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  • A propos de la capacité du blog « En cherchant bien » d’aider si peu que ce soit – et à quelles conditions – à un certain accès aux mondes singuliers et porteurs de formidable joie des œuvres d’art les plus authentiques : un échange de courriels avec Eric Rouyer, le maître du magnifique label discographique Le Palais des Dégustateurs…

    A propos de la capacité du blog « En cherchant bien » d’aider si peu que ce soit – et à quelles conditions, surtout – à un certain accès aux mondes singuliers et porteurs de formidable joie des œuvres d’art les plus authentiques,

    voici un échange de courriels avec Eric Rouyer, le maître du magnifique label discographique Le Palais des Dégustateurs…

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    Cher Eric,

     
    Quel magnifique compliment vous me faites là !
    Mais en matière d’initiatives et  découvertes (superbes !), vous n’êtes certes pas en reste…
     
    Mais les 30’ d’attention au moins que réclame la lecture attentive des articles de mon Blog constituent aussi pour eux, à l’heure de Twitter, X, etc., un rude handicap,
    telles des douves et un pont-levis en avant du château solidement gardé par ses remparts….
     
    En montaniste fidèle que je suis, cette nécessité réclamée par la lecture authentique et profitable de ces articles miens
    correspond à cette provocation inaugurale à ses « Essais » que Montaigne – mon voisin d’enfance et adolescence – a placée en guise de sublime avertissement en l’ « Avis au lecteur » de son Livre :
    « Indiligent lecteur, quitte ce livre… ».
     
    Mais au temps de Montaigne, les lecteurs n’étaient pas très nombreux, et disposaient d’un plein (et assez cultivé) loisir de lire…
    D’où le fulgurant immédiat et très vaste succès (international, via de rapides traductions…) de son Livre…
     
    D’autant que mes articles – je reviens à eux – ouvrent presque toujours sur d’autres articles – miens ou d’autres auteurs -, emboîtés telles des poupées russes…
    C’est en effet là ma forme d’esprit à-tiroirs enthousiaste et juvénile, oui,
    et partageur de ces enthousiasmes qui nous élèvent et font du bien, voire nous comblent de joie…
     
    « Sésame, ouvre-toi ! ».
     
    Et pour moi toute œuvre d’art véritable accessible très matériellement en un livre ou un CD ou un DVD
    – et je suis viscéralement attaché à ces supports solides et un peu durables, aisément consultables, à portée sensible de notre main… -,
    constitue une invite dynamisante à un dialogue actif et vivant, ouvrant, au moins par le penser et l’imageance, le lecteur – écouteur – regardeur à (et sur) des mondes chaque fois, du moins ma curiosité ouverte ose l’espérer, singuliers, infiniment riches et uniques…
     
    Il faut ainsi apprendre à accueillir ce qui s’y propose avec toute l’attention délicate et fragile (et d’un peu de durée de temps) qui y est nécessaire.
    De la culture peut certes y aider,
    mais le pouvoir thaumaturgique des œuvres authentiques a aussi une étonnante faculté de donner un très sensible accès à leur monde quasi immédiat (!), quand la qualité d’accueil et d’attention du récepteur, du moins, lui ouvre ces formidables portes…
     
    C’est moi, cher Eric, qui vous suis redevable du magnifique toujours parfaitement honnête et authentique travail de « passeur » de musique 
    que vous nous offrez en votre singulier et passionnant « Palais des Dégustateurs »…
     
    Merci !!!
     
    Francis à Bordeaux
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    Le 22 févr. 2025 à 19:03, Eric Rouyer a écrit :
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    Cher Francis
     
    Je lis toujours vos envois avec attention, mais j’ai appris à m’en méfier ! Pour la raison qu’il faut leur consacrer toute l’attention qu’ils méritent et pour cela je dois m’assurer au préalable d’avoir pris la précaution d’une disponibilité d’environ 30 minutes. 
    Merci pour votre juvénile enthousiasme qui fait paraitre de nombreuses personnalités de la musique fanées et inutiles. 
    Sincères pensées
    Eric 
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    Le mercredi 12 février 2025 à 06:03:08 UTC+1, Francis Lippa a écrit :
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    A propos du partage ouvert du goût de la musique (et de la curiosité),
    et de la vraie culture, 
     
    et au pénible et symptômatique moment où disparaissent ces véhicules de transmission et partage de culture authentique que sont les magazines Classica, Pianiste et L’Avant-Scène-Opéra
    (cf l’article, le 8 février dernier, du Blog de Jean-Pierre Rousseau « La messe est dite » : https://jeanpierrerousseaublog.com/2025/02/08/la-messe-est-dite/ ,
     
    ces modestes petites réflexions-ci :
    en forme de simple exemple,
    sur mon très discret confidentiel blog « En cherchant bien »…
    Francis,
    passeur passionné,
    nageur à contre-courant du mainstream
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    Ce samedi 22 février 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Honneur aux « Rendez-vous with Martha Argerich » (Suite), ou à nouveau l’immense joie de partager, aussi au disque, en toute simplicité et les plus hautes exigences de l’art, le plaisir de donner heureuse vie à la musique avec des amis : maintenant à Hambourg…

    Comme en continuation magnifiquement bienvenue à mon article d’hier « « , qui se permettait de citer les excellentes remarques de Jean-Pierre Rousseau en son article « Ubu, Martha, Melle Liu etc. » à propos du Volume 2 des « Rendez-vous with Martha Argerich » de l’année 2019 à Hambourg, en juin,

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    voici que je découvre sur le site du magazine belge Crescendo l’article paru ce jour de Jean Lacroix intitulé lui « Hambourg, juin 2021 : Martha Argerich et ses amis en concerts publics« , consacré, cette fois, au Volume 3 de ces « Rendez-vous with Martha Argerich » de juin à Hambourg, l’année 2021, cette fois…

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    Le voici donc, lui aussi :

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    Hambourg, juin 2021 : Martha Argerich et ses amis en concerts publics

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    Le 21 octobre 2024 par Jean Lacroix

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    Rendez-vous avec Martha Argerich, volume 3 : Œuvres de Arno Babadjanian (1921-1983), Béla Bartók (1881-1945), Ludwig van Beethoven (1770-1827), Leonard Bernstein (1918-1990), Johannes Brahms (1833-1897), Pablo Casals (1876-1973), Dimitri Chostakovitch (1906-1975), Manuel de Falla (1876-1946), César Franck (1822-1890), Felix Mendelssohn (1809-1847), Modeste Moussorgsky (1839-1881), Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Astor Piazzolla (1921-1992), Serge Prokofiev (1891-1953), Franz Schubert (1797-1828) et Mieczyslaw Weinberg (1919-1996).

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    Martha Argerich, Nicholas Angelich, Nelson Goerner, Alexander Gurning, Maria João Pires, Lilya Zilberstein, piano ; Renaud Capuçon, Gidon Kremer, Anne-Sophie Mutter, Tedi Papavrami, violon ; Gérard Caussé, alto ; Mischa Maisky, violoncelle ; Michael Volle, baryton, et une vingtaine d’autres solistes ; Symphoniker Hamburg, direction Sylvain Cambreling. 2021.

    Notice (uniquement de courtes biographies) en anglais, en allemand et en français.

    458’ 35’’.

    Un coffret de sept CD Avanti 5014706 10702.

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    Après Lugano, où un Festival Martha Argerich, regroupant un grand nombre d’amis et d’interprètes proches de la virtuose, a été organisé chaque été entre 2002 et 2016 _ voilà ! _, c’est la cité hanséatique de Hambourg, en sa splendide Laeiszhalle, sur la Johannes-Brahms-Platz, qui a pris le relais à partir de 2018. Un premier volume de ce « Rendez-vous avec Martha Argerich » a été publié dès l’année suivante _ 2019, donc _ chez Avanti. Une nouvelle édition a eu lieu en 2019 et elle est également documentée par un coffret.Voici le troisième témoignage de ces jours de complicité et d’échanges musicaux : il s’agit de l’édition 2021, celle de l’année précédente ayant été perturbée par le Covid.

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    Martha Argerich a fêté ses 80 ans le 5 juin 2021, peu avant cette édition. Toujours motivée et dynamique, elle est la « vedette » de la moitié des œuvres ici incluses, dix-neuf au total. Un seul concerto pour piano au programme : le n° 2 de Beethoven, qu’elle a joué à maintes reprises, et dont elle connaît les moindres recoins de la partition. Elle en livre une lecture enthousiaste, pleine de vivacité dans l’Allegro con brio initial, de lyrisme intense dans l’Adagio, et de virtuosité maîtrisée dans le Rondo final. Une belle version, que le Symphonique de Hambourg, placé sous la direction de Sylvain Cambreling, déjà requis pour l’édition précédente, anime avec le même enjouement _ voilà. Sur le même disque, on s’attardera au Trio n° 1 op. 49 de Mendelssohn, qu’elle joue avec son complice de toujours Mischa Maisky, mais aussi avec Anne-Sophie Mutter, scellant ainsi, dans ce contexte, une première collaboration avec la soliste allemande. Cette partition, créée en 1840 et que Schumann appréciait tant, dévoile, grâce à ce dialogue de haut niveau, ses secrets lyriques, fantastiques (superbe Scherzo) et brillants.

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    Mutter n’est pas la seule à être invitée pour la première fois, c’est le cas aussi de Maria João Pires, qui est la partenaire d’Argerich dans une Sonate pour piano à quatre mains K 521 de Mozart, jouée avec retenue et verve à la fois _ absolument… Pires propose en solo les Impromptus n° 2 et 3 D 935 de Schubert et sa Sonate D 664. Le toucher a quelque chose de magique, tout paraît d’une évidence esthétique _ comme il le faudrait toujours ; comme s’il s’agissait d’une improvisation naturelle _, en particulier la sonate de 1819, qui distille une poésie de tendresse cristalline. Martha Argerich est encore présente dans des pages variées : avec Mischa Maisky, bien sûr, dans de séduisantes Variations sur un air de La Flûte enchantée WoO46 de Beethoven, ou dans la Sonate op. 40 de Chostakovitch, méditative mais aussi sarcastique _ à la Chostakovitch ! Avec Renaud Capuçon, pour la Sonate op. 30 n° 3 du maître de Bonn, avec Lilya Zilberstein pour un autre Chostakovitch, le pétillant Concertino pour deux pianos op. 94 de 1953, ou encore avec la flûtiste solo du Symphonique de Hambourg, Susanne Barner, dans la Sonate op. 94 de Prokofiev, avec ses traits d’exubérance spirituelle. Mention spéciale pour une explosive _ comme il se doit ! _  Sonate pour deux pianos et percussion de Bartók, qui brille de mille feux, avec _ l’excellentissime et compatriote argentin _ Nelson Goerner et les percussionnistes Alexej Gerassimez et Lukas Böhm, bien en forme.

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    Pour le reste du programme, celui dans lequel Martha Argerich n’est pas impliquée, nous sortons du lot la Sonate pour alto et piano op. 120 n° 2 de Brahms. Il s’agit de la toute dernière apparition scénique de Nicholas Angelich, qui décédera _ moins d’une année plus tard _  à 51 ans, le 8 avril 2022, des suites d’une grave infection pulmonaire. Gérard Caussé est son partenaire dans l’adaptation de cette page d’abord destinée à la clarinette. Le caractère mélancolique et apaisant _ si poétique _ de l’Andante molto conclusif, avant sa fin lumineuse, prend, dans ces circonstances, une émouvante dimension. Le présent coffret a d’ailleurs été placé sous le signe d’un hommage à la mémoire de ce regretté virtuose.

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    Un disque plaira aux passionnés d’Astor Piazzolla, d’autant plus que _ le merveilleux complice _ Gidon Kremer officie pour le langoureux et jouissif Great Tango, dans l’arrangement qu’en a fait Sofia Gubaidulina pour violon et piano (Georgijs Osokins est au clavier). Pour Les quatre saisons de Buenos Aires, tranches de vie d’un habitant de la cité, partition prévue pour un quintette, dont un bandonéon, qui a connu plusieurs arrangements, Tedi Papavrami est au violon, Eugene Lischitz au violoncelle, et Alexander Gurning au piano, pour rivaliser d’une séduction que l’on qualifiera _ bien sûr _ d’« argentine ». En complément, on trouve les _ jubilatoires _ Danses symphoniques de « West Side Story » de Bernstein, dans une version pour deux pianos, souple et rythmée, par le duo Gerzenberg, Anton et Daniel, les fils de Lilya Zilberstein.

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    Une voix est à mettre en évidence, celle du baryton allemand, Michael Volle qui propose de façon poignante les douloureux Chants et danses de la mort de Moussorgski, avec Daniel Gerzenberg pour partenaire. On saluera encore l’introduction dans ces soirées des brèves Douze miniatures pour flûte et piano op. 29 de Weinberg _ qui me touche personnellement tellement... Susanne Barner, qui avait Martha Argerich pour partenaire dans Prokofiev, est ici en duo avec la Japonaise Akane Sakai.

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    Les mélomanes qui ont acquis les deux premiers volumes da la série ne manqueront pas ce troisième « Rendez-vous avec Martha Argerich », non seulement pour ses prestations, mais aussi pour celles de tous ces artistes réunis pour célébrer la musique _ voilà, voilà ! Les prises de son en public sont de qualité et apportent un vrai confort d’écoute.

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    Note globale : 10

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    Jean Lacroix

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    Quel régal que cette musique si jubilatoiremet partagée !!!

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    Ce lundi 21 octobre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Composer, interpréter, enregistrer, éditer, écouter, se réjouir, célébrer et partager les joies de la musique : un échange de courriels avec Eric Rouyer, le très probe et généreux éditeur des CDs du « Palais des Dégustateurs », à l’occasion de la réception enthousiaste de son splendide et fabuleux CD « Carlos Païta – Moussorgski/Ravel – Berlioz »…

    Simplement cet échange de courriels avec Éric Rouyer entre hier lundi 22 juillet à 6h 09 et ce petit matin du mardi 23 juillet à 5h 39 :
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    _ de Francis Lippa à Éric Rouyer, lundi 22 juillet à 6h 09 :

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    Á propos du tout simplement merveilleux CD « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov » de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy,

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    _ de Francis Lippa à Éric Rouyer, lundi 22 juillet à 16h 38 :

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    Force et clarté pour ces 2 chefs d’œuvre symphoniques de Moussorgski/Ravel et Berlioz sous la direction intense et juste de Carlos Païta !

    Bravo ! C’est splendide !
    Quelle direction d’orchestre superlative !
    Grand merci pour ce magnifique CD…
    Francis, à Bordeaux

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    _ d’Éric Rouyer à Francis Lippa, mardi 23 juillet à 4h 41 :

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    Merci pour ces belles pensées envers le Maestro qui fut souvent dénigré. Cela me réjouit .

    Je vais me pencher sur le Schubert qui vous a dernièrement exalté …
    Meilleures pensées
    Éric en Ardèche

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    _ de Francis Lippa à Éric Rouyer, mardi 23 juillet à 5h 39 :

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    En effet, ce qui me frappe dans ce CD « Moussorgski/Ravel – Berlioz « Le Palais des Dégustateurs PDD 039 de Carlos Paita _ Buenos-Aires, 10 mars 1932 – Genève, 19 décembre 2015) _ comme dans celui Harmonia Mundi HMM 902716 de Pavel Kolesnikov – Samson Troy, c’est, les deux fois, la justesse et la vie profonde de l’interprétation de chefs d’œuvre déjà bien connus de nous, mais qui nous sont ici donnés en leur vie la plus  essentielle.

    Oui, Carlos Paira est un immense chef !
    de même que je me réjouis d’avoir su repérer, le 5 avril 2018, à l’écoute de son CD « Louis Couperin « , un des compositeurs (1626 – 1661) qui me touchent le plus, le génie interprétatif du jeune Pavel Kolesnikov _ né à Novossibirsk le 25 février 1989 _, au piano, pour une musique composée pour un clavecin très proche du luth…
    Une impression de justesse confirmée par l’écoute des autres CDs Hyperion de Pavel Kolesnikov.
    Et magnifiée encore  par ce CD Harmonia Mundi de ces deux chefs d’œuvre si touchants et merveilleux de Schubert, la Fantaisie Op. 103 et le Divertissement à la hongroise Op. 54 _ un CD enregistré à Dobbiaco en novembre 2023…
    J’ai repris l’écoute de mon CD Lupu-Perahia de la Fantaisie _ enregistré à Snape, en 1985 _, et de mon CD Staier-Lubimov du Divertissement à la hongroise _ enregistré à Cologne en 1997 _ ; dans les deux cas Kolesnikov-Tsoy vont _ et ce n’est pas là un mince compliment ! _ plus loin et plus profond, avec plus encore de légèreté et tendresse de jeu  !
    ! Bravissimo les artistes !
    Carlos  Paita, très grand, immense, est lui aussi fabuleux !
    Merci donc de lui rendre ainsi justice en le ré-éditant…
    Et merci à ces merveilleux interprètes passeurs profonds de ces chefs d’œuvre de musique…
    Bonne journée, en cette période trouble…
    Francis, à Bordeaux
    Mon épouse et moi-même venons d’assister aux obsèques des épouses de nos deux plus proches amis, mercredi à Andernos, et jeudi à Biarritz…
    La musique a aussi le pouvoir de nous accompagner un peu…
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    Ce mardi 23 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Les merveilleuses trouvailles des soldes de CDs (suite) : le saisissant double CD Tacet 131 des « Préludes pour piano » de Claude Debussy par Evgeni Koroliov

    Et maintenant voici le saisissant double CD Tacet 131 des « Préludes pour piano » de Claude Debussy par Evgeni Koroliov _ enregistrés à Oslo aux mois de mai et octobre 2003 _, publié par Tacet en 2004 : écoutez-ici…

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    Sur ce double CD, j’ai retrouvé un article plutôt sévère de Pierre-Jean Tribot, publié sur le site de ResMusica le 26 mai 2005, intitulé « Evgeni Koroliov, du Debussy monacal » :

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    Evgeni Koroliov, du Debussy monacal

    Instagram

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    Formé par la solide école russe d’Anna Artobolewkaya mais aussi conseillé par les légendaires Heinrich Neuhaus et Maria Youdina, le pianiste moscovite s’est imposé comme un artiste discret mais dont chaque disque mérite une attention particulière _ en effet. Fortement attaché à l’œuvre de Bach, son Clavier bien tempéré et son Art de la Fugue, de très haute tenue, lui ont valu une reconnaissance internationale. Le compositeur György Ligeti considérant même son Art de la fugue comme le disque à emporter sur l’île déserte. On attendait donc avec intérêt sa lecture d’un tel monument de la littérature pianistique que les Préludes de .

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    L’approche est hautement personnelle, sans aucune concession à la facilité et à l’esthétisme. Le ton est à l’économie de moyen tout en respectant scrupuleusement les indications du compositeur, mais sans tomber dans une aridité hors sujet. Cependant force est de constater que dans Debussy, ce n’est pas particulièrement convaincant  _ pour Pierre-Jean Tribot. Certaines pièces de ces deux livres pêchent par un manque de sensualité (défaut particulièrement marquant pour …Danseuses de Delphes et … Brouillard qui nous font craindre le pire pour cet album). Heureusement le pianiste réussit beaucoup mieux certaines pièces plus techniques où il faut plus de puissance : la Danse de Puck et Général Lavine-exentric s’avèrent très efficaces. Cependant, il manque à cette intégrale une sensualité ou une rigueur à la Robert Casadesus pour transcender ces œuvres. Nous resterons donc fidèles à nos nombreuses références habituelles : Michelangeli, Arrau, Crossley, Kocsis, Pollini, Zimmerman, Casadesus et Février, tout en reconnaissant la probité _ voilà _ de l’approche ascétique de Koroliov.

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    La curiosité du disque réside dans l’enregistrement en première mondiale d’un vingt-cinquième prélude. Prévu dès l’écriture du cycle, cette pièce intitulée les soirs illuminés par le charbon et dédiée au marchand de charbon Tronquin est apparue en 2001 lors d’une vente aux enchères. Pendant 85 ans, la partition resta la propriété de cette famille dont l’ancêtre avait fourni du charbon de chauffage au compositeur. Cette œuvre dont le titre est tiré du poème le balcon de Charles Baudelaire, fait écho au quatrième prélude du premier livre où une autre citation du poète caractérise l’atmosphère de la pièce : …les sons et les parfums tournent dans l’air du soir. Peu de commentaires à faire sur cette pièce qui prolonge la magie debussyste.

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    Claude Debussy (1862-1918) : Préludes (Livres I et II), Les soirs illuminés par l’ardeur du charbon.

    Evgeni Koroliov, piano.

    2 CDS « The Koroliov series Vol. VII » Tacet 131.

    Enregistré à Oslo en mai et octobre 2003.

    Notice en français, anglais et allemand.

    Durée : 86, 41mn.

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    Ainsi qu’un bien plus empathique entretien intitulé « Evgeni Koroliov, discret magicien du piano« ,

    paru sur ResMusica en date du 22 juin 2015 :

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    Evgeni Koroliov, discret magicien du piano

    Instagram

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    Primé dans la catégorie récital instrumental des International Classical Music Awards 2015, le pianiste est l’un des artistes les plus indispensables _ probablement, oui _ de notre époque. Loin de la médiatisation, il construit une discographie exceptionnelle (Tacet) _ oui ! _ dont Schubert est la plus récente étape.

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    Koroliov-Stephan_wallocha«  Je veux qu’ils se rendent compte qu’il n’y a rien de mieux que la musique dans le monde ; ils doivent être heureux de pouvoir vivre avec elle, quelle que soit leur position : pianiste de concert ou professeur dans une petite école de musique. »

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    ICMA :  Comment êtes-vous venu au piano ? Etes-vous issu d’une famille de musiciens ? 

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     : Non pas du tout ! Mais quand j’étais petit, il était de coutume en Russie d’apprendre la musique aux enfants. Mes deux frères aînés ont commencé à apprendre le piano et ils ont abandonné très vite. Mais je me rappelais les mélodies et je voulais les jouer. C’est ainsi que je suis devenu pianiste.

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    ICMA :  Il y a-t-il eu dans votre enfance une expérience musicale particulière qui vous a fait dire « Oui, c’est cela que je veux faire dans ma vie » ?

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    EK : Oui, les œuvres de Bach, Mozart ou Schubert me touchaient énormément, même les petites pièces que j’étais en mesure de jouer. Et, plus important encore, je me suis mis très jeune à composer, cela me motivait beaucoup. Je ne me sentais pas destiné à être pianiste mais plutôt compositeur. La vie en a décidé autrement.

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    ICMA : Y-a-t-il eu dans votre enfance un concert par l’un des grands pianistes ou chefs que vous avez ressenti comme une forte expérience ?

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    EK : Je me souviens très bien d’un concert avec le célèbre chef français . Le violoniste a, lui aussi, toujours été une lumière pour moi. Un autre moment très important fut une rencontre avec dans la petite salle du Conservatoire Tchaïkovski. Il a joué trois pièces de l’ « Art de la fugue » qui m’ont beaucoup influencé.

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    ICMA : A 17 ans, vous avez joué le « Clavier bien tempéré » en concert. C’était rare à l’époque. Comment avez-vous eu cette idée ?

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    EK : Je me suis toujours senti attiré par cette musique et l’expérience des trois pièces de l’ «Art de la fugue » dont je viens de parler m’a tellement inspiré que je jouais Bach avec beaucoup d’amour et d’intérêt. Cela ne me semblait pas difficile, c’était tout simplement un plaisir. Et je ne me suis jamais inquiété de savoir si cela plairait au public _ bravo !

    …

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    ICMA : Était-ce un public d’experts, ou des habitués des récitals ?

    ..;

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    EK : A cette époque, le public de Moscou était très, très bon. Il y avait un grand nombre d’amateurs de musique et ce n’était pas un problème, même de jouer Bach …

    ..;

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    ICMA : On ne jouait pas beaucoup le répertoire baroque en Russie. Peu de pianistes jouaient ces œuvres en concert. et occupaient à ce titre une position unique…

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    EK : Exactement! J’ai travaillé quelques heures en privé avec . Elle adorait Bach, le jouait très bien mais de façon non conventionnelle. A cette époque, on ne parlait pas encore d’ « interprétation historiquement authentique ». Et Bach au piano, ce n’est pas « authentique »… c’est clair.

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    ICMA : Était-ce pour vous une raison de jouer Bach au clavecin ou au clavicorde ?

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    EK : Oui ! Mais je n’ai jamais été très friand du clavecin. Par contre, le clavicorde est mon instrument de prédilection _ tiens, tiens… Mais il ne convient pas pour les concerts, car c’est un instrument très calme, très très calme _ de peu d’amplitude sonore. C’était aussi l’instrumentent préféré de J-S Bach…

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    ICMA : Quel rôle joue l’instrument pour un pianiste ? Pouvez-vous comprendre que ou voyagent avec leur Steinway ? 

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    EK : Oui, c’est très bien si vous pouvez vous le permettre. Mais de toute façon, je ne pense pas que je puisse faire quelque chose de parfait en concert _ ni non plus à l’enregistrement discographieue… Personnellement, j’essaie autant que possible de compenser les inconvénients de l’instrument par mon oreille et mon expérience. L’essentiel est de rester concentré _ et c’est fondamental. Finalement, c’est l’attitude face à la musique qui est décisive _ voilà.

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    ICMA : Quelles sont les qualités essentielles d’un piano à queue ?

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    EK : Un bon instrument chante… Mais restons réalistes: je suis déjà heureux si la deuxième octave sonne bien. Il y a cinquante ans d’ici je jouais des instruments où la troisième octave chantait encore…

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    ICMA : Vous avez enseigné pendant de nombreuses années à Hambourg. Les étudiants  ont-ils aujourd’hui une vision différente de ce que signifie « être pianiste » ?

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    EK : Difficile à dire! Tout est si différent d’une personne à l’autre. Je crois que les musiciens de la génération actuelle ont une réflexion beaucoup plus pratique _ et utilitariste. Ils doivent maîtriser des enregistrements, le monde des concerts… et vous devez obtenir ce qu’ils veulent faire. Ce qui n’est vraiment pas facile à notre époque ! Cela nécessite beaucoup d’énergie.

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    ICMA : Que dites-vous à vos élèves à ce propos ?

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    EK : Je veux qu’ils se rendent compte qu’il n’y a rien de mieux _ probablement, en effet ! _ que la musique dans le monde ; ils doivent être heureux de pouvoir vivre avec elle _ voilà ! En sa compagnie amicale ou amoureuse quotidienne : sans bla-bla mensonger intéressé… _, quelle que soit leur position : pianiste de concert ou professeur dans une petite école de musique _ et même aussi fervent mélomane…

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    ICMA : Au regard du résultat artistique, préférez-vous les enregistrements en salle de concert ou en studio ?

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    EK : Je suis toujours un peu insatisfait tant après un concert qu’après un enregistrement _ voilà. À cet égard, je ne fais aucune différence.

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    ICMA : Que signifie pour vous d’avoir reçu un Prix international de Musique Classique ?

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    EK : Cela m’est très agréable et me rend hommage, mais, en fait, je n’ai pas le sens des honneurs très développé _ un grand bienfait pour l’interprète : la reconnaissance donnée l’est le plus souvent pour de très mauvaises raisons….

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    ICMA : Quelles sont vos passions, outre la musique ?

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    EK : Il y en a beaucoup : la peinture, l’architecture, la poésie, la littérature. Auparavant, je jouais beaucoup aux échecs, mais aujourd’hui je n’en ai plus le temps et je n’ai plus de bon partenaire. Mais j’achète encore de revues d’échecs et je les lis, c’est ce qui me reste…

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    ICMA : Comment voyez-vous l’avenir de la musique classique dans les dix prochaines années?

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    EK : Je prédis un avenir pas très brillant. Les années à venir seront très difficiles, et cela n’a rien à voir avec notre musique mais avec le développement de la culture en général _ hélas, hélas ! _, un mouvement que nous ne pouvons arrêter. Je pense, et quelques musiciens pensent comme moi, que nous avons besoin de construire une « culture de catacombe », pour passer le temps en quelque sorte, tout comme l’ont fait les moines irlandais à l’âge des ténèbres pour ne pas laisser la culture descendre au plus bas _ oui, résister toujours, toujours, comme l’on peut, sans rien abandonner du moindre cran.

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    Propos recueillis par Isabel Roth, et Martin Hoffmeister. Rédaction de l’article par . Traduction de l’allemand par Bernadette Beyne.

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    Crédit photographique : © Stephan Wallocha

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    Pour ma modeste part,

    j’ai consacré deux articles sur ce blog « En cherchant bien » au double CD Tacet 256 de la collection des merveilleux « Intermezzi » de Johannes Brahms interprétés par Evgeni Koroliov _ enregistrés à Berlin en février et octobre 2018 et février 2019 _ :

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    _ l’article du 15 septembre 2019 : «  » ;

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    _ et l’article du 15 octobre 2019 : « « .

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    « Spécificité« , « Singularité« , disais-je déjà alors, en 2019, du jeu d’Evgeni Koroliov :

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    oui, le jeu musical d’Evgeni Koroliov me parle vraiment ; et à ma modeste place d’écouteur, je dialogue avec lui.

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    De même que lui dialogue vraiment aussi, principiellement, avec les compositeurs qu’il interprète ; il n’est en rien un simple rouleau mécanique débitant la partition…

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    Une ultime remarque, de ma part _ de moi qui ne suis pas musicien, mais seulement mélomane un peu passionné... _, à propos de la fondamentale affirmation d’Evgeni Koroliov en son entretien « Evgeni Koroliov, discret magicien du piano » de 2015 :

    « il n’y a rien de mieux que la musique dans le monde ; ils doivent être heureux de pouvoir vivre avec elle » :

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    en effet, cette affirmation _ sur la capacité infinie de bonheur de vivre avec de la musique _, moi qui ne suis pas musicien _ et pas non plus vraiment musicologue, sinon dans les marges contextuelles de celle-ci (cf mes deux contributions au colloque, au Palazzetto Bru-Zane à Venise, le 19 février 2011, « Lucien Durosoir, un compositeur moderne né romantique » : «  » et « La poésie inspiratrice de l’œuvre musical de Lucien Durosoir : Romantiques, Symbolistes, Parnassiens, Modernes« … _, je la partage pleinement, et de plus en plus fortement à mon âge, en ma soixante-dix-septième année de vie.

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    Bien sûr, toutes les musiques sont loin, très loin, de se valoir, s’équivaloir ; il existe, et en nombre infini, de pauvres musiquettes, ainsi que des flopées de musiques bavardes, ou seulement fonctionnelles ou bassement utilitaires…

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    Cependant, et chacune en son genre, depuis les musiques non notées, transmises par la seule performance d’interprètes très souvent non savants et non professionnels, peut tout à fait constituer, en son éventuelle naïveté, un sublime chef d’œuvre, quand elle est à son meilleur, et à son meilleur d’interprétation, jusque sur un coin de rue, et pas dans une salle de concert ;

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    telles ces musiques que nous disons « populaires » que Bartok et Kodaly _ et bien d’autres… _ sont allés rechercher collecter, écouter, capter, et noter, eux, sur papier, dans les campagnes et montagnes profondes de Transylvanie, ou partout de par le vaste monde, pour que puissent se poursuivre la transmission et le partage _ la joie ressentie ! _ des merveilles de celles-ci…

    …

    …

    Oui, la musique _ tout simplement fredonnée spontanément sous la douche, tout comme enregistrée au concert ou sur CD, et surprise au vol à la radio (et je repense ici à l’épisode magnifique (!) de ces morceaux enchanteurs de Manuel Blasco de Nebra (1730 – 1784) interprétés par Josep Colom entendus au vol sur mon auto-radio (sur France-Musique) en 1995 quand je me rendais au petit matin à mon travail sans avoir pu percevoir-identifier alors le nom de ce compositeur singulier, à nul autre semblable (ni Scarlatti, ni Boccherini, ni CPE Bach, ni Mozart, ni Haydn, ni Mendelssohn…) … ; des extraits, et je ne l’ai découvert, après recherche un peu difficile, qu’ensuite, du CD Mandala MAN 4847 « M. Blasco de Nebra – Pièces pour clavier« , enregistré à Paris en 1995 par le toujours parfait Josep Colom : écoutez cette merveille ici ! ; un CD qui, une fois commandé, reçu et adoré (!), est devenu ensuite, après le partage de mon enthousiasme avec Vincent Dourthe, le disquaire à l’oreille si fine et si mélomane, un des CDs best-sellers du rayon Musique de ma chère librairie Mollat, à Bordeaux ! quelle aventure !.. ; cf le détail du récit jubilatoire de mon article en temps de Covid, le 10 avril 2020 : « « …), ou bien passée et repassée infiniment sans jamais se lasser sur sa platine… _ peut accompagner en beauté immédiate et profonde le moindre chapitre et le plus simple moment de nos diverses vies, pour nous faire à notre tour recevoir et ressentir à partager _ quelle chance ! _ un peu ou beaucoup de sa foncière et parfois sublime joie…

    …

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    Merci l’artiste !

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    Ce dimanche 14 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa