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  • Dates de naissance et de décès de la « chère Tante Gachuch » de Maurice Ravel

    Pour faire un point sur mes nouvelles découvertes aux archives d’état-civil de Ciboure et Saint-Jean-de Luz vendredi 20 septembre,

    …

    ceci,

    soit un courriel adressé à Manuel Cornejo :

    …
    …
    mon séjour hier à Saint-Jean-de Luz et Ciboure m’a permis de passer _ avec profit ! _ un peu de temps aux archives municipales de ces deux cités _ procéder à partir des données documentaires (même sérieuses) du web comporte des limites : elles demeurent lacunaires. Et la recherche est infinie.
    …
    …
    Voici pour commencer _ d’autres documents bien intéressants aussi suivront ! _ de quoi rectifier les erreurs (de paresse de recherche) d’un bon auteur,
    à propos de Gachucha Billac, la « chère grand-tante » maternelle de Maurice Ravel
    (demi-sœur de sa grand-mère Sabine Delouart, née elle aussi à Ciboure, le 11 mars 1809 _ de Marie Delouart et d’un père inconnu _),
    cet acte de décès (n° 76) d’ »Engrâce Billac, décédée le 17 décembre, rue Gambetta, 41, (83 ans), célibataire« ,
    en date du 17 juin 1902, à onze heures du matin :
    …
    …
    L’an 1902, et le dix-sept décembre à onze heures du matin,
    Par devant nous Dominique Larrea, maire, Officier de l’État Civil de la ville de Saint-Jean-de-Luz, département des Basses-Pyrénées, sont comparus en notre Mairie, Charles Gaudin, capitaine au long cours, âgé de vingt-sept ans, et Pierre Gaudin, employé, âgé de vingt-quatre ans, domiciliés en cette ville, voisins _ sic _ de la défunte,
    lesquels nous ont déclaré que ce jour, à quatre heures du matin, Engrâce Billac, domestique, célibataire, âgée de quatre-vingt-trois ans, née à Ciboure _ le 15 mai 1824 _, domiciliée en cette ville, fille de feu Jacques Billac _ âgé de 52 ans à la naissance d’Engrâce, marin _ et de feue Marie Delouart, son épouse _ 35 ans, à la naissance d’Engrâce, poissarde _,
    est décédée à la rue Gambetta, numéro quarante et un,
    ainsi que nous nous en sommes assuré, et ont les déclarants
    signé avec nous le présent Acte de Décès après qu’il leur en a été fait lecture.
    …
    …
    Ont donc déclaré à la mairie de Saint-Jean-de-Luz le décès de Gachucha Billac
    Charles Gaudin, capitaine au long cours, âgé de 27 ans _ né le 19 novembre 1875, à Saint-Jean-de-Luz, 41 Grand’Rue n° 41 _,
    et Pierre Gaudin, employé, âgé de 24 ans _ né le 7 février 1878, à Saint-Jean-de-Luz, 41 Grand’Rue n° 41 _, 
    « voisins de la défunte » _ et beaucoup plus que cela : Engrâce-Gachucha avait pris la place la plus active à leur éducation quotidienne. Ils tenaient donc beaucoup, beaucoup à elle…
    …
    Suivront deux photos _ de simple confirmation des faits déjà reconnus ; cf mon article du 15 juillet dernier : … _ de l’acte de naissance (à Ciboure, le 15 mai 1824) de Gracieuse Billac.
    …
    …
    C’est la confusion _ d’où a-t-elle bien pu surgir ? Qu’est ce qui a donc pu la susciter ?.. _ par ce bon auteur de cette « Tante Gachuch » Billac avec la « Tante Bibi » des Bibal
    qui a entraîné vos affectations à Gachoucha Billac, aux pages 764, 1250 et 1646 de votre magnifique Correspondance,
    de ce qui revenait en réalité à Bernardine Bibal (née à Saint-Jean-de-Luz le 22 août 1855 ; je n’ai _ hélas _ pas pensé à rechercher aux archives municipales de Saint-Jean le document établissant la date de son décès ! _ ce que j’ai fait un mois plus tard, le 25 octobre suivant : Bernadine Bibal, célibataire, est décédée à Saint-Jean-de-Luz en son domicile, 5 Place Maréchal Foch, le 28 février 1943, à l’âge de 86 ans _)…
    …
    …
    Un simple calcul d’âge, et, d’abord, une vérification des dates de naissance et de décès de ces deux personnes, Gracieuse Billac et Bernardine Bibal,
    auraient permis d’éviter cette ridicule confusion _ que j’ai déjà relevée ; mais maintenant je dispose de la date effective (et significative de tout ce qui nous manque en fait de documents de la présence de Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure avant 1901) du décès de Gachucha, le 17 décembre 1902 _ ; développée hélas dans le livre de cet auteur un peu trop négligent sur ses sources (et leur vérification)…

    Compiler ne dispense pas de chercher aussi vraiment un peu et de penser à vérifier…
    …
    Ce serait plus sérieux pour un travail aspirant à faire référence scientifique !
    …
    …
    Précisions en forme de commentaire :
    …
    La première de ces 2 mentions par Maurice Ravel de Gachucha Billac, en une lettre à Jane Gaudin, en date du 16 octobre 1902 _ page 82 _,

    date de 2 mois et 1 jour avant le décès de Gracieuse Billac, le 17 décembre 1902.
    Jusqu’ici, nulle mention de ce décès _ et de ce qu’a pu en ressentir Maurice Ravel : mais tant de lettres ont disparu ! ou nous échappent !.. _ n’a été retrouvée dans la Correspondance conservée de Maurice Ravel
    _ Madame Lenoir m’a répété hier qu’en un accès de rage une personne de sa parenté a (ou aurait) détruit (est-ce possible ???) toutes les lettres de Ravel que cette personne, qui en avait la détention après héritage) avait conservées en sa possession… Quelle terrible (et si absurde !) perte pour la connaissance !
    …

    La seconde _ et dernière _ de ces deux mentions du nom de Gachucha Billac dans la Correspondance conservée et connue de Maurice Ravel 
    est très postérieure à ce décès _ du 17 décembre 1902 _, puisqu’elle se trouve dans une lettre adressée à Marie Gaudin, en date du 20 septembre 1916 _ pages 537-538 _ :
    …
    son occasion est une dysenterie survenue à Saint-Dizier provoquée par des melons,
    ces melons qu’affectionnait tout particulièrement la chère tante Gachucha : « J’ai voulu réaliser le vœu de ma pauvre tante Gachucha, qui souhaitait mourir d’une indigestion de melon. Je m’en suis fourré pendant trois jours avec accompagnement de tomates crues, le tout additionné d’eau contaminée. Me voici depuis 5 jours couché dans ma chambre, avec la perspective d’être transporté à l’hôpital « …
    Maurice s’est alors souvenu avec émotion de sa grand-tante et de son goût immodéré des melons…
    …
    …
    Les élucubrations d’E. sur les « 64 ans » (« Gachoucha resta ensuite au service de ce couple Gaudin pendant soixante-quatre ans« , lit-on page 30 du livre d’E.) _ d’où peut donc sortir un tel nombre ? La référence n’en est bien sûr pas donnée… _ que Gachucha aurait passés au service des Gaudin (Annette Bibal _ née le 28 avril 1845, Grand’Rue n°21 à Saint-Jean-de -Luz  _ et Edmond Gaudin _ né le 17 novembre 1844, Rue Neuve n° 38, à Saint-Jean-de-Luz _ se sont mariés le 27 janvier 1875
    _ et si avant ce mariage Bibal-Gaudin de 1875, cela avait été au service des parents d’Annette Bibal (soit Pierre Bibal, né le 5 septembre 1806, rue Saint-Jacques n° 24, à Saint-Jean-de-Luz ; et Victoire Dupous, née le 9 juin 1822, rue Saint-Jean, n°4, à Saint-Jean-de-Luz) qui s’étaient mariés, eux, le 26 avril 1843), et pas des Gaudin… que Gachucha Billac aurait pu être domestique, à Saint-Jean-de-Luz _)
    manquent du plus élémentaire bon sens : 1875 + 64 = 1939 ! _ et 1843 + 64 = 1907 ; ce n’est toujours pas cohérent…
    …
    Gachucha Billac, née à Ciboure le 15 mai 1824, aurait atteint en 1939 l’âge beaucoup plus que canonique de 115 ans…
    Alors que Bernardine Bibal, née à Saint-Jean-de-Luz le 22 août 1855, était de 31 ans plus jeune que Gachucha Billac
    _ pour rappel, cf mon article du 1er juin dernier :  ; et celui du 12 juillet : … C’est pas à pas que l’enquête progresse.
    …
    Enfin, si l’on retranche 64 ans (de situation de domestique) des 83 ans de vie de Gachucha Billac (1902 – 64 = 1838),
    il se trouve que le résultat de 1838
    implique que la cibourienne Gachucha Billac aurait été domestique dès l’âge de 14 ans, en 1838,
    des luziens Gaudin-Bibal (mariés à Saint-Jean-de-Luz le 27 janvier 1875) ;
    ou plutôt des luziens Bibal-Dupous (mariés le 26 avril 1843) ;
    et même, plus en amont encore, des luziens Dupous-Benoît _ les parents de Victoire Dupous (9 juin 1822 – 16 juin 1903), soient Baptiste Dupous (Béhobie, 26 juin 1800 – Saint-Jean-de-Luz, Grand’Rue n° 41, 11 avril 1865) et Françoise Benoît (Saint-Jean-de-Luz, 2 octobre 1786 – Saint-Jean-de-Luz, Grand’Rue n° 20, 13 septembre 1855) _, qui se sont mariés, eux, le 17 septembre 1821, à Saint-Jean-de-Luz !
    …
    …
    La recherche, comme la publication, exigent un peu plus de sérieux !
    …
    …
    Suivront maintenant d’autres précisions documentées : sur les Hiriart…
    …
    …
    Ce samedi 21 septembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Un cas anomique (et anecdotique) de fétichisme ravélien…

    Recevant ce jour de Manuel Cornejo,

    l’étrange récit suivant,

    narrant le vol en 1975, puis la restitution ces jours-ci, de la clé de la maison natale de Maurice Ravel (1875-1937),

    …

    je lui ai répondu ceci :

    …

    …

    Merci de cette information.

    …
    Le fétichisme _ dans ce cas-ci : sans profit pour la connaissance ! _ des reliques va très loin…

    …

    …

      Académie internationale de musique Maurice Ravel

    Hier, à 00:03
    …
    …

    Une belle histoire…

    La semaine dernière, en pleine session de l’académie, La BnF – Bibliothèque nationale de France, nous a contactés par téléphone à propos d’une affaire surprenante.
    Elle nous a fait suivre un courrier contenant la clef d’une énigme vieille de 45 ans…

    « Chers Mesdames et Messieurs,

    J’ai l’honneur de vous écrire afin de vous demander pardon et vous retourner un petit morceau du patrimoine français.

    En 1975 j’étais un jeune américain âgé de 21 ans, étudiant à la Sorbonne Nouvelle, dite Paris III où je faisais des études de la musique et l’art français.

    Etant moi-même musicien (je jouais du cor d’harmonie dans des orchestres et fanfares universitaires), j’attendais avec plaisir le 7 mars, centenaire de la naissance du grand compositeur français Maurice RAVEL. Quelle joie de pouvoir écouter, au Théâtre de Champs-Elysées, les deux concertos de Ravel (dont l’un pour la main gauche) joués par Phillipe Entremont et l’Orchestre de Paris, dirigé par Serge Baudo ! Bien sûr il y avait plein de concerts de Ravel partout la ville de Paris, ainsi qu’une exposition, à la Bibliothèque Nationale de France, de ses objets personnels (son passeport, sa canne, une lettre lui écrite par Stravinsky (qui était content que Ravel ait aimé ses Noces), et plus.

    Auparavant j’avais fait un court séjour dans le sud-ouest de la France et bien sûr j’ai visité la maison natale de Ravel à Ciboure. C’est quand je me promenais dans la petite rue derrière la maison (où se trouvait une petite église) que j’ai vu la grosse porte de derrière de la célèbre maison. Dans la serrure il y avait une vieille clé.

    Au lieu d’essayer d’expliquer les émotions que j’ai senties au moment, je vous dirai tout simplement que j’ai volé la clé.
    45 ans plus tard, il est moment que je vous la rende.

    Maintenant âgé 66 ans, j’ai quatre petits-enfants et je continue à me rappeler les moments inoubliables que j’ai passés en France – à l’exception du moment honteux dont je viens de parler.

    Je vous demande pardon et je vous prie d’accepter cet objet auquel je n’avais aucun droit.

    Veuillez croire, chers Mesdames et Messieurs, à mes sentiments cordiaux et respectueux. »

    La clef a été solennellement remise par Jean-François Heisser à M. Guy Poulou, maire de Ciboure.

    …
    …

    AU lieu d’essayer d’expliquer les émotions que j’ai senties au moment, je vous dirai tout simplement que j’ai volé la clé.

    45 ans plus tard, il est le moment que je vous la rende. Maintenant âgé de 66 ans, j’ai quatre petits-enfants et je continue à me rappeler les moments inoubliables que j’ai passés en France – à l’exception du moment honteux dont je viens de parler.

    Je vous demande pardon et je vous prie d’accepter cet objet auquel je n’avais aucun droit.

    Veuillez croire, chers Mesdames et Messieurs, à mes sentiments cordiaux et respectueux

    M. L.

    Hillsboro, Oregon 97124

    …
    …

    Je complète ceci par cet article-ci _ d’Emmanuelle Fère et Ghislaine Castillon _ paru hier dans le journal Sud-Ouest :

    …

    …

    Ciboure : volée, la clef de la maison Ravel rendue par un Américain 44 ans plus tard

    …

    A La Une Pyrénées Atlantiques Saint-Jean-De-Luz

    …

    Publié le 17/09/2019 à 17h00. Mis à jour à 17h04 par Emmanuelle Fère et Ghislaine Castillon.

    …
    …

    Dimanche, Jean-François Heisser président de l’Académie Ravel a remis la précieuse clef au maire de Ciboure Guy Poulou.

    …
    …

    En 1975, un jeune Américain, étudiant en musique avait visité Ciboure et n’avait pu résister à empocher la clef de la maison Ravel…

    …

    …

    Maurice Ravel est-il culte ? Après le festival Ravel, clôturé dimanche et qui a suscité l’engouement du public, la question mérite d’être posée au regard de l’admiration immodérée que le compositeur a suscité auprès d’un Américain. En visite à Ciboure, en 1975, ce jeune étudiant féru de l’œuvre du Cibourien n’avait pu refréner son émotion. Il avait emporté la clé de la maison natale du musicien. Celle-ci vient d’être rendue à la Ville.

    …
    …

    La remise de la clef a eu lieu dimanche, au sein de l’auditorium Ravel de Saint-Jean-de-Luz, à l’issue de la proclamation du palmarès des prix des jeunes talents, lauréats de l’Académie Ravel (lire par ailleurs), en présence de Jean-François Irigoyen, maire de Saint-Jean-de-Luz et de Guy Poulou, maire de Ciboure. Jean-François Heisser, président de l’Académie Ravel, a narré le singulier parcours de cette vieille clé rouillée, et qui aura traversé deux fois l’Atlantique.

    …
    …

    « Émotions du moment »

    …
    …

    En 1975, un Américain, âgé de 21 ans, séjourne en France pour les besoins de ses études à l’université Sorbonne-Nouvelle (Paris III), en musique et en art. « Étant moi-même musicien (je jouais du cor d’harmonie dans des orchestres et des fanfares universitaires), j’attendais avec plaisir le 7 mars, centenaire de la naissance du grand compositeur français Maurice Ravel », narre celui qui est désormais âgé de 66 ans et vit en Oregon.

    …
    …

    « Quelle joie de pouvoir écouter, au théâtre des Champs-Élysées, les deux concertos de Ravel, dont l’un pour la main gauche », relève le mélomane, après avoir connu l’émotion la plus forte, et certainement irrépressible, lors de sa visite de Ciboure, déjà en 1975.« J’avais fait un court séjour dans le sud-ouest de la France, et bien sûr visité la maison natale de Ravel, à Ciboure. C’est quand je me promenais dans la petite rue derrière la maison, que j’ai vu la grosse porte de derrière de la célèbre maison. Dans la serrure, il y avait une clé. Au lieu d’expliquer les émotions que j’ai senties à ce moment, je vous dirais tout simplement que j’ai volé la clé. »

    …

    …

    Ni une, ni deux, à la vue du sésame de la maison de son idole, l’étudiant américain n’avait pas résisté à l’empocher. Pour mémoire, à l’époque, les lieux étaient occupés par l’office de tourisme, côté quai Ravel, et par l’Académie Ravel, côté rue Pocalette, à l’arrière de la maison. Le promeneur a donc « emprunté » la clé du couloir de communication entre les deux locaux, au sein de la maison. La clef a été recherchée, puis il a bien fallu se rendre à l’évidence, elle avait disparu. La serrure a été changée et la clé itou. L’objet a reparu, comme par enchantement. Pris de remords, l’ancien étudiant en musique l’a renvoyée le 28 août, accompagnée d’une missive, à l’attention de la Bibliothèque nationale de France (BNF). Cette dernière a transmis les éléments à l’Académie Ravel, qui les a reçus la semaine dernière, en plein cœur du festival !

    …

    …

    « 45 ans plus tard, il est temps que je vous la rende. Maintenant, âgé de 66 ans, j’ai quatre petits-enfants et je continue à me rappeler les moments inoubliables que j’ai passés en France – à l’exception du moment honteux dont je viens de parler », confie le sexagénaire. « Je vous demande pardon et je vous prie d’accepter cet objet auquel je n’avais aucun droit. »

    …

    …

    Jean-François Heisser a donc remis la clé symbolique à Guy Poulou, maire de Ciboure. Il reste à lui trouver une place, dans la Ville, elle qui ne quittera pas le cœur de cet Américain, mélomane.

    …
    …

    Prix de l’Académie

    …

    La 50e session de l’Académie Ravel a remis ses prix aux jeunes talents, dimanche matin. Ruben Micieli, piano, Elia Cohen Weissert, violoncelle, et Jean Sautereau, alto, ont reçu le prix de l’Académie Ravel (par la Ville de Saint-Jean-de-Luz).

    …

    Le prix Maurice-Ravel, décerné par la Ville de Ciboure, est allé à Iris Scialom (violon), Baptiste Tricot (piano), Arthur Heuel (violoncelle) et Madeleine Rey (alto).

    …

    …

    Ce mercredi 18 septembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pour commenter mes toutes récentes recherches sur le contexte familial (des Hiriart-Gaudin) des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel

    Afin de commenter un peu mes toutes récentes recherches
    sur le contexte luzien des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel
    _ en l’occurence les parentés élargies de la famille Gaudin (et les Hiriart) _,
    …
    voici un courriel de ce jour :
    …
    …
    Cher ami,
    …
    oui, les _ remarquables _ explorations de Jean-Noël Darrobers sont demeurées un peu trop partielles ;
    …
    et tel biographe récent s’est probablement contenté de les recopier
    sans entreprendre vraiment de nouvelles recherches sur les parentés cibouro-luziennes de Maurice Ravel,
    pas assez prestigieuses probablement à ses yeux : d’obscurs marins et marchandes de poissons (+ de successives naissances illégitimes !).
    …
    De même qu’il a un peu trop pris pour argent comptant les récits qui avaient cours dans la famille Gaudin
    _ eu égard, surtout, à l’étrange refus, à mon avis, d’Edmond Gaudin (1903 – 1988) d’assumer son cousinage ravélien via sa mère Magdeleine et les Hiriart !
    Possiblement _ telle est mon hypothèse pour le moment : à soumettre, bien sûr, à l’épreuve de faits plus probants ! _ suite à quelque incident _ tenu caché _ entre le jeune Edmond Gaudin (né en 1903) et Maurice Ravel _ ce n’est là bien sûr qu’une hypothèse…
    D’après Madame Lenoir, son père n’appréciait pas beaucoup la musique de Ravel : de quoi cela peut-il être un indice ?..
    Et Madame Lenoir me paraît parfaitement honnête ! C’est en amont, bien plutôt, que la censure familiale semble s’être exercée : au niveau de son père, Edmond Gaudin ; et pas de sa grand-mère Magdeleine Hiriart-Gaudin…
    …
    Ma recherche a rebondi en deux temps cet été :
    _ d’abord la découverte _ décisive ! _ du faire-part de décès de Charles Gaudin, présent sur le petit livre que Madame Lenoir m’a très gentiment prêté le 14 juillet 2019,
    avec les divers noms de cousins et petits-cousins (dont les Dougier, les Bordes, les Aguerregaray) qui y figurent ;
    _ ensuite la curiosité spontanément exprimée de Madame Lenoir à propos des Dougier, quand je l’ai contactée, depuis Saint-Jean, au téléphone, le 10 août (à 14 h 25) :
    je désirais lui remettre son petit livre, et explorer avec elle les archives familiales rassemblées par son frère ;
    mais il ne lui était pas possible de me recevoir ce week-end-là.
    Elle a seulement dit que le nom des Dougier se heurtait en elle à un blanc de sa mémoire, qui l’intriguait…
    …
    J’ai donc aussitôt travaillé là-dessus, et vite découvert que Henry Dougier (né en 1936) était le fondateur des Éditions Autrement _ mazette ! Et j’ai écouté les podcasts de ses cinq entretiens (chacun de 30′) pour À voix nue, sur France-Culture…
    …
    J’ai appelé alors Madame Lenoir, 
    et la mémoire lui est revenue alors sur Henry Dougier, et sur son père « Riquito » :
    …
    voici son courriel du 13 août (à 17 h 14) :
    …
    « Merci encore pour toutes vos recherches, il s’agit bien de Henry Dougier que je connaissais bien quand j’étais enfant et que j’ai un peu perdu de vue.. son père s’appelait également Henry et nous l’appelions Riquito, il avaient des ascendants espagnols.. ils appelaient ma grand-mère Magdeleine Hiriart Gaudin « Tante Madelon », mais je n’ai jamais su comment nous étions parents ..ils n’apparaissent dans aucune généalogie !! 
    J’étais désolée de ne pas pouvoir vous rencontrer le week-end dernier, et j’espère que ce ne sera que partie remise, recevez cher Monsieur mes meilleures salutations »
    …
    D’où les 4 articles que j’ai pu rédiger en suivant :
    …
    …
    …
    Nous nous éloignons certes un peu de Ravel et des Delouart,
    mais la famille Hiriart me paraît centrale (bien qu’un peu escamotée, me semble-t-il) dans la configuration familiale des Gaudin :
    …
    avec la personne-pivot de Dominique Hiriart (né le 28 janvier 1849), le père de Magdeleine Hiriart-Gaudin et beau-père de Charles Gaudin,
    fils de Marie Etcheverry n° 1 et petit-fils de Marie-Baptiste Delouart n° 2,
    et donc cousin au second degré avec Marie Delouart (née le 24 mars 1840), la mère de Maurice Ravel.
    …
    …
    Il me faudra demeurer un peu longtemps à Saint-Jean-de-Luz
    afin d’explorer beaucoup plus systématiquement les archives municipales de Ciboure _ je n’y ai passé que deux heures le 9 août dernier _ et celles de Saint-Jean-de-Luz.
    …
    À suivre,
    et bien à vous,
    …
    Francis
    …
    …
    Ce lundi 19 août 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • A la recherche d’autres parentés avec les Hiriart de Saint-Jean-de-Luz : les Campet (de Bayonne), les Ribis (de Biarritz)…

    En continuant de rechercher les parentés avec les Hiriart et Gaudin de Saint-Jean-de-Luz, à partir des noms présents _ tel celui de Campet, ou celui de Ribis, ou celui de Laborde _ sur les faire-parts de décès des familles Hiriart, Bibal, Gaudin, de Saint-Jean-de-Luz,

    en 1910, 1920, 1932 et 1936,

    …

    je viens de découvrir un mariage bayonnais, le 9 décembre 1895,

    entre Eugène Campet, 29 ans, né à Bayonne le 7 juillet 1870, colleur de papiers, fils de feu Pierre Campet, décédé à Bayonne le 4 mars 1887, et de Marie Lafargue ;

    et Elisabeth Hiriart, 22 ans, née à Bayonne le 20 novembre 1873, fille de feu Jean Hiriart, décédé à Bayonne le 30 avril 1882, et de Marianne Celhaya, marchande.

    Une fille leur était née un peu auparavant, le 12 novembre 1895, prénommée Marianne Marcelle.

    …

    Étaient parmi les témoins de ce mariage bayonnais,

    Jean Campet, 37 ans, frère de l’époux,

    et Emmanuel Hiriart, 24 ans, charpentier de marine, frère de l’épouse.

    …

    J’ignore à ce jour quels liens existent entre ces Hiriart bayonnais et les Hiriart luziens…

    …

    …

    Sans lien direct, cette fois aux Hiriart,

    est décédée en son domicile à Biarritz, le 18 avril 1941, Madame Louis Ribis, née Marguerite Aguerregaray.

    …

    Je suppose que cette Marguerite Aguerregaray biarrote

    a des liens de parenté avec les Aguerregaray bayonnais

    parents aux Bordes, Dupouy, Manes… et Dougier ;

    …

    mais j’ignore encore lesquels précisément…

    …
    …

    Je poursuis mes recherches ;

    qui demandent un peu de temps, de patience ;

    et un minimum de chance…

    …
    …

    Ce jeudi 15 août 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa