Étiquette : Mozart

  • Ecouter davantage le merveilleux jeu de piano virtuose sans narcissisme aucun de Sergei Babayan…

    Pour prolonger le plaisir du merveilleux jeu de piano de Sergei Babayan dont témoignaient les 15 et 17 juin derniers mes articles «  » et «  » à propos du prodigieux double CD, avec Daniil Trifonov, « Rachmaninoff for two » (Deutsche Grammophon 486 4805,

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    voici que le CD n°6 du coffret de 6 CDs Avanti Classic « Rendez-vous avec Martha  Argerich Volume 2 » 5414706 10632 comporte aux plages 4 à 7 une magnifique interprétation, toute de renversante douceur et plénitude heureuse, de la « Petite Suite » L.65 pour 2 pianos de Claude Debussy par Sergei Babayan et Evgeni Bozhanov _ je n’ai hélas pas pu en dénicher de podcast, ni de vidéo _, suivie de la « Danse espagnole n°5 » d’Enrique Granados arrangée par Fritz Kreisler, et de « Schön Rosmarin » de Fritz Kreisler, cette fois par Geza Hosszu-Legocky au violon et Sergei Babayan au piano.

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    Deux interprétations superbes !!!

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    Et en cherchant bien aussi parmi les coffrets de ma discothèque personnelle concernant toujours Martha Argerich et d’autres musiciens de ses amis,

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    j’ai déniché encore une interprétation _ mais un poil trop rapide et péremptoire à mon goût : Mozart réclame davantage de douceur et tendresse… _ de la « Sonate pour deux pianos » K. 448 (375a) de Mozart, par Sergei Babayan et Martha Argerich _ en voici une vidéo (d’une durée de 28′ 54) _,

    présente à la fois dans le CD n°2 du coffret Warner Classics de 22 CDs 0190295948979 « Martha Argerich. The Lugano Recordings. Legendary Live Performances« ,

    et dans le CD n°1 du coffret Warner Classics de 3 CDs 0190295831653 « Martha Argerich & Friends. Live from Lugano 2016« … 

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    Comment ai-je donc pu ignorer si longtemps le génie du toucher pianistique de Sergei Babayan ?..

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    À suivre.

    Forcément à suivre…

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    Ce dimanche 15 septembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Une curiosité Cimarosa (1749 – 1801) : la farce musicale en un acte « L’Impresario in angustie » (Naples 1786), en un CD Brilliant paru en 2018…

    Le CD Brilliant 95746 « L’Impresario in angustie » par l’Orchestra Bruno Maderna di Forli sous la direction d’Aldo Salvagno _ enregistré à Milan en avril 2017 _ fait partie de mes trouvailles de soldes de CDs de cet été 2024…

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    Domenico Cimarosa (Aversa, 17 décembre 1749 – Venise, 11 janvier 1801) n’est guère aujourd’hui davantage qu’un nom d’un compositeur un temps à la mode, surtout en Italie, dont ont pu assister à quelqu’une de représentations des œuvres un Gœthe ou un Stendhal, qui en ont témoigné _ mais ceux-ci étaient-ils vraiment mélomanes ?..

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    Ainsi « L’Impresario in angustie« , une farce d’opéra en un acte, créée au Teatro Nuovo, à Naples, en 1786 _ dans l’esprit de « Il Teatro alla moda« , ce désopilant pamphlet paru anonyme à Venise en 1720, de Benedetto Marcello (1686 – 1739)…

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    Voici une brève vidéo (de 5′ 02) de son air d’entrée « Vè che matta, maledetta !« , interprété ici, en 2015, par Lea Desandré et les Arts florissants, pour le Jardin des Voix… 

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    Une agréable curiosité _ assez loin toutefois des fruits du génie enchanteur d’un Vivaldi (1678 – 1741), un Mozart (1756 – 1791) ou un Rossini (1792 – 1868), qui transcendent, eux, de manière toujours éblouissante pour nous, leur époque de création…

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    Ce lundi 9 septembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et l’achèvement de la sublime intégrale des Concertos pour piano de Mozart du magnifique Robert Levin avec, en l’ultime admirable CD, les Concertos n°25 K. 503 et n° 27 K. 595 (+ un merveilleux « Ch’io mi scordi di te ? » avec Louise Alder) avec l’Academy of Ancient Music, sous la direction, cette fois, de Richard Eggar : un CD admirable, vraiment…

    Et pour clôturer en beauté la sublime intégrale des 27 Concertos pour piano de Mozart du magnifique claviériste Robert Levin, avec, cette fois, les ultimes Concertos n°25 K. 503 et n° 27 K. 595 (+ un merveilleux « Ch’io mi scordi di te ? » K. 505 avec Louise Alder _ écoutez-le ici… _) avec l’Academy of Ancient Music, sous la direction, cette fois-ci, de Richard Eggar,

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    voici un somptueux radieux CD AMM 045  »Piano Concertos N° 25 & 27 » _ écoutez-en ici le podcast…

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    Avec ce justissime commentaire de Jean-Charles Hoffelé, en date du 22 août dernier, intitulé « Claviers d’épices » :

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    CLAVIERS D’ÉPICES

    Mazette !, pour le Concerto en fa majeur (K. 242), trois claviers différents. Robert Levin quitte son pianoforte pour un admirable tangentenflügel, laissant le pianoforte à Ya-Fei Chuang _ son épouse _, Laurence Cummings se chargeant du clavecin. Evidemment vous n’aurez jamais entendu cet opus malaimé, où trois pianos égaux souvent ratiocinent, avec autant de variétés d’accents, une telle palette de couleurs, des timbres si joueurs.

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    Pur plaisir qui s’ébroue dans un grand soleil, le même qui darde ses rayons sur les deux autres concertos où Robert Levin garde les deux claviers versicolores de son splendide tangentenflügel, une copie d’un instrument de 1794 (Spath & Schmahl) signée par Chris Maene : le giocoso du jeune Mozart s’incarne dans les teintes vives, les sons alertes de cette belle caisse.

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    Giocoso, et même jusqu’au démonstratif, le Concerto en ut majeur (K. 503) _ le n° 25 _ où Robert Levin retrouve son cher Anton Walter le sera, animé comme une folle journée, porté par un ton de grand divertissement où le soliste s’amuse dans des babilles d’ornement. Fabuleux _ oui ! _, et lorsque qu’une pincée de nostalgie _ comme souvent, sinon toujours, chez Mozart : juste une pincée, et sans atermoiements.. _ s’invite dans ce giocoso pour l’ultime concerto, ce Vingt-septième que les ânes croient faible, quelle émotion ! _ absolument !

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    Dans l’orchestre séraphique menée subtilement par Richard Egarr, Robert Levin déploie un chant tenu, mesure les ornements, clavier un rien crépusculaire qu’annonçait déjà Non temer, amato bene où Louise Alder, après les déchirements de Ch’io mi scordi di te ?, laissait assombrir de tristesse le lait _ oui, miellé… _  de sa voix.

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    Admirable _ mais oui, et il faut le clamer très haut !!! _nouveau volume, et peut-être ultime, mais l’Academy affichant dans les livrets les visuels des huit disques jadis enregistrés pour L’Oiseau-Lyre avec Christopher Hogwood, les reprendra-t-elle ? Question à ce jour non répondue.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Wolfgang Amadeus Mozart(1756-1791)

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    Les Concertos pour clavier, Vol. 11

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    Concerto pour 2 pianos et
    orchestre [No. 7] en fa majeur, K. 242

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    Mouvement de concerto pour piano, violon et orchestre en ré majeur, K. Anh. 56/315f

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    Concerto pour 2 pianos et orchestre [No. 10] en mi bémol majeur,
    K. 365/316a

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    Robert Levin, pianoforte I
    Ya-Fei Chuang, pianoforte II
    Bojan Čičić, violon

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    Academy of Ancient Music
    Laurence Cummings, direction, clavecin

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    Un album du label Academy of Ancient Music AAM044
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    Wolfgang Amadeus Mozart(1756-1791)

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    Les Concertos pour clavier, Vol. 13

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    Concerto pour piano et
    orchestre No. 25 en ut majeur, K. 503

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    Ch’io mi scordi di te? …
    Non temer, amato bene,
    K. 505

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    Concerto pour piano et orchestre No. 27 en si bémol majeur, K. 595

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    Robert Levin, pianoforte
    Louise Alder, soprano

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    Academy of Ancient Music
    Richard Egarr, direction
    Un album du label Academy of Ancient Music AAM045
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    Photo à la une : le pianofortiste Robert Levin – Photo : © DRRobe

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    Un sommet d’interprétation

    pour quelques-uns des sommets de l’œuvre mozartien…

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    N’hésitez pas à vous laisser réjouir !!!

    Robert Levin _ cf mon article «  » du 22 septembre 2022 _ est un interprète de toute confiance !

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    Ce dimanche 1er septembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La magie de Frans Brüggen dans l’empyrée du souffle (suite) : pas d’enregistrements d’opéras pour son « Orchestra of the Eighteenth Century », mais seulement de magistrales « Suites orchestrales » extraites d’opéras de Rameau, et de bouleversants « Arias » avec orchestre, virtuoses, de Mozart…

    Et ce petit matin du samedi 3 août 2024 :

    une brève notule en simple complément à mon article d’hier «  »  :

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    Et à nouveau à la différence de ses collègues Gustav Leonardt et Nikolaus Harnoncourt,

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    Frans Brüggen à la tête de son brillantissime « Orchestra of the Eighteenth Century » a délibérément choisi de ne pas diriger au concert, ni enregistrer au disque, d’opéras,

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    mais de se cantonner _ et avec quel bonheur absolu d’interprétation ! _ à rien que des « Suites orchestrales » extraites de ces stupéfiants _ dèjà pour l’époque de leur création ! Les instrumentistes de l’orchestre, bousculés en leur pratique, ont maintes fois rechigné aux audaces de Rameau, et l’ont même à plusieurs reprises contraint à reculer à ces audaces instrumentales qui les choquaient lors des performance suivantes de ces opéras ; ces regimbades attestées sont bien connues… _ opéras de Rameau _ « Les Indes Galantes » (1735), « Castor et Pollux » (1737), « Dardanus » (1739), « Les Fêtes d’Hébé » (1739), « Naïs » (1749), « Zoroastre » (1749), « Acanthe et Céphise » (1751) et « Les Boréades » (1763)… _

    ainsi que de brillantissimes « Arias » extraits d’opéras de Mozart, ou ajoutés ou remplacés _ selon la pratique de l’époque _ par lui _ « Lungo da te, mio bene« , extrait de « Mitridate, re di Ponto » K. 87 ; « Parto, ma tu ben mio » et « Non piu di fiori » extraits de « La Clemenza di Tito » K. 621 ; ainsi que les Arias de virtuosité « No, no, che non sei capace«  K. 419, « Alcandro, lo confesso – Non so d’onde viene » K. 294, « Vorrei spiegarvi, oh Dio ! » K. 418, « Ah se in ciel, benigne stelle » K. 538, « Mia speranza adorata – Ah non sai qual pena sia«  K. 416, « Popoli di Tessaglia ! – Io non credo, eterni Dei ! » K. 316 et « Nehmt meinen Dank, ihr holden Gönner » K. 383…

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    Dans l’empyrée magique de son souffle, Frans Brüggen, encore et toujours !

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    Ce samedi 3 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa