Auteur/autrice : francislippa

  • Un cas anomique (et anecdotique) de fétichisme ravélien…

    Recevant ce jour de Manuel Cornejo,

    l’étrange récit suivant,

    narrant le vol en 1975, puis la restitution ces jours-ci, de la clé de la maison natale de Maurice Ravel (1875-1937),

    …

    je lui ai répondu ceci :

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    Merci de cette information.

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    Le fétichisme _ dans ce cas-ci : sans profit pour la connaissance ! _ des reliques va très loin…

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      Académie internationale de musique Maurice Ravel

    Hier, à 00:03
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    Une belle histoire…

    La semaine dernière, en pleine session de l’académie, La BnF – Bibliothèque nationale de France, nous a contactés par téléphone à propos d’une affaire surprenante.
    Elle nous a fait suivre un courrier contenant la clef d’une énigme vieille de 45 ans…

    « Chers Mesdames et Messieurs,

    J’ai l’honneur de vous écrire afin de vous demander pardon et vous retourner un petit morceau du patrimoine français.

    En 1975 j’étais un jeune américain âgé de 21 ans, étudiant à la Sorbonne Nouvelle, dite Paris III où je faisais des études de la musique et l’art français.

    Etant moi-même musicien (je jouais du cor d’harmonie dans des orchestres et fanfares universitaires), j’attendais avec plaisir le 7 mars, centenaire de la naissance du grand compositeur français Maurice RAVEL. Quelle joie de pouvoir écouter, au Théâtre de Champs-Elysées, les deux concertos de Ravel (dont l’un pour la main gauche) joués par Phillipe Entremont et l’Orchestre de Paris, dirigé par Serge Baudo ! Bien sûr il y avait plein de concerts de Ravel partout la ville de Paris, ainsi qu’une exposition, à la Bibliothèque Nationale de France, de ses objets personnels (son passeport, sa canne, une lettre lui écrite par Stravinsky (qui était content que Ravel ait aimé ses Noces), et plus.

    Auparavant j’avais fait un court séjour dans le sud-ouest de la France et bien sûr j’ai visité la maison natale de Ravel à Ciboure. C’est quand je me promenais dans la petite rue derrière la maison (où se trouvait une petite église) que j’ai vu la grosse porte de derrière de la célèbre maison. Dans la serrure il y avait une vieille clé.

    Au lieu d’essayer d’expliquer les émotions que j’ai senties au moment, je vous dirai tout simplement que j’ai volé la clé.
    45 ans plus tard, il est moment que je vous la rende.

    Maintenant âgé 66 ans, j’ai quatre petits-enfants et je continue à me rappeler les moments inoubliables que j’ai passés en France – à l’exception du moment honteux dont je viens de parler.

    Je vous demande pardon et je vous prie d’accepter cet objet auquel je n’avais aucun droit.

    Veuillez croire, chers Mesdames et Messieurs, à mes sentiments cordiaux et respectueux. »

    La clef a été solennellement remise par Jean-François Heisser à M. Guy Poulou, maire de Ciboure.

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    AU lieu d’essayer d’expliquer les émotions que j’ai senties au moment, je vous dirai tout simplement que j’ai volé la clé.

    45 ans plus tard, il est le moment que je vous la rende. Maintenant âgé de 66 ans, j’ai quatre petits-enfants et je continue à me rappeler les moments inoubliables que j’ai passés en France – à l’exception du moment honteux dont je viens de parler.

    Je vous demande pardon et je vous prie d’accepter cet objet auquel je n’avais aucun droit.

    Veuillez croire, chers Mesdames et Messieurs, à mes sentiments cordiaux et respectueux

    M. L.

    Hillsboro, Oregon 97124

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    Je complète ceci par cet article-ci _ d’Emmanuelle Fère et Ghislaine Castillon _ paru hier dans le journal Sud-Ouest :

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    Ciboure : volée, la clef de la maison Ravel rendue par un Américain 44 ans plus tard

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    A La Une Pyrénées Atlantiques Saint-Jean-De-Luz

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    Publié le 17/09/2019 à 17h00. Mis à jour à 17h04 par Emmanuelle Fère et Ghislaine Castillon.

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    Dimanche, Jean-François Heisser président de l’Académie Ravel a remis la précieuse clef au maire de Ciboure Guy Poulou.

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    En 1975, un jeune Américain, étudiant en musique avait visité Ciboure et n’avait pu résister à empocher la clef de la maison Ravel…

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    Maurice Ravel est-il culte ? Après le festival Ravel, clôturé dimanche et qui a suscité l’engouement du public, la question mérite d’être posée au regard de l’admiration immodérée que le compositeur a suscité auprès d’un Américain. En visite à Ciboure, en 1975, ce jeune étudiant féru de l’œuvre du Cibourien n’avait pu refréner son émotion. Il avait emporté la clé de la maison natale du musicien. Celle-ci vient d’être rendue à la Ville.

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    La remise de la clef a eu lieu dimanche, au sein de l’auditorium Ravel de Saint-Jean-de-Luz, à l’issue de la proclamation du palmarès des prix des jeunes talents, lauréats de l’Académie Ravel (lire par ailleurs), en présence de Jean-François Irigoyen, maire de Saint-Jean-de-Luz et de Guy Poulou, maire de Ciboure. Jean-François Heisser, président de l’Académie Ravel, a narré le singulier parcours de cette vieille clé rouillée, et qui aura traversé deux fois l’Atlantique.

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    « Émotions du moment »

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    En 1975, un Américain, âgé de 21 ans, séjourne en France pour les besoins de ses études à l’université Sorbonne-Nouvelle (Paris III), en musique et en art. « Étant moi-même musicien (je jouais du cor d’harmonie dans des orchestres et des fanfares universitaires), j’attendais avec plaisir le 7 mars, centenaire de la naissance du grand compositeur français Maurice Ravel », narre celui qui est désormais âgé de 66 ans et vit en Oregon.

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    « Quelle joie de pouvoir écouter, au théâtre des Champs-Élysées, les deux concertos de Ravel, dont l’un pour la main gauche », relève le mélomane, après avoir connu l’émotion la plus forte, et certainement irrépressible, lors de sa visite de Ciboure, déjà en 1975.« J’avais fait un court séjour dans le sud-ouest de la France, et bien sûr visité la maison natale de Ravel, à Ciboure. C’est quand je me promenais dans la petite rue derrière la maison, que j’ai vu la grosse porte de derrière de la célèbre maison. Dans la serrure, il y avait une clé. Au lieu d’expliquer les émotions que j’ai senties à ce moment, je vous dirais tout simplement que j’ai volé la clé. »

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    Ni une, ni deux, à la vue du sésame de la maison de son idole, l’étudiant américain n’avait pas résisté à l’empocher. Pour mémoire, à l’époque, les lieux étaient occupés par l’office de tourisme, côté quai Ravel, et par l’Académie Ravel, côté rue Pocalette, à l’arrière de la maison. Le promeneur a donc « emprunté » la clé du couloir de communication entre les deux locaux, au sein de la maison. La clef a été recherchée, puis il a bien fallu se rendre à l’évidence, elle avait disparu. La serrure a été changée et la clé itou. L’objet a reparu, comme par enchantement. Pris de remords, l’ancien étudiant en musique l’a renvoyée le 28 août, accompagnée d’une missive, à l’attention de la Bibliothèque nationale de France (BNF). Cette dernière a transmis les éléments à l’Académie Ravel, qui les a reçus la semaine dernière, en plein cœur du festival !

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    « 45 ans plus tard, il est temps que je vous la rende. Maintenant, âgé de 66 ans, j’ai quatre petits-enfants et je continue à me rappeler les moments inoubliables que j’ai passés en France – à l’exception du moment honteux dont je viens de parler », confie le sexagénaire. « Je vous demande pardon et je vous prie d’accepter cet objet auquel je n’avais aucun droit. »

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    Jean-François Heisser a donc remis la clé symbolique à Guy Poulou, maire de Ciboure. Il reste à lui trouver une place, dans la Ville, elle qui ne quittera pas le cœur de cet Américain, mélomane.

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    Prix de l’Académie

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    La 50e session de l’Académie Ravel a remis ses prix aux jeunes talents, dimanche matin. Ruben Micieli, piano, Elia Cohen Weissert, violoncelle, et Jean Sautereau, alto, ont reçu le prix de l’Académie Ravel (par la Ville de Saint-Jean-de-Luz).

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    Le prix Maurice-Ravel, décerné par la Ville de Ciboure, est allé à Iris Scialom (violon), Baptiste Tricot (piano), Arthur Heuel (violoncelle) et Madeleine Rey (alto).

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    Ce mercredi 18 septembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’intéressante piste de l’atelier opératique de Mozart, avant le chef d’oeuvre de la trilogie Da Pontienne

    Très intéressante piste de recherche

    _ et aussi de travail musical _

    dont nous sont proposés quelques résultats _ forcément éparpillés _

    dans le double album de Pygmalion et Raphaël Pichon

    Libertà ! Mozart et l’Opéra,

    un double CD Harmonia Mundi HMM 902638.39 :

    …

    explorer _ et proposer à écouter _ ce que furent

    les tâtonnements d’atelier

    du compositeur Wolfgang Amadeus Mozart

    avant l’aboutissement _ merveilleux et sublime ! _ de la trilogie sur des livrets de Lorenzo Da Ponte :

    …

    Le Nozze di Figaro, o la folle giornata ;

    Don Giovanni, o il dissoluto punito ;

    et

    Cosi fan tutte, o la scuola degli amanti.

    …

    …

    De ces tâtonnements

    épars _ et demeurés, inachevés sur l’établi, décousus _ de l’atelier hyper-actif de Mozart,

    ne sont ici de franches réussites d’interprétation discographique _ et l’on comprend immédiatement pourquoi _

    que les arias

    _ conçus comme pleinement auto-suffisants (et destinés à faire briller leurs interprètes !) _

    Vado ma dove (K. 583),

    Per pietà, non ricercate (K. 420),

    No, che non sei capace (K. 419),

    Io ti lascio, o cara, addio (K. Anh. 245).

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    De la troupe de l’Ensemble Pygmalion,

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    tire très brillamment son épingle du jeu

    la basse Nahuel Di Pierro,

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    un interprète au timbre profond, clair et superbe,

    et au jeu vraiment magnifique…

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    Un interprète à suivre, par conséquent…

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    Ce mardi 17 septembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La Publication aux Etats-Unis du « Journal » de Renia Spiegel, assassinée à Przemysl le 30 juillet 1942

    Ce lundi 16 septembre 2019,

    El Mundo se fait l’écho,

    en un article _ de Victoria Gallardo _ intitulé « Renia Spiegel, la Ana Frank polaca : adolescente, poeta y autora de otro diario« ,

    de la publication, en traduction anglaise, du Journal (1939-1942) de Renia Spiegel, adolescente polonaise de Przesmyl.

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    Le voici :

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    Renia Spiegel, la Ana Frank polaca : adolescente, poeta y autora de otro diario

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    Actualizado Lunes, 16 septiembre 2019 -00:13
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    Los textos de Renia Spiegel, asesinada por los nazis en 1942, salen ahora a la luz tras varias décadas guardados en una caja fuerte

    Renia (izqda.) y su hermana, en una foto de niñas.

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    Elizabeth Bellak, antes Arianka Spiegel, no ha sido capaz de leer el diario de su hermana Renia en su totalidad. El dolor que siente hoy al sumergirse en ciertos pasajes sigue siendo demasiado agudo. Demasiado intenso. « Yo sólo he leído algunos fragmentos« , cuenta al otro lado del teléfono. « Mi madre tampoco llegó a leerlo entero. Era muy duro para ella« . Fue la hija de Elizabeth, Alexandra, quien quiso sacar esas 700 páginas del olvido de la caja fuerte donde permanecieron encerradas durante largas décadas y traducirlas al inglés. Ahora, este « tesoro de la guerra« , como lo define Elizabeth, sale a la luz el 19 de septiembre como ‘El diario de Renia Spiegel. El testimonio de una joven en tiempos del Holocausto‘ (Plaza & Janés).

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    Renia y su novio Zygmunt se besaron por primera vez el 20 de junio de 1941. Por aquel entonces, las redadas y los registros ya formaban parte de la estremecedora cotidianidad de esa Polonia asediada que tanto tiempo tardó en volver a reconocerse. La misma cotidianidad que Renia plasmó en su diario en prosa y también en verso :

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    « Nos fuimos de la ciudad/ como fugitivos :/ solos, en la noche oscura y silenciosa./ Con el sonido de las casas al caer/ nos dijo adiós la ciudad, la oscuridad sobre nosotros./ La misericordia de los buenos,/ el abrazo de una madre en la distancia,/ que ellos sean nuestra guía,/ nuestro consuelo, nuestro auxilio./ Y así superaremos/ las piedras del camino,/ hasta que rompa el alba y salga el sol,/ seremos fugitivos solitarios,/ fugitivos por todos desertados« .

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    Las páginas que al principio rellenaban clases de latín, tardes de cine y concursos de poemas de la escuela, en los que Renia siempre destacaba, acabaron siendo ocupadas por lamentos y plegarias. « Lo que tanto temíamos ha terminado por llegar. El gueto. Los avisos han salido hoy. Quizá nos quedemos aquí o quizá no« , escribió Renia poco tiempo después de aquel primer beso. « Desde las ocho de hoy estamos encerrados en el gueto. Ahora vivo aquí. El mundo está aislado de mí y yo estoy aislada del mundo. Los días son terribles y las noches no son mejores. El gueto está rodeado de alambre de espino, con guardias que vigilan las puertas. Salir sin permiso se castiga con la pena de muerte« .

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    Lo que vino a continuación fue aún peor. Pese a los esfuerzos de Zygmunt por mantener a salvo a su novia y a sus propios padres, sus intentos fracasaron el mismo día que un chivatazo puso a los alemanes sobre la pista de tres judíos que permanecían escondidos en el ático de una vivienda. Tres balas disparadas al anochecer acabaron con las tres personas a las que él más quería. Renia acababa de cumplir 18 años. « Daría cualquier cosa por recordar que le dije lo mucho que la quería antes de separarnos« , asegura Elizabeth, que logró escapar del gueto poco tiempo antes gracias a la ayuda de Zygmunt y reunirse con una amiga de la escuela que la escondió en su casa.

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    Sí recuerda con nitidez la despedida de sus abuelos, con quienes ella y Renia pasaban largas temporadas. « Estaban intentando ser valientes mientras Zygmunt les decía con gestos que era hora de que yo me fuera, que se nos estaba acabando el tiempo« , relata Elizabeth en algunas de las notas que acompañan al diario. « Mi abuela, a la que yo tanto quería, se dio la vuelta y se tapó la cara con las manos. Mi abuelo se arrodilló, me cogió de los hombros con suavidad y me miró a los ojos. Entonces me tendió una cajita de colores. Era como esas fiambreras perfectas para llevar la comida, como si yo fuese una niña pequeña a punto de ir sola a la escuela por primera vez y no alguien a punto de huir para salvar la vida. He pegado dentro veinte monedas de oro -me dijo-. Es todo lo que tengo. Vayas a donde vayas, podrás venderlas para conseguir algo de dinero« . No volvió a verlos. « Nunca supe qué les pasó, pero estoy segura de que terminaron en una fosa común. Simplemente, eran demasiado viejos para que los nazis los quisieran en un campo« .

    …
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    Por los recuerdos que atesora de los años posteriores Elizabeth pasea ahora con sigilo, casi de puntillas. El reencuentro con su madre en Varsovia, la segunda identidad que ambas se vieron obligadas a adoptar para escapar y poner rumbo a Estados Unidos y el miedo que no lograron sacudirse del cuerpo hasta mucho tiempo después hoy han quedado envueltos en una densa neblina. Tras conseguir documentos con sus nuevos nombres, fue bautizada por el mismo sacerdote que bautizó también a su madre. « Esta es mi nueva vida. Estoy en América, soy católica y me llamo Elizabeth« , se repetía a sí misma con recurrencia.

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    Allí, la vida continuaba. « Nunca olvidaré la primera vez que vi a los soldados estadounidenses« , relata. « Me gustaron desde el primer momento, pero había algo en ellos que me resultaba extraño. -¿Qué les pasa?- le pregunté a mi madre-. Se les mueve la boca, ¡pero no hablan! Ella se echó a reír. -Están mascando chicle- respondió. Yo era una refugiada adolescente que casi no sobrevive al Holocausto y nunca había visto un chicle, por no hablar de probarlo« .

    …
    …

    Fue también en Estados Unidos donde, a comienzos de la década de los años 50, se produjo un encuentro al que hoy regresa sin apenas esfuerzo, como si el tiempo se hubiera detenido en ese mismo instante para darle la oportunidad de atesorarlo para siempre en su memoria. El mismo Zygmunt que ayudó a que escapara del gueto y que, acto seguido, fue enviado a Auschwitz a realizar trabajos forzados, se presentó ante ella y su madre en Nueva York convertido en médico, tal y como siempre había querido. « Tengo algo para vosotras« , dijo. En la mano llevaba una gruesa libreta de líneas azules en la mano. Hasta ese momento, ni Elizabeth ni su madre habían sabido de la existencia del diario de Renia.

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    …

    « Pasé años intentando olvidar que yo era la niña que había conseguido salir con vida de Polonia, mientras que su hermana no. Esa es la razón por la que, cuando mi madre murió de cáncer el 23 de noviembre de 1969, solo unos meses antes de que naciera mi hija Alexandra, guardé el diario en una caja fuerte« , prosigue Elizabeth. « Hasta que mis hijos no empezaron a hacer preguntas, no les conté la verdad. Soy judía -les confesé- y es hora de que os cuente mi historia. Creo que estáis preparados para escucharla« .

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    Nous attendrons la traduction en français.

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    Ce lundi 16 septembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La question de la spécificité des Intermezzi de Brahms : à propos d’une interprétation d’Evgueni Koroliov

    Ce jour,

    voici que je découvre un très intéressant questionnement de Stéphane Friédérich,

    sur le site de Res Musica

    _ en un article intitulé La totalité des Intermezzi de Brahms réunis sous les doigts d’Evgeni Koroliov _

    à propos de la publication d’un double CD Tacet

    intitulé The Complete Intermezzi, par Evgueni Koroliov ;

    …

    qui vient en quelque sorte reprendre

    et préciser

    quelques questions que je me posais

    face au double CD PDD018 des Klavierstücke

    _ qui comporte 18 pièces portant le titre d’Intermezzo, sur un total de 30 Klavierstücke… _

    de Brahms, par Boris Berman,

    proposé par le très remarquable label Le Palais Des Dégustateurs ;

    …

    cf  mon article du samedi 7 septembre : …

    …
    …

    Voici donc ce très intéressant article de Stéphane Friédérich :

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    La totalité des Intermezzi de Brahms réunis sous les doigts d’Evgeni Koroliov

    Brahms intermezzi Koroliov Tacet

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    Ce dimanche 15 septembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa