Auteur/autrice : francislippa

  • Ecouter Leonard Bernstein diriger du piano le Concerto en sol de Ravel, en deux enregistrements, à Londres (en 1946), et à New-York (en 1958)

    Le coffret Sony intitulé Leonard Bernstein the pianist

    (un coffret Sony 889854837292 de 11 CDs, publié en 2018),

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    propose deux enregistrements de Leonard Bernstein

    dirigeant du piano

    le Concerto pour piano et orchestre en sol majeur de Maurice Ravel :

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    l’une, avec le Columbia Symphony Orchestra,

    enregistrée à New-York le 7 avril 1958 ;

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    l’autre, avec le Philharmonia Orchestra,

    enregistrée à Londres le 1er juillet 1946.

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    Ce mardi 15 septembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Revoir, à la télé, « Diamants sur canapé », cinquante-neuf ans plus tard : un parfum de glamour léger, au charme séduisant…

    Le charme fort _ en sa légèreté vaporeuse _ des années cinquante

    illumine le film de Blake Edwards, sorti en 1961, Breakfast at Tiffany’s (« Diamants sur canapé« , en français),

    et revu hier soir, par hasard, à la télé

    _ et je viens de m’en repasser le DVD, présent dans ma collection.

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    C’est tout un monde _ vécu (et fantasmé) en notre adolescence _, ainsi que ses couleurs _ un brin acides (mais sans agressivité), par exemple le jaune presque flashy des taxis new-yorkais _ de technicolor,

    qui reviennent flatter-caresser nos sensations, et pas seulement visuelles ;

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    par exemple le motif _ qui revient _ de la chanson Moon River (de Johnny Mercer et Henry Mancini)

    qui vient ourler, en les rafraîchissant doucement, les labyrinthes contournés de nos oreilles…

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    Le film de Blake Edwards (Tulsa, 26 juillet 1922 – Santa Monica, 15 décembre 2010)

    est absolument épatant _ y compris en en percevant mieux les détails à la vision, en suivant, du DVD _,

    avec une distribution d’acteurs _ glamour _ assez éblouissante :

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    la délicieusement fofolle _ mais pas que cela _ Audrey Hepburn (Ixelles, 11 mai 1929 – Tolochenaz, 20 janvier 1993) en Holly Golightly,

    le bel homme (et gigolo), Paul Varjak, en écrivain qui a du mal à écrire _ et percer _, qu’incarne le photogénique George Peppard (Detroit, 1er octobre 1928 – Los Angeles, 8 mai 1994) ;

    ainsi que des seconds rôles parfaits,

    telle Patricia Neal (Packard, 20 janvier 1926 – Edgartown, 8 août 2010), en Mrs Failenson, la riche décoratrice sûre d’elle, qui entretient le gigolo,

    ou Martin Balsam (New-York, 4 novembre 1919 – Rome, 13 février 1996), en agent de Holly Golightly ;

    et, plus surprenant, José Luis de Villalonga (Madrid, 29 janvier 1920 – Palma de Mallorca, 30 août 2007), en riche brésilien séduisant…

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    Un discret parfum de désir retenu s’y cache, loin de tout histrionisme exacerbé…

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    Reste à relire aussi

    le court et délicieusement vif roman Petit déjeuner chez Tiffany de Truman Capote

    (La Nouvelle-Orleans, 30 septembre 1924 – Los Angeles, 25 août 1984),

    paru en 1958.

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    Ce lundi 14 septembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Lili Kraus, ou la « perfection qui désigne ce qu’est le style même de la musique de Mozart »…

    Sous le titre de  »La grande Lili« ,

    ce dimanche, Jean-Charles Hoffelé, en son site Discophilia,

    fait l’éloge de la perfection mozartienne _ qui fait grand bien ! _ de Lili Kraus :

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    « une perfection qui désigne ce qu’est le style même de la musique de Mozart« , conclut-il, excellemment, son article,

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    à propos du CD St-Laurent Studio YSLT-940,

    consacré à 2 Concertos _ et une sonate : la sonate n°12 en Fa majeur, K. 332 _ de Mozart,

    le n°9, en Mi bémol majeur, K. 271, dit Jeune homme, et le n°12, en La majeur, K. 414,

    avec Jean Fournet et Manuel Rosenthal…

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    Voici donc cet article mozartissime :

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    LA GRANDE LILI

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    À la fin, elle qui jouait Bartók et Beethoven, Mozart lui aura été mieux que son compositeur chéri, un autre soi-même _ probablement : elle le vivait… _, et ses Concertos enregistrés modestement à Vienne, avec un orchestre modeste et un chef modeste, le pain quotidien.

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    D’ailleurs qu’une formation symphonique l’invitât, ce serait Mozart, toujours, et ce dès les années cinquante alors qu’à Paris l’étiquette blanche des Discophiles Français l’avait établi mozartienne absolue, seule à son piano, ou avec ses camarades viennois, Boskowsky et Huebner.

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    Son Jeunehomme sans façon _ voilà _ rappelle qu’elle jouait Mozart avec fièvre, en grand déploiement (et toujours en aussi beau son, précis, porté loin, comme celui d’une voix bien placée et naturellement expressive) _ voilà. Rien ne s’y force, tout y rayonne _ comme il se doit ! _, rien ne s’y cherche, tout au contraire est trouvé _ voilà, voilà ! _, le giocoso de l’Allegro, la mélancolie douloureuse de l’Andantino, et les espiègleries du Finale où les doigts volent.

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    Et comme Fournet lui accompagne cela!, réglant l’orchestre au cordeau, ce que ne fera pas Rosenthal pour le la majeur, plus distant, plus propre, mais peu importe, qu’elle entre seulement et dès les premières notes c’est elle qui dirige, emportant l’œuvre au grand air, en faisant une sérénade, et des plus vives.

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    Au final Rosenthal se rattrapera, faisant danser son orchestre lui aussi, et Lili d’y caracoler, l’air de rien, sous un crinoline de traits, merveille !, que prolonge encore une Sonate en fa majeur confiée aux micros de la Radio Nationale, tendre et impérieuse à la fois _ voilà _, jouées avec des ombres, des accents, des contre-chants qui semblent venir d’un autre temps et pourtant si classiques, si mesurés, une perfection qui désigne ce qu’est le style même _ oui _ de la musique de Mozart.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Lili Kraus Edition – Vol. 1

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    Wolfgang Amadeus Mozart(1756-1791)

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    Concerto pour piano et orchestre No. 9 en mi bémol majeur, K. 271
    « Jeunehomme »

    Concerto pour piano et orchestre No. 12 en la majeur, K.414/385p
    Sonate pour clavier No. 12 en fa majeur, K. 332

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    Lili Kraus, piano
    Orchestre National de la R.T.F
    Jean Fournet, direction (K. 271)
    Manuel Rosenthal, direction (K. 414)

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    Un album du label St-Laurent Studio YSLT-940
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    Photo à la une : la pianiste Lili Kraus – Photo : © DR

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    De cette si simple merveilleuse évidence

    _ de très grand art, mais parfaitement discret, forcément, en sa jubilation rayonnante _

    merci, madame…

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    Ce dimanche 13 septembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Disparition d’un autre frioulan hyper cultivé, et surtout poète : Nico Naldini, le cher cousin de Pier Paolo Pasolini

    D’abord, voici le courriel que je viens d’adresser à René de Ceccaty,

    qui fut ami, ainsi que traducteur, de Nico Naldini

    (Casarsa della Delizia, 1er mars 1929 – Trévise, 9 septembre 2020),

    cousin et biographe _ à deux reprises : en 1989 (Pasolini, una vita) ; puis en 2009 (Breve vita di Pasolini) ; cette seconde biographie, suite aux révisions des thèses, et polémiques, sur l’assassinat de Pier-Paolo Pasolini… _ de Pier Paolo Pasolini :

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    En accomplissant ma prière laïque (de lecture matinale des journaux),

    j’apprends, dans le Corriere della Sera, le décès de ton ami Nico Naldini, chez lui, à Trévise, à l’âge de 91 ans.
     
    Cf aussi cet article de La Repubblica du 10 septembre, qui m’avait échappé :
     
    Bien sûr tu as traduit sa biographie _ Pier-Paolo Pasolini _ une vie, parue, dans une traduction de René de Ceccatty, chez Gallimard, en 1991 … _  de son cousin Pier Paolo _ Bologne, 5 mars 1922 – Ostie, 2 novembre 1975 _,
    mais aussi tu l’as rencontré à diverses reprises, notamment en Tunisie _ où Nico Naldini séjournait fréquemment, à Sidi Bou Saïd _,
    comme tu l’a raconté dans Enfance, dernier chapitre.
     
    Nico Naldini était peut-être d’abord poète _ René de Ceccatty a traduit aussi son recueil de poèmes frioulans Je reviens des champs d’azur, paru, aux Éditions du Scorff, en janvier 2000 _, avant d’avoir à son actif une œuvre polyforme _ poésies, narrations, essais, biographies (de Giovanni Comisso, Goffredo Parise, Filippo De Pisis, Giacomo Leopardi), et même un film-documentaire, Fascista, en 1974…
     
    Dès que j’ai appris cette nouvelle de son décès,
    c’est d’abord de ce que tu évoques de lui dans Enfance, que je me suis immédiatement souvenu.
    La mémoire nous parle, même si c’est un peu capricieusement.
     
    Nico Naldini : encore un frioulan hyper-cultivé… _ ici c’est au triestin Magris que je pense.
     
    Et c’est à lui que je vais consacrer mon article d’aujourd’hui…
     
    Bien à toi, cher René,
     
    Francis

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    Pour le reste,

    on se reportera à l’œuvre polyforme que nous laisse Nico Naldini…

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    Ce samedi 12 septembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa