Étiquette : sublime

  • Le récital live « Poèmes d’un jour » (Fauré Brahms Schumann) d’un grand Stéphane Degout, au Théâtre de l’Athénée, avec une profondeur un brin austère

    Chez B-Records,

    …

    le merveilleux Stéphane Degout

    nous gratifie d’un splendide récital

    enregistré en live au Théâtre de l’Athénée

    avec le pianiste Simon Lepper :

    …

    le CD Poèmes d’un jour _ le CD B-Records LBM 017 _,

    …

    comportant

    cinq mélodies de Gabriel Fauré

    (dont trois sur le recueil du Poème d’un jour de Charles Grandmougin (Rencontre, Toujours et Adieu) ;

    et les deux autres sur deux poèmes d’Armand Sylvestre, Aurore et Automne) ;

    …

    huit Lieder _ d’opus divers,

    et sur des poèmes de sept auteurs différents :

    Brentano, Hölty, Detlev von Liliencron, Hermann von Allmers, Candidus, Daumer et Lemcke _

    de Johannes Brahms ;

    …

    et douze Lieder, les Zwölf Gedichte, opus 35,

    sur des poèmes de Justinus Kerner,

    de Robert Schumann.

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    Le récital de cet immense baryton,

    au sommet de ses capacités artistiques et vocales,

    …

    est sobre, profond,

    et un brin austère _ romantique.

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    Voici la chronique qu’en donne ce jour

    Jean-Charles Hoffelé

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    en un article de son Discophilia,

    sur le site d’Artamag,

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    qu’il intitule France -Allemagne :

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    FRANCE-ALLEMAGNE

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    Fauré, Brahms, Schumann : Stéphane Degout choisit chez le premier des pages simples _ oui _, Aurore, Automne, diptyque d’Armand Sylvestre, qui encadre les trois volets appassionato _ voilà _ du Poème d’un jour. Le français impérieux _ oui _, le timbre noir et glorieux _ oui _ nous font regretter _ certes !!! _ de ne pas avoir là, à la suite, tous les _ sublimissimes _ Duparc.

    …

    Mais non, ce seront d’abord sept Lieder de Brahms, prodigieux de sfumatos, de suspensions (Feldeinsamkeit !), pure poésie pas entendue depuis Hotter, c’est dire ! _ peut-être une des raisons pour lesquelles je n’avais personnellement guère éprouvé de coup de foudre jusqu’ici (faute de connaître cette interprétation de Hotter) pour les Lieder de Brahms… En écho, les Kerner si courus des chanteurs francophones (Souzay, Kruysen y excellèrent) montrent que Stéphane Degout a tout compris _ c’est un chanteur vraiment intelligent ! et qui sait parfaitement, lui, ce que sa voix énonce ! _ de la lyrique schumannienne, de ses apartés, de ses emballements, ils le sacrent absolument liedersänger : écoutez seulement le recueillement ardent de Stille Tränen.

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    En apostille, retour à Brahms avec les enchantements du Lerchengesang que dore le piano éolien de Simon Lepper, accompagnateur subtil de ce merveilleux disque _ voilà ! _ capté en concert à l’Athénée.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Poèmes d’un jour

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    Gabriel Fauré (1845-1924)

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    Aurore, Op. 39 No. 1
    Poèmes d’un jour, Op. 21

    Automne, Op. 8 N° 3

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    Johannes Brahms (1833-1897)

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    O Kühler Wald, Op. 72 No. 3
    Die Mainacht, Op. 43 No. 2
    Auf dem Kirchhofe, Op. 105 No. 4
    Feldeinsamkeit, Op. 86 No. 2
    Alte Liebe, Op. 72 No. 1
    Nicht mehr zu dir zu gehen, Op. 32 No. 2
    Willst du dass ich geh‘?, Op. 71 No. 4
    Lerchengesang, Op. 70 No. 2

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    Robert Schumann (1810-1856)

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    12 Lieder, Op. 35 “Kerner-Lieder”

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    Stéphane Degout, baryton
    Simon Lepper, piano

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    Un album du label B Records LBM017
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    Photo à la une : le baryton Stéphane Degout – Photo : © DR

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    Ce vendredi 5 avril 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Lambert Colson et InAlto à la Chiesa Nuova à Rome : un chef et un ensemble passionnants ! pour incarner le sublime de ce répertoire d’élévation

    Un premier CD

    du cornettiste Lambert Colson

    et son ensemble InAlto

    m’avait énormément plu :

    …

    le CD Passacaille 1033

    intitulé Un Cornetto a Roma 1500 – 1700

    _ The Cornetto and its music in Rome 1500 – 1700

    … 

    comportant des œuvres _ superbes ! _ de

    Costanzo Festa, Francesco Soriano, Girolamo Frescobaldi, Francesco Magini, Ercole Pasquini, Nicolo Borboni, Josquin des Prez et Giovanni Pierluigi da Palestrina/Francesco Rognoni…

    …

    Eh bien ! le chef et cornettiste Lambert Colson et son ensemble InAlto

    récidivent

    en une pareille très haute réussite

    _ qui atteint ici aussi au sublime ! _ 

    avec le CD Ricercar RIC 399

    intitulé Teatro Spirituale (Rome, c. 1610)

    _ Penitential Music in the Chiesa Nuova in Rome (c. 1610).

    …
    Avec cette fois des œuvres de

    Emilio de’ Cavalieri, Paolo Quagliati, Giovanni Francesco Anerio, Francisco Sono de Langua, Givanni de Marque, Antonio Cifra, Luca Marenzio, Paolo Animuccia, Girolamo Frescobaldi, ainsi que _ et ce n’est pas là le moins beau _ des œuvres, aussi, demeurées anonymes _ Reinould Van Mechelen y atteint le ciel !..

    …

    Des œuvres, pour l’essentiel, au tournant de la Renaissance

    et du début du Baroque…

    …

    …

    L’intensité dramatique du recueillement

    et de l’élévation spirituelle _ et charnelle _

    atteint là son acmé.

    …

    Et dans les salles si merveilleuses des Oratoriens de la Chiesa Nuova,

    vous voici immergé pleinement !!!

    Et en lévitation…

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    Un apport majeur à l’incarnation charnelle

    de ce sublime répertoire…

    …

    Et le livret est à la hauteur de la musique…

    …

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    Ce mardi 26 mars 1019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La très belle Missa Sancti Pauli de Francesco Bartolomeo Conti, à Vienne (1715)

    Francesco Bartolomeo Conti (Florence, ca. 1681 – Vienne, 1732)

    est un compositeur italien de l’époque baroque,

    dont l’œuvre vaut plus qu’assurément le détour…
    …

    …

    Outre la Missa Sancti Pauli

    _ peut-être de mars 1715, à la Schottenkirche à Vienne… _,

    dont paraît, chez Glossa

    _ le CD Glossa GCD 924004 _

    une très belle interprétation

    par le Purcell Choir et l’Orfeo Orchestra

    sous la direction du très bon chef hongrois György Vashegyi,

    …

    il faut remarquer aussi

    le double CD _ paru chez Virgin Classics, en 2007 _ de son opéra David,

    par Il Complesso barocco sous la direction d’Alan Curtis

    _ avec la participation de Simone Kermes _ ;

    …

    ainsi que, en 2009, chez Arcana,

    leCD du très beau récital de Cantate con istromenti

    par Bernarda Fink et Ars Antiqua Austria

    sous la direction de Gunar Letzbor.

    …

    …

    Dès le début du XVIIIème siècle,

    de nombreux musiciens (et compositeurs) italiens

    franchirent les Alpes

    pour aller occuper divers postes,

    …

    notamment auprès des empereurs Habsbourg à Vienne.

    …

    …

    Francesco Barolomeo Conti fut l’un d’eux _ en 1701 :

    il accepta alors « le poste de théorbiste que lui offrit la cour des Habsbourg » ;

    et il reçut « le titre de compositeur de la cour en 1713« . 

    …

    …

    Anna Scholz conclut son texte du livret de présentation, page 17, de ce CD de la Missa Sancti Pauli,

    par ces expressions,

    que je valide totalement :

    …

    « Après avoir découvert, interprété et enregistré les œuvres de Francesco Bartolomeo Conti,

    nous sommes de plus en plus persuadés que cette musique sublime _ parfaitement, oui _

    et expressive, pleine d’idées originales,

    et tant estimée au XVIIIème siècle _ par Zelenka, Handel et Bach ! _,

    stimulera, captivera et charmera _ voilà ! _

    avec autant d’intensité les publics du XXIéme siècle. » 

    …

    Ce lundi 11 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Sur l’expression « Croce e delizia » : de la Traviata (I, 5) au film « Croce et delizia » de Simone Godano

    L’expression « Croix et délice« 

    qu’utilise Virginie Despentes

    en son article du Monde des livres d’hier vendredi 1er mars

    _ cf mon article … _

    a continué de me travailler.

    …

    …

    Et voici que ce samedi matin,

    en ma revue de presse _ quotidienne _ sur le web,

    sur la page de La Repubblica, 

    à la page Spettacoli,

    …

    je tombe _ par serendipité de ma curiosité vagabonde et ouverte, et boulimique aussi _

    sur ceci :

    …

    …

    Gassmann: « Il cinema deve raccontare questo clima di paure e diritti calpestati »

    …

    Repzine L’attore innamorato di Bentivoglio in ‘Croce e delizia’, già in sala

    …

    di ROCCO GIURATO

    …

    …

    Soit

    l’information on ne peut plus factuelle

    de la sortie ce 28 février sur les écrans italiens

    d’un film,

    de Simone Godano,

    portant précisément ce titre

    de Croce e delizia !!!

    …

    …

    Et peu après,

    toujours par la Repubblica,

    j’apprends aussi _ car je l’ignorais jusqu’alors _ que cette expression intriguante

    de « Croce et delizia« 

    …

    provient du livret de Francesco Maria Piave

    pour l’opéra de Verdi La Traviata,

    à la scène 5 de l’Acte premier :

    …

    Et c’est Alfredo qui chante :

    …

    « Un dì felice, eterea,

    mi balenaste innante,

    e da quel dì, tremante,

    vissi d’ignoto amor.

    Di quel amor che è palpito

    del universo entero

    misterioso altero

    croce e delizia al core« .

    …

    …

    Sur une page de présentation de ce film,

    j’ai découvert en effet ceci :

    …

    …

    L’espressione « Croce e delizia » si riferisce all’amore, che, come in molti sanno, è spesso tormento e nello stesso tempo motivo di gioia.
    A definirlo per la prima volta così è stato Francesco Maria Piave nel libretto de La Traviata, una delle opere più famose di Giuseppe Verdi.
    In particolare è Alfredo a cantare, nella quinta scena del primo atto: « Di quell’amor che è palpito/dell’universo intero/misterioso, altero/croce e delizia al cor« , descrivendo l’emozione che lo lega a Violetta, che non è certo un buon partito.

    Anche nel film Croce e delizia, diretto Simone Godano, c’è una persona che non è esattamente la migliore da sposare, visto che è un po’ « ruspante » ed è dello stesso sesso dell’individuo che desidera portarla all’altare, cosa che taluni ritengono sconveniente.
    Variante delle commedie matrimoniali in cui le famiglie tentano di osteggiare le nozze dei loro cari, l’opera seconda del regista di Moglie e marito è stata accostata da alcuni a Ferie d’agosto di Paolo Virzi, perché parla di una vacanza e perché mette a confronto due nuclei diversi che più diversi non si può: i Castelvecchio, che sembrano avere una mentalità aperta ma in realtà sono vanitosi e narcisisti, e i Petagna, più tradizionali, conservatori e « semplici« .
    La risata, nel film, nasce dalle differenze fra i due gruppi, e anche dalle tenute di Alessandro Gassmann, tutto canotte, tute acetate e ciabatte. L’attore, che ha amato la maniera scanzonata in cui il film affronta il tema della diversità, ha fatto una bella scoperta sul set: la verve comica di Jasmine Trinca, che dal canto suo ci tiene a dire che non è snob come il personaggio che interpreta, venendo da una famiglia normalissima. Se l’attrice premiata con il David di Donatello per Fortunata interpreta la figlia di uno dei due « piccioncini« , il suo possibile fratello acquisito ha il volto di Filippo Scicchitano. Quest’ultimo è al suo secondo sodalizio artistico con Fabrizio Bentivoglio, con cui ha condiviso il set del film che l’ha lanciato: Scialla!, di Francesco Bruni. Bentivoglio ha già lavorato anche con Gassmann: ne Gli ultimi saranno ultimi, di Massimiliano Bruno.

    Croce e delizia è un film che non prende le parti di nessuno (« Non ci sono buoni e cattivi« , dice il regista), ma va contro l’omofobia. A firmare il copione è stata Giulia Steigerwalt, che di pregiudizio aveva parlato anche in Come ti mi vuoi. La sceneggiatrice ha già collaborato con Godano per Moglie e marito. E’ anche la compagna di Matteo Rovere, che ha prodotto il film. Completano il cast Lunetta Savino, volto noto soprattutto della nostra tv (Un medico in famiglia) e Anna Galiena, apparsa nel 2016 ne La pazza gioia.

    …

    …

    Et j’apprends aussi que cette expression est même devenue proverbiale pour tous Les Italiens…

    …

    …

    Voici donc le Trailer officiel (de 1′ 38″) de ce film

    Croce e delizia

    de Simone Godano.

    …

    …

    Et voici aussi

    cette interview _ bien intéressante _ de cet excellent acteur

    qu’est Alessandro Gassmann

    _ je l’avais découvert dans le très beau film de Ferzan Ozpetek Hammam, en 1997, il y a vingt-deux ans déjà ! ;

    Alessandro Gassmann (né en 1965 ; il a 54 ans) est le fils des acteurs Vittorio Gassman (1922 – 2000) et Juliette Mayniel (née en 1936, elle vit toujours) _

    à propos de ce même film :

    …

    Repzine, 

    Alessandro Gassmann : « Oggi si ha paura delle diversità, il cinema ha il dovere di raccontarlo« 

    …

    …

    Cf aussi cette double interview

    d’Alessandro Gassmann et Fabrizio Bentivoglio,

    toujours sur le site de La Repubblica, le 22 février :

    …

    ‘Croce e delizia’, Gassmann e Bentivoglio coppia gay :

    « Le nuove famiglie sono fabbriche d’amore« 

    …

    …

    Voilà

    assez probablement _ j’ignore son degré de familiarité avec la langue italienne _

    ce qui a conduit Virginie Despentes,

    écrivaine et cinéaste,

    a utiliser cette expression de « Croix et délices« 

    pour caractériser sa lecture maintenant des Carnets _ si puissants, en effet _

    de la sublime Goliarda Sapienza…

    …
    …
    Une ultime remarque _ de bienheureuse sérendipité _  :

    …

    …

    Le film « Croce e delizia » de Simone Godano

    a été tourné, devinez où ? :

    …

    À Rome et Gaeta :

    lieux éminemment goliardiens !!!

    …

    Il y a bien un génie des lieux !

    …

    …

    Ce samedi 2 mars, Titus Curiosus – Francis Lippa