Étiquette : mélomanes

  • Quand un CD enchanteur révolutionne l’entière discographie d’une œuvre et d’un compositeur : le CD « Schubert – Die Schöne Müllerin » de Georg Nigl et Alexander Gergelify, et le CD « Bela Bartok – 44 Duos » d’Alexandra Preucil et Antoine Tamestit : le travail de génie de certains interprètes mettant à nu l’œuvre qu’ils viennent servir et révéler en son absolue vérité…

    Je désire ce jour marquer ici la réception de mélomane de mes deux récents – le 28 juillet dernier et hier 11 août 2026… – très profonds bouleversements musicaux discographiques : le double CD Alpha 1252 « Schubert – Die Schöne Müllerin » de Georg Nigl et Alexander Gergelify, et le CD Harmonia Mundi HMM 902773 « Bela Bartok – 44 Duos » d’Alexandra Preucil et Antoine Tamestit,

    ainsi qu’en témoignent mes retentissants – au moins pour moi… – articles « L’éblouissement enchanteur du baryton-comédien Georg Nigl chantant-déclamant « Die Schöne Müllerin » de Franz Schubert sur des poèmes de Wilhelm Müller, avec Alexander Gergelyfi au tafelklavier : le formidable choc en tornade de ce que nous révèle si merveilleusement le double CD Alpha 1252… » et « Un magique bijou bartokien ! : le CD « Béla Bartók – 44 Duos – including Bartók’s original field recordings » d’Alexandra Preucil, violon, et Antoine Tamestit, alto : une miraculeuse merveille de musique !!!« , en date respectivement du 28 juillet et du 11 août 2026 – les relire en cliquant ici sur leurs liens…

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    Soient deux immenses chocs d’admiration complètement renouvelée pour ces deux œuvres de Schubert et de Bartok, ainsi complètement révélées en toutes leurs dimensions et comme reprises à la base, les deux fois – même si les 44 Duos pour violons Sz. 98 de Bartok sont ici, en ce CD, interprétés par un violon et un alto, et pas, non plus, dans l’ordre de la publication (pédagogique d’ordre des difficultés techniques d’exécution) de la publication de 1931… – , par leurs deux interprètes d’exception, et carrément géniaux : le baryton Georg Nigl et son compère claviériste Alexander  Gergelyfi, pour leur « Die Schöne Müllerin » D. 795 de Schubert, et le duo – le duo Starker, ainsi que parfois il se nomme – formé de la violoniste Alexandra Preucil et de l’altiste Antoine Tamestit, pour leurs « 44 Duos pour violons » Sz. 98 de Bela Bartok ;

    lesquels, par ces deux CDs – enregistrés, l’un, à Vienne au mois d’octobre 2025, et, l’autre, à Ebersol, en Suisse, au mois de mai 2025 – , nous donnent comme pour la première fois un accès musical direct et immédiat, magnifique !, à des œuvres, l’une et l’autre, d’une intensité, chacune en son genre, radicale, et absolument bouleversantes, dans ces deux sublimes mises à nu qu’opèrent ici, ces quatre merveilleux serviteurs-révélateurs de la vérité la plus radieuse et convaincante de la musique lumineuse qu’ils nous donnent ici, ces deux fois, à partager ainsi avec eux…

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    Et c’est éblouissant !

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    On peut ainsi se repasser ces deux CDs en boucle sur sa platine, l’enchantement jubilatoire, loin de s’atténuer, s’approfondit chaque nouvelle fois !

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    Et c’est là pour le mélomane un des incomparables avantages du disque, par rapport au one shot, éblouissant parfois lui aussi, il est vrai, du concert, mais qui n’est plus, ensuite, qu’un souvenir, dont la fragrance avec le temps qui passe nous échappe, impalpable…

    À l’instar, probablement – et toutes proportions gardées : je ne m’illusionne pas… – , de ce qu’est pour l’interprète à son instrument, le défi et la fête – tout à la fois ! – , d’oser se confronter à nouveau, et avec  jouissance, en y revenant, tant au concert qu’à l’enregistrement du disque, à la pièce du compositeur transcrite – tant bien que mal, par lui, un beau jour… – sur la partition originale, transmise depuis jusqu’à celui qui vient la jouer…

    Deux accès, ainsi, en cascades, tant pour l’interprète-musicien qui joue, que pour le mélomane qui assiste et écoute au concert ou au disque, à l’expérience cruciale d’éternité – enthousiasmante et effrayante à la fois : sacrée ! – du compositeur lui-même qui, un beau jour, s’est essayé à composer l’œuvre venant naître peu à peu de son cerveau et sa sensibilité sollicités au travail, et transcrite, ligne à ligne de notes, hic et nunc ce (ou ces) beau(x) jour(s)-là, de ses doigts s’essayant probablement aussi sur un instrument, et se transcrivant, tant bien que mal, à l’envol qu’il s’agissait de saisir et capter, sur le papier, probablement raturé, d’une partition…

    Telle est cette expérience d’enthousiasme que nous offre, à nous mélomanes passionnés, et par successives délégations, ce qui de l’œuvre arrive à nous parvenir, à l’écoute accueillante et réceptive, et nous saisir, nous combler, parfois, en des instants de pure grâce, et, incomparables, d’éternité…

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    Immense merci donc à de tels géniaux interprètes, comme ici Georg Nigl et Alexander Gergelyfi pour Schubert, et Alexandra Preucil et Antoine Tamestit pour Bartok : ils nous transportent, ces moments un peu étendus et intenses d’éternité, dans l’empyrée de la joie que vient offrir, à qui se prête à la recevoir, la pure grâce de quelques chefs d’œuvre – et très divers – de la musique…

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    Ce mercredi 12 août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le génie au sommet d’un interprète : Stéphane Degout dans la partie de baryton de la version pour orchestre de chambre par Arnold Schoenberg (en 1920) du « Chant de la Terre » (1908) de Gustav Mahler…

    Un bien intéressant article intitulé « Un éclair de lucidité » signé par Emmanuel Dupuy en ouverture, page 4 du n° 712 de ce mois de juin 2022 de Diapason,

    et en commentant une tribune du compositeur Raphaël Cendo (né en 1975) parue dans Le Monde du 1er mai dernier,

    fait le constat _ consterné ! _ de l’ »état de mort cérébrale« _ au moins depuis « trois bonnes décennies » ; voire même « à partir des années 1950« … _ de la musique contemporainr française ;

    et « déplore le divorce durable entre la musique d’aujourd’hui et la foule des mélomanes« 

    _ cf le livre si lucide de Karol Beffa « L’Autre XXe siècle musical«  (aux Éditions Buchet-Chastel) ; ainsi que le très éclairant entretien que j’ai eu avec Karol Beffa à propos de ce travail magnifique à la Station Ausone le 25 mars dernier (cf ici sa vidéo) _ ;

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    mélomanes dont la passion de la musique _ ainsi contrariée en sa curiosité et contrainte par pareille impasse de la création contemporaine de la musique française (issue, principalement, de Pierre Boulez : « non pas  Boulez, ce « visionnaire », mais ses « disciples » qui, prisonniers de son influence, en poste dans les institutions, n’ont pas su s’adapter ! Résultat : un immobilisme total de la pensée musicale dans les institutions censées justement l’encourager. (…) Il devient urgent de nous poser la seule question qui vaille : remplissons-nous toujours notre mission, celle de produire des œuvres novatrices, mais qui s’adressent à tous, nous parlent de nous et du présent ? J’en doute« , s’inquiétait le compositeur Raphaël Cendo)… _ s’est trouvée amenée à se tourner vers les répertoires de musique du passé, 

    ainsi que les renouvellements _ désirés, et qui soient passionnément révélateurs à juste titre, forcément, pour ne pas être, sinon, tout simplement vains, comme c’est trop souvent le cas… _ des interprétations de ces œuvres,

    au concert comme au disque…

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    Et voici que le merveilleux Stéphane Degout vient nous enchanter une fois de plus au disque _ après le concert (c’était à Saint-Denis le 2 juillet 2020) _,

    aujourd’hui avec une interprétation proprement géniale de la partie de baryton du « Chant de la Terre » de Gustav Mahler,

    ici dans la version-transcription pour orchestre de chambre qu’en a proposée en 1920 Arnold Schoenberg, et achevée en 1963 par Rainer Riehn…

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    En un extraordinaire (!!!) CD B-Records LBMO42,

    par l’Ensemble Le Balcon, sous la direction de Maxime Pascal ; et avec Kévin Amiel pour la partie de ténor ;

    enregistré en concert à la Basilique de Saint-Denis, lors du Festival de Saint-Denis le 2 juillet 2020.

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    Une interprétation phénoménale de beauté et profondeur…

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    Bravo l’artiste !

    Et merci à la captation de ce concert si inspiré !

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    Ce jeudi 2 juin 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La politique de mise sur le marché de coffrets de disques : un intéressant regard de Maciej Chizynski

    La revue ResMusica a publié le 1er août une très intéressante,

    et très documentée,

    « opinion » de Maciej Chizynski,

    …

    intitulée  Les coffrets de disques : une bénédiction ou pas ?…

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    qui rencontrera, sinon la curiosité des mélomanes,

    du moins celle des discophiles !

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    La voici :

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    Les coffrets de disques : une bénédiction ou pas ?

     

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    De quoi méditer…

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    Ce jeudi 6 août 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le nostalgique et bienvenu « Trésors et raretés d’une radio de légende _ Emissions et voix mythiques » : un double album de Classica consacré à France-Musique

    Le numéro de Classica de cette rentrée de septembre 2019

    nous offre un donble CD

    intitulé Trésors & Raretés de France-Mustque _ Emissions et voix mythiques,

    qui nous donne l’occasion de ré-écouter les voix

    de passionnants passeurs _ radiophoniques _ de musique,

    sur l’antenne de France-Musique :

    …

    Armand Panigel (Bursa, 15 octobre 1920 – Saint-Rémy-de-Provence, 28 décembre 1995), Jacques Bourgeois (1912 – Paris, 30 août 1996), Claude Lehmann et Antoine Goléa (Vienne, 30 août 1906 – Paris, 12 octobre 1980), en l’émission La Tribune des Critiques de disques, en 1975 ;

    Micheline Banzet (18 novembre 1923), en l’émission Trois jours avec…, en 1963 ;

    Pierre Barbizet (Arica, 20 septembre 1922 – Marseille, 18 janvier 1990), en l’émission Les jeunes Français sont musiciens, en 1971 ;

    Claude Maupomé (Talence, ? – 31 mars 2006), en l’émission Le Concert égoïste, en 1975 ;

    Claude Samuel (Paris, 23 juin 1931), en l’émission Mémoire retrouvée, en 1997 ;

    Jacques Merlet (Sainte-Foy-la-Grande, 5 décembre 1931 – Paris, 2 août 2014), en l’émission Le Matin des Musiciens, en 1986 ;

    François Serrette (1927 – Paris, 7 avril 1999), en l’émission Musiciens français témoins de leur temps, en 1970 ;

    Patrick Szersnovicz, en l’émission La Règle du jeu, en 1977 ;

    Pierre Bouteillet (Angers, 22 décembre 1934 – Paris, 10 mars 2017), en l’émission Comme de bien entendu, en 1999.

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    Ces passeurs passionnés et immensément cultivés

    nous manquent beaucoup…

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    J’ai eu l’occasion de rendre hommage sur mon blog

    _ cf mon article du 31 août 2014 :  ; celui du 11 décembre 2015 :  ; ainsi que le podcast de mon entretien-hommage à Jacques Merlet, du 12 décembre 2015, avec Marcel Pérès : Les Muses en dialogue _ hommage à Jacques Merlet… _

    et à Jacques Merlet ;

    et à Claude Maupomé,

    dont le dominical Comment l’entendez-vous ? _ que je n’aurais manqué, sinon pour rien, du moins pour pas grand chose au monde… _ m’a tellement appris à écouter (et partager) la musique…

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    La plupart de ses invités étaient des mélomanes passionnés et compétents ;

    et quand ce n’était pas le cas _ rarement _, cela ne s’entendait que trop…

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    Claude Maupomé,

    Jacques Merlet,

    Micheline Banzet :

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    des Bordelais mélomanes…

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    Ce jeudi 5 septembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa