Étiquette : Venise

  • Musiques de joie (suite) : Vivaldi, par Carmignola (et Mullova)…

    Ce mardi matin, 9h30,

    le temps est encore un peu gris _ mais il semble devoir se lever…

    …

    Pour poursuivre dans le registre des musiques de joie

    disponibles dans les piles de ma discothèque,

    …

    je puise, un peu au hasard, parmi les _ nombreux _ CDs Vivaldi,

    et interprétés si possible par Giuliano Carmignola, au violon.

    …

    …

    J’opte pour le CD Archiv 477 7466, paru en 2008,

    intitulé Vivaldi Concertos for two violins,

    de Viktoria Mullova _ je l’apprécie beaucoup elle aussi ! _ et Giuliano Carmignola,

    avec le Venice Baroque Orchestra, dirigé par Andrea Marcon,

    …

    qui comporte 6 « Double Concertos for Two Violins, Strings and Basso Continuo« ,

    les Concertis RV 516, 511, 514, 524, 509 et 523.

    …

    …

    Je ne sais si ces Concerti-ci sont parmi les plus euphorisants,

    mais cela n’a pas grande importance :

    …

    Vivaldi, lui non plus, ne déçoit pas.

    …

    Et ses mouvements lents sont aussi si beaux !

    …

    …

    Et en plus, grâce à lui,

    nous revenons arpenter le dédale des Calli de Venise

    _ cf mon expérience, au Palazzetto Bru-Zane, du mercredi 16 au lundi 21 février 2011, à l’occasion du colloque Un Musicien moderne né romantique : Lucien Durosoir (1878 – 1955) ;

    et la série d’articles que j’en ai tirée : Ré-arpenter Venise : le défi du labyrinthe (involutif) infini de la belle cité lagunaire, , Le désir de jouir du tourisme : les voyageurs français de Venise, Arpenter (plus ou moins) Venise : les hédonismes (plus ou moins) chics _ le cas du « Grand Guide de Venise » d’Alain Vircondelet, homme de lettres et  _ :

    …

    et c’est aussi un bonheur !

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    Ce mardi 17 mars 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Heinrich Schütz : l’intégrale de son oeuvre musical, par le Dresdner Kammerchor et Hans-Christoph Rademann, réunie en 3 coffrets et 28 CDs chez Carus

    C’est un événement discographique

    que la récente disponibilité en 3 coffrets de 11 + 8 + 9 CDs, chez l’éditeur Carus

    _ Carus 83 041 (en 2016) + Carus 83 042 (en 2017) + Carus 83 043 (en 2019) _,

    de l’œuvre intégral de Heinrich Schütz (1585 – 1672),

    …

    par le Dresdner Kammerchor,

    sous la direction _ parfaite _ de _ l’excellentissime _ Hans-Christoph Rademann.

    …
    …

    Il y a bien longtemps que je thésaurise les magnifiques réalisations discographiques,

    tout particulièrement à Dresde,

    du chef Hans-Christoph Rademan _ né à Dresde le 5 août 1965 _,

    …

    notamment pour les labels Raum Klang, et puis Carus : c’est là que je l’ai découvert

    et immédiatement admiré !

    …

    en particulier pour ses plus enthousiasmantes les unes que les autres Messes de Jan Dismas Zelenka (1679 – 1745) ! ;

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    antérieurement à ses réalisations, tout aussi réussies, pour Harmonia Mundi…

    …

    …

    L’œuvre de Schütz

    _ réalisée dans le siècle qui précède immédiatement celui de Johann-Sebastian Bach (1685 – 1750) ;

    et Schütz ayant été, à Venise,

    l’élève de Giovanni Gabrieli (1557 – 1612), entre 1609 et 1612 ;

    puis, probablement, vingt ans plus tard, celui de Claudio Monteverdi (1567 – 1643) !

    lors du second séjour de Schütz à Venise en 1628… _

    est un des sommets du patrimoine musical européen : rien moins !

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    La disponibilité présente de ces 28 CDs

    d’une musique confondante (!) de beauté intense,

    constitue donc un trésor

    _ où se réjouir à loisir sans compter… _

    pour le mélomane d’aujourd’hui.

    …

    …

    Voici un petit texte du label Carus,

    à l’occasion d’un concert donné à Nuremberg le 29 juin 2019,

    pour fêter la clôture de cette magistrale intégrale de 28 CDs Schütz :

    …
    …

    Le public de Nuremberg plébiscite le Dresdner Kammerchor et Pr Hans-Christoph Rademann pour l’aboutissement d’un projet d’exception

    …

    Avec l’enregistrement de l’intégrale de Heinrich Schütz (1585 – 1672), un hommage sonore fort a été rendu au premier compositeur allemand de renommée mondiale _ voilà. Avec 20 parutions de volumes pour 28 CDs au total, Hans-Christoph Rademann et le Dresdner Kammerchor ont enregistré pour la première fois l’intégralité de l’œuvre diverse de Schütz. À cette occasion, le grand concert d’ouverture du 68e Musikfest ION à Nuremberg était entièrement placé sous le signe de Heinrich Schütz. Rademann, fondateur et directeur musical du Dresdner Kammerchor, directeur artistique de l’Internationale Bachakademie de Stuttgart, lauréat du Prix international Schütz et initiateur de cette intégrale, avait choisi les Psalmen Davids. Ce recueil d’œuvres créé il y a 400 ans _ en 1619 _ est une apothéose – à la fois dans l’œuvre de Heinrich Schütz et pour l’intégrale.

    …

    Le projet ambitieux d’enregistrer l’intégrale de Schütz date de 2009 dans le cadre d’une coopération intensive entre Pr Hans-Christoph Rademann et les éditeurs de Carus, Günter et Dr Johannes Graulich. La partition basée sur des recherches musicologiques de l’édition Schütz de Stuttgart, l’édition intégrale du Carus Verlag _ voilà _, a servi de support. Au cours des années qui ont suivi, l’enregistrement a eu lieu en étroite collaboration avec de nombreux spécialistes de Schütz, par exemple Pr Werner Breig, Pr Michael Heinemann, Ludger Rémy, Dr Uwe Wolf et Dr Helmut Lauterwasser. Avec le volume 20 Friedensmusiken und Psalmen (Carus 83.278), les deux derniers CDs (27 et 28) viennent de paraître. La musique magnifique de Schütz peut ainsi être écoutée intégralement pour la première fois, dans toutes ses facettes et dans un excellent enregistrement _ c’est dit.

    …

    Pr Hans-Christoph Rademann à propos de l’enregistrement : « Je ressens un profond sentiment de gratitude que nous ayons réussi à gérer un projet aussi important. Par ailleurs, je ressens – et ce sera sûrement le cas de tous les musiciens – un énorme enrichissement parce que la musique de Schütz témoigne d’un très grand talent. Son surnom de « Père de la musique allemande » est tout à fait justifié. Schütz est capable d’exprimer énormément de choses avec sa musique, il est en quelque sorte un « éclaireur » de la parole _ sacrée _ – avec de puissantes images musicales  _ voilà. La peinture et la musique cohabitent très étroitement, on apprend d’une certaine manière à voir avec les oreilles « _ oui : telle était bien la fonction de cette musique sacrée…

    …

    …

    Oui, Schütz est bien un compositeur essentiel !

    …

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    Ce samedi 8 février 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Frescobaldi : une magistrale interprétation, enfin !, de l’oeuvre de Girolamo Frescobaldi : par le très délié claviériste Francesco Cera

    Longtemps, j’ai été désagréablement insatisfait

    des interprétations, au disque, de l’œuvre de Girolamo Frescobaldi

    (Ferrare, 15 septembre 1583 – Rome 1er mars 1643) ;

    …

    que les histoires de la musique présentent pourtant

    comme un brillantissime maillon décisif

    de la musique occidentale :

    …

    Frescobaldi ayant eu pour brillantissime élève le génialissime Johann Jakob Froberger

    (Stuttgart, 18 mai 1616 – Héricourt, 16 mai 1667)

    _ un de mes compositeurs préférés ! _ ;

    …

    mais aussi les excellents Johann Caspar Kerll (Adorf, 9 avril 1627 – Munich, 13 février 1693)

    et Franz Tunder (Lübeck, 1614 – Lübeck, 16 novembre 1667).

    …

    …

    À peine en avril dernier, enfin, un CD, par Christophe Rousset,

    était parvenu à rompre le _ mon ? _ maléfice ;

    …

    cf mon article du 28 avril dernier :

    …

    …

    …

    Eh bien ! me voici aujourd’hui très largement comblé, enfin !,

    par un merveilleux coffret de 7 CDs,

    par la grâce du claviériste _ et aussi, à l’occasion, chef de l’Ensemble Arte Musica _ Francesco Cera :

    …

    le coffret Arcana A 463.

    …

    …

    4 œuvres _ majeures : les principales ! _ nous y sont magistralement

    et dans une merveilleuse évidence _ enfin ! _

    données _ restituées, telles qu’elles auraient pu être jouées à la cour des Este, à Ferrare ;

    mais les Este perdent Ferrare en 1697, à la mort du duc Alphonse II d’Este, décédé sans fils légitime ; Ferrare revenant alors aux États pontificaux sous le pontificat d’Innocent XII Pignatelli, qui refuse de laisser Ferrare à Cesar d’Este, cousin de feu le duc Alphonse II (et descendant d’un bâtard du duc Alphonse Ier et de sa maîtresse Laura Dianti) ; Cesar d’Este héritant seulement de Modène et Reggio… ; Frescobaldi, lui, avait 14 ans en 1597 ; et, à Ferrare, il fut élève, il faut le remarquer, de Luzzasco Luzzaschi… _ du maître ferrarais :

    …

    _ les Toccate e Partite Libro Primo (publiées à Rome en 1615)

    _ les Capricci (publiés à Rome en 1624)

    _ le Secondo Libro di Toccate (publié à Rome en 1627)

    _ et les Fiori Musicale (publiées à Venise en 1635).

    …

    …

    Tout y est du plus merveilleux soin,

    à commencer par la variété _ quelles splendides sonorités ! _ des instruments,

    clavecins (au nombre de 5) comme orgues (au nombre de 4),

    choisis,

    pour tel ou tel morceau spécifique.

    …

    …

    Et l’interprétation

    est _ enfin ! et d’un bout à l’autre… _ renversante de beauté :

    chapeau bien bas, maître !!!

    …

    …

    En matière de préférences personnelles,

    si je puis me permettre très immodestement de les donner ici,

    je dois avouer une certaine prédilection pour la poésie absolument merveilleuse du Secondo Libro di Toccate… :

    …

    est-ce dû à la nature particulière de ces œuvres-ci du compositeur ?

    ou bien au merveilleux délié de leur interprétation _ surtout aux deux clavecins (d’après des modèles napolitains)  _ par Francesco Cera ?

    Je ne sais…

    …
    …

    Ce samedi 21 décembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un joli commentaire des très intenses Vespro della Beata Vergine de Claudio Monteverdi par La Tempête de Simon-Pierre Bestion (CD Alpha 552)

    La Revue Res Musica nous offre, en date du 16 novembre 2019, sous la plume de Jean-Luc Clairet,

    et sous le titre de Les Vêpres de Monteverdi par La Tempête : l’éblouissement

    …

    un très bel article d’hommage

    au récent tout simplement merveilleux CD

    de La Tempête et Simon-Pierre Bestion _ cf mon article du 19 octobre 2019 : … :

    …
    …

    Les Vêpres de Monteverdi par La Tempête : l’éblouissement

    …
    …

    Une éclatante réussite tant musicale que discographique.

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    …

    Ce mardi 19 novembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa