Catégorie : Histoire

  • Ma réponse à la suggestion que Hélène Cixous prie de se méfier d’une lecture trop biographique de son « Ce qui n’était jamais arrivé », qui paraît demain 9 octobre en librairie : la passion de déchiffrer des énigmes…

    Suite à mes intenses questionnements consécutifs à mes trois premières lectures attentives-intensives successives du « Ce qui n’était jamais arrivé » (de la chère Hélène Cixous) qui paraîtra demain 9 octobre en librairie,

    et à l’étonnement de l’autrice elle-même que « tous ses lecteurs – jusqu’ici – ont été frappés par l’incident du doigt paralysé et par ses réflexions sur la mort, sur le « dernier livre », etc.« …

    Ainsi que de savoir que la plupart de ces lecteurs-ci de ce livre ont « en général été ébranlés – et comment ne pas l’avoir été ?.. C’est si prégnant… – par l’angoisse de fin de vie que diffuse le livre« .

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    Mais Hélène se défend que « c’est un livre! », et que « la littérature permet une fiction induisant – mais dans quelle mesure ? et dans quelles proportions ?.. – à l’erreur d’interprétation biographique » des lecteurs…

    Elle dit très souvent qu’ « elle donne, dans ses livres, de faux indices (dates, noms de personnes, lieux)« .

    Et que « lire de manière trop biographique ses récits est une mauvaise approche« …

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    Pour sa part, « elle centre beaucoup plus son livre, comme le titre » « Ce qui n’était jamais arrivé » « l’indique, sur la découverte de la lettre – datée de 1935 – de son père à sa mère » donnée – et même reproduite telle qu’elle – aux pages 49 à 52. « De même, elle parle (à travers le récit d’un rêve) de son frère – Pierre Cixous (Oran, 11 novembre 1938 – Pessac, 6 septembre 2023) : Pete… – et du rôle qu’il a joué dans la mort de – Stéphane (Sainte-Foy-la-Grande, 9 mai 1959 – Alger, 1er septembre 1961)  – son enfant handicapé (elle en a parlé à plusieurs reprises dans des livres précédents – surtout le magnifique et terrible « Le jour où je n’étais pas là« , paru en 2000 aux Éditions Galilée… – et de façon toujours cryptée)« .

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    Ce à quoi je me permets de répondre ceci :

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    Oui, cela, je le sais bien : Hélène Cixous, autrice, s’amuse quasi constamment à brouiller ces/ses pistes biographiques – elle l’a même carrément dit et souligné dans notre entretien (magnifique !) du 23 juin 2019 à propos de son « 1938 – nuits« , à la Station Ausone de la librairie Mollat, à Bordeaux : ainsi fait-elle partir d’Allemagne, en 1938, sa grand-mère Omi Jonas, veuve Klein, d’Osnabrück, alors que celle-ci est factuellement partie de Dresde…

    Et la H. – écrivaine – qu’elle fait parler dans ses livres n’est pas tout à fait l’autrice elle-même : elles deux, Hélène et H., ne cessant même carrément de se parler, dialoguer, l’une en miroir (déformé ? ou bien en révélateur-médiateur légèrement décentré ?) de l’autre…
    Même si tout miroir est plus ou moins déformant…

    Encore plus à 87 (ou 97) ans, comme c’est écrit pour nous égarer page 39…

    Il n’empêche : «  Je pourrais mourir par mégarde » est bien l’exergue tonitruant de ce livre, page 9.
    Et c’est l’épisode angoissant du doigt inerte qui ouvre, page 11, le premier chapitre, « Réveille-toi ».
    Et le dernier chapitre, pages 145 à 176, s’intitule, lui, rien moins que « Si c’était mon dernier livre »…
    Et encore les multiples signes-augures de la vieillesse décapante et in fine mortelle ne cessent de s’accumuler tout le long du livre…
    Je conviens que la découverte-lecture de la lettre de son père Georges Cixous à sa fiancée Ève Klein en 1935 (quel mois exactement ? en juin ? la phototocopie coupe – exprès ? –  la moitié supérieure du chiffre du mois : 6 ?) est en effet décisive,
    et que la question de l’écrire et de ses conditions est une fois de plus cruciale et fondamentale…
     
    Mais, mais…
     
    Et le lecteur-déchiffreur a lui aussi ses propres droits de lecture.
    Le livre et son histoire débordent l’autrice, une fois le livre livré aux déchiquetages de lectures et interprétations des lecteurs plus ou moins patients et curieux…
     
    A contrario, je le concède, le titre dit bien, et même prévient : « Ce qui n’était pas arrivé », c’est-dire le possible alors renoncement à se marier (et enfanter), pour cause de tuberculose, et qui, de fait, n’est pas advenu… Mariage et enfants sont bel et bien « arrivés« …
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    Ce mercredi 8 octobre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • La riche et passionnante exposition « Le monde d’après, 1944 – 1954 – des lendemains qui chantent ? » du Centre Jean Moulin au Musée d’Aquitaine, à Bordeaux…

    C’est une bien belle, inventive et passionnante exposition intitulée « Le monde d’après, 1944 – 1954 – des lendemains qui chantent ? » que le Centre Jean Moulin de Bordeaux présente – du 6 mai au 16 novembre 2025 – au Musée d’Aquitaine, à Bordeaux, et dont 90 minutes durant ce mardi après-midi 7 octobre j’ai suivi le très riche parcours éclairé par un excellent commentaire historique, très judicieusement illustré de très pertinents éléments – notamment photographiques très bien choisis… – bordelais

    – et parmi les contributeurs ayant contribué à l’organisation de cette très remarquable exposition, je remarque les noms des bordelais Benard Lachaise, Nicolas Patin, et Françoise Taliano-Des Garets…

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    Photographie de femme et d'hommes pique-niquant en tribune

    Le monde d’après, 1944-1954. Des lendemains qui chantent ?

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    Plongez dans cette décennie d’après-guerre, avec la nouvelle exposition du Centre national Jean Moulin au musée d’Aquitaine !

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    Nous vous présentons cette histoire des années 1944 à 1954 à travers le quotidien – voilà ! – des hommes, des femmes et des enfants, célèbres et inconnus qui ont vécu à Bordeaux et en Aquitaine durant cette période. Au-delà de ces années charnières de reconstruction du pays, l’exposition invite – aussi – à revivre toute l’histoire nationale et internationale de cette époque qui entre – aussi, en effet… – en résonance avec l’actualité.

    Le catalogue d’exposition, édité par Sud Ouest est disponible en boutique pour 9,90€. Pour consulter la sélection en lien avec l’exposition, rendez-vous sur la page de la boutique.

    A découvrir jusqu’au 16 novembre 2025.

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    Une décennie de reconstruction et d’incertitudes

    À la fin du conflit mondial, la France et l’Europe se retrouvent face à des défis immenses : la reconstruction matérielle, la réorganisation politique et sociale, mais aussi la remise en question des valeurs d’avant-guerre. De l’armistice de 1944 à l’avènement de la Guerre froide, cette exposition vous invite à découvrir les multiples facettes de cette période où les espoirs d’un « monde meilleur » se confrontent aux réalités économiques, sociales et politiques.

    À travers des objets emblématiques tels que la 2CV, des photographies, des affiches, des chansons – et tout est très bien choisi ! Bravo les commissaires ! –  : l’exposition retrace les mutations profondes de la société française et européenne : les grandes réformes sociales et économiques, l’émergence de nouvelles dynamiques culturelles, les grands procès des crimes de guerre, ainsi que les tensions politiques et idéologiques avec la décolonisation naissante.

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    Un parcours immersif et musical

    Traversez l’exposition de salle en salle – en prenant tout le temps nécessaire – , découvrez les espaces thématiques permettant de retracer les grandes transformations de la période de manière dynamique et accessible. Enjeux économiques, luttes sociales, naissance des nouvelles solidarités, défis politiques de l’époque, la modernisation des années d’après-guerre sera représentée- très bien – par des objets emblématiques de la vie quotidienne de l’époque, mis en scène dans des espaces de vie.

    Du bureau de l’ingénieur, indispensable à la reconstruction, à la vie dans les champs :  parcourez l’histoire en découvrant la chambre d’enfant, la cuisine, la salle d’école, ou encore le bistrot, la salle de cinéma et le tribunal.

    Soyez à l’écoute ! La musique crée du lien dans l’ensemble du parcours. La mise en place de dispositifs multimédias interactifs vous permet de vivre une expérience immersive au sein de cette exposition.

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    Une exposition pour tous les publics

    Cette exposition s’adresse à toutes celles et ceux qui souhaitent comprendre les fondements du monde moderne à travers le prisme d’une période de transition – 1944 – 1954 – marquée par des défis mais aussi de grandes espérances. Passez par l’isoloir et participez aux référendums dont les questions changeront tous les mois : celles-ci sont en lien avec les sujets actuels en résonnance avec l’exposition. En fin de parcours, les plus jeunes ont un espace dédié pour jouer, et les plus grands peuvent déposer leurs souvenirs des années 1944-1954 sur un tableau accroché à cet effet !

    Un accompagnement pédagogique est proposé pour les groupes scolaires, offrant une lecture adaptée de cette période complexe.

    Des visites commentées sont régulièrement proposées ainsi que des événements programmés autour de l’exposition.

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    Un parcours accessible

    Un parcours de 5 stations tactiles développe les grands thèmes de l’exposition. Lancez les commentaires audio au moyen de votre smartphone, grâce aux QRcodes à flasher. Une sélection d’images, imprimées en relief, permet d’explorer certains objets du bout des doigts, pour une visite adaptée aux personnes non et mal-voyantes.

    Un livret FALC (Facile À Lire et à Comprendre) est également mis à votre disposition. Vous pouvez l’emprunter à l’accueil du musée ou le retrouver dans l’espace d’exposition.

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    Une exposition tout à fait passionnante !!!

    Bravo !!!

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    Ce mardi 7 octobre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le Retour discographique à 28 ans de distance de Pierre Gaultier, dit Gaultier de Marseille, (La Ciotat, 1642 – Sète, 1696) : de La Simphonie du Marais, en 1997, au Cohaere Ensemble, en 2025…

    C’est une surprise pour moi qui était en 1997 conseiller artistique de Hugo Reyne et La Simphonie du Marais, ayant assisté à la publication du CD Astrée-Auvidis A 8637 « Gautier de Marseille – Symphonies » de La Symphonie du Marais dirigée par Hugo Reyne – enregistré à Maguelone du 4 au 7 mai 1997 – ,

    de découvrir la parution aujourd’hui du CD Ambronay AMY317 « Pierre Gaultier de Marseille (1642 – 1696) – Symphonies divisées par suite de tons » du Cohaere Ensemble, mené par Marta Gawlas – enregistré à Jujurieux du 26 au 29 mars 2025…

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    Pierre Gaultier, dit Gaultier de Marseille (La Ciotat, 1642 – Sète, décembre 1696), élève à Paris de Jacques Champion de Chambonnières, puis, lors d’un second séjour parisien, proche de Jean-Baptiste Lully, créant à Marseille en 1681, avec l’autorisation de celui-ci, le tout premier opéra de province, est un compositeur important et pas assez connu de l’histoire, sinon de la musique française – écouter donc les rares CDs consacrés à ce qui demeure aujourd’hui de son œuvre musical en partie perdu… – , du moins de la musique en France… 

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    Ce lundi 6 octobre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • S’intéresser aux divers domiciles où a résidé ou séjourné, à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, sa vie durant (1892 – 1971), Ramiro Arrué, le très remarquable peintre de la basquitude…

    Suite à une conversation passionnante avec notre très attentive et efficace lectrice-correctrice, et en relisant le chapitre  intitulé « Quelques amis de Ravel et leurs maisons au Pays basque » de notre livre à paraître prochainement « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel » à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz,

    je m’aperçois que ce chapitre comporte plusieurs adresses de maisons où a résidé (ou seulement séjourné) le grand peintre de la basquitude Ramiro Arrué (Bilbao, 20 mai 1892 – Saint-Jean-de-Luz, 1er avril 1971), tant à Ciboure qu’à Saint-Jean-de-Luz.

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    Time of dancing | Pays Basque - Postcards - Vintage Photos o… | Flickr

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    Parmi celles bien identifiées jusqu’ici, figurent
    _ celle du 24 rue Charles Mapou à Ciboure, où Ramiro Arrué installa en 1926, avec son frère José (Bilbao, 1er septembre 1885 – Laudio, 6 avril 1977), son atelier « Pittaragoiti »…
    _ celle de la résidence, Boulevard Thiers (quel numéro ?) où Ramiro Arrué habita, avec son épouse  Suzanne Blanché (Saint-Jean-de-Luz, 20 janvier 1896 – Saint-Jean-de-Luz, 2 octobre 1958), à partir de leur mariage, à Saint-Jean-de-Luz, le 16 mars 1929…
    _ celle du 52 rue Gambetta, où Ramiro Arrué déménagea en un appartement du 3e étage, après le décès de son épouse Suzanne survenu le 2 octobre 1958…   
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    Il semble aussi que l’un d’entre ces divers domiciles de Ramiro Arrué, peut-être même le dernier – et peut-être une masure, me semble-t-il avoir lu quelque part… – , à Saint-Jean-de-Luz (il faudrait déterminer l’adresse du lieu où Ramiro Arrué est décédé le 1er avril 1971…), se situerait du côté de la place baptisée depuis peu (la date est elle aussi à préciser !) « Place Ramiro Arrué », où se trouve aussi la « Villa Mirentxu » où déménagea en août 1924 Annette Bibal, veuve Gaudin, accompagnée de sa fille Marie Gaudin et de sa petite-fille Annie Courteault, la fille de Jane, quittant la maison de ce qui était alors le 41 de la rue Gambetta (actuel numéro 49), devenue une demeure beaucoup trop grande pour elles trois…
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    Il me faut ajouter ici qu’existe un document de Baskulture en date du 28 avril 2022 intitulé « Ramiro Arrue : à Saint-Jean-de-Luz, le régionaliste rayonne » auquel je n’arrive hélas pas à avoir accès…
    Peut-être ce document comporte-t-il d’autres adresses de ces maisons où à résidé Ramiro Arrué…
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    Voilà où j’en suis ce jour du repérage de ces maisons par lesquelles est passé pour y séjourner et y résider, à Ciboure et à Saint-Jean-de-Luz, ce grand peintre de la basquitude qu’est Ramiro Arrué…
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    Estimation, cote et valeur Ramiro Arrue | Estimon'objet
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    Ce samedi 4 octobre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa