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  • Musiques de joie : la formidable jubilation musicale de la frénésie retenue, contenue, de La Valse de Ravel ; par Jean Martinon, par Martha Argerich et Nelson Freire, et par Beatrice Rana

    Il y a quelque chose d’une frénésie rageuse mais retenue, contenue,

    dans La Valse de Ravel,

    composée dans la solitude montagneuse de Lapras, près de Lamastre, en Ardèche,
    entre le tout début de décembre 1919 et le 15 avril 1920
    _ 50 pages de musique en quatre mois et demi de travail acharné : Ravel est un perfectionniste.
    …
    …
    A Lapras, dans les Cévennes,
    en la résidence secondaire de son ami André-Ferdinand Hérold,
    où Ravel s’était réfugié, pour pouvoir travailler vraiment au calme dans une solitude absolue _ sans voir personne _,
    au sortir de la Grande Guerre,
    et marqué, aussi _ à jamais _, par la perte de sa mère, le 5 janvier 1917.
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    Car ce n’est qu’un peu plus tard, en janvier 1921, que Maurice Ravel achètera sa petite maison de Montfort-L’Amaury, Le Belvédère :
    …
    « C’est à son amie Georgette Marnold, fille de son ami critique musical Jean Marnold, que revient le mérite d’avoir trouvé le Belvédère en décembre 1920. Le 25 mars 1920, le musicien lui avait confié _ la lettre se trouve aux pages 688-689 de l’indispensable Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel réunie très efficacement par Manuel Cornejo _ la mission de lui trouver une maison en ces termes :
    …
    Je me suis si bien fait à la solitude – un peu mortelle, c’est vrai : mais ça ne me gêne pas – que je vais vous prier de vous enquérir d’une bicoque à 30 km au moins de Paris. Vous avez le temps : je ne compte pas rentrer avant fin avril. […] Je pense quelquefois à un admirable couvent, en Espagne. Mais, sans la foi, ce serait complètement idiot. Et le moyen d’y composer des valses viennoises et autres fox-trotts »…
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    Ravel n’avait plus rien pu composer depuis son Trio,
    à Saint-Jean-de-Luz, rue Sopite, l’été 1914.
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    La Valse _ pour orchestre _ est une commande chorégraphique,
    à partir d’un projet déjà ancien, 
    dont Ravel réalisera d’abord _ par commodité pratique de composition _ une version pour piano seul ;
    ainsi, ensuite, qu’une transcription _ afin d’y inscrire durablement et conserver, pour le piano aussi, quelque chose de proprement orchestral : on sait le génie ravelien de l’orchestration... _ pour piano à quatre mains.
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    L’œuvre, avant de prendre ce titre
    _ assez archétypique : « une espèce d’apothéose de la valse viennoise
    à laquelle se mêle dans mon esprit l’impression d’un tourbillon fantastique et fatal » :
    le moindre mot, comme toujours chez Ravel, est capital ! Qu’on y médite !.. _
    de La Valse,
    fut d’abord, dans la tête de Ravel, intitulée Wien.
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    Et de fait, ce fut bien à Vienne, en Autriche,
    que fut interprétée pour la première fois, et avec grand succès, la version pour piano à quatre mains de La Valse,
    par Maurice Ravel et son ami Alfredo Casella, le 23 octobre 1920 ;
    et cela pour la plus grande joie du compositeur…
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    Quant à l’œuvre symphonique chorégraphique
    _ commandée dans l’optique d’un ballet (destiné au départ à Serge Diaghilev ; et qui n’en voulut hélas pas, au final : Ravel et lui se fâchant alors définitivement !..) ; 
    et l’œuvre fut dédicacée, in fine, à l’amie Misia Sert _,
    sa première a eu lieu à la salle Gaveau, à Paris, le 12 décembre 1920,
    par l’Orchestre Lamoureux.
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     En tête de la partition Ravel a écrit le descriptif _ très explicitement onirique _ suivant :
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    « Des nuées tourbillonnantes laissent entrevoir, par éclaircies, des couples de valseurs. Elles se dissipent peu à peu : on distingue une immense salle peuplée d’une foule tournoyante. La scène s’éclaire progressivement. La lumière des lustres éclate au ff. Une Cour impériale, vers 1855. »
    …
    Soit une démarche _ à la fois fantastique et ombrée de nostalgie _ qui semble anticiper de quelques années le chef d’œuvre d’exil _ au Brésil, très loin de Vienne _ du pur viennois, lui, qu’était Stefan Zweig,
    le merveilleux et essentiel Le Monde d’hier _ Souvenirs d’un Européen…
    Et on remarquera que le tapuscrit du Monde d’hier fut expédié par Zweig à son éditeur le 21 février 1942,
    soit la veille même des suicides conjoints de Stefan Zweig et son épouse, à Petropolis, au Brésil, le 22 février 1942.
    Soit un legs en quelque sorte testamentaire de la part du viennois. 
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    Pour cette rayonnante Valse orchestrale-ci de Maurice Ravel,
    j’ai choisi l’interprétation _ magistrale de frénésie contenue, suprêmement élégante en la sensualité si charnelle de ses frémissements presque jusqu’à la fin retenus… ;
    la personnalité complexe (et résolument tenue secrète) de Maurice Ravel, tant l’homme que le compositeur, demeure mystérieuse ;
    et c’est seulement en sa musique qu’elle se laisse, encore discrètement, entrevoir… _
    de Jean Martinon
    à la tête du Chicago Symphony Orchestra,
    enregistrée à Chicago, par Decca, le 16 mai 1967
    _ soit le CD n° 10 du coffret RCA 88843062752.
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    L’écouter ici avec ce bienvenu podcast de youtube.
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    C’est une merveille absolue de sensualité.
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    Quelle intelligence de chef
    si intensément ravelien !
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    Pour la version pour piano à 4 mains de La Valse,
    j’ai déniché cette vidéo d’une interprétation brillante, forcément, de Martha Argerich et Nelson Freire en octobre 2003 à Tokyo ;
    et cette autre, par les mêmes, et plus merveilleuse encore, prise vingt et un ans plus tôt, à Munich, en 1982.
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    Et pour la version pour piano seul,
    j’aime beaucoup l’interprétation de Beatrice Rana en son récent CD Warner Classics 0190295411091, en 2019 ;
    ainsi que cette vidéo prise le 3 juin 2019.
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    On comprend ainsi assez bien ce qui a pu conduire, ensuite, Ravel à composer, en 1928,
    et sur commande de la danseuse Ida Rubinstein,
    en un assez similaire projet chorégraphique,
    son encore plus vertigineux Bolero.
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    Je remarque ainsi, au passage, le lien très profond qui unit Maurice Ravel
    au plus consubstantiel, probablement, du génie de l’esprit français,
    …
    je veux dire la tendresse la plus sensuelle inscrite en la légèreté la plus aérienne de l’envol,
    parfois jusqu’au vertige, mais le plus souvent, sinon toujours contenu, du moins retenu, élégant, jamais sauvage,
    de la danse
    _ et je pense ici, aussi, au très lucide Degas, danse, dessein du magnifiquement subtil, et très sensuel, lui aussi, Paul Valéry, publié en 1936 :
    la France (les Suites pour clavecin de Louis Couperin, Rameau, Degas, Ravel, Valéry) est d’abord une civilisation… _ :
    …
    le lien très consubstantiel de cette musique française à la danse…
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    Et Ravel, comme Rameau, et comme Louis Couperin,
    fait très profondément corps musicalement à ce génie français de la joie de la danse.
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    En leur si parfaite élégance sensuelle, ces trois Valses-ci de Maurice Ravel
    sont superbement, et « à la française », jubilatoires…
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    Ce mardi 28 avril 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Musiques de joie : la tendresse sensible et élégante de l’Armonico Tributo (1682) du megèvois Georg Muffat (Megève, 1653 – Passau, 1704)

    Parmi mes compositeurs de chevet,

    le megèvois (Megève, 1er juin 1653 – Passau, 23 février 1704), d’ascendance écossaise,

    et qui fit carrière en Alsace (Molsheim, Sélestat), Autriche (Vienne, Salzbourg) et Bavière (Passau),

    Georg Muffat.

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    Georg Muffat a appris le style français à Paris,

    auprès de Jean-Baptiste Lully (Florence, 1632 – Paris, 1687),

    et le style italien à Rome,

    auprès de Bernardo Pasquini (Massa, 7 décembre 1637 – Rome, 21 novembre 1710)

    et Arcangelo Corelli (Fusignano, 1653 – Rome, 1713).

    …

    Il est ainsi un des maîtres fondamentaux de ce que François Couperin (Paris, 1668 – Paris, 1733)

    nommera « les goûts réunis« …

    …

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    On peut ressentir la tendresse idiosyncrasique de ce compositeur voyageur des quatre coins de l’Europe

    dans des œuvres d’un classicisme baroque plein de charme et toujours élégant…

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    …

    Dont j’ai choisi, comme exemple de joie musicale,

    les 5 Sonates de l’Armonico Tributo, de 1682 ;

    …

    et dans l’interprétation, en octobre 2000, de l’Ensemble Musica Antica Austria,

    dirigé par le violoniste virtuose Gunar Letzbor _ né à Linz en 1961 _ ;

    …

    soit le CD Symphonia SY 00183.

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    Un enregistrement superbe !!!
    …

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    Qu’on pourra compléter par une vidéo d’un concert donné au Festival d’Utrecht, le 27 août 2013,

    par ces mêmes Musica Antiqua Austria et Gunar Letzbor,

    de la Missa in labore requies de Georg Muffat ;

    …

    accessible aussi dans le CD Pan Classics PC 10301 de ce titre,

    l’enregistrement de ce CD au mois d’août 2013 à la cathédrale de Gurk, en Autriche,

    est paru en 2014… 

    …

    …

    Ce jeudi 23 avril 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : la virtuosité éblouissante du violon de Carlo Farina (Mantoue, c. 1604 – Vienne, 1639), et son rayonnement immense hors d’Italie, via Dresde

    Après la joie du stylus fantasticus de Reincken (Deventer, 10 décembre 1643 – Hambourg, 24 novembre 1722)

    _ cf mon article du 28 mars : … _

    ou Buxtehude (Helsingborg, 1637 – Lübeck, 9 mai 1707)

    autour de Hambourg et Lübeck,

    …

    et celle de la virtuosité de Schmelzer (Scheibbs, 1623 – Prague, 20 mars 1680)

    _ cf mon article du 29 mars : … _,

    Vejnanovsky (Hukvaldy, 1633 – Kromerziz, 24 septembre 1793)

    _ cf mon article d’hier 31 mars : … _

    et Biber (Wartenberg, 12 août 1644 – Salzbourg, 3 mai 1704)

    _ cf mon article d’avant-hier 30 mars : … _,

    à Vienne et Kromerziz,

    …

    …

    la joie rayonnante _ et contagieuse ! _ du violon virtuose

    de celui qui fut à la source probablement principale de ce rayonnement étincelant

    de brillance jubilatoire par toute l’Europe :

    …

    Carlo Farina (Mantoue, vers 1600 – Vienne, juillet 1639),

    …

    en son séjour de trois années, 1626-1627-1628, à Dresde,

    où il publia rien moins que cinq livres de musique instrumentale

    _ comportant 128 pièces _

    dédiés à la famille des violons…

    …

    …

    J’ai choisi pour en écouter quelques unes

    le violon virtuose et très juste de Leila Schayegh

    …

    accompagnée de

    Jörg Halubek, clavecin et orgue au continuo,

    Daniele Caminiti, archiluth,

    et Jonathan Pesek, violoncelle et viole de gambe,

    …

    en un merveilleux CD PanClassics PC 10368,

    enregistré au mois de juin 2016.

    …

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    On y adjoindra avec un très grand profit

    l’écoute du CD Carlo Farina Cappriccio stravagante – Sonate

    de l’Ensemble Clematis

    le CD Ricercar RIC 285 paru le 22 mai 2009. 

    …

    …

    Ce mercredi 1er avril 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Sur le riche CD Bartok-Korngold du Goldner String Quartet et Piers Lane…

    Ce jour,

    lundi 24 février 2020,

    sur son très riche blog Discophilia,

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    Jean-Charles Hoffelé

    consacre un bel article intitulé Quintettes du Danube

    au CD Hyperion CDA 68290

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    des Quintettes avec piano

    de Bela Bartok (1881 – 1945)

    et Eric Wolfgang Korngold (1897 – 1957,

    …

    par le Goldner String Quartet et Piers Lane…

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    À relier à mes articles

    du 30 août 2019 :  ;

    et 9 février 2020 :  .

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    QUINTETTES DU DANUBE

    Le Quintette de Bartók a enfin _ oui ! _ de la chance au disque _ en effet ! Tout juste hier, Vilde Frang et ses amis _ dont le pianiste Alexander Lonquich _ lui offraient une lecture tempétueuse _ impressionnante, magnifique ! Cf mon article du 30 août 2019 :  _, Piers Lane et les Goldner le replacent plus aisément _ probablement _ dans la filiation brahmsienne _ et viennoise, des circonstances de sa composition, en 1903-1904 _, adoucissant les hungarismes _ oui _, donnant aux harmonies une tonalité dorée _ oui _ plutôt nouvelle Vienne _ déjà.

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    Feraient-ils l’œuvre trop belle ? En tous cas, j’écoute fasciné ces jeux de timbres savamment composés, ces danses suggérées, l’étoffe plus soie que velours _ sans doute… _ de cet ensemble qui prend la lumière dans une œuvre si volontiers sombre. Mais les cinq amis savent aussi que Bartók flirte ici avec les audaces _ oui _ de la Vienne nouvelle, la sensualité des archets _ oui _ évoquent parfois le monde de Joseph Marx.

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    Le couplage avec le grand Quintette de pure fantaisie qu’Erich Wolfgang Korngold composa en 1923 (soit vingt ans après celui de Bartók) après le succès remporté par Die tote Stadt semblait une évidence, mais les deux œuvres regardent dans des directions contraires _ en effet ! _, Bartók imaginant un nouveau monde alors même qu’il est encore immergé dans Brahms, Korngold jouant les équilibristes _ voilà _ entre un monde de fantaisie et des instants abyssaux _ oui.

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    De cette ambivalence _ voilà _, Piers Lane et les Goldner rendent compte avec un brio certain, rendant justice à une œuvre qui se sera entendue jusque-là pour échapper à ses interprètes _ comme à ses potentiels auditeurs.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Béla Bartók (1881-1945)

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    Quintette avec piano en ut majeur, Sz. 23, BB 33

    …
    Erich Wolfgang Korngold(1897-1957)

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    Quintette avec piano en mi majeur, Op. 15

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    Piers Lane, piano
    Quatuor Goldner, direction

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    Un album du label Hypérion CDA68290
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    Photo à la une : © DR

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    Ce lundi 24 février 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa