Étiquette : Mozart

  • Et aussi et encore se replonger de bonheur dans le bain d’autres merveilles du miraculeux coffret Glossa « A Life with Mozart » de Frans Brüggen : la bouleversante « Mauerische Trauermusik » K. 477 et deux sublimes interprétations de l’ »Adagio pour 2 clarinettes et 3 cors de basset » K. 411, avec Erich Hoeprich les deux fois…

    Et aussi, et encore, se replonger de bonheur dans le bain d’autres merveilles du miraculeux coffret Glossa GCD 921135 de 9 CDs « A Life with Mozart » de Frans Brüggen et son fabuleux Orchestra of the Eighteenth Century :

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    avec la bouleversante « Mauerische Trauermusik » K. 477, un des poignants sommets de tout l’œuvre mozartien ! _ en voici le podcast d’une durée de 5′ 24… _,

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    ainsi qu’avec deux sublimes interprétations de l’ »Adagio pour 2 clarinettes et 3 cors de basset » K. 411, avec la clarinette magique d’Erich Hoeprich, les deux fois,

    enregistrées la première à Tokyo le 20 mars 1998 _ je n’ai hélas pas réussi à en dénicher un podcast ou une vidéo ; seulement une vidéo du début (7′ 53) du « Requiem«  K. 626 enregistré à Tokyo lors de ce même concert… _, et la seconde, à Veenendal, au mois de décembre 2001 _ en voici le podcast de 6′ 05… 

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    Et je regrette forcément de ne pas pouvoir donner à comparer ici les écoutes de ces deux bouleversantes interprétations de ce chef d’œuvre, magique lui aussi !, de Mozart…

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    Un coffret Glossa de Mozart/Brüggen for ever…

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    Ce jeudi 1er août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa 

  • Deux sublimes interprétations du sublime « Vorrei spiegarmi, oh Dio ! » (K. 418) de Mozart dans un merveilleux coffret de 9 CDs Glossa « A Life with Mozart », de Frans Brüggen et l’Orchestre du XVIIIe siècle : avec Cyndia Sieden, en 1998, et avec Lenneke Ruiten, en 2015…

    Oui,

    deux sublimes interprétations, par Cyndia Sieden, d’une part, en concert à Utrecht au mois de septembre 1998, et, d’autre part, par Lenneke Ruiten, à Amsterdam au mois d’octobre 2015, du sublimissime « Vorrei spiegarmi, oh Dio ! » (K. 418) de Mozart,

    dans deux CDs _ à la plage 3 du CD n° 8 « Arias for Aloysia Weber » et à la plage 13 du CD n°5 « Music for Oboe » de ce coffret Glossa qui vient de paraître… _,

    constituent pour moi rien que le double sommet d’un somptueux _ merveilleux, miraculeux ! _ coffret Glossa de 9 CDs GCD 921135 « A Life with Mozart – Frans Brüggen – Orchestra of the Eighteenth Century » consacré au maestro Frans Brüggen _ Amsterdam, 30 octobre 1934 – Amsterdam, 13 août 2014 _ chef d’orchestre dans Mozart… 

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    Et comme assez souvent,

    c’est un article du très avisé Jean-Charles Hoffelé qui vient de m’informer de la parution toute récente de cet inestimable bijou d’interprétations mozartiennes de Frans Brüggen qu’est ce splendidissime « A Life with Mozart – Frans Brüggen – Orchestra of the Eighteenth Century« , en un bel article en date d’avant-hier 28 juillet,

    intitulé « Retour à Mozart« …

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    RETOUR À MOZART

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    Au chapitre Mozart, je pensais que Frans Brüggen avait tout dit _ de Mozart à l’ochestre _ au long de son grand périple pour Philips. Les grandes Symphonies, des Sérénades, des Concertos, tout cela engrangé au long des années quatre-vingt formant une anthologie de cœur où se révélait tout son art _ certes, en effet, et bien évidemment.

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    Puis, en 1998, un plein album d’airs pour Aloysia Weber choisis de concert avec Cyndia Sieden _ née le 10 septembre 1961 en Californie _, capté en concert à Utrecht, et un Requiem saisi lors de la tournée de l’Orchestra of the Eighteenth Century au Japon ajoutaient du nouveau _ pour le label Glossa, cette fois.

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    Gerd Berg pour Glossa suivra l’automne mozartien de Frans Brüggen là où il se déroulera, posant discrètement ses micros dans les salles de concert principalement néerlandaises, et ne se limitant pas à la formation symphonique : le bijou secret de cette boîte émouvante est l’album chambriste  _ le CD n°4 de ce coffret, intitulé « Music for Horn« … _ dédié aux musiques pour vents, Quintette, Duos, Plaisanterie musicale, Concerto pour cor, Claron MacFadden glissant un air tiré de Mitridate, soirée Mozart éparse, reconstituée pour faire disque, et quel ! _ oui !

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    Erich Hoeprich reprend _ et c’est un très grand disque que ce CD Glossa 921107 « Mozart – The last Concerto«  paru en 2002… _ le Concerto pour clarinette, et Joyce DiDonato s’invite pour deux airs de La Clemenza di Tito, Brüggen remet sur le métier les trois dernières symphonies et les enflamme comme ferait un jeune homme, fabuleux !, plus que le Requiem un rien distant.

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    Ajout majeur, avec Thomas Zehetmair, la Concertante, tous les Concertos _ pour violon _, ensemble indépassable pour la verve et la tendresse, le brio et l’élégance, la fantaisie et la poésie _ et tout est dit et résumé là ! Quel naturel et quelle sublime élégance…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    A Life with Mozart
    The Complete
    Glossa Recordings

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    Wolfgang Amadeus Mozart(1756-1791)

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    CDs 1-2
    Symphonie No. 39 en mi bémol majeur, KV 543
    Symphonie No. 40 en sol mineur, KV 550
    Symphonie No. 41 en ut majeur, KV 551 “Jupiter”

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    CD 3
    Concerto pour clarinette et orchestre en la majeur, KV 622
    Erich Hoeprich, clarinette
    La Clemenza di Tito, KV 621 – Ouverture & 2 Arias
    (Parto, ma tu ben moi ; Non più di fiori)

    Joyce DiDonato, mezzo-soprano
    Adagio en si bémol majeur, KV 411/484a
    Maurerische Trauermusik, KV 477/479a

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    CD 4. Music for Horn
    12 Duos pour 2 cors, KV 487/496a (extraits : No. 2. Menuetto. Allegretto ;
    No. 3. Andante ; No. 4. Polonaise ; No. 5. Larghetto ; No. 7. Adagio ; No. 8. Allegro ;
    No. 9. Menuetto ; No. 12. Allegro)

    Quintette en mi bémol majeur pour cor, violon, 2 altos et violoncelle,
    KV 407/386c

    Mitridate, re di Ponto, KV 87/74a (extrait : No. 12. Aria, « Lungi da te, mio bene »)
    Concerto pour cor et orchestre No. 3 en mi bémol majeur, KV 447
    Ein musikalischer Spaß, KV 522
    Teunis van der Zwart, cor naturel – Erwin Wieringa, cor naturel – Marc Destrubé, violon – Staas Swierstra, violon II, alto – Emilio Moreno, alto – Albert Brüggen, violoncelle – Robert Franenberg, contrebasse – Claron McFadden, soprano

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    CD 5. Music for Oboe
    Concerto pour hautbois et orchestre en ut majeur, KV 314
    Quatuor pour hautbois, violon, alto et violoncelle en fa majeur, KV 370
    Divertimento pour hautbois, 2 cors, 2 violons, alto, contrebasse en ré majeur, KV 251
    Vorrei spiegarvi, o Dio, air de concert pour soprano et orchestre, KV 418
    Frank de Bruine, hautbois – Rémy Baudet, violon – Franc Polman, violon II – Yoshiko Morita, alto – Albert Brüggen, violoncelle – Maggie Urquhart, contrebasse – Teunis van der Zwart, cor naturel – Lenneke Ruiten, soprano

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    CDs 6-7. Violin Concertos
    Concerto pour violon et orchestre No. 1 en si bémol majeur, KV 207
    Concerto pour violon et orchestre No. 4 en ré majeur, KV 218
    Concerto pour violon et orchestre No. 5 en la majeur, KV 219

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    Sinfonia concertante pour violon, alto et orchestre en mi bémol majeur, KV 364
    Concerto pour violon et orchestre No. 3 en sol majeur, KV 216
    Concerto pour violon et orchestre No. 2 en ré majeur, KV 211
    Thomas Zehetmair, violon – Ruth Killius, alto

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    CD 8. Arias for Aloysia Weber
    No, no, che non sei capace, KV 419
    Alcandro, lo confesso … Non so d’onde viene, KV 294
    Vorrei spiegarvi, oh Dio!, KV 418
    Ah se in ciel, benigne stelle, KV 538
    Mia speranza adorata … Ah non sai qual pena mia, KV 416
    Popoli di Tessaglia! … Io non chedo, eterni Die, KV 316
    Nehmt meinen Dank, ihr holden Gönner, KV 383
    Cyndia Sieden, soprano

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    CD 9
    Maurerische Trauermusik, KV 477
    Adagio pour 2 clarinettes et 3 cors de basset en si bémol majeur, KV 411/484a
    Requiem en ré mineur, KV 626
    Mona Julsrud, soprano – Wilke te Brummelstroete, mezzo-soprano – Zeger Vandersteene, ténor – Jelle Draijer, basse – Netherlands Chamber Choir

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    Orchestra of the Eighteenth Century
    Frans Brüggen, direction

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    Un coffret de 9 CD du label Glossa GCD921135
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    Photo à la une : le chef d’orchestre Frans Brüggen – Photo : © DR

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    En mon article du 21 mai 2020 « « ,

    j’avais déjà exprimé le bonheur que m’inspirait l’interprétation _ superlative ! _ de Lenneke Ruiten avec l’Orchestre du XVIIIe siècle, en 2015, de ce chef d’œuvre absolu qu’est ce « Vorrei spiegarmi oh Dio ! » _ écoutez-la ici (en 6′ 45)...

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    Mais voici que je découvre ici la merveilleuse interprétation aussi de Cyndia Sieden, en 1998 _ écoutez-la ici (en 6′ 25)… _ avec ce même Orchestre du XVIIIe siècle, et sous la conduite absolument mozartienne, d’une fluidité et élégance naturelle incomparables, de Frans Brüggen…

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    Et admirez comment le subtil génie musical de Mozart _ si formidablement difficile à attraper et restituer vraiment ! _ est, et à deux reprises pour ce divin « Vorrei spiegarmi, oh dio !« , sublimement servi et donné tel quel, aussi vivant et lumineux, ici !!!

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    Ce mardi 30 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le Ravel à fuir (!!!), glacial et d’âge glaciaire, du piano trop mécanique de Keigo Mukawa : faire le test comparatif de l’enlevé et merveilleux « Rigaudon » du délicat et délicieux « Tombeau de Couperin »…

    Ce n’est bien sûr pas tout à fait pour rien qu’en sa notice intitulée « L’homme Ravel : une dualité séduisante« , aux pages 13 à 16 de son double album Etcetera KTC 1816 « Keigo Mukawa – Maurice Ravel – Complete Works for Solo Piano«  _ enregistré au Chichibu Muse Park Music Hall  _,

    Keigo Mukawa prononce rien moins que 6 fois le bien significatif qualificatif de « froid« ,

    et qu’il utilise aussi 2 fois l’image éminemment répulsive de « sculpture de glace » pour qualifier son abord personnel du génie ravélien :

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    « À l’âge de treize ans, j’ai commencé à travailler sa « Sonatine« , c’était la première œuvre de Ravel que j’étudiais, et l’impression que me faisait sa musique _ voilà ! _ était celle d’une « sculpture de glace froide« . Probablement était-ce la texture de la musique, si précise, si réglée comme une mécanique parfaite _ voilà _, ou bien cette sonorité ferme construite avec des accords dissonants si bien calculés _ voilà encore _, qui m’ont évoqué cette sensation de froideur.

    Plus tard, je suis entré au conservatoire de Paris en 2014 , là même où Ravel avait fait ses classes. J’ai pu étudier ses œuvres, en profondeur, et les jouer de nombreuses fois lors des concerts. Et même si Ravel est devenu le compositeur pour lequel j’éprouve le plus de sympathie, cette image de sculpture de glace n’a pas varié« …

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    Mais cette fâcheuse impression ne quitte pas hélas non plus l’auditeur que je suis de ce double CD de Keigo Mukawa, que, sur la foi malencontreuse de divers critiques musicaux _ par exemple Émilie Munera et Rodolphe Bruneau Boulmier, en leur émission En pistes ! de France Musique, ou Bénédict Hévry, le 7 mai dernier, sur le site de ResMusica en un article laudatif intitulé « Keigo Mukawa dans une éminente et fervente somme ravélienne«  ; mais aussi Bertrand Boissard, à la page 98 du numéro du mois de mai 2024 de Diapason ; ou encore Gérard Belvire, à la page 93 du numéro du mois de juin de Classica… _ je désirais vivement découvrir et connaître, et écouter :

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    or l’impression tout bonnement désastreuse que j’en ai à l’audition, est d’être livré ici à la tronçonneuse glacée et sans esprit de Glenn Gould débitant à la furibonde décérébrée les fugues mécaniques de Jean-Sébastien Bach, ou, pire encore, massacrant sans pitié les délicieuses délicates sonates pour piano, vives d’esprit, de Mozart…

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    J’ai donc procédé à un test comparatif _ qui a tant plu à mon petit-fils Gabriel, très fan de ce Rigaudon de Ravel… _ du preste et à jamais juvénile « Rigaudon » (dédié aux frères luziens Pierre et Pascal Gaudin _ beaux-frères de la cousine de Maurice : Magdeleine Hiriart-Gaudin… _) de cette merveille de finesse qu’est « Le Tombeau de Couperin » :
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    _ voici donc à écouter ici ce qu’y donne, en un podcast de 3′ 28, l’Assez vif de ce Rigaudon sous les doigts un poil balourds et mécaniquement tricotteurs _ sans esprit, et dénués de charme, et de fantaisie et malices et humour, si raveliens…  _, et surtout incomparablement trop lents pour la prestesse enjouée et mutine d’un rigaudon de ce basque mince et bondissant, et infiniment vif d’esprit, qu’était Maurice Ravel _ comparez avec les autres interprètes choisis ci-après… _, de Keigo Mukawa… 

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    _ et maintenant, sous les doigts bien plus justement mutins _ à la luzienne ! j’aime beaucoup, beaucoup ! _ de Martin James Bartlett, en ce podcast de 3′ 05…

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    _ ou encore, par Alexandre Tharaud, en un podcast magnifiquement preste et juvénile _ bravo ! bravissimo ! c’est à la perfection senti ! _ de 3′ 01…

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    _ et aussi par Bertrand Chamayou_ pas mal du tout non plus ! _ en un podcast de 3’06…

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    _ et encore par l’excellent Steven Osborne, en un podcast bien preste et alerte, lui aussi _ et comme il le faut !.. _, de 3’01…

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    Et maintenant faites votre choix !!!

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    Maintenant, en y réfléchissant encore un peu,

    il me semble que cette approche trop strictement mécanique (et froide) du piano de Ravel de la part du jeune Keigo Mukawa, tient à sa pourtant juste principielle obsession (de métier) d’atteindre la perfection technique nécessaire, en effet, à servir l’idéal d’interprétation la plus juste possible des œuvres tout spécialement de Ravel, mais qui, pour le moment du moins de son propre parcours d’interprète très justement exigeant à l’égard de lui-même _ Ravel lui-même n’ayant jamais été, lui, un parfait interprète, ni au piano, ni à la baguette de chef, de ses propres génialissimes œuvres… _, passe encore, pour le moment du moins, à côté de l’objectif absolument fondamental, et rédhibitoire sinon, de l’interprétation ravelienne : servir l’esprit le plus fin, tendre, chaleureux, insidieusement torride même, voilà, de l’œuvre de Ravel, par la médiation seulement, si je puis le dire ainsi, de la parfaite maîtrise obligée, certes, en effet, de la technique, mais qui n’en qu’un nécessaire moyen, un étai, et qu’il faut absolument, à l’interprète, apprendre à dépasser-transcender, faire complètement oublier à l’auditeur ; sinon l’interprète, encore besogneux, malhabile, en reste, en effet, à une rédhibitoire réfrigérante « sculpture de glace » de cette musique subtilissime de Ravel, au-delà de son obligée perfection technique ; en ne réussissant pas, lui interprète, à atteindre et surtout faire s’envoler-virevolter-tournebouler dans le charme le plus pur et aérien, l’esprit ludique, finement sensuel et même érotique, de la sublime fantaisie narquoise du génie français absolu de Maurice Ravel compositeur ; dans l’esprit, mine de rien très audacieux et moderne, franchement rieur et léger, leste (car délesté…), d’un Couperin, d’un Rameau, mais aussi d’un Mozart, et même encore du jeune Mendelssohn _ par-delà, à la Nietzsche, le tragique fatal de toute vie, qui s’y perçoit bien sûr aussi, en filigrane estompé d’un constant et bien présent arrière-fond, sensible à l’horizon rosé des plus beaux soirs d’été…

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    Ce jeudi 30 mai 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’épatant « Mozart – Sonates – Rondos » du plus ludique et jeune que jamais Jérôme Hantaï…

    Jérôme Hantaï a beaucoup de talent, au piano forte désormais _ mais déjà en novembre 2004, il avait enregistré sur un pianoforte (Paris 1788) de Pascal Joseph Tasquin, un très réussi « Joseph Haydn – Sonates pour piano forte« , le CD Ambroisie AMB 9975 (écoutez ceci) ; puis, un tout aussi réjouissant « Haydn – Mozart – Sonates« , le CD Mirare MIR 456 ; cf mon article «  «  en date du 5 mai 2019… _, comme à la viole de gambe, jadis.

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    À preuve, une nouvelle fois,

    un tout à fait épatant, éclatant d’humeur joyeuse contagieuse, « Mozart – Sonates – Rondos« , le CD Mirare MIR 730 _ enregistré à Hardelot les 10 et 11 février 2020… _ sur un piano anonyme du XVIIIe siècle restauré par Christopher Clarke.

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    Et dans Mozart !!!

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    Bravissimo, jeune maestro ! _ né en 1961… La bonne humeur, l’alacrité, tout comme Mozart, conserve…

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    Ce mardi 21 mai 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa