Étiquette : Saint-Jean-de-Luz

  • Les luziens Pascal Bibal et ses fils, François-Ignace, Grégoire et Joseph : poursuite d’enquête (I)

    Certaines données

    concernant les luziens

    Pascal Bibal

    (né à Saint-Jean-de-Luz le 12 juin 1847 _ Grand Rue n° 22 (ou n° 23 : c’est le nombre indiqué pour le lieu de naissance de sa jumelle Marie !!) _, et décédé à Bilbao, le 2 avril 1898 _ je l’ai découvert le 19 avril 2022… _)

    et ses enfants,

    notamment ses fils François-Ignace _ Ignace-François-Victor Bibal, né à Saint-Jean-de Luz le 17 septembre 1878, Grand Rue n° 39 _,

    Grégoire _ Grégoire Bibal, né à Saint-Jean-de Luz le 3 mai 1882, Grand Rue n° 16 _

    et Joseph Bibal _ Philippe-Joseph Bibal, né à Saint-Jean-de Luz le 29 décembre 1888, Rue Saint-Jacques _,

    …

    continuent, en dépit de mes recherches _ opiniâtres et tous azimuts _ de me manquer…

    …

    …

    Je continue donc de les poursuivre,

    par recherches sur Internet,

    coups de fil à divers interlocuteurs pourvus de diverses compétences,

    ou courriels _ dont je dispose des adresses électroniques.

    …

    …

    Mon objectif premier concerne

    l’obtention de la date et du lieu du décès de Pascal Bibal _ voilà : c’est fait ce 19 avril 2022 : Pascal Bibal est décédé à Bilbao, au n° 6 de la calle Arbolancha, le 2 avril 1898 _,

    ainsi, bien sûr !, que le plus possible de renseignements sur sa vie ;

    et sur son œuvre de peintre, naturellement !

    …

    …

    Sur sa vie,

    en plus du document établissant la naissance de Pascal Bibal

    (ainsi que de sa jumelle Marie : 3ème et 4ème enfants de Pierre Bibal et Victoire Dupous, après Jean-Baptiste et Annette : Pierre Bibal, maître au cabotage, et Victoire Dupous se sont mariés à Saint-Jean-de-Luz le 26 avril 1843),

    le 12 juin 1847 au n° 22 de la Grand Rue _ et non pas au n° 21 de cette Grand Rue, comme les 7 autres frères et sœurs Bibal, ainsi que je l’ai souligné en mes deux articles précédents, du vendredii 1er novembre :  ; et du samedi 2 novembre derniers :  … Mais peut-être est-ce là une effeur de graphie, ou de lecture… _,

    …

    je dispose aussi du document d’état-civil, établi à Saint-Jean-de-Luz le 13 juillet 1878,

    déclarant le mariage civil, ce jour-là, à Saint-Jean-de-Luz, de Pascal Bibal avec Dorotea Iburuzqueta,

    indiquant aussi leur précédent mariage religieux à Zarautz, le 23 janvier 1877 ;

    …

    puis les actes d’état-civil par lesquels Pascal Bibal est venu déclarer à la mairie de Saint-Jean-de-Luz

    les naissances successives de ses 6 enfants,

    entre le 17 septembre 1878,

    pour son fils aîné Ignace-François-Victor,

    et le 20 décembre 1888,

    pour le benjamin de ses enfants, Philippe-Joseph, le 29 décembre 1888  :

    …

    soient :

    …

    Ignace-François Victor Bibal, né au n° 39 Grand Rue le 17 septembre 1878,

    Marie-Micaela-Léonie Bibal, née au n° 16 Grand Rue le 27 novembre 1880,

    Grégoire Bibal, né au n° 16 Grand Rue le 3 mai 1882, 

    Elise Bibal, né au n° 5 Rue Gambetta le 15 mai 1884,

    Jeanne-Ignace-Bernardine Bibal, née au n° 13 Rue Tourasse le 28 juin 1887,

    Philippe-Joseph Bibal, né Rue Saint-Jacques _ sans numéro de maison noté _ le 29 décembre 1888,

    …

    assortis, ainsi que je viens de l’indiquer, de la mention

    des domiciliations successives de Pascal Bibal,

    ces onze années 1878-1888 à Saint-Jean-de Luz,

    ainsi que de sa profession _ avec des variations intéressantes : peintre, antiquaire, propriétaire… _, son âge,

    ainsi que celui de son épouse Dorotea :

    …

    …

    _ au 39 Grand Rue (le 17 septembre 1878, pour la naissance d’Ignace-François-Victor),

    Pascal Bibal, le père, âgé de 30 ans, est indiqué de profession peintre,

    et son épouse Dorotea, était dite âgée de 25 ans ;

    …

    _ au 16 Grand Rue (du 27 novembre 1880, pour la naissance de Marie-Micaela-Léonie

    au 3 mai 1882, pour la naissance de Grégoire),

    Pascal Bibal, le père, âgé de 32 ans en 1880, est indiqué de profession antiquaire, et son épouse Dorotea, est alors dite âgée de 27 ans ;

    et Pascal Bibal, le père, âgé de 34 ans en 1882, est à nouveau indiqué de profession antiquaire, et son épouse Dorotea, est alors dite âgée de 28 ans ;

    …

    _ au 5 Rue Gambetta (le 15 mai 1884, pour la naissance d’Elise),

    Pascal Bibal, le père, âgé de 38 ans, est indiqué cette fois propriétaire peintre, et son épouse Dorotea, est dite âgée de 30 ans ;

    …

    _ au 13 Rue Tourasse (le 28 juin 1887, pour la naissance de Jeanne-Ignace-Bernardine),

    Pascal Bibal, le père, âgé de 40 ans,  est à nouveau indiqué de profession peintre _ sans mention cette fois (et désormais : pour quelles raisons ?..) de l’état de propriétaire _ et son épouse Dorotea, est dite alors âgée de 33 ans ;

    il faut aussi indiquer que ce n’est pas Pascal Bibal, probablement absent alors de Saint-Jean-de-Luz, qui vient présenter l’enfant nouveau-né à la mairie, mais l’oncle paternel _ par alliance : ce dernier est en effet l’époux d’Annette Bibal, la sœur aînée de Pascal _ de celle-ci, Edmond Gaudin, 42 ans, receveur municipal _ ailleurs il est dit marineur.

    …

    _ et rue Saint-Jacques _ sans mention de numéro de maison _ (le 29 décembre 1888, pour la naissance de Philippe-Joseph),

    Pascal Bibal, le père, âgé de 41 ans, est indiqué une fois encore ici de profession peintre, et l’âge de son épouse Dorotea n’est cette fois-ci pas mentionné.

    …

    …

    Les contacts que j’ai pu établir avec divers correspondants très compétents _ et très aimables _

    ont donné jusqu’ici assez peu de résultats

    pour élargir ma connaissance en répondant à mes micro-questionnements :

    …

    _ les commissaires-priseurs, à Pau (M. Carrère) et à Saint-Jean-de-Luz (Arnaud Lelièvre et Caroline Lelièvre-Cabarrouy), ne disposent ni l’un ni les autres de biographie de Pascal Bibal

    _ dont ils ont eu à vendre le premier au moins un Portrait de Dame Basque

    et la seconde, tout récemment, L’Apprenti-boucher (signé seulement Bibal, sans prénom, il est vrai) ; mais le style de l’oeuvre fait pencher pour une réalisation du père, Pascal (né le 12 juin 1847 : il a 48 ans au mois d’août 1895) , plutôt que du fils, François-Ignace (né le 17 septembre 1878, qui n’a pas encore 17 ans en ce mois d’aout 1895 de cette toile… ; il resterait à confronter les signatures du père Pascal et du fils François-Ignace… ;

    les commissaires-priseurs ne semblent pas très curieux de la biographie de l’auteur du tableau qu’ils avaient à vendre ou ont vendu, et semblent se contenter de la biographie de son fils, peintre lui aussi, et mieux connu que lui, François-Ignace Bibal (sauf que le jeudi 14 novembre Arnaud Lelièvre vient de m’adresser un courriel : « Nous vous remercions de votre message. Vous en savez très certainement beaucoup plus sur la famille Bibal que nous. En effet, l’œuvre que nous avons vendue était datée 1896 _ non : 1895, a rectifié son épouse quand je l’ai eue au téléphone un quart d’heure plus tard, et que je l’ai priée de bien vouloir me le préciser… ; cette date ayant beaucoup d’importance pour m’aider à cerner la fourchette de plausibilité de la date du décès de Pascal Bibal… : mais j’ai donc enfin découvert, le 19 avril 2022, que Pascal Bibal est décédé à Bilbao le 12 avril 1898 ! _ et au regard des dates, il nous a semblait pertinent _ oui, en effet ; à moins qu’il s’agisse là d’un travail de jeunesse de François-Ignace, son fils (qui n’a pas encore 17 ans au mois d’août 1895) _ de l’attribuer à Pascal » _ dont Arnaud et Caroline Lelièvre connaissent ainsi l’existence et le travail de peintre… Mais nous n’avons pas davantage d’information _ notamment de la part du vendeur du tableau. N’hésitez pas à nous en transmettre si vous en avez d’autres ! _ bien sûr ! et avec le plus grand plaisir ! Merci et bravo pour votre travail. Cordialement...« )…. _ ;

    …

    _ la documentation _ en l’occurrence en la personne de Madame Marie-Hélène Deliart, très aimable _ du Musée basque de Bayonne, musée qui dispose de plusieurs œuvres de François-Ignace Bibal,

    a pu me faire part d’une page significative, mais trop partielle _ pages 514 – 515 _, d’un article, paru dans Gure Herria, de Philippe Veyrin, en 1926 :

    …

    Philippe Veyrin évoque bien l’expatriation à Cuba du peintre François-Ignace Bibal,

    postérieurement _ « mauvais destin« , dit-il, page 515 de ce numéro de Gure Herria _ « à la mort de son père« , Pascal Bibal. 

    …

    Malheureusement

    ni la date du décès de Pascal Bibal, le père,

    ni la date de l’expatriation à Cuba des enfants Bibal,

    ne sont précisées ici par Philippe Veyrin.

    …

    Voici le détail de ce texte _ précieux ! _ de Philippe Veyrin, en 1926, assorti de quelques commentaires de ma part  :

    …

    « Nous allons consacrer quelques pages de cette revue à Ignace-François Bibal, peintre basque-français.

    Car c’est un vrai basque, ce petit homme souple, nerveux, fougueux, l’œil vif et malicieux sous le béret crânement posé. Un vrai basque (malgré sa fine moustache en bataille) par l’enthousiasme grave et réfléchi qu’il éprouve pour son art et qu’il sait faire passer dans ses œuvres.

    Un vrai basque enfin, par sa vie elle-même.

    Il convient, nous semble-t-il, de laisser quelque pâture _ Philippe Veyrin est bien bon : il a pensé à nous laisser, par ce qu’il ne détaille pas ici, du travail de recherche… _ à la curiosité des historiens et critiques d’Art qui travailleront dans les siècles futurs. Aussi nous contenterons-nous de donner ici les seules notes biographiques susceptibles de faire connaître _ c’est-à-dire découvrir un peu, commencer d’apercevoir _ à la fois l’homme et son œuvre.

    Ignace- François Bibal est né à Saint-Jean-de-Luz _ le 17 septembre 1878, Grand Rue n° 39… Sa famille existait depuis longtemps dans le pays : sur les registres de la commune le nom de Bibal apparaît souvent dès le milieu du XVIIIème siècle _ son grand-père Baptiste Bibal, armurier, né à Hasparren en 1768, s’est marié à Saint-Jean-de-Luz (avec la luzienne Catherine Jeyre) le 11 février 1796 ; et le père de ce dernier, Jean Bibal, armurier lui aussi, était décédé à Saint-Jean-de-Luz, rue Oythourboure (?), le 23 mai 1795. Quant à son père, Pascal Bibal, il est né à Saint-Jean-de-Luz le 12 juin 1847, Grand Rue n° 22 (ou 21)…

    Labourdin par sa famille et par sa naissance _ à Saint-Jean-de-Luz _, Bibal, par sa mère _ Dorotea Iburuzqueta Zabala _ originaire de Zarauz _ Pascal Bibal et Dorotea Iburuzqueta se sont mariés religieusement à Zarautz le 23 janvier 1877 ; puis civilement à Saint-Jean-de-Luz le 13 juillet 1878 _, appartient aussi au Guipuzcoa. Enfin, la Biscaye, où il vécut _ à Bilbao _une grande partie de son adolescence _ mais probablement pas avant la naissance du plus jeune frère de la fratrie, Philippe-Joseph Bibal, né à Saint-Jean-de-Luz le 29 décembre 1888 ; et peut-être afin de permettre à François-Ignace de bien compléter à Bilbao sa première formation de peintre, qui eut lieu à Ciboure, auprès de Gustave Colin _, a eu aussi son influence sur sa formation.

    A Ciboure (dont les ruelles ombrageuses et les murs blancs ensoleillés n’ont jamais cessé de hanter son rêve d’artiste) Bibal fut un des rares élèves du maître Gustave Colin _ 1828 – 1910 : présent dès 1862 à Saint-Jean-de-Luz.

    A Bilbao, quelques années plus tard _ au cours de la décennie des années 90 _, il fut, avec le catalan Santiago Rusiñol, avec Zuloaga, Dario de Regoyos, Manuel Losada, Alberto Arrué et quelques autres basques, un des fondateurs de l’ »Exposition d’Art moderne ». Âgé seulement d’une vingtaine d’années, Bibal était le benjamin de ce groupe, dont la plupart des membres ne devaient pas tarder à s’illustrer.

    Hélas, un mauvais destin vint, sinon interrompre, du moins ralentir une carrière si bien commencée. A la mort de son père _ à Bilbao, le 2 avril 1898, au n°6 de la Calle Arbolancha ; et inhumation au cimetière de Mallona… _, Bibal dut s’expatrier. Un vrai basque ne pouvait partir qu’ »aux Amériques » : il fut s’établir à La Havane _ le 17 mars 1905 il est domicilié à La Havane, nous indique son livret militaire _ et y demeura jusqu’en 1914.

    Revu en France pour combattre _ le livret militaire nous apprend aussi qu’Ignace-François est domicilié à Saint-Jean-de-Luz au n° 41 de la rue Gambetta (chez sa tante Annette Bibal Gaudin et son mari Edmond Gaudin) dès le 28 septembre 1914 _, Bibal, la guerre finie, ne voulut plus repartir _ il s’était entretemps probablement marié à Auch (avec Marie-Augustine-Rose Tournerie) ; Auch où il réside dès le 7 juillet 1917 ; et où il peint une vue de la cathédrale d’Auch, en 1919.

    Dès lors, avec énergie, avec une patiente obstination il commença d’édifier cette œuvre dont la sensibilité vraie, la technique souple et variée, l’art sincère et consciencieux, s’imposent chaque année davantage à l’attention du public.

    Tour à tour, ses envois annuels aux Salons de la Nationale, des Indépendants et des Tuileries, ont valu à Bibal des succès grandissants« , etc.

    Ne perdons pas de vue que Philippe Veyrin, en plus de l’historiographe majeur du pays basque qu’il est, est aussi un important peintre de ce pays basque…

    …

    …

    Madame Deliart a consulté le très compétent (sur l’école bayonnaise de peinture tout particulièrement) Olivier Ribeton, qui ne dispose pas, lui non plus, m’a-t-elle indiqué, de renseignements plus précis sur la vie et l’œuvre de Pascal Bibal.

    Et il se trouve aussi que ni le Musée Basque, ni le Musée Bonnat, de Bayonne, ne possèdent dans leurs collections, d’œuvres de Pascal Bibal _ à la différence de la ville de Ciboure.

    …
    …

    _ Robert Poulou, éminent connaisseur de la peinture basque, et de l’école bayonnaise,

    ne possède pas, lui non plus, de précision supplémentaire sur Pascal Bibal ;

    …

    _ ni Jacques Ospital, l’historien de Saint-Jean-de-Luz _ qui a eu l’occasion de jeter un coup d’œil méthodique sur les archives familiales de Charles-Paul Gaudin (Saint-Jean-de Luz, 15 janvier 1938 – Saint-Jean-de-Luz, 25 mai 2006), le fils d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988), et petit-fils de Martin-Marie-Charles Gaudin (Saint-Jean-de Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, Congo Français, 12 septembre 1910), et arrière-petit-fils d’Annette Bibal-Gaudin (Saint-Jean-de Luz, 28 avril 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1936), la sœur aînée du peintre luzien Pascal Bibal ;

    et certaines œuvres de Pascal Bibal, demeurent, semble-t-il, dans la famille Gaudin, ainsi que dans la famille Courteault... _,

    très aimables et coopératifs.

    …
    …

    Et jusqu’ici je n’ai pas réussi à joindre Jean-François Larralde, autre particulièrement éminent connaisseur de la culture luzienne.

    …

    …

    Sur le destin des enfants Bibal de Pascal et son épouse Dorotea Iburuzqueta,

    je dispose _ et c’est une mine d’informations unique sur leurs parcours vitaux, y compris après les conseils de révision, ou leurs situations durant la guerre de 14 _ des livrets militaires des 3 frères Bibal,

    Ignace-François-Victor, classe 1898,

    Grégoire, classe 1902

    et Philippe-Joseph, ou Philippe, classe 1908 ;

    …

    qui nous livrent de très précieux enseignements sur leurs parcours,

    tant en France (Saint-Jean-de-Luz, mais aussi Auch) qu’en Espagne (Bilbao) ou à Cuba (La Havane).

    …

    …

    Pour ce qui concerne l’aîné, Ignace-François-Victor Bibal,

    de la classe 1898,

    son livret militaire nous apprend en effet qu’à la date du conseil de révision, qui s’est tenu en 1898 _ sans plus de précision _, l’appelé (dont le domicile légal se trouve à Saint-Jean-de-Luz _ son lieu de naissance, le 17 septembre 1878 _) est dit résider alors à Paris _ probablement pour sa formation picturale _ ;

    alors que le domicile de ses parents, feu Pascal Bibal _ l’information est pour nous capitale ! Pascal Bibal est donc déjà décédé lors du conseil de révision de son fils en 1898 : oui, il est décédé à Bilbao le 2 avril 1898  _ et Dorotea Iburesqueta (sic), est dit se situer à Bilbao.

    …

    À ce conseil de révision de 1898, l’appelé Ignace-François-Victor Bibal est provisoirement réformé ; et il est appelé à venir se représenter l’année suivante, en 1899, où il sera alors définitivement réformé (pour « faiblesse« ), et est alors versé dans la Réserve (en la 18ème section de L. O. A. ).

    …

    Sur le document,

    ont été indiquées ensuite _ et c’est très précieux pour notre recherche ici _ les « localités successives habitées

    par suite de changement de domicile ou de résidence » :

    …

    _ le 17 mars 1905, La Havane _ voilà une date cruciale : très probablement celle de (ou peu après) l’arrivée de la fratrie Bibal à Cuba…

    _ le 28 septembre 1914, Saint-Jean-de-Luz, 41 rue Gambetta _ l’appelé, bien que réformé et mis dans la réserve, rentre alors de Cuba en France afin d’y remplir ce qu’il estime constituer ses obligations militaires ; et il loge ainsi chez sa tante paternelle Annette Bibal-Gaudin (née à Saint-Jean-de-Luz  le 28 avril 1845) et son époux Edmond Gaudin (né à Saint-Jean-de-Luz  le 17 novembre 1844).

    _ le 7 juillet 1917, 7 rue de Colmar à Auch _ et c’est à Auch que réside (et est née, le 22 mars 1874) celle qui va être l’épouse (puis la veuve le 26 mai 1944) de François-Ignace Bibal : Marie-Augustine (dite Rose) Porterie (elle décédera au domicile du couple, 5 Place du Maréchal Foch à Saint-Jean-de-Luz, le 11 décembre 1962) : les deux futurs époux se sont-ils rencontrés à Auch, et puis mariés peu après ? Ou bien est-ce pour retrouver Rose Porterie, connue un peu auparavant, que François-Ignace Bibal se serait rendu à Auch ? C’est bien difficile à éclaircir…

    …

    Le 6 novembre 1914, la Commission de réforme a maintenu Ignace-François-Victor, qui est venu se présenter aux autorités militaires, dans sa situation primitive de réforme.

    …

    …

    Le cas militaire de son frère Grégoire Bibal est, lui, plus complexe _ du fait que, choisissant de demeurer à Cuba au lieu de retourner en France, comme son frère aîné, suite à la déclaration de guerre avec l’Allemagne, en 1914, Grégoire Bibal sera considéré comme insoumis et en subira des conséquences (lors d’un retour en France en 1929) _ ;

    et son livret militaire nous livre de forts intéressants renseignements, sur une longue durée.

    …

    En 1902,

    comme ceux de la classe 1902, Grégoire Bibal passe le conseil de révision _ il n’est pas encore parti à Cuba.

    Sa fiche d’identité comporte, comme celle de son frère aîné _ il faut le relever _, quelques erreurs :

    …

    il est dit fils de feu Pascal Bibal _ comme son frère aîné, quatre ans auparavant : forcément _ et de Dorothée Iburuzquieto (sic), domiciliés à Bilbao _ comme pour la fiche de son frère aîné _,

    lui-même résidant aussi alors, de même que ses parents, à Bilbao (alors que son domicile légal est à Saint-Jean-de-Luz _ sans précision d’adresse plus précise _) _ et c’est probablement à Bilbao qu’est décédé Pascal Bibal, vers 1895-96-97-98 ; c’est ce que je cherche à établir ; oui, à Bilbao, calle Arbolancho, le 2 avril 1898…

    …

    Quant à la profession de Grégoire Bibal,

    le mot peintre, d’abord inscrit, est rayé, et remplacé _ à quelle date ? C’est difficile à décider _ par architecte _ de fait, Gregorio Bibal Iburuzqueta va mener une brillante carrière d’architecte à La Havane, couronnée probablement par l’édification de l’Opéra de la Havane, à la fin des années 20.

    …

    Les conseils de révision de 1902 et 1903 prennent deux fois la décision de l’ajourner, et de le verser, pour « faiblesse, avis de Bilbao » _ la mention est significative ! _,  dans les « Services auxiliaires » de l’armée active, la « 18ème section d’Infirmiers » de la réserve.

    …

    Il est déclaré être passé dans la réserve de l’armée active à la date du 1er octobre 1906.

    …

    Puis, suite au décret du 1er août 1914, le voilà affecté à la 18ème section d’Infirmiers à Bordeaux.

    …

    Mais n’ayant pas rejoint son poste _ ni la France ; dès 1910 ou un peu avant, Gregorio est marié (dans le faire-part de décès de son cousin germain Martin-Marie-Charles Gaudin au mois d’octobre 1910, Grégoire Bibal figure comme marié, mais sans encore d’enfant : cf mon article du 16 juillet 2019 : ) ; mais n’est hélas pas alors mentionnée l’identité précise de son épouse _,

    il est considéré comme insoumis le 15 octobre 1915 _ il demeure en effet à Cuba, à La Havane, avec son frère Joseph ; et ne reviendra, semble-t-il, séjourner en France qu’en 1929.

    …

    Le 21 août 1929,

    s’étant présenté volontairement _ il faut le relever ! _ au bureau de recrutement de Bayonne le 16 août 1929 _ afin de régler sa situation militaire d’insoumis ; et il est désormais un architecte internationalement reconnu ! _,

    il est rayé de l’insoumission ;

    et il est laissé en liberté provisoire à Saint-Jean-de-Luz (Rue du Midi, Maison Marintchu _ (sic) au domicile de sa tante Annette Bibal veuve Gaudin ; laquelle a quitté le 41 de la rue Gambetta en juillet 1924 pour s’installer, avec sa sœur célibataire Bernardine Bibal (née le 22 août 1855), sa fille célibataire Marie Gaudin (née le 3 mars 1879), ainsi que sa petite-fille Annie Courteault, encore enfant (elle est née le 26 septembre 1913), à la Villa Mirentxu, rue du Midi. Ici, je me demande où, en quel domicile, résident ce 16 août 1929 son frère François-Ignace et sa belle-sœur Marie-Rose : à Ainhoa ? à Saint-Jean-de-Luz, rue Vauban ? Et pas encore 5 Place du Maréchal Foch à Saint-Jean-de-Luz, où le peintre décédera le 26 mai 1944.

    …

    Grégoire Bibal est officiellement condamné le 18 octobre 1929 par le Tribunal Militaire permanent de Bordeaux à 6 mois de prison avec sursis, pour insoumission en temps de guerre. Mais il n’a pas subi de détention provisoire.

    Il est classé sans affectation le 24 octobre 1929 ; et affecté au C. M. d’Infanterie 183, le 30 juillet 1930, en raison, est-il précisé, de sa résidence à l’étranger _ Cuba, où il est retourné dès le mois de février 1930 ; voir plus bas. Il est aussi, et le fait est notable, un architecte reconnu internationalement.

    …

    Sur ce livret militaire de Grégoire Bibal,

    ont été indiquées ensuite _ et c’est à nouveau très riche d’enseignements pour nous _ les « localités successives

    habitées par suite de changement de domicile ou de résidence » :

    …

    _ le 14 février 1930, Calle Obispo, n° 16 à La Havane _ Gregorio Bibal est donc retourné là à Cuba, mais il veille à scrupuleusement signaler aux autorités françaises ses moindres changements de domicile (y compris à La Havane) ;
    _ en 1931, Calle Montoro n° 5, toujours à La Havane 
    _ en 1932, il y réside toujours _ et prend soin prudemment d’en informer les autorités militaires françaises.

    …

    Mais il a été définivement libéré de ses obligations militaires le 14 octobre 1931.

    …

    …

    Le cas militaire de leur frère Philippe-Joseph Bibal, est, lui, plus simple.

    …

    Sa fiche d’identité militaire_ très pauvre, cette fois _ comporte, elle aussi, des erreurs :

    son père, Pascal Bibal, n’est pas indiqué cette fois (en 1908) comme étant déjà décédé (le 2 avril 1898) ;

    et le nom de sa mère est une fois de plus mal orthographié : Dorothée Iburuzagueta (sic)…

    …

    Visiblement, Philippe-Joseph Bibal, de la classe 1908, ne s’est pas présenté au conseil de révision :

    c’est qu’il réside désormais à la Havane (c’est effectivement mentionné _ et probablement lui aussi depuis le mois de mars 1905 _), et il n’a pas pris la peine de faire alors, en 1909, le voyage de Cuba vers la France.

    …

    Il est donc déclaré « Absent » en 1909 ;

    puis inscrit sur la liste des insoumis le 4 mai 1910 _ j’ignore si lui est jamais retourné une seule fois en France ; oui, et même à de nombreuses reprises, m’indique sa cousine Maylen Gaudin-Lenoir ; mais probablement bien plus tard : vraisemblablement après 1945…

    Lui donc n’a jamais eu à vivre les pénibles péripéties de réglement de sa situation militaire qu’a subies son frère Grégoire les années 1929-1930, avant le retour de ce dernier à Cuba le 14 février 1930.

    …

    …

    Je m’interromps ici ce soir ;

    je poursuivrais cet exposé sur mon enquête à propos de Pascal Bibal et sa famille demain.

    …

    …

    Ce vendredi 8 novembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pour suivre l’histoire des Bibal et des Gaudin au XIXe siècle à Saint-Jean-de-Luz : les changements de numérotation ainsi que de dénomination des rues de Saint-Jean-de-Luz

    Afin de faire un rapide – et commode – bilan des domiciliations – de ce qui est alors dénommé – Grand Rue (au moins jusqu’en janvier 1883 –  où naît, le 31 du mois, au domicile de ses parents Gaudin-Bibal (ainsi que de la maîtresse de la maison, sa grand-mère Victoire Dupous, veuve de Pierre Bibal), au 41 Grand Rue, Pascal Gaudin… –), puis – de ce qui devient dénommé – Rue Gambetta (à partir d’au moins avril 1884 – où décède chez lui, au 41 rue Gambetta, Léon-Pierre Bibal, fils de Victoire Dupous, veuve de Pierre Bibal, ce 28 avril 1884 – ) des membres des familles Bibal (issus de Pierre Bibal et Victoire Dupous, à partir de leur mariage – à Saint-Jean-de-Luz – le 26 avril 1843, ainsi que de Pascal Bibal et Dorotea Iburuzqueta, à partir le leur mariage – à Zarautz (Guipuzcoa) – le 23 janvier 1877 ; ainsi que, plus en amont, de leurs parents Jean-Baptiste Dupous et Françoise Benoît – ils se sont mariés à Saint-Jean-de-Luz le 17 septembre 1821 – ) et Gaudin (issus d’Edmond Gaudin et Annette Bibal à partir de leur mariage à Saint-Jean-de-Luz le 27 janvier 1875),

    …

    je constate que, lors de leur naissance ou de leur décès tels qu’ils sont attestés dans les actes d’état-civil, la plupart d’entre ces personnes Bibal et Gaudin nées ou décédées à Saint-Jean-de-Luz entre le 7 février 1844 (naissance de Jean-Baptiste Bibal – l’aîné des enfants de Pierre Bibal et son épouse Victoire Dupous, qui décèdera à l’hôpital de Rochefort, à l’âge de 27 ans, le 18 février 1871, laissant ainsi son droit d’aïnesse à sa sœur Annette Bibal, née, elle, le 28 avril 1845 (ajout du 15 juillet 2025) – ) et le 2 novembre 1899 (décès de Louis Gaudin – le dernier né, le le 23 février 1886 des 7 enfantsnts du couple d’Edmond Gaudin et Annette Bibal (ajout du 15 juillet 2025) – ), sont notées, dans l’acte d’état-civil déclarant cette naissance ou ce décès, être domiciliées au 21 Grand Rue, qui devient le 41 Rue Gambetta au moins dès avril 1884 – lors du décès chez lui de Léon-Pierre Bibal (1er février 1849 – 28 avril 1884) – Léon-Pierre Bibal est le cinquième né des 9 enfants nés du couple formé de Pierre Bibal et son épouse Victoire Dupous (ajout du 15 juillet 2025) – ; et je les énumère ici dans l’ordre chronologique de leur survenue :

    …

    Jean-Baptiste Bibal, né au 21 Grand Rue le 7 février 1844 ;

    Annette Bibal, née au 21 Grand Rue le 28 avril 1845 ;

    Léon-Pierre Bibal, né au 21 Grand Rue le 1er mars 1849 ;

    Marie Bibal, née au  22 Grand Rue le 12 juin 1847 ;

    Pascal Bibal, né au 23 Grand Rue le 12 juin 1847 ; – deux fâcheuses erreurs d’inscription de numérotation, tout particulièrement pour la naissance de jumeaux ! (ajout du 15 juillet 2025) -,

    Marie Bibal, décédée au 21 Grand Rue le 13 mars 1849 – à l’âge de un an et 9 mois – ;

    Justine Bibal, née au 21 Grand Rue le 13 septembre 1850 ;

    Marie Bibal, née au 21 Grand Rue le 19 mai 1852 ;

    Marie-Martine-Elisa Bibal, née au 21 Grand Rue le 11 novembre 1853 ;

    Justine Bibal, décédée au 21 Grand Rue le 31 mars 1854 – à l’âge de 3 ans et demi – ;

    Bernardine Bibal, née au 21 Grand Rue le 22 août 1855 ;

    Pierre Bibal, décédé au 21 Grand Rue le 12 septembre 1855 – à l’âge de 49 ans – ;

    Françoise Benoît (mère de Victoire Dupous, et proprétaire de la maison de ce 21 Grand Rue, dont hérite alors sa fille Victoire), décédée au 20 (?) Grand Rue le 13 septembre 1855, à l’âge de 82 ans : une nouvelle erreur de numérotation (ajout du 15 juillet 2025)

    Baptiste Dupous, décédé au 21 Grand Rue le 18 avril 1865 –  _ à l’âge de 64 ans – ;

    Charles Gaudin, né au 41 (sic) Grand Rue le 19 novembre 1875 ;

    Marie-Pascaline Gaudin, née au 41 (sic) Grand Rue le 10 novembre 1876

    Marie-Pascaline Gaudin, décédée au 21 Grand Rue le 30 avril 1877 – à l’âge de 5 mois et demi – ;

    Pierre Gaudin, né au 21 Grand Rue le 7 février 1878 ;

    Marie Gaudin, née au 21 Grand Rue le 3 mars 1879 ;

    Jeanne Gaudin, née au 21 Grand Rue le 16 octobre 1880 ;

    Pascal Gaudin, né au 21 Grand Rue le 31 janvier 1883 ;

    Léon-Pierre Bibal, décédé au 41 Rue Gambetta le 28 avril 1884 – à l’âge de 35 ans – ;

    Louis Gaudin, né au 41 Rue Gambetta le 23 février 1886 ;

    Louis Gaudin, décédé au 41 Rue Gambetta le 2 novembre 1899 – à l’âge de 13 ans – ;

    …

    et j’y ajoute, au XXe siècle :

    …

    Gracieuse Billac – non ! : pas Gracieuse Billac, mais sa sœur Engrace-Gachucha Billac ! (rectification du 12 juillet 2025) – domestique, gouvernante des enfants Gaudin et grand-tante de Maurice Ravel – , décédée au 41 Rue Gambetta le 17 décembre 1902 – à l’âge de 83 ans – ;

    Victoire Dupous – la mère d’Annette et Pascal Bibal, et la grand-mère des enfants Gaudin et Bibal – , décédée au 41 Rue Gambetta le 16 juin 1903 – à l’âge de 81 ans – ;

    et encore Edmond Gaudin – le mari d’Annette Bibal et le père des enfants Gaudin – , décédé au 41 Rue Gambetta le 28 décembre 1920 – à l’âge de 76 ans – ;

    …

    et au mois d’août 1924, Annette Bibal Gaudin, la maîtresse de la maison du 41 rue Gambetta depuis le décès de sa mère Victoire Dupous-Bibal le 16 juin 1903, vend, ou du moins déménage de, cette maison du 41 rue Gambetta, et va emménager avec sa fille Marie Gaudin, sa petite-fille Annie Courteault – qui vit avec elles à Saint-Jean-de-Luz – , et sa sœur Bernardine Bibal, la fameuse « Tante Bibi » des lettres de Maurice Ravel à Marie Gaudin, à l’assez proche Villa Mirentchu, rue du Midi ; depuis le double décès de ses fils Pierre et Pascal Gaudin, au Chemin des Dames, le 12 novembre 1914, et la mort de son mari Edmond Gaudin, le 28 décembre 1920, la maison du 41 Rue Gambetta est en effet devenue trop grande (et trop vide) pour ce qui demeure de la maisonnée Bibal-Gaudin… D’où ce déménagement dans cette plus petite maison, Mirentchu, aux volets verts… ;

    …

    aux toutefois notables exceptions d’inscriptions suivantes-ci, très probablement dues à des erreurs d’inscriptions sur le registre !) :

    …

    le 12 juin 1847, les jumeaux Pascal et Marie Bibal sont notés déclarés être nés aux 23 et 22 Grand Rue ;

    …

    le 13 septembre 1855, Françoise Benoît  (la mère de Victoire Dupous et grand-mère maternelle d’Annette et Pascal Bibal) est notée déclarée être décédée – à l’âge de 82 ans  – , elle au 20 Grand Rue.

    …

    S’agit-il, ces trois fois-là, d’une erreur de graphie du numéro (le n° 20, le n° 22 et le n°23, au lieu du n° 21) ? Ou bien cette double naissance des jumeaux Pascal et Marie Bibal, ainsi que ce décès de leur grand-mère Françoise Benoît, ont-ils eu lieu en une autre maison – une maison contigüe, côté impair de la rue, pour le n° 23, ou une maison située du côté pair de la rue pour les n° 20 et 22 ? C’est bien peu vraisemblable ! (ajout du 15 juillet 2025) – que celle numérotée 21 Grand Rue ?

    Ce sont là plus que vraisemblablement des erreurs d’écriture ! (ajout du 12 juillet 2025)…

    …

    …

    Ensuite, c’est au 39 Grand Rue – et pas au 21, mais ces maisons, ici, sont contigües… : est-ce à nouveau une erreur d’écriture ? C’est probable… – que’est inscrit naître le 17 septembre 1878 Ignace-François-Victor Bibal (Paquito), le fils aîné – et futur peintre bien connu, dont une rue, au quartier d’Urdazuri, porte aujourd’hui le nom… (ajout du 15 juillet 2025) – de Pascal Bibal et son épouse Dorotea Iburuzqueta ;

    …

    et c’est au 16 Grand Rue – et pas au 21 – que naîtront ensuite, le 27 novembre 1880 et le 3 mai 1882 sa sœur Marie-Micaela-Léonie Bibal, puis son frère Grégoire Bibal ;

    et au 5 Rue Gambetta – et pas au 41 – que naîtra le 5 mai 1884 sa sœur Elise Bibal.

    …

    Les deux derniers enfants de Pascal Bibal et Dorotea Iburuzqueta, soient Jeanne-Ignace-Bernardine Bibal, et Philippe-Joseph Bibal (Pepe), nés le 28 juin 1887 et le 29 décembre 1888, ne naîtront pas, eux, Rue Gambetta, mais Jeanne, au 16 Rue Tourasse, et Joseph (Pepe), Rue Saint-Jacques – sans numéro de maison mentionné sur l’acte de naissance à l’état civil…

    – sur les glorieuses destinées, notamment à Cuba, de certains (Gregorio et Pepe…) des 6 enfants de Pascal Bibal et son épouse Dorotea Iburuzqueta, lire mes passionnants articles en date des 7 et 8 novembre 2019 : «  » et « « … (ajout du 15 juilet 2025) –

    …

    …

    C’est donc entre le 22 août 1855, date de la naissance de Bernardine Bibal, ou plutôt le 12 septembre 1855, date du décès de Pierre Bibal – ou même le 13 septembre 1855, date du décès de Françoise Benoît, la mère de Victoire Dupous… – , et le 18 avril 1865, date du décès, Grand Rue n° 41, de Baptiste Dupous (né à Urrugne-Béhobie le 26 juin 1800 – et époux à Saint-Jean-de-Luz, le 17 septembre 1821, de Françoise Benoît : née à Saint-Jean-de-Luz, (j’ignore dans quelle maison de quelle rue…) le 2 octobre 1786 et décédée à Saint-Jean-de-Luz, Grand Rue n° 20 – plus vraisemblablement au n° 21 (ajout du 15 juillet 2025) – , le 13 septembre 1855 – ), que semble avoir été modifié le numérotage de la Grand Rue de Saint-Jean-de-Luz :

    le numéro 21 devenant désormais le numéro 41 de la Grand Rue ; qui deviendra, et au moins dès avril 1884, le numéro 41 de la rue Gambetta.

    …

    …

    Je peux donc en déduire que le 21 Grand Rue d’entre au moins février 1844 et au moins septembre 1855, le 41 Grand Rue d’entre au moins avril 1865 et au moins janvier 1883, puis le 41 Rue Gambetta au moins dès avril 1884, semblent bien être les dénominations-numérotations de la même maison – et en effet c’est bien dans ce créneau temporel (janvier 1883 – avril 1884) que la municipalité de Saint-Jean-de-Luz procéda au changement de nom de pas mal des voies importantes de la cité : le 14 février 1883, pour être très précis. Et cela juste 15 jours après la naissance de Pascal Gaudin, le 31 janvier 1883, au 41 Grand Rue !..

    …

    …

    Cette maison a-t-elle d’abord été – et à partir de quelle date ? – la propriété des Dupous – voire, en amont, des Benoît ? C’est très probable : François Benoît (1746- 1828), le père de Françoise Benoît (1786-1855), était boulanger ; et il est décédé, lui le 16 avril 1828 au n° 2 de la rue Montante… (ajout du 15 juillet 2025) – ? ou celle des Bibal ? Non, la propriété des Dupous  ! (ajout du 12 juillet 2025, en s’appuyant – et là c’est un apport décisif de Guy Lalanne, qui m’a montré le précieux document le 2 mai 2025 à Ciboure… – sur le plan d’alignement des façades des maisons de la rue Gambetta, en date de 1847, qui attribue la parcelle n° 400, où est située cette maison, à la famille Dupous !) _ et en tout cas, pas la propriété des Gaudin : le mariage entre Annette Bibal et Edmond Gaudin a lieu seulement le 27 janvier 1875 _ : voici une piste assurément intéressante de recherche…

    …

    …

    Baptiste Dupous (1800 – 1865), le père de Victoire (1822 – 1903) était lui aussi boulanger – de même que le père de Françoise Benoît et grand-père maternel de Victoire Dupous : François Benoît (né en 1746 et décédé à Saint-Jean-de-Luz le 16 avril 1828, Rue Montante n° 2), était lui aussi boulanger de profession… – ;

    alors que Pierre Bibal (1806 – 1855), le mari de Victoire Dupous, était maître au cabotage – Pierre Bibal était né le 5 septembre 1806, Rue Saint-Jacques n° 24 ; et ses parents Baptiste Bibal (né à Hasparren en 1768, armurier, et décédé le 21 mai 1825, rue Saint-Jacques n° 25) et Catherine Jeyre (née à Saint-Jean-de-Luz en 1772 (j’ignore dans quelle maison de quelle rue), et décédée le 1er juin 1821, rue Saint-Jacques n° 24), étaient tous deux décédés, eux aussi rue Saint-Jacques : Baptiste Bibal est décédé au n° 25, et son épouse Catherine est décédée au numéro 24, selon les mentions des registres de l’état-civil : à quoi tient cette différence de numéro ? à une variation d’inscription de la numérotation sur le registre d’étatat-civil, et c’est le plus probable, ou à une différence de domicile ?.. – …

    …

    …

    La micro-histoire permet de préciser et enrichir la connaissance à partir de la prise en considération et l’exploration de micro-détails.

    Et c’est passionnant.

    …

    …

    Ce samedi 2 novembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Nouvelles précisions sur la famille du peintre Pascal Bibal, et les variations de leur domiciliation à Saint-Jean-de-Luz

    Si je n’ai toujours pas réussi à identifier

    la date et le lieu de décès du peintre Pascal Bibal – c’est à Bilbao, le 12 avril 1898 (ajout du 6 janvier 2026) – ,

    né le 12 juin 1847 à Saint-Jean-de-Luz, 22 Grand Rue

    _ et c’est peut-être là une erreur d’écriture : tous ses frères et sœurs

    du 7 février 1844, pour l’aîné de la fratrie, Jean-Baptiste Bibal,  jusqu’au 22 août 1855 pour Bernardine Bibal, la benjamine,

    ayant étant déclarés nés au 21 Grand Rue !

    À moins que le 21 et le 22 Grand Rue désignent deux maisons voisines, voire contigües ?..  _,

    …

    je viens d’identifier les lieux et dates de naissance de ses six enfants

    _ ainsi que de son épouse Dorotea Iburuzqueta (née à Zarautz, en Guipuzcoa) _,

    tous nés à Saint-Jean-de Luz entre 1878 et 1888 :

    …

    _ Ignace-François-Victor, le 17 septembre 1878, Grand Rue n° 39 : peintre bien connu, François-Ignace Bibal décèdera à Saint-Jean-de-Luz, 5 Place Maréchal Foch, le 26 mai 1944

    _ Marie-Micaela-Léonie, le 27 novembre 1880, Grand Rue n° 16

    _ Grégoire, le 3 mai 1882, Grand Rue n° 16 : peintre et architecte, marié, émigré à Cuba, il bâtira l’Opéra de La Havane 

    _ Elise, le 5 mai 1884, Rue Gambetta n° 5

    _ Jeanne-Ignace-Bernardine, le 28 juin 1887, rue Tourasse, n° 13 : elle décèdera la première de la fratrie ; à la différence de ses trois frères et ses deux sœurs, elle est en effet absente du faire-part de décès de son cousin Charles Gaudin à l’automne 1910. Je n’ai pas trouvé mention de son nom dans les actes de décès de l’État-Civil de Saint-Jean-de-Luz, ni avant le 31 décembre 1900, ni après le 1er janvier 1901.

    _ Philippe Joseph, le 29 décembre 1888, rue Saint-Jacques : émigré avec son frère Grégoire à Cuba, il sera un banquier très florissant.

    …

    Pascal Bibal _ qualifié d’artiste peintre, ou bien de peintre décorateur, voire d’antiquaire, en divers actes d’état-civil… et son œuvre de peintre est tout à fait remarquable ! _ et son épouse Dorotea ont ainsi logé dans divers domiciles successifs à Saint-Jean-de-Luz entre 1878 et 1888 :

    j’en ignore les raisons…

    …

    …

    Les parents des 9 enfants Bibal

    _ Jean-Baptiste, Annette, les jumeaux Pascal et Marie, Léon-Pierre, Justine, Marie, Marie-Martine-Eliza et Bernardine _

    que sont Pierre Bibal (5 septembre 1806 – 12 septembre 1855) et Victoire Dupous (9 septembre 1822 – 16 juin 1903)

    sont tous deux nés à Saint-Jean-de-Luz :

    …

    lui, Pierre Bibal, rue Saint-Jacques n° 24

    _ ses parents Baptiste Bibal et Catherine Jeyre étant tous deux décédés, lui Baptiste, le 21 mai 1825 , et elle Catherine, le 1er juin 1821, rue Saint-Jacques : au n° 25, pour Baptiste Bibal, et au n° 24, pour Catherine Geyre : la différence de numéro signifie-t-elle une différence de domicile ? ou seulement une variation de la numérotation ? _

    et elle, Victoire Dupous, rue Saint-Jean n° 4

    _ ses parents Baptiste Dupous et Françoise Benoît étant tous deux décédés, lui Baptiste, le 12 avril 1865, et elle Françoise, le 13 septembre 1855, Grand Rue : au n° 41, pour Baptiste Dupous, et au n° 20, pour Françoise Benoît.

    …

    …
    Je remarque aussi que, le 12 et le 13 septembre 1855, décèdent _ de quelque épidémie ? _ au n° 20 de la Grand Rue, Pierre Bibal (le mari de Victoire Dupous : il était né 24 rue Saint-Jacques à Saint-Jean-de-Luz, le 5 septembre 1806) et Françoise Benoît (la mère de Victoire Dupous) : elle était née le 2 octobre 1786 à Saint-Jean-de-Luz _ j’ignore la domiciliation de sa naissance en 1786 _).

    …

    …

    Que penser de ces différences de numérotation de maisons,

    ici pour la Grand Rue ?

    _ qui devient la Rue Gambetta

    entre le 31 janvier 1883 (date de la naissance de Pascal Gaudin, le 6éme des membres de la fratrie des enfants Gaudin d’Edmond Gaudin et Annette Bibal, au n° 41 de la Grand Rue)

    et le 28 avril 1884 (date du décès de Léon-Pierre Bibal, le frère cadet de Pascal, et peintre lui aussi, au n° 41 de la rue Gambetta.

    …

    …

    La numérotation des maisons est-elle évolutive ?

    Ou bien s’agit-il de différences effectives de domiciles et de maisons ?

    …

    …

    En tout cas, le maire qui procède alors, entre le 1er février 1883 et le mois d’avril 1884, au changement de nom de certaines des rues de Saint-Jean-de-Luz

    est le républicain Martin Guilbeau (né à Urrugne en 1839 et décédé à Saint-Jean-de-Luz en 1912),

    qui avait été nommé maire par le Ministère de l’Intérieur _ de la IIIe République _ le 6 janvier 1878 _ Martin Guilbeau sera élu ensuite le 6 janvier 1881 et le 4 mai 1884 ; puis battu le 6 mai 1888 par le conservateur Albert Goyeneche _ ;

    de même qu’il nomme, en même temps que le maire Guilbeau, ses deux adjoints, David Anglade et Charles Gaudin (né à Saint-Jean-de-Luz, Rue Neuve n°39, le 12 septembre 1841 ; j’ignore encore la date et le lieu de son décès),

    lequel Charles Gaudin n’est autre que le beau-frère d’Annette Bibal, parce que le frère aîné du mari de celle-ci, Edmond Gaudin, né lui à Saint-Jean-de-Luz, Rue Neuve n° 38, le 17 novembre 1844.

    …

    À quoi tient cette différence de numérotation de la maison de naissance des deux frères Gaudin :

    Charles, Rue Neuve n° 39, le 12 septembre 1841 ?

    et Edmond, Rue Neuve n° 38, le 17 novembre 1844 ?

    …

    S’agit-il d’un changement de domicile des parents Gaudin, Martin Gaudin (né à Ciboure le 9 octobre 1788 et décédé à Saint-Jean-de-Luz, Grand Rue n° 4, le 22 avril 1864) et Catherine Goyetche (née à Saint-Jean-de-Luz, le 13 août 1799 et décédée à Saint-Jean-de-Luz, Rue Neuve n° 8, le 24 juin 1875), qui s’étaient mariés à Saint-Jean-de-Luz le 26 janvier 1831 ?

    ou d’une simple légère évolution de la numérotation ?

    …

    …

    À suivre…

    …

    …

    Les avancées de la recherche se font détail après détail

    et en apprenant à les connecter…

    …

    …

    Ce vendredi 1er novembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et maintenant, l’identification de la date et du lieu du décès de la « Tante Bibi » des lettres de Maurice Ravel à son amie luzienne Marie Gaudin

    Mon récent passage _ mercredi 23 et vendredi 25 octobre derniers _ aux services d’État-civil des mairies de Saint-Jean-de-Luz et de Ciboure,

    …

    m’a permis de débrouiller un certain nombre d’incertitudes _ c’est-à-dire ignorances _

    voire carrément erreurs

    concernant les parentés-cousinages

    ainsi que divers liens amicaux

    de Maurice Ravel en son pays basque de naissance (le 7 mars 1875 à Ciboure).

    …
    …

    À commencer par la date et le lieu du décès de la mystérieuse « Tante Bibi« 

    _ Bernardine Bibal,

    née à Saint-Jean-de-Luz le 22 août 1855 (cf mon article du 12 juillet dernier : ),

    est décédée le 28 février 1943, à Saint-Jean-de-Luz, « en son domicile« , dit l’acte de décès, au 5 Place du Maréchal Foch ;

    je note que l’année suivante, sera domicilié à cette même adresse du 5 Place Maréchal Foch le neveu de Bernardine Bibal, François-Ignace Bibal (né à Saint-Jean-de-Luz, le 17 septembre 1878, fils aîné de Pascal Bibal et son épouse Dorotea Iburuzqueta, et peintre éminent ; dont une rue de Saint-Jean-de-Luz, dans le quartier d’Urdazuri porte le nom), lors de son décès « en son domicile« , indique là aussi l’acte de décès, le 26 mai 1944 ; 

    et encore décèdera à cette même adresse du 5 Place Maréchal Foch la veuve du peintre, Marie-Augustine (dite Rose) Porterie, le 11 décembre 1962 ; elle était née à Auch le 22 mars 1874

    (et en 1917 François-Ignace Bibal séjourna à Auch, comme en témoigne son livret militaire : le 7 juillet 1917, François-Ignace Bibal habite 7 rue de Colmar à Auch).

    … 

    Et cela alors que Bernardine Bibal semble avoir vécu longtemps auprès de sa sœur aînée, Annette Bibal-Gaudin :

    _ d’abord au 41 rue Gambetta ;

    _ puis, à partir du mois de juillet 1924 (comparer le courrier de Maurice Ravel à Annie Courteault du 21 juin 1924 adressé 41 rue Gambetta (page 970 de la Correspondance publiée par Manuel Cornejo aux Éditions Le Passeur) à son courrier du 5 août 1924 à Marie Gaudin, dans lequel est mentionné pour la première fois le nom de la Villa « Mirenchu« ), à la Villa Mirentxu (rue du Midi, qui deviendra la rue du 17 Pluviose (au n° 14 : c’est là qu’est indiqué se situer le domicile de Marie Gaudin lors de son décès le 8 décembre 1976) ; ou encore Place Ramiro Arrué (n°14 : là est indiqué se situer le domicile de Jane Gaudin-Courteault lors de son décès le 28 mars 1978) ; et lors de son décès le 21 août 1994, c’est au n°14 du 17 rue Pluviose qu’est domiciliée Annie Courteault, épouse d’Edouard Vidal, fille de Jane Gaudin-Courteault et petite-fille d’Annette Bibal Gaudin… _

    …

    cette mystérieuse « Tante Bibi » des lettres de Maurice Ravel (1875 – 1937) à son amie luzienne Marie Gaudin (1879 – 1976),

    …

    qu’un biographe _ de Ravel _ un peu trop désinvolte

    et pas assez scrupuleux sur la fiabilité de ses sources

    _ qu’il lui aurait fallu aller vérifier ou infirmer afin d’assurer la scientificité de sa production éditoriale ! _

    a hélas confondue

    _ au long de la durée du XXe siècle qu’a vécue Maurice Ravel, jusqu’au 28 décembre 1937 ;

    cf les lettres du 20 octobre 1921, 15 août 1930 et 3 janvier 1933 (aux pages 764, 1250 et 1300 de la Correspondance de Maurice Ravel _

    avec la « chère Tante Gachucha«  de Maurice Ravel

    _ sans se donner la peine d’aller rien vérifier de ses affirmations ;

    sans s’interroger jamais, pour commencer, sur la date de naissance (le 15 mai 1824 à Ciboure, 118 rue Pocalette)

    et, pour finir, sur la date de décès (le 17 décembre 1902, à Saint-Jean-de-Luz, au domicile des Gaudin, 41 rue Gambetta)

    de la chère Gachucha Billac, la grand-tante du compositeur…

    Ces dates-là étaient pourtant bien importantes pour préciser les moments où Maurice Ravel a pu retrouver à Saint-Jean-de-Luz sa « chère tante Gachuch« …

    …

    …

    En allant m’enquérir au service d’État-Civil de la mairie de Saint-Jean-de-Luz,

    de tout ce qui avait été noté

    des naissances, mariages et décès en cette cité entre le 1er janvier 1901 et aujourd’hui,

    pour les divers membres de la famille Bibal-Gaudin _ les chers amis luziens de Maurice Ravel _ qui m’intéressaient,

    …

    j’ai pu

    non seulement découvrir la date et le lieu du décès de cette étrange « Tante Bibi« , Bernardine Bibal,

    le 28 février 1943, à Saint-Jean-de-Luz, « en son domicile«  (sic) du 5 Place du Maréchal Foch,

    …

    mais aussi identifier la date et le lieu de décès

    _ le 26 mai 1944, et « en son domicile » (sic), lui aussi, 5 Place du Maréchal Foch, à Saint-Jean-de-Luz ;

    et non pas à Ainhoa, comme l’indiquent la plupart des notices biographiques (ridiculement étiques : une étrangeté !) du peintre François-Ignace Bibal _

    de son neveu, le peintre François-Ignace Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 17 septembre 1878 – Saint-Jean-de Luz, 26 mai 1944),

    …

    le fils aîné de son frère _ peintre lui aussi ; cf les images de son œuvre en mon article du 27 mars 2019 : ), Pascal Bibal

    _ Pascal Bibal est né à Saint-Jean-de-Luz le 17 juin 1847 ; et j’ignore encore la date et le lieu de son décès : entre 1895 et 1901 ; et probablement pas à Saint-Jean-de-Luz (nul acte de décès de lui ne figurant dans les archives de la mairie de Saint-Jean-de-Luz) _,

    …

    auteur aussi

    _ très probablement : par le style ; mais ce jeudi 14 novembre, après réception (à 15 h 11) d’un courriel du commisaire-priseur de Saint-Jean-de-Luz, Arnaud Lelièvre, curieux d’en apprendre un peu plus sur l’histoire des peintres Bibal, j’obtiens au bout du fil (à 15 h 26) son épouse, Caroline Lelièvre-Cabarrouy, qui me précise que sur la toile de l’Apprenti-boucher (vendue aux enchères le 3 août dernier), en bas à droite de la toile, au-dessous de la signature Bibal (sans prénom), figure l’inscription « 8 – 95 « , suivie, encore en dessous, des lettres « S.J.D.L. » (pour Saint-Jean-de-Luz)… _

    de ceci,

    L’Apprenti-boucher,

    peint à Saint-Jean-de-Luz, au mois d’août 1895 :

    …

    …

    …

    …

    et de ceci,

    un portrait de son ami peintre (de Zarautz) Sabino Iceta Amezti (Zarautz, 31 décembre 1876 – Zarautz, 21 août 1918) :

    …

    …

    …

    …

    Ce double passage au service d’État-Civil de la mairie de Saint-Jean-de-Luz

    m’a aussi permis d’identifier la date de décès de la la mère d’Annette Bibal, Victoire Dupous.

    …

    …

    Victoire Dupous :

    née à Saint-Jean-de-Luz le 9 juin 1822 _ Rue Saint-Jean n° 4 _

    (fille de Baptiste Dupous, boulanger, né à Urrugne-Béhobie le 26 juin 1800 et décédé à Saint-Jean-de-Luz _ Grand Rue n° 41 _ le 12 avril 1865, et de Françoise Benoît, fille de boulanger, née à Saint-Jean-de-Luz le 2 octobre 1786, et décédée à Saint-Jean-de-Luz _ Grand Rue n° 20 _ le 13 septembre 1855 _ Baptiste Dupous et Françoise Benoît se sont mariés à Saint-Jean-de-Luz le 17 septembre 1821 _),

    …

    épouse à Saint-Jean-de-Luz, le 16 avril 1843, de Pierre Bibal, maître au cabotage (Saint-Jean-de-Luz, 5 septembre 1806 – Saint-Jean-de-Luz, 12 septembre 1855 _ Pierre Bibal est né rue Saint-Jacques n° 24 ; et décédé Grand Rue n° 20 _),

    …

    et mère de 9 enfants Bibal en onze ans (entre février 1844 et août 1855 _ et tous nés Grand Rue n° 21 _) :

    ..

    Jean-Baptiste (Saint-Jean-de-Luz, 7 février 1844 – Rochefort, 18 février 1871),

    Annette (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 20 novembre 1936),

    Marie (Saint-Jean-de-Luz, 12 juin 1847 – Saint-Jean-de-Luz, 13 mars 1849),

    Pascal (Saint-Jean-de-Luz, 12 juin 1847 – j’ignore encore à ce jour la date (et le lieu) de son décès : entre 1896 et 1901),

    Léon-Pierre (Saint-Jean-de-Luz, 1er mars 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1884),

    Justine (Saint-Jean-de-Luz, 13 septembre 1850 – Saint-Jean-de-Luz, 31 mars 1854),

    Marie (Saint-Jean-de-Luz, 19 mai 1852 – Saint-Jean-de-Luz, 13 mars 1855),

    Marie-Martine-Eliza (Saint-Jean-de-Luz, 11 novembre 1853 – Saint-Jean-de-Luz, 14 octobre 1870)

    et Bernardine (Saint-Jean-de-Luz, 22 août 1855 – Saint-Jean-de-Luz, 28 février 1943) ;

    …

    Victoire Dupous décède en son domicile luzien du 41 rue Gambetta le 16 juin 1903.

    …
    …

    Ces découvertes me permettent d’apporter des précisions

    quant aux personnes que désigne Maurice Ravel

    en les formules de conclusion de deux lettres à son amie luzienne Jane Gaudin,

    en date du 2 août 1901 (page 78 de la Correspondance éditée par Manuel Cornejo)

    et 16 octobre 1902 (page 82) :

    …

    « Veuillez, ma chère Jane, présenter mes respects et mes remerciements à Mademoiselle votre tante _ il s’agit donc ici de Bernardine Bibal, sœur de la mère de Jane, Annette Bibal-Gaudin, et la benjamine des enfants Bibal nés de Pierre Bibal et Victoire Dupous _ et me croire votre bien affectueusement dévoué Maurice Ravel « ,

    pour la lettre du 2 août 1901 ;

    …

    « Donnez-moi bientôt de vos nouvelles, ma chère Jane, et en attendant, mes souvenirs affectueux à tous

    (comprenez dans ce tous la famille de votre tante _ Dorotea Iburuzqueta, veuve de Pascal Bibal, ainsi que ses enfants Paquito (François-Ignace), Marie, Elise, Grégoire et Pepe (Joseph) Bibal… _

    et les Hiriart _ Dominique Hiriart (cousin, via sa mère Marie Etcheverry n°1 et sa grand-mère Marie Delouart n°2) au second degré de Marie Delouart, la mère de Maurice Ravel) et son épouse Marie Dimatz, ainsi que Marie Hiriart, la sœur cadette de Magdelaine Hiriart :

    le 28 septembre 1901, le frère aîné de Jane, Pascal Gaudin, venait en effet d’épouser Magdeleine Hiriart, la fille aînée de Dominique Hiriart et son épouse Marie Dimatz ;

    Magdelaine Hiriart, celle que Maurice Ravel nomme « ma chère cousine« , en sa lettre du 8 octobre 1910 (in Correspondance, page 246) ;

    cf mon article du 26 mai 2019 : … _,

    sans oublier Mme Bibal _ il s’agit ici de la grand-mère maternelle de Jane, Victoire Dupous (qui décèdera deux ans plus tard, le 16 juin 1903), veuve depuis le 12 septembre 1855 de Pierre Bibal… _

    et ma chère tante Gachuch » _ cette dernière décèdera deux mois et un jour plus tard : le 17 décembre 1902 _,

    pour la lettre du 16 octobre 1902.

    …

    …

    Bien plus tard,

    la formule finale du courrier du 20 octobre 1921 de Maurice Ravel à son amie Marie Gaudin, est la suivante :

    …

    « Je vous embrasse toutes les trois _ Marie Gaudin, Annette Bibal-Gaudin, sa mère, et Annie Courteault, sa nièce _ ainsi que la tante Bibi si elle s’y prête »,

    page 764 de la Correspondance.

    …

    …

    Le 15 août 1930, Maurice Ravel écrit :

    …

    « Qui est-ce qui sera en noir au concert ? Bibi (pas le Bibi femelle _ Bernardine Bibal _, bien sûr… et encore !) »,

    page 1250.

    …

    …
    Et le 3 janvier 1933,

    pour la dernière mention connue à ce jour de l’expression « Tante Bibi » sous la plume de Ravel,

    et à l’occasion des souhaits de Nouvel An,

    ceci :

    …

    « Je vous souhaite, à Madame Gaudin _ Annette Bibal-Gaudin _, à vous _ Marie _ et à Bibi _ Bernardine Bibal _ toutes sortes de prospérités« ,

    page 1300.

    …

    …

    Avec patience, détermination, méthode, et un minimum de chance, 

    la recherche,

    pas à pas,

    et par multiplicité de connexions opportunes,

    progresse !

    …

    …

    Ce lundi 28 octobre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa