Étiquette : Pierre Hantaï

  • Retrouver toujours avec plaisir Bertrand Cuiller, pour un beau programme Bach, en un CD intitulé « Wunderkammer », comportant entre autres bijoux le Concerto italien et la Fantaisie chromatique et Fugue, pour le label Ramée…

    C’est toujours un bien vif plaisir que de retrouver au CD, ici pour le label Ramée, l’excellent claviériste Bertrand Cuiller, cette fois en un superbe programme Bach, comportant notamment le « Concerto italien » BWV 971 et la « Fantaisie chromatique et Fugue » BWV 903, en un brillant CD Ramée RAM 2402 intitulé « Wunderkammer«  _ enregistré à Bolland, en Belgique, du 16 au 20 mai 2022…

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    Avec le décidément trop rare au CD Pierre Hantaï, et le plus généreux Benjamin Alard,

    ainsi que quelques autres,

    Bertrand Cuiller fait partie des meilleurs interprètes, et pas seulement français, de Bach sur les divers claviers…

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    Le pur plaisir pris à écouter et ré-écouter ce beau CD « Wunderkammer » _ écoutez-ici le podcast (d’une durée de 70′ 30) _ nous le confirme…

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    Ce mardi 17 septembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Une nouvelle sublime pépite Domenico Scarlatti, compositeur, et Giulio Biddau, interprète : le « débarbouillage » du superbe double CD Aparté AP 283

    Le magnifique et extraordinaire pianiste qu’est Giulio Biddau _ né à Cagliari en 1985, élève d’Aldo Ciccolini, et actif à Paris _,

    après de splendides « Barcarolles » de Gabriel Fauré (dans le CD Aparté AP 026, paru en 2011), 

    et un miraculeux « Respighi Piano Four Hands« , avec le pianiste Norberto Cordisco Respighi (dans le CD Evidence EVCD 035, paru en 2017),

    vient, ce mois de janvier 2022, nous gratifier, sur un très beau piano Steinway & Sons D-274 (Les Accordeurs), d’un exceptionnel double CD Domenico Scarlatti, intitulé « Scarlatti to Scarlatti« ,

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    dont voici un excellent, éloquent et très judicieux commentaire, en date du 25 janvier 2022, par Jean-Charles Hoffelé,

    intitulé « Passage du temps » _ on comprendra la parfaite raison de pareille intitulation _ :

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    PASSAGE DU TEMPS

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    Deux visages. Commençant par celui à la Francis Bacon : Hans von Bülow _ Dresde, 8 janvier 1930 – Le Caire, 12 février 1894 _ s’évertua à regrouper dix-huit Sonates de Scarlatti qu’il aimait _ tout simplement _ jouer – on oublie qu’il fut également un pianiste de première force -, les « modernisant » _ en son XIXe siècle… Cela s’écoute, même si on perçoit bien dans ce sens du vertical une volonté de faire entrer Bach aux forceps dans la grammaire scarlatienne _ en effet _, mais s’écoute d’abord plutôt _ voilà ! _ pour les qualités pianistiques _ très grandes _, jeu ample, timbres vifs, main gauche affirmée, de Giulio Biddau _ voilà… _ que pour l’habillage de Bülow, une curiosité en somme _ oui… _, qui invite à se ruer _ surtout _ sur le premier disque _ Scarlatti sans le passage par le prisme de Bülow, en ce CD n°1…

    Le CD indiquant ici : « Critical Edition«  ; et « Hans von Bülow’s Anthology » pour le choix des pièces du CD n° 2.

    Les 16 pièces choisies reprenant en ce CD n°1 le choix des pièces du CD n°2, tel qu’opéré, à son goût, par Hans von Bülow, au XIXe siècle. Ce qui nous permet de mesurer (et admirer) le « débarbouillage » d’Emilia Fadini et Giulio Biddau… Et j’abonde pleinement à cette remarque très juste de Jean-Charles Hoffelé : à l’écoute comparée (comme en ce podcast-ci de 11′), le CD n°2 fonctionne comme une sorte de preuve du magnifique travail de « débarbouillage » et restitution musicologique d’Emilia Fadini, couronné par l’interprétation superlative, sur son Steinway, de Giulio Biddau en le CD n°1 de ce double album. C’est donc ce CD n°1 qu’on ne se lassera pas de passer et repasser sur sa platine…

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    Seize Sonates, alternant des plus et des moins connues, dans une édition critique qui me semble d’oreille magnifique _ oui ! _, due à Emilia Fadini _ Barcelone, 11 octobre 1930 – Goriago, 16 mars 2021 ; ce double CD Aparté de Giulio Biddau a ainsi été enregistré du 16 au 30 juin, puis les 26 et 27 novembre 2020, à la salle Colonne, à Paris, avant le décès, le 16 mars 2021, de la claveciniste et musicologue Emilia Fadini. Emilia Fadini dont j’ai retrouvé, parmi les CDs de ma discothèque personnelle, le volume 1, intitulé « The Spanish influence« , d’un projet d’intégrale des Sonates de Domenico Scarlatti, sur clavecin, par divers interprètes : soit le CD Stradivarius STR 33500, paru en 1999. La translation du clavecin au piano est _ certes _ une gageure, on n’y songe pas assez, tous les pianistes ont dû se débrouiller avec l’édition de Kirkpatrick (et pire pour des générations de clavecinistes, avec celle de Longo, dont Ruggero Gerlin me disait qu’il se « l’aménageait »), chacun faisant plus ou moins sa sauce, Horowitz y convoquant son univers avec plus de rigueur qu’on ne le croit.

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    Le travail de Fadini est passionnant _ oui _, ses translations plus que probantes, éclairantes _ oui. Elle invente dans les moyens décuplés du piano moderne des équivalences _ voilà _ de toucher, de timbres, de phrasés, entre l’original du clavecin et les feutres du piano _ on lira aussi avec beaucoup de profit et d’intérêt le détail des 7 pages du livret sous la plume de Giulio Biddau lui-même.

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    Un univers _ celui de Domenico Scarlatti (1685 – 1757) lui-même _ reparaît _ merveilleusement _, comme si on avait rénové _ débarbouillé, dis-je _ ce Scarlatti peint du piano ; les rythmes sont vifs ; cela danse, vole _ comme le voulait le compositeur _ ; et l’on peut compter sur ce maître des timbres _ oui _ qu’est le pianiste italien – ses admirables Barcarolles de Fauré _ enregistrées les 3, 4  et 5 octobre 2011 au Théâtre Saint-Bonnet à Bourges (par Nicolas Bartholomée) _ m’en avaient averti (et moi aussi !!) – pour rendre justice à ce visage soudain véridique d’un Scarlatti s’asseyant au clavier d’un Steinway _ oui, c’est tout à fait cela !

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    Qu’Aparté lui permette de poursuivre l’exploration des opus qu’Emilia Fadini aura eu le temps de « réinventer » avec un tel souci de ne pas trahir _ aujourd’hui _ l’original _ voilà un parcours musical (de Domenico Scarlatti par Giulio Biddau) dont nous pouvons très réalistement rêver…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    « Scarlatti to Scarlatti »

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    Domenico Scarlatti (1685-1757)

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    Sonate en sol majeur, K. 13
    Sonate en sol majeur, K. 523
    Sonate en sol mineur, K. 8
    Sonate en sol mineur, K. 450
    Sonate en sol majeur, K. 259
    Sonate en ré majeur, K. 29
    Sonate en ré majeur, K.96
    Sonate en si mineur, K. 173
    Sonate en si mineur, K. 377
    Sonate en fa mineur, K. 69
    Sonate en fa mineur, K. 387
    Sonate en sol mineur, K. 31
    Sonate en ré mineur, K. 434
    Sonate en ré mineur, K. 444
    Sonate en fa majeur, K. 446
    Sonate en fa majeur, K. 525

    Versions jouées dans l’édition critique d’Emilia Fadini, puis dans l’édition d’Hans von Bülow (sous la forme de suites)

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    Giulio Biddau, piano

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    Un album de 2 CD du label Aparté AP283
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    Photo à la une : le pianiste Giulio Biddau – Photo : © DR

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    Un travail magnifique _ d’intelligence de conception, comme de somptueuse réalisation au piano ! Quelle lumineuse joie scarlatienne nous est restituée là ! _ de la part du splendide Giulio Biddau,
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    et un album indispensable _ tout comme les merveilleux Pierre Hantaï au clavecin _ à tout amateur de la sublimissime musique de ce magicien-poète, pourvoyeur de joie pure, qu’est le génial Domenico Scarlatti…

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    Ce dimanche 20 février 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le tout récent merveilleux CD « Scarlatti – Händel » de Pierre Hantaï salué comme il le mérite…

    Hier même 10 novembre,

    à l’occasion de mon plaisir de célébrer les joies que procureur le splendide CD des « Grands Motets sur le Cantique des Cantiques » de Pierre Robert,

    que vient  de publier l’intéressant label Château de Versailles – Spectacles,

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    j’évoquais aussi, très brièvement, et au passage,

    en ajoutant, surtout que je ne manquerais pas d’y revenir bientôt _ cf mon article  _,

    le génie admirable de l’interprétation _ toujours (ou presque) si parfaitement juste, sans hystérie ni virtuosisme _ de l’ami Pierre Hantaï…

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    Je ne croyais pas si bien dire,

    puisque l’article de ce jour de Jean-Charles Hoffelé sur son site Discophilia,

    joliment intitulé « Le Soir et le jour« ,

    vient saluer comme il le mérite ce splendide CD « Scarlatti – Händel« de Pierre Hantaï ;

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    et vient me donner l’occasion, justement, d’y revenir tout de suite…

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    Voici donc cet article :

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    LE SOIR ET LE JOUR

    Scarlatti et Haendel se croisèrent _  physiquement ; et musicalement… _ plusieurs fois, à Londres, à Venise, et à Rome où le cardinal Ottoboni les réunira le temps d’une joute _ célèbre _ de claviers. C’est que le jeune Haendel éblouissait autant par ses talents de claviériste, plus même à l’orgue qu’au clavecin, que ne le faisait ce diable de Scarlatti. Les destins de leurs œuvres se croisèrent _ oui _, au moment où Scarlatti abandonnait pour le seul clavecin de sa chère princesse portugaise _ Maria-Barbara : à Lisbonne, puis Séville, puis la cour de Madrid, une fois devenue reine d’Espagne… _ l’opéra dont il avait hérité la veine lyrique de son père Alessandro, Haendel délaissait son clavecin pour mettre tout son art au service de la scène. De tout cela, Gaëtan Naulleau, dans un texte épatant, nous conte _ pour le livret de ce CD _  le détail, contrepoint éclairant au disque où Pierre Hantaï réunit _ mais pas gratuitement… _ les deux objets de ses amours.

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    Voici enfin confrontés ces deux diables de l’instrument à cordes pincées. Pas forcément dans l’idée d’une joute comme l’avait voulue Ottoboni, chez lui _ Pierre Hantaï _ la virtuosité _ et très heureusement ! _ reste invisible, dès le grand geste qui ouvre l’Ouverture d’Il Pastor fido qu’il a transcrite à son propre usage, c’est le génie _ dramatique : et Händel en est un maestro… _ du théâtre qui paraît, nous entraînant dans un univers flamboyant _ oui : Hândel a, en effet, le génie d’enflammer…. La grande Suite en ré mineur apporte une touche de _ douce _ nostalgie française, sentiments mis en musiques ; les trois Sonates de Scarlatti qui y répondent sont des feux d’artifice (la K. 24, littéralement ébrouée), mais Pierre Hantaï y met tant de musique, jusque dans les effets de fandango de la K. 429, que la pyrotechnie n’en est _ très heureusement _ plus le sujet : un génie musical répond à un autre _ voilà !

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    Le ton réflexif de la Suite en mi majeur apporte des ombres _ oui _, le claveciniste lui donnant une ampleur qui fait songer à Bach, et rappelle à quel point les œuvres de clavecin de Haendel furent tenues en estime de son vivant. La nuance française qui _ à nouveau _ charme tout au long de l’Air et variations ne croit-elle pas déjà apercevoir Mozart ? Les sonneries de la Sonate K. 443, les « emberlificotements » de la K. 12 et même les pas dansés de la Sonate en si bémol majeur ne font pas oublier le ton nostalgique de l’admirable _ oui _ Cantabile. Est-ce le si beau clavecin de Jonte Knif d’après des instruments allemands du XVIIIe siècle, prêté par Olivier Fortin, qui apporte un éclairage un rien mélancolique _ anticipant en quelque sorte ce que Mozart rendra bientôt de la vraie joie… _ à ce disque si amplement respiré, une nuance vespérale _ voilà _ aux danses et aux saillies scarlatiennes ? Où bien l’ombre de Gustav Leonhardt _ qui ne jouait jamais le trop théâtral à son goût Händel _ venu écouter son élève dans cette église d’Haarlem qu’il fréquenta si souvent ?

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    La joute, vous la trouverez _ en revanche _ dans l’album spumante que le jeune Cristiano Gaudio signe pour L’Encelade. Deux clavecins, celui déduit par Bruce Kennedy d’après Mieke pour les opus de Haendel, et toujours du même facteur, une solaire création d’après des modèles italiens du XVIIe siècle.

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    Virtuose _ lui _ dès l’entrée, le jeune homme nous précipite dans une des Toccatas du Manuscrit de Bergame, aux folies de laquelle William Babell a ajouté une pincée d’épices supplémentaires. Ces Toccatas diaboliques rythmeront un album fulgurant où s’invite un Scarlatti résolument ibère qui saisit dans son instrument transformé en guitare les musiques des rues et des champs, culminant dans les formules obstinées de la Sonate K. 43.

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    Une merveille signée Haendel lui succède, celle en forme de capriccio, la HWV 483, Toccata lente. Aussi brillant que soit le disque, aussi tonique que paraisse le jeu de ce jeune virtuose formé par Olivier Baumont et Francesco Corti, et même si dans une première écoute l’album semble pencher du côté de Scarlatti, le jeune homme atteint une dimension poétique dans la Suite en fa majeur de Haendel, et c’est encore chez Haendel qu’il prend sa plume pour transcrire l’aria parfaite de l’Adagio d’une Sonate pour violon en la majeur, preuve qu’il a plus d’une corde à son art. Et si demain il nous mariait Bach et Couperin ?

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    LE DISQUE DU JOUR

    Georg Friedrich Haendel(1685-1759)

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    Il pastor fido, HWV 8a (extrait : Ouverture, arr. pour clavecin : P. Hantaï)
    Suite en ré mineur, HWV 437
    Suite en mi majeur, HWV 430, « The Harmonious Blacksmith »

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    Domenico Scarlatti
    (1685-1757)

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    Sonate en mi mineur, K. 147
    Sonate en la majeur, K. 24 (Presto)
    Sonate en la majeur, K. 429 (Allegro)
    Sonate en ré majeur, K. 443 (Allegro)
    Sonate en sol mineur, K. 12 (Presto)
    Sonate en sol mineur, K. 546 (Cantabile)
    Sonate en si bémol majeur, K. 16 (Presto)

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    Pierre Hantaï, clavecin

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    Un album du label Mirare MIR560
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    Georg Friedrich Haendel(1685-1759)

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    Toccata VI en ut majeur
    (extrait : attr. William Babell)

    Toccata XI en ut mineur
    (extrait : attr. William Babell)

    Sonate (Allemande) pour clavecin en la mineur, HWV 478
    Toccata IX en sol mineur, HWV 483 (extrait : attr. William Babell)
    Suite pour clavecin en fa majeur, HWV 427
    Toccata I en sol majeur (extrait : attr. William Babell)
    Chaconne en sol majeur, HWV 435
    Sonate pour violon en la majeur, HWV 372 (extrait : I. Adagio, arr.: Gaudio)

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    Domenico Scarlatti (1685-1757)

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    Sonate en fa majeur, K. 82 (Fuga)
    Sonate en fa mineur, K. 69 (Presto)
    Sonate en ut mineur, K. 32 (Aria)
    Sonate en ut mineur, K. 64 (Gavotta Allegro)
    Sonate en sol mineur, K. 43 (Allegrissimo)
    Sonate en ut majeur, K. 33
    Sonate en ut majeur, K. 53 (Presto)
    Sonate en ut majeur, K. 86 (Andante moderato)
    Sonate en ut mineur, K. 84
    Sonate en ut mineur, K. 58 (Fuga)

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    Cristiano Gaudio, clavecin

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    Un album du label L’Encelade ECL2003
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    Photo à la une : le claveciniste Cristiano Gaudio – Photo : © Julian Bowen Levendusky

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    Ce jeudi 11 novembre 2021, Tutus Curiosus – Francis Lippa

  • La délicatesse de l’interprétation du clavier de Girolamo Frescobaldi : quel interprète choisir ?..

    Voici que je reçois ce jour une très courte vidéo _ de 2′ 15, adressée par Il Teatro de la Fenice, de Venise _

    d’un extrait de la Toccata Settima de Girolamo Frescobaldi : très plaisante interprétation, en effet,

    par un Jean Rondeau,

    dont je n’apprécie pourtant pas toujours, les démonstrations un tantinet excessives, et à contresens, de virtuosité,

    à mon goût du moins…

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    Or, il se trouve que j’ai personnellement toujours eu de la difficulté à bien recevoir ces musiques de Frescobaldi ;

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    du moins en leurs interprétations discographiques, pourtant nombreuses, auxquelles j’ai pu avoir accès ;

    y compris par les doigts expertissimes du grand Gustav Leonhardt…

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    À preuve, ces deux articles miens :

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    surtout celui du 21 décembre 2019 :  ;

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    et, à un moindre degré _ et nonobstant l’enthousiasme un peu excessif de son titre… _, celui du 28 avril 2019 : …

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    Au moins, ces deux articles-ci, détaillent-ils un peu les raisons de mes réticences… 

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    Frescobaldi : une magistrale interprétation, enfin !, de l’oeuvre de Girolamo Frescobaldi : par le très délié claviériste Francesco Cera

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    — Ecrit le samedi 21 décembre 2019 dans la rubrique “Histoire, Musiques”.
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    Longtemps, j’ai été désagréablement insatisfait

    des interprétations, au disque, de l’œuvre de Girolamo Frescobaldi

    (Ferrare, 15 septembre 1583 – Rome 1er mars 1643) ;

    …

    que les histoires de la musique présentent pourtant

    comme un brillantissime maillon décisif

    de la musique occidentale :

    …

    Frescobaldi ayant eu pour brillantissime élève le génialissime Johann Jakob Froberger

    (Stuttgart, 18 mai 1616 – Héricourt, 16 mai 1667)

    _ un de mes compositeurs préférés ! _ ;

    …

    mais aussi les excellents Johann Caspar Kerll (Adorf, 9 avril 1627 – Munich, 13 février 1693)

    et Franz Tunder (Lübeck, 1614 – Lübeck, 16 novembre 1667).

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    À peine en avril dernier, enfin, un CD, par Christophe Rousset,

    était parvenu à rompre le _ mon ? _ maléfice ;

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    cf mon article du 28 avril dernier :

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    Eh bien ! me voici aujourd’hui très largement comblé, enfin !,

    par un merveilleux coffret de 7 CDs,

    par la grâce du claviériste _ et aussi, à l’occasion, chef de l’Ensemble Arte Musica _ Francesco Cera :

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    le coffret Arcana A 463.

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    4 œuvres _ majeures : les principales ! _ nous y sont magistralement

    et dans une merveilleuse évidence _ enfin ! _

    données _ restituées, telles qu’elles auraient pu être jouées à la cour des Este, à Ferrare ;

    mais les Este perdent Ferrare en 1697, à la mort du duc Alphonse II d’Este, décédé sans fils légitime ; Ferrare revenant alors aux États pontificaux sous le pontificat d’Innocent XII Pignatelli, qui refuse de laisser Ferrare à Cesar d’Este, cousin de feu le duc Alphonse II (et descendant d’un bâtard du duc Alphonse Ier et de sa maîtresse Laura Dianti) ; Cesar d’Este héritant seulement de Modène et Reggio… ; Frescobaldi, lui, avait 14 ans en 1597 ; et, à Ferrare, il fut élève, il faut le remarquer, de Luzzasco Luzzaschi… _du maître ferrarais :

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    _ les Toccate e Partite Libro Primo (publiées à Rome en 1615)

    _ les Capricci (publiés à Rome en 1624)

    _ le Secondo Libro di Toccate (publié à Rome en 1627)

    _ et les Fiori Musicale (publiées à Venise en 1635).

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    …

    Tout y est du plus merveilleux soin,

    à commencer par la variété _ quelles splendides sonorités ! _ des instruments,

    clavecins (au nombre de 5) comme orgues (au nombre de 4),

    choisis,

    pour tel ou tel morceau spécifique.

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    …

    Et l’interprétation

    est _ enfin ! et d’un bout à l’autre… _ renversante de beauté :

    chapeau bien bas, maître !!!

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    En matière de préférences personnelles,

    si je puis me permettre très immodestement de les donner ici,

    je dois avouer une certaine prédilection pour la poésie absolument merveilleuse du Secondo Libro di Toccate… :

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    est-ce dû à la nature particulière de ces œuvres-ci du compositeur ?

    ou bien au merveilleux délié de leur interprétation _ surtout aux deux clavecins (d’après des modèles napolitains) _ par Francesco Cera ?

    Je ne sais…

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    Ce samedi 21 décembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    Sur ce coffret Frescobaldi/Cera d’Arcana, voici aussi, et d’abord, un très détaillé article _ de même date : le 21 décembre 2019 _ de Frédéric Muñoz sur le site de ResMusica :

    « L’oeuvre pour clavier de Frescobaldi par Francesco Cera« …

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    L’œuvre pour clavier de Frescobaldi par Francesco Cera

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    La discographie frescobaldienne pour clavier est déjà riche de grandes interprétations depuis le début des années 70. Pour autant, Francesco Cera, grand spécialiste en la matière, propose une approche novatrice et captivante _ voilà ! _ reposant sur un choix d’instruments historiques ou copies d’anciens, au service d’un jeu basé sur ses propres inspirations et ses nombreuses recherches musicologiques.

    Frescobaldi_Toccate, Capricci, Fiori Musicali_Ensemble Arte Musica_Francesco Cera…

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    La première moitié du XVIIe siècle a vu en Europe l’éclosion d’un style nouveau pour le clavier _ voilà _ au travers de livres de génie : Correa de Arauxo, Jehan Titelouze, Samuel Scheidt, à la suite de l’initiateur flamand Sweelinck, le fameux Orphée d’Amsterdam. Girolamo Frescobaldi (1583 – 1643) fait partie de cette incroyable pléiade de musiciens qui ont édifié un monument unique dans l’histoire de la musique pour clavier. Venu de Ferrare _ sa ville natale, où il avait été l’élève du magnifique Luzzasco Luzzaschi (1545 _ 1607) ; qui fut aussi, à cette élégantissime  cour des flamboyants Este, à Ferrare, le maître du génialissime Carlo Gesualdo (1566 – 1613)… _, Frescobaldi développa son art à Rome et nous laisse une œuvre _ très importante _ importante. Outre le clavier, diverses œuvres vocales ou instrumentales constituent un ensemble impressionnant, présenté en totalité en 2011 dans un coffret de 15 CDs par Roberto Loreggian (Brilliant Classics). Le présent coffret se compose de 7 CDs, dont chacune des pochettes représente un tableau, témoin de l’art pictural romain à l’époque de Frescobaldi. C’est l’historien de l’art Denier Grenier qui a sélectionné ces chefs-d’œuvre, soit une invitation à la musique de l’organiste de Ferrare.

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    L’œuvre pour clavier de Frescobaldi de compose de quatre livres écrits sur une longue période, de 1608 à 1635, comprenant Caprices, Toccate, Partite, Courantes et Ballets, Canzone, Arias, hymnes ainsi que trois messes pour orgue. Cet important ensemble de pièces fut écrit pour diverses destinations, liturgiques ou profanes, et le choix des instruments qui en résulte afin de les interpréter est fondamental _ oui _, l’auteur ne l’indiquant pas toujours. C’est l’écriture même des pièces qui impose un choix logique tourné vers le clavecin ou l’orgue. Dans les livres de Toccate, celles qui sont écrites « pour l’élévation », par leur côté planant destiné à ce moment particulier de l’office, sont naturellement dévolues à l’orgue. D’autres, plus virtuoses et décoratives, s’imaginent volontiers au clavecin. Ce choix reste pour de nombreuses pièces celui de l’interprète, qui peut changer suivant les intégrales à disposition des mélomanes. L’ouvrage de Frescobaldi le plus célèbre de tous est sans doute celui des Fiori Musicali publié en 1635, renfermant trois messes courantes pour clavier : Apostoli, Domenica et Madonna. Ici, la présence de l’orgue est de fait permanente, alternant avec les versets grégoriens harmonieusement chantés par l’ensemble Arte musica et le ténor soliste Riccardo Pisani.

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    Grâce à ses recherches et études échelonnées sur de nombreuses années, Francesco Cera, élève de Gustav Leonardt _ tiens, tiens… _ et de Luigi Ferdinando Tagliavini, offre une vision musicologique et vivante _ oui _ de ces textes par un jeu savant et subtil, porté par des instruments minutieusement choisis, contemporains et en adéquation avec les divers styles de cette musique. Une particularité de cet enregistrement est que les clavecins ont été enregistrés dans une salle qui fut la résidence d’été des ducs d’Este _ voilà ! _ que fréquenta Frescobaldi : une manière de retrouver l’ambiance sonore existant lors de la création de ces œuvres et d’en retirer une inspiration toute particulière _ oui ! _, y compris visuelle par la beauté du lieu _ cf aussi le génialissime testament cinématographique de ce merveilleux ferrarais, lui aussi, qu’a été Michelangelo Antonioni (1912 – 2007) : Al di là delle nuvole (en 1995)… Les instruments sont accordés suivant le tempérament mésotonique couramment en usage à l’époque, ce qui permet un relief indispensable aux multiples couleurs du discours. Les clavecins sont des copies d’anciens, réalisés par de grand spécialistes d’aujourd’hui, de même pour les orgues, historiques qui offrent divers diapasons, du 392 Hz au 465 Hz.

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    Tous ces paramètres concourent à offrir à l’auditeur un produit de premier choix _ et c’est encore peu dire… _, depuis la beauté du coffret avec la reproduction de tableaux anciens, la présence d’un épais livret avec une étude musicologique de l’artiste et une description détaillée des instruments utilisés, jusqu’à l’interprétation humaine et émouvante _ enthousiasmante par là… _ de Francesco Cera, portée par les sonorités colorées et magnifiquement captées des différents claviers.

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    Girolamo Frescobaldi (1583-1643) :

    Toccate (livres 1 et 2) ; Capricci ; Fiori Musicali.

    Ensemble Arte Musica. Riccardo Pisani ténor, Francesco Cera sur cinq clavecins et quatre orgues historiques italiens.

    7 CDs Arcana.

    Enregistré de novembre 2015 à septembre 2018.

    Livret bilingue français anglais.

    Durée : 8h19

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    Voici ensuite mon précédent article, du 28 avril 2019, sur le CD Frescobaldi / Christophe Rousset (Aparté AP 202) de ces mêmes Toccatte…

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    Enfin un CD Frescobaldi idéalement accompli ! par Christophe Rousset

    — Ecrit le dimanche 28 avril 2019 dans la rubrique “Histoire, Musiques”.
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    Jusqu’ici, nul CD Frescobaldi

    _ pas même par la grâce de l’immense Gustav Leonhardt ! _

    ne m’avait véritablement satisfait !

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    de lui, Girolamo,

    le maître (1583 – 1643) vénéré de tant de compositeurs merveilleux

    _ à commencer par Johan Jakob Froberger (1616 – 1667)…

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    Eh bien ! le maléfice vient de se rompre,

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    au moins pour ma satisfaction personnelle ! _ je commençais à désespérer gravement… ;

    ou bien était-ce moi-même qui me révélais incapable de pouvoir apprécier sa musique !!! _

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    avec le CD Aparté AP 202  de Christophe Rousset

    interprétant les Toccate e partie d’intavolatura di Cimbalo, libro primo

    (de 1615, mais données ici dans la version de 1637),

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    sur un clavecin original anonyme de la fin du XVIe siècle,

    remanié par Rinaldo de Bertonis, en 1736…

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    Tout enfin, ici, coule et chante de source…

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    Ce dimanche 28 avril 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    J’ai donc recherché, puis retrouvé _ parmi les CDs de ma discothèque _, une interprétation _ complète, elle : de 3′ 46 _ de cette même Toccatta Settima de Girolami Frescobaldi,

    par le cher Pierre Hantaï, en 1996, sur un CD Astrée Auvidis E 8585 :

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    tout à fait excellente, elle aussi…

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    Ce mardi 14 septembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa