Étiquette : mélomanes

  • Découvrir Gottfried Finger (c. 1655 – 1730), musicien de Bohème à Londres

    De même

    qu’un récent très beau CD Erlebach (1657 – 1714)

    m’a donné l’occasion de découvrir la musique de son collègue et peut-être ami

    Johann-Philipp Krieger (1649 – 1725),

    …

    de même le récent très beau CD de l’Ensemble La Rêveuse

    consacré à des compositeurs actifs autour de Henry Purcell (1959 – 1695),

    vient de me permettre de m’intéresser à un compositeur venu de Bohème

    dans la Londres brillante de la fin du XVIIème siècle :

    …

    Gottfried Finger (c. 1655 – 1730).

    …

    …

    Et cherchant tout autre chose

    dans un rayon de CDs consacré à des compositeurs dont le nom commence par la lettre F,

    …

    voilà que je tombe sur un CD publié à Prague en 2005 _ mais oui ! _ :

    …

    Gottfried Finger _ Sonata, Balletti scordati, Aria et variations

    …

    par le gambiste tchèque Petr Wagner

    et son Ensemble Tourbillon

    _ le CD Arta FI 0137.

    …

    …

    Comment un CD de si belles musiques

    a-t-il pu dormir tant d’années,

    inaperçu des mélomanes ?…

    …

    …

    Trop d’incuriosité, pas assez d’oreille,

    et un déficit hélas chronique de medias de musique…

    …

    …

    Sur la pochette de ce CD tchèque,

    on peut lire, en anglais, ceci :

    …

    « His music is unlike any other for the viol,

    and, at long last it reveals Finger to be one of the greatest virtuosi of his era« …

    …

    …

    Ce lundi 8 avril 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pour se repérer un peu dans le récent très riche coffret Birgit Nilsson de 31 CDs de Sony

    Afin de se repérer

    un peu

    dans le récent très riche coffret Birgit Nilsson _ the great live recordings de 31 CDs de Sony,

    …

    ce fort bienvenu article de Resmusica, hier,

    sous la plume de Pierre Degott :

    …

    BIRGIT NILSSON EN LIVE, 25 ANS DE SOMMETS LYRIQUES EN UN COFFRET

    …
    …

    …

    « Birgit Nilsson : the great live recordings ».

    …

    Béla Bartók (1881-1945) : Le Château de Barbe-Bleue ;

    Richard Wagner (1813-1883) : Lohengrin, Tristan et Isolde (trois versions), extraits de La Walkyrie, Siegfried, Le Crépuscule des dieux et Tristan et Isolde ;

    Giacomo Puccini (1858-1924) : Turandot ;

    Richard Strauss (1864-1949) : Salomé, Elektra (deux versions), La Femme sans ombre.

    …

    Birgit Nilsson, soprano.

    De multiples solistes dont Théo Adam, Régine Crespin, Dietrich Fischer-Dieskau, Jess Thomas, Leonie Rysanek, Astrid Varnay, Jon Vickers, Wolfgang Windgassen, etc.

    …

    Orchestre symphonique de la radio suédoise, directions : Ferenc Fricsay et Sergiu Celibidache ;

    orchestre du festival de Bayreuth, direction : Hans Knappertsbusch, Eugene Jochum, Wolfgang Sawallisch et Otmar Suitner ;

    orchestre du Metropolitan Opera, direction : Leopold Stokowski, Karl Böhm, Herbert von Karajan ;

    orchestre du Wiener Staatsoper, direction : Karl Böhm ;

    orchestre symphonique de la RAI de Rome, direction : Leonard Bernstein ;

    orchestre national de l’O.R.T.F., direction : Karl Böhm ;

    orchestre de l’Opéra d’État de Bavière, direction : Wolfgang Sawallisch ;

    orchestre philharmonique royal de Stockholm, direction :Stig Rybrant ;

    orchestre de l’Opéra de Sydney, direction : Charles Mackerras.

    …

    31 CD. Sony Classical. 88985392322.

    Enregistré de 1953 à 1976.

    …

    Notice de présentation trilingue (anglais, allemand et français)

    …
    …

    Birgit Nilsson a enchanté la scène lyrique internationale pendant près de trente-cinq ans. Cette compilation de ses plus beaux enregistrements sur le vif _ voilà _ était la meilleure façon de célébrer _ oui _ le centième anniversaire de la naissance de l’immense soprano wagnérienne.

    …

    Ce sont presque vingt-cinq de la carrière de Birgit Nilsson qui sont documentés dans ce formidable coffret, lequel propose des enregistrements sur le vif peu connus de la grande soprano dramatique. Des années de jeunesse suédoises, Sony aura retenu une intéressante version chantée en allemand du Château de Barbe-Bleue de Bartók, qui annonce déjà tout le potentiel d’une voix à la solidité et la fiabilité hors du commun. Les débuts à Bayreuth, qui remontent à l’été 1954 après que Birgit eut fêté ses trente-six ans, permettent de faire entendre une juvénile mais déjà héroïque Elsa de Lohengrin, flanquée des formidables Astrid Varnay, Hermann Uhde et Wolfgang Windgassen ; on reconnaîtra dans le rôle anecdotique du Héraut le tout jeune Dietrich Fischer-Dieskau, partenaire qui sera également une génération ans plus tard un émouvant Barak de La Femme sans ombre. La première Isolde de 1957, dans laquelle la grande Birgit presque quadragénaire était entourée des trois Wolfgang wagnériens de l’époque – Windgassen en Tristan, Sawallisch à la baguette et Wagner à la mise en scène – marque les débuts glorieux de la soprano suédoise dans un rôle où nous la retrouverons à Vienne en 1967 face à l’élégant Jess Thomas, puis à Orange en 1973 aux côtés du Tristan véritablement halluciné de l’immense Jon Vickers. La comparaison des trois versions atteste à la fois la maîtrise absolue des moyens, mais également l’accroissement de l’implication dramatique _ oui _ dans un rôle dont Nilsson était la seule véritable titulaire dans les années 1960 et 1970. On gardera néanmoins une petite préférence pour la célèbre version de Bayreuth de 1966, disponible ailleurs, qui bénéficie également de la direction de Böhm mais qui permet en outre d’entendre l’extraordinaire Brangäne de Christa Ludwig, à l’époque où la grande mezzo rêvait de s’illustrer dans le rôle-titre de l’opéra. Des incarnations de Nilsson en Brünhild, Sony permet d’entendre trois scènes finales du Crépuscule des dieux, enregistrées à près de vingt ans d’intervalle, ainsi que la fin du troisième acte de Siegfried. Pour ce rôle emblématique de la carrière de Nilsson, la pièce de résistance est fournie par la remarquable Walkyrie du Met, dans laquelle Rudolf Bing avait imposé à Karajan une Brünhild dont le chef allemand ne voulait guère ; Régine Crespin, qui avait triomphé dans le rôle à Salzbourg peu de temps avant, retrouve donc à New York la Sieglinde chère à son cœur. De la propre Sieglinde de Nilsson, le coffret propose de larges extraits enregistrés à Bayreuth en 1957 – quelques jours après la première Isolde – face au Siegmund encore ténor de Ramón Vinay. Des rôles straussiens de Nilsson, Elektra fut sans doute le plus mémorable, la perversité adolescente de Salomé ne convenant guère aux grandes sopranos wagnériennes, Gwyneth Jones et Leonie Rysanek incluses. Avec la teinturière de La Femme sans ombre, Nilsson trouva en fin de carrière un nouveau rôle entièrement à sa mesure, autant sur le plan dramatique que vocal.

    …

    Si le coffret ne privilégie pas le versant italien, non négligeable, de la carrière de Birgit Nilsson, ce dernier est néanmoins représenté par ce qui fut pour la grande soprano, avec Isolde et Brünhild, le rôle des rôles : la Turandot de Puccini. De toutes les versions disponibles sur le marché, Sony a choisi celle dirigée par Léopold Stokowski qui propose en prime le partenaire attitré de l’époque, Franco Corelli, juste après ses propres débuts retentissants au Met. À leurs côtés la délicieuse et délicate Liu d’Anna Moffo, elle aussi presque débutante. Soirée de rêve, magnifiée par un orchestre incandescent !

    …

    Si le live a souvent le défaut de mettre à nu les faiblesses des chanteurs, cela est tout le contraire pour Birgit Nilsson, à qui le studio d’enregistrement inspirait souvent une certaine froideur. Sur le vif, la vaillance légendaire de ce pur airain n’est à aucun moment prise en défaut, et si la robustesse de la quinte aiguë laisse l’auditeur pantois, ce dernier se laissera également envelopper par la richesse des nobles phrasés inspirés à la cantatrice par l’urgence et la magie de la représentation _ voilà. Nilsson était l’une des rares sopranos de l’époque à tenir, sans s’époumoner dans les aigus, la tessiture relativement grave de la Léonore de Fidelio. Les fureurs d’Elektra, les émois de Brünhild devant la naïve candeur de Siegmund, le fléchissement de Turandot au troisième de l’opéra face aux ardeurs de Calaf sont autant de moments d’exception qui marqueront à jamais la mémoire de tout amateur d’opéra qui se respecte.

    …

    L’environnement musical est de surcroit de la première qualité de bout en bout, et avec des chefs comme Karajan, Böhm, Jochum, Sawallisch et d’autres, l’auditeur sera à la fête tout au long de cet indispensable coffret. Sans doute en raison de la moindre qualité de son orchestre, Leonard Bernstein n’atteint pas dans Fidelio les sommets qu’il allait atteindre à l’Opéra de Vienne quelques années plus tard. Jochum, en revanche, est suprême dans Lohengrin, et Karajan nous gratifie, avec Crespin, Vickers et Martti Talvela, d’un des plus beaux troisièmes actes de La Walkyrie. Et quand les autres partenaires s’appellent Rysanek, Windgassen, Resnik, Theo Adam, on savoure son bonheur. Un quart de siècle de sommets lyriques en un seul coffret, cela ne se refuse pas _ en effet !

     

    …
    …

    On ne peut que regretter l’absence,

    ces vingt dernières années-ci,

    de guides discographiques sérieux et complets _ je veux dire, bien sûr, assez exhaustifs… _,

    …

    pour aider un peu _ à les parcourir, lire, chercher, fouiller un peu en profondeur et derrière les fagots, au calme chez eux _ les mélomanes curieux et passionnés

    à un peu _ mieux _ se repérer

    de manière à la fois analytique

    _ assez précise et fouillée _

    et synthétique

    _ à titre de quelque chose comme un premier débrousaillage qui soit à la fois relativement fiable ainsi que presque complet…

    …

    …

    Ce mardi 20 novembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le trop méconnu (indépendant et persifleur !) Stradella : sa comédie en musique « Doriclea », sur un livret du prince Flavio Orsini

    Alessandro Stradella

    (Bologne, 3 juillet 1643 – Gênes, 25 février 1682)

    est un très grand compositeur

    de l’époque baroque _ à son moment d’excellence en Italie _,

    …

    à l’œuvre bien trop méconnue de nous aujourd’hui

    _ à peine sait-on de Stradella le caractère tragique de sa vie (de fuites successives)

    et son issue : sous la lame d’un spadassin !

    …

    …

    Sa musique

    est pourtant puissante

    et plus qu’intéressante.

    …

    À preuve,

    …

    l’entreprise discographique du chef italien Andrea De Carlo,

    qui en est aujourd’hui,

    avec cette Doriclea _ un triple CD Arcana A 454 _

    à son cinquième volet : 

    …

    après La Forza delle stelle _ le CD Arcana A 377 _,

    San Giovanni Crisostomo _ le CD Arcana A 389 _,

    Santa Editta _ le CD Arcana A 396 _,

    et Santa Pelagia _ le CD Arcana A 431 _,

    …

    voici donc ce jour

    cette comédie romaine

    à destination de la fastueuse cour des Orsini _ dans les années 1670 _,

    …

    Doriclea,

    en 3 CDs :

    …

    ce copieux coffret de 3 CDs Arcana A 454 _ de 188 minutes.

    …

    …

    Le registre de la comédie chantée de l’ère baroque

    n’est jusqu’ici pas très couru,

    pas plus au concert, qu’au disque.

    …

    …

    Cette réalisation-ci par Andrea De Carlo,

    à la tête de son orchestre Il Pomo d’Or,

    et avec six _ très bons _ chanteurs :

    …

    Emöke Baráth, soprano,

    Giuseppina Bridelli, , mezzo-soprano,

    Xavier Sabata, contreténor,

    Gabriella Martelacci, contralto,

    Luca Cervoni, ténor,

    et Riccardo Novaro, baryton,

    …

    tient parfaitement la route,

    …

    et nous révèle de la meilleure des façons

    _ et sans baisse d’intensité le long de ces trois heures de musique _

    ce pan méconnu du répertoire…

    …

    …

    De quoi satisfaire la curiosité un peu pointue des mélomanes…

    …

    …

    S’y découvre un Stradella d’esprit indépendant

    et persifleur.

    …

    …

    Ce vendredi 16 novembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Comment bien jouer la musique : sur le « Duphly » d’Elisabeth Joyé…

    Pour prolonger un peu la réflexion sur le « jeu » d’interprétation « réussi » de la musique (d’un « compositeur« -auteur d’une œuvre…),

    ce petit échange amical _ « sur le vif » ; et sans rien de « personnel« … _ de correspondance avec Elisabeth Joyé,

    dont le _ merveilleux ! _ CD « Pièces de clavecin » de Jacques Duphly (CD Alpha 150) vient de paraître le 3 juillet, en début de « vacances d’été » :

    …

    à titre de (modestes) « témoignages » (vivants) sur ce que peut être « interpréter«  pour l’artiste-interprète musicien

    et « écouter«  pour l’« amateur« – mélomane…
    …

    D’abord, un petit simple message d’envoi de l’article « L’enchantement du CD “Duphly” d’Elisabeth Joyé : une entrée “de rêve” dans le classicisisme musical français du XVIIIème siècle ! » :

    …

    De :   Titus Curiosus

    Objet : Bravo !
    Date : 15 juillet 2009 17:34:19 HAEC
    À :   Elisabeth Joyé

    …

    Voici mon article sur ton « bijou » :
    l’entrée parfaite (!) pour « découvrir » la musique française du XVIIIème…

    « L’enchantement du CD “Duphly” d’Elisabeth Joyé : une entrée “de rêve” dans le classicisisme musical français du XVIIIème siècle ! »

    Titus
    qui en redemande des comme celui-là !!!

    …

    La réponse de l’artiste :

    …

    De :   Elisabeth Joyé

    Date : 19 juillet 2009 11:49:58 HAEC
    À :   Titus Curiosus

    …

    cher Titus,

    Je suis vraiment touchée que tu aies aimé mon Duphly. Moi, je n’arrive plus à
    l’écouter !..

    …
    Je joue Duphly le 5 Septembre à Paris pour créer un peu un événement autour de
    cette sortie. Ça me ferait plaisir si tu pouvais être là.
    …
    A bientôt, je t’embrasse Elisabeth

    …

    Ma réponse,

    sur le « mécontentement » (voire les « doutes« …)  a posteriori de l’artiste envers ce que « conserve » le CD :

    …

    De :   Titus Curiosus

    Objet : Ne plus arriver à l’écouter !
    Date : 19 juillet 2009 12:37:52 HAEC
    À :   Elisabeth Joyé

    …

    Bien sûr : tu es la mieux placée pour en juger…
    …
    Cependant, comme déjà tout cela,

    dans la délicatesse de ses infinies inflexions,
    coule de source, je veux dire sans à-coups autres que ceux que semble suggérer la musique même (en son jaillissement « de source » !..) de Duphly !..
    …
    Mais nous savons tous qu’un enregistrement n’est qu’une « saisie«  (= une « prise« ) à un instant « T« 
    de ce qui jaillit de l’écriture notée (pour toujours : sauf quand l’écriture, elle-même, est « reprise » : ce qui advient aussi !) du créateur ; d’autant
    que l’interprétation (à donner ; à « créer« , elle aussi…) déborde aussi très largement la notation elle-même,
    à une époque où celle-ci se précise de plus en plus
    _ la musique tant, alors, diffusée pour se vendre (de plus en plus) en partitions : pour des « amateurs » qui vont l’interpréter « à la maison »  _ ou aux concerts publics : qui débutent ; le « Concert Spirituel« , aux Tuileries, est créé en 1725, il me semble me souvenir… _,
    même si en France je suppose
    qu’on (le compositeur) fait davantage qu’ailleurs confiance au goût (de l’interprète _ pas un vulgaire exécutant mécanique, ni simplement un « déchiffreur » !.. cf cependant les « inquiétudes » à ce sujet, déjà, d’un François Couperin, à propos des « ornements«  (nécessaires !) laissés (un peu trop ?) au goût de l’interprète… _)

    …

    Duphly doit être, il faudrait le vérifier, le contemporain de Carl-Philipp-Emanuel Bach :
    1715-1789, pour Duphly ;
    1714- 1788, pour CPE Bach : je n’ai pas fait exprès !
    Je veux dire l’auteur de l’ »Essai sur l’art de jouer les instruments à clavier« , en 1753  _ en français, aux Éditions Jean-Claude Lattès en 1979 _ : je viens de le rechercher en ma bibliothèque _ qui commence donc à traiter, sur le papier, des « inquiétudes«  de l’« interprétation«  (de « connaisseurs«  et d’« amateurs« ) !!!… : « probablement le plus important traité pratique sur la musique écrit au 18e siècle ». C’est, à un moment d’essor considérable de la diffusion (commerciale) de la musique auprès d’un « public«  d’« interprètes«  de plus en plus large, une sorte de « guide » un peu détaillé et affiné, concernant « le doigté, l’ornementation, l’æsthétique, l’accompagnement et l’improvisation« . Et déjà en 1780, ce « guide » sur « l’art _ et non une simple « technique« …  _ de jouer«  avait atteint sa troisième édition…
    …
    D’où l’importance de la transmission (professorale…) de tout cela : c’est aussi l’œuvre d’une vie…
    Et j’en sais aussi un peu quelque chose en mon propre enseignement,

    même si ce n’est pas « de musique« …
    Ce n’est jamais pareil ; et on s’améliore (même si c’est toujours périlleux) : du moins jusqu’ici !.. Il faut aussi transmettre, à la fois, et la palette des nuances, et l’élan _ en se jetant à l’eau : et c’est aussi comme ça qu’on apprend à nager et faire du vélo !..

    …

    Donc, ne pas trop s’inquiéter du caractère « figé« _ dans la cire, la gravure, le sillon du CD, le marbre _ de l’enregistrement en sa « prise« , en quelques heures d’avril 2008 (en ce beau lieu _ inspirant ! sans nul doute _ d’Assas)…
    Cette « prise« -là (discographique) est déjà « pas mal » du tout !!!
    Elle coule fort bien de source,
    dans le feu d’artifice du jeu de toutes ses inflexions…

    …
    Le son du clavecin me paraît y être aussi pour un peu quelque chose :
    même s’il revient à l’interprète de le faire « sonner » au mieux…

    …
    En tout cas, j’aime infiniment la « gravité » ludique sans lourdeur aucune (de la musique de ce CD « Duphly« ),
    c’est du moins ainsi que je la ressens et qu’elle me touche…

    …
    Bravo…
    …
    Pour le 5 septembre, pourquoi pas ?
    Cela peut se faire…
    …
    J’ai dit de vive voix (au téléphone) toute ma joie de ce CD à Jean-Paul _ Combet : le patron d’Alpha _ ;
    puis je lui ai adressé mon article.
    Mais je ne l’ai pas eu au bout du fil depuis…

    …
    Voilà.
    Et je le réécoute beaucoup, ce CD : il me réjouit chaque fois sans m’en lasser du tout ! et même chaque fois davantage ! en découvrant encore des nuances moins repérées à l’oreille et l’esprit jusqu’alors…

    …

    Une très belle sérénité dans l’élan…
    …
    Voilà, voilà !
    …
    Je t’embrasse,
    …
    Titus
    …

    Et la réponse un peu rassérénée de l’interprète toujours inquiète (cf sa belle photo à un volet de porte du château d’Assas !) :

    …

    De :   Elisabeth Joyé

    Date : 20 juillet 2009 16:49:43 HAEC
    À :   Titus Curiosus

    …

    Merci encore cher Francis pour ta réponse si rapide.
    Tout ce que tu dis correspond très bien à ce que je sens de cette musique et de
    beaucoup d’autres musiques.

    …

    C’est vrai que je cherche toujours quelque chose qui
    parle, qui soit clair et simple avec un bon rythme. Et je crois que ça s’entend.
    …

    A part le tien, je n’ai pour l’instant aucun autre article écrit _ en juillet, les journalistes sont « aux champs«  : il faudra vraisemblablement attendre la « rentrée« …

    …

    J’espère qu’ils
    seront aussi gentils que toi !
    …
    Je t’embrasse Elisabeth

    …

    Voilà un des secrets de la musique française : de Louis Couperin (ca 1626-1661) à Jacques Duphly (1715-1789), Armand-Louis Couperin (1727-1789 : aussi…) et Claude-Bénigne Balbastre (1724-1799) ;

    mais aussi pour Fauré et Debussy et Ravel et Poulenc…

    …

    Un CD « Pièces de clavecin » de Jacques Duphly (CD Alpha 150)

    aux sources des jaillissants beaux secrets tranquilles, sans effets déclarés, de cette merveilleuse musique

    _ qui fait aussi, en plus (et tout à fait comme son exact contemporain Chardin en peinture !), beaucoup de bien (à l’âme !)…

    …

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Sim%C3%A9on_Chardinhttp://www.musees.angers.fr/accueil/oeuvres-choisies/musee-des-beaux-arts/chardin-peches-et-prunes/http://himmelweg.blog.lemonde.fr/category/linvisible/

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    Titus Curiosus, ce 20 juillet 2009