Étiquette : Pierre-Jean Tribot

  • Revenir jouir de Francis Poulenc (1899 – 1963) admirablement servi par le chef Georges Prêtre (1924 – 2017) : un beau coffret anthologique d’Erato…

    C’est un article louangeur « Hommages à Georges Prêtre chez Warner » de Pierre-Jean Tribot, avant-hier 18 novembre sur le site de l’excelent magazine belge Crescendo,

    qui a attiré mon regard sur la parution très opportune d’un coffret Erato 5054197 993787 de 7 CDs, consacré à l’œuvre d’un compositeur que j’apprécie beaucoup :

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    Francis Poulenc (Paris, 7 janvier 1899 – Paris, 30 janvier 1963)…

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    Hommages à Georges Prêtre chez Warner

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    LE 18 NOVEMBRE 2024 par Pierre Jean Tribot
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    Georges Prêtre dirige Poulenc. Francis Poulenc (1899-1963) : œuvres diverses. Solistes, chœurs et orchestres, direction : Georges Prêtre. 1959-1988. Livret en français, anglais et allemand. 7 CD Warner. 5054197 993787.

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    Warner rend hommage au grand Georges Prêtre avec un petit coffret _ de 7 CDs _ qui reprend ses enregistrements Poulenc et quelques rééditions numériques de ses gravures iconiques pour la firme française de EMI France, désormais propriété de Warner Classics.

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    Avec sa collaboration avec Callas, celle avec Françis Poulenc est l’autre association artistique légendaire _ voilà _ de la carrière du chef nordiste (Waziers, 14 août 1924 – Castres, 4 janvier 2017 _ qui aurait célébré ses 100 ans cette année.

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    Le jeune chef avait amorcé cette collaboration à l’occasion de la création de la Voix humaine dans la fosse de la Salle Favart avec Denise Duval. Le compositeur était tellement heureux qu’il déclara “tous deux vous êtes tellement moi que c’est comme si je me dédoublais”. L’enregistrement qui en suivit, repris dans ce coffret _ merci !!! _ , est un pilier de l’art de l’interprétation de ce chef d’œuvre unique _ absolument.

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    Georges Prêtre fut la cheville ouvrière pour EMI d’enregistrements sous la houlette bienveillante du compositeur _ oui _, mais le coffret pour éviter de doublonner avec une précédente parution Warner “Poulenc, oeuvres complètes” propose un équilibre entre les gravures historiques et les remake du chef tout au long de sa carrière.

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    On retrouve ainsi les Concertos pour piano (pour piano et pour deux pianos) avec Gabriel Tacchino et Bernard Ringeissen, en 1983, avec l’Orchestre philharmonique de Monte Carlo, un album orchestral  avec le jeune Orchestre de Paris en 1968  (Sinfonietta, Suite française, Mariés de la Tour Eiffel) et le diptyque sacré Stabat Mater et Gloria avec l’Orchestre national de France et le Choeur de Radio France enregistré en 1988. L’ensemble n’est en rien une intégrale, plutôt une très large sélection _ voilà _ car si on est ravis de retrouver les Biches en version complète avec chœur, on regrette de ne pouvoir entendre que la Suite des Animaux modèles car le maestro n’a hélas pas enregistré l’intégrale du ballet.

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    Prêtre est évidemment à son affaire par un style énergique et tranchant _ voilà _ qui vivifie ces œuvres. On se régale des sonorités très typées des orchestres parisiens d’alors, avec des timbres assez crus et verts, qui renforcent l’ironie et l’humour de ces partitions _ c’est très juste. Les prises de son EMI France n’ont jamais été des modèles hifistes, il faut passer sur une plastique sonore, elle aussi abrupte. Mais ces gravures sont de belles références malgré quelques déception comme une Barbara Hendricks hors style dans le Stabat Mater et le Gloria.

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    En numérique et seulement en numérique, Warner remet en ligne l’intégrale des Symphonies de Saint-Saëns et le poème symphonique La jeunesse d’Hercule avec les Wiener symphoniker, un album Marcel Landowski (Symphonies n°1, n°3, n°4et Concerto pour violon)  avec Patrice Fontanarosa et l’Orchestre n national de France mais surtout un magistral album d’Indy avec l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo dans le Poème des rivages et le Diptyque méditérnnéen, un album fauviste, gorgé de lumières méridionales qui fait briller l’art de d‘Indy comme jamais. On aurait aimé que Warner nous rende deux autres gravures : la Symphonie du Nouveau monde avec l’Orchestre de Paris (avec Jean-Claude Malgoire au cor anglais) et laDamnation de Faust avec ce même orchestre de Paris avec Janet Baker, Nicolaï Gedda et Gabriel Bacquier. Du Georges Prêtre, on n’en a jamais assez !

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    Note globale 9-10

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    Ce mercredi 20 novembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • « Le plus beau pour la fin : « Wolfgang Sawallisch, grand chef d’opéra, était aussi pianiste accompagnateur » : ré-écouter à l’infini le parfait double album avec Dietrich Fischer-Dieskau « Richard Strauss – Lieder », paru en 1984 ; ou Wolfgang Sawallisch, un maître de la clarté et de la vie… »

    En quelque sorte en post-scriptum à mon article d’hier samedi 28 septembre « « ,

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    je fais ici le choix, extraits du coffret Decca 485 4364 « Wolfgang Sawallisch – The Complete Recordings on Philips & Deutsche Grammophon » de 43 CDs, des deux ultimes CDs 42 et 43  de ce coffret, de Wolfgang Sawallisch accompagnant de son piano Dietrich Fischer-Dieskau,

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    soient un choix de 49 Lieder de Richard Strauss par Dietrich Fischer-Diskau, baryton, et Wolfgang Sawallisch au piano _ enregistrés à Munich en octobre 1981 et à Berlin en septembre 1983 _, repris d’un double album Deutsche Grammophon 447 512 – 2, paru en 1984 _ et que je possède depuis sa parution.

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    Et entre les 49 Lieder de ce double album-ci, en probable priorité d’écoute,

    j’élis « Ständchen » TrV 149/2, sur un poème d’Adolf Friedrich Graf von Schack _ écoutez-en ici le podcast d’une durée de 2′ 17 _,

    et le sublime « Morgen« , le N°4 des « 4 Lieder » TrV 170, sur un poème de John Henry Mackay _ écoutez-en ici le podcast d’une durée de 4′ 04 _,

    aux plages 9 et 25 du CD 42 de ce coffret « Wolfgang Sawallisch – The Complete Recordings on Philips & Deutsche Grammophon« …

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    Et aux deux articles de Jean-Pierre Rousseau « Wolfgang S. : les retards d’un centenaire« (du 4 mai dernier), et « En scènes : Alagna, Sawallisch et le Domino noir« (du 23 septembre dernier) que j’ai cités hier samedi,

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    j’ajoute ce dimanche ces renvois-ci à quatre autres articles, « Pas si sage«  (de Jean-Charles Hoffelé, le 23 juin 2024), « Wolfgang Sawallisch, l’inspirant«  (de Pierre-Jean Tribot, le 27 juin 2024), « Jugendzeit«  (de Jean-Charles Hoffelé, le 21 juillet 2024) et « Le centenaire oublié de Wolfgang Sawallisch » (de Christophe Huss, le 26 août 2024), qui ont été publiés à propos des trois récents copieux coffrets _ Decca 48543 64 de 43 CDs « Wolfgang Sawallisch – The Complete Recordings on Philips & Deutsche Grammophon » ; Warner Classics 5054197832178 de 65 CDs « Wolfgang Sawallisch – Complete Symphonic, Lieder & Choral Recordings«  ; et Warner Classics 5054197949463 de 31 CDs « Wolfgang Sawallisch – Complete Opera Recordings« … _ consacrés au legs discographique de Wolfgang Sawallisch (Munich, 26 août 1923 – Grassau, 22 février 2013), parus cette annnée-ci 2024, pour honorer, avec un an seulement de retard, le centième anniversaire de la naissance, à Munich, le 16 août 1923, de Wolfgang Sawallisch…

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    Voici donc ces quatre récents articles, deux de Jean-Charles Hoffelé sur son site Discophilia, un de Pierre-Jean Tribot, sur le site du magazine belge Crescendo, et le quatrième de Christophe Huss, dans le journal Le Devoir, de Montréal, au Québec,

    aux titres déjà, chacun, assez parlants :

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    _ en date du 23 juin 2024, sous la plus de Jean-Charles Hoffelé, l’article intitulé « Pas si sage » :

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    PAS SI SAGE

    Beethoven, Brahms, Schumann ? Walter Legge, signant Wolfgang Sawallisch, lui proposa un pas de côté. Plutôt Dvořák, pas la « Nouveau Monde » (elle suivra bientôt), mais la Huitième (alors noté « Quatrième »), puis ce Scherzo capriccioso qui sous sa baguette prend un chic fou. Ce sera l’amorce d’un tropisme pour la musique tchèque qui se poursuivra lors d’une dizaine de concerts avec la Philharmonie tchèque (partiellement documentés dans un précieux petit coffret Supraphon), et trouvera son aboutissement dans une poignée d’albums Dvořák durant l’ère à Philadelphie, occasion d’une mémorable gravure du Concerto pour violoncelle avec Natalia Gutman.

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    Avec l’orchestre londonien de Karajan, Wolfgang Sawallisch, jeune encore (dans la trentaine), osait des libertés d’accents, des tempos fulgurants, une clarté aiguisée de la balance, le tout produisant des lectures de fort caractère, où certains croiront ne pas reconnaître son art. Epatantes ! les Suites du Lac des cygnes et de Casse-noisette ; Le Bourgeois gentilhomme pétille et persiffle (et quels souffleurs !), les Ouvertures de Weber vous ont des airs de contes noirs, les accompagnements pour Johanna Martzy, Annie Fischer ou Dennis Brain n’hésitent pas à prendre le primus. Toute une époque et une façon singulière qu’avait annoncé un stupéfiant Carmina Burana à Cologne, rareté enfin rééditée (avec les remerciements de Carl Orff, présent aux sessions, l’éditeur les a placés en postlude à l’enregistrement).

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    Wolfgang Sawallisch au piano, avec le baryton Dietrich Fischer-Dieskau à ses côtés – © Susesch Bayat/Deutsche Grammophon

     

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    Autre rareté, et même première en CD, l’album des Lieder orchestraux de Pfitzner, voulu autant par Dietrich Fischer-Dieskau que par Wolfgang Sawallisch, couronnement de leurs grandes anthologies de Lieder (Mendelssohn, Brahms) où le chef retrouvait son instrument premier, le piano. Quel accompagnateur inspiré _ oui ! _, guidant les premiers sillons Schumann de Thomas Hampson (et le guidant pour Winterreise), distribuant avec un art gourmand les Lieder de Strauss à Lucia Popp, Margaret Price et Barbara Hendricks en trois programmes exactement calibrés pour leurs voix. Le texte de Rémy Louis insiste avec raison sur cette part de l’art de Wolfgang Sawallisch, il sera un guide précieux pour voyager dans cette somme couvrant plusieurs décennies.

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    Le reste est plus connu, parfois hors du temps à force de perfection et d’évidence (le cycle Schumann à Dresde évidemment, toute la musique chorale, sacrée et profane de Schubert _ oui !!! _ avec ses équipes de la Bayerische Rundfunk), parfois surprenante à la réécoute (le cycle Beethoven au Concertgebouw, magnifique !, il avait trouvé l’orchestre idéal pour son Beethoven dès l’époque Philips, une « Pastorale » splendide le rappelle dans un coffret regroupant tous ses Philips (voir chronique prochainement), souvent plus attendu, comme la somme Brahms avec le London Philharmonic : les Concertos avec Stephen Bishop Kovacevich doivent s’entendre avant les Symphonies, la perle de l’ensemble est ajoutée en quelque sorte : le Trio avec cor où il retrouve son piano pour Frank Peter Zimmermann et Marie-Luise Neunecker. Les trois albums avec Berlin – la Lobgesang, le Concerto de Beethoven avec Zimmermann, surtout la Messe de Schumann, font regretter la minceur du legs.

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    Coda à Philadelphie, avec en concert une Sinfonia Domestica savoureuse, un remarquable album Hindemith, un Lac des cygnes d’une troublante beauté, immense symphonie sans ballet, vous herboriserez les autres Strauss, les Dvořák, pour mieux revenir à deux disques inoubliables, cet Empereur, ces 17e et 20e Concertos de Mozart, où Wolfgang Sawallisch, retrouvant le Philharmonia, écoute Youri Egorov _ oui, oui, oui.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Wolfgang Sawallisch, direction, piano

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    The Warner Classics Edition
    Complete Symphonic, Lieder & Choral Recordings (1954-1997)

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    CD 1
    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
    Concerto pour piano et orchestre No. 17 en sol majeur, K. 453
    Concerto pour piano et orchestre No. 20 en ré mineur, K. 466
    Youri Egorov, piano – Philharmonia Orchestra (1985)

    CD 2
    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
    Concerto pour piano et orchestre No. 21 en ut majeur, K. 467
    Concerto pour piano et orchestre No. 22 en mi bémol majeur, K. 482
    Annie Fischer, piano – Philharmonia Orchestra (1958)

    CD 3
    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
    Concerto pour violon et orchestre No. 3 en sol majeur, K. 216
    Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847)
    Concerto pour violon et orchestre No. 2 en mi mineur, Op. 64, MWV O 14
    Johanna Martzy, violon – Philharmonia Orchestra (1954)

    CD 4
    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
    Concerto pour violon et orchestre No. 3 en sol majeur, K. 216
    Johannes Brahms (1833-1897)
    Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, Op. 77
    Frank Peter Zimmermann, violon – Berliner Philharmoniker (1995)

    CDs 5-9
    Ludwig van Beethoven (1770-1827)
    Les Symphonies (Intégrale)
    No. 1 en do majeur, Op. 21
    No. 3 en mi bémol majeur, Op. 55
    No. 2 en ré majeur, Op. 36
    No. 8 en fa majeur, Op. 93
    No. 4 en si bémol majeur, Op. 60
    No. 7 en la majeur, Op. 92
    No. 5 en ut mineur, Op. 67
    No. 6 en fa majeur, Op. 68 “Pastorale”
    No. 9 en ré mineur, Op. 125 “Chorale”

    Margaret Price, soprano – Marjana Lipovšek, mezzo-soprano – Peter Seiffert, ténor – Jan-Hendrik Rootering, basse – Städtischer Musikverein zu Düsseldorf – Royal Concertgebouw Orchestra (1991-1993)

    CD 10
    Ludwig van Beethoven (1770-1827)
    Concerto pour piano et orchestre No. 5 en mi bémol majeur, Op. 73 « L’Empereur »
    Youri Egorov, piano – Philharmonia Orchestra (1982)

    CD 11
    Carl Maria von Weber (1786-1826)
    Euryanthe, Op. 81, J. 291 – Ouverture
    Der Beherrscher der Geister, Op. 27, J. 122
    Abu Hassan, J. 106 – Ouverture
    Jubel-Ouvertüre, Op. 59, J. 245
    Der Freischütz, Op. 77, J. 277 – Ouverture
    Preciosa, Op. 78, J. 279 – Ouverture
    Oberon, J. 306 – Ouverture

    Philharmonia Orchestra (1958)

    CD 12
    Franz Schubert (1797-1828)
    Chor des Bayerischen Rundfunks – Capella Bavariae (1977-1983)

    Lied im Freien, D. 572
    Die Bürgschaft, D. 435 (extrait : Räuberlied, « Hinter Büschen, hinterm Laub » – Acte II)
    Die Advokaten, D. 37
    Albert Gassner, Anton Rosner, ténors – Peter Schranner, basse
    Trinklied, D. 148
    Peter Schreier, ténor
    Wilkommen, lieber schöner Mai, D. 244
    Erika Rüggeberg, Karin Hautermann, Irmgard Lampart, sopranos – Albert Gassner, Anton Rosner, Heinrich Weber, ténors
    Fischerlied, D. 364
    Trinklied, D. 267
    Trinklied, D. 356
    Peter Schreier, ténor
    Bergknappenlied, D. 268
    Ruhe, schönstes Glück der Erde, D. 657
    Trinklied im Winter, D. 242
    Albert Gassner, Anton Rosner, ténors – Josef Weber, basse
    Gott in der Natur, D. 757
    Naturgenuß, D. 422
    Der Schnee zerrinnt, D. 130
    Frühlingsgesang, D. 740
    Trinklied im Mai, D. 427
    Frühlingslied, D. 243
    Albert Gassner, Anton Rosner, ténors – Josef Weber, basse
    Widerspruch, D. 865
    Mondenschein, D. 875
    Peter Schreier, ténor
    Nachtmusik, D. 848
    Gold’ner Schein, D. 357
    Adelheid Schiller, Renate Freyer, mezzo-sopranos – Gudrun Greindl-Rosner, contralto
    Frühlingslied, D. 914

    CD 13
    Franz Schubert (1797-1828)
    Chor des Bayerischen Rundfunks – Capella Bavariae (1977-1983)

    Nachtgesang im Walde, D. 913
    Ernst Dörflinger, Willy Beck, Günther Weber, Olaf Klamand, cors
    Der Gondelfahrer, D. 809
    Die Nacht, D. 983c
    Peter Lika, Peter Schranner, Josef Weber, basses
    Nachthelle, D. 892
    Peter Schreier, ténor
    Die Nachtigall, D. 724
    Lacrimoso son io, D. 131b
    Erika Rüggeberg, Karin Hautermann, Isolde Mitternacht, sopranos
    Der Entfernten, D. 331
    Mailied, D. 129
    Albert Gassner, Anton Rösner, ténors – Josef Weber, basse
    Zum Rundetanz, D. 983b
    Anton Rösner, ténor – Peter Lika, Peter Schranner, Josef Weber, basses
    Wein und Liebe, D. 901
    Geist der Liebe, D. 747
    Liebe säuseln die Blätter, D. 988
    Erika Rüggeberg, Karin Hautermann, Irmgard Lampart, sopranos
    Andenken, D. 423
    Albert Gassner, Anton Rösner, ténors – Peter Schranner, basse
    Leise, leise lasst uns singen, D. 635
    Erinnerungen, D. 424
    Widerhall, D. 428
    Anton Rösner, ténor – Peter Schranner, Josef Weber, basses
    Lacrimoso son io, D. 131a
    Albert Gassner, Anton Rösner, Heinrich Weber, ténors
    Gesang der Geister über den Wassern, D. 714
    Membres de l’Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise
    Sehnsucht, D. 656
    Peter Lika, basse
    Im Gegenwärtigen Vergangenes, D. 710
    Bootgesang, D. 835

    CD 14
    Franz Schubert (1797-1828)
    Chor des Bayerischen Rundfunks – Capella Bavariae (1977-1983)

    Bardengesang, D. 147
    Trinklied aus dem 16 Jahrhundert, D. 847
    La pastorella al prato, D. 513
    Klage um Ali Bey, D. 140
    Erika Rüggeberg, Karin Hautermann, sopranos – Juliana Falk, mezzo-soprano – Gudrun Greindl-Rosner, contralto
    Schlachtlied, D. 912
    Der Geistertanz, D. 494
    Ständchen, D. 920
    Brigitte Fassbaender, mezzo-soprano
    Das Dörfchen, D. 598
    Mailied, D. 202
    Juliana Falk, mezzo-soprano – Gudrun Greindl-Rosner, contralto – Kurt Richter, Ernst Dörflinger, cors – Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks
    Trinklied, D. 75
    Dietrich Fischer-Dieskau, baryton
    Dreifach ist der Schritt der Zeit, D. 69
    Vorüber die stöhnende Klage, D. 53
    Albert Gassner, ténor – Peter Schranner, Josef Weber, basses
    Unendliche Freude, D. 51
    Hier strecket der wallende Pilger, D. 57
    Dessen Fahne Donnerstürme wallte, D. 58
    Hier umarmen sich getreue Gatten, D. 60
    Unendliche Freude, D. 54
    An den Frühling, D. 338
    Frisch atmet des Morgens lebendiger Hauch, D. 67
    Punschlied, D. 277
    Selig durch die Liebe, D. 55
    Albert Gassner, ténor – Peter Schranner, Josef Weber, basses
    Ein jugendlicher Maienschwung, D. 61
    Thronend auf erhabnem Sitz, D. 62
    Majestät’sche Sonnenrosse, D. 64
    Wer die steile Sternenbahn, D. 63
    Liebe, D. 983a
    Anton Rösner, ténor – Peter Lika, Peter Schranner, Josef Weber, basses
    Die zwei Tugendwege, D. 71
    Albert Gassner, ténor – Peter Schranner, Josef Weber, basses
    Dreifach ist der Schritt der Zeit, D. 43

    CD 15
    Franz Schubert (1797-1828)
    Chor des Bayerischen Rundfunks – Capella Bavariae (1977-1983)

    Lützows wilde Jagd, D. 205
    Johannes Ritzkowsky, Günther Weber, cors – Membres de l’Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise
    Die Einsiedelei, D. 337
    Totengräberlied, D. 38
    Mailied, D. 199
    Juliana Falk, mezzo-soprano – Gudrun Greindl-Rosner, contralto – Albert Gassner, Anton Rösner, ténors – Kurt Richter, Ernst Dörflinger, cors – Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks
    Flucht, D. 825b
    Der Morgenstern, D. 203
    Juliana Falk, mezzo-soprano – Gudrun Greindl-Rosner, contralto – Kurt Richter, Ernst Dörflinger, cors – Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks
    Coronach, D. 836
    Wehmut, D. 825
    Grab und Mond, D. 893
    Anton Rösner, ténor – Peter Lika, Peter Schranner, Josef Weber, basses
    Ewige Liebe, D. 825a
    Zur guten Nacht, D. 903
    Dietrich Fischer-Dieskau, baryton
    Mirjams Siegesgesang, D. 942
    Hildegard Behrens, soprano – Erika Rüggeberg, Karin Hautermann, sopranos – Juliana Falk, mezzo-soprano – Gudrun Greindl-Rosner, contralto
    Jünglingswonne, D. 983
    Das stille Lied, D. 916
    Albert Gassner, Anton Rösner, ténors – Paul Hansen, Josef Weber, basses

    CD 16
    Franz Schubert (1797-1828)
    Chor des Bayerischen Rundfunks – Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks (1981-1983)

    Kyrie en si bémol majeur, D. 45
    Kyrie en ré mineur, D. 49
    Messe en fa majeur, D. 105*
    Messe en sol majeur, D. 167
    Lucia Popp, *Helen Donath, sopranos – Brigitte Fassbaender, mezzo-soprano – Adolf Dallapozza, *Peter Schreier, ténors – Dietrich Fischer-Dieskau, baryton

    CD 17
    Franz Schubert (1797-1828)
    Chor des Bayerischen Rundfunks – Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks (1981-1983)

    Messe en si bémol majeur, D. 324
    Deutsches Salve Regina, D. 379
    Stabat Mater en fa mineur, D. 383*
    Salve Regina en si bémol majeur, D. 386
    Lucia Popp, *Helen Donath, sopranos – Brigitte Fassbaender, mezzo-soprano – Adolf Dallapozza, *Josef Protschka, ténors – Dietrich Fischer-Dieskau, baryton

    CD 18
    Franz Schubert (1797-1828)
    Chor des Bayerischen Rundfunks – Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks (1981-1983)

    Messe en la bémol majeur, D. 678
    Helen Donath, soprano – Brigitte Fassbaender, mezzo-soprano – Francisco Araiza, ténor – Dietrich Fischer-Dieskau, baryton
    Messe en ut majeur, D. 452
    Lucia Popp, soprano – Brigitte Fassbaender, mezzo-soprano – Adolf Dallapozza, ténor – Dietrich Fischer-Dieskau, baryton

    CD 19
    Franz Schubert (1797-1828)
    Chor des Bayerischen Rundfunks – Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks (1981-1983)

    Messe en mi bémol majeur, D. 950
    Tantum ergo en mi bémol majeur, D. 962*
    Offertorium, D. 963**
    Helen Donath, *Lucia Popp, sopranos – Brigitte Fassbaender, mezzo-soprano – Francisco Araiza, **Peter Schreier, ténors – Dietrich Fischer-Dieskau, baryton

    CD 20
    Franz Schubert (1797-1828)
    Chor des Bayerischen Rundfunks – Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks (1981-1983)

    Kyrie en ré mineur, D. 31
    Kyrie en fa majeur, D. 66
    Salve Regina en si bémol majeur, D. 106*
    Totus in corde, D. 136**
    Stabat Mater en sol mineur, D. 175
    Tres sunt, D. 181
    Gradual, D. 184
    Salve Regina, D. 223**
    Tantum ergo en ut majeur, D. 461***
    Tantum ergo en ut majeur, D. 460
    Magnificat en ut majeur, D. 486
    Auguste jam coelestium, D. 488
    Lucia Popp, **Helen Donath, ***Erika Rüggeberg, sopranos – Brigitte Fassbaender, ***Juliana Falk, mezzo-soprano – Adolf Dallapozza, *Francisco Araiza, ***Albert Gassner, ténors – Dietrich Fischer-Dieskau, baryton – ***Peter Lika, basse – Elmar Schloter, orgue

    CD 21
    Franz Schubert (1797-1828)
    Chor des Bayerischen Rundfunks – **Capella Bavariae – Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks (1981-1983)

    Salve Regina, D. 676*
    Antiphonen zum Palmsonntag, D. 696
    Psalm XXIII, D. 706
    Tantum ergo en ut majeur, D. 739
    Tantum ergo en ut majeur, D. 750
    Salve Regina en ut majeur, D. 811**
    Deutsche Messe, D. 872
    Psalm XCII, D. 953**
    Hymnus an den heiligen Geist, D. 948**
    *Helen Donath, **Erika Rüggeberg, **Karin Hautermann, sopranos – **Juliana Falk, mezzo-soprano – **Gudrun Greindl-Rosner, contralto – **Dietrich Fischer-Dieskau, baryton – Elmar Schloter, orgue

    CD 22
    Franz Schubert (1797-1828)
    Lazarus, oder die Feier der Auferstehung, D. 689
    Maria Venuti, Helen Donath, Lucia Popp, sopranos – Robert Tear, Josef Protschka, ténors – Dietrich Fischer-Dieskau, baryton – Chor des Bayerischen Rundfunks – Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks (1981-1983)

    CD 23
    Franz Schubert (1797-1828)
    Winterreise, D. 911
    Thomas Hampson, baryton (1997)

    CD 24
    Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847)
    Symphonie No. 2 en si bémol majeur, Op. 52, MWV A 18 « Lobgesang »
    Krisztina Laki, soprano – Mitsuko Shirai, mezzo-soprano – Peter Seiffert, ténor – Chor des städtischen Musikvereins zu Düsseldorf e.V. – Berliner Philharmoniker(1987)

    CDs 25-26
    Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847)
    Schlafloser Augen Leuchte, WoO 4/1, MWV K 85
    2 Lieder, WoO 17 (MWV K 87, MWV K 75)
    12 Gesänge, Op. 8 (2 extraits : No. 4. Erntelied, MWV K 37 ; No. 8. Andres Maienlied (Hexenlied), MWV K 33)
    12 Lieder, Op. 9 (extraits : No. 6. Scheidend, MWV K 50)
    6 Gesänge, Op. 19a [MWV K 56, 63, 72, 70, 71, 65]
    6 Gesänge, Op. 34 (4 extraits : No. 1. Minnelied, MWV K 80 ; No. 2. Auf Flügeln des Gesanges, MWV K 86 ; Np. 3. Frühlingslied, MWV K 89 ; No. 6. Reiselied, MWV K 90)
    6 Gesänge, Op. 47 (5 extraits : No. 1. Minnelied, MWV K 97 ; No. 2. Morgengrüß, MWV K 100 ; No. 3. Frühlingslied, MWV K 101 ; No. 4. Volkslied, MWV K 102 ; No. 6. Bei der Wiege, MWV K 77)
    6 Lieder, Op. 57 (5 extraits : No. 1. Altdeutsches Lied, MWV K 104 : No. 2. Hirtenlied, MWV K 103 ; No. 4. O Jugend, o schöne Rosenzeit, MWV K 106 ; No. 5. Venetianisches Gondellied, MWV K 114 ; No. 6. Wanderlied, MWV K 108)
    6 Lieder, Op. 71 (5 extraits : No. 1. Tröstung, MWV K 120 ; No. 3. An die Entfernte, MWV K 126 ; No. 4. Schilflied, MWV K 116 : No. 5. Auf der Wanderschaft, MWV K 124 ; No. 6. Nachtlied, MWV K 125)
    3 Lieder, Op. 84 (2 extraits : No. 1. Verschwunden, MWV K 69 ; No. 3. Jagdlied, MWV K 82)
    6 Gesänge, Op. 86 (3 extraits : No. 1. Das Fenster, MWV K 29 ; No. 4. Allnächtlich im Traume seh ich dich, MWV K 78 ; No. 5. Der Mond, MWV K 122)
    6 Gesänge, Op. 99 (2 extraits : No. 1. Erster Verlust, MWV K 110 ; No. 5. Fahrwohl, MWV K 121)
    Der Blumenkranz, WoO 7, MWV K 44
    Warnung vor dem Rhein, WoO 16, MWV K 105

    Dietrich Fischer-Dieskau, baryton (1970-1979)

    CDs 27-29
    Robert Schumann (1810-1856)
    Symphonie No. 1 en si bémol majeur, Op. 38 « Le printemps »
    Symphonie No. 4 en ré mineur, Op. 120
    Symphonie No. 2 en ut majeur, Op. 61
    Ouverture, Scherzo et Finale, Op. 52
    Symphonie No. 3 en mi bémol majeur, Op. 97 « Rhénane »
    Manfred, Op. 115 – Ouverture

    Staatskapelle Dresden (1972)

    CD 30
    Robert Schumann (1810-1856)
    Messe en ut mineur, Op. 147
    Mitsuko Shirai, soprano – Peter Seiffert, ténor – Jan-Hendrik Rotring, basse – Chor des städtischen Musikvereins zu Düsseldorf e.V. – Berliner Philharmoniker (1987)

    CD 31
    Robert Schumann (1810-1856)
    Liederkreis, Op. 24
    Der arme Peter, Op. 53 No. 3
    Dichterliebe, Op. 48
    5 Lieder und Gesänge, Op. 127 (2 extraits : No. 2. Dein Angesicht ; No. 3. Es leuchtet meine Liebe)
    4 Gesänge, Op. 142 (2 extraits : No. 2. Lehn’ deine Wang’ ; No. 4. Mein Wagen rollet langsam)
    Thomas Hampson, baryton (1994)

    CD 32
    Richard Wagner (1813-1883)
    Götterdämmerung, WWV 86D – Siegfrieds Rheinfahrt & Trauermarsch
    Tannhäuser, WWV 70 – Ouverture
    Die Meistersinger von Nürnberg, WWV 96 – Prélude de l’Acte I
    Philharmonia Orchestra (1958)

    CD 33
    Richard Wagner (1813-1883)
    Das Liebesverbot, WWV 38 – Ouverture
    Symphonie en mi majeur, WWV 35 (extrait :I. Allegro con spirito)
    Eine Faust-Ouvertüre, WWV 59
    Wesendonck-Lieder, WWV 91 (version orchestrale : Hans Werner Henze)
    Rienzi, WWV 49 – Prélude
    Marjana Lipovšek, mezzo-soprano – The Philadelphia Orchestra (1995)

    CD 34
    Anton Bruckner (1824-1896)
    Symphonie No. 4 en mi bémol majeur, WAB 104 « Romantique »
    The Philadelphia Orchestra (1993)

    CDs 35-38
    Johannes Brahms (1833-1897)
    Symphonie No. 1 en ut mineur, Op. 68
    Schicksalslied, Op. 54*
    Symphonie No. 2 en ré majeur, Op. 73
    Variations sur un thème de Haydn, Op.56a
    Symphonie No. 3 en fa majeur, Op. 90
    Ouverture pour une fête académique, Op. 80
    Symphonie No. 4 en mi mineur, Op. 98
    Ouverture tragique, Op. 81
    *Ambrosian Singers – London Philharmonic Orchestra (1989-1991)

    CD 39
    Johannes Brahms (1833-1897)
    Concerto pour piano et orchestre No. 1 en ré mineur, Op. 15*
    2 Gesänge, Op. 91**
    Stephen Kovacevich, piano
    *London Philharmonic Orchestra (1991)
    **Ann Murray, mezzo-soprano – *Nobuko Imai, alto (1992)

    CD 40
    Johannes Brahms (1833-1897)
    Concerto pour piano et orchestre No. 2 en si bémol majeur, Op. 83*
    5 Lieder, Op. 105**
    Stephen Kovacevich, piano
    *London Philharmonic Orchestra (1993) – **Ann Murray, mezzo-soprano (1994)

    CD 41
    Johannes Brahms (1833-1897)
    Concerto pour violon, violoncelle et orchestre en la mineur, Op. 102
    Frank Peter Zimmermann, violon – Heinrich Schiff, violoncelle – London Philharmonic Orchestra (1996)
    Trio pour cor, violon et piano en mi bémol majeur, Op. 40
    Frank Peter Zimmermann, violon – Marie-Louise Neunecker, cor (1996)

    CDs 42-44
    Johannes Brahms (1833-1897)
    6 Gesänge, Op. 3 (extrait : No. 4. Lied aus dem Gedicht « Ivan »)
    6 Gesänge, Op. 6 (4 extraits : No. 2. Der Frühling ; No. 3. Nachwirkung ; No. 4. Juchhe! ; No. 5. Wie die Wolke nach der Sonne)
    6 Gesänge, Op. 7 (3 extraits : No. 1. Treue Liebe ; No. 4. Volkslied ; No. 6. Heimkehr)
    8 Lieder und Romanzen, Op. 14
    5 Gedichte, Op. 19 (2 extraits : No. 2. Scheiden und Meiden ; No. 5. An eine Äolsharfe)
    4 Gesänge, Op. 43 (3 extraits : No. 1. Von ewiger Liebe ; No. 2. Die Mainacht ; No. 3. Ich schell mein Horn ins Jammerthal)
    4 Lieder, Op. 46
    5 Lieder, Op. 47 (4 extraits : No. 1. Botschaft ; No. 2. Liebesgluth ; No. 3. Sonntag ; No. 4. O liebliche Wangen, ihr macht mir Verlangen)
    7 Lieder, Op. 48 (4 extraits : No. 1. Der Gang zum Liebchen ; No. 2. Der Überläufer ; No. 5. Trost in Thränen ; No. 6. Vergangen ist mir Glück und Heil ; No. 7. Herbstgefühl)
    5 Lieder, Op. 49
    8 Lieder und Gesänge, Op. 57 (7 extraits : No. 2. Wenn du nur zuweilen lächelst ; No. 3. Es träumte mir ; No. 4. Ach, wende diesen Blick ; No. 5. In meiner Nächte Sehnen ; No. 6. Strahlt zuweilen auch ein mildes Licht ; No. 7. Die Schnur, die Perl an Perle ; No. 8. Unbewegte laue Luft)
    8 Lieder und Gesänge, Op. 58
    8 Lieder und Gesänge, Op. 59 (7 extraits : No. 1. Dämmrung senkte sich von oben ; No. 2. Auf dem See ; No. 3. Regenlied ; No. 4. Nachklang ; No. 6. Eine gute, gute Nacht ; No. 7. Mein wundes Herz verlangt nach milder Ruh ; No. 8. Dein blaues Auge hält so still)
    9 Lieder und Gesänge, Op. 63
    7 Lieder, Op. 95 (extrait : No. 3. Beim Abschied)
    4 Lieder, Op. 96 (extrait : No. 3. Es schauen die Blumen)
    6 Lieder, Op. 97 (5 extraits : No. 1. Nachtigall ; No. 2. Auf dem Schiffe ; No. 3. Entführung ; No. 5. Komm bald ; No. 6. Trennung)
    5 Lieder, Op. 105 (4 extraits : No. 1. Wie Melodien zieht es mir ; No. 3. Klage ; No. 4. Auf dem Kirchhofe ; No. 5. Verrat)
    5 Lieder, Op. 106
    5 Lieder, Op. 107 (3 extraits : No. 1. An die Stolze ; No. 2. Salamander ; No. 4. Maienkätzchen)
    4 ernste Gesänge, Op. 121
    Mondnacht, WoO 21
    Dietrich Fischer-Dieskau, baryton (1973)

    CD 45
    Antonín Dvořák (1841-1904)
    Symphonie No. 8 en sol majeur, Op. 88, B. 163
    Scherzo capriccioso en ré bémol majeur, Op. 66, B. 131
    Philharmonia Orchestra (1954)

    CD 46
    Antonín Dvořák (1841-1904)
    Symphonie No. 7 en ré mineur, Op. 70, B. 141
    Symphonie No. 8 en sol majeur, Op. 88, B. 163
    The Philadelphia Orchestra (1989)

    CD 47
    Antonín Dvořák (1841-1904)
    Symphonie No. 9 en mi mineur, Op. 95, B. 178 « Du nouveau Monde »
    Ouverture « Carnaval », Op. 92, B. 169
    Philharmonia Orchestra (1958)

    CD 48
    Antonín Dvořák (1841-1904)
    Symphonie No. 9 en mi mineur, Op. 95, B. 178 « Du nouveau Monde »
    Scherzo capriccioso en ré bémol majeur, Op. 66, B. 131
    The Philadelphia Orchestra (1988)

    CD 49
    Antonín Dvořák (1841-1904)
    Concerto pour violoncelle et orchestre No. 2 en si mineur, Op. 104, B. 191
    Variations symphoniques en ut majeur, Op. 78, B. 70
    Natalia Gutman, violoncelle – The Philadelphia Orchestra (1991)

    CD 50
    Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893)
    Le Lac des cygnes – Suite, Op. 20a, TH 219 (version courte)
    Casse-noisette – Suite, Op. 71a, TH 35
    Philharmonia Orchestra (1957, 1958)

    CDs 51-52
    Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893)
    Le Lac des cygnes – Ballet, Op. 20, TH 12
    The Philadelphia Orchestra (1993, 1994)

    CD 53
    Richard Strauss (1864-1949)
    Also sprach Zarathustra, Op. 30, TrV 176
    Burleske pour piano et orchestre en ré mineur, TrV 145
    Don Juan, Op. 20, TrV 156
    Emanuel Ax, piano – The Philadelphia Orchestra (1995)

    CD 54
    Richard Strauss (1864-1949)
    Der Bürger als Edelmann – Suite, Op. 60b, TrV 228c
    4 sinfonische Zwischenspiele aus « Intermezzo », TrV 246a (extrait : I.a. Walzerscene)
    Philharmonia Orchestra (1958)

    CD 55
    Richard Strauss (1864-1949)
    Ein Heldenleben, Op. 40, TrV 190
    Concerto pour hautbois et petit orchestre en ré majeur, TrV 292*
    Richard Woodhams, hautbois – The Philadelphia Orchestra (*1994, 1995)

    CD 56
    Richard Strauss (1864-1949)
    Festliches Präludium en ut majeur, Op. 61, TrV 229
    Till Eulenspiegels lustige Streiche, Op. 28, TrV 171
    Sinfonia domestica, Op. 53, TrV 209
    The Philadelphia Orchestra (1993)

    CD 57
    Richard Strauss (1864-1949)
    Concerto pour cor et orchestre No. 1 en mi bémol majeur, Op. 11, TrV 117
    Concerto pour cor et orchestre No. 2 en mi bémol majeur, TrV 283
    Denis Brain, cor – Philharmonia Orchestra (1956)

    CD 58
    Richard Strauss (1864-1949)
    Rote Rosen, TrV 119
    Die erwachte Rose, TrV 90
    Begegnung, TrV 98
    8 Gedichte aus « Letzte Blätter », Op. 10, TrV 141
    5 Lieder, Op. 15, TrV 148 (extrait : No. 5. Heimkehr)
    3 Lieder, Op. 29, TrV 172 (extrait : No. 2. Schlagende Herzen)
    4 Lieder, Op. 31, TrV 173 (extrait : No. 3. Weisser Jasmin)
    4 Lieder, Op. 36, TrV 186 (2 extraits : No. 2. Für fünfzehn Pfennige ; No. 3. Hat gesagt—bleibt’s nicht dabei)
    6 Lieder, Op. 37, TrV 187 (extrait : No. 3. Meinem Kinde)
    5 Lieder, Op. 39, TrV 189 (extrait : No. 1. Leises Lied)
    5 Lieder, Op. 41, TrV 195 (2 extraits : No. 1. Wiegenlied ; No. 5. Leise Lieder)
    5 kleine Lieder, Op. 69, TrV 237 (extrait : No. 5. Schlechtes Wetter)
    Lucia Popp, soprano (1984)

    CD 59
    Richard Strauss (1864-1949)
    8 Gedichte aus « Letzte Blätter », Op. 10, TrV 141 (3 extraits : No. 1. Zueignung ; No. 3. Die Nacht ; No. 8. Allerseelen)
    6 Lieder, Op. 17, TrV 149 (extrait : No. 1. Seitdem dein Aug’ in meines schaute ; No. 2. Ständchen)
    Schlichte Weisen, Op. 21, TrV 160 (extrait : No. 1. All’ mein Gedanken, mein Herz und mein Sinn ; No. 2. Du meines Herzens Krönelein)
    4 Lieder, Op. 27, TrV 170
    5 Lieder, Op. 39, TrV 189 (extrait : No. 4. Befreit)
    5 Lieder, Op. 41, TrV 195 (extrait : No. 1. Wiegenlied)
    5 Lieder, Op. 48, TrV 202 (4 extraits : No. 1. Freundliche Vision ; No. 2. Ich schwebe ; No. 3. Kling! ; No. 4. Winterweihe)
    Margaret Price, soprano (1986)

    CD 60
    Richard Strauss (1864-1949)
    8 Gedichte aus « Letzte Blätter », Op. 10, TrV 141 (3 extraits : No. 4. Die Georgine ; No. 7. Die Zeitlose ; No. 8. Allerseelen)
    5 Lieder, Op. 15, TrV 148 (extrait : No. 5. Heimkehr)
    Mädchenblumen, Op. 22, TrV 153
    4 Lieder, Op. 27, TrV 170
    4 Lieder, Op. 36, TrV 186 (extrait : No. 1. Das Rosenband)
    6 Lieder, Op. 68, TrV 235 (2 extraits : No. 2. Ich wollt’ ein Sträusslein binden ; No. 3. Säusle, liebe Myrthe! – versions orchestrales)*
    Vier letzte Lieder, TrV 296*
    Barbara Hendricks, soprano – *The Philadelphia Orchestra (1995, *1994)

    CD 61
    Hans Pfitzner (1869-1949)
    Herr Oluf, ballade pour baryton et orchestre, Op. 12
    An den Mond, Op. 18 (version orchestrale)
    4 Lieder, Op. 4 (extrait : No. 2. Sie haben heut’ abend Gesellschaft – version orchestrale)
    Lethe, pour baryton et orchestre, Op. 37
    4 Lieder, Op. 15 (2 extraits : No. 3. An die Mark ; No. 2. Zorn – versions orchestrales)
    Der arme Heinrich (extrait : Dietrichs Erzählung, extrait de l’Acte I, « Auf grüne Wipfel lacht nun wonnig der Lenz »)
    Dietrich Fischer-Dieskau, baryton – Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks (1978)

    CD 62
    Paul Hindemith (1895-1963)
    Symphonische Metamorphosen über Themen von Carl Maria von Weber
    Nobilissima Visione – Suite de concert
    Mathis der Maler – Symphonie
    The Philadelphia Orchestra (1994)

    CD 63
    Carl Orff (1895-1982)
    Carmina Burana
    Agnes Giebel, soprano – Paul Kuen, ténor – Marcel Cordes, basse – Chorus of the Westdeutschen Rundfunk – Kölner Rundfunk-Sinfonie-Orchester (1956)

    CD 64. Twentieth-Century Trumpet
    Henri Tomasi (1901-1971)
    Tryptique
    Bohuslav Martinů (1890-1959)
    Sonatine
    Georges Enesco (1881-1955)
    Légende
    Alexandre Glazounov (1865-1936)
    Albumblatt en si bémol majeur
    Alexander Goedicke (1877-1957)
    Etude concertante en sol mineur, Op. 49
    Niels Viggo Bentzon (1919-2000)
    Sonate pour trompette et piano, Op. 73
    Edvard Hagerup Bull (1922-2012)
    Perpetuum mobile
    Eugène Bozza (1905-1991)
    Rustiques
    Gabriel Parès (1860-1934)
    Fantaisie-Caprice
    Jacques Ibert (1890-1962)
    Impromptu
    Paul Hindemith (1895-1963)
    Sonate pour trompette et piano
    Ole Eduard Antonsen, trompette (1996)

    CD 65. Stokowski Transcriptions
    Johann Sebastian Bach (1685-1750)
    Schafe können sicher weiden (No. 8, air pour soprano, de la Cantate « Was mir behagt, ist nur die muntre Jagd » BWV 208)
    Choral « Wachet auf, ruft uns die Stimme » (de la « Cantate, BWV 140 »)
    Ein feste Burg ist unser Gott » Chorale (de la « Cantate, BWV 80 »)
    Toccata et Fugue en ré mineur, BWV 565
    Luigi Boccherini (1743-1805)
    Quintette à cordes No. 1 en mi majeur, Op. 11 No. 5, G. 275 – III. Minuetto e Trio
    Ludwig van Beethoven (1770-1827)
    Sonate pour piano No. 14 en ut dièse mineur, Op. 27 No. 2 « Clair de lune – I. Adagio sostenuto
    Frédéric Chopin (1810-1849)
    Prélude en mi mineur, Op. 28 No. 4. Largo
    César Franck (1822-1890)
    Panis Angelicus (No. 5, extrait de la « Messe en la majeur, Op. 12, CFF 203 »)
    Piotr Ilyitch Tchaïkovski (1840-1893)
    Quatuor à cordes No. 1 en ré majeur, Op. 11, TH 111 – III. Andante cantabile
    6 Romances, Op. 38, TH 101 (extrait : No. 3. Sred’ shumnogo bala)*
    Claude Debussy (1862-1918)
    Suite bergamasque, CD 82 (extrait : III. Clair de lune)
    Préludes, Livre I, CD 125 <small<(extrait : X. La cathédrale engloutie)
    Sergei Rachmaninoff (1873-1943)
    Prélude en ut dièse mineur, Op. 3 No. 2
    *Marjana Lipovšek, mezzo-soprano – The Philadelphia Orchestra (1995)

    Un coffret de 65 CD du label Warner Classics 5054197832178
    Acheter l’album sur le site du label www.jpc.de ou sur Amazon.fr

    Photo à la une : le chef d’orchestre Wolfgang Sawallisch, vers 1969, à Hambourg – Photo : © DR

     

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    _  en date du 27 juin 2024, sous la plume de Pierre-Jean-Tribot, l’article intitulé « Wolfgang Sawallisch, l’inspirant » :

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    Wolfgang Sawallisch, l’inspirant

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    LE 27 JUIN 2024 par Pierre Jean Tribot
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    Wolfgang Sawallisch. The Warner Classics Edition. Complete Symphonic Lireder & Choral Recordings. 1954-1997. Livret en anglais, allemand et français. 66 CD Warner Classics.

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    Warner réédite en deux temps le legs du chef d’orchestre Wolfgang Sawallisch (1923-2013) avec un premier coffret consacré aux œuvres orchestrales, chorales et aux lieder alors qu’un second coffret centré sur les gravures lyriques sera publié cette automne.

    …

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    Wolfgang Sawallisch, c’est certes un immense chef d’orchestre et un pianiste raffiné à son aise tant dans la musique de chambre que dans l’exercice pas si simple de l’accompagnement de récitals, mais c’est un chef d’orchestre comme on n’en fait plus ! Un chef au répertoire assez vertigineux, à l’aise avec la création de son temps (on oublie trop souvent les premières mondiales qu’il a donné avec des partitions de Gottfried von Einem, Wolfgang Fortner, Wolfgang Rihm, Isang Yun…), mais aussi un musicien tout autant à son affaire au pupitre symphonique qu’en fosse lyrique ou à la tête d’un choeur ! Une flexibilité totale qui dénote à notre ère de spécialisation à outrance et de fuite devant la fosse des poupons des podiums, trop vite jetés dans la bain du star system…Analysons ce coffret en 4 temps.

    ……

    Le jeune virtuose de la baguette

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    Les débuts de carrières du jeune Wolfgang Sawallisch sont fulgurants. Il débute avec le philharmonique de Berlin en 1952 ! En 1953, il est chef d’orchestre à Aix-la-Chapelle, puis Wiesbaden et Cologne (1960-1963). Il est repéré par Walter Legge, le légendaire producteur de disques qui lui offre en 1954 son premier enregistrement avec le Philharmonia Orchestra à Londres.  A partir de 1957, il est un invité régulier du Festival de Bayreuth, où il retourne chaque année jusqu’en 1962 _ voilà. Il est l’un des piliers du renouveau du festival et il répond par sa musicalité tranchante à la nouvelle vision scénique épurée d’un Wieland Wagner qui cherche à dépoussiérer la dramaturgie scénique des opéras : Tristan und Isolde, Lohengrin, Der Fliegende Holländer et Tannhäuser marquent leur temps.  De 1961 à 1970, il est directeur musical des Wiener Symphoniker.  Car le jeune  Wolfgang Sawallisch impressionne et pas qu’un peu. Son style rigoureux et vif _ voilà _, change de celui des chefs allemands de la génération précédente, comme l’explique Alain Pâris, chef d’orchestre et auteur du Dictionnaire des interprètes chez Robert Laffont : “ après les chefs germaniques légendaires que furent Furtwängler, Knappertsbusch ou Karajan, Sawallisch a été l’un des premiers à mettre fin à des excès stylistiques qui avaient enfermé la direction d’orchestre allemande dans un excès de dramatisme et la recherche d’une pâte sonore parfois éloignés de la vérité des textes. Avant lui, on peut en trouver les prémices chez Bruno Walter ou Fritz Busch, mais leur lecture passionnée n’avait pas encore cette rigueur qu’il a su concilier avec la tradition germanique ». Dès lors à l’écoute de ses premiers enregistrements avec le Philharmonia Orchestra, on peut apprécier ce style fait de clarté des textures _ oui _, de lisibilité des lignes mélodiques _ oui _ et d’une énergie vigoureuse et dégraissée _ voilà. Dès lors, écoutons les Symphonies n°8 et n°9 de Antonín Dvořák, coupantes comme l’épée et vives __ voilà, voilà _ comme un ruisseau de montagne _ de Bohème… C’est un Dvořák décapé et énergique qui s’impose comme une référence alors que le Philharmonia Orchestra est en parade avec des pupitres aiguisés ! Autres grandes références les Ouvertures de Weber, tissées par un maître des saynètes et des extraits wagnériens épiques et nerveux _ oui. Du côté de Richard Strauss, les suites assez mineures du Bourgeois Gentilhomme et le Divertimento d’après Couperin, que le chef fait exploser dans un torrent d’énergie et de virtuosité, parvenant à transcender ces exercices de styles souvent besogneux.  L’accompagnement de concertos _ oui, oui _ était également l’une des grandes qualités du chef qui est aussi à l’aise avec des personnalités aussi variées que la pianiste Annie Fischer (Mozart), la violoniste Johanna Martzy (Mendelssohn et Mozart) ou le corniste Denis Brain.  Mention très bien pour un inattendu albums d’extraits des ballets de Tchaïkovski, de la musique de ballet allégée et nerveuse !

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    Schumann, Beethoven et Brahms en intégrales  

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    3 grosses intégrales symphoniques sont regroupées dans ce coffret: Schumann, Beethoven et Brahms.

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    Référence des références, l’intégrale des symphonies de Schumann complétée de l’ouverture Manfred et du triptyque Ouvertüre, Scherzo und Finale avec la Staatskapelle de Dresde enregistré en RDA en 1972. Wolfgang Sawallisch était très à son aise avec cette phalange avec laquelle il avait enregistré une magistrale intégrale des Symphonies de Schubert mais pour les Néerlandais de Philips.  Le chef d’orchestre atteint une quadrature du cercle entre la puissance du souffle romantique, la cursivité de son geste, la beauté fabuleuse de l’orchestre et la capacité à cerner l’originalité du geste compositionnel de Schumann _ tout cela est très juste. Prenons la Symphonie n°4, qui combine la puissance tellurique avec une finesse apportée aux transitions avec un esprit parfois dansant ou chambriste. Bien sûr, une telle vision ne serait pas possible sans la complicité avec des musiciens tantôt félins, tantôt hautement poétiques. Certes, la discographie de ces symphonies est de très haut vol, mais 50 ans après son enregistrement, cette somme peut légitimement être considérée comme un absolu _ pas moins !

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    Au fil des années, le chef perd un peu de son influx nerveux pour garder l’approche rigoureuse et équilibrée au service de la musique. Il en va ainsi de son intégrale des Symphonies de Beethoven (la seule qu’il a laissée alors qu’il existe des témoignages au fil de sa carrière dans l’une ou l’autre symphonie), enregistrée avec rien moins que le Concertgebouw d’Amsterdam dans les années 1990. A sa sortie, ce cycle n’avait pas été très bien reçu par les critiques qui ne juraient alors que par les expériences historiquement informées. Certes, tout est contrôlé avec cette direction qui soigne la lisibilité sans jamais alourdir  le propos. Ce concept de “mesure” s’applique à toutes les symphonies, point de puissance tellurique dans la Symphonie n°5 ou de transe endiablée dans le finale de la Symphonie n°7, mais un contrôle parfait qui construit le geste musical. Prenons le final de la Symphonie n°7, Sawallisch y construit le gradations et apporte une grande exigence aux transitions thématiques, jamais brutales mais toujours limpides _ voilà, voilà. C’est la logique de l’architecte qui édifie pierre par pierre une cité imposante et impressionnante !  Forcément, les symphonies n°3 ou n°6 sortent plutôt renforcées par cette approche alors que les autres symphonies se dévoilent avec une ampleur dynamique considérable. En apothéose de ce cycle, la symphonie n°9 en impose par sa puissance dramatique !

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    Autre grande intégrale tardive : les symphonies et œuvres orchestrales de Brahms avec le London Philharmonic, des lectures, complétées par des concertos pour avec Stephen Kovacevich au piano, Frank Peter Zimmermann pour le concerto pour violon (mais avec les Berliner philharmoniker) et le double concerto avec le même  Frank Peter Zimmermann et Heinrich Schiff au violoncelle. Tout est très bien fait et mesuré, mais les symphonies ne masquent pas un certaine forme de distance, d’ennui dirons certains. Les concertos sont assez décevants avec un  Stephen Kovacevich certes virtuose et puissant mais plus massif que cursif et un Frank Peter Zimmermann un peu lisse et distancé dans le Concerto pour violon. Seul l’album composé du Double concerto superbement automnal et complété par une lecture magistrale du trio avec cor (avec une dream team : Wolfgang Sawallisch au piano, Heinrich Schiff au violoncelle et Marie-Luise Neunecker au cor) peut s’affirmer comme une référence.

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    De ces trois intégrales, on retient celle consacrée à Schumann qui reste une immense référence, et on réécoute avec attention celle dédiée à Beethoven qui est une leçon de direction et un festival orchestral.

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    Philadelphie, la machine à jouer 

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    En 1993, à l’âge de 70 ans, Wolfgang Sawallisch, au sommet de sa gloire, auréolé de l’immense succès de son mandat de Staatsoperndirektor de l’Opéra d’Etat de Bavière à Munich, accepte la direction musicale du Philadelphia Orchestra désireux de ne se concentrer que sur le répertoire symphonique, ce mandat durera 10 ans. Mais le chef n’est pas du style à prendre son rôle à la légère ! Dès sa première saison, c’est retour aux fondamentaux avec une symphonie de Haydn à chacun de ces programmes car le chef d’orchestre considérait qu’il n’y avait pas meilleure école pour un orchestre, même pour une phalange de légende. Mais cette période est celle de la transition du marché du disque classique et l’orchestre perd en 1996 son rémunérateur contrat avec EMI, et il s’ensuit une grève des musiciens pendant 64 jours. Dès lors, le legs étasunien de Sawallisch n’est pas numériquement le plus important. On place aux sommets trois albums Richard Strauss dont une incroyable Sinfonia Domestica captée en concert, l’un des absolus de la discographie par la plastique vertigineusement belle de l’orchestre et l’impact incisif de la direction et une Heldenleben, épique, virtuose et qui s’appuie sur la beauté magique des cordes de cette phalange au galbe phonogénique. Autre grande réussite, un album vrombissant Hindemith avec le trio symphonique de démonstration : les pétaradantes Variations sur un thème de Weber, la linéarité contemplative de la symphonie Mathis der Maler et les sympathiques Nobilissima visione, la mécanique orchestrale est rutilante et ça en met les oreilles !  Quand on pense Philadelphia Orchestra, le nom de Stokowski revient vite à notre mémoire et en guise d’hommage, le chef a enregistré une sélection de ses orchestrations auxquelles il apporte une rigueur bienvenue qui met en avant la science de l’orchestre de son prédécesseur, mais sans les excès parfois dégoulinants de kitsch de ce dernier.  Saluons également des solides lectures de la Symphonie n°4 de Bruckner et un disque l’autre Wagner avec les plus rares ouvertures de  Wagner (Das Liebesverbot, Eine Faust-Ouverture, Rienzi) avec en complément le mouvement de la Symphonie en mi majeur et les Wesendonck-lieder dans une orchestration de Hans Werner Henze avec la _ magnifique _ mezzo slovène  Marjana Lipovšek).   On est par contre moins fans du ballet intégral du Lac des cygnes, un peu lourd et des symphonies n°7 à n°9 de Antonín Dvořák bien menées mais trop neutres.

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    La passion des voix 

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    Wolfgang Sawallisch était par sa carrière et sa culture, un passionné de la voix _ oui ! _, qu’il soit au clavier en tant qu’accompagnateur de lieder, chef de chœur dans la musique sacrée et profane de Schubert ou encore chef d’orchestre dans des fresques chorales comme la Symphonie n°2 de Mendelssohn, la rare Messe en Ut ou même d’excellentes et inattendues Carmina Burana de Orff pour lesquelles le chef avait même reçu les félicitations du compositeur.

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    En matière d’accompagnement de lieder que ce soit au piano ou à l’orchestre (superbe album d’airs de Pfitzner avec Dietrich Fischer-Dieskau), est toujours à son sommet au service des chanteurs _ oui, absolument. Bien sur le tandem avec  Dietrich Fischer-Dieskau dans les lieder de Brahms et Mendelssohn, le duo est sans égal, mais le pianiste sait tout autant s’adapter aux timbres si différents de Margaret Price et Lucia Popp dans Richard Strauss. tout en parvenant à canaliser une Barbara Hendricks.

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    L’intégrale de la musique profane et sacrée de Schubert est sans aucun doute l’un des absolus du legs du chef _ absolument ; et on ne le redira jamais assez. En compagnie du Chœur et de l’Orchestre de la Radio Bavaroise, il rend à ces partitions leur saveur et leur esprit _ oui, oui, oui. Fervent dans les Messes, il est un narrateur passionné _ oui, jamais neutre _ dans les petites partitions pour chœurs, certes souvent mineures, mais qui respirent l’esprit de Schubert _ oui ! _ par cette simplicité poétique et touchante _ tout à fait… Les solistes vocaux, quand ils sont requis par les nomenclatures sont des immenses chanteurs comme Lucia Popp, Helen Donath, Peter Schreier et même Dietrich Fischer-Dieskau en personne. Cette passion et cette dévotion, alliées à cette qualité artistique vertigineuse ne seront sans doute jamais égalées _ probablement…   

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    Dès lors, malgré quelques faiblesses notées, ce coffret est un indispensable _ oui !!! _ d’un maître de la musique, d’un parangon de la rigueur interprétative et de dévotion exemplaire _ et d’une absolue justesse, voilà _ pour la musique. Un modèle qui doit inspirer les générations futures par son éthique musicale _ oui.

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    Note globale : 10

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    Crédits photographiques : Abe Frajndlich et Reg Wilson

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    _  en date du 21 juillet 2024, sous la plume de Jean-Charles Hoffelé, l’article intitulé « Jugendzeit » :

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    JUGENDZEIT

    Rémy Louis, dans le foisonnant texte qui accompagne cette boîte exemplaire, rappelle le mot d’Hans Knappertsbusch découvrant Wolfgang Sawallisch lors de ses débuts à Bayreuth : « Le jeune est super ! ». Il prônait pourtant l’envers même de l’art de son aïeul : une clarté, un allant, une vigueur _ voilà ! _ qui regardaient plutôt vers l’Italie que vers l’Allemagne.

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    Cette vertu méditerranéenne n’est pourtant pas restée dans l’imaginaire des mélomanes, comme la nature même de l’art de Wolfgang Sawallisch, trop d’années munichoises vouées d’abord à l’opéra, trop de fréquentations répétées du grand répertoire romantique l’auront ancré dans une certaine tradition germanique dont certains auront déduit une minoration de son art, le rétrogradant au rang de kappellmeister, ce que les habitués du Staatsoper savaient absolument improbable et qu’infirment les gravures viennoises qui ouvrent ce voyage en « sawallie ».

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    Pour le disque, le jeune Wolfgang commença sous la houlette de Walter Legge, avec le Philharmonia de Karajan, rien moins (voir ici le coffret édité par Warner), c’est encore l’esprit de Karajan qu’il retrouva chez les Wiener Symphoniker dont le jeune prodige avait illuminé la balance, éclairé les timbres, discipliné les pupitres.

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    Son fluide et vif, orchestre sans pesanteur _ voilà, voilà _, l’envers de tant de formations germaniques, mais un idéal sonore que Sawallisch raffina encore et qui culminera dans un cycle Brahms, Symphonies, Ouvertures, Variations, Requiem allemand, Schicksalslied que viendra couronner l’étreignante _ absolument ! _ Rhapsodie avec Aafje Heynis. Partout un élan, une clarté, une fougue _ oui ! _, et ces tempos vifs qu’il ne retrouvera pas à Londres des décennies plus tard.

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    Cet ensemble parfait, cette fois magnifiquement réédité, ne doit pas masquer les autres gravures viennoises : irrésistible 9e de Schubert entre tendresse et brio, poésie et éclat, un modèle trop oublié qui sera la porte d’entrée pour musarder dans les Première, Cinquième et Huitième. Il reprendra le cycle au complet avec la Staatskapelle de Dresde, magnifique certes, mais sans ce sourire encore mozartien qu’il mettait également aux Haydn, à l’Italienne de Mendelssohn si envolée, fruits dorés de ses années viennoises dont émergent aussi des albums Johann Strauss un peu surveillés et deux disques Wagner transcendants de théâtre et de poésie : écoutez cette Siegfried-Idyll, l’érotisme de ce Venusberg annonçant son prodigieux Tannhäuser de Bayreuth.

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    De Londres, avec le New Philharmonia Orchestra, toutes les Symphonies de Mendelssohn fuient le classicisme pour l’espressivo, intégrale majeure et trop oubliée ; de Dresde, les deux grandes Messes de Schubert d’une sidérante puissance, annonceront l’intégrale bavaroise à venir.

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    Un triptyque étonne plus encore : 5e de Tchaikovski, d’une fébrilité, d’un emportement, d’une violence où semble passer l’ombre d’un Van Kempen, 6e et 7e de Beethoven fabuleuses simplement, il s’en souviendra, gravant le cycle complet avec les Hollandais pour EMI.

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    Un rare album d’extraits d’opéra (Cavalleria rusticana avec Schech et Pease en allemand et en italien) inaugure la collaboration avec Deutsche Grammophon qui ne sera reprise que bien tardivement, et d’abord par l’accompagnateur de lieder pour les Strauss de Fischer-Dieskau, les Liebeslieder-Walzer de Brahms avec Karl Engel et un faramineux quatuor de gosiers. Suivra ce Château de Barbe-Bleue hypnotique, resté à part dans la discographie.

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    Mais côté lieder, le plus beau _ nous y venons _ reste ce Winterreise et ces Strauss pour Hermann Prey, son alter-ego en pur lyrisme. Puis Bayreuth, dont il fut le héros rénovateur au côté de Pierre Boulez. Au Français Parsifal et Tristan (qu’il fera aussi), à l’allemand Fliegende Höllander, Tannhäuser, Lohengrin, trois spectacles historiques réinventés où venait se brûler pour l’éternité la fabuleuse Anja Silja. Ecoutez seulement….

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    LE DISQUE DU JOUR..;

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    Wolfgang Sawallisch, piano, direction

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    The Complete Recordings
    on Philips & Deutsche Grammopho
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    CD 1
    Ludwig van Beethoven(1770-1827)
    Symphonie No. 6 en fa majeur, Op. 68 « Pastorale »
    Fidelio, Op. 72 – Ouverture
    Concertgebouw Amsterdam (publ. 1970)

    CD 2
    Ludwig van Beethoven (1770-1827)
    Symphonie No. 7 en la majeur, Op. 92
    König Stephan, Op. 117 – Ouverture
    Concertgebouw Amsterdam

    CD 3
    Johannes Brahms (1833-1897)
    Symphonie No. 1 en ut mineur, Op. 68
    Symphonie No. 3 en fa majeur, Op. 90*
    Wiener Symphoniker (1962, *1961)

    CD 4
    Johannes Brahms (1833-1897)
    Symphonie No. 2 en ré majeur, Op. 73
    Symphonie No. 4 en mi mineur, Op. 98*
    Wiener Symphoniker (1959, *1963)

    CD 5
    Johannes Brahms (1833-1897)
    Ein deutsches Requiem, Op. 45
    Wilma Lipp, soprano – Franz Crass, baryton – Singverein der Gesellschaft der Musikfreunde – Wiener Symphoniker (1962)

    CD 6
    Johannes Brahms (1833-1897)
    Ouverture pour une fête académique, Op. 80
    Ouverture tragique, Op. 81*
    Schicksalslied, Op. 54**
    Rhapsodie pour contralto, choeur d’hommes et orchestre, Op. 53**
    Variations sur un thème de Haydn, Op. 56a
    **Aafje Heynis, contralto – **Singverein der Gesellschaft der Musikfreunde – Wiener Symphoniker (1959, *1961, **1962)

    CD 7
    Franz Joseph Haydn (1732-1809)
    Symphonie No. 94 en sol majeur, Hob. I:94 « Surprise »
    Symphonie No. 100 en sol majeur, Hob. I:100 « Militaire »
    Wiener Symphoniker (1961)

    CD 8
    Franz Joseph Haydn (1732-1809)
    Symphonie No. 92 en sol majeur, Hob. I:92 « Oxford »
    Franz Schubert (1797-1828)
    Symphonie No. 1 en ré majeur, D. 82
    Wiener Symphoniker (1963)

    CD 9
    Franz Joseph Haydn (1732-1809)
    Symphonie No. 101 en ré majeur, Hob. I:101 « L’Horloge »
    Franz Schubert (1797-1828)
    Symphonie No. 5 en si bémol majeur, D. 485
    Wiener Symphoniker (1962)

    CD 10
    Franz Schubert (1797-1828)
    Symphonie No. 8 en si mineur, D. 759 « Inachevée »
    Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847)
    Symphonie No. 4 en la majeur, Op. 90 « Italienne »
    Wiener Symphoniker (1959)

    CD 11
    Franz Schubert (1797-1828)
    Symphonie No. 9 en ut majeur, D. 944 « Grande »
    Wiener Symphoniker (1961)

    CDs 12-14
    Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847)
    Symphonie No. 1 en ut mineur, Op. 11, MWV N 13*
    Symphonie No. 3 en la mineur, Op. 56, MWV N 18 « Ecossaise »*
    Symphonie No. 2 en si bémol majeur, Op. 52, MWV A 18 « Lobgesang »*
    Ruy Blas, Op. 95, MWV P 15*
    Symphonie No. 4 en la majeur, Op. 90 « Italienne »
    Symphonie No. 5 en ré mineur, Op. 107 « Réformation »
    Helen Donath, soprano – Rotraud Hansmann, mezzo-soprano – Waldemar Kmentt, ténor – New Philharmonia Chorus – New Philharmonia Orchestra (1966, *1967)

    CDs 15-16
    Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847)
    Elijah, Op. 70, MWV A 25 (enregistrement en allemand)
    Elly Ameling, soprano I (Die Witwe, Der Engel, Ein Seraph) – Renate Krahmer, soprano II (Der Knabe, Ein Seraph) – Annelies Burmeister, contralto I (Ein Engel, Ein Seraph) – Gisela Schröter, contralto II (Die Königin, Ein Seraph) – Peter Schreier, ténor I (Obadjah) – Hans-Joachim Rotzsch, ténor II (Ahab) – Theo Adam, basse (Elias) – Hermann-Christian Polster, basse II (Elias) – Rundfunkchor Leipzig – Gewandhausorchester Leipzig (1968)

    CDs 17-18
    Franz Schubert (1797-1828)
    Messe en la bémol majeur, D. 678
    Messe en mi bémol majeur, D. 950**
    Helen Donath, soprano – Ingeborg Springer, contralto – Peter Schreier, ténor – **Hans-Joachim Rotzsch, ténor II – Theo Adam, basse – *Christoph Albrecht, orgue – Rundfunkchor Leipzig – Staatskapelle Dresden (1971)

    CDs 19-22
    Franz Schubert (1797-1828)
    Staatskapelle Dresden (1967)

    Symphonie No. 1 en ré majeur, D. 82
    Symphonie No. 2 en si bémol majeur, D. 125
    Ouverture dans le style italien en ré majeur, D. 590
    Ouverture dans le style italien en ut majeur, D. 591

    Symphonie No. 3 en ré majeur, D. 200
    Symphonie No. 4 en ut mineur, D. 417 « Tragique »

    Symphonie No. 5 en si bémol majeur, D. 485
    Symphonie No. 6 en ut majeur, D. 589

    Symphonie No. 8 en si mineur, D. 759 « Inachevée »
    Symphonie No. 9 en ut majeur, D. 944 « Grande »

    CDs 23*-24**
    Johann Strauss II (1825-1899)
    An der schönen blauen Donau, Op. 314
    Rosen aus dem Süden, Op. 388
    Wein, Weib und Gesang, Op. 333
    Kaiserwalzer, Op. 437
    Künstlerleben, Op. 316
    Frühlingsstimmen, Op. 410
    Geschichten aus dem Wienerwald, Op. 325
    Wiener Blut, Op. 354
    Tritsch-Tratsch-Polka, Op. 214
    Wiener Bonbons, Op. 307
    Neue Pizzikato-Polka, Op. 449
    Accelerationen, Op. 234
    Tik-Tak, polka schnell, Op. 365
    Unter Donner und Blitz, polka, Op. 324
    Morgenblätter, Op. 279
    Perpetuum mobile, Op. 257
    Wo die Zitronen blüh’n, Op. 364
    Auf der Jagd, Op. 373
    Wiener Symphoniker (*1961, **1965)

    CD 25
    Piotr Ilitch Tchaikovski (1840-1893)
    Symphonie No. 5 en mi mineur, Op. 64, TH 29
    Concertgebouw Orchestra (1962)

    CD 26
    Béla Bartok (1881-1945)
    Le Château de Barbe-bleue, Op. 11, Sz. 48, BB 62
    Julia Várady, soprano (Judith) – Dietrich Fischer-Dieskau, baryton (Barbe-bleue) – Orchestre de l’Opéra d’Etat de Bavière (1979)

    CD 27
    Otto Nicolai (1810-1849)
    Die lustigen Weiber von Windsor – Ouverture
    Albert Lortzing (1801-1851)
    Der Wildschütz (2 extraits : Ouverture ; Aria « Wie freundlich strahlt die holde Morgensonne »* – Acte III)
    Pietro Mascagni (1863-1945)
    Cavalleria rusticana (extrait : Scène complète du duo entre Alfio et Santuzza, chanté en allemand**)
    *Horst Günter, baryton –
    **Marianne Schech, soprano – James Pease, baryton
    Bamberger Symphoniker (1953)

    CDs 28-29
    Richard Wagner (1813-1883)
    Der fliegende Holländer, WWV 63 – Ouverture
    Rienzi, WWV 49 – Ouverture
    Tannhäuser, WWV 70 – Bacchanale du Venusberg**
    Siegfried Idyll, WWV 103*
    Die Meistersinger von Nürnberg, WWV 96 – Préludes des Actes I & III***
    Lohengrin, WWV 75 – Préludes des Actes I & III***
    Parsifal, WWV 111 – Prélude & Enchantement du Vendredi Saint***
    Wiener Symphoniker (1959, *1960, **1961, ***1963)

    CDs 30-31
    Richard Wagner (1813-1883)
    Der fliegende Holländer, WWV 63
    George London, baryton-basse (Holländer) – Anja Silja, soprano (Senta) – Fritz Uhl, ténor (Erik) – Josef Greindl, basse (Daland) – Georg Paskuda, ténor (Der Steuermann) – Res Fischer, contralto (Mary) – Chor und Orchester der Bayreuther Festspiele (Bayreuth, 1961)

    CDs 32-34
    Richard Wagner (1813-1883)
    Tannhäuser, WWV 70
    Josef Greindl, basse (Hermann, Landgraf von Thüringen) – Wolfgang Windgassen, ténor (Tannhäuser) – Eberhard Wächter, baryton (Wolfram von Eschenbach) – Gerhard Stolze, ténor (Walther von der Vogelweide) – Franz Crass, basse (Biterolf) – Georg Paskuda, ténor (Heinrich der Schreiber) – Gerd Nienstedt, basse (Reinmar von Zweter) – Anja Silja, soprano (Elisabeth) – Grace Bumbry, mezzo-soprano (Venus) – Else-Margrete Gardelli, soprano (Ein junger Hirt) – Chor und Orchester der Bayreuther Festspiele (Bayreuth, 1962)

    CDs 35-37
    Richard Wagner (1813-1883)
    Lohengrin, WWV 75
    Franz Crass, baryton (Heinrich der Vogler) – Jess Thomas, ténor (Lohengrin) – Anja Silja, soprano (Elsa von Brabant) – Ramón Vinay, baryton (Friedrich von Telramund) – Astrid Várnay, soprano (Ortrud) – Tom Krause, basse (Der Heerrufer Des Königs) – Niels Möller, Gerhard Stolze, ténors & Klaus Kirchner, Zoltan Kelemen, basses (Quatre nobles brabançons) – Chor und Orchester der Bayreuther Festspiele (Bayreuth, 1962)

    CD 38
    Johannes Brahms (1833-1897)
    Liebeslieder-Walzer, Op. 52
    Neue Liebeslieder Waltzer, Op. 65
    3 Quartette, Op. 64
    Edith Mathis, soprano – Brigitte Fassbaender, mezzo-soprano – Peter Schreier, ténor – Dietrich Fischer-Dieskau, baryton – Karl Engel, piano (1981)

    CD 39
    Franz Schubert (1797-1828)
    Winterreise, D. 911
    Hermann Prey, baryton (1972)

    CD 40
    Johannes Brahms (1833-1897)
    49 Deutsche Volkslieder, WoO 33 (3 extraits : No. 1. Sagt mir, o schönste Schäf’rin mein ; No. 15. Schwesterlein ; No. 34. Wie komm’ ich denn zur Tür herein)
    5 Romanzen und Gesänge, Op. 84 (extrait : No. 5. Spannung)
    5 Lieder, Op. 49 (extrait : No. 4. Wiegenlied)
    Sergei Prokofiev (1891-1953)
    3 Chansons enfantines, Op. 68
    Le vilain petit canard, Op. 18
    Robert Schumann (1810-1856)
    Dichterliebe, Op. 48
    Myrthen, Op. 25 (extrait : No. 3. Der Nussbaum)
    Peter Schreier, ténor (1984)

    CD 41
    Richard Strauss (1864-1949)
    8 Gedichte aus « Letzte Blätter », Op. 10, TrV 141 (4 extraits : No. 1. Zueignung ; No. 2. Nichts ; No. 3. Die Nacht ; No. 8. Allerseelen)
    6 Lieder, Op. 17, TrV 149 (extrait : No. 2. Ständchen)
    Schlichte Weisen, Op. 21, TrV 160
    4 Lieder, Op. 27, TrV 170 (2 extraits : No. 3. Heimliche Aufforderung ; No. 4. Morgen)
    3 Lieder, Op. 29, TrV 172 (2 extraits : No. 1. Traum durch die Dämmerung ; No. 3. Nachtgang)
    5 Lieder, Op. 32, TrV 174 (extrait : No. 1. Ich trage meine Minne)
    6 Lieder, Op. 37, TrV 187 (extrait : No. 2. Ich liebe dich)
    5 Lieder, Op. 39, TrV 189 (extrait : No. 4. Befreit)
    5 Lieder, Op. 41, TrV 195 (extrait : No. 4. Bruder Liederlich)
    5 Lieder, Op. 48, TrV 202 (extrait : No. 1. Freundliche Vision)
    6 Lieder, Op. 56, TrV 220 (extrait : No. 4. Mit deinen blauen Augen)
    Hermann Prey, baryton (1972)

    CDs 42-43
    Richard Strauss (1864-1949)
    8 Gedichte aus « Letzte Blätter », Op. 10, TrV 141 (6 extraits : No. 2. Nichts ; No. 3. Die Nacht ; No. 4. Die Georgine ; No. 5. Geduld ; No. 6. Die Verschwiegenen ; No. 7. Die Zeitlose)
    5 Lieder, Op. 15, TrV 148 (2 extraits : No. 2. Winternacht ; No. 5. Heimkehr)
    6 Lieder, Op. 17, TrV 149 (extrait : No. 2. Ständchen)
    6 Lieder aus « Lotosblätter », Op. 19, TrV 152
    Schlichte Weisen, Op. 21, TrV 160
    2 Lieder, Op. 26, TrV 166
    4 Lieder, Op. 27, TrV 170 (3 extraits : No. 1. Ruhe, meine Seele ; No. 3. Heimliche Aufforderung ; No. 4. Morgen)
    3 Lieder, Op. 29, TrV 172 (2 extraits : No. 1. Traum durch die Dämmerung ; No. 3. Nachtgang)

    4 Lieder, Op. 31, TrV 173 (extrait : No. 4. Stiller Gang)
    5 Lieder, Op. 32, TrV 174
    4 Lieder, Op. 36, TrV 186 (2 extraits : No. 1. Das Rosenband ; No. 4. Anbetung)
    6 Lieder, Op. 37, TrV 187 (4 extraits : No. 1. Glückes genug ; No. 2. Ich liebe dich ; No. 5. Herr Lenz ; No. 6. Hochzeitlich Lied)
    8 Lieder, Op. 49, TrV 204 (extrait : No. 6. Junggesellenschwur)
    6 Lieder, Op. 56, TrV 220 (2 extraits : No. 1. Gefunden ; No. 3. Im Spätboot)
    6 Lieder, Op. 67, TrV 238 (extrait : No. 6. Wanderers Gemütsruhe)
    5 kleine Lieder, Op. 69, TrV 237 (3 extraits : No. 3. Einerlei ; No. 4. Waldesfahrt ; No. 5. Schlechtes Wetter)
    Vom künftigen Alter, TrV 260
    Und dann nicht mehr, TrV 258
    Im Sonnenschein, TrV 268
    Dietrich Fischer-Dieskau, baryton (DGG, 1984)

    Un coffret de 43 CD du label Decca 4854364
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    Photo à la une : le chef d’orchestre Wolfgang Sawallisch – Photo : © DR…

     

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    _ et en date du 26 août 2024, sous la plume de Christophe Huss, l’article intitulé « Le centenaire oublié de Wolfgang Sawallisch » :

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    Wolfgang Sawallisch devant l’Opéra de Hanoi, le 21 mai 1999.
    Photo: Frederik Balfour Archives Agence-France Presse Wolfgang Sawallisch devant l’Opéra de Hanoi, le 21 mai 1999.

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    Le chef d’orchestre et pianiste allemand Wolfgang Sawallisch a été une des figures musicales les plus importantes _ indubitablement _ de la fin du XXe siècle. Des coffrets viennent honorer sa mémoire. Ainsi, Decca publie en 43 CD l’intégrale de ses enregistrements parus chez Philips et Deutsche Grammophon.

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    En voyant sortir coup sur coup deux gros coffrets Sawallisch, celui-ci chez Universal et l’autre, que nous attendons, chez Warner, on se dit qu’il doit y avoir un anniversaire dans l’air.

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    Chose très curieuse en la circonstance, alors que l’édition phonographique a pris l’habitude de célébrer les anniversaires par anticipation, on s’aperçoit que Sawallisch aurait eu 100 ans en août 2023, et qu’il est décédé en février 2013. Bref, à voir débouler de tels coffrets en plein milieu de l’année 2024, c’est un peu comme si l’édition phonographique reconnaissait avoir oublié le chef, l’an passé !

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    Un chef lyrique

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    Wolfgang Sawallisch est connu et reconnu pour avoir été le directeur musical emblématique de l’Opéra d’État de Bavière de 1971 à 1992. Il fut ainsi une « autorité » en matière d’opéra et de répertoire germanique (Richard Strauss, Richard Wagner) _ voilà. C’est aussi en Bavière que se niche le Festival de Bayreuth, dont il fut un habitué. Le vaisseau fantôme, Tannhäuser et Lohengrin, captés lors des festivals 1961 et 1962, ont été les enregistrements de ces oeuvres cimentant le catalogue Philips. Ils figurent dans ce coffret.

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    Cette idée de « valeur sûre » fut également établie dans le répertoire symphonique dès les débuts de sa carrière. Chef de l’Orchestre symphonique de Vienne de 1960 à 1970, Sawallisch fut invité à diriger l’Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam et, surtout, la Staatskapelle de Dresde, avec laquelle il enregistra son opus le plus fameux : l’intégrale des Symphonies de Schumann pour EMI (qui se trouvera dans le coffret Warner).

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    Ceci pose les jalons et limites de ce que l’on trouve dans ce coffret Decca, hors opéras, périmètre qui se réduit aux trois Wagner, à un CD d’extraits de Lortzing, de Nicolai et de Mascagni et au fameux Château de Barbe-bleu (DG) de Bartók avec Fischer-Dieskau et Varady.

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    Limitations

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    Le gros du répertoire est symphonique, et on y retrouve notamment des documents qui ont alimenté le catalogue « Philips Duo » (intégrales Mendelssohn, Schubert). On peut en tirer trois grandes lignes.

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    La première est que Sawallisch dans les années 1960 et 1970, n’est pas forcément le ponte solide, mais un peu ennuyeux que l’on imagine. Plusieurs de ses interprétations (1ère de Mendelssohn, Pastorale à Amsterdam, l’allant de ses Valses de Strauss, voire quelques mouvements de Haydn) ont une certaine sève et énergie _ oui.

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    La seconde se perçoit aisément lorsqu’on écoute les Symphonies et les Messes de Schubert enregistrées à Dresde ou l’Elias de Mendelssohn gravé à Leipzig : par comparaison, l’Orchestre symphonique de Vienne des années 1960 et 1970 est une phalange honorable, mais grise, sans relief sonore particulier. Comparer la 9e Symphonie de Schubert de février 1961 à Vienne (Sawallisch la reprendra heureusement à Dresde en 1966) avec la version Decca de Krips à Londres en 1959 est assez cruel.

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    Cette comparaison nous amène sur le troisième point : les enregistrements des années 1960 et 1970 sonnent très « années 1960 ». Comme EMI, Philips avait une longueur technique de retard dans la fidélité et subtilité de la captation. Même les Symphonies de Mendelssohn avec le Philharmonia à Londres sont étriquées.

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    Tout ceci mis bout à bout, les vertus en matière d’archives, qui permettent désormais une connaissance complète de l’art de ce chef à ses débuts, occultent totalement l’idée qu’il pourrait se trouver ici des révélations majeures.

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    La boîte Warner documentera notamment la fin de la carrière de Sawallisch, lorsqu’il fut directeur musical de l’Orchestre de Philadelphie (1993-2003) et se vit confier aussi des intégrales Beethoven et Brahms en Europe.

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    Comme nous avons gardé le meilleur pour la fin _ nous y voici donc ! _, Sawallisch, grand chef d’opéra, était aussi pianiste accompagnateur _ et magnifique : c’est par là que j’ai personnellement commencé mon picorage d’écoute de ces vastes coffrets… Cinq CD et albums constituent une forme de nectar ici _ absolument ! _ : deux disques de Lieder de Strauss avec Fischer-Dieskau _ merveilleux de clarté et finesse _, les Liebeslieder-Walzer de Brahms référentiels (DG), Dichterliebe de Schumann avec Peter Schreier et deux enregistrements du baryton Hermann Prey, Winterreise de Schubert et un florilège des plus beaux Lieder de Richard Strauss.

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    Wolfgang Sawallisch

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    Complete Recordings on Philips & Deutsche Grammophon. Decca 43 CD 485 4364.

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    Quatre articles auxquels je rajoute, in fine, l’article plus ancien de onze ans _ puisque paru, lui, en 2013 _ de Pierre-Jean Tribot « Wolfgang Sawallisch, le chef allemand à la recherche de la clarté » publié sur le site de ResMusica le 26 août 2013, pour saluer, déjà avec un peu de retard, le chef _ magnifique mais humble et plutôt discret, en dépit de sa carrière et sa discographie musicales superbes _ qui venait de décéder le 22 février 2013, à l’âge de 89 ans ;

    un article déjà très détaillé, et au titre lui aussi bien significatif:

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    Wolfgang Sawallisch, le chef allemand à la recherche de la clarté

    Instagram

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    Le chef d’orchestre allemand est décédé, en février dernier, à l’âge de 89 ans. Retiré des podiums depuis 2004, il n’en restait pas moins un monstre sacré _ sic _, dernier représentant d’une certaine image du chef d’orchestre, maître de chapelle humble _ de sa personne _ et _ musicalement _ dévoué au compositeur _ voilà ! Alors que des hommages discographiques lui sont rendus par EMI, Universal et Supraphon, ResMusica revient _ utilement _ sur la vie et sur l’art de ce chef.

    wolfgang-sawallisch2013 a…

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    Une biographie

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    voit le jour, à Munich, le 26 Août 1923. Le petit Wolfgang se met rapidement au piano et, à l’âge de 10 ans, il est déjà décidé à devenir un pianiste concertiste. Ses parents lui payent des leçons privées en attendant une entrée au Conservatoire de Munich. Cependant, la Seconde guerre mondiale perturbe ses plans. Le jeune homme est mobilisé, incorporé dans la Wehrmacht, puis fait prisonnier en Italie.

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    En 1945, il reprend ses études à Munich, entre autre, auprès du compositeur Joseph Haas. Il clôt son cursus par un diplôme de chef d’orchestre à la Hochschule für Musik. Selon, les méthodes d’alors, il doit apprendre son métier dans un petit théâtre de province : ce sera celui d’Augsbourg, ville bavaroise historique. Il gravit peu à peu _ voilà _ les échelons ; entre 1947 et 1953, il passe du poste de premier répétiteur, chargé de superviser les répétitions du chœur à celui de Directeur musical. Il ne perd pas de vue le piano et il accompagne le violoniste Gerhard Seitz lors de sa victoire au Concours international de Genève en 1949.

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    En 1953, il passe une étape et monte à Aix-la-Chapelle comme directeur de l’orchestre et de l’opéra. La carrière du jeune homme va s’accélérer : en 1953, il fait ses débuts au Philharmonique de Berlin, avant de se produire à la tête du grand orchestre, en 1955, pour une série de concerts acclamés au festival d’Edinbourg. Ces succès lui ouvrent les portes des plus grands orchestres et des plus grandes salles de concert _ voilà. En 1957, il est au Festival de Bayreuth où il est alors le plus jeune chef jamais invité dans la fosse wagnérienne. Ses débuts dans Tristan et Isolde sont fracassants _ oui, musicalement _ et il est aussitôt réinvité, honorant le festival, chaque année, jusqu’en 1962 _ oui… Il est repéré par le producteur de disques Walter Legge qui le fait rentrer dans l’écurie EMI, il grave ses premiers disques symphoniques avec le Philharmonia à Londres. En 1960, après un bref passage à la tête de l’opéra de Wiesbaden, il est directeur de la musique à Cologne et professeur à l’université de musicologie.

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    En 1960, Sawallisch met le cap sur Vienne pour assurer la direction du Symphonique de la ville à la suite du départ d’Herbert von Karajan. Il avait fait ses débuts triomphaux, en 1957, au pupitre de cet orchestre et le choc avait été tel qu’il avait été rapidement désigné à la direction musicale. Des tournées internationales et des enregistrements témoignent du haut niveau de ce tandem, en particulier dans le répertoire germanique : Schubert-Brahms-Strauss et Bruckner. En 1967, il effectue ses premières prestations avec l’orchestre japonais de la NHK dont il sera proche jusqu’à la fin de sa carrière. Sawallisch n’oublie pas l’opéra et de 1961 à 1973, il cumule les fonctions de chef d’orchestre de l’opéra et de l’orchestre philharmonique de Hambourg. En 1970, en désaccord avec la direction du Symphonique de Vienne, il démissionne et il part occuper des fonctions équivalentes à l’ (il reste à Genève jusqu’en 1980). La phalange suisse est alors au creux de la vague et en pleine crise identitaire, suite au départ et à la mort de son fondateur Ernest Ansermet, et après le bref passage à sa tête du Polonais Paul Kletzki. Le chef travaille sans relâche pour un orchestre à qui il redonne envie de jouer et surtout une visibilité internationale et discographique. Les mélomanes suisses gardent des souvenirs émus des concerts consacrés à la Symphonie n°9 et la Missa Solemnis de Beethoven, au Requiem allemand de Brahms, ainsi qu’aux Scènes de Faust et au Paradis et la Péri, et surtout à ses interprétations de Richard Strauss dont une Elektra, en 1974, au Grand théâtre.

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    En 1971, il prend également la tête de l’orchestre d’Etat de Bavière à Munich. C’est à ce poste _ voilà _ qu’il va écrire une page de l’histoire de l’interprétation _ voilà, voilà. Il y mène des cycles Richard Strauss (à l’exception de Salomé) et Richard Wagner, enregistrés pour EMI ou Orfeo, qui marquent leur temps _ oui. En près de 20 ans de mandature, il assure près de 1200 représentations et dirige 32 cycles intégraux du Ring wagnérien.

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    Ayant quitté Munich, il s’installe à Philadelphie auprès d’un orchestre qu’il dirige régulièrement depuis 1966. Cependant, en raison de problèmes de santé, le chef quitte son poste en 2003. Outre son passage à Genève, Sawallisch était très apprécié dans l’espace francophone. En France, il a dirigé l’Orchestre National de France et l’Orchestre philharmonique de Nice mais le public et les critiques gardent une haute mémoire de ses concerts à la tête de l’ où il avait dirigé, entre autre, un cycle Beethoven. , chef d’orchestre et auteur d’un Dictionnaire des interprètes et de l’interprétation musicale depuis 1900, nous rappelle l’intérêt de cette collaboration : « sa rencontre beethovénienne avec l’ relevait d’une approche basée sur la maîtrise des classiques : c’était l’époque de Bychkov, l’orchestre s’était renouvelé et il fallait réapprendre ce répertoire. Ce qui ne fut pas facile, car la cohésion n’était pas alors la qualité première de l’orchestre et Sawallisch ne cultivait pas les individualismes. Rigueur et souplesse, importance des lignes, clarté des parties internes, et surtout un sens de la pulsation qui donnait vie _ voilà ! _ à tout ce qu’il dirigeait : il est tellement facile de perdre le fil dans le mouvement lent de la quatrième, ou de se laisser emballer dans le finale de la deuxième ! La grande idée avait consisté à l’étaler sur plusieurs saisons, ce qui a permis d’assimiler son apport année après année. »

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    Wolfgang Sawallisch affaibli par des problèmes de santé s’était retiré des podiums, en 2004. Il est l’auteur d’une autobiographie parue en 1993 et intitulée _ significativement _ Im Interesse der Deutlichkeit (Dans un souci de clarté) _ une qualité que j’apprécie aussi au plus haut point en musique.

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    Le style Sawallisch

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    Fuyant le star system, Sawallisch donnait l’image du maître de chapelle, entièrement dévolu au compositeur et rien qu’au compositeur _ voilà : ce qui doit bien sûr être ! Très rigoureux en répétition, mais jamais cassant, il avait été surnommé à La Scala de Milan « Lo Speziale » ou « le Pharmacien », à cause d’un visage qui inspirait la rigueur et le sérieux _ dénué d’esbroufe. Il est également resté actif, autant en concert qu’à l’opéra et ne négligeait pas _ non plus, voire surtout : tant il y est parfait ! _ l’accompagnement pianistique de chanteurs ou d’instrumentistes, selon un profil de carrière très ancré dans une culture allemande.

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    wolfgang-sawallisch2013 dLe travail orchestral de Sawallisch s’appuyait sur la pratique d’un répertoire classique qu’il considérait comme la base de la bonne santé _ musicale _ d’un orchestre. A Philadelphie, succédant à un Riccardo Muti plus attaché au répertoire flamboyant qu’à pratiquer les fondements de l’art symphonique, il avait, pour sa première saison, imposé, une Symphonie de Haydn, à chaque programme. En effet, le musicien considérait le compositeur autrichien comme le meilleur exercice possible _ par sa clarté _ pour un orchestre.

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    , nous éclaire sur le style du chef et sur sa place dans l’histoire de l’interprétation : « Après les chefs germaniques légendaires que furent Furtwängler, Knappertsbusch ou Karajan, Sawallisch a été l’un des premiers à mettre fin à des excès stylistiques qui avaient enfermé la direction d’orchestre allemande dans un excès de dramatisme et la recherche d’une pâte sonore parfois éloignés de la vérité des textes _ voilà. Avant lui, on peut en trouver les prémices chez Bruno Walter ou Fritz Busch, mais leur lecture passionnée n’avait pas encore cette rigueur _ sans froideur aucune _ qu’il a su concilier avec la tradition germanique. On lui a souvent reproché une certaine froideur, peut-être plus souvent au concert qu’à l’opéra. A mon sens, c’est confondre froideur et simplicité _ voilà ! A sa génération, il a été la seule figure marquante _ quel compliment ! _ de la direction d’orchestre allemande ».

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    En 1999, le grand pianiste français avait fait ses débuts avec l’ dans le Concerto n°2 de Brahms sous la baguette du chef : « je travaillais tranquillement dans ma loge et personne n’est venu me prévenir que c’était à moi. Je descends et croise le maestro passablement tendu qui me dit en préambule: Où étiez-vous? On vous attend ! Premier contact donc ! Or il faut rappeler que j’étais jeune et très impressionné car c’était mes débuts à Paris ; ça compte dans la carrière d’un jeune musicien ! Puis je m’installe et j’entends le cor débuter le merveilleux motif initial alors que je réglais le siège ; je ne me démonte pas et commence. Tout change alors, il devient affable, attentif, presque affectueux, un grand-père mais avec une terrible autorité. Un vrai bonheur ! Tant et si bien que la répétition de termine dans sa loge à quatre mains jouant la Symphonie n°3 de Brahms. Son rapport au soliste était à l’ancienne. Très directif et ne souffrant pas le commentaire. Mais je ne demandais qu’à boire ses paroles. Il n’était pas du genre à demander le tempo au soliste, surtout à un jeune comme moi. Mais, j’écoutais, j’observais et je me régalais ! Le tempo très ample du 1er mouvement me convenait parfaitement. Puis il m’a dit une chose importante pour la coda du finale, difficile à négocier musicalement : jouer cette coda en ayant conscience qu’elle termine non seulement le finale mais surtout cette œuvre monumentale. Autrement dit : détendez un peu le tempo pour qu’on perçoive l’ampleur de cette péroraison. J’avais l’impression de jouer avec un chef légendaire comme Furtwängler ou Celibidache ! ».

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    Le legs discographique Sawallisch

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    La discographie de Wolfgang Sawallisch est naturellement conséquente : elle couvre l’opéra, la musique chorale, le symphonique, la musique de chambre et l’accompagnement de chanteurs.

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    Du côté de l’opéra, les cycles Wagner et Strauss, restent des indémodables de la discographie. Ainsi, dans le cadre de ses représentations wagnériennes munichoises, le chef _ de sa propre curiosité musicale _ avait proposé au public les opéras de jeunesse mal-aimés que sont : Rienzi, Die Feen ou Das Liebesverbot ; éditées chez Orfeo, ces gravures n’ont jamais été surpassées _ rien moins… Il ne faut pas négliger les représentations captées sur le vif à Bayreuth : Der Fliegende Holländer, Tannhäuser ou Lohengrin (Philips-Decca).

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    De Richard Strauss, on retient surtout ses lectures d’Elektra et de Capriccio (EMI). Sawallisch était particulièrement proche de l’œuvre de _ son compatriote bavarois _ Richard Strauss auquel il a consacré de nombreux disques symphoniques (EMI et Orfeo), et il a même coordonné, du piano, une intégrale unique de sa musique de chambre avec des musiciens bavarois (Arts et Brilliant). On lui doit par ailleurs, l’accompagnement pianistique de plusieurs disques centrés sur les lieder de Strauss.

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    Du côté symphonique, le répertoire du chef tournait autour des grands classiques du répertoire allemand. On lui doit plusieurs intégrales des Symphonies de Brahms et Schumann. Sa première intégrale des Symphonies de Schumann gravée à Dresde, pour EMI, est toujours un incunable _ voilà _ de la discographie. Le chef était évidemment à son aise avec Bruckner dont il laisse de très belles lectures des Symphonies n°4 (EMI) et n°6 (Orfeo). Il ne faut pas non plus négliger ses lectures de Schubert (Messes chez EMI et Symphonies chez Universal) et ses interprétations de Mendelssohn (Symphonies et oratorio Elias chez Universal).

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    Si l’on recherche des pépites et des chemins de traverses, il faut se ruer sur son Macbeth de Verdi capté à Salzbourg, le chef y dirige une distribution de rêve : Grace Bumbry et Dietrich Fischer-Dieskau. Du côté des raretés, il faut signaler son Requiem de Hindemith et sa Symphonie n°3 de Furtwängler chez Orfeo, ainsi que le double album dédié à deux opéras de Carl Orff : Der Mond et Die Kluge (EMI).

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    L’orchestre de Philadelphie propose en téléchargement des concerts du chef documenté au pupitre de l’orchestre, on y trouve des Symphonies de Bruckner et une intégrale des Symphonies de Schumann.

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    En hommage au chef, ses maisons de disques remettent en coffret _ cette année 2013 de son décès _ plusieurs de ses enregistrements. Emi, dans sa série « Icon », propose ses intégrales tardives Brahms et Beethoven. Universal présente différents coffrets selon les marchés nationaux, avec les intégrales Mendelssohn et Schubert. L’initiative la plus intéressante est à créditer aux Tchèques de Supraphon qui documentent les concerts de Sawallisch à Prague avec, entre autres, un répertoire local du XXe siècle. On y découvre un Sawallisch plus incisif et buriné qu’en studio, entre autres dans une grandiose Messe de Leoš Janáček et dans des partitions de Bohuslav Martinů (Messe de Campagne et Symphonie n°4) _ tout cela est bien entendu passionnant.

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    Nous remercions chaleureusement et pour leurs témoignages.

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    Crédits photographiques : DR

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    Voilà, pour être presque exhaustif, et aider si peu que ce soit à tâcher de s’orienter avec un minimum de lucidité et justesse de goût en cette très riche discographie de Wolfgang Sawallisch, maître de la clarté, en la parfaite probité, honnêteté, humilité de sa direction d’orchestre et de chœur, ainsi que son lumineux jeu d’accompagnateur au piano, au seul service de la recherche probe et vivante de la beauté juste et vraie de la musique…

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    Ce dimanche 29 septembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le superbe CD « Czech Songs » de Magdalena Kozena (et Sir Simon Rattle) : un enthousiasme discographique partagé aussi sur le site du magazine Crescendo…

    Avec un peu de retard sur mes articles enthousiastes «  « ,

    « « 

    et « « 

    des 25 juin, puis 2 et 3 juillet derniers,

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    voici que ce jeudi 15 août sous la plume de Pierre-Jean Tribot le très attentif magazine belge Crescendo consacre un justissime article de célébration au merveilleux CD Pentatone 5187 077 « Czech Songs« , par Magdalena Kozena et son époux Simon Rattle,

    intitulé, lui, « Chansons tchèques avec Magdalena Kozena« , que voici :

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    Chansons tchèques avec Magdalena Kožená

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    LE 15 AOÛT 2024 par Pierre Jean Tribot
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    Czech Songs.

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    Bohuslav Martinů (1890-1959) : Nipponari, H.68 “Japanese Folk Songs” ; Songs on One Page, H.294 (orchestration de Jiří Teml) ;

    Antonín Dvořák (1841-1904) : Evening Songs, Op.3 (orchestration partielle de Jiří Gemrot), Songs, op.2 ;

    Hans Krása (1899-1944) : Four Orchestral Songs, Op.1 ;

    Gideon Klein (1919-1945) : Lullaby. (orchestration de iří Gemrot).

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    Magdalena Kožená, mezzo-soprano ; Czech Philharmonic, Sir Simon Rattle.

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    2022 et 2023.

    Livret en anglais.

    Texte chanté en tchèque, traduction en anglais.

    61’20’’.

    Pentatone PTC 5187 077.

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    La mezzo-soprano Magdalena Kožená poursuit son compagnonnage musical avec son cher Sir Simon Rattle. Les deux artistes nous offrent un album magistral _ pas moins ! _ autour du thème de la mélodie tchèque pour mezzo et orchestre avec des œuvres _ bien trop _ rares _ en la discographie…

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    Ce voyage musical débute avec Bohuslav Martinů qui, comme le dit un éminent confrère, est sans doute le plus injustement sous-estimé _ oh que oui ! _ des grands compositeurs du XXe siècle. Composées en 1912, les  : Nipponari sont le fruit de la vague du japonisme qui parcourt alors l’Europe. Si on pense naturellement à Paris, comme capitale de cette frénésie artistique, l’Europe centrale ne fut pas une périphérie et connut un japonisme assez vif. Dans ce cycle de sept partitions d’un vingtaine de minutes, Bohuslav Martinů  compose un japon rêvé mais à la fois poétique et sensible. Le trait de composition est d’une extrême finesse _ un trait (assez français) de ce compositeur ! _, soutenant les lignes mélodiques portées par la voix de la mezzo soliste. Chacun des morceaux est relativement court, créant cet effet de haïku minimaux. On tient un véritable chef d’œuvre _ oui ! _ dont on s’étonne qu’il ne soit pas plus souvent  au programme des concerts.  Les Chansons sur une page sont un cycle composé en pleine Seconde guerre mondiale sur des mélodies populaires de Moravie. C’est encore une forme de l’économie magnifiée par la beauté harmonique d’un compositeur alors en exil. Composé à la base pour chant et piano, le cycle est ici orchestré par le compositeur tchèque Jiří Teml.

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    Il est bien sûr impossible d’envisager un récital de mélodies tchèques sans interpréter  Antonín Dvořák dont la facilité mélodique est toujours extraordinaire _ c’est vrai. Le compositeur de la Symphonie du Nouveau monde est ici représenté par ses Chants du soir et ses Mélodies, Op.2. C’est du grand Dvořák avec cette plasticité magistrale de la voix _ oui _ qui fusionnent avec un accompagnement orchestral évocateur des paysages de Bohèmes tantôt ombrageux, tantôt gorgés de lumières.

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    Le disque se clôture avec deux partitions de génies musicaux fauchés par la barbarie nazie Hans Krása et Gideon Klein.  Composés en 1920 et créées en 1921 à Prague sous la direction de Zemlinsky, les 4 chansons orchestrales sont un véritable chef d’œuvre _ oui _ témoignant du génie d’un compositeur moderniste qui se situe dans un univers à la fois post-mahlérien par la noirceur du propos et les contrastes, mais pas si éloigné des expérimentations de l”école de Vienne avec un ton narratif récité sans oublier un travail d’un grand raffinement harmonique _ en effet. En conclusion, le court Lullaby de Gideon Klein, composé alors que le musicien était interné au camp de concentration de Terezin en 1943. Initialement composé pour chant et piano, cette partition est ici orchestrée par iří Gemrot est une berceuse à la fois belle et triste d’un artiste dont la création était le seul refuse devant l’horreur.

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    Tout au long de ce programme Magdalena Kožená est exceptionnelle _ absolument ! Son timbre rayonnant et clair s’adapte tant à la limpidité presque translucide de Martinů et à la luxuriance de  Dvořák. L’artiste cerne idéalement le tragique de Krása  et Klein, avec le talent d’une diseuse dans le premier et d’une amplitude émotionnelle dans le second.  Tchèque de naissance, la mezzo-soprano vit chacun de ces morceaux comme personne _ c’est parfaitement juste. Sir Simon Rattle est un accompagnateur passionné et attentif à ne jamais couvrir sa soliste. Les pupitres de la philharmonie tchèque à la beauté plastique renversante _ oui _ , sublimée par une prise de son de démonstration comme de coutume _ en effet _ avec Pentatone.

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    Son : 10    Notice : 10    Répertoire : 10    Interprétation : 10

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    Pierre-Jean Tribot

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    Un enthousiasme discographique ainsi fort bien partagé.

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    Ce jeudi 15 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Les merveilleuses trouvailles des soldes de CDs (suite) : le saisissant double CD Tacet 131 des « Préludes pour piano » de Claude Debussy par Evgeni Koroliov

    Et maintenant voici le saisissant double CD Tacet 131 des « Préludes pour piano » de Claude Debussy par Evgeni Koroliov _ enregistrés à Oslo aux mois de mai et octobre 2003 _, publié par Tacet en 2004 : écoutez-ici…

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    Sur ce double CD, j’ai retrouvé un article plutôt sévère de Pierre-Jean Tribot, publié sur le site de ResMusica le 26 mai 2005, intitulé « Evgeni Koroliov, du Debussy monacal » :

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    Evgeni Koroliov, du Debussy monacal

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    Formé par la solide école russe d’Anna Artobolewkaya mais aussi conseillé par les légendaires Heinrich Neuhaus et Maria Youdina, le pianiste moscovite s’est imposé comme un artiste discret mais dont chaque disque mérite une attention particulière _ en effet. Fortement attaché à l’œuvre de Bach, son Clavier bien tempéré et son Art de la Fugue, de très haute tenue, lui ont valu une reconnaissance internationale. Le compositeur György Ligeti considérant même son Art de la fugue comme le disque à emporter sur l’île déserte. On attendait donc avec intérêt sa lecture d’un tel monument de la littérature pianistique que les Préludes de .

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    L’approche est hautement personnelle, sans aucune concession à la facilité et à l’esthétisme. Le ton est à l’économie de moyen tout en respectant scrupuleusement les indications du compositeur, mais sans tomber dans une aridité hors sujet. Cependant force est de constater que dans Debussy, ce n’est pas particulièrement convaincant  _ pour Pierre-Jean Tribot. Certaines pièces de ces deux livres pêchent par un manque de sensualité (défaut particulièrement marquant pour …Danseuses de Delphes et … Brouillard qui nous font craindre le pire pour cet album). Heureusement le pianiste réussit beaucoup mieux certaines pièces plus techniques où il faut plus de puissance : la Danse de Puck et Général Lavine-exentric s’avèrent très efficaces. Cependant, il manque à cette intégrale une sensualité ou une rigueur à la Robert Casadesus pour transcender ces œuvres. Nous resterons donc fidèles à nos nombreuses références habituelles : Michelangeli, Arrau, Crossley, Kocsis, Pollini, Zimmerman, Casadesus et Février, tout en reconnaissant la probité _ voilà _ de l’approche ascétique de Koroliov.

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    La curiosité du disque réside dans l’enregistrement en première mondiale d’un vingt-cinquième prélude. Prévu dès l’écriture du cycle, cette pièce intitulée les soirs illuminés par le charbon et dédiée au marchand de charbon Tronquin est apparue en 2001 lors d’une vente aux enchères. Pendant 85 ans, la partition resta la propriété de cette famille dont l’ancêtre avait fourni du charbon de chauffage au compositeur. Cette œuvre dont le titre est tiré du poème le balcon de Charles Baudelaire, fait écho au quatrième prélude du premier livre où une autre citation du poète caractérise l’atmosphère de la pièce : …les sons et les parfums tournent dans l’air du soir. Peu de commentaires à faire sur cette pièce qui prolonge la magie debussyste.

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    Claude Debussy (1862-1918) : Préludes (Livres I et II), Les soirs illuminés par l’ardeur du charbon.

    Evgeni Koroliov, piano.

    2 CDS « The Koroliov series Vol. VII » Tacet 131.

    Enregistré à Oslo en mai et octobre 2003.

    Notice en français, anglais et allemand.

    Durée : 86, 41mn.

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    Ainsi qu’un bien plus empathique entretien intitulé « Evgeni Koroliov, discret magicien du piano« ,

    paru sur ResMusica en date du 22 juin 2015 :

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    Evgeni Koroliov, discret magicien du piano

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    Primé dans la catégorie récital instrumental des International Classical Music Awards 2015, le pianiste est l’un des artistes les plus indispensables _ probablement, oui _ de notre époque. Loin de la médiatisation, il construit une discographie exceptionnelle (Tacet) _ oui ! _ dont Schubert est la plus récente étape.

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    Koroliov-Stephan_wallocha«  Je veux qu’ils se rendent compte qu’il n’y a rien de mieux que la musique dans le monde ; ils doivent être heureux de pouvoir vivre avec elle, quelle que soit leur position : pianiste de concert ou professeur dans une petite école de musique. »

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    ICMA :  Comment êtes-vous venu au piano ? Etes-vous issu d’une famille de musiciens ? 

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     : Non pas du tout ! Mais quand j’étais petit, il était de coutume en Russie d’apprendre la musique aux enfants. Mes deux frères aînés ont commencé à apprendre le piano et ils ont abandonné très vite. Mais je me rappelais les mélodies et je voulais les jouer. C’est ainsi que je suis devenu pianiste.

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    ICMA :  Il y a-t-il eu dans votre enfance une expérience musicale particulière qui vous a fait dire « Oui, c’est cela que je veux faire dans ma vie » ?

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    EK : Oui, les œuvres de Bach, Mozart ou Schubert me touchaient énormément, même les petites pièces que j’étais en mesure de jouer. Et, plus important encore, je me suis mis très jeune à composer, cela me motivait beaucoup. Je ne me sentais pas destiné à être pianiste mais plutôt compositeur. La vie en a décidé autrement.

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    ICMA : Y-a-t-il eu dans votre enfance un concert par l’un des grands pianistes ou chefs que vous avez ressenti comme une forte expérience ?

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    EK : Je me souviens très bien d’un concert avec le célèbre chef français . Le violoniste a, lui aussi, toujours été une lumière pour moi. Un autre moment très important fut une rencontre avec dans la petite salle du Conservatoire Tchaïkovski. Il a joué trois pièces de l’ « Art de la fugue » qui m’ont beaucoup influencé.

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    ICMA : A 17 ans, vous avez joué le « Clavier bien tempéré » en concert. C’était rare à l’époque. Comment avez-vous eu cette idée ?

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    EK : Je me suis toujours senti attiré par cette musique et l’expérience des trois pièces de l’ «Art de la fugue » dont je viens de parler m’a tellement inspiré que je jouais Bach avec beaucoup d’amour et d’intérêt. Cela ne me semblait pas difficile, c’était tout simplement un plaisir. Et je ne me suis jamais inquiété de savoir si cela plairait au public _ bravo !

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    ICMA : Était-ce un public d’experts, ou des habitués des récitals ?

    ..;

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    EK : A cette époque, le public de Moscou était très, très bon. Il y avait un grand nombre d’amateurs de musique et ce n’était pas un problème, même de jouer Bach …

    ..;

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    ICMA : On ne jouait pas beaucoup le répertoire baroque en Russie. Peu de pianistes jouaient ces œuvres en concert. et occupaient à ce titre une position unique…

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    EK : Exactement! J’ai travaillé quelques heures en privé avec . Elle adorait Bach, le jouait très bien mais de façon non conventionnelle. A cette époque, on ne parlait pas encore d’ « interprétation historiquement authentique ». Et Bach au piano, ce n’est pas « authentique »… c’est clair.

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    ICMA : Était-ce pour vous une raison de jouer Bach au clavecin ou au clavicorde ?

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    EK : Oui ! Mais je n’ai jamais été très friand du clavecin. Par contre, le clavicorde est mon instrument de prédilection _ tiens, tiens… Mais il ne convient pas pour les concerts, car c’est un instrument très calme, très très calme _ de peu d’amplitude sonore. C’était aussi l’instrumentent préféré de J-S Bach…

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    ICMA : Quel rôle joue l’instrument pour un pianiste ? Pouvez-vous comprendre que ou voyagent avec leur Steinway ? 

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    EK : Oui, c’est très bien si vous pouvez vous le permettre. Mais de toute façon, je ne pense pas que je puisse faire quelque chose de parfait en concert _ ni non plus à l’enregistrement discographieue… Personnellement, j’essaie autant que possible de compenser les inconvénients de l’instrument par mon oreille et mon expérience. L’essentiel est de rester concentré _ et c’est fondamental. Finalement, c’est l’attitude face à la musique qui est décisive _ voilà.

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    ICMA : Quelles sont les qualités essentielles d’un piano à queue ?

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    EK : Un bon instrument chante… Mais restons réalistes: je suis déjà heureux si la deuxième octave sonne bien. Il y a cinquante ans d’ici je jouais des instruments où la troisième octave chantait encore…

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    ICMA : Vous avez enseigné pendant de nombreuses années à Hambourg. Les étudiants  ont-ils aujourd’hui une vision différente de ce que signifie « être pianiste » ?

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    EK : Difficile à dire! Tout est si différent d’une personne à l’autre. Je crois que les musiciens de la génération actuelle ont une réflexion beaucoup plus pratique _ et utilitariste. Ils doivent maîtriser des enregistrements, le monde des concerts… et vous devez obtenir ce qu’ils veulent faire. Ce qui n’est vraiment pas facile à notre époque ! Cela nécessite beaucoup d’énergie.

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    ICMA : Que dites-vous à vos élèves à ce propos ?

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    EK : Je veux qu’ils se rendent compte qu’il n’y a rien de mieux _ probablement, en effet ! _ que la musique dans le monde ; ils doivent être heureux de pouvoir vivre avec elle _ voilà ! En sa compagnie amicale ou amoureuse quotidienne : sans bla-bla mensonger intéressé… _, quelle que soit leur position : pianiste de concert ou professeur dans une petite école de musique _ et même aussi fervent mélomane…

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    ICMA : Au regard du résultat artistique, préférez-vous les enregistrements en salle de concert ou en studio ?

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    EK : Je suis toujours un peu insatisfait tant après un concert qu’après un enregistrement _ voilà. À cet égard, je ne fais aucune différence.

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    ICMA : Que signifie pour vous d’avoir reçu un Prix international de Musique Classique ?

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    EK : Cela m’est très agréable et me rend hommage, mais, en fait, je n’ai pas le sens des honneurs très développé _ un grand bienfait pour l’interprète : la reconnaissance donnée l’est le plus souvent pour de très mauvaises raisons….

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    ICMA : Quelles sont vos passions, outre la musique ?

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    EK : Il y en a beaucoup : la peinture, l’architecture, la poésie, la littérature. Auparavant, je jouais beaucoup aux échecs, mais aujourd’hui je n’en ai plus le temps et je n’ai plus de bon partenaire. Mais j’achète encore de revues d’échecs et je les lis, c’est ce qui me reste…

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    ICMA : Comment voyez-vous l’avenir de la musique classique dans les dix prochaines années?

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    EK : Je prédis un avenir pas très brillant. Les années à venir seront très difficiles, et cela n’a rien à voir avec notre musique mais avec le développement de la culture en général _ hélas, hélas ! _, un mouvement que nous ne pouvons arrêter. Je pense, et quelques musiciens pensent comme moi, que nous avons besoin de construire une « culture de catacombe », pour passer le temps en quelque sorte, tout comme l’ont fait les moines irlandais à l’âge des ténèbres pour ne pas laisser la culture descendre au plus bas _ oui, résister toujours, toujours, comme l’on peut, sans rien abandonner du moindre cran.

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    Propos recueillis par Isabel Roth, et Martin Hoffmeister. Rédaction de l’article par . Traduction de l’allemand par Bernadette Beyne.

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    Crédit photographique : © Stephan Wallocha

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    Pour ma modeste part,

    j’ai consacré deux articles sur ce blog « En cherchant bien » au double CD Tacet 256 de la collection des merveilleux « Intermezzi » de Johannes Brahms interprétés par Evgeni Koroliov _ enregistrés à Berlin en février et octobre 2018 et février 2019 _ :

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    _ l’article du 15 septembre 2019 : «  » ;

    …

    _ et l’article du 15 octobre 2019 : « « .

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    « Spécificité« , « Singularité« , disais-je déjà alors, en 2019, du jeu d’Evgeni Koroliov :

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    oui, le jeu musical d’Evgeni Koroliov me parle vraiment ; et à ma modeste place d’écouteur, je dialogue avec lui.

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    De même que lui dialogue vraiment aussi, principiellement, avec les compositeurs qu’il interprète ; il n’est en rien un simple rouleau mécanique débitant la partition…

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    Une ultime remarque, de ma part _ de moi qui ne suis pas musicien, mais seulement mélomane un peu passionné... _, à propos de la fondamentale affirmation d’Evgeni Koroliov en son entretien « Evgeni Koroliov, discret magicien du piano » de 2015 :

    « il n’y a rien de mieux que la musique dans le monde ; ils doivent être heureux de pouvoir vivre avec elle » :

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    en effet, cette affirmation _ sur la capacité infinie de bonheur de vivre avec de la musique _, moi qui ne suis pas musicien _ et pas non plus vraiment musicologue, sinon dans les marges contextuelles de celle-ci (cf mes deux contributions au colloque, au Palazzetto Bru-Zane à Venise, le 19 février 2011, « Lucien Durosoir, un compositeur moderne né romantique » : «  » et « La poésie inspiratrice de l’œuvre musical de Lucien Durosoir : Romantiques, Symbolistes, Parnassiens, Modernes« … _, je la partage pleinement, et de plus en plus fortement à mon âge, en ma soixante-dix-septième année de vie.

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    Bien sûr, toutes les musiques sont loin, très loin, de se valoir, s’équivaloir ; il existe, et en nombre infini, de pauvres musiquettes, ainsi que des flopées de musiques bavardes, ou seulement fonctionnelles ou bassement utilitaires…

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    Cependant, et chacune en son genre, depuis les musiques non notées, transmises par la seule performance d’interprètes très souvent non savants et non professionnels, peut tout à fait constituer, en son éventuelle naïveté, un sublime chef d’œuvre, quand elle est à son meilleur, et à son meilleur d’interprétation, jusque sur un coin de rue, et pas dans une salle de concert ;

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    telles ces musiques que nous disons « populaires » que Bartok et Kodaly _ et bien d’autres… _ sont allés rechercher collecter, écouter, capter, et noter, eux, sur papier, dans les campagnes et montagnes profondes de Transylvanie, ou partout de par le vaste monde, pour que puissent se poursuivre la transmission et le partage _ la joie ressentie ! _ des merveilles de celles-ci…

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    Oui, la musique _ tout simplement fredonnée spontanément sous la douche, tout comme enregistrée au concert ou sur CD, et surprise au vol à la radio (et je repense ici à l’épisode magnifique (!) de ces morceaux enchanteurs de Manuel Blasco de Nebra (1730 – 1784) interprétés par Josep Colom entendus au vol sur mon auto-radio (sur France-Musique) en 1995 quand je me rendais au petit matin à mon travail sans avoir pu percevoir-identifier alors le nom de ce compositeur singulier, à nul autre semblable (ni Scarlatti, ni Boccherini, ni CPE Bach, ni Mozart, ni Haydn, ni Mendelssohn…) … ; des extraits, et je ne l’ai découvert, après recherche un peu difficile, qu’ensuite, du CD Mandala MAN 4847 « M. Blasco de Nebra – Pièces pour clavier« , enregistré à Paris en 1995 par le toujours parfait Josep Colom : écoutez cette merveille ici ! ; un CD qui, une fois commandé, reçu et adoré (!), est devenu ensuite, après le partage de mon enthousiasme avec Vincent Dourthe, le disquaire à l’oreille si fine et si mélomane, un des CDs best-sellers du rayon Musique de ma chère librairie Mollat, à Bordeaux ! quelle aventure !.. ; cf le détail du récit jubilatoire de mon article en temps de Covid, le 10 avril 2020 : « « …), ou bien passée et repassée infiniment sans jamais se lasser sur sa platine… _ peut accompagner en beauté immédiate et profonde le moindre chapitre et le plus simple moment de nos diverses vies, pour nous faire à notre tour recevoir et ressentir à partager _ quelle chance ! _ un peu ou beaucoup de sa foncière et parfois sublime joie…

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    Merci l’artiste !

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    Ce dimanche 14 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa