Étiquette : poésie

  • Accéder à une interprétation enfin jouissive des Lieder de Brahms : le CD Sony Classics « Brahms – Lieder » de Christian Gerhaher et Gerold Huber, tous deux natifs de Straubing, en Bavière, en 1969…

    Jamais jusqu’ici je n’ai réussi à obtenir une écoute discographique vraiment jouissive des Lieder de Johannes Brahms, à la différence des Lieder de Franz Schubert ou de Robert Schumann, comme vient de me procurer l’écoute sous le charme du CD Sony classics 19802897352 « Brahms – Lieder » de Christian Gerhaher, baryton, et Gerold Huber, pianiste – enregistré à Neumarkt in der Oberpfalz les 8 et 9 octobre 2024…

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    Comme me le confirme aussi l’oreille très fine du très bon Jean-Charles Hoffelé, en son umx que pertinent article du 13 août dernier, intitulé « Retour à Brahms« …

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    RETOUR À BRAHMS

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    Schubert, Schumann, Mahler, Schoeck même : jusqu’ici Christian Gerhaher avait – seulement à peine – effleuré Brahms : l’Ecclésiaste du Requiem allemand, les Quatre chants sérieux, une Belle Maguelonne laissaient espérer le retour du poète dans un univers qui se loge exactement – oui ! – dans sa vocalité d’aujourd’hui, toujours plus légère, toujours plus déliée, fuyant plus encore l’éclat – bravo ! – , fondant le mot dans la note.

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    C’est merveille évidemment pour le Regenlied-Zyklus tiré de l’Opus 59, pour les rarement enregistrés Lieder de l’Opus 32, pour tout ce qui sera effleuré par une nuance automnale, Herbstgefühl, Auf dem Kirchhofe, Treue Liebe, Regentropfen auf den Bäumen, Gerold Huber participant de son clavier évocateur, dont les couleurs frôlent l’irréel, à tant de poésie – oui, oui, oui…

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    Écueil tout juste évité, Der Strom et les autres Lieder qui demandent plus de mordant ou de puissance indiquent les limites du baryton ; il les compense à force d’art et d’intelligence délivrant des lectures qui confinent au magistral sans y paraître – voilà ! l’art sachant effacer les dernières traces de l’art – : écoutez seulement Wie bist du, meine Königin.

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    Mais le plus beau – probablement, et c’est absolument juste ! – , le plus désarmant, reste le presque-rien des six Lieder d’inspiration populaire qui ouvrent le voyage, pure poésie quasi de voix impondérable sur un piano de magicien – oui, oui, oui ! J’entendrais bien leur alliage chez Pfitzner.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Johannes Brahms (1833-1897)

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    8 Lieder und Romanzen,
    Op. 14 (3 extraits : No. 1. Vor dem Fenster ; No. 2. Vom verwundeten Knaben ; No. 8. Sehnsucht)
    7 Lieder, Op. 48 (3 extraits : No. 1. Der Gang zum Liebchen ; No. 2. Der Überläufer ; No. 7. Herbsthgefühl)
    4 Gesänge, Op. 43 (2 extraits : No. 1. Von ewiger Liebe ; No. 2. Die Mainacht)
    9 Lieder und Gesänge, Op. 32
    8 Lieder und Gesänge, Op. 59 (4 extraits : No. 3. Regenlied ; No. 8. Dein blaues Auge hält so still ; No. 7. Mein wundes Herz verlangt nach milder Ruh ; No. 4. Nachklang)
    5 Lieder, Op. 106 (extrait : No. 4. Meine Lieder)
    5 Gesänge, Op. 71 (extrait : No. 3. Geheimnis)
    5 Lieder, Op. 105 (extrait : No. 4. Auf dem Kirchhofe)
    5 Gesänge, Op. 72 (extrait : No. 3. O kühler Wald)
    6 Gesänge, Op. 7 (extrait : No. 1. Treue Liebe)
    4 Gesänge, Op. 70(extrait : No. 2. Lerchengesang)
    4 Lieder, Op. 46 (extrait : No. 1. Die Kränze)
    Regenlied (Regentropfen aus den Bäumen), WoO 23

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    Christian Gerhaher, baryton
    Gerold Huber, direction…Un album du label Sony Classical 198028973526

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    Photo à la une : le baryton Christian Gerhaher – Photo : © Gregor Hohenberg/Sony Music

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    Un CD magnifique !

    Et qui fait date dans l’interprétation de ces Lieder de Brahms !..

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    Et un dernier détail :

    Christian Gerhaher et Gerold Huber, si merveilleusement complices, sont tous deux natifs de Straubing, en Bavière, et la même année 1969…

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    Ce lundi 18 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Retour au trop méconnu, et magnifique, Bohuslav Martinu (1890 – 1959), avec un tendrissime double CD Supraphon « Bohuslav Martinu – The Complete Works for Cello and Piano », par Vilem Vicek, violoncelle, et Denis Linnik, piano : élégance et vraie poésie…

    C’est un tendrissime double CD Supraphon SU 4364-2 « Bohuslav Martinu – The Complete Works for Cello and Piano » que viennent nous offrir Vilem Vicek, violoncelle, et Denis Linnik, piano, pour un compositeur toujours bien trop méconnu du public français : Bohuslav Martinu (Policka, 8 décembre 1890 – Liestal, 28 août 1959).

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    Voici ce qu’en son excellent blog Discophilia, et sous le titre de  »La grande caisse de Bohulav » nous en proclamé hier le bon Jean-Charles Hoffelé, à l’oreille très fine :

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    LA GRANDE CAISSE DE BOHUSLAV

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    Le second disque de l’album parle d’un temps heureux que Bohuslav Martinů ne retrouvera pas : les Nocturnes, les Pastorales, les Arabesques, la Suite miniature, la Romance, l’Ariette – tous morceaux délicieux… – sont imprégnés par cette fantaisie suractive typique des années parisiennes – oui... Les motifs populaires s’y marient avec l’impertinence des traits, ce que l’archet leste de Vilém Vlček, qui anime son beau violoncelle romantique napolitain signé Lorenzo Ventapane, saisit avec un brio qui n’exclut – certes – pas la poésie.

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    Le piano vif – oui – de Denis Linnik est au diapason de cette lecture animée, il se fera autrement sombre, et quasi orchestral pour les trois Sonates, surtout les deux premières, enfants troublés du temps de guerre, où Martinů ouvre la porte de sa seconde manière, réflexive, secrète, à la lyrique teintée d’amertume – voilà... Un peu de rêve encore dans l’admirable – oui, oui ! – Lento de la Première Sonate, alors que le Largo de la Deuxième est un quasi kaddish – oui.

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    La Troisième Sonate – de 1952 – regardera ailleurs, comme les deux cahiers de Variations tardifs – de 1942 et 1959. À jamais loin de son pays natal – qu’il ne reverra donc pas – , Martinů en retrouve l’esprit par les thèmes populaires, les chants et les danses de Moravie – son pays natal – ou de Slovaquie– le pays de tout à côté – , tout un paradis plus renoncé que perdu où s’invite une touche nostalgique –oui, oui ; mais sans kitsch… – que ce beau duo saisit avec mieux que de la poésie, une tendresse – voilà ! – qui rend leur somme précieuse dans une discographie relativement abondante mais rarement aussi inspirée.

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    Et si maintenant, fort de ce beau succès, Vilém Vlček osait les Concertos ?

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Bohuslav Martinů (1890-1959)

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    L’œuvre pour violoncelle
    et piano

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    Sonate pour violoncelle et piano No. 1, H. 277
    Variations sur un thème de Rossini, H. 290
    Sonate pour violoncelle et piano No. 2, H. 286
    Sonate pour violoncelle et piano No. 3, H. 340
    Variations sur un chant traditionnel slovaque, H. 378
    7 Arabesques, H. 201
    Suite miniature, H. 192
    6 Pastorales, H. 190
    Romance, H. 186bis
    Nocturnes, H. 189
    Ariette, H. 188b

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    Vilém Vlček, violoncelle
    Denis Linnik, piano

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    Un album de 2 CD du label Supraphon SU4364-2
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    Photo à la une : le violoncelliste Vilém Vlček –
    Photo : © DR

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    Une musique infiniment touchante, et, en sa parfaite élégance, dénuée du moindre kitsch…

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    Martinu, décidément un des très grands du XXe siècle européen,

    est ici merveilleusement servi…

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    Ce mardi 5 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’immense bonheur de la délicatesse infinie de Pierre-Laurent Aimard donnant un merveilleux accès, en son CD Pentatone « Schubert – Ländler » paru en mai 2024, à la délicatesse infinie du plus intime du compositeur, en sa vulnérabilité, sa tendresse, ses secrets, en des pièces (« Ländler », « Valses », « Ecossaises », et autres « Danses allemandes ») d’une brièveté singulière, au charme transcendant qui va au plus profond ! Un trésor de musique et d’interprétation immanquable !…

    C’est en recherchant des CDs Schubert – de ses œuvres pour piano, et tout spécialement par Ronald Brautigam : en l’occurrence le CD Bis 2624 SACD « Franz Schubert – Sonata in A Major D. 959 & B flat Major D. 960« , paru en septembre 2024 ; mais passé complètement inaperçu des disquaires eux-mêmes : je viens donc de le commander !  – en fouillant sur l’étagère qui lui est consacré dans les rayons de mon disquaire préféré,

    que je suis tombé sur un exemplaire du CD Pentatone PTC 5187 034 « Schubert – Ländler – Pierre-Laurent Aimard » – enregistré à Dobbiaco – Toblach du 19 au 22 septembre 2022 – , paru en mai 2024, et chroniqué dans le numéro 736 du magazine Diapason du mois de septembre 2024 – décidément : à quoi avais-je donc alors la tête ce mois de septembre 2024 pour passer à côté d’une telle merveille ?!.. – par le critique Erwan Gentric – et doté par le magazine Diapason de 5 étoiles… – , dont je retiens ici cet extrait significatif et très juste :

    « Pierre-Laurent Aimard élabore un parcours « somnambulesque », suspendu entre rêve et réalité, qui révèle tout ce que la spontanéité schubertienne – voilà ! – peut avoir de fragile, d’éphémère, mais également d’indélébile. L’interprète (…) cueille la plus petite note comme si tout Schubert – voilà ! – y était contenu en germe. Choyées, ciselées, toutes ces danses n’en conservent pas moins – et surtout ! – une immédiateté saisissante – oui – , une saveur exempte d’artifice – absolument ! – jusque dans leurs aspérités. Contrairement à certains enregistrements cliniques et aseptisés, celui-ci restitue sans fard le rapport charnel qu’entretient le musicien avec l’instrument (un – magnifique – Steinway de 1956 au grain typique), tout comme ses intentions toujours franches (…). Cette  plongée dans l’esprit fourmillant – voilà, voilà ! et sans si peu que ce soit s’attarder, ni a fortiori s’apesantir, jamais : tout coule… – de Schubert, dans ses peines et ses joies, dans ses petites choses insignifiantes, séduit (…). Un disque à l’ancienne, au relief et au charme bruts, où tout respire – mais oui ! – la poésie » ;

    mais probablement passé – très incompréhensiblement pour moi, qui maintenant ne cesse de l’écouter jubilatoirement en boucle… – inaperçu des sites de discophilie que je consulte quotidiennement ; et donc, par là  aussi, de ma propre vigilance musicale et discophilique…. 

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    D’autre part,

    il est tout à fait possible aussi – et ici mea culpa ! mea maxima culpa ! – que j’ai alors négligé, ce mois de mai 2024 de la parution de ce CD « Schubert – Ländler » de Pierre-Laurent Aimard, cette information de parution, pour avoir bien trop associé en mon esprit, jusqu’ici – mais je ne me laisserai désormais plus jamais surprendre en pareille négligence ! – , Pierre-Laurent Aimard surtout à des compositeurs plus tardifs – et modernes : tels un György Ligeti ou un György Kurtag ! qu’il sert si admirablement ! – qu’à Schubert…

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    Et donc me trouvant en ce moment,

    et tout particulièrement grâce au sublimissime CD Hänssler classics HC 24025 « Franz Schubert – Fantasies – Ammiel Bushakevitz » – cf mon article du vendredi 18 avril dernier : « Délectation en boucle du miraculeux CD « Franz Schubert – Fantasie » sous les doigts du merveilleux et incomparable Ammiel Bushakevitz ; pour un Schubert parfait en son idéale confondante douceur essentielle… »… – ,

    en une fastueuse période Schubert,

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    je me suis donc illico presto procuré ce CD de « Ländler » de Pierre-Laurent : pour un immense formidable bonheur ! Voilà !

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    Celui de musiques de joies dans la simplicité la plus naturelle d’une clarté et lisibilité de l’intime – que sert si bien la parfaite rectitude de jeu de  Pierre-Laurent Aimard – , qui nous va droit au cœur, et enchante,

    et fait très effectivement danser ! :

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    Schubert a composé, sa brève vie durant (1797 – 1828), plus de 450 danses de toute nature :

    « la plupart sont des haïkus, 16 mesures tout au plus, notées à la vitesse de la pensée saisissant au vol l’esprit et le charme de quelques notes vouées à l’éphémère, bulles de savon qui n’éclatent qu’au bout de la plume du compositeur (…).

    Ce sont des conglomérats d’origines et de dates très diverses, assemblés par des éditeurs peu scrupuleux qui les affublent de titres commerciaux pour appâter l’apprentie pianiste (…) Car ce sont les demoiselles de la bourgeoisie et de l’aristocratie viennoise que vise – par exemple – l’éditeur Diabelli, qui veut de l’accessible, sans trop de dièses ni de bémols – péché mignon de Schubert – et aussi peu de modulations que possible – autre plaisir secret et jouissif du compositeur (…).

    Comme le feront plus tard dans leur pays Bartok, Dvorak et Janacek, Schubert se livre (mais lui sans le savoir – pour son seul pur plaisir ! – ) à un formidable travail de mémoire des rythmes, motifs, sons et musiques populaires de Vienne et des modestes territoires de ses voyages« ,

    avance très justement aux pages 14 à 16 du livret Philippe Cassard, en une judicieuse contribution joliment intitulée « Deux Pas deux mesures« …

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    Ce sont donc là en quelque sorte des œuvrettes très brèves et sans grandiloquentes prétentions – rien de beethovenien ici… –  qui ne retiennent guère habituellement l’attention – intéressée le plus souvent – de la plupart des organisateurs de concerts – remplir les salles en sachant attirer le plus large public – ou des éditeurs de disques – séduire le chaland pour accroître leurs chiffres de vente – ,

    mais où se livre absolument, dans la plus parfaite innocence de joie, le plus intime et profond du formidable génie musical spontané de Schubert…

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    Et que Pierre-Laurent Aimard – né à Lyon le 9 septembre 1957 – sait si admirablement – avec finesse et pure joie simple de jouer – nous donner à partager en ce jubilatoire merveilleux récital-CD sobrement intitulé « Ländler » ;

    cf cette brève vidéo (de 3′ 13) de présentation par Pierre-Laurent Aimard lui-même ;

    et admirez tout simplement ceci…

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    Un trésor de musique et d’interprétation immanquable !

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    Ce dimanche 22 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Impeccable Alain Planès, qui me fait pénétrer et apprécier un pas de plus la poésie du piano d’humour glacé d’Erik Satie…

    Le tout nouveau CD Harmonia Mundi HMM 902749 « Satie – Planès«  – enregistré à Royaumont au mois de mars 2024 – me fait mieux pénétrer, grâce à la poésie musicale à la fois délicate et incisive du toujours parfait Alain Planés – né à Lyon le 20 janvier 1948 – un pas de plus avant dans l’univers musical assez singulier d’Erik Satie (Honfleur, 17 mai 1866 – Paris 14e, 1er juillet 1925), qui m’avait, jusqu’il y a naguère – par exemple le plaisir pris à l’excellent CD, aussi, de Bertrand Chamayou, « Letters to Erik Satie« , qui avait commencé de m’apprivoiser à ce goût musical un peu étrange de l’ermite d’Arcueil (cf là-dessus les confessions de mon article « La venue de Bertrand Chamayou à l’œuvre musical d’Erik Satie (1866 – 1925) via son affection pour l’œuvre musical de John Cage (1912 – 1992) : une filiation de poiesis musicale splendide… » en date du 5 janvier dernier…  -, plutôt irrité par les hérissantes facéties de son humour glacé provocateur…

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    Ce samedi 8 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa