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  • Sur le double devenir assez préoccupant du disque (matériel) et des boutiques (ayant pignon sur rue) de disquaires, sur le front des avancées générales de la dématérialisation, à l’horizon de l’enjeu crucial du devenir menacé de la civilisation…

    Sur le double devenir assez préoccupant du disque (matériel) et des boutiques (ayant pignon sur rue) de disquaires,

    voici ce petit matin du 10 septembre, et en forme de suite à quelques uns de précédents articles de ma part, discophile passionné – cf par exemple mon article « Nouvelles remarques de commentaire à mon éloge du disque du mardi 26 mai dernier… » en date du 30 mai 2026, et suite à des échanges de courriels avec Eric Rouyer, et puis Laurent Melin… – , un – un peu commenté par quelques menues farcissures de ma part – significatif article de la direction de ResMusica, « Dernier disquaire classique et jazz de Bruxelles, La Boîte à Musique ferme sa boutique historique  « , qui forcément m’interpelle,

    alors que je suis en train de lire – j’en suis à la page 123 sur 235 que comporte le livre – l’admirable « Nos vies encapsulées – Quel devenir pour l’humanité ? » de mon cher ami bruxellois Pascal Chabot – un ultra-lucide travail de réflexion sur l’essentiel !!! – , qui vient de paraître aux PUF le 27 août dernier, et qui aborde en plein et lumineusement ces cruciales questions…  :

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    Dernier disquaire classique et jazz de Bruxelles, La Boîte à Musique ferme sa boutique historique

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    C’est une page qui se tourne sur les hauteurs de Bruxelles, au terme de plus d’un demi-siècle d’histoire. La mythique boutique La Boîte à Musique, installée au Coudenberg et fondée par la famille de Wouters d’Opplinter, a physiquement – voilà ! – fermé ses portes cet été. Avec elle s’éteint l’un des derniers havres d’écoute – physique, et c’est très précieux – de la capitale belge : un écrin paisible – voilà, voilà – où le temps semblait suspendu, où l’on venait autant pour dénicher un enregistrement rare que pour échanger – et c’est fondamental !!! – avec une équipe hautement spécialisée – et ultra-compétente, ce qui est absolument nécessaire !.. – et croiser d’autres mélomanes passionnés, tant de jazz que du répertoire classique des origines à nos jours.

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    Pour justifier cette fermeture physique, le mot d’ordre paraît tout trouvé : la « dématérialisation » – au sens large – – nous y voici donc ! – de la musique enregistrée et de son commerce. L’argument laisse pourtant perplexe – en effet ! – et n’est sans doute – probablement – qu’un élément parmi d’autres. Car ce serait oublier un peu vite que toute une communauté d’amateurs reste viscéralement attachée – voilà, voilà ! – au support physique – immédiatement à portée de la main, sans transition électronique ! – , au plaisir du texte de présentation, de l’objet et, par-dessus tout, à l’exigence de la qualité sonore – et pour ce qui me concerne, en priorité le fait d’avoir à portée immédiate de ma main ces CDs matériels, sans médiation électronique peu fiable à long terme… Alors même que le vinyle connaît un retour en grâce spectaculaire grâce à des pressages audiophiles et que le marché du CD classique montre une réelle stabilisation – en témoigne l’abondance exceptionnelle – mais oui, mais oui ! et c’est même assez vertigineux… – des nouveautés publiées physiquement en cette rentrée -, la disparition de ce lieu de rencontre – et rencontrer est bien évidemment fondamental – laisse planer un sentiment de grand vide – oui ; et à Bordeaux, j’ai l’insigne chance d’avoir la formidable librairie Mollat, et, au tout premier chef, mon disquaire préféré, à la formidable oreille et probité, Vincent Dourthe : d’inestimable conseil quand nous parlons à l’envi des disques, ceux qui paraissent, ou ceux qui sont déjà parus… Rien ne remplaçant pour moi ces si riches échanges avec lui sur les disques…

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    Pour autant, La Boîte à Musique, fournisseur breveté de la cour de Belgique, ne rend pas – complètement – les armes – ce n’est pas tout à fait encore Waterloo… L’enseigne entame simplement un nouveau chapitre – un aggiornamento, en quelque sorte – de son existence. Face à la mutation profonde des habitudes d’achat – de ses clients – et à la croissance continue de ses ventes à distance – tiens donc… – , la maison fait le choix de redéployer toute son énergie sur l’interface numérique – voilà ! L’expérience se poursuit donc désormais en ligne, sous le bénéfice d’une expédition garantie – de disques matériels – , avec un catalogue de plus de 100 000 références rapidement disponibles, des pièces rares, des promotions régulières. Tout cela sans rompre – tout à fait – le lien humain grâce au maintien d’une ligne téléphonique dédiée aux commandes – mais échanger au téléphone, ce n’est pas du tout la même chose que se parler « en présentiel« , comme ils disent : l’échange téléphonique transmet beaucoup moins que l’échange physique, bien plus subtil… La fermeture physique permettra à l’entreprise de réduire certains coûts – toujours le poids terrible et bien trop peu « subtil« , hélas, de l’économie – , notamment en matière de personnel et de logistique.

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    L’empreinte culturelle de la famille de Wouters d’Opplinter demeure d’ailleurs bien vivante à travers son rôle éditorial majeur dans le paysage culturel belge, avec deux labels :
    Pavane Records : fondé par le regretté Antoine de Wouters d’Opplinter, véritable référence pour les mélomanes belges et français, osant la promotion de répertoires rares – voilà – et de jeunes artistes en devenir – voilà aussi.
    Musica Ficta : label créé en 2004, consacré aux musiques anciennes – oui – , et dont la direction artistique actuelle est confiée à Bernard Mouton.

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    Si la vitrine du Coudenberg a baissé son store, l’esprit du lieu demeure : l’exigence discographique – oui – et l’amour des grandes interprétations – oui, oui – continuent ainsi de tourner, tels les sons et les parfums baudelairiens, dans l’air du soir bruxellois… et belge. (BH)

    Et c’est de rien moins que de l’avenir de la civilisation qu’il s’agit ici, à travers le devenir matériel du disque de musique, et de l’avenir des boutiques de disques ayant pignon sur rue, et assurant leur part, via le disque et ce qui entoure humainement son achat – pas par un simple clic électronique… – , d’une transmission ultra-compétente – et riche de multiples infra-détails qui très heureusement y affleurent, et l’enrichissent… – de la culture musicale la plus authentique auprès des jeunes générations…

    Car nous dansons assurément sur un volcan…

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    Ce jeudi 10 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Se bercer de l’hyper-classicisme du London Haydn Quartet dans leur intégrale Hyperion des 58 Quatuors de Joseph Haydn : une supérieure élégance…

    Pour se bercer à l’envi de l’hyper-classicisme du London Haydn Quartet,

    voici commodément réunie pour nous en un beau coffret de 10 doubles CDs leur intégrale Hyperion CDS 44651/70 des 58 Quatuors à cordes (Op. 9, Op. 17, Op. 20, Op. 42, Op. 33, Op. 50, Op. 51, Op. 54, Op. 55, Op. 64, Op. 71, Op. 74, Op. 76 et Op. 77) de Joseph Haydn (Rohrau-sur-la-Leitha, 31 mars 1732 – Vienne, 31 mai 1809),

    en une supérieure élégance, et qui nous fait, en ces temps incertains et troublés, un immense bien…

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    Voici que qu’en a brièvement dit, le 22 août dernier, le bon Jean-Charles Hoffelé en son article sobrement intitulé « Labour of Love » :

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    LABOUR OF LOVE

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    Tous les Quatuors – au nombre de 58 – de Haydn sur instruments anciens et dans des interprétations historiquement informées. Lorsque Catherine Manson et ses amis lancèrent le projet avec la bénédiction de Simon Perry, l’Opus 9 fut, à l’hiver 2007, le premier choisi, manière de commencer le voyage dans l’ordre – de composition-parution… – pour parvenir au terme de l’Opus 77 et des Sept dernières paroles du Christ en Croix – Op. 51, et un peu à part... – en mai 2022.

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    Au cours du périple – de réalisation discographique – , la formation changea – un peu – , mais pas le style si pur, les archets si élégants, si spirituels, la fraîcheur des couleurs, le naturel des phrasés, les rythmes subtils – voilà, voilà – , tout un monde dont la cohérence fut garantie par Catherine Manson – premier violon fondateur en 2006 de ce London Haydn Quartet, et constant depuis lors… – : elle veillait sur ce qui devenait à mesure le projet d’une vie et l’aboutissement de sa mission d’artiste.

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    Par où commencer ? Par les « Quatuors du Soleil », cet Opus 20 où Haydn se perd en pure poésie, si finement saisi dans leurs faux airs de sérénade par les Anglais qui savourent le ton populaire des Menuets – on gagnera à leur opposer le plein son des Hagen, autre version majeure – puis vous pourrez poursuivre par les Prussiens – Op. 33 – où s’invite le lyrisme plus opératique de Mozart.

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    Hypérion a eu mille fois raison de reprendre dans un coffret artistement réalisé ces gravures parfaites – d’un suprême classicisme – , le geste plus démonstratif des Festetics, lui aussi sur instruments anciens et historiquement informé, ne pouvant égaler – en classicisme, donc… – le classicisme si éloquent des présents Londoniens.

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    LE DISQUE DU JOUR

    Joseph Haydn (1732-1809)

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    CDs 1-2
    6 Quatuors à cordes, Op. 9

    CDs 3-4
    6 Quatuors à cordes, Op. 17

    CDs 5-6
    6 Quatuors à cordes, Op. 20

    CDs 7-8
    6 Quatuors à cordes, Op. 33

    CDs 9-10
    6 Quatuors à cordes, Op. 50

    CD 11
    3 Quatuors à cordes, Op. 54

    CD 12
    3 Quatuors à cordes, Op. 55

    CDs 13-14
    6 Quatuors à cordes, Op. 64

    CD 15
    3 Quatuors à cordes, Op. 71

    CD 16
    3 Quatuors à cordes, Op. 74

    CDs 17-18
    6 Quatuors à cordes, Op. 76

    CD 19
    2 Quatuors à cordes, Op. 77 « Lobkowitz »
    Quatuor à cordes en ré mineur, Op. 42, Hob. III:43

    CD 20
    Les Sept dernières paroles du Christ en Croix, Op. 51

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    The London Haydn Quartet

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    Un coffret de 20 CD du label Hypérion Records CDS544651/70
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    Photo à la une : les musiciens du London Haydn Quartet –
    Photo : © DR

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    Et pour ma part, j’ai choisi de commencer mon écoute par le tout dernier CD de ce coffret, celui des « 7 Dernières paroles de notre Sauveur sur la Croix« , ce chef d’œuvre absolu, Op. 41,

    d’une sérénité à laquelle j’aurais peut-être aimé, pour ma modeste part, une pointe un peu plus acérée de tragique – même si Haydn n’est pas Mozart…

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    Un Quatuor certes un peu atypique…

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    Mais écoutez ici « Sitio » (10′ 41) : c’est vraiment admirablement beau !

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    Ce mardi 8 septembre 2026, Titus Curiosus- Francis Lippa

  • Un bref enthousiaste commode aperçu de ma part sur le si beau cru 2026 du Festival Ravel à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz…

    Pour simple commodité,

    voici un récapitulatif des 3 articles – pour les lire ou relire, il suffit de cliquer sur les liens... – que je viens de consacrer à 3 extraordinaires concerts donnés – et reçus, chacun, avec suprême admiration – aux Récollets – quel formidable merveilleux lieu intime pour des concerts ! – à Ciboure les jeudi 3, vendredi 4 et samedi 5 septembre derniers, par l’ami Benjamin Alard à son clavecin, et le quintette de ses 5 compagnons ; Jean-François Heisser à son piano ; et Xavier de Maistre et Lucero Tena, lui à sa harpe et elle à ses castagnettes, d’une beauté chaque fois éminemment singulière, mais chaque fois supérieurement admirée et réjouissante, faisant ainsi du cru 2026 du Festival Ravel judicieusement sous-titré « L »Heure espagnole« , un cru peut-être exceptionnel – et alors qu’il ne s’agit là que de 3 concerts parmi bien d’autres où je ne fus pas présent… –  :

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    _  « Fabuleux concert hier après-midi 3 septembre de Benjamin Alard aux Récollets à Ciboure – Saint-Jean-de-Luz, autour du Concerto pour clavecin et orchestre de Manuel de Falla, et découverte d’un extraordinaire compositeur né en 1968 : José Maria Sanchez-Verdú, avec 3 œuvres commandées par le Festival international de musique et de danse de Grenade, pour un hommage à Falla, et créées le 18 juin 2024 à Grenade par Benjamin Alard lui -même au clavecin…« ,

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    _ « Superbissime Jean-François Heisser pour une sublimissime « Música callada » de Federico Mompou (1959, 1962, 1965, 1967) aux Récollets hier vendredi 4 septembre : une musique intense et profonde consubstantiellement retenue…« ,

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    _ « Et toujours aux Récollets, à Ciboure, un absolument magique concert, hier 5 septembre, de Xavier de Maistre, harpe, et Lucero Tena, castagnettes…« …

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    « Fabuleux« , « superbissime« , « magique« ,

    tels sont donc les trois adjectifs qui me sont spontanément venus à l’esprit pour caractériser, sur le champ, ces trois successives – et très distinctes, très diverses – magnifiques performances des musiciens-interprètes de ces trois concerts donnés aux Récollets, à Ciboure, les 3, 4 et 5 septembre derniers…

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    Composer le programme d’un Festival, de même que composer le programme d’un concert, et aussi composer le programme d’un disque, est un art éminemment délicat, face au nécessaire alliage de l’équilibre de la diversité parfois proposée, et de l’unité qui doit en ressortir au final…

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    Bravo donc à tous les concepteurs de ces divers programmes si justement et brillamment concoctés, et, au tout premier chef, à Bertrand Chamayou, le directeur artistique du Festival Ravel, présent déjà au moins à ces trois concerts-là – et probablement à tous les autres : ce qui me paraît normal de la part de l’hôte accueillant, et responsable premier, en chef, de ce si beau Festival Ravel…

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    Avec une question subsidiaire de la part du discophile passionné que je suis – cf mon article « Nouvelles remarques de commentaire à mon éloge du disque du mardi 26 mai dernier… » en date du 30 mai 2026  – : serait-il contradictoire, et même vilainement nocif (ici pour la venue en nombre des mélomanes assister sur place aux concerts du Festival Ravel), d’envisager aussi, en plus des concerts, des enregistrements Live de ces si beaux concerts, qui donneraient lieu, ensuite, pour quelques uns au moins d’entre eux, et même si ce serait nécessairement avec pas mal de retard, à une très appréciable publication – un peu durable, elle – discographique ? Car, pour ma très modeste part de mélomane, je trouve toujours frustrant de ne pas conserver de trace matérielle – je ne suis pas Mozart qui, ayant écouté une seule fois le « Miserere » d’Allegri (interdit d’interprétation ailleurs qu’au Vatican, ainsi que de copie) à Saint-Pierre de Rome, a été capable de le restituer in extenso a posteriori, rien qu’au souvenir archi-précis et complet de son unique écoute… – du vif plaisir éprouvé à l’instant – d’éternité, oui – si furtif du concert ! Et j’aime écouter et ré-écouter sur ma platine chez moi, tranquillement, ces enregistrements qui ne cessent pas de m’enchanter et de se redécouvrir, au fil du temps qui passe et de mes ré-écoutes, et dont je dispose matériellement, tout près de moi, hic et nunc, là, à simple portée de ma main…

    Ma question est certainement d’une grande naïveté,

    alors que je sais bien qu’à l’interprète lui-même le concert effectif rapporte financièrement beaucoup beaucoup plus que ce qui lui revient en pourcentage, quasi ridicule, dans les ventes d’un disque ; et, de plus, que beaucoup de ces musiciens doivent désormais aussi, qui plus est, trouver une certaine part de contribution au financement de leur disque… Et ce à quoi s’ajoute la drastique diminution, dans le pays, de magasins de disques où il est possible de se procurer immédiatement et matériellement les disques…

    Avec aussi et encore le problème de plus en plus préoccupant, voire angoissant – et lui aussi en partie, mais pas seulement, d’ordre financier – , que constitue l’amoindrissement quasi continu du public authentiquement mélomane – mais un public qui est vieillissant, ainsi que suffisamment argenté pour s’offrir des places de concerts à de tels prix ; même si l’espace de concert est le plus souvent encore, du moins pour le moment, me semble-t-il, rempli… – : comment donc, et surtout, arriver à renouveler le public mélomane de la musique de la plus haute qualité auprès des nouvelles générations, sans une initiation qui soit elle-même de haute qualité – et pas à l’économie la plus pingre !.. – à l’authentique culture de la musique, à l’heure des réseaux sociaux débridés, et de politiques culturelles indignes, et tout simplement suicidaires – mais ils ne s’en rendent pas compte ! – pour la civilisation et la qualité… C’est là la question de l’initiation véritable à la culture véritable, hors du cancer de la démagogie – électorale – à très très courte échéance qui se répand hélas présentement… C’est que nous dansons carrément sur un volcan…

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    Ce lundi 7 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et toujours aux Récollets, à Ciboure, un absolument magique concert, hier 5 septembre, de Xavier de Maistre, harpe, et Lucero Tena, castagnettes…

    Et toujours aux Récollets, à Ciboure, un magique concert, hier 5 septembre, de Xavier de Maistre, harpe, et Lucero Tena, castagnettes, auquel je n’ai pas assisté, mais dont mon gendre Sébastien Lepetit et ma petite-fille, harpiste, Alma-Flore Lepetit, sont revenus, m’ont-ils dit au téléphone, encore mieux qu’enchantés : absolument conquîs !!!

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    Étaient aussi présentes, au rang derrière Alma-Flore, sa professeur de harpe au Conservatoire de Bordeaux Marie-Emmanuelle Allant-Dupuy, et sa collègue professeur de harpe au Conservatoire de Bayonne, Salomé Magnier…

    Ainsi que ma chère amie luzienne Francine Aldin, qui m’avait dit la veille, vendredi 4 septembre, lors du concert Mompou de Jean-François Heisser – cf mon article d’hier « Superbissime Jean-François Heisser pour une sublimissime « Música callada » de Federico Mompou (1959, 1962, 1965, 1967) aux Récollets hier vendredi 4 septembre : une musique intense et profonde consubstantiellement retenue…« … – que pour rien au monde elle ne manquerait un concert, aux Récollets, de Lucero Tena – née à Victoria de Durango, au Mexique, le 16 septembre 1938… – que j’avais aperçue la veille, à son arrivée aux Récollets pour assister au concert Mompou de Jean-François Heisser, accueillie par l’ami, membre lui aussi de Jakintza, Christophe de Dreuille, qui lui avait alors, d’un geste de la main, signalé, juste en face, la belle maison natale de Maurice Ravel…

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    Et le programme de ce magique concert aux Récollets d’hier samedi 5 septembre, reprenait en partie celui, de 14 plages – d’œuvres de Mateo Albeniz, Enrique Granados, Manuel de Falla, Francisco Tarrega, Joaquin Malats, Antonio Soler, Isaac Albeniz et Jesus Goridi – , du très beau CD Sony classical 88985450452 « Serenata española » de Xavier de Maistre, à la harpe, et Lucero Tena, aux castagnettes, paru le 12 janvier 2018 – enregistré à Paris, à l’Hôtel de Toulouse, du 19 au 22 juin, et les 3 et 4 août 2017  – ,

    dont voici une belle vidéo (de 5′ 43) de présentation, par Xavier de Maistre lui-même…

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    Et au sortir de ce magistral si beau concert des Récollets – le lieu est lui aussi splendide ! – ,

    Marie-Emmanuelle Allant-Dupuy a dit à Alma-Flore qu’elle allait, cette année-ci, lui faire travailler le superbe – originellement pour guitare – « Recuerdos de la Alhambra » de Francisco Tárrega (Vila real, 21 novembre 1852 – Barcelone, 15 décembre 1909), si superbement joué à la harpe seule, hier soir, par Xavier de Maistre – et dont voici le podcast de ce « Recuerdos de la Alhambra«  (d’une durée de 3′ 59) présent en ce CD Sony enregistré en 2017, interprété à la harpe par Xavier de Maistre !..

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    Dont acte.

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    Alma-Flore a été absolument émerveillée (!) par ce si beau concert du Festival Ravel 2026, aux Récollets – un très brillant cru, donc,

    dont Bertrand Chamayou peut assurément être fier…

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    Ce dimanche 6 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa