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  • La magie merveilleuse du jeu à quatre mains de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy : le miracle du CD « Stravinsky – Le Sacre du printemps – Ravel – Ma mère l’Oye » : la pureté de l’essentiel…

    C’est avec grande impatience que j’attendais la sortie – un premier temps repoussée : « Et le désir s’accroit quand l’effet se recule« , avertissait Corneille… – du nouveau CD à quatre mains – le second, après la stupéfiante merveille absolue de leur premier CD à quatre mains « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov« , le CD Harmonia Mundi HMM 902716 enregistré à Dobbiaco en novembre 2023 ; cf l’enthousiasme de mon article en date du 19 juillet 2024 : « « …  – de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy,

    le CD « Stravinsky – Le Sacre du printemps – Ravel – Ma mère l’Oye » – le CD Harmonia Mundi HMM 902752 enregistré à Montreuil en novembre 2024 – ,

    tant j’avais été subjugué par l’enchantement de leurs Schubert – le « Divertissement à la hongroise » D. 818, Op. 54, et la « Fantaisie en Fa mineur«  D. 940, Op. 103 : déjà, quels chefs d’œuvre ces deux œuvres à quatre mains !..

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    Au tout premier abord – a priori, donc, avant écoute… – , on pourrait s’étonner du choix de l’association de ces deux œuvres – aux univers a priori si opposés – comme programme de ce nouveau CD…

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    Mais voici la superbe justification que Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy en donnent à la page 4 du livret du CD :

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    « Mais qu’est-ce qui peut bien relier cette œuvre de terreur – qu’est le stravinskyen « Le Sacre du printemps »… – aux mondes oniriques -raveliens, carrément pour enfants : les dédicataires en sont les petits Jean et Mimi Godebski – de « Ma mère l’Oye » ? La réponse la plus facile peut sembler « rien » – mais elle recèle un paradoxe. La pureté se trouve aux extrémités de l’existence, et, en un sens, le processus de purification est toujours sacrificiel – il faut réduire et enlever. « Pureté » est ici le mot-clé. Du point de vue émotionnel et esthétique, les deux œuvres sont diamétralement opposées ; mais, dans les deux, les effets complexes et les sonorités luxuriantes – de départ – sont sacrifiées au profit de l’essentiel. (…) Ravel renonce – ici – à sa complexe magie pianistique, au profit d’une totale – minimale – transparence. Désormais, du fait de leur rareté, chacune des notes est comme un puissant élixir, une véritable explosion de couleur et d’émotion, un chef d’œuvre – paradoxal : less is more… – d’économie et de richesse« …

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    Mais l’écoute – de ceci, ou de cela… – est un nouvel enchantement, déjà – pour m’en tenir ici à ce volet – dans le Ravel.

    C’est prodigieux de naturel et d’évidence !

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    Quels artistes magiciens, et si uniment complices, sont Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy…

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    Ce samedi 14 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • La merveille Huw Montague Randall, baryton, en un CD « Contemplation » essentiel de cette année 2024 (Suite)…

    Un nouvel article, cette fois sur le site de Crescendo et sous la signature de Bénédicte Palaux-Simonnet, « Huw Montague Randall, baryton céleste« , vient très heureusement à son tour amplifier si besoin en était, en plus d’un évidentissime bouche-à-oreilles,

    la reconnaissance médiatique parfaitement justifiée que mon article « « , en date, lui, du 26 octobre dernier, et citant aussi déjà l’excellente reconnaissance compétentissime de Jean-Charles Hoffelé en son article « Chant pur » sur son site Discophilia, en date, lui, du 26 septembre précédent _ mais le CD n’était pas encore parvenu sur la table de mon disquaire préféré, il m’avait fallu patienter tout ce temps-là pour en éprouver la jouissance émerveillée de l’écoute : un véritable événement ! _, ne pouvait aussi que remarquer et célébrer, déjà ;

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    une reconnaissace que mérite à un point assez incroyable (!) le chanteur, à l’écoute enchantée de ce merveilleux et enthousiasmant CD Erato 5021732363787 « Huw Montague Rendall Contemplation«  _ enregistré à l’Opéra de Rouen du 20 au 24 novembre 2023 : écoutez-le ici ! C’est absolument splendide ! _ :

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    sans conteste un des disques essentiels de cette année 2024…

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    Voici donc ce nouvel article,

    très précis en ses appréciations des pièces si magnifiquement interprétées ici,

    de l’excellent magazine Crescendo :

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    Huw Montague Rendall : baryton céleste

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    LE 24 NOVEMBRE 2024 par Bénédicte Palaux-Simonnet
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    Contemplation.
    Airs de Ambroise Thomas (1811-1896), Charles Gounod (1818-1893),Erich Wolfgang Korngold (1897-1957), Gustav Mahler (1860-1911), Benjamin Britten (1913-1976), Henri Duparc (1848-1933), Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Richard Rodgers (1902-1979).

    Huw Montague Rendall, baryton ; Orchestre de l’Opéra de Rouen Normandie, direction : Ben Glassberg. 2024.

    Livret en anglais, français, allemand- 75’30’’. Erato 5021732363787

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    Le baryton gallois Huw Montague Rendall a choisi d’intituler son premier récital au disque, « Contemplation ». Il s’en explique dans la présentation, invitant l’auditeur à le suivre parmi les chemins d’introspection qu’il a lui-même explorés sur scène et en récital. Déjà, chaque apparition de ce chanteur âgé seulement de trente ans a, en effet, créé l’événement _ on le comprend ! _, qu’il chante Mozart, Ambroise Thomas ou Benjamin Britten.

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    Sa réserve _ sa maîtrise naturelle _ témoigne d’une intelligence et d’une maturité _ oui _ d’autant plus remarquables qu’il aurait pu se contenter de grandir dans le sérail. Fils d’ interprètes lyriques de haut vol -la mezzo-soprano Diana Montague et le ténor David Randall- _ mais oui ! excellents tous deux… _, il est au contraire parvenu à développer une personnalité originale pleine de charme _ et à quel degré ! _, de doutes _ de retenue : dénuée de la moindre grandiloquence narcissique _ et de vigueur _ quand le rôle le nécessite : tout cela est parfaitement juste _ tout en s’inscrivant dans une tradition exigeante _ mais oui, tant du chant lui-même que de l’incarnation dramatique des rôles interprétés.

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    Ce programme longuement mûri _ oui _ est également porté par des moyens vocaux _ splendides ! _ impeccablement maîtrisés _ oui, et à un point rare. Le timbre est émouvant, naturel _ oui, oui : sans jamais rien d’artificiel, maniéré ou forcé… _, riche en harmoniques feutrés _ voilà, d’une incroyable variété et douceur de nuances, et justesse, chaque fois ! _ et la conduite du phrasé quasi instrumentale _ absolument : quelle musicalité, quel art ! C’est magiquement enchanteur !

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    Enfin, la réussite de ce coup d’essai ne serait pas complète sans la fusion des sensibilités musicales, celle du soliste comme celle de l’orchestre _ et c’est aussi très juste. Car c’est bien une véritable « conversation en musique » qui se tisse entre voix et pupitres (avec des cuivres splendides) sous la direction vivifiante de Ben Glassberg _ oui ; et c’est très juste aussi.

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    Tout semble fluide _ oui, et même admirablement !.. _ et changeant _ avec une incroyable justesse _, passant de la tendresse d’Hamlet (Ambroise Thomas) aux couleurs viennoises de Korngold, du duo voix et piccolo de Britten (Billy Budd), aux Lieder de Mahler (Lieder eines fahrenden Gesellen) d’une bouleversante beauté _ mais oui : à un point sidérant. En guise de conclusion, un stratosphérique _ oui ! _ Ich bin der Welt abhangengekommen, extrait des Ruckert Lieder, semble suspendre le cours du temps.

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    Aussi électrisant chez Mozart _ oui, oui _, l’interprète explore une infinité de nuances _ tout à fait _ et de contradictions _ des personnages complexes incarnés. Il se montre capable de passer en un éclair de la férocité (Hai già vinta la causa ! ) à la douceur ronronnante… irrésistiblement câline ; de telle sorte que -dans le même geste- la caresse se fait outrage et consolation (Deh, vieni alla finestra).

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    « Au jardin où les fleurs sont écloses », l’innocence retrouvée propose un contraste savoureux. Ce rare extrait de Monsieur Beaucaire (André Messager) le montre tour à tour rêveur ou sentimental ; puis fougueux et précis lorsqu’il se métamorphose en oiseleur (Papageno, Zauberflöte), rôle qu’il chérit particulièrement.

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    Aux antipodes, l’air de Gounod Mab, la reine des mensonges  (Mercutio) laisse entrevoir des abîmes de cynisme qui font écho à la douloureuse introspection d’Hamlet (Ambroise Thomas) placée en tête du programme. Avec l’aisance d’un caméléon _ oui, quel art, quel art ! _, il devient démonstratif voire consensuel lorsque le genre l’exige, ainsi de la comédie musicale américaine Carousel (Richard Rodgers).

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    Inutile de souligner la perfection de la diction _ et c’est aussi un des traits frappants de cet artiste impeccable en même temps qu’ extrêmemennt émouvant, chaque fois, et sans jamais rien forcer… _ dans toutes les langues chantées _ oui, oui, oui. Récemment Pelléas à Rouen, Huw Montague Rendall fait ainsi miroiter ici les plus subtiles _ oui ! _ modulations de la Chanson triste d’Henri Duparc ; choisissant dans l’ensemble des tempi qui ne cèdent jamais à la précipitation _ c’est très juste aussi : quelle maîtrise…

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    Si le chanteur gallois confie avoir méthodiquement écouté les barytons les plus illustres…  au jeu des portraits, il ne ressemble à personne _ en effet. Un _ incontestable et rayonnant _  coup de maître !

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    Son 10 – Livret 10 – Répertoire 10 – Interprétation 10

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    Bénédicte Palaux Simonnet

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    Un admirable interprète se découvre ainsi à nous _ en ce récital extraordinairement parfait _ ;

    qui le suivrons à coup sûr avec la plus grande attention…

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    Quel artiste ! Quel art !

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    Ce lundi 25 novembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le fabuleux concert Bach (BWV 593, 528, 530 et 564) de l’exceptionnel Benjamin Alard à l’orgue Dominique Thomas de l’église Saint-Vincent de Ciboure le dimanche 6 octobre dernier…

    C’est un très inopiné concours de circonstances _ une panne de voiture et une réparation qui a pris 12 jours… _ qui m’a contraint à d’un peu forcées vacances luziennes, mais qui m’a permis, entre autres plaisirs de ce séjour automnal en ce si beau pays basque, d’assister _ en compagnie de mon ami d’enfance (et très mélomane) Bernard Brevet, qui réside à Bidart, après un délicieux repas en une ferme-auberge, Auzkia, située aux Aldudes, un peu plus loin que Saint-Étienne-de-Baïgorry, là où à l’invitation de l’organiste titulaire de l’orgue Rémi Mahler (inauguré en 1999), Jean-Claude Zehnder (1941 – 2021), Benjamin Alard a enregistré son beau CD Hortus 045 « Andreas Bach Buch« , du 27 au 31 octobre 2005 ; ce CD comportait aussi des œuvres pour clavecin ; tout cela en présence aussi des organistes Jesus et Françoise Martin-Moro et de mon amie claveciniste Élisabeth Joyé, je le remarque… _ à un enchanteur concert de Benjamin Alard à l’orgue Dominique Thomas _ construit en 2014 _ de l’église Saint-Vincent de Ciboure _ et à la très excellente initiative de l’Association Les Orgues d’Urrugne, et Françoise Martin-Moro présentant lumineusement le concert… _ consacré à un superbe programme excellemment constitué de 4 œuvres passionnantes de Johann-Sebastian Bach :

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    _ le Concerto (d’après Antonio Vivaldi) en la mineur BWV 593, qui ouvre en ivresse jubilatoire le concert ;

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    _ la Sonate en trio n°4 en mi mineur BWV 528, d’une difficulté phénoménale destinée à la formation, par son père, du fils aîné Wilhelm-Friedemann Bach ;

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    _ la Sonate en trio n°6 en sol Majeur BWV 530 _ remarque similaire _ ;

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    _ la Toccata, Adagio et Fugue en ut majeur BWV 564 _ probablement l’acmé sublime de beauté, et très originale, avec cet Adagio glissé entre la Toccata et la Fugue, de ce concert de Benjamin Alard ce soir-ci à Ciboure…

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    Le public, nombreux et très attentif dans la nef faisant face à l’autel baroque de l’église, et tournant donc le dos à l’orgue situé au fond de l’église, à l’étage, bénéficie, face à lui, un peu en avant de l’autel, d’un grand écran sur lequel il suit, absolument fasciné, en plus de la splendeur magistrale de la musique ainsi que de l’instrument idoinement adéquat de Dominique Thomas _ construit en 2014 _, par la gestuelle ultra-virtuose des mains et des pieds virevoltants de l’organiste au seul service _ et c’est sur cela qu’il faut bien sûr absolument insister ! _ du naturel le plus immédiatement évident et enthousiasmant, jubilatoire, de ces profondément belles œuvres de Bach _ que Benjamin Alard a très gentiment pris soin aussi de très simplement présenter, l’une après l’autre, au préalable, en leur détail… _ :

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    admiration éperdue !!!

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    Un concert inoubliable !!!

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    En conclusion duquel Benjamin Alard a dédié le choral de Bach « Aus Tiefer Not » BWV 686, sur le thème du « De Profundis« , à Jean-Claude Zehnder (Winterthur, 31 décembre 1941 – 7 juillet 2021)…

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    Ce mercredi 16 octobre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    En post-scriptum à cet article,

    ce courriel-ci adressé cet après-midi même de mon retour à Bordeaux en remerciement à Benjamin Alard :

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    Cher Benjamin,

     
    c’est seulement ce mercredi 16 octobre que, de retour à Bordeaux, ma voiture enfin réparée,
    je retrouve mon ordinateur et vous écris,
    avant de rédiger un compte-rendu plus précis de ce fabuleux concert d’orgue Bach à l’église Saint-Vincent de Ciboure, du dimanche 6 octobre dernier…
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    Je recopie le courriel que je viens d’adresser à une amie qui m’a demandé de l’aider à la relecture d’un roman autobiographique présentement en chantier.
    Simplement parce que je lui parle de vous _ elle est aussi mélomane _ et de ce magique concert de Ciboure !
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    Voici donc ce passage qui vous concerne :
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    «  Et puis merveilleuse surprise d’un fabuleux concert d’orgue Jean-Sébastien Bach à l’église Saint-Vincent de Ciboure dimanche 6 octobre par le fabuleux Benjamin Alard…
     
    En allant prendre mon café au Bar de la Marine, Place Louis XIV à Saint-Jean-de-Luz, vers 8h le dimanche matin, mon regard croise une affiche annonçant ce concert d’orgue pour 18h à Ciboure ce dimanche-là !!!
     
    À ce concert, plusieurs caméras filmaient les mains et les pieds de cet extraordinaire claviériste, ajoutant l’image à son jeu musical fabuleux.
    Un des plus beaux concerts auquel il m’a été donné d’assister : grâce à cette miraculeuse panne de voiture qui m’a inopinément immobilisé à Saint-Jean-de-Luz…
    …
    J’avais manqué Benjamin Alard qui tenait l’orgue de Sainte-Croix de Bordeaux aux obsèques de Jacques Merlet, le jeudi 7 août 2014.
    Cf ce que j’en disais, au passage, en mon article du 31 août 2014 «  » :
    …
    « J’ai aperçu Benjamin Alard au moment où il allait monter à la tribune, mais, si je ne lui ai pas parlé _ il filait vers l’escalier… _,

    je dois dire que j’ai beaucoup aimé son hommage musical, splendide sur cet orgue Dom Bedos,
    pour la renaissance duquel Jacques a pas mal œuvré
     _ et c’est là un euphémisme…

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    J’en dirai un mot à l’amie Elisabeth Joyé
     »…

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    Je suis donc allé saluer Benjamin Alard à la fin de ce merveilleux concert de Ciboure ce 6 octobre dernier,
    je me présente à lui, lui parle de son premier producteur de CDs (Alpha), notre ami Jean-Paul Combet _ j’ai été de l’aventure d’Alpha créé par Jean-Paul, dès 1997-98… _,
    et de sa professeur de clavecin, notre amie Élisabeth Joyé
    _ je tournais les pages des partitions d’Élisabeth à Saint-Michel-en-Thiérache au mois d’août 1995, pour le CD Virgin Veritas « Jean de La Fontaine – Un Portrait musical » de La Simphonie du Marais et Hugo Reyne.
    Pendant que Pierre Hantaï, sur un clavicorde, berçait leur fils dans un couloir de l’abbaye qui nous accueillait… Que de somptueux souvenirs !
    J’étais à 90 % l’auteur du programme de ce CD La Fontaine, et à 100% l’auteur du texte du livret…
    …
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    Et quelle est ma surprise quand Benjamin me répond qu’il se souvient bien qu’Élisabeth lui a parlé plusieurs fois de moi
    _ plusieurs fois, en effet, j’avais prié Elisabeth de saluer de ma part Benjamin Alard, que j’admire tout particulièrement ; outre les articles que je consacre régulièrement sur ce blog « En cherchant bien«  à ses merveilleux coffrets Bach pour Harmonia Mundi, voici un lien à ce bref article-ci, en date du 17 janvier 2023 : « « … _ ;
    et qu’Élisabeth se trouve présentement au Japon, et rentre à Paris le jeudi 10 octobre…
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    Benjamin est aussi sympathique et simple dans la vie qu’il est splendide de naturel et d’évidence au concert comme au disque
    _ il en est au 9e coffret de son intégrale des claviers (clavecin, orgue, clavicorde) de J-S Bach… »
     
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    Voici aussi un lien au podcast de mon entretien avec Marcel Pérès au salon Albert Mollat le 12 décembre 2015 « Les Muses en dialogue _ hommage à Jacques Merlet », d’une durée de 64′ :

    Marcel Pérès, Les Muses en dialogue _ hommage à Jacques Merlet (64’), le 12 décembre 2015.
    Même si Marcel Pérès y parle trop peu, à mon goût, de Jacques Merlet…
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    Jean-Paul Combet et moi-même avions rendu visite à Jacques Merlet au tout début de son traitement, à Bordeaux-Eysines, après son AVC…
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    Voilà pour commencer…
    Avant l’article que je vais bien sûr consacrer sur mon blog à ce fabuleux concert Bach de Ciboure…
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    Bien à vous, cher Benjamin,
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    Francis Lippa, à Bordeaux
  • La merveille absolue du CD « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov » de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy, à quatre mains : un sommet d’interprétation, tout de naturel, de ces bouleversants chefs d’oeuvre schubertiens…

    Oui,

    le CD Harmonia Mundi  HMM 902716 « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov » de Pavel Kolesnikov _ né à Novossibirsk le 25 février 1989 _ et Samson Tsoy _ né au Kazakhstan le 24 octobre 1988 _, à quatre mains _ « Praised for the “electrifying intimacy” of their playing (The Guardian), pianists Pavel Kolesnikov and Samson Tsoy have been performing as a duo since 2009 _ voilà ! _ in addition to their flourishing solo careers« , lit-on en présentation d’un concert ayant eu lieu le 13 février dernier, sur le site du Carnegie Hall ; et le 10 février précédent, un article du New-York Times intitulé « Two Pianists Make a Life Out of an Intimate Art Form« , déclarait aussi : « Pavel Kolesnikov and Samson Tsoy, partners onstage and off, began to play as a duo in school. Now, they are dedicating their careers to it«  ; mais surtout le site Interartists consacrant une notice au Duo « Kolesnikov Tsoy Ensemble«  (sic) nous apprend que « Pavel Kolesnikov and Samson Tsoy, partners onstage and off, began to play as a duo at the Moscow Conservatoire _ voilà !  They came to London in 2011 _ voilà !  _, to continue their studies at the Royal College of Music » et développe ce qu’a été à partir de là leur carrière internationale… _, est bien une merveille,

    les splendides « Fantaisie en Fa mineur » D. 940, Op. 103, composée en 1828 et publiée posthume _ écoutez et regardez-les l’interpréter ici en concert il y a un an au Wigmore Hall à Londres (17′ 40) ; et écoutez les quatre mouvements 1 Allegro molto moderato (5′ 02), 2 Largo (2′ 53), 3 Scherzo. Allegro vivace (5′ 02) et 4 Finale. Allegro molto moderato (6′ 19), en l’interprétation de ce CD enregistré à Dobbiaco au mois de novembre 2023… _ et « Divertissement à la hongroise » D. 818, Op. 54, composée en 1824  _ écoutez-ici l’Andante (12’03), la Marcia. Andante con moto (3′ 13) et le divin Allegretto (12′ 51) : ce dernier mouvement d’après la « Mélodie hongroise« , Op. 53, pour piano seul… _, deux chefs d’œuvre absolus ! de Franz Schubert (Lichtental, 31 janvier 1797 – Vienne, 19 novembre 1828) comportant, intercalé entre eux, le « Trompe-l’œil«  _ sur une commande du Festival d’Aldeburgh pour les créateurs, Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy ; un opus peu étrange, en son décalage un peu bousculant au sein du merveilleux programme schubertien, à la poésie rêveuse si magique, de ce CD, mais pourquoi pas ? Ce « Trompe-l’œil«  contemporain _ écoutez-ici (20′ 35) _ opère un décentrement de miroir déformant, de miroir courbe « de sorcière« , qui prolonge de façon un peu étonnante à nos oreilles et à notre goût le voyage déjà lui-même à surprises de ces si belles musiques rêveuses de Franz Schubert… _ de Leonid Desyatnikov _ compositeur russe contemporain, né à Kharkiv, en Ukraine, le 16 octobre 1955…

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    Car l’interprétation que donnent ici ces deux pianistes est non seulement absolument conforme à l’esprit de ces deux incomparables sommets schubertiens _ quelle stupéfiante musique ! _, mais tout simplement confondante de beauté…

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    Et je rejoins ici le commentaire de Jean-Charles Hoffelé, « Divertissement à la hongroise« , sur son blog Discophilia, en date du 26 juin dernier :

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    DIVERTISSEMENT À LA HONGROISE

    Dans leurs échanges avec Camille de Rijck, Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy rappellent que Chopin chérissait le _ schubertien _ Divertissement à la hongroise. L’auteur des Mazurkas était probablement sensible à sa lyrique diffuse, à ce presque-rien _ oui _ sur lequel Schubert brode autant d’agates que de mystères. La matière musicale en est mince, un thème un peu russe pour l’Andante, une Marche étrangissime, la Hongrie _ assez proche de Vienne _ s’invitera dans le Finale, que les pianistes jouent à deux temps, ce que, je crois bien, personne n’a fait avant eux, augmentant d’une dose de paprika supplémentaire ce petit motif obsessionnel _ voilà…

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    Sous leurs dix doigts si unis _ oui _, cet Allegretto devient magique _ absolument ! _, une écharpe de soie posée sur les cordes y invite des fantômes, puis des cartes de visite pliées font pour quelques secondes à la quasi coda résonner ce cymbalum _ voilà _ qui se cache à peine dans les portées de Schubert, vrai paysage sonore de poutza.

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    Le Divertissement aurait suffi pour faire le disque génial _ absolument ! _, une fois entendu il devient addictif _ oui, oui ! _, les quasi treize minutes tournent en boucle dans le lecteur CD de ma voiture depuis bientôt trois semaines _ et sur ma platine aussi… L’œuvre de Leonid Desyatnikov fait une mise en abime avant tout poétique, introduction parfaite à une Fantaisie en fa mineur crépusculaire _ d’une poésie moirée infinie… _ où deux aèdes semblent dialoguer devant des paysages irréels.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Franz Schubert (1797-1828)

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    Divertissement à la hongroise, D. 818
    Fantaisie en fa mineur, D. 940

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    Leonid Desyatnikov (né en 1955)

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    Trompe-l’œil

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    Pavel Kolesnikov, piano
    Samson Tsoy, piano

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    Un album du label harmonia mundi HMM902716
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    Photo à la une : les pianistes Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy –
    Photo : © Eva Vermandel

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    Simplement écouter, ré-écouter, et infiniment admirer…

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    La naturelle compagnie de Schubert aussi magiquement interprétée est telle une ruisselante lumineuse fine et presque transparente grâce divine…

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    Ce vendredi 19 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa