Catégorie : Histoire

  • La délicatesse délicieuse de la jeune Manon Papasergio explorant et balisant le royaume de la viola bastarda entre 1542 et 1626, en un superbe CD Ricercar RIC 480 « Per la viola bastarda » : mission exploratoire splendidement accomplie, avec Angélique Mauillon à la harpe, Yoann Moulin, au clavecin et à l’orgue, et Clémence Niclas, soprano…

    Bravissimo à la délicatesse absolument délicieuse de la jeune Manon Papasergio – née en 2002, et fille de l’excellent Jérémie Papasergio, né à Monaco en 1972, et spécialiste bien connu des instruments à vent historiques… – explorant et balisant le royaume de la viola bastarda entre 1542 et 1626, en un superbe CD Ricercar RIC 480 « Per la viola bastarda » – enregistré à Romenay en décembre 2024  – , comportant un passionnant livret de Jérôme Lejeune intitulé « L’énigme de la viola bastarda » :

    voilà une mission exploratoire musicale et discographique splendidement accomplie – regardez ici ces 2 brèves vidéos de 1′ chacune : 1 et 2… – , avec Angélique Mauillon à la harpe, Yoann Moulin, au clavecin et à l’orgue, et Clémence Niclas, soprano…

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    À la page 91 du magazine Diapason n° 7515 de ce mois de janvier 2026 – qui décerne à ce superbe CD « Per la viola bastarda«  un Diapason Découverte – , on peut lire aussi un bel article de Frédéric Degroote consacré à ce magique CD…

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    Une interprétation magnifique d’un répertoire – surtout instrumental, mais aussi, à l’accompagnement, vocal… – comportant encore bien des secrets, en un CD très justement baptisé, avec humilité et en hommage infiniment délicat et juste, « Per la viola bastarda« …

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    Ce samedi 3 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Vœux pour cette année 2026 : nourrir l’entretien infini…

    En forme de vœux pour cette année 2026,
    – et à partir de mes vœux à mes chers amis de Belus Georgie et Luc Durosoir, que j’espère vivement pouvoir venir embrasser prochainement  – , 
     
    voici un lien à mon article musical d’hier matin 1er janvier :
     
    Je pense bien sûr très souvent à Luc et à vous, chère Georgie, en désirant la meilleure santé pour vous deux,
    et en osant espérer vous embrasser un de ces jours à venir…
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    Pour ce qui concerne mes premiers projets personnels actuels d’un peu de consistance et réclamant une préparation suivie,
    outre d’éventuelles suites à mes travaux sur Ravel, concernant cette fois ses amis luziens les Gaudin et les Bibal,
    je m’attelle à mon entretien à venir le jeudi 29 janvier prochain, à la Librairie Olympique à Bordeaux, pour l’association Notre Italie,
    avec Andrea Agliozzo, pour son « Écrits sur la littérature italienne (1941-1974) » de Pier Paolo Pasolini…
     
    Et à mon entretien à la Station Ausone le mardi 24 mars, pour la Société de Philosophie de Bordeaux,
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    Pour le reste du quotidien des jours qui vont se présenter,
    et outre les richesses infinies des rencontres passionnantes – elles ne manqueront pas, je les accueillerai ! ,
    beaucoup, beaucoup de musique – qui m’enchantent et qui me comblent (de joie pure) au quotidien ! : mi par plaisir de découvertes nourrissant ma curiosité insatiable de compositeurs ou d’œuvres inconnu(e)s de moi jusqu’alors, mi par joie d’interprétations renouvelées d’œuvres que j’aime déjà tout particulièrement… –,
    ainsi que de lectures – telles, par exemple, celles qui viennent de me passionner d’œuvres du philosophe Baptiste Morizot : « Les Diplomates – Cohabiter avec les loups sur une carte du vivant » , « Sur la piste animale » , « Manières d’être vivant – Enquête sur la vie à travers nous »… – ,
    tout cela en une forme d’entretien infini : à la Montaigne en ses « Essais » – tant qu’il y aura de l’encre et du papier…
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    Ce vendredi 2 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Vu Bardot hier soir sur Arte dans « La Vérité » excellemment dirigée par Clouzot : le jeu brillamment réussi entre personne et personnage, ou la question très pratique de la vérité cinématographique ; et son assimilation dangereuse de personne en sa vie privée (et en partie publique) de la liberté revendiquée à l’animalité de ses chers animaux, à la Madrague et la Garrigue, chez elle à Saint-Tropez…

    Dans la plupart de ses films, sinon tous, Brigitte Bardot n’est pas vraiment une véritable actrice endossant véritablement un rôle à devoir incarner sur l’écran, mais seulement Bardot elle-même – à cru., quasi animalement, à la sauvage ; voire à la tropézienne, en ses réserves de la Madrague et de la Garrigue, avec ses animaux.. – ; et pas du tout une vraiment bonne actrice, et même souvent une actrice exécrable…

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    À quelques très notables exceptions près, toutefois :

    quand il lui arrive de rencontrer une vraie direction d’acteur, extrêmement exigeante et même géniale, comme c’est le cas avec Henri-Georges Clouzot dans le film « La Vérité« , diffusé à la télévision hier soir, sur Arte, de 21h00 à 23h00…

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    Ou encore, cas d’école, quand le cinéaste a délibérément choisi de laisser Bardot faire tout simplement du – ou être seulement, presque sauvagement… – Bardot :

    ce fut le cas avec Roger Vadim, son découvreur, dans « Et Dieu créa la femme« , le film qui lui donna l’occasion inespérée, en 1956 – un phénomène aussi d’époque, il est vrai : avant-coureur… –  d’être à l’écran Bardot elle-même…

    – et combien de millions de simili-Bardot écloront à partir de là très vite ensuite, et dans le monde entier : elle avait été un phénomène rien moins que sociologiquement précurseur... – ;

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    et d’une autre façon, plus complexe – retorse, et même assez géniale – , comme Jean-Luc Godard dans « Le Mépris« , revu avant-hier soir à la télévision sur la 2 – cf mon article d’hier matin : « Souvenirs, souvenirs : Brigitte Bardot tournant à Saint-Emilion au mois d’août 1956 « La mariée est trop belle » avec Louis Jourdan, et signant avec un grand sourire un autographe sur une ordonnance de mon père, à Libourne…« …

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    Dans « La Vérité« , Clouzot sait en effet excellemment mettre Bardot au plein service dramatique, tragique – suicidaire, avec dégâts collatéraux extrêmes : le crime d’un amant pour lequel elle est ici jugée, et finit par se suicider… – de son personnage du film…

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    Très sensible ici déjà, qu’est Clouzot, aux dégâts commis – et à commettre bientôt… – par Bardot elle-même en ce qu’allait être sa vie personnelle de femme et de mère, contaminant par une forme d’irresponsabilité sado-masochiste – en son esprit : animale !.. – à demi assumée, ou pas – par ses contradictions de révoltée outrancière passant les bornes de la cohérence même (et responsabilité) de ses propres actes… – , sa vie hors cinéma…

    Avec un exhibitionnisme exacerbé, mais autorisé fictionnellement à l’écran – dans la vie, c’est un peu différent… – , d’actrice : « L’ai-je bien descendu ?« … ;

    ainsi que par le fantastique succès mondial qui n’a pas manqué de suivre de la résonance en écho dans le public fasciné de bien des personnages marquants de ses films…
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    D’où l’association d’esprit de toute sa vie, finalement – mais assez factuellement contestable : regarder-constater les énormes dégâts collatéraux chez elle ; mais aussi chez les très nombreux autres, de par le monde, qui se sont crus en droit, en toute bonne conscience, de pouvoir innocemment la suivre et l’imiter… – , entre animalité fantasmée et liberté revendiquée haut et fort – ainsi Bardot est-elle restée mondialement, iconiquement, populaire… Que de terribles malentendus philosophiques ici sur ce qu’est vraiment la liberté…

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    Et maintenant, j’attends que la télévision diffuse son « Vie privée » de Louis Malle : autre opus décisif de la carrière iconique d’actrice de Bardot…

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    Ce mardi 30 décembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le défi, pour tout interprète, de se confronter au génie terriblement péremptoire d’un Beethoven, au tempérament de base colérique : la splendide ultime Waldstein de Rudolf Serkin, en 1986, en son infiniment précieux CD posthume, paru chez DG en 2023 : « The lost tapes »…

    Répondant au terrible défi, pour tout interprète, de se confronter au génie tellement péremptoire de Beethoven, au puissant tempérament de base colérique,

    c’est à une splendide ultime « Waldstein » n° 21 Op. 53 que Rudolf Serkin (Eger, 28 mars 1903 – Guilford, 8 mai 1991) s’est, une ultime fois, du moins pour le disque, au mois de mars 1986, à New-York, confronté, merveilleusement,

    et qu’est venu, en 2023, nous offrir son somptueux CD DG 486 4935 « The lost tapes » – ce qui n’est pas tout à fait le juste qualificatif ces bandes avaient seulement été mises de côté, elles n’était pas perdues, seulement un peu oubliées… – , paru, avec l’autorisation de sa fille Judith Serkin, pour Deutsche Grammophon, en 2023…

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    Écoutez donc ceci, cela et puis cela..

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    La « Waldstein » est probablement, des 32 sonates pour le piano de Beethoven – avec la bouleversante 32e et ultime, génialissime – celle qui m’emporte le plus…

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    Un somptueux cadeau que ce CD !

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    En complément,

    on peut consulter les deux belles appréciations suivantes de Christophe Huss et Jean-Charles Hoffelé,

    intitulées respectivement « Des inédits de Rudolf Serkin refont surface » et « Vitalité« ,

    parues dans Le Devoir du 29 novembre 2023 et sur le site Discophilia le 25 décembre 2023…

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    Ce dimanche 28 décembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa