Catégorie : Histoire

  • Julien Libeer (Suite) : le passionnant double CD « J. S. Bach – A Well-Tempered Conversation » : avec Beethoven, Chopin, Rachmaninov, Fauré, Ravel, Mozart, Brahms, Shostakovich, Busoni, Ligeti, Reger, Schoenberg : intelligence et sensibilité hors pair de Julien Libeer…

    Commandés lundi dernier à mon disquaire préféré, les deux précédents CDs de Julien Beer – parus tous deux chez Harmonia Mundi – , le CD HMM 902651 « Bach – Bartok – Julien Beer » – enregistré à Villefavard du 25 au 17 juin 1019 – et le double CD HMM 902696.97 « J. S. Bach – A Well-Tempered Conversation – Julien Beer » – enregistré à la Salle Flagey à Bruxelles au mois de juillet 21021 – , que j’avais laissés échapper à leurs parutions respectives en 2020 et 2022, sont parvenus chez mon disquaire dès hier vendredi 31 octobre ; et je me suis, bien sûr, empressé de les découvrir…

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    Ce samedi 1er novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Vacances vénitiennes baroques avec Gli Incogniti d’Amandine Beyer, et le bien beau hautbois d’Emmanuel Laporte… On s’envole…

    Le double CD Harmonia Mundi HMM 902769.70 « Bach from Italy – The Vivaldi & Marcello Influences » de Gli Incogniti admirablement dirigés du violon par Amandine Beyer – et avec le racé hautbois céleste d’Emmanuel Laporte – , nous offre un jubilatoire détour par la Venise d’Antonio Vivaldi (1678 – 1741) et des frères Marcello, Alessandro (1673 – 1747) et Benedetto (1686 – 1739)…

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    En un voyage qui fut seulement musical pour Johann-Sebastian Bach (1685 – 1750) : c’est en effet Venise qui est musicalement venue à lui…

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    Mes pièces préférées, merveilleusement envolées, de ce double CD sont celles du très célèbre Concerto pout hautbois S.Z799 d’Alessandro Marcello, magistralement enlevé ici par le hautbois céleste d’Emmanuel Laporte, et le Concerto pour 4 Violons et violoncelle RV 580 d’Antonio Vivaldi…

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    En février 2011, pour le colloque consacré à Lucien Durosoir au Palazzetto Bru-Zane à Venise, nous logions à l’hôtel Al Sole, situé dans un magnifique palais de la famille Marcello – sur la Fondamenta Minotto, au bord du Rio del Gaffaro, Quartier Santa Croce ; cf par exemple mon article du 23 septembre 2012 : « La chance de se livrer pour l’arpenter-parcourir au labyrinthe des calli de Venise« … – : inoubliable souvenir…

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    Ce mercredi 29 octobre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter au disque « Das Jahr » de Fanny Hansel-Mendelssohn : plusieurs propositions…

    De « Das Jahr » pour piano de Fanny Hensel-Mendelssohn (Hambourg, 14 novembre 1805 – Berlin, 14 mai 1847),

    il se trouve que ma discothèque personnelle possède jusqu’ici 3 interprétations au CD :

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    _ celle de Carlo Levi-Minzi – enregistrée à Wedemark en 1998 – dans le CD n°1  du coffret de 6 disques Hänssler Classics HC 25023 « Fanny Hensel-Mendelssohn » ;

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    _ celle d’Else Biesemans – enregistrée à Zurich du 12 au 14 novembre 2011 – dans le CD Genuin GEN 12244 « Fanny Hensel-Mendelssohn – Das Jahr » ;

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    _ et celle de Martina Frazzotti– enregistrée à Schiedam les 2 et 3 septembre 2019 – dans le CD Piano Classics PCL 10238 « Fanny Mendelssohn – Piano Music« …

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    Fanny Hensel-Mendelssohn, la œur aînée de Félix Mendelssohn (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 10 novembre 1847), est une compositrice passionnante,

    que sa famille, son frère compris, a préféré voir renoncer à une carrière musicale publique…

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    Et il est possible que certaines des pièces musicales de la prime jeunesse de Felix – j’en adore certaines !  dans la lignée de l’Empfindsamkeit de leurs maîtres de musique à tous deux, dont principalement Carl-Friedrich Zelter (Berlin, 11 décembre 1758 – Berlin, 15 mai 1832), élève de Carl-Friedrich-Christian Fasch (Zerbst, 18 novembre 1736 – Berlin, 3 août 1800), en remontant jusqu’au mentor de ceux-ci, C.P.E. Bach (Weimar, 8 mars 1714 – Hambourg, 14 décembre 1788) – soient en réalité de sa main à elle…

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    Très tôt, comme son frère, Fanny manifeste des dons musicaux. Son père et ensuite son frère l’empêcheront néanmoins de se consacrer totalement à sa première passion, la musique. Ainsi Abraham Mendelssohn écrivit à sa fille alors âgée de 15 ans :

    « la musique deviendra peut-être pour lui [Felix] son métier, alors que pour toi elle doit seulement rester un agrément mais jamais la base de ton existence et de tes actes. »

    Son frère n’est pas en reste :

    « L’encourager à publier quoi que ce soit, je ne le puis, car ce serait aller contre mes convictions. Nous avons souvent discuté fermement de cela et je maintiens tout à fait mon opinion… Fanny, telle que je la connais, n’a jamais souhaité devenir compositeur ni avoir une vocation pour cela ; elle est trop femme. Elle dirige sa maison et ne pense nullement au public ni au monde musical, ni même à la musique, tant que ses premiers devoirs ne sont pas remplis. Publier ne pourrait que la distraire de cela et je ne peux pas dire que je l’approuverais. »

    Alors que Fanny doit se limiter au salon, les parents Mendelssohn « offrent » tous les dimanches à Felix un orchestre qui lui permet de tester ses créations, permettant la publication du Songe d’une nuit d’été alors qu’il n’a que 17 ans. De la même façon, Felix est présenté à Goethe alors qu’il n’est âgé que de 11 ans, tandis que Fanny est mise à l’écart, cette rencontre ne concernant que la gent masculine.

    Fanny entretient pourtant une relation très proche avec son frère Felix, de trois ans et demi son cadet. Il n’était pas rare que ce dernier allât chercher des conseils en matière de composition auprès de sa sœur, dont il respectait le goût musical. Elle organise également pour lui des concerts et tournées, ainsi que des rencontres avec Gounod, Liszt, Clara et Robert Schumann.

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    Et je suis personnellement très curieux de toute production discographique la concernant…

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    Ce jeudi 23 octobre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A la recherche de partitions oubliées de Franz Beck (Mannheim, 1723 – Bordeaux, 1809), dans des malles ou dans des greniers de descendants : Beck, Lataste (ou apparentés : Samie) de sa famille bordelaise et girondine…

    Dans le prolongement de mon article du 14 octobre dernier « Une très intéressante et très prometteuse conférence hier soir à l’Auditorium de la Médiathèque de Bordeaux, sur un passionnant travail d’édition de partitions de Franz Beck (Mannheim, 1723 – Bordeaux, 1809), par le musicien-chercheur Jean-Emmanuel Filet : de stupéfiantes résurrections musicales de toute première grandeur... » à propos de Franz Beck, très éminent compositeur bordelais,

    me trotte dans la tête l’idée que peut-être dorment en quelques malles et quelques greniers de descendants bordelais et girondins de Franz Beck, quelques partitions oubliées de sa belle musique…

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    Mon amie Marilys (Bordeaux, 15 août 1943) m’a souvent confié être une arrière-petite nièce de Franz Beck, en tant que petite-fille de Simonne Samie (Bordeaux, 9 octobre 1903 – Bordeaux, 10 octobre 1978), fille d’Edmond Samie (Bordeaux, 17 octobre 1865 – Bordeaux, ?), dont la sœur Marie Samie (Bordeaux, 12 avril 1861 – Bordeaux, septembre 1929), était l’épouse – voilà le lien de parenté entre ces Samie et ces Beck bordelais ! – de Daniel Beck (Bordeaux, 25 mars 1863 – Bordeaux, 16 septembre 1937), descendant à la 4ème génération du grand compositeur Franz Beck, installé à Bordeaux dès 1762 :

    Jean-François Auguste Beck (Bordeaux, 9 novembre 1768 – Bordeaux, 17 février 1837),

    Charles Daniel Beck (Bordeaux, 13 ao$ut 1803 – Bordeaux, 1er juillet 1880),

    Louis Charles Beck (Bordeaux, 1er mars 1836 – avant le 1er janvier 1900,

    Jacques Daniel Beck (Bordeaux, 25 mars 1863 – Bordeaux, 16 septembre 1937)…

     

    Et dans cette branche de la famille des importants imprimeurs bordelais Samie – c’est en 1872 que Jean-Alcide Samie (Bordeaux, 15 juillet 1837 – Bordeaux, 9 août 1898) fonda son importante imprimerie…  – , Marie Samie et son frère Edmond Samie avaient aussi un autre frère, Eugène Samie (Bordeaux, 10 février 1871 – 1920), père de René Samie (Arès, 29 juillet 1895 – Bordeaux, 6 juillet 1953), et grand père d’Alain Samie (Bordeaux, Bordeaux, 19 juin 1930), érudits et mélomanes, et qui ont publiés maints beaux livres…

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    Mais j’ai découvert, en cherchant un peu dans les généalogies issues de Franz Beck, qu’existaient aussi des héritiers directs de Franz Beck – cf ici cette précieuse généalogie œuvre de Sophie Lataste – , issus du frère cadet de Daniel Beck (1863 – 1937) :  Maurice Gabriel Beck (Bordeaux, 24 février 1869 – ?) ; lequel a eu un fils Charles Albéric Beck (Pessac, 25 janvier 1905 – Pessac, 21 septembre 1983) ainsi qu’une fille Françoise-Jeanne Beck (Pessac, 13 mars 1901 – Cérons, 16 janvier 1988), épouse à Bordeaux, le 26 juillet  1927, de Pierre Raphaël Louis Raymond Lataste (Cérons, 12 septembre 1902 – Cérons, 16 novembre 1998), dont est issue une descendance Lataste, dont Jean-Elie Lataste (Cérons, 27 août 1928 – Lanouaille, 10 décembre 1982), dont le fils aîné Thierry Lataste (Talence, 31 janvier 1954) – celui-ci a un frère cadet Philippe Lataste (né à Talence le 9 juillet 1957) ainsi qu’une sœur Sophie Lataste, l’autrice de la généalogie familiale des Lataste originaires de Cérons… – , fut notamment chef de cabinet à l’Elysée du Président François Hollande, et dont lui-même a révélé – cf l’article du Monde du 4 février 2015 : « Thierry Lataste, l’oreille policière de l’Elysée« … – qu’il descend de Franz Beck – à la  7ème génération…

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    Voilà donc quelques bien intéressantes pistes de travail pour aider à une éventuelle recherche de partitions de Franz Beck, dormant encore dans quelques malles et quelques greniers, des familles de descendants de Franz Beck, tels, entre autres, les Lataste de Cérons, ou apparentés à son descendant Daniel Beck, tels les membres de la famille des imprimeurs bordelais Samie…

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    Ce samedi 18 octobre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa