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  • Une splendide redécouverte de Marco Horvat (et Faenza) : Charles Coypeau Dassoucy (1605 – 1677)

    Les Éditions Hortus nous font un splendide cadeau musical

    avec le merveilleux CD Hortus 169 des Airs à 4 Parties du Sieur Dassoucy,

    de l’Ensemble Faenza

    et son directeur Marco Horvat.

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    Airs à quatre parties du Sieur Dassoucy

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    Jusqu’ici,

    Charles Coypeau Dassoucy (Paris, 16 octobre 1605 – Paris, 29 octobre 1677)

    demeurait un nom

     à peine entr’aperçu en quelques textes

    _ divers,

    y compris autobiographiques ! : Les Aventures, Les Aventures d’Italie, Les Pensées, La Prison de Dassoucy… ;

    ou de recueils poétiques siens : L’Ovide en belle humeur, Les Rimes redoublées…  _

    du XVIIe siècle ;

    …

    ou l’image d’un musicien itinérant, accompagnant quelque temps _ en Languedoc _,

    « un luth sur l’épaule et un sourire aux lèvres« , la troupe de L’Illustre Théâtre

    dans le _ marquant ! _ film Molière (en 1978) d’Ariane Mnouchkine…

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    Et voici que,

    grâce à Marco Horvat,

    la musique Dassoucy nous parvient enfin !

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    Ce qui me rappelle, très personnellement,

    ma propre joie _ alors que je ne suis même pas musicien ! _ d’avoir participé _ par mon travail de recherche, en 1994-95, pour La Simphonie du Marais _ à donner à entendre _ au CD, en 1996 _

    l’unique œuvre parvenue jusqu’ici _ un hapax donc ! _ d’un musicien contemporain de Dassoucy,

    et mieux encore, et surtout, ami de lui :

     

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    le luthiste et chanteur Pierre de Nyert !

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    Et ayant accompli, comme Dassoucy, le voyage d’Italie !

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    Et pour des raisons totalement musicales :

    y parfaire son art…

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    Pierre de Nyert fut aussi le maître de chant du grand Michel Lambert (1610 – 1696) _ le futur beau-père de Lully…

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    Ainsi que de la plupart des chanteurs de la cour…

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    Du bayonnais Pierre de Nyert

    (Bayonne, 1597 – Paris, 1682, premier valet de chambre des rois Louis XIII et Louis XIV,

    et choisi à ce poste par Louis XIII pour ses talents de luthiste et chanteur ! dont celui-ci désirait jouir en permanence auprès de lui),

    …

    il s’agissait

    de l’air Si vous voulez que je cache ma flamme,

    interprété par Bernard Deletré et La Simphonie du Marais, direction Hugo Reyne,

    en le CD EMI Virgin Un Portrait musical de Jean de La Fontaine, en 1996

    _ dont je suis pour une très large part, par mes recherches, l’auteur du programme…

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    « Une redécouverte » :

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    ainsi intitule son texte de présentation dans le livret du CD Dassoucy

    Marco Horvat :

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    « Si nous avons bien vocation _ oui ! _, en tant qu’interprètes de musique ancienne, à redonner vie _ voilà ! _ à des musiques oubliées, il est bien rare que nous ayons le plaisir d’accéder à des corpus jamais étudiés ni interprétés. (… Et)

    la découverte d’œuvres non répertoriées est devenue rarissime. Quand cette découverte répond, de surcroît, à une attente de plusieurs décennies, l’émotion est alors à son comble.

    C’est pourquoi le jour où Frédéric Michel _ claveciniste, pédagogue et chercheur infatigable _ m’envoya une copie numérique du dessus manquant des Airs à 4 Parties du Sieur Dassoucy _ partie de dessus offerte en 2015 à la Bibliothèque de l’Arsenal par Jean-Robert Henry ; ce livre d’Airs était paru chez l’imprimeur Ballard, en 1653 _, mon sang ne fit qu’un tour et je sus immédiatement qu’à moins d’une mauvaise surprise sur la qualité de cette musique, je me devais, avec Faenza, d’en réaliser l’enregistrement.

    Le personnage de Dassoucy a _ en effet _marqué mon imaginaire d’adolescent, lorsque je l’ai « croisé » pour la première fois _ en 1978 _ dans le film Molière  d’Ariane Mnouchkine où on le voit accompagner quelque temps _ en 1655 _ la troupe de L’Illustre Théâtre, un luth sur l’épaule et un sourire aux lèvres« . (…)

    Il est bien difficile _ faute de documents autobiographiques _ de se faire une idée _ un peu précise et riche de détails _ du vécu d’un musicien de l’Ancien Régime. (…) Les données biographiques sont rarement suffisantes _ en effet _ pour nous ouvrir une fenêtre sur leur intimité _ voilà. S’il n’est pas indispensable de connaître la vie d’un compositeur pour comprendre sa musique, il n’est pas indifférent de savoir qui il était, comme c’est le cas pour Dassoucy, bon vivant, joueur, colérique, moqueur, froussard ou fidèle à ses amis.

    Il est _ ainsi _ plaisant de voyager avec lui _ en Languedoc, en Savoie, en Italie (Turin, Mantoue), à Rome _ d’auberges en demeures aristocratiques, passionnant de connaître _ aussi _ son avis sur d’autres compositeurs, ou son goût _ affirmé _ pour la musique populaire. (…)

    Dans de nombreux extraits de son autobiographie, en plus de nous amuser par des descriptions cocasses, Dassoucy nous renseigne sur les conditions d’interprétation _ voilà _ de la musique de son époque. Mais là où son apport littéraire devient particulièrement touchant, c’est lorsque, tel un compositeur romantique avant la lettre _ en effet _, il entrouvre _ aussi _ pour nous les arcanes de la création artistique et nous en révèle les affres. (…)

    Travailler sur les airs de Dassoucy tout en relisant ses mémoires m’a donné pendant quelques semaines l’illusion d’être plus proche de lui et a constitué un antidote au doute que je ressens bien souvent quant à la légitimité de nos interprétations, à nous musiciens du XXIe siècle qui ne pouvons (…) faire aux compositeurs du XVIIe siècle « l’honneur de les venir voir » » _ pour nous entretenir très pragmatiquement avec eux.

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    Les 7 pages _ pages 7 à 13 du livret _ du texte « Charles Coypeau Dassoucy » de Nathalie Berton-Blivet

    sont bien sûr passionnantes

    par leur irremplaçables précisions musicales !

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    On y découvre comment l’œuvre de Charles Coypeau Dassoucy (1605 – 1677)

    se situe entre celles de ses prédécesseurs

    que sont Pierre Guédron (1570 – 1620) et Antoine Boesset (1587 – 1643),

    ou contemporains, tel Étienne Moulinié (1599 – 1676),

    …

    et la musique qui va naître sous le règne de Louis XIV… 

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    « L’enregistrement des Airs à quatre parties de Dassoucy que propose l’ensemble Faenza permet _ enfin _ de redécouvrir les talents d’un compositeur dont toutes les autres œuvres musicales sont aujourd’hui _ pour le moment _ perdues. Les Airs de 1653 virent le jour à une époque charnière _ voilà ! _, au cours de laquelle se généralisa la pratique de la basse continue _ c’est très important. Héritiers _ oui _ de la longue tradition de l’air de cour polyphonique, illustrée par des compositeurs tels que Pierre Guédron ou Antoine Boësset, certains airs comme Doux objets de mes sens ou le magnifique C’est trop délibérer, se caractérisent encore par une pensée contrapuntique. D’autres airs révèlent une pensée déjà plus harmonique, comme Vous m’ordonnez, belle Sylvie, une composition où les différentes voix évoluent de manière homophonique. Dassoucy, en musicien attentif au texte qu’il mettait en musique, veillait à ménager certains effets et savait particulièrement bien tirer parti de ces deux types d’écriture qui ne s’excluaient nullement. En témoigne l’air Il s’en va, l’amant infidèle, où la fuite est évoquée systématiquemùent dans la première partie par une écriture fortement contrapuntique, où les voix sont en décalage (Il s’en va, l’amant infidèle / Il fuit et sa rigueur cruelle), en fort contraste avec les affirmations Et vainement je suis ses pas / Refuse de voir mon trépas, lesquelles reposent sur une écriture plus harmonique. »

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    Cela s’entend fort bien.

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    Et nous avons bien dans l’oreille diverses interprétations de ces compositeurs du premier dix-septième siècle ;

    ainsi, bien sûr, que de celles qui apparaissent en ce milieu du siècle en France,

    notamment à la Cour du jeune Louis XIV… 

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    Un CD magnifique à tous égards

    que ce CD Dassoucy !

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    Ce mercredi 13 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Sur l’expression « Croce e delizia » : de la Traviata (I, 5) au film « Croce et delizia » de Simone Godano

    L’expression « Croix et délice« 

    qu’utilise Virginie Despentes

    en son article du Monde des livres d’hier vendredi 1er mars

    _ cf mon article … _

    a continué de me travailler.

    …

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    Et voici que ce samedi matin,

    en ma revue de presse _ quotidienne _ sur le web,

    sur la page de La Repubblica, 

    à la page Spettacoli,

    …

    je tombe _ par serendipité de ma curiosité vagabonde et ouverte, et boulimique aussi _

    sur ceci :

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    Gassmann: « Il cinema deve raccontare questo clima di paure e diritti calpestati »

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    Repzine L’attore innamorato di Bentivoglio in ‘Croce e delizia’, già in sala

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    di ROCCO GIURATO

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    Soit

    l’information on ne peut plus factuelle

    de la sortie ce 28 février sur les écrans italiens

    d’un film,

    de Simone Godano,

    portant précisément ce titre

    de Croce e delizia !!!

    …

    …

    Et peu après,

    toujours par la Repubblica,

    j’apprends aussi _ car je l’ignorais jusqu’alors _ que cette expression intriguante

    de « Croce et delizia« 

    …

    provient du livret de Francesco Maria Piave

    pour l’opéra de Verdi La Traviata,

    à la scène 5 de l’Acte premier :

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    Et c’est Alfredo qui chante :

    …

    « Un dì felice, eterea,

    mi balenaste innante,

    e da quel dì, tremante,

    vissi d’ignoto amor.

    Di quel amor che è palpito

    del universo entero

    misterioso altero

    croce e delizia al core« .

    …

    …

    Sur une page de présentation de ce film,

    j’ai découvert en effet ceci :

    …

    …

    L’espressione « Croce e delizia » si riferisce all’amore, che, come in molti sanno, è spesso tormento e nello stesso tempo motivo di gioia.
    A definirlo per la prima volta così è stato Francesco Maria Piave nel libretto de La Traviata, una delle opere più famose di Giuseppe Verdi.
    In particolare è Alfredo a cantare, nella quinta scena del primo atto: « Di quell’amor che è palpito/dell’universo intero/misterioso, altero/croce e delizia al cor« , descrivendo l’emozione che lo lega a Violetta, che non è certo un buon partito.

    Anche nel film Croce e delizia, diretto Simone Godano, c’è una persona che non è esattamente la migliore da sposare, visto che è un po’ « ruspante » ed è dello stesso sesso dell’individuo che desidera portarla all’altare, cosa che taluni ritengono sconveniente.
    Variante delle commedie matrimoniali in cui le famiglie tentano di osteggiare le nozze dei loro cari, l’opera seconda del regista di Moglie e marito è stata accostata da alcuni a Ferie d’agosto di Paolo Virzi, perché parla di una vacanza e perché mette a confronto due nuclei diversi che più diversi non si può: i Castelvecchio, che sembrano avere una mentalità aperta ma in realtà sono vanitosi e narcisisti, e i Petagna, più tradizionali, conservatori e « semplici« .
    La risata, nel film, nasce dalle differenze fra i due gruppi, e anche dalle tenute di Alessandro Gassmann, tutto canotte, tute acetate e ciabatte. L’attore, che ha amato la maniera scanzonata in cui il film affronta il tema della diversità, ha fatto una bella scoperta sul set: la verve comica di Jasmine Trinca, che dal canto suo ci tiene a dire che non è snob come il personaggio che interpreta, venendo da una famiglia normalissima. Se l’attrice premiata con il David di Donatello per Fortunata interpreta la figlia di uno dei due « piccioncini« , il suo possibile fratello acquisito ha il volto di Filippo Scicchitano. Quest’ultimo è al suo secondo sodalizio artistico con Fabrizio Bentivoglio, con cui ha condiviso il set del film che l’ha lanciato: Scialla!, di Francesco Bruni. Bentivoglio ha già lavorato anche con Gassmann: ne Gli ultimi saranno ultimi, di Massimiliano Bruno.

    Croce e delizia è un film che non prende le parti di nessuno (« Non ci sono buoni e cattivi« , dice il regista), ma va contro l’omofobia. A firmare il copione è stata Giulia Steigerwalt, che di pregiudizio aveva parlato anche in Come ti mi vuoi. La sceneggiatrice ha già collaborato con Godano per Moglie e marito. E’ anche la compagna di Matteo Rovere, che ha prodotto il film. Completano il cast Lunetta Savino, volto noto soprattutto della nostra tv (Un medico in famiglia) e Anna Galiena, apparsa nel 2016 ne La pazza gioia.

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    Et j’apprends aussi que cette expression est même devenue proverbiale pour tous Les Italiens…

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    Voici donc le Trailer officiel (de 1′ 38″) de ce film

    Croce e delizia

    de Simone Godano.

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    Et voici aussi

    cette interview _ bien intéressante _ de cet excellent acteur

    qu’est Alessandro Gassmann

    _ je l’avais découvert dans le très beau film de Ferzan Ozpetek Hammam, en 1997, il y a vingt-deux ans déjà ! ;

    Alessandro Gassmann (né en 1965 ; il a 54 ans) est le fils des acteurs Vittorio Gassman (1922 – 2000) et Juliette Mayniel (née en 1936, elle vit toujours) _

    à propos de ce même film :

    …

    Repzine, 

    Alessandro Gassmann : « Oggi si ha paura delle diversità, il cinema ha il dovere di raccontarlo« 

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    Cf aussi cette double interview

    d’Alessandro Gassmann et Fabrizio Bentivoglio,

    toujours sur le site de La Repubblica, le 22 février :

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    ‘Croce e delizia’, Gassmann e Bentivoglio coppia gay :

    « Le nuove famiglie sono fabbriche d’amore« 

    …

    …

    Voilà

    assez probablement _ j’ignore son degré de familiarité avec la langue italienne _

    ce qui a conduit Virginie Despentes,

    écrivaine et cinéaste,

    a utiliser cette expression de « Croix et délices« 

    pour caractériser sa lecture maintenant des Carnets _ si puissants, en effet _

    de la sublime Goliarda Sapienza…

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    …
    Une ultime remarque _ de bienheureuse sérendipité _  :

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    Le film « Croce e delizia » de Simone Godano

    a été tourné, devinez où ? :

    …

    À Rome et Gaeta :

    lieux éminemment goliardiens !!!

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    Il y a bien un génie des lieux !

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    Ce samedi 2 mars, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Découvrir un compositeur (polonais) et son oeuvre (de musique religieuse) : Bartlomiej Pekiel (1601 – 1670)

    L’intéressant et original producteur discographique polonais Dux

    nous propose un triple album _ riche donc ! _,

    dit ,

    de l’œuvre essentiellement religieux

    _ constitué de Messes et Motets _

    du compositeur polonais du XVIIe siècle Bartlomej Pekiel (1601 – 1670),

    par l’ensemble Octava,

    sous la direction artistique de Zygmunt Magiera.

    …

    C’est, bien sûr, une découverte musicale _ aussi belle qu’intéressante _,

    même si la Pologne d’alors

    n’était certes pas à l’écart des grands courants musicaux européens,

    notamment catholiques italiens.

    …

    …

    Voici une présentation de ce travail musical, par l’éditeur :

    …

    Les albums de l’ensemble Octava publiés par le label polonais DUX consacrés à Bartlomiej Pekiel (1601 – 1670) paraissent aujourd’hui sous la forme d’un coffret de trois CDs, en l’occurrence l’intégrale des vingt-neuf pièces religieuses qui subsistent de ce compositeur. Pekiel est l’une des grandes figures de la musique polonaise du dix-septième siècle, servant la dynastie des Vasa (1567 – 1668 : les rois Sigismond III, Ladislas IV, roi de 1632 à 1648, et Jean II Casimir, roi de 1648 à 1668) _ une période faste de l’histoire de la Pologne. De 1633 à 1655, Bartlomiej Pekiel fut assistant de l’italien Marco Scacchi (Gallese, près de Viterbe, 1602 – Gallese, 7 septembre 1662) _ voilà _ à la cour de Varsovie, avant de devenir lui-même maître de chapelle, puis s’installa dès 1657 à Cracovie où il officia au même poste de maître de chapelle. Son style polychoral imite le stile concertato italien, en vigueur à Venise _ à Saint-Marc _ avec Gabrieli _ Giovanni Gabrieli, Venise, 1557 – Venise, 12 août 1612) _, où chœurs et instruments se répondent _ de tribune à tribune _ ; mais Pekiel se singularise par sa façon de varier son style d’écriture, sa polyphonie fluide et économe, toujours soutenue par un verbe incarné, un lyrisme et une couleur harmonique originaux. Ses deux messes les plus célèbres, la Missa Concertata La Lombardesca et la Missa a 14 avec double chœur accompagnés d’un ensemble instrumental comportant violons, bois et sacqueboutes, écrites dans le stile moderno, évoquent dans leur magnificence Claudio Monteverdi (Crémone, 15 mai 1567 – Venise, 29 novembre 1643). La très belle collection de motets fait plutôt appel à la monodie et répond à un autre versant de l’influence du crémonais, notamment les opéras et les madrigaux. Écoutez le fiévreux dialogue de l’Audite Mortales _ la plage 10 du troisième CD. Si l’ultime Missa Pulcherrima (1669) à quatre voix dénote un retour à Giovanni Pierluigi da Palestrina (Palestrina, ca 1525 – Rome, 2 février 1594), ce retour se fait en élaguant les parties vocales pour n’en retenir que le suc, lui conférant ainsi la pureté délicate du diamant. La fugue, seule pièce instrumentale du coffret _ la dernière plage du second CD _, rappelle que Pekiel fut d’abord organiste. Cet Opéra Omnia dans l’interprétation exemplaire de l’ensemble Octava (respect du texte, musicalité), fait désormais figure de référence.

    (Jérôme Angouillant)

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    Á découvrir !

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    Ce mercredi 13 février, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un après-midi d’écoute de musique, à la maison : un beau panier de CDs…

    Cet après-midi, beaucoup de musique, à la maison : des CDs.
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    D’abord, un beau Purcell (et autres) par La Rêveuse
    _ le CD London circa 1700 volume 1, le CD Mirare Mir368 _,
    même si un poil trop mélancolique pour moi (mais c’est leur habitude).
    Cela dit, ce CD London circa 1700 est vraiment très réussi dans son genre ; avec beaucoup de découvertes superbes
    de compositeurs moins connus que Henry Purcell, si exceptionnel, lui ; tels que Godfrey Finger, Daniel Purcell, William Croft, etc.., vraiment intéressants
    …
     
    Ensuite, un magnifique CD Erlebach Complete Trio Sonatas, par L’Achéron, dirigé par François Joubert-Caillet, toujours très musical _ il s’agit d’un CD Ricercar, RIC 393 ; et qui paraît ce jour même. Philipp-Heinrich Erlebach (1657 – 1714) est vraiment un excellent compositeur, proche de Buxtehude et Reincken (= le stylus fantasticus), en un peu plus apaisé. C’est un vrai régal de musique !
    Qui me fait penser à un merveilleux CD Alpha _ le CD Alpha 018 _, Zeichen in Himmel, de l’ensemble Stylus Fantasticus, dirigé par l’excellente Friederike Heumann, et avec la basse Victor Torres : une révélation de ce compositeur !
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    Puis, changeons tout à fair de genre, et d’époque : un très, très bel album Debussy à l’orchestre, par Les Siècles et François-Xavier Roth, Prélude à l’après-midi d’un faune, Jeux et Nocturnes _ soit le double CD/DVD Harmonia Mundi HMM 905291. C’est littéralement envoûtant !!! Une merveille d’interprétation orchestrale !
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    Et en ce moment, tout autre chose : un CD Tindersticks, The Waiting Room _ un CD LuckyDog18/Slang588. J’aime beaucoup la voix grave du chanteur, Stuart Staples :
    je n’ai pas résisté quand j’ai reconnu sa voix sur le CD qui passait au rayon Musique chez Mollat. Oui, j’aime décidément beaucoup Tindersticks.
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    Pour en revenir à Goliarda qui continue d’occuper mes pensées _ en ses Carnets _, avec Rome, Gaeta, Catane et la Sicile,
    je dois dire que j’aimerai un jour découvrir enfin Naples et les petites îles de Ponza, Ventotene, Palmarola _ l’ami Bernard Plossu m’en a souvent parlé…
    …
    …
    Je pense aussi à La Luna de Bertolucci,
    avec une superbe villa près du Mont Circeo ; comme celle (ou même carrément celle !) de Moravia et Pasolini…
    J’aime beauucoup ce film, qui nous montre une Rome quasi africaine ; et aussi la musique (dont Mozart, Cosi.., avec un sublimissime Soave sia il vento…).
    Quelles lumières !!! _ une pensée pour Bernardo Bertolucci, le tendre et vif poète parmesan de l’image, qui vient de nous quitter.
    …
    J’ai aussi déniché l’autre jour un superbe Paris 1900, 3 sonates pour violon et piano (de Fauré, Pierné et Saint-Saëns),
    par Geneviève Laurenceau et David Bismuth. C’est un CD absolument parfait ! Soit la musique française à son acmé _ le CD Naïve V 5446.
    …
    Geneviève Laurenceau était, avec Lorène de Ratuld, du tout premier CD Durosoir : sa Musique pour violon et piano, dont Aquarelles _ il s’agit du CD Alpha 105. Aquarelles que Lorène de Ratuld, avec Vanessa Szigeti, cette fois au violon, avai(-en)t joué au Palazzetto Bru-Zane en ouverture raffinée du colloque Durosoir, en février 2011, dans le délicieusement baroque salon de musique du Palazzetto ;
    un merveilleux souvenir pour moi, ce séjour vénitien,
    avec ces déambulatons dans le labyrinthe des calli, et les moments en vaporetto sur la lagune,
    en plus de la musique de Durosoir à explorer…
    …
    Voilà.
    …
    A suivre…
    …
    Ce vendredi 11 janvier 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa