, sur sa nouvelle édition (en Tel Gallimard, en 2 volumes) de son édition de la Correspondance intégrale de Maurice Ravel, sera réalisée à Bordeaux le 17 avril prochain à la Station Ausone de la librairie Mollat, mais sans public : voilà c’est ce que j’ai pu obtenir de la librairie Mollat : et j’en suis très heureux et reconnaissant – ;
    …
    et cela alors même que j’ai reçu, pour cet entretien à réaliser avec Manuel Cornejo à Saint-Jean-de-Luz, l’aval des Affaires culturelles de la mairie de Saint-Jean-de-Luz ; mais c’est la disponibilité d’une salle adéquate qui coince pour le moment…
    …
    Et en novembre prochain, la très dynamique, compétente et efficace Association Jakintza, dont le siège se trouve dans la superbe maison de naissance de Maurice Ravel, Quai Ravel, à Ciboure (!), publiera le fruit de mes recherches, entreprises depuis 1919, sur les cousins basques « cibouro-luziens » de Maurice Ravel, auxquels personne étrangement – au moins pour moi – ne s’était interessé jusqu’ici (!!!) : probablement du fait que Marie Delouart (1840 – 1917), la mère de Maurice Ravel, était fille et petite-fille de deux filles-mères : Marie Delouart (1882 – 1855) et Sabine Delouart (1809 – 1874). D’où la transmission de ce nom de Delouart de l’ancêtre cibourien Gratien Delouart (1748 – 1798) à la mère de Maurice Ravel Marie Delouart (1840- 1917) : via les filiations féminines Delouart…
    Maurice Ravel ne s’étant jamais vraiment interessé pour sa part – et il l’a lui-même écrit – à cette généalogie basquaise de sa branche maternelle : et sa mère ne s’en vantant probablement pas non plus…
    …
    Avec, en plus, un vraiment étrange déni de parenté du cousin Edmond Gaudin (1903 – 1988), qui n’a pas manqué, bien sûr, de susciter, au-delà de mon étonnement, ma curiosité !
    …
    Ce qui fait que la fille de celui-ci, Maylen Gaudin-Lenoir (née en 1942), luzienne très aimable, et avec laquelle je suis en correspondance régulière, a appris ce cousinage bien effectif des Gaudin-Hiriart avec Ravel, de ma révélation le 19 mai 2019 :
    …
    « Cher Monsieur,
    Merci de votre mail que j’ai lu avec beaucoup d’attention et de plaisir . Vous m’apprenez beaucoup de choses sur ma famille, j’ignorais absolument ces liens familiaux avec Maurice Ravel et j’en suis d’ailleurs très étonnée. En effet mon père, Edmond Gaudin nous avait toujours dit qu’il appelait ma grand-mère «  cousine » parce qu’il l’aimait bien !! C’était une forme amicale …
    Je serai ravie de vous rencontrer lors d’un de vos prochains voyages à Saint Jean de Luz, je suis très curieuse de savoir comment vous avez pu trouver toutes ces informations »…
    …
    A la question « A quoi pourriez-vous attribuer cette amnésie segmentaire familiale ?  » que vous m’aviez posée, cher Eric, le 9 octobre 2021, j’avais répondu précisément ceci : 
    …
    …
    Et figurez-vous, cher Eric, que je dois rédiger dare-dare un CV 
    pour, sollicité par un ami, formuler comme il convient ma candidature à l’Académie Nationale des Sciences, Belles Lettres et Arts de Bordeaux (créée le 5 septembre 1712 par lettres patentes de Louis XIV !),
    qui comporte, comme l’Académie française, 40 membres résidents (à Bordeaux) !
    …
    Quémander quoi que ce soit est la dernière chose qui me plaît ou m’amuse !!!
    Et mon profil assez atypique de chercheur gourmand et passionné, mais en rien institutionnel – je ne suis pas un universitaire  -, n’ayant pas grand chose de vraiment académique à présenter en un CV un peu officiel…
    …
    Mais il se trouve que le présent président de cette prestigieuse Académie, pour cette année 2025, est mon ami le Pr Joël Dehais, excellent rhumatologue (proche du magnifique Pr Raoul Tubiana), qui a spécialement soigné certaines maladies professionnelles des musiciens, et qui pratique lui-même, pour son plaisir, la viole de gambe et le hautbois, désire, pour son année 2025 de présidence de cette belle Académie, permettre à l’Académie de mettre un focus tout spécial sur la musique – en particulier en sa riche histoire à Bordeaux – ;
    et qu’il se trouve aussi que, et alors que sont présentement à élire 4 nouveaux membres résidents bordelais, manque présentement à cet auguste aréopage un philosophe !
    Et philosophe viscéralement je suis !
    Socratique, montanien : conférant…
    …
    …
    Outre mes recherches et lectures personnelles – je suis en train de lire avec jubilation les délicieux « Changements d’adresse – Une philosophie du déménagement » et « Petit traité de la ponctualié » du philosophe Thibaut Sallenave : lieux et temps, sont mes ancrages de prédilection au réel et au bien vivre ! -,
    il se trouve que je suis aussi un actif vice-président de la Société de Philosophie de Bordeaux – fondée en 1927 -, pour laquelle je m’entretiens – j’adore le conférer jouissif ! dont s’enchantait Montaigne, et avec son humour malicieux : mon philosohe préféré… – régulièrement avec d’éminents et brillants collègues philosophes à la Station Ausone de la librairie Mollat,
    dont les derniers en date, et que j’ai tout spécialement choisis – tous, comme par hasard, sont très mélomanes et ont écrit magnifiquement sur la musique ! -, sont :
    le lillois Bernard Sève pour son « Les Matériaux de l’art » ,
    le new-yorkais François Noudelmann pour son « Les Enfants de Cadillac »,
    le bruxellois Pascal Chabot pour son « Avoir le temps _ essai de chronosophie »,
    etc…
    …
    … 
    J’ai donc commencé à rédiger une première esquisse de CD
    mais je n’y avais encore rien mentionné de mes recherches et découvertes en Histoire (!), importantes pourtant, et même cruciales, mais demeurées discrètes, impubliées ailleurs que sur mon blog confidentiel… :  je répugne en effet à devoir me soumettre aux desirata d’un éditeur, l’entière liberté de ma fantaisie m’étant considérablement plus chère, et l’expression sur mon discret blog « En cherchant bien » – il porte doublement bien son nom ! – me suffisant : les vrais lecteurs curieux des sujets pointus que j’y aborde pouvant y accéder par Internet ; prudent, je ne recherche pas de consécration universelle sur des sujets assez pointus, donc, n’intéressant a priori pas grand monde ; et donc peu vendeurs pour des éditeurs…
    …
    Voici par exemple un message tout récent, en date du 8 janvier dernier, sur mes recherches de la généalogie en Algérie d’un des neveux, Amédée Ducos du Hauron (Agen, 1867 – Alger, 1935), de l’inventeur de la photographie de couleurs, à Lectoure en 1868, Louis Ducos du Hauron (Langon, 1837 – Agen, 1920, époux à Orléansville de Marie-Louise Rey (Orléansville,1879 – Agen, 1933) – cf mon article du 27 février 2024 : «  » -, des recherches rendues difficiles du fait principalement de la destruction des archives d’état-civil d’Orléansville lors des deux tremblements de terre ayant ravagé la ville et sa région, le 10 septembre 1954, puis le 10 octobre 1980 – Orléansville s’appelle désormais El Asnam – :
    « Posté par Villanova Mélanie,
    descendante des Bonopera d’Orléansville, liés aux Rey et Ducos du Hauron.
    …

    Bonjour Monsieur,
    Je vous écris après être tombée par hasard sur vos articles alors que je faisais une recherche sur mon arrière grand mère Aimée Villanova, puis Riquier.
    Je n’ai pour l’instant pas eu la possibilité de tout lire, tant vos écrits sont nombreux et détaillés.
    Auriez-vous la grande sympathie de me contacter. Je suis particulièrement curieuse de connaître les raisons de vos recherches et serais ravie de pouvoir échanger avec vous à ce sujet.
    Bien cordialement. Mélanie
     »..

    …

    …

    Parmi les recherches historiques que j’ai publiées sur mon blog « En cherchant bien »,
    celles-ci :
    …
    _ sur les Groupes de Travailleurs Etrangers (GTE), notamment ceux du camp de Gurs, dont je suis devenu de facto LE spécialiste ! – dixit Claude Laharie, le spécialiste du camp de Gurs, qui ignorait jusqu’alors l’existence des GTE, dont ceux du camp de Gurs… –
    …
    _ sur le parcours géographique en partie méconnu jusqu’ici de Hannah Arendt (1906 – 1975) en France entre 1939 et 1941, son passage d’internement au camp de Gurs (1939-1940), son passage à Lourdes où elle rend visite à Walter Benjamin, et son séjour à Montauban avant de réussir à parvenir à passer en Espagne et au Portugal, pour gagner les USA : j’ai pu localiser le petit appartement où elle et son mari Heinrich Blücher (1899 – 1970) se sont cachés à Montauban, au dessus du Studio d’un photographe…
    …
    _ sur la généalogie de la famille de René Cassin (1887 – 1976), dont certains des membres (les parents et la sœur et le frère aînés de Barbara Cassin – née, elle, après la guerre rt l’Occupation, en 1947 -), résidèrent à Navarrenx, proche du camp de Gurs, de 1940 à 1943, prohégés par Henriette Verdalle (1896 – 1988), la fille du maire et conseiller général de Navarrenx, Paul Verdalle (1860 – 1948) : je suis ami de Gilbert Cassin (né en 1929), le dernier neveu vivant de René Cassin…
    …
    _ sur le cercle de résistants autour du Pr Georges Portmann, le grand ORL dont mon père a été l’assistant à la Faculté de Médecine de Bordeaux entre 1939 et 1942, et qui a permis à mon père d’échapper aux griffes de la Gestapo au mois de juin 1942 (mon père se faisant arrêter fin juin 1942 par la police de Vichy, et étant intégré alors, comme apatride, à divers GTE, dont un au camp de Gurs !) : cf mon important article «   » ; et j’ajoute que jusqu’ici aucun travail majeur n’a été consacré à la carrière de ce très grad bordelais qu’a été Georges Portmann (1890 – 1985), qui a fini sa brillante carrière politique au poste de vice-président du Sénat ; je suis en contact avec le Dr Didier Portmann, le petit-fils de Georges…
    …
    …
    Tous ces travaux et découvertes sont les fruits indirects de ma recherche du parcours de mon père, le Dr Benedykt Lippa (Stanislaus, 1914 – Bordeaux, 2006) entre juin 1942 et septembre 1944,  une recherche patiente et minutieuse dont j’ai publié les démarches et résultats successifs dans divers articles de mon blog « En cherchant bien », dont l’un, décisif, est le suivant, et a été salué, en date du 21 avril 2015, par ce commentaire de Denis Peschanski :  «   ». 
     
    «  Cher Monsieur,
     
    C’est à une enquête exemplaire que vous vous livrez
    et, ainsi, vous éclairez, par une histoire singulière, un pan important de l’histoire de la France des années noires.
    Simple détail que vous connaissez bien sûr: les ponctions massives dans les GTE ont commencé dès 1941.
     
    Bonne continuation
     
    Bien amicalement
    ——————–
    Denis Peschanski
     »…
     
    …
    …
    Mon père, taiseux et à jamais blessé, n’aurait jamais répondu à nulle question sur son histoire familiale, question que, d’abord, nous n’aurions jamais pu oser lui poser ;
    et deux fois seulement une très vive émotion l’a submergé et fait nous évoquer certains éléments toujours à vif de son passé :
    …
    _ en 1962, sur le chemin entre Saint-Jean-de-Luz et Oloron, où nous allions rendre visite à un cousin Bioy de ma mère, nous nous sommes arrêtés à la lisière de l’ancien camp de Gurs, et avons marché jusqu’à l’ancien cimetière du camp, qui, racheté par la communauté des Juifs du Land de Bade, venait d’être nettoyé et réaménagé. Là, mon père a clairement parlé de son séjour au camp de Gurs. Et la forêt qui en occupe aujourd’hui la surface, n’avait pas encore poussé : mon père montrait le terrain nu où se situait le baraquement où il avait vécu plus d’une année, en 1942-43. Mais il n’en avait pas donné les raisons ; ou du moins je ne m’en souviens pas… L’étrange est que ni ma mère, ni mon frère, tous deux pourtant dotés d’une excellente mémoire, ne se souviennent de ce discours de mon père, sur le terrain du camp de Gurs, qui m’a personnellement très puissamment marqué, et donné lieu au tout début de mes recherches sur son parcours sous l’Occupation, à son décès en janvier 2006 ;
    …
    _ l’autre fois, c’était l’été 1967, à Karlo-Vivary – Karlsbad, lors d’un voyage comme mon père aimait beaucoup les faire vers l’Europe centrale, la nuit était tombée sur la ville thermale située dans une gorge, et là, au bord des flots noirs de la rivière, adossé à un muret, mon père, très ému, s’est souvenu d’avoir accommpagné là sa mère, vers la fin des années 20, pour une cure de trois semainede celle-ci s à Karlsbad, sa mère Fryderika,, décédée peut-être à Vienne ou bien à Stanislawow, d’un cancer, en 1938 : imon père, Bendykt, était peu avant venu depuis Bordeaux où il était étudiant en médecine, lui rendre une dernière visite à Stanislawow, en Galicie alors polonaise : ils s’étaient dit Adieu…
    _ 
     
    Voilà pour le côté d’Europe centrale et orientale  –  qui me fascine toujours, notamment via la musique qui me touche tout particulièrement : Szymanowsky, Weinberg, Tansman, Janacek, Martinu, Bartok, Kodaly, Enescu, etc. – de mon père.
     
    …
    Le coté de ma mère, née Marie-France-Bioy (Tarbes, 1918 – Bordeaux 2018), étant celui des racines béarnaises (Oloron-Sainte-Marie) de la famille Bioy, avec ses très notables excroissances en Argentine, où des Bioy se sont très tôt installés, dès la décennie 1820 :
    le cousin gerrmain de mon grand-père Paul Bioy (Oloron, 1878 – Bordeaux, 1954 – c’est lui, et je l’aimais beaucoup, qui m’a appris à lire et écrire, et avec lequel j’ai pris le goût des cartes et Atlas de géographie : lieux et temps me passionnent ! -) étant Adolfo Bioy Domecq (Pardo, 1882 – Buenos Aires, 1962), ministre des Affaires Etrangères d’Argentine en 1930-31, puis représentant de l’Argentine à l’ONU après la chute de Peron ;  
    et dont le brillant fils, Adolfo Bioy Casares (Buenos-Aires, 1914 – Buenos-Aires, 1999), est le très grand écrivain, ami le plus proche de Jorge-Luis Borges ;
    il est l’auteur du célèbre récit fantastique « L’Invention de Morel » et d’un extraordinaire – paru posthume – « Borges », soit la collection des articles de son Journal personnel comportant le nom de Borges (un travai magistral, mais non traduit en français), et qui, pour l’ensemble de son œuvre, a reçu, en 1990, le prestigieux prix Cervantes à Madrid…
    …
    …
    On découvre un mieux ainsi la polyvalence – pour commencer géographique, mais historique et artistique aussi, bien sûr – des curiosités en divers azimuts de celui qui s’est donné le pseudonyme de « Titus Curiosus » sur son blog.
    …
    Mon QI, testé 151 quand j’avais 10 ans : peut-être une des raisons de mes curiosités ouvertes et indépendantes, parfois rétives au carcan un peu trop raboteur de conventions trop étroites.
    …
    Mais je suis fondamentalement un gourmand de la vie, de tempérament optimiste et heureux, et partageur de mes curiosités et passions ;
    et comblé par des rencontres magnifiques, via particulièrement des œuvres d’art, mais aussi via de jubilatoires amitiés admiratives :
    cf mon « Pour cébrer la rencontre » : «  »…
    …
    A suivre,
    …
    …
    Ce dimanche 26 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa