Étiquette : René de Ceccatty

  • Un hommage à Adolfo Bioy Casares à la Maison de l’Amérique Latine

    Du vendredi 23 mars prochain _ après-demain _ au samedi 21 juillet,

    la Maison de l’Amérique latine, 217 Boulevard Saint-Germain, à Paris,

    nous propose un programme exceptionnel de projections de films tous inspirés du roman extraordinaire d’Adolfo Bioy Casares L’Invention de Morel,

    et rarement vus.

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    Parmi ces films,

    L’Année dernière à Marienbad d’Alain Resnais,

    dont le scénario et le découpage sont d’Alain Robbe-Grillet, lui-même inspiré _ cela se sait peu ! _ de L’Invention de Morel d’Adolfo Bioy Casares, précisément !

    Á redécouvrir donc !..

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    Et d’autre part, il se trouve qu’Adolfo Bioy (Buenos Aires, 15-9-1914 – Buenos Aires, 8-3-1999) est mon cousin _ ma mère est une Bioy.

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    Et l’information de ce cycle de manifestations cinématographiques à la Maison de l’Amérique latine, à Paris, m’a été transmise par Silvia Baron Supervielle, amie très proche d’Adolfo et de son épouse Silvina Ocampo _ à Oloron même, le caveau des Supervielle jouxte celui des Bioy, au cimetière de la rue d’Aspe _ ;

    Silvina Ocampo (Buenos Aires, 28-7-1903 – Buenos Aires, 14-12-1993),

    dont les Éditions des Femmes viennent de faire paraître tout dernièrement en traduction française deux ouvrages : La Promesse, et Sentinelles de la nuit.

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    Adolfo Bioy Casares et Silvina Ocampo le jour de leur mariage à Las Flores, province de Buenos Aires (1940)

    Debout : Óscar Pardo, Enrique L. Drago Mitre et Jorge Luis Borges (témoins du couple)

    Source : Adolfo Bioy Casares. Una poética de la pasión narrativa, Anthropos, n.º 127, décembre 1991, page 28.

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    Ce passionnant cycle de films aura pour complément la très intéressante exposition L’Invention de Morel ou la Machine à images,

    dont le commissaire est Thierry Dufrêne.

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    Cette exposition, qui se tiendra à la Maison de l’Amérique latine, 217 Boulevard Saint-Germain,

    sera visible du 16 mars au 21 juillet 2018 : 

    du lundi au vendredi, de 10 h à 20 h,

    et le samedi, de 14 h à 18 h.

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    La première séance de ce cycle cinématographique original et passionnant

    aura lieu vendredi 23 mars, de 14 h 30 à 19 h ;

    et comportera les 3 films suivants :

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    à 14 h 45 : L’Invention de Morel, de Claude-Jean Bonnardot (1967, 100′)

    à 16 h 30 : L’Invention de Morel, d’Emilio Greco (1974, 95′, version originale sous-titrée en français)

    à 18 h 30 : A Necessary Music, de Beatrice Gilson (2008, 30′, version originale sous-titrée en français)

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    Trois adaptations du roman bien différentes, témoignant au passage de l’évolution du regard sur cette œuvre éminemment singulière et fascinante :

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    la première restitue le monologue intérieur du naufragé ;

    la seconde, quasiment muette, tournée à Chypre avec Anna Karina, privilégie l’image ;

    la troisième transpose l’histoire dans l’île Roosevelt, près de New-York, dont les habitants jouent leur rôle.

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    Le mercredi 28 mars à 19 h,

    projection de L’Année dernière à Marienbad, d’Alain Resnais (1961, 94′),

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    avec la participation de Sylvette Baudrot et Jean Léon.

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    Réalisé par Alain Resnais à partir du scénario d’Alain Robbe-Grillet,

    qui avait lu L’Invention de Morel où apparaît _ mais oui ! _ le nom de Marienbad qui précisément lui donne son titre,

    et tourné dans des architectures baroques allemandes,

    ce film avec _ on s’en souvient ! _ Delphine Seyrig,

    a la beauté sidérante d’un labyrinthe de temps.

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    Le mercredi 11 avril à 19 h,

    projection du film Adolfo Bioy Casares, de Pierre-André Boutang et Dominique Rabourdin (1992, 55′),

    issu de la collection des Entretiens d’Océaniques. Mémoires du XXe siècle,

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    avec la participation de Dominique Rabourdin et André Gabastou.

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    André Gabastou

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    Dans ce film, Adolfo Bioy Casares est interrogé par André Gabastou _ béarnais de Navarrenx, André Gabastou est un des traducteurs de Bioy en français : notamment de Un Photographe à La Plata, en 1998, et de Ceux qui aiment haïssent (de Bioy et Silvina Ocampo), en 1998 aussi.

    L’écrivain _ mon cousin, donc : la famille de ma mère, née Marie-France Bioy (elle a 100 ans depuis le 11 février dernier), la famille Bioy, donc, est une très ancienne famille d’Oloron-Sainte-Marie : sa présence à Oloron est attestée tant que demeurent des archives de la ville, c’est-à-dire en remontant jusqu’aux guerres de religion…  _ s’y exprime avec la profondeur et l’élégance d’esprit teintées d’humour qui le caractérisent.

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    On trouve aussi un superbe et justissime portrait d’Adolfo Bioy, mélancolique,

    dans le magnifique très beau roman de René de Ceccatty, Fiction douce, en 2002 ;

    René avait rencontré Adolfo chez lui, dans l’appartement estival des Bioy, de Cagnes-sur-mer ;

    ainsi qu’à la première parisienne _ à la MC93 de Bobigny _, en septembre 1997, de la pièce de Silvina Ocampo, La Pluie de feu,

    traduite en français par leur amie commune et poète Silvia Baron Supervielle _ dont paraît ces jours-ci le recueil de poèmes Un Autre loin.

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    Le jeudi 15 mai, à 19 h,

    projection de La Jetée, de Chris Marker (1962, 28′)

    et de Hombre mirando al Sudeste, d’Eliseo Subiela (1986, 105′, version originale sous-titrée en français),

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    avec la participation de Jean-Louis Boissier.

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    Á qui voulait comprendre son œuvre,

    Chris Marker recommandait de lire tout particulièrement L’Invention de Morel.

    Les allers-retours à travers le temps de La Jetée, que Marker appelait « photo-roman », rappellent en effet le jeu infiniment troublant de Bioy sur les temporalités.

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    De son côté, le cinéaste argentin Eliseo Subiela cite L’Invention de Morel dans son film, où le personnage principal affirme être un hologramme.

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    Le mercredi 23 mai, à 19 h,

    projection de Les Autres (Los Otros), d’Hugo Santiago (1974, 90 ‘)

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    Avec la participation de Jean-Pierre Zarader.

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    Adolfo Bioy Casares et Jorge Luis Borges, qui apparaissent à l’écran au début, co-signèrent avec Hugo Santiago ce film proprement vertigineux,

    où un père venge son fils mort en remontant dans son passé et en jouant plusieurs personnages.

    Film _ important ! _ sur le cinéma,

    l’œuvre montre une réalité construite comme un jeu de miroirs aux identités brouillées.

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    Le mercredi 6 juin à 19 h,

    projection de L’Unique, de Jérôme Diamant-Berger (1986, 85 ‘)

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    Avec la participation de Jérôme Diamant-Berger.

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    Julia Migenes, Charles Denner, Tchéky Karyo et Sami Frey se donnent la réplique dans un film surprenant par ses effet spéciaux et son questionnement sur les hologrammes.

    Peut-on communiquer avec un double, avec son double ?

    Quelle médiation « l’image vivante » peut-elle opérer entre les humains ?

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     Et aussi, lundi 9 avril à 19 h :
    la conférence intitulée Vivre au milieu des images, de Thierry Dufrêne.
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    Aujourd’hui nous vivons au milieu des images : Facebook, Instagram, selfies, bases de données, etc.
    Nous échangeons avec les images des êtres souvent davantage qu’avec les êtres eux-mêmes…
    Mais qui sont vraiment ces êtres d’images, ces entités visuelles, ces extensions de nous-mêmes qui nous font face sur nos écrans 
    et qui s’animent en hologrammes ?
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    Il y a environ 80 ans, Adolfo Bioy Casares posait déjà toutes ces questions dans son livre-météore L’Invention de Morel (1940).
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    Cette rencontre avec le commissaire de l’exposition reviendra ainsi sur l’actualité proprement fascinante de l’œuvre de l’écrivain argentin qui a tant inspiré, donc, l’art contemporain.
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    Elle s’inscrit également dans le cadre du cycle de rencontres mensuelles autour de l’art contemporain latino-américain L’Œil pense à la Maison de l’Amérique latine,
    et organisé conjointement avec l’IESA (Ecole Internationale des Métiers de la Culture et du Marché de l’Art).
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    Maison de l’Amérique latine 

    217 Boulevard Saint-Germain 75007 Paris

    Tél. : 01 49 54 75 00

    www.mal217.org

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    Ce mercredi 21 mars, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    P. s. :

    voici le lien à la vidéo de la cérémonie d’entrée des archives d’Adolfo Bioy et Silvina Ocampo à la Bibliothèque Nationale argentine,

    communiquée par mon cousin _ désormais bayonnais _ François Bioy,

    et que j’ai transmise, le 27 novembre dernier, à mes amis René de Ceccatty (ami d’Alfredo Arias) et Silvia Baron Supervielle ;

    qui l’a communiquée à son tour à sa sœur aînée, à Buenos Aires :

    …

    ni Silvia, à Paris, ni sa sœur à Buenos Aires, n’étaient au courant de cette donation d’archives,

    si importante pour les Lettres argentines…

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    …

    Entretiens

    et connexions _ dont ce blog trop discret… _ 

    avec les auteurs d’œuvres vraies _ et non promises à l’obsolence du commerce du tout venant _

    est la très ambitieuse _ ou noble, car à fonds perdus _ passion de ma vie.

  • Jean-Christophe Bailly à Bordeaux avant-hier samedi pour le Printemps des poètes

    Avant-hier, samedi 3 mars 2018, et à l’occasion de l’annuel Printemps des poètes,

    Jean-Christophe Bailly

    était présent à Bordeaux, à la Halle des Chartrons,

    pour lire une superbe communication _ qu’il aurait dû donner à Bonn, sur les bords du Rhin, et qu’il ne put y donner pour un accident de santé _, intitulée Le Recommencement du poème.

    …

    Ce qui m’a permis de l’écouter, d’abord ; et de le rencontrer, ensuite :

    tous deux sommes de grands amis de Bernard Plossu ; et je suis un de ses très fidèles lecteurs…

    …

    Je me permets de donner ici les deux courriels que je lui ai adressés ensuite,

    le premier à 9h 45 hier :

    …

    Cher ami,

     
    au sein des manifestations du Printemps des poètes à Bordeaux,
    je participerai ce lundi soir à 19 heures à la librairie Olympique, aux Chartrons,
    à la présentation _ avec lectures des textes par leurs auteurs _ du livre de mon ami photographe Alain Béguerie Mythes d’alios (aux Éditions Marges en pages),
    en y lisant mon petit poème Chiron éducateur d’Achille enfant .
    …
    Alain Béguerie, photographe, a ramassé divers morceaux d’alios sur certains rivages de l’océan, au nord du Médoc,
    les a réunis, et en a photographié le résultat ;
    puis il a demandé à une cinquantaine des ses amis de choisir une photo
    et de bien vouloir écrire un poème (ou autre texte, à discrétion) lié à la mythologie, inspiré par cette image…
    …
    Voici donc le poème inspiré par elle (et la mythologie),
    signé Francis Lippa.
    …
    …
    Chiron éducateur
    d’Achille enfant 
    …
    Les sabots dans la glaise, et la tête dans les étoiles,
    ainsi courent les vastes plaines herbeuses
    les centaures-archers sagittaires.
    Ici, le vieux Chiron, éducateur d’Achille enfant,
    le buste encore droit bien cambré vers le ciel,
    incline avec douceur un bienveillant visage
    prodiguant à l’élève, regard aidant,
    quelque sage conseil.
    Un éclat de soleil lustre sa face patiné par les ans
    ….
    …
    Francis Lippa
    …
    P. s. : j’ai retrouvé tout ce qui concerne Thomas Jones
    _ peintre paysagiste gallois (1742 – 1803), qui sera présent dans le prochain livre de Jean-Christophe Bailly : Walles x 4, à paraître à la rentrée de septembre aux Éditions du Seuil _
    dans ma bibliothèque,
    avec, entre autres, son passionnant Journal de voyage à Rome et Naples, 1776-1783 (aux Editions Gérard Montfort).
    Mais aussi et surtout plusieurs beaux livres _ avec reproductions de paysages _ en partie à Jones consacrés,
    sur la naissance de la peinture de paysage à la fin du XVIIIe siècle, en particulier en Italie _ Jean-Christophe Bailly a longtemps enseigné à l’École nationale supérieure de la nature et du paysage de Blois…
    …
    Voici aussi un article (du 22 mai 2009) de mon blog Mollat En cherchant bien 
    où _ et en y redonnant des courriels à l’ami Plossu ! _
    je citais, à propos de ce que j’appelle « le regard étranger sur Rome », le nom du gallois Thomas Jones (« un génie ! à découvrir !!! », disais-je…) ;
    ainsi qu’un article du Monde, sous la double signature de Philippe Dagen et Michel Guerrin, associant les noms de Valenciennes (1750-1819), Jones (1742-1803) et Corot (1796-1875)…
    …
    Voici aussi l’article qui, le 23 de ce mois de mai 2009, suivait immédiatement celui-ci :
    …
    Et aussi ceci (article + podcast de mon entretien avec François Jullien, en avril 2014),
    à propos de son Vivre de paysage :
     
    Et ceci encore (en octobre 2012), à propos de l’émergence _ toujours en Italie _ du tourisme :
    suite à mon séjour (et arpentages dans les calli) à Venise en février 2011, lors du colloque Lucien Durosoir au Palazzetto Bru-Zane, où j’avais donné, le 19 février, deux contributions :
    _ cet article de mon blog, en date du 31 octobre 2012, se référait aussi au passionnant livre de Sylvain Venayre, Panorama du voyage (1780-1920)…

    …

    …

    et le second courriel , toujours hier, à 10h 30 : 

    …

    …

    Cher Jean-Christophe Bailly,

    …

    d’abord et à nouveau bravo pour votre superbe conférence d’hier, Le Recommencement du Poème :
    la Garonne à Bordeaux,
    le Rhin à Bonn (ou un peu plus en amont)
    et les chutes de Paterson, New Jersey
    se trouvent ainsi magnifiquement réuni(e)s par la double (ou triple) médiation
    de vous-même et de William Carlos Williams (+ Jim Jarmusch, aussi), d’une part et d’abord,
    et de Hölderlin, d’autre part et ensuite…
     
    Oui, tout poème
    à la fois
    commence (ou plutôt recommence, en tant que résultat _ cf les : (d’ouverture de son Paterson) de William Carlos William _,
    déjà, d’une autre expérience, antérieure : poétique elle-même ?.. ;
    et à partir de quelles conditions le devient-elle, poétique ?..)
    et inaugure comme jamais :
    en même temps ;
    …
    ou plutôt en rassemblant _ voilà ! _ hic et nunc, en un terrible geste d’urgence _ d’écriture, de l’écrire _,
    divers morceaux de temps
    (ainsi que de lieux _ cf ici le concept de télétransportation de René de Ceccatty en son merveilleux Enfance, dernier chapitre
    + mon (très détaillé, et long !) article sur ce chef d’œuvre :
    ainsi que mes remarques sur ce mot (décisif) et cette chose (décisive) de télétransportation ) :
    dans le registre d’une éternité issue _ avec gratitude au moins due, sinon effectivement rendue… _ de ces divers temps,
    par ce geste (d’écriture du poème) réunis…
    Sur ces liens _ charnels _ entre temps et éternité, relire, bien sûr, Spinoza.
    …
    (…)
    ….

    Il y a longtemps que je vous lis, cher Jean-Christophe,
    et vous suis, comme lecteur très assidu _ au moins quinze de vos livres sont à portée de directe de ma main en ma bibliothèque _,
    avant même de savoir votre amitié avec Bernard Plossu,
    dont j’ai fait la connaissance, en personne, chez Mollat, le vendredi 22 décembre 2006 seulement, dirais-je ;
    mais je connaissais déjà ses photos _ notamment L’Europe du Sud contemporaine.
    …
    Sur cette étonnante rencontre (de 45’) avec Bernard _ il s’est mis à me tutoyer au bout d’un quart d’heure, à propos de littérature et d’écrivains italiens (dont Elisabetta Rasy, que j’avais tout récemment rencontrée à Rome ; et Rosetta Loy…) _,
    j’ai écrit un petit Pour célébrer la rencontre, paru un moment sur le site de Bernard Stiegler en 2007 :
    …
    Ce texte était, à l’origine, une préface pour une publication de 3 mois d’échanges frénétiques de courriels entre Bernard Plossu et moi-même,
    mais le projet éditorial a avorté ; demeure mon texte sur le rencontrer…
    …
    Mais je veux vous dire surtout que je me sens vraiment très proche de votre forme de curiosité
    à la fois si ouverte et si exigeante en sa précision d’enquête dans le détail le plus infime du réel,
    et la variété des objets de cette curiosité, à la condition que ceux-ci méritent, bien sûr, votre intense attention !
    Outre, bien sûr, cette alliance en vous des approches poétiques et philosophiques.
    …
    Ce n’est pas sans raison que je signe les articles de mon blog Titus Curiosus…
    …
    …
     
    Si vous disposez d’un peu de temps parmi vos diverses activités,
    voici aussi des liens _ via podcasts et vidéos + les articles de mon blog Mollat En cherchant bien : http://blogamis.mollat.com/encherchantbien/ _
    à diverses rencontres de vrais amis : René de Ceccatty, Marie-José Mondzain, Bernard Plossu
    qui m’ont passionné ces derniers mois :
    …
    _ d’abord,
    ce long et dense article sur Enfance, dernier chapitre de René de Ceccatty :
    avec, pour le compléter, ce lien au podcast (de 82’) de mon entretien avec René chez Mollat
    autour de ce chef d’œuvre qu’est en effet Enfance, dernier chapitre, ainsi que sur sa traduction de La Divine Comédie de Dante :
    …
    Sur l’œuvre de René de Ceccatty,
    cf aussi ce lien à mon article du 24 mai 2016 sur son magnifique, encore, Objet d’amour :
    …
    _ ensuite,
    un lien à la vidéo de mon entretien (de 65’) avec Marie-José Mondzain, au Théâtre-du-Port-de-la-Lune le 7 novembre dernier,
    à propos du mot de Paul Klee, repris par Deleuze : « Vous savez, le peuple manque », ainsi que de son livre  Confiscation _ des mots, des images et du temps (Pour une autre radicalité) :
    …
    Sur Marie-José Mondzain,
    cf aussi ces articles :
    et
    …
    Puis celui-ci du 26 octobre 2011, à propos du livre précédent de Marie-José Mondzain, Images (à suivre) _ de la poursuite au cinéma et ailleurs :
    ainsi que cet autre, le 20 mai 2012 :
    …
    _ enfin,
    cet article à propos de Bernard Plossu et de son exposition A boire et à manger à la galerie Arrêt sur l’Image, cours du Médoc, de Nathalie Lamire-Fabre :
    avec ce lien à une courte séquence filmée (de 2’) par FR3 :
    …
    Sur Plossu,
    cf aussi ces 2 autres articles _ avec photos _ de mon blog, en 2010 et 2014 :
    à propos de Plossu-Cinéma
    …
    Et voici encore
    ceci, rédigé en 2007, en forme de proclamation : Pour célébrer la rencontre
    Si jamais, bien sûr, vous disposez de temps pour ces formes de promenades de conversations _ voilà _ avec des amis… 
    …
    Bien à vous, cher ami, dont je me sens très proche par la curiosité _ tous azimuts, ou presque _ et la pensée _ tant poétique et philosophique _,
    …
    Francis Lippa
    …
    P. s. : comme je vous l’ai dit très vite,
    je suis aussi vice-président de la Société de Philosophie de Bordeaux
    _ le 4 mai prochain, chez Mollat, je recevrai ainsi Frédéric Gros pour son Dés-obéir (et pour son édition des Aveux de la chair de Michel Foucault).
    Je me suis entretenu avec lui l’an dernier pour son roman Possédées ;
    _ cf le podcast de cet entretien :
    …
    Et en dehors de la Société de Philosophie,
    je m’entretiendrai aussi avec Hélène Cixous _ qui n’est jusqu’ici jamais venue chez Mollat présenter aucun de ses livres _ le 17 mai prochain,
    …
    Voici aussi un lien vers l’ensemble des podcasts de mes entretiens depuis que ceux-ci sont enregistrés et mis en ligne :
    …
    …
    Ces entretiens me sont très chers ;
    ils sont la partie émergée de mon œuvre, le reste étant non publié…
    …
    …
     
    Certains de ces entretiens _ outre ceux avec Bernard Plossu, Marie-José Mondzain et René de Ceccatty, cités ici plus haut _ sont tout simplement merveilleux !
    …
    Par exemple, celui (le 20 mai 2011) avec Jean Clair, à propos de son Dialogue avec les morts :
    …
    ou celui (le 9 mars 2017) avec Michel Deguy, à propos de son La Vie subite :
    …
    Et encore celui (le 18 septembre 2013) avec Denis Kambouchner, à propos de son L’Ecole, question philosophique :

    …

    …

    Ce lundi 5 mars 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A propos du « Défions l’augure » d’Hélène Cixous : un article et deux interviews

    Hélène Cixous vient de faire paraître, aux Editions Galilée, Défions l’augure

    _ le titre reprend un mot de Hamlet, avant son duel avec Laerte, à l’acte V de la pièce de Shakespeare.

    …

    Le supplément littéraire du Monde consacre sa dernière page à Hélène Cixous,

    avec un bel article de Bertrand Leclair _ auteur de l’excellent La Guerre sans fin aux Éditions Maren Sell _

    intitulé « La Digression est l’âme de la littérature« .

    …

    …

    D’autre part,

    on peut écouter la belle et si juste voix d’Hélène Cixous, à propos de ce même Défions l’augure,

    dans deux entretiens radiophoniques :

    …

    l’un (de 31′), sur France-Inter, dans l’émission Boomerang, le 7 février,  avec Augustin Trapenard :

    De bon augure 

    _ à l’audition, je ne suis pas du tout sûr que l’interlocuteur ait vraiment lu le livre ;

    il l’a probablement seulement survolé, comme le font les journalistes pressés… _ ;

    …

    l’autre (de 59′), sur France-Culture, dans l’émission Par les temps qui courent, le 19 février, avec Marie Richeux :

    L’Amour ne survit pas dans la société, il faut le tenir secret, dans l’abri

    _ la rencontre, là, cette fois-ci, est tout à fait passionnante ;

    non seulement l’interlocutrice est véritablement entrée dans le livre, et pose de justes questions, ou propose de légitimes relances,

    mais, surtout, la parole (parfaitement libre, et très inspirée) de l’auteur se déploie absolument merveilleusement !!! Un très, très beau moment…

    …

    …

    En forme d’introduction à tout cela,

    ce bel article, La Peau du temps, de René de Ceccatty, le 8 septembre 2006 dans Le Monde des livres,

    à propos de ce que celui-ci qualifiait alors de « la limpidité de ses derniers livres parus« 

    dans le livre Hyperrêve, en 2006 _ il y aura bientôt douze ans _ :

    …

    …

    La peau du temps

    …

    Hélène Cixous explore les tragédies
    de l’intime dans Hyperrêve, un récit habité par le vieillissement de sa mère
    et le deuil du philosophe Jacques Derrida

    …

    …
    Certains lecteurs ont perdu le sens musical _ remarque et expression justissimes ! _, celui qui leur permettrait de retrouver, chez un auteur, les tonalités familières _ immédiatement reconnues à l’oreille de la lecture _ qui leur donneraient le sentiment d’être en sécurité _ c’est-à-dire en terrain de reconnaissance ! mais pour aller bien plus loin que le déjà su… _, le temps de la lecture _ « Le style, c’est l’homme même« , avait excellemment compris Buffon, dès la fin du XVIIIe siècle. Les mélomanes connaissent bien cette sensation _ oui _ qui fait que, entendant pour la première fois une pièce musicale, ils l’attribuent sans difficulté _ avec amour (ou haine) : en tout cas par passion bien incarnée en eux _ à un compositeur. Hélène Cixous, pour être lue et aimée, demande que les lecteurs récupèrent cette faculté _ d’oreille musicale, donc. Elle a construit son œuvre, contrairement aux préjugés qui traînent encore et qui en ont interdit l’accès à ceux qui seraient prêts à y entrer, avec une parfaite liberté _ celle des vrais créateurs (et non des suiveurs, profiteurs de modes…).

    Joyce, auquel elle a consacré sa thèse, lui a montré une voie. Puis Kafka, puis Proust. Et il y a l’ami « pour toujours » _ d’éternité, donc _, Jacques Derrida, avec lequel elle a entretenu un dialogue constant, qu’elle prolonge _ tout naturellement _ au-delà de la mort du philosophe _ un vrai dialogue ne s’interrompt jamais : il marche de plain-pied dans l’éternité de ce qui fait (et ouvre) nourricièrement sens : le plus essentiel parmi ce qui peut se rencontrer de vraiment substantiel en une vie… La mort, donc, n’y peut rien, tant que survit la mémoire de l’autre ; voire que vit et resplendit l’œuvre, pour qui sait apprendre à la lire, l’écouter, la regarder, se prêter, jour après jour, à sa lumière… Là est la puissance (et le critère implacable) de tout art vrai, au regard du public. Et le théâtre, pratiqué essentiellement avec Ariane Mnouchkine et parfois avec Daniel Mesguich, l’a incitée à adopter une autre forme de communication, se tournant vers d’autres mondes, sans se couper d’elle-même.

    Depuis quelques livres, on dit qu’Hélène Cixous est devenue « plus facile ». Elle a rendu plus directe _ voilà _ une réflexion sur son père, sur sa mère, sur son fils né handicapé et disparu très petit, sur ses ascendances juive et allemande _ ses proches, auxquels elle est profondément reliée _, sur sa jeunesse algérienne. Mais les thèmes _ à variations à venir _ étaient tous là, dès les premiers livres. De même que demeure toujours ici l’usage très vif _ qui nous incombe aussi, à tous ! _ de la mythologie, de la psychanalyse, de la littérature aimée (Stendhal, Montaigne, Balzac et bien d’autres). Toujours, Hélène Cixous a parlé de sa vie familiale _ à la fois très ouverte et durement bousculée par l’Histoire (avec l’enjeu de la survie) _, de ses rencontres, du monde extérieur et intérieur – les guerres, les violences politiques, l’existence quotidienne, les liens affectifs, et quelques lieux _ mais oui : ceux où l’esprit souffle (et qu’on le ressent) ! _, près d’Oran, près d’Arcachon, dont la tour du château de Montaigne _ qui m’est viscéralement chère : de chez moi, dès ma petite enfance, je m’y rendais à pied _, au sens symbolique très fort – dans un monologue que suspendent parfois des saynètes oniriques ou que viennent tempérer des dialogues très simples, très vivants, très drôles : avec son frère qu’elle avait un peu prématurément décidé, dans un livre précédent, de réduire au silence, et avec sa mère.

    Stupéfiante digression

    Cette mère, Eve Klein, d’origine allemande, est le centre de ce récit. Disons plutôt que c’est un thème _ au sens musical, donc _ principal _ mais pas unique. Ce n’est pas la première fois, mais jamais il n’avait été traité avec autant de présence, de ferveur, de précision _ remarque puissante et cruciale pour le lecteur que nous allons être aussi : qu’attendons nous donc d’un livre, d’une œuvre, d’un chef d’œuvre ? Présence et ferveur ; via la plus grande précision. Elle est atteinte d’une maladie de peau, rarissime, auto-immune, qui n’affecte que les nonagénaires et exige des soins quotidiens (que sa fille, Hélène, lui prodigue). Cette intimité ne provoque chez le lecteur aucun sentiment de gêne. Pas plus que la réflexion de l’auteur, qui la sait « avant la fin », c’est-à-dire au seuil de la mort. Le lecteur n’est pas embarrassé, parce qu’il ne s’agit pas d’impudeur : tout est _ en effet ici, au fil superbe des divers flux du texte _ matière à approfondissement, à intériorisation, à connaissance de soi et de l’autre _ voilà : l’aventure risquée d’une connaissance exploratoire hyper-attentive de (et à) ce qui est là, rendant pleinement grâce, par dû, mais aussi pleine reconnaissance de ce dû, à ces vies. Ne sont gênants _ en effet _ en littérature que les allusions _ opaques _, les appels usurpés à une basse _ par sa vulgarité _ complicité, les demi-mesures. Le traitement frontal d’un sujet ne suscite aucun malaise _ c’est juste. « Je serai cette peau demain » _ voilà ! un augure… _, tranche l’auteur en oignant le corps de sa mère. Cela suffit à déchirer le voile de distance _ de notre part aussi _ que pourrait tendre une excessive crudité.

    Le vieillissement d’un être cher ne peut être aussi que le nôtre _ en effet ! La peau d’Eve devient alors l’image visible _ et qui nous est commune, générale _ du temps. « Tu es le temps », répète Hélène à sa mère _ le temps si précieux (quans nous accédons à la grâce inespérée de moments, parfaitement sensibles, d’éternité) de la vie. Et le livre tout entier apparaît comme un chant lyrique _ une célébration _ adressé au temps _ même. « Quand je peins ma mère, je peins la peau du siècle. Ce vingtième siècle si grand vu de loin, si petit vu de l’intérieur quand on est dans son wagon archiplein à ramper pour trouver une couchette et qui n’a pas arrêté un instant de faire l’histoire de ma mère _ comme d’autres parmi nos proches : pour moi, au premier chef, mon père. Chaque fois qu’un ulcère cicatrise il y en a un autre qui prend la suite du pus. On ne peut pas guérir. » De ce temps circulaire _ si cruellement répétitif ! _ se détachent quelques dates, quelques événements. Non pas seulement l’année 1971 où Eve Klein a dû quitter l’Algérie où elle avait vécu, en exerçant le métier de sage-femme. Mais des dates qui appartiennent à un « patrimoine de l’humanité ». La particularité du « ton Cixous » est qu’avec le plus grand naturel _ voilà ; et ô combien poétique sans le moindre pathos ! _, l’écrivain passe de tableaux intimes et familiaux à des analyses politiques et culturelles. De la scène intime à la scène publique. C’est, du reste, une des leçons du Théâtre du Soleil, qui pour toute évocation d’un drame historique ou politique a, en général, préféré le langage individuel, de personnages obscurs à la représentation démonstrative des grands de ce monde.

    Un événement familial très étrange (la récupération d’un sommier de Walter Benjamin, à la fin des années 1930 _ était-ce dans le quartorzième arrondissement, où vivait Benjamin ? _) est le point de départ d’une stupéfiante digression. « Ton livre est sur Benjamin ? dit mon frère. – Sur les astres du déménagement dis-je, sur les trous dans les murs du dernier refuge, sur l’état des tapisseries. – C’est étrange, dit mon frère. J’aimerais comprendre. »

    Le deuil de Jacques Derrida envahit, bien sûr, ces pages. Mais d’une autre manière que dans les essais que l’écrivain lui a consacrés (Portrait de Jacques Derrida en Jeune Saint Juif, Voiles, ou, plus récemment, Insister). Le philosophe est là, avec quelques-unes de ses phrases qui résonnent encore douloureusement : « On peut toujours perdre encore plus. » Ou « Moi, je suis toujours et chaque fois en train de lui rappeler, de mon côté, qu’on meurt à la fin, trop vite. » Ou le commentaire de la phrase de saint Augustin « Sero te amavi » (« Je t’ai aimée trop tard »). Il faut lire ces pages comme des échos d’analyses plus discursives que l’on trouvera ailleurs. Comme des échos tremblants d’émotion _ voilà : « admirable tremblement du temps« , a dit Chateaubriand… _, dans cette zone intermédiaire entre les visions du sommeil et leur description éveillée. Hélène Cixous a rédigé son livre, ses livres, dans cette marge-là _ nourricière, inspiratrice, ô combien vivante en sa vibrante et douce intensité.

    René de Ceccatty

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    Relire Hélène

    Bien que l’on ait dit qu’Hélène Cixous avait « changé de style » avec Or, Les lettres de mon père, suivi par Osnabrück (éd. Des femmes, 1997 et 1999) et par Les Rêveries de la femme sauvage (Galilée, 2000) qui ouvre un véritable cycle autobiographique – Le Jour où je n’étais pas là (ibid. 2000), Benjamin à Montaigne (2001), etc. –, il n’est pas d’œuvre plus fidèle au projet initial, lancé par sa thèse sur Joyce, L’Exil de Joyce ou l’art du remplacement (Grasset, 1968). Si, depuis son premier recueil, paru chez Grasset en 1967 (Le Prénom de Dieu), suivi par son prix Médicis, Dedans (ibid. 1969), ses publications se sont divisées en « fictions », « théâtre » et « essais », croisant souvent son travail d’enseignante à l’université de Vincennes (qu’elle a cofondée), puis de Nanterre, poursuivi par son séminaire au Collège international de philosophie et ses activités de dramaturge dans la compagnie d’Ariane Mnouchkine, elles ne sont jamais fermées sur elles-mêmes, mais se renvoient l’une à l’autre.

    Et l’on est en présence d’un ensemble d’une rare cohérence : chaque livre pouvant servir de filtre ou de clé aux précédents. La multiplication de ses éditeurs (outre ceux qui ont été cités, Gallimard, pour La, 1976, et Le Livre de Promothéa, 1983, le Seuil pour Tombe, 1973, Prénoms de personne, 1974, Révolution pour plus d’un Faust, 1975) est à l’image non de ses hésitations, mais des incertitudes éditoriales _ hélas _ et des influences internes _ tristement parasites _ aux grandes maisons. Il est temps de relire les premiers livres d’Hélène Cixous, Neutre, Illa, Souffles, Angst (disponibles pour la plupart aux éditions Des femmes), à la lumière limpide des derniers (parus chez Galilée).

    R. de C.

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    Ce vendredi 2 mars, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

     

  • Denis Podalydès lisant la Divine Comédie de Dante dans la traduction fluide et chantante de René de Ceccatty

    Denis Podalydès a donné le 24 janvier dernier, à la Maison de la Poésie, à Paris, une magnifiquement expressive _ et sobre : sans maniérisme ni pathos _ lecture d’extraits choisis de la Divine Comédie de Dante,

    dans la nouvelle traduction _ fluidissime et éminemment poétique !!! _ que vient d’en donner René de Ceccatty, dans la collection Points-Seuil. 

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    Pour commenter cette traduction,

     

    outre les 86 pages de la très précise et détaillée préface de René de Ceccatty pour sa traduction en cette édition Points-Seuil,

    se reporter au détail explicatif passionnant du podcast de mon entretien avec René de Ceccatty au Studio Ausone le mardi 27 octobre dernier.

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    Ainsi qu’au commentaire d’expert de Carlo Ossola ;

    cf mon article du 12 janvier 2018 :

    la recension italienne par Carlo Ossola de la traduction en français par René de Ceccatty de la Divine Comédie de Dante.

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    Ce mercredi 7 février 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa