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  • Deux nouvelles reconnaissances (Sylvain Fort, Jean-Charles Hoffelé) du génie d’interprétation des Lieder de Schubert par la perfection de l’accord d’inspiration schubertienne du baryton Samuel Hasselhorn et son génial partenaire Ammiel Bushakevitz au piano, dans le CD « Hoffnung », de leur volume 3 (1825/26) pour Harmonia Mundi : « de Schubert, le visage le plus vrai, le plus vivant – et le plus moderne ». Un trésor !

    En forme d’amplifications à mon article « Le nouveau récital « Hoffnung – 1826 » du cycle « Schubert 1828-2028 » du parfait tandem Samuel Hasselhorn, baryton, et Ammiel Bushakevitz, piano : une phénoménale incarnation de parfaite tendresse virile du génie de Schubert en ses admirables Lieder… » en date du 22 avril 2016,

    voici que Sylvain Fort, en son article « Printemps du Lied » en ouverture en fanfare – « L’événement« … – sur deux pages (68-69) du numéro de mai n° 7555 du magazine Diapason – ce CD « Hoffnung 1826«  est bien sûr « Diapason d’or« … – et puis Jean-Charles Hoffelé, en son article « Éclaircie ?«  de son blog Discophilia en date d’avant-hier 5 juin 2026, viennent, chacun à sa façon, d’apporter deux nouvelles superbes reconnaissances du génie d’interprétation – voilà ! – des Lieder de Schubert par la perfection – magique ! à un « tel degré« , inouï jusqu’ici « de simplicité inspirée« , dit ainsi Sylvain Fort… – de l’accord d’inspiration, d’un naturel stupéfiant, proprement schubertienne  – « De Schubert, voilà le visage le plus vrai, le plus vivant – et le plus moderne« , conclut son article Sylvain Fort… –  du baryton Samuel Hasselhorn et son génial – il faut y insister : l’homme est discret et ne se pousse pas du col… – partenaire Ammiel Bushakevitz au piano, dans le CD « Hoffnung » – accessible ici à l’écoute intégrale, mais oui, de ses sublimes 71′ 35… – , de leur volume 3 (1825/26) pour Harmonia Mundi – le CD HMM 902779 « Hoffnung«  a été enregistré à Berlin les 25, 26, 28 et 20 mars 2025.

    Un formidable trésor !

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    De Sylvain Fort, ces mots qui touchent en plein cœur de la cible :

    De l’art de Samuel Hasselhorn : « Ses moyens vocaux sont immenses, l’usage qu’il en fait est absolument abouti. Son art, tout de plein et de déliés qui passent insensiblement – toute la subtilité confondante (!) de l’art est bien là : chez l’interprète comme chez le compositeur… – du murmure intérieur à l’intensité la plus sobre, épouse chaque anfractuosité – voilà, voilà mais sans jamais le moindre surphasage – de ces lieder. (…) Le baryton y met – et voilà le secret de cette subjuguante perfection… – d’impalpables effacements – oui – , des retards – quasi imperceptibles – qui sont comme des soupirs – de délicate élégie profondément schubertienne en leur discrétion. Je crois bien n’y avoir jamais entendu ce degré de simplicité inspirée – voilà : tout doit vraiment couler de source... – (oui, même chez Hans Hotter) »…

    Et de l’art d’Ammiel Bushakevitz : « Et puis il y a l’art d’Ammiel Bushakevitz, qui discrètement – oui, oui – s’installe comme le plus génial – mais oui ! cf l’enthousiasme de mes précédents articles sur lui aux dates des 12 avril 2025 « Le « Schubert au sommet », de paradis, « à un degré d’accomplissement rarissime », de Samuel Hasselhorn, baryton, et Ammiel Bushakevitz, pianiste : la perfection de leur CD « Franz Schubert – Licht und Schatten », avec aussi le miraculeux sublimissime « Franz Schubert – Fantasies » de ce même fabuleux musicien-pianiste qu’est AmmIel Bushakevitz : deux révélations musicales absolument bouleversantes…«  ; 13 avril 2025 « Les passionnantes questions-réflexions d’Ammiel Bushakevitz sur Schubert et la « Fantaisie », à propos de sa « Wanderer Fantaisie » Op. 15 (D. 760), sa « Sonate-Fantaisie » Op. 78 (D. 894), la « Fantaisie pour piano à 4 mains » Op. posthume 103 (D. 940) et la « Fantaisie pour violon et piano » Op. posthume 159 (D. 934)…«  ; 18 avril 2025 « Délectation en boucle du miraculeux CD « Franz Schubert – Fantasie » sous les doigts du merveilleux et incomparable Ammiel Bushakevitz ; pour un Schubert parfait en son idéale confondante douceur essentielle…«   ; 22 avril 2025 « Ammiel Bushakevitz : un merveilleux (et modeste de sa personne) pianiste schubertien ; ou la joie lumineuse de partager si simplement à la perfection la musique…«  ; 24 avril 2025 « Par quels interprètes écouter au disque les Sonates de Schubert ? : retour à la question ; et, in fine, à la grâce sublimissime d’Ammiel Bushakevitz…«  ; 16 mai 2025 « Ecouter le précédent CD « Franz Schubert – Impromptus – Klavierstücke », enregistré à Lisbonne en 2015, de l’extraordinaire pianiste Ammiel Bushakevitz : le charme fou des « Grätzer Walser » D. 924…«  ; et 19 novembre 2025 « Ammiel Bushakevitz poursuit en beauté sa collection de « Piano Works » de Schubert pour le label Hänssler Classic, avec un volume III « The Final sonata », comportant, en plus de la Sonate n°21 D. 960, de superbes Moments musicaux D. 780…« … – des partenaires. D’où lui viennent cette lumière si particulière – si magique : magnifique de poésie, vérité et naturel… – et cet art du rubato – oui – qu’on croyait réservé à Gerarld Moore ?« …

    Avec cette parfaite conclusion sur ce que Sylvain fort caractérise comme « l’alchimie entre le chanteur et son pianiste » – ouvrant « des failles qu’on n’avait pas repérées » en ces lieder pourtant si entendus, et par les plus grands, jusqu’ici… – :

    « Spontanéité n’excluant pas la profondeur, sensibilité alliée à la maîtrise : voilà de Schubert le visage le plus vrai, le plus vivant – et le plus moderne« …

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    Et de Jean-Charles Hoffelé maintenant :

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    ECLAIRCIE ?

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    Revenu en santé à l’été 1825, Schubert fit un petit voyage champêtre, quittant Vienne. Une embellie vraiment ? – telle est l’interrogation que vient opposer Jean-Charles Hoffelé, à l’écoute du CD, au livret signé par Samuel Hasselhorn et Ammiel Bushakevitz… L’année 1826, abondamment illustrée ici, apporte bien des bémols – à l’espoir (Hoffnung) affiché par le titre donné au CD… – : ce qu’aura libéré la parenthèse enchantée de l’été précédent sera – et ce n’est, en effet pas peu… – une liberté supplémentaire dans l’inspiration, l’audace d’oser – au piano comme pour le chanteur – des modulations plus étranges, l’alpha d’une ouverture vers les futurs paysages visionnaires des deux dernières années.

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    Samuel Hasselhorn, dont le timbre se durcit à mesure des volumes – ce que traduit probablement, d’après mon ressenti de la voix de baryton de Samuel Hasselhorn, l’expression de « phénoménale incarnation de parfaite tendresse virile du génie de Schubert «  présente dans le titre de mon article du 22 avril dernier : « Le nouveau récital « Hoffnung – 1826 » du cycle « Schubert 1828-2028 » du parfait tandem Samuel Hasselhorn, baryton, et Ammiel Bushakevitz, piano : une phénoménale incarnation de parfaite tendresse virile du génie de Schubert en ses admirables Lieder…« … – , en rend compte avec toute sa subtilité – absolument : que de nuances profondes, et jamais surlignées – , débusquant – mais oui – le ton de fausse sérénade – écoutez-ici – d’Alinde, rendant amer le pas du promeneur sous la lune – Das Wanderer an der Mond : écoutez-ici… – , faisant même sonner étrange Um Mitternacht – écoutez-ici... L’accord avec Ammiel Bushakevitz est toujours aussi magique – oui ! – : son piano semble émaner – parfaitement, voilà ! – de la voix du baryton.

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    Et l’éclaircie ? Seul An Silvia, prestement enlevé – écoutez-ici… – , l’évoque, mais à peine – juste ce qu’il faut, en douceur…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Schubert 200
    Volume 3 (1825/26)
    Hoffnung

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    Franz Schubert (1797-1828)

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    Im Freien, D. 880
    Sehnsucht, D. 879
    Über Wildemann, D. 884
    Alinde, D. 904
    An Silvia, D. 891
    O Quell, was strömst du rasch und wild, D. 874
    Im Jänner 1817, D. 876
    An die Laute, D. 905
    Fischerweise, D. 881
    Im Frühling, D. 882
    Der Wanderer an der Mond, D. 870
    Das Zügenglöcklein, D. 871
    Totengräberweise, D. 869
    Ständchen, D. 889
    Lebensmut, D. 883
    Trinklied, D. 888
    Am Fenster, D. 878
    Wiegenlied, D. 867
    Um Mitternacht, D. 862
    Der Vater mit dem Kind, D. 906

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    Samuel Hasselhorn, baryton
    Ammiel Bushakevitz, piano

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    Un album du label harmonia mundi HMM 902779

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    Photo à la une : le baryton Samuel Hasselhorn – Photo : © Uwe Arens

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    Écoutez-ici « Alinde« , Op. 904 n° 1 (6′ 45), par Samuel Hasselhorn et Ammiel Bushakevitz, peut-être mon lied préféré, entre tous, de Schubert – avec « Nacht und Traüme« …

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    Et regardez cette vidéo (de 3′ 08) de « Sensucht« , ainsi que cette autre vidéo (de 2′ 35) de « An Silvia« ,

    qui nous offrent le loisir de regarder aussi et admirer encore autrement ces parfaits interprètes à l’œuvre…

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    Un récital Schubert magique, vraiment…

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    Ce dimanche 7 juin 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • John Wilson : « le chef qui sait faire jouer français » à merveille ! Le CD Chandos « French Orchestral Favourites » (Dukas, Debussy, Chabrier, Ravel, Saint-Saëns, Bizet), rien moins que « indubitablement l’un des très grands disques d’orchestre de ces dix dernières années »… Transparence et fluidité, et propulsion parfaite du rythme, à la française…

    C’est un bref article de Christophe Huss, sobrement intitulé « French Orchestral Favourites», Sinfonia of London, John Wilson« , paru dans « Le Devoir » de Montréal le 24 avril dernier, qui m’a simplement signalé – sans dithyrambiques flons-flons… – la parution, le 1er mai dernier, du CD de John Wilson, avec son orchestre Sinfonia of London, du CD Chandos CHSA 5379 « French Orchestral Favourites » :

    un « CD sympathique et efficace – sic : sans rien de plus d’appréciation… – , repéré en temps de disette d’enregistrements orchestraux. John Wilson est devenu pour Chandos « Monsieur musique française » » – sans davantage de développements…

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    Mais comme il se trouve que j’apprécie beaucoup, beaucoup – cf la chaleur de mes précédents articles « Parmi l’offre discographique ravélienne (plus ou moins) récente, deux CDs de réunions d’oeuvres bien spécifiques : orchestrales, par John Wilson ; et pour violon et piano, par Elsa Grether et David Lively… Ou l’éloge du medium disque…« , « A partir d’un travail sien de révision des partitions (jusqu’ici truffées d’erreurs), le chef John Wilson vient nous offrir une magistrale interprétation de ce chef d’oeuvre de Ravel qu’est le Ballet complet de « Daphnis et Chloé »… » et « Un nouveau passionnant travail ravélien du chef anglais John Wilson et son orchestre Sinfonia of London : la Suite d’orchestre « Le Tombeau de Couperin », associé au « Divertimento » Op. 18 (de 1943) de Lennox Berkeley, et la « Symphony n°3 » (de 2021) d’Adam Pounds ; ou d’un certain héritage orchestral ravélien et de l’éthique musicale de la lisibilité… » en dates des 1er septembre 2022, 4 avril 2024 et 30 avril 2024, et à propos des précédents, tous magnifiques, CDs Chandos CHSA 5280, CHSA 5327 et CHSA 5324…  – ce jeune chef anglais, John Wilson, né à Gateshead (Tyne and Wear) en 1972, et son cher orchestre Sinfonia of London – lire en détails sur lui cette assez bien informée notice de wikipedia… – ,

    j’ai immédiatement commandé ce CD Chandos CHSA 5379 « French Orchestral Favourites » – enregistré à Kilburn (Londres) en des sessions particulièrement soignées entre le 7 novembre 2023 et le 7 janvier 2025 – à mon disquaire préféré,

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    et il se trouve que le jour même de sa réception (et son écoute !), hier samedi 23 mai, quelle n’est pas ma très heureuse surprise de découvrir sur l’excellent site de Crescendo Magazine ce très bel article très détaillé et superbement juste, sur ce CD, et partageant mon enthousiasme de l’écoute du CD (!!!), de Pierre-Jean Tribot, à la très fine oreille, intitulé : « Le panorama orchestral français de John Wilson« ,

    que je m’empresse de partager ici, avec de modestes farcissures de ma part :

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    Le panorama orchestral français de John Wilson

    par Pierre Jean Tribot
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    Paul Dukas (1865-1935) : L’Apprenti sorcier. Claude Debussy (1862-1918) : Clair de lune, extrait de la Suite bergamasque (orchestration John Wilson, 1994). Emmanuel Chabrier(1841-1894) : Joyeuse Marche. Maurice Ravel (1875-1937) : Une Barque sur l’océan, n° 3 des Miroirs (orchestration du compositeur, 1906). Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Danse macabre, op. 40. Georges Bizet (1838-1875) : Suites de Carmen (révision par John Wison lui-même d’arrangements d’Ernest Guiraud, édition Fritz Hoffmann), présentées dans un ordre choisi par John Wilson. Sinfonia of London, John Wilson, direction ; Charlie Lovell-Jones et John Mills, premiers violons ; John Mills, violon solo (Saint-Saëns et Bizet). 2025-2026. Livret en anglais. 1 SACD hybride Chandos CHSA 5379.

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    Il fut un temps — la grande époque du 33 tours – en effet – — où les chefs et les labels considéraient comme une évidence de graver des panoramas de tubes orchestraux français – à destination d’un très large public à conquérir par le disque. Stokowski en faisait des feux d’artifice de couleurs pour RCA et Decca, Karajan en signait des florilèges chez DGG, Munch et Paray en livraient des galeries entières chez RCA et Mercury, sans parler des albums d’Ansermet à Genève, de Cluytens à Paris, de Martinon à Chicago, ou des disques Reader’s Digest qui mettaient L’Apprenti sorcier, la Danse macabre et la Suite de Carmen dans toutes les discothèques bourgeoises de l’après-guerre – voilà. Ces albums étaient des cartes postales sonores assumées, et c’est précisément pour cela qu’ils ont fait école : on y entendait des chefs qui savaient tenir un programme de pièces célèbres – voilà – , en faire un parcours et non une succession. Avec l’arrivée du CD et la montée en puissance des intégrales — symphonies, concertos, opéras — ce format a quasiment disparu, jugé – désormais – trop peu prestigieux, trop « éclaté », trop grand public – voilà. C’est dans ce trou de la discographie que vient se loger ce nouveau John Wilson chez Chandos, et il faut saluer la justesse – dont acte – du geste.

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    Car ce que démontre ce disque, page après page, c’est une maîtrise stylistique – voilà – proprement stupéfiante – absolument !!! Et dans le plus grand naturel… Et j’adhère pleinement à cette appréciation de Pierre-Jean Tribot ici sur ce que réussit si bien à obtenir John Wilson de son orchestre et des ses enregistrements, alors que moi-même ne vais guère vers ce que j’appréhende comme des compilations discographiques trop éclatées et donc fort peu attractives… John Wilson possède au plus haut degré cette qualité devenue rare : il sait faire jouer français – voilà qui est idéalement ressenti ici ! Sa direction conjugue deux exigences que l’on croit souvent contradictoires — une transparence absolue de la texture – oui – , qui laisse voir chaque ligne, chaque contrechant, chaque détail d’orchestration, et un impact, une frappe rythmique, un sens du climax – voilà, incisifs, mais sans violence ni exagération aucune, et toujours avec une supérieure élégance… – qui n’épargnent jamais l’auditeur. Et ce qui fascine, par-dessus tout, c’est son sens du rythme – et j’y suis moi aussi éminemment sensible – : une pulsation tenue, jamais raide – surtout pas ; au contraire, suprêmement souple et merveilleusement fluide – , capable de graduer – avec finesse – la tension – soutenue et portée : voilà – à l’intérieur d’un même morceau, de faire respirer – voilà, voilà, c’est capital !.. – une phrase sans perdre l’unité métrique, de laisser claquer un accent sans rompre le flux – c’est très exactement cela. C’est cette qualité — proprement rare aujourd’hui — qui donne à chaque page – à la fois – sa cohérence interne et sa propulsion – qui donne la joie irrésistible de l’élan, et avance…
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    Mais cet album ne serait rien sans l’orchestre absolument fabuleux – mais oui ! C’est encore formidablement juste ! – que Wilson a constitué autour de lui. Le Sinfonia of London – repris par John Wilson en 2018 – est aujourd’hui une formation d’élite dans tous les compartiments du jeu. Les individualités d’abord : chaque pupitre solo — de la flûte et du cor anglais qui dessinent les ondulations d’Une Barque sur l’océan aux interventions de violon de John Mills dans la Danse macabre et le Nocturne de Micaëla — possède une personnalité affirmée, une couleur identifiable – oui, et superbe…

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    Les ensembles ensuite : la cohésion des cordes, leur homogénéité d’archet, leur capacité à passer du pianissimo murmuré au forte ample sans rupture de matière, sont la signature même – oui – de la formation. Et puis il y a les cuivres, qu’il faut saluer à part : ceux que l’on entend – regardez et écoutez ici  – dans L’Apprenti sorcier — les trompettes lors du climax, les cors dans toute la partition — sont tout simplement extraordinaires – voilà ! – , d’une précision et d’une rondeur de timbre – oui – qui rappellent les meilleurs pupitres de la grande tradition. Voilà un orchestre qui n’a rien à envier aux phalanges historiques, et qui apporte en plus – voilà ! – cette fraîcheur, cet appétit, cette envie d’en découdre – à mille lieues de la moindre componction amidonnée… – que l’on perçoit dans chaque attaque – comme sous les doigts enflammés du compositeur inspiré, créant, phrase à phrase, note à note, la pièce à sa propre écritoire.

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    Le Clair de lune qui suit constitue la curiosité du programme : non pas l’orchestration canonique de Caplet, mais celle que John Wilson lui-même a réalisée – voilà – en 1994. Le geste est cohérent — un chef qui pense en orchestrateur — et le résultat séduit par sa retenue – oui – , par cette façon de laisser respirer – voilà ! et c’est absolument capital ! – le tempo rubato sans s’alourdir – surtout pas ! – d’effets – tout ce qu’on peut et doit attendre d’une interprétation de musique française, en effet… C’est un Debussy intime, presque chambriste – oui – , qui prolonge naturellement la Joyeuse Marche de Chabrier, prise avec un brio – voilà – qui ne sacrifie jamais l’élégance – surtout pas, bien sûr, non plus…

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    Une Barque sur l’océan est un cas – au départ – plus délicat. Ravel avait retiré cette auto-orchestration de son catalogue, jugeant – voilà, lui, orchestrateur hors-pair !!! – la pièce mieux servie par le piano – seul. Wilson en défend la cause avec un sens du souple de rythme — l’indication même – magnifiquement significative – du compositeur — qui justifie la réhabilitation : la pièce respire, ondule – voilà, voilà – , capte cette lumière mouvante – voilà encore – que Ravel avait sans doute cru manquée. Danse macabre, où John Mills (l’un des deux leaders de l’orchestre) tient la partie de violon solo grinçante, retrouve sa juste théâtralité macabre, sans surcharge expressionniste – c’est simplement parfait…

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    Le morceau de bravoure du disque est sans conteste – en effet ! – Carmen – brillantissime comme jamais ! Wilson y propose un geste éditorial fort : plutôt que de reprendre l’une ou l’autre des deux suites Guiraud canoniques, il s’appuie sur l’édition de Fritz Hoffmann (vers 1905, qui repartait – lui – de l’orchestration originale de Bizet) pour proposer une séquence intégrale de douze numéros dans un ordre de son choix – à lui. La démarche est intelligente : elle restitue à cette musique sa nature de partition d’opéra – avec toute l’intensité dramatique, mais sans surcharge – plutôt que de suite de concert, et le résultat tient sur trente-cinq minutes avec une tension dramatique permanente – voilà ! Les Toréadors claquent, l’Aragonaise a du tranchant, la Habanera trouve une ironie élégante dans sa version purement orchestrale, et le Nocturne de Micaëla — avec à nouveau John Mills au violon — révèle la dimension lyrique que la version Guiraud avait estompée. La Danse bohême finale est menée presto avec une virtuosité collective – oui -qui justifie à elle seule l’écoute.

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    Reste à dire un mot de la prise de son – et c’est très ample justice, en effet. Elle est, tout simplement, phénoménale – absolument ! Ralph Couzens et Alexander James – il faut en effet les citer – signent dans l’acoustique de St Augustine’s Church à Kilburn — devenu en quelques années le saint des saints des sessions Chandos — l’un des plus beaux enregistrements d’orchestre de la décennie – rien moins ! Profondeur et homogénéité des cordes, netteté des bois, assise sans agressivité des cuivres, gravité maîtrisée des percussions – voilà, voilà, voilà –  : tout est là – oui ! – , dans une spatialisation – aérée et dynamique – d’une lisibilité totale – idéale, bien sûr, pour la musique française, on ne le redira jamais assez ! – qui rend l’écoute en SACD (et a fortiori en Dolby Atmos streaming) proprement saisissante. C’est cette captation, autant que la direction, qui fait de ce disque une démonstration – tout à fait : avec le plus grand naturel, et sans le moindre didactisme un peu pesant, dans la plus pure joie de l’idiosyncrasie de l’art du génie créateur français…

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    Démonstration, le mot s’impose. Démonstration qu’un panorama – voilà – orchestral français, en 2026, n’a rien d’un format suranné quand il est défendu avec cette intelligence – ultra-sensible – du style et cette qualité technique – de l’interprétation de l’orchestre comme de l’enregistrement des ingénieurs du son. Démonstration qu’on peut renouer – avec jubilation – avec la grande tradition des albums-cartes-postales sonores – des grands chefs d’orchestre d’autrefois – sans tomber dans le commercial – et sa vulgarité allécheuse. Démonstration, surtout, que Sinfonia of London et son chef sont aujourd’hui sans équivalent – oui ! – dans ce répertoire – ainsi que je l’ai moi aussi remarqué dans les précédents articles de mon blog concernant les précédents CDs de John Wilson et son Sinfonia of London pour Chandos ; et ici je remarque au passage, que, d’eux, me manque le CD Chandos CHSA 5252 « Escales – French orchestral Works« , avec des œuvres de Chabrier, Duruflé, Saint-Saëns, Debussy, Ibert, Massenet et Ravel (« Rapsodie espagnole« ), paru en février 2020 : je vais donc le commander lui aussi… Ce disque-ci pétille, oui, mais qu’on ne s’y trompe pas : ce n’est pas du crémant, c’est du champagne — et du millésimé. Indubitablement l’un des très grands disques d’orchestre de ces dix dernières années.

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    Son : 10 — Livret : 8 — Répertoire : 9 — Interprétation : 10

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    Pierre Jean Tribot

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    Cet admirable CD Chandos CHSA 5379 « French Orchestral Favourites« , de John Wilson et son Sinfonia of London, que j’apprécie tellement,

    constitue donc à la fois

    un exemple-modèle d’interprétation de la part de John Wilson et son Sinfonia of London,

    un exemple-modèle d’enregistrement discographique de la part des ingénieurs du son de Chandos,

    ainsi qu’un exemple-modèle d’écoute et de commentaire critique de la part de Pierre-Jean Tribot…

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    D’où le haut degré, assez exceptionnel de mon enthousiasme ici, pour ce si merveilleux CD « French Orchestral Favourites » :

    regardez et écoutez à nouveau ce trop bref extrait-ci de 56″,

    d’une maestria sans esbroufe, mais de pure évidence naturelle et heureuse de respiration, « à la française » – sans nationalisme chauvin, évidemment, de ma part bien modeste de mélomane : il se trouve que tout simplement j’aime beaucoup beaucoup la musique française ; surtout quand elle est aussi idoinement servie comme ici, par un John Wilson dirigeant si parfaitement son orchestre...

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    Ce dimanche 24 mai 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’exceptionnel talent de toucher de piano, pur, naturel et élégant, de Fabrizio Chiovetta : son bouleversant « Brahms – Klavierstücke Op. 116-119 ». Comment ai-je pu ignorer jusqu’ici cet art merveilleux du piano qui me va à ce point si fort droit au cœur en sa clarté et absolue pureté ?

    Voici que je découvre – avec des années de retard ! 17, précisément, et à son 14ème CD, depuis le tout premier, paru en 2009 pour le label Palexa… – l’exceptionnel talent de toucher de piano du genevois Fabrizio Chiovetta : son tout récent CD Aparté AP 395 « Brahms – Klavierstücke Op. 116-119«  – enregistré au Gustav Mahler Hall à Dobbiaco du 3 au 6 décembre 2024 – me bouleverse au plus profond du cœur, et cela dans ces sublimissimes œuvres-chefs d’œuvre comptant parmi les plus hauts sommets de tout l’art du piano que sont les 7 « Fantasien » Op. 116 (de 1892), les 3 « Intermezzi » Op. 117 (de 1892), les 5 « Klavierstücke » Op. 118 (de 1893) et les 4 « Klavierstücke » Op. 119 (de 1893) de Johannes Brahms (Hambourg, 7 mai 1833 – Vienne, 3 avril 1897)…

    Comment ai-je donc pu ignorer jusqu’ici cet art à ce point merveilleux d’un piano qui me va si puissamment droit au cœur, en autant de galettes discographiques :

    1 (Robert Schumann) du label Palexa, en 2009,

    1 (Joseph Haydn) du label Artalinna, en 2014,

    3 (Franz Schubert, Joseph Haydn, puis Frank Martin) du label Claves, en 2013, 2014 et 2024,

    et 8 du label Aparté, en 2016 (Johann-Sebastian Bach), 2017 (Robert Schumann, puis Rääts, Part et Godecki), 2018 (Wolfgang-Amadeus Mozart), 2020 (Ludwig van Beethoven) et 2023 (Robert Schumann),

    avant cette découverte éblouie , ce mois d’avril 2026, de ce tendrissime CD Aparté AP 395 « Brahms – Klavierstücke Op. 116-119«  ?…
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    De fait, avant cette éblouissante découverte du CD Aparté AP 395 « Brahms – Klavierstücke Op. 116-119« , ma discothèque personnelle ne comportait qu’un seul CD comportant ke jeu au piano de Fabrizio Chiovetta : le CD Aparté AP 332 « Mozart – Bruch – Messina – Berthaud – Chiovetta » des 8 « Pièces pour clarinette, alto et piano » Op. 83 de Max Bruch, et le sublimissime « Trio des Quilles » K. 498 de Mozart…

    Que de manques discographiques à combler ! À commencer par son Mozart AP 198 de 2018 et son Beethoven AP 238 de 2020…

    Avec pareil ultra-sensible interprète tel que le genevois Fabrizio Chiovetta…

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    Comment ai-je donc pu ainsi passer à côté d’eux sans y porter vraiment mon attention ?
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    En 1892, Brahms revient au piano pour livrer ses ultimes pages – d’adieu follement attendri (et sobre, sans la moindre once de gras ni de pathos)… – pour l’instrument : quatre recueils (Ops. 116, 117, 118 et 119) à l’écriture dépouillée, presque ascétique, avant les Vier Gesange qui clôtureront – en sublime beauté aussi – son œuvre, en 1896.

    “Jouer un intermezzo du Brahms tardif, c’est comme marcher dans la neige : la moindre trace reste” – et pour jamais, en effet, si intense est la marque : à dimension d’éternité…

    Fabrizio Chiovetta embrasse ces chants du départ sans détour, avec l’élégance – qui lui est consubstantielle et fondamentale, bouleversante en son absolue pureté et absolu naturel… – qui est la sienne.

    …

    Un absolu chef d’œuvre d’interprétation, sans pareil…

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    Avant-hier 21 avril, le bon Jean-Charles Hoffelé a consacré à ce CD impressionnant, bouleversant de tendresse sobre, ce notable article-ci, « Paysages de fantaisie » :

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    PAYSAGES DE FANTAISIE

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    Un bon ange – et même bien davantage que bon ! – s’est penché sur ce disque, et d’abord sur le piano, un splendide – oui ! – Steinway modèle D No. 578418 (bravo à l’éditeur qui le documente dans sa fiche technique, que les autres en prennent de la graine !) boisé, sans clairon dans l’aigu, au médium sonore, aux graves de voix humaine.

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    La prise de son d’Ambroise Helmlinger rend tout l’espace, à la fois intime et profond, de la – splendide ! – Salle Gustav Mahler de Dobbiaco, une partie des mystères somptueux des Dolomites qui enserrent le village où Gustav Mahler composa son Chant de la Terre semble s’être infusée dans les sfumatos que Fabrizio Chiovetta distille en peintre.

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    Au-delà de la pure – saisissante !!! – beauté sonore, qui saisit dès les tempêtes et les replis des Fantaisies, s’imposent l’autorité – sans effort – du discours, et surtout la présence d’un corps harmonique rayonnant jusque dans le plus sombre, d’une intensité sonore – bouleversante en sa pureté – jusque dans le plus dolce, le plus « perdu » (la 4e pièce de l’Opus 116, les Intermezzi) qui me rappellent quelqu’un. Une telle présence – voilà ! – , une telle densité physique – voilà, voilà ! – signait déjà les albums Brahms impérissables laissés par Julius Katchen, dont Eloquence prépare une nouvelle édition qui révélera quelques inédits. Y aurait-il hommage ?
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    Quatre cahiers de cet adieu à un certain monde qui semble suspendu au-dessus des Klavierstücke de Schönberg ? La Ballade de l’Opus 118 piaffe soudain, délivrant un paysage de fantaisie, un peu chasse, croqué d’un pinceau magique, manière de ne pas faire toujours, partout, ce crépuscule dont tant se seront délectés. L’allégement du clavier – oui, oui ; et en absolues fluidité et clarté : c’est somptueux de naturel ! – y fait penser à Wilhelm Kempff, et plus encore dans l’Opus 119, collections d’irréalités – quasi hors-monde… – suspendues ou filant au trot (l’Intermezzo en ut, un cheval se promène dans le paysage). Puis la Rhapsodie fait danser sa tempête, et soudain, sous les doigts de Fabrizio Chiovetta, le jeune Brahms, maître des orages, reparaît.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Johannes Brahms
    (1833-1897)

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    7 Fantasien, Op. 116
    3 Intermezzi, Op. 117
    6 Klavierstücke, Op. 118
    4 Klavierstücke, Op. 119

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    Fabrizio Chiovetta, piano

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    Un album du label Aparté AP395
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    Photo à la une : le pianiste Fabrizio Chiovetta –
    Photo : © Guillaume Megevand

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    Et je renvoie aussi ici à 3 de mes articles,

    en date des

    15 septembre 2019 : « La question de la spécificité des Intermezzi de Brahms : à propos d’une interprétation d’Evgueni Koroliov« ,

    15 octobre 2019 « La singularité du jeu d’Evgeni Koroliov dans la collection des Intermezzi de Brahms« ,

    et 17 août 2025 « Et quel interprète choisir pour les sublimes Intermezzi conclusifs de Brahms ? Forcément avec humilité et franchise, devant l’éternité…« …

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    Ce jeudi 23 avril 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le nouveau récital « Hoffnung – 1826 » du cycle « Schubert 1828-2028 » du parfait tandem Samuel Hasselhorn, baryton, et Ammiel Bushakevitz, piano : une phénoménale incarnation de parfaite tendresse virile du génie de Schubert en ses admirables Lieder…

    Le nouveau récital « Hoffnung – 1826 » du cycle « Schubert 1828-2028 » du CD Harmonia Mundi HMM 902779 – enregistré à Berlin du 26 au 29 mars 2025 – du décidément plus que parfait tandem – tout simplement idéal ! Quels sublimes artistes ! – formé par Samuel Hasselhorn, baryton, et Ammiel Bushakevitz, piano, vient nous offrir, à nouveau, et combien somptueusement – quel art ! quel naturel ! quelle absolue formidable évidence de la part de si génialement inspirés interprètes !!! – , une phénoménale incarnation de parfaite tendresse virile – voilà mon ressenti… – , du génie de Franz Schubert (Lichtental, 31 janvier 1797 – Vienne, 19 novembre 1828) en ses admirables Lieder,

    avec un superbe choix, ici, de 20 Lieder (D. 862, 867, 869, 870, 871, 874, 876, 878, 879, 880, 881, 882, 883, 884, 888, 889, 891, 904, 905, 906) composés par Schubert l’année 1826,

    après leur précédent, déjà lui aussi admirablissime, récital « Licht und Schatten – 1825 » HMM 902747 – enregistré à Berlin au mois de mars 2024  – , qui comportait, lui, un choix de 15 Lieder (D. 768, 799, 800, 806, 807, 828, 832, 843, 846, 851, 852, 853, 854, 855, 860) composés par Schubert en 1825, avec une sélection de « Ländler » et de « Danses allemandes » pour piano solo – sur ce si merveilleux CD paru l’année dernière, cf l’enthousiasme de mon précédent article en date du 12 avril 2025 : « Le « Schubert au sommet », de paradis, « à un degré d’accomplissement rarissime », de Samuel Hasselhorn, baryton, et Ammiel Bushakevitz, pianiste : la perfection de leur CD « Franz Schubert – Licht und Schatten », avec aussi le miraculeux sublimissime « Franz Schubert – Fantasies » de ce même fabuleux musicien-pianiste qu’est AmmIel Bushakevitz : deux révélations musicales absolument bouleversantes…« …

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    Pour ce troisième volume de leur série “Schubert 200”, Samuel Hasselhorn et Ammiel Bushakevitz célèbrent l’élan vital retrouvé du compositeur – le titre choisi pour ce CD, Hoffnung, signifie Espoir… Après un lumineux été 1825, 1826 est pour lui une année de renouveau et d’étonnante effervescence artistique. Entre nostalgie et confiance apaisée, ces lieder chantent l’espoir en la vie par-delà les aléas de l’existence…

    « Exactement 200 ans plus tard, nous vivons à une époque où l’espérance en un avenir meilleur est indispensable partout dans le monde. (…) Gageons que le soleil qui inspira ces mélodies – de Franz Schubert l’année 1826 – brillera sur nos  auditeurs« , écrivent à la page 3 du livret, Samuel Hasselhorn et Ammiel Buskakevitz en présentation de leur CD…

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    Et en forme de trop frustrante mise en bouche, pour le moment,

    écoutez ici ce bref trailer présentement mis en ligne sur Instagram par Harmonia Mundi…

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    Quel art si admirablement schubertien – voilà ! – , de ce parfait duo idéal – le meilleur de tous ceux enregistrés jusqu’ici… – de Samuel Hasselhorn et Ammiel Bushakevitz, en ces CDs Schubert 1828-2028 (de 71′ 35 et 66′ 48) !!!

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    Ce mercredi 22 avril 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa