Étiquette : modernité

  • Le moderne (audacieux et génial expérimentateur) du Beethoven des Variations Diabelli Op. 120, par le superbe Cédric Tiberghien, en anticipation (et avec quelques pièces aussi) de György Ligeti et György Kurtag en un double magistral CD « Variation(s) – Beethoven – Ligeti – Kurtag » : un double CD parfaitement ouvert et absolument jouissif, une fête…

    C’est un « moderne » (en audacieux et absolument génial expérimentateur) du Beethoven (1770 – 1826) des Variations Diabelli Op. 120 – d’entre 1819 et 1823  – , que vient nous offrir le superbe Cédric Tiberghien, en anticipation (et avec quelques pièces aussi) de György Ligeti (1923 – 2006) et György Kurtag (1926) en son double – magistral – CD Harmonia Mundi HMM 902 437.38 « Variation(s) – Beethoven – Ligeti – Kurtag » – enregistré à Poitiers au mois de février 2024…

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    Sur ce passionnant CD de Cédric Tiberghien,

    on pourra jeter un coup d’œil à l’article « Last but not least » de Jean-Charles Hoffelé en date d’avant-hier mercredi 22 juillet :

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    LAST BUT NOT LEAST

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    Il fallait bien qu’il y vint, la conclusion du voyage – soit le volume 3 pour Harmonia Mundi de ces diverses Variations pour piano seul de Beethoven – ne pouvait être que ces Diabelli qui sont des variations – joliment – oublieuses du thème et comme un immense collage – ouvert – de « bagatelles » – voilà, voilà ! Le plus libre, le plus impertinent – oui ! – du piano de Beethoven, qui même ose ratiociner, tant auront sauté sur l’occasion pour lâcher bride, Alfred Brendel lui-même dans un live pour la BBC, ne se ressemblant si peu pour ceux seuls qui ne le connaissent pas vraiment – la phrase aurait tout de même mérité d’être reprise et améliorée à la relecture…

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    Cédric Tiberghien prend le contre-pied – de quoi? de qui ? – , d’abord il n’est pas au concert, son parcours dans les Variations (en attendant, qui sait ?, un second dans les Sonates…) aura muri au studio et pour le disque, manière de poser le regard pour aller plus au-delà des humeurs, des foucades : ses Diabelli sont construites, et parfois hautaines comme le furent celles de Maurizio Pollini, et jusqu’à l’abrupt, jusqu’au retrait aussi, simplement de la musique d’altitude et qui, comme telle, voit loin – vers le futur.

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    Dans le débraillement des humeurs, dans les clairons impertinents où passe même Leporello, Cédric Tiberghien tend une ligne, poursuit cette écriture qui se radicalise, ces harmonies qui se désharmonisent – oui, oui – , montre Beethoven moderne – nous y voici ! – , de quoi rendre – très – proches les réinventions – oui – de György Ligeti, autre manière de tordre un objet pour en tirer une langue neuve – mais c’est là une manière de faire analogue à toutes les dernières oeuvres de Beethoven : le Sonates, les Quatuors : sublimissimes tous et chacun ; d’un Beethoven libéré, débridé… Et pour l’improvisation, l’humeur, qui restent consubstantielles du discours, mais pas fondatrices, les brefs admirables pris dans – l’admirable cahier, qui se poursuit… –  Játékok de György Kurtág, et surtout Une fleur pour Márta – son épouse (1927 – 2019) – , qui fut une interprète majeure des Diabelli, font d’autres – passionnantes et justissimes – mises en regard – oui.

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    Vous n’oublierez pas d’herboriser dans les autres cahiers de Variations – de ce double CD-ci – , superbement enlevés, où Beethoven met du sel – corrosif – abrasif – explosif – sur les thèmes de quelques contemporains, son piano s’y renforçant en inventions – voilà, voilà – , mais commencez par la fin, les Diabelli, œuvre ouverte – à l’infini, comme le sont les Jaketok de Kurtag – , le plus moderne – et libéré – du piano de Beethoven, refusant justement la clôture – tout à fait, et en jouant ad libitum…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Ludwig van Beethoven(1770-1827)

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    Complete Variations for Piano, Vol. 3
    6 Variations sur un chant suisse en fa majeur, WoO 64
    8 Variations sur « Une fièvre brûlante » en ut majeur, WoO 72
    12 Variations sur une danse russe en la majeur, WoO 71
    10 Variations sur « La stessa, la stessissima » en si bémol majeur, WoO 73
    13 Variations sur « Es war einmal ein alter Mann » en la majeur, WoO 66
    33 Variations sur une valse de Diabelli en ut majeur, Op. 120

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    György Ligeti (1923-2006)

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    Musica ricercata

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    György Kurtág (né en 1926)

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    Játékok, Cahier I (extraits : Nos. 6, 34, 61, 75)
    Játékok, Cahier V (extraits : Nos. 9, 18)
    Játékok, Cahier VII (extrait : No. 14. Une fleur pour Márta)

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    Cédric Tiberghien, piano

    Un album de 2 CD du label harmonia mundi HMM 902437.38
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    Photo à la une : le pianiste Cédric Tiberghien –
    Photo : © Benjamin Ealovega

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    Un double CD ouvert et jouissif… Une fête !!!

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    Ce vendredi 24 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Comment réaliser un bel hommage à Ravel qui soit aussi assez original : l’exemple à relever du CD « Bertrand Chamayou – Ravel fragments », en son regard renouvelé sur sa modernité…

    Comment réaliser un hommage à Ravel qui soit assez original ?..

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    Un excellent exemple à relever est celui du très intéressant CD Erato 5021732601230 « Bertrand Chamayou – Ravel fragments«  – enregistré aux Studios Miraval du 19 au 21 décembre dernier (2014) – ; que j’ai commencé à effleurer en appendice – « Autre ravelienne chose, mais musicale et discographique celle-là…« , écrivais-je alors – à mon article en date du 7 mars dernier « De nouvelles pistes de recherche à propos des rapports de Maurice Ravel et les Gaudin, amis (Marie) comme cousins (Magdeleine, Edouard, etc.)…« …

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    Et l’article bien détaillé de Jean Lacroix intitulé « Bertrand Chamayou célèbre les 150 ans de Ravel par un hommage kaléidoscopique » paru le 19 mars dernier sur le site de Cescendo Magazine, m’en fournit une très bonne occasion :

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    Bertrand Chamayou célèbre les 150 ans de Ravel par un hommage kaléidoscopique 

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    LE 19 MARS 2025 par Jean Lacroix
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    Fragments. Maurice Ravel (1875-1937) : Extraits de Daphnis et Chloé, La Valse, transcriptions de Maurice Ravel ; Trois Beaux Oiseaux du paradis, Chanson de la mariée, Pièce en forme de habanera, transcriptions de Bertrand Chamayou. Joaquín Nin (1879-1949) : Mensaje a Ravel. Salvatore Sciarrino (°1947) : De la nuit. Alexandre Tansman (1897-1986) : Prélude n° 5 (Hommage à Maurice Ravel). Frédéric Durieux (°1969) : Pour tous ceux qui tombent (Hommage à Maurice Ravel). Ricardo Viñes (1875-1943) : Menuet spectral (à la mémoire de Maurice Ravel). Xavier Montsalvatge (1912-2002) : Elegia a Maurice Ravel. Betsy Jolas (°1926) : Signets (Hommage à Ravel). Arthur Honegger (1892-1955) : Hommage à Ravel, extrait des 3 Pièces. Bertrand Chamayou, piano. 2024. Notice en français, en anglais et en allemand. 61’ 17’’. Érato 5021732601230.

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    Bertrand Chamayou a travaillé au Conservatoire de Paris avec Jean-François Heisser, un élève de Vlado Perlemuter, qui fut proche de Ravel. Il y a une dizaine d’années, il signait, déjà pour Érato, une – excellente – intégrale de la musique pour piano seul de Maurice Ravel, dont on avait aimé, entre autres qualités, la maîtrise technique, la lisibilité et le souci des détails. Dans la notice qu’il signe lui-même – aujourdhui -, Chamayou précise qu’il avait alors laissé de côté l’un ou l’autre inédit, des travaux d’étudiant et des pages de jeunesse, ainsi que des transcriptions de la main du compositeur. Sous le titre Fragments, qui évoque la brièveté, il réunit ici des pages adaptées par Ravel, d’autres qu’il a arrangées lui-même, ainsi qu’un florilège d’hommages par huit compositeurs, du temps de Ravel jusqu’à notre époque. Tout cela forme un kaléidoscope riche et original que Chamayou domine avec facilité et un sens affirmé des différents climats – en effet. On y retrouve – oui – les qualités énoncées pour caractériser l’intégrale de 2015.

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    Transcrits par Ravel lui-même, Chamayou propose plusieurs moments issus de Daphnis et Chloé. On retrouve les sensations presque picturales de l’œuvre symphonique, avec son lyrisme sensuel, sa dimension mystérieusement raffinée et cette ivresse qui naît de la mise en évidence de la lumière et de l’esthétique liée aux rythmes. Le pianiste y insuffle une vie intense, qu’il porte à son comble – voilà ! voilà ! probablement l’acmé de cet hommage-ci… – dans La Valse – cf ce que j’en disais (et surtout donnais à écouter) en ajout terminal à mon propre article du 7 mars dernier « De nouvelles pistes de recherche à propos des rapports de Maurice Ravel et les Gaudin, amis (Marie) comme cousins (Magdeleine, Edouard, etc.)… » : « Ecoutez donc ici le podcast (de 12′ 58) de cette un peu anguleuse – ici – « Valse », notamment – ça dépote !! « … -, version solo impressionnante et envoûtante – oui – de virtuosité – et de modernité, aussi, qui en renouvelle, et de façon très bienvenue, l’approche… _ , à la sonorité généreuse, mêlée à un parfum d’irréalité qui lui confère une aura où la tension est permanente. Chamayou apporte sa propre contribution en transcrivant des mélodies : les Trois beaux oiseaux du paradis, tirés des 3 Chansons de 1915, écrites en temps de guerre, la Chanson de la mariée, l’une des 5 Mélodies populaires grecques de 1904/06, et l’obsédante Pièce en forme de habanera de 1907. Ce sont de petites pièces suggestives et expressives, jouées avec un raffinement sans ostentation.

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    L’idée d’intercaler, entre les pièces ravéliennes, une série d’hommages à lui adressés par d’autres compositeurs, au fil des années, est ingénieuse. Nous faisons nôtres les termes utilisés par Chamayou pour caractériser les accents hispaniques du Mensaje de Joaquín Nin, la douceur énigmatique de l’Elegia de Xavier Montsalvatge, le néo-classicisme lumineux d’Arthur Honegger, ou les cloches envoûtantes d’Alexandre Tansman. – un compositeur que personnellement j’aime beaucoup. Il s’agit, à chaque fois, de brefs morceaux dont l’entrelacement avec les pages ravéliennes crée un climat de complicité, qui trouve, dans le Menuet spectral de 1938 de Ricardo Viñes, proche du compositeur, l’émotion la plus profonde suscitée par la disparition de son ami.

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    Une belle place est réservée aussi à des pages plus contemporaines – accentuant par là une certaine modernité de Ravel, et qui, sans nul doute, lui aurat plue. Elles sont signées Betsy Jolas, qui utilise dans Signets des motifs de la fantasmagorie de Gaspard de la nuit, ou Frédéric Durieux, qui a étudié avec Betsy Jolas et Ivo Malec, et livre en 1997, dans Pour tous ceux qui tombent, un message au climat glacial et blafard – oui – qui fait allusion au Gibet. De son côté, le Sicilien autodidacte Salvatore Sciarrino offre, en 1971, un impressionnant collage de plus de six minutes qui, comme l’explique Chamayou, met bout à bout des bribes d’« Ondine » et de « Scarbo », se jouant de notre mémoire et nous donnant l’impression d’une hallucination.

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    Ce programme original et inédit, conçu avec imagination, est joué par Chamayou avec une fluidité – oui – que l’on trouvait déjà dans son intégrale, à savoir une dimension pointilliste, mêlée à une clarté des lignes – un trait éminemment ravelien ! – et un souci des détails. Une belle manière de saluer cette année dédiée au souvenir de Ravel.

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    Son : 9    Notice : 9    Répertoire : 10    Interprétation : 10

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    Jean Lacroix

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    Un bel hommage ravelien, qui séduit,

    et nous aide aussi, de façon très intéressante, à porter nous-même un autre regard, un peu de biais, sur le génie même, à la fois singulier, mais aussi très français, de Ravel, dans la ligne de son sublime « Tombeau de Couperin« – même si Bertrand Chamayou, en cet hommage, prend plutôt l’angle de son « Gaspard de la nuit« …

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    Ce dimanche 23 mars 2025, Titus Curiosus – Franncis Lippa

  • A propos de la pandémie du trash : à Cannes aussi, la contagion bien-pensante des perversions du nihilisme chic sadomasochiste…

    L’attribution, hier soir, de la Palme d’or du Festival de Cannes 2021 au sinistre film trash Titane,

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    me rappelle une triste remarque, en note, de mon article du 26 novembre 2010 Dialogue sur le penser des Arts : lire le « Philosophie de l’art » de Fabienne Brugère et Julia Peker, ou comment apprendre des avènements progressifs des Arts, aujourd’hui :

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    « pour ma part, je résiste tout de même quelque peu, comme cela peut se soupçonner discrètement à l’audition de notre conversation, à la coloration quasi trash de ce penchant (surtout quand on l’applique aux Arts), dans lequel, et toujours pour mon humble part, je verrais comme les vestiges d’une sorte d’imprégnation, même up to date (ainsi appliquée aux Arts _ ou à la Culture, sinon à la Civilisation ! _, tout spécialement : vers un trash chic !!!) du masochisme nihiliste (mortifère !) contemporain, contre lequel Nietzsche, en son Zarathoustra (un livre pour tous et pour personne, le sous-titrait-il, plus que jamais intempestivement actuel !!!), par exemple,

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    contre lequel Nietzsche

    appelait à un vigoureux sursaut

    (de vie !) :

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    « Encore un siècle de lecteurs, et l’esprit va se mettre à puer« , diagnostiquait-il en sa lucidité magnifique !

    en un chapitre capitalissime de ce Zarathoustra : « Lire et écrire« …

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    On aperçoit alors où peut mener la dérive hors de l’enthousiasme du « spectateur« dé-passionné !..« …

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    Il est vrai que le cinéma est de plus en plus exclusivement une industrie et un commerce,

    qui formate des produits à destination de publics payants préalablement ciblés et calculés…

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    Ce dimanche 18 juillet 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le devenir des représentations modernes de Dionysos : les points de vue de Nietzsche et de Claude Lévi-Strauss…

    La très remarquable (et passionnante) exposition Boire avec les Dieux actuellement visible à la Cité du Vin, à Bordeaux, continue de me travailler ;

    et me fait m’interroger sur le devenir moderne des représentations de Dionysos,

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    à l’exemple, tout d’abord, du Dionysos de Nietzsche

    _ Nietzsche : lecteur très assidu (et assez averti) de tout ce qui nous était jusqu’alors demeuré de l’antiquité gréco-latine…

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    J’ai bien noté la très grande diversité des figurations plastiques ou iconographiques de Dionysos-Bacchus

    dans la passionnante collection des œuvres rassemblées et présentées dans cette magnifique très riche _ bravo ! _ exposition.

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    Le plus souvent,

    ce qui permet d’identifier la figure de Dionysos, au travers de ces souvent très dissemblantes figurations,

    ce sont les emblèmes réitérés qui l’accompagnent,

    et qui nous assurent de la permanence dans le temps _ historique _ comme dans l’espace _ géographique _ de son identité unique _ ou du moins continuée...

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    Le rapport aux forces de la vie, de la joie, ou du plaisir, constitue un lien unificateur puissant de ces diverses figurations de ce mystérieux Dionysos, fils de Zeus et de Sémélé…

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    Voilà qui donne bien à penser…

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    Et je songe ici à la lecture qu’en aurait faite cet immense _ infatigable _ relieur de mythes qu’était Claude Lévi-Strauss…

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    Ce samedi 17 juillet 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa