Étiquette : mélancolie

  • Musiques de joie : de royales Suites pour flûte et basse continue, de Jacques Hotteterre-le-Romain (1673 – 1763), par Hugo Reyne et sa Simphonie du Marais à leur plus haut

    Hugo Reyne n’est certes pas un amateur de la mélancolie musicale.

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    Et sa jubilatoire brillance de flûtiste virtuose,

    et tout particulièrement en matière de danses baroques françaises,

    n’est pas à démontrer.

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    Mais son CD, en 2017, intitulé Jacques Hotteterre-le-Romain (1673 – 1763), Flûte de la chambre du roy

    _ le CD Musiques à la Chabotterie 605016 _,

    est un pur ravissement des sens.

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    Il existe de bien belles interprétations, déjà,

    de ces Suites pour Flûte

    de Jacques Hotteterre-le-Romain

    (Paris, 29 septembre 1673 – Paris, 17 juillet 1763) ;

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    celles, splendides et équilibrées, par l’ami Philippe Allain-Dupré

    _ les 2 CDS Naxos 8.553707 et 8.553708 enregistrés en novembre 1995, et publiés en 1997 et 1999 _ ;

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    ou celles par Camerata Köln (Michael Schneider et Karl Kaiser) 

    _ les 4 CDs CPO 777 790-2, 777 867-2 et 555 038-2 (un double album), enregistrés en 2011, 2011-2013 et 2012-2013-2015, et publiés en 2013, 2015 et 2018.

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    ou celles, encore, par l’excellent Barthold Kuijken,

    _ dans le très beau double album Jacques Hotteterre  le Romain, Accent 20138/139, enregistré en 2000…

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    Mais la jubilation à danser

    que met si magnifiquement en son jeu l’ami Hugo Reyne

    est proprement magique,

    enivrante :

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    tout danse ;

    et comme il faut…

    …

    Par exemple, en la célèbre virevoltante Cascade de Saint-Cloud…

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    Ce jeudi 28 mai 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et aujourd’hui la joie-Purcell, avec les envoutantes Sonates à 3, par le Retrospect Trio

    Après la joie-Bach

    _  _

    et la joie-Monteverdi

    _  _

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    la barre est redoutablement haute :

    …

     je pense donc au magnifique CD « Henry Purcell Twelve Sonatas in Three Parts« 

    du Retrospect Trio,

    constitué ici de Sophie Gent et Matthew Truscott, violons,

    Jonathan Manson, basse de viole

    et Matthew Hall, clavecin et orgue,

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    soit le CD Linn Records CKR 374

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    enregistré à la Saint George’s Church, à Cambridge (Royaume-Uni), en février 2011,

    et réédité par Outhere en 2018.

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    Une musique merveilleuse,

    d’une joie un peu spéciale _ anglaise, teintée d’une once de mélancolie… _

    et interprétée ici à la perfection !!!

    _ cf mon article du 12 janvier 2019 : …

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    Ce jeudi 26 mars 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musique de (presque) joie : le très tendre Trio des Quilles de Mozart, par exemple par Pascal Moraguès, Frank Braley et Vladimir Mendelssohn

    Parmi les plus parfaites musiques de joie

    _ ou de presque joie, ici, très tendre… _,

    …

    l’amicalissime

    _ pour l’ami (et frère en maçonnerie) Anton Stadler _

    Trio dit des Quilles, K. 498, de Mozart

    _ il aurait été écrit en la  seule journée du 5 août 1787,

    à l’issue d’une partie de quilles dans le jardin des amis Jacquin _,

    …

    par exemple dans la lumineuse version qu’en ont donné en 2003

    Pascal Moraguès, clarinette,

    Frank Braley, piano,

    et Vladimir Mendelssohn, alto ;

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    soit le CD Praga Digitals PRD/DSD 250 200

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    qui comporte aussi le bouleversant _ et sublimissime : un sommet ! _ Quintette avec clarinette K. 581

    _ avec le Prazak Quartet.

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    J’aime bien aussi la version qu’ont donné de ce Trio des Quilles,

    en janvier 1999,

    Gilles Thomé, cor de basset en sol,

    Arthur Schoondervoerd, pianoforte,

    et Emilio Moreno, alto ;

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    soit le riche et passionnant double CD Zig-Zag Territoires « Une Soirée chez les Jacquin« ,

    ZZT 2990701.2.

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    En ce sublime _ et discret _ Trio des Quilles,

    une ombre de mélancolie vient doucement _ très délicatement _ ourler la joie mozartienne…

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    Incomparable _ et fidélissime _ Mozart !!!

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    Ce samedi 21 mars 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La reconnaissance du triomphe du génie de Stéphane Degout dans « Les Nuits d’Eté » d’Hector Berlioz et Théophile Gautier : quand l’incarnation et l’imageance d’une interprétation atteignent, elles aussi, au sublime de l’oeuvre portée, soient, et la mélodie et le poème…

    Les lauriers s’abattent

    ces jours derniers

    sur le merveilleux baryton Stéphane Degout !

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    Cf mon article enchanté du 19 janvier dernier : …

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    Ce jour,

    le miracle de sa performance dans les si merveilleuses Nuits d’été de Berlioz

    se voit célébré _ comme il convient _ par l’excellent Jean-Charles Hoffelé,

    en sa chronique Discophilia

    sur le site Artamag,

    par un article justement intitulé Nuits obscures :

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    …

    NUITS OBSCURES

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    Ce n’est pas faire injure à François-Xavier Roth et à ses Siècles, moins encore à Tabea Zimmermann, que d’avouer que j’ai sauté à pieds joints _ mais moi aussi ! _ par-dessus leur Harold en Italie aussi surprenant que déconcertant : cet orchestre éruptif _ oui _, cet alto magique, vrai personnage _ sans doute _, ont leurs atouts, vous y viendrez ou pas, mais je crois bien que comme moi vous fondrez _ absolument ! _ dans la mélancolie _ somptueusement jouissive, mais sans pathos du tout ! du fait de son parfait naturel… _ de ces Nuits d’été inattendues où Stéphane Degout vole tranquillement la vedette _ parfaitement ! mais oui !!! _ à deux siècles de mezzo-sopranos _ et pas des moindres : Régine Crespin, Janet Baker, pour commencer ; somptueusement géniales déjà, elles aussi…

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    Affaire de timbre _ mais oui ! _ – ce creusement, ce sfumato du medium _ voilà ! _ qui – paradoxe ! – précise pourtant _ sans rien gâcher, mais dans la plénitude, au contraire, de l’élan porteur de chaque phrase, qui nous transporte et emporte sereinement par son art du naturel jusqu’au sublime !!! _ les mots, ce legato où les syllabes viennent vous étreindre _ oui _ comme un chant de violoncelle _ mais oui ! _, ah, Gautier n’aurait pas osé les imaginer, mais Berlioz en serait lui aussi _ peut-être _ surpris _ et là se situe bien le génie de l’interprétation (et d’un interprète), un jour de grâce (divinement béni) de la plus parfaite invention et justesse d’inspiration. L’imageance de l’interprète est elle aussi sublime, en sa plus que parfaite incarnation de ces poèmes !

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    C’est l’art qui cache l’art _ parfaitement, encore : pas un seul grain de voix qui soit là forcé _, cet enveloppement visionnaire _ oui, oui ! _ qui transporte _ parfaitement ! _ vers un horizon chimérique _ nimbé _, cette voix où le poème s’incarne _ oui _ dans une telle noblesse _ oui _ et avec tant d’émotion _ nous en tremblons de jubilation et reconnaissance. Qui chantait la mélodie ainsi ? Plus personne en tous cas depuis Charles Panzéra dont Stéphane Degout ressuscite ici les mânes. Venez vous y étourdir _ oui _, et rêver dans cette nuit sans lune _ absolument fidèle à l’univers du poème de Théophile Gautier, compris et donné, ici, comme probablement jamais auparavant ! _, infini sépulcre _ oui _, venez danser avec le fantôme _ de la rose disparue.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Hector Berlioz (1803-1869)

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    Les Nuits d’été, H. 81B
    Harold en Italie, H. 68

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    Stéphane Degout, piano
    Tabea Zimmermann, alto
    Les Siècles
    François-Xavier Roth, direction

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    Un album du label harmonia mundi HMM 02634
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    Photo à la une : le baryton français Stéphane Degout – Photo : © Julien Benhamou

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    L’intelligence du critique (Jean-Charles Hoffelé)

    sait donc ici rejoindre

    celle

    _ exceptionnelle, à un tel degré d’intuition et d’imageance, il faut aussi le souligner :

    disons véritablement géniale ! _

    de l’interprète (Stéphane Dégout),

    …

    qui sait _ si merveilleusement : chapeau bien bas l’artiste ! _

    se mettre à la parfaite _ sublime ! _hauteur

    …

    et du poème (de Théophile Gautier) 

    et de la mélodie (d’Hector Berlioz) :

    sublimes

    _ déjà….

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    Jamais nous n’avons si bien perçus et compris

    et la mélodie (de Berlioz)

    et le poème même (de Gautier) ! Aussi !

    Quel art sublime de la diction…

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    C’est dire le génie tout à fait exceptionnel de Stéphane Degout,

    et de l’apport très fructueux à sa réalisation musicale

    de François-Xavier Roth

    et des Siècles.

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    Ce vendredi 22 février 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa