Catégorie : Histoire

  • Recherches généalogiques : répondre à la question que je me suis posée jeudi dernier 6 août : Qui donc est la nièce de Louis-Pierre Maydieu (1788-1872), qui, au décès de sa veuve (date ?), hérita de la chartreuse de Mirande, et qui la lègue à son tour en 1889 à ses cousins Charles (1832-1909) et Cyprien (1834-1901) Balaresque ?.. Et quid de l’origine de la parenté entre les Maydieu et les Balaresque ?..

    En reprenant des recherches généalogiques concernant la transmission, au fil des années, de la belle chartreuse de l’Avenue de Mirande à Caudéran – proche de mon domicile – , sur laquelle je me suis interrogé à l’occasion de mon article « Apprécier « La Prisonnière de Bordeaux », tourné à l’automne 2023, dans ma rue, à 50 mètres de mon balcon… » en date de jeudi 6 août dernier,

    j’ai cherché à répondre à la question que je me suis alors posée : qui donc est cette nièce de Louis-Pierre Maydieu (1788-1872), qui, au décès de la veuve de celui-ci – j’ignore à ce jour le nom de cette veuve, ainsi que la date de son décès : entre le 6 juillet 1872, la date du décès de son mari (dont elle hérite la propriété du domaine et de la chartreuse), et le 22 février 1889, la date du décès de leur nièce et nouvelle héritière de ce domaine et de cette chartreuse… – , hérita de la belle chartreuse de Mirande, et qui la lègue à son tour – à son propre décès – en 1889 à ses cousins – sic – Charles (1832-1909) et Cyprien (1834-1901) Balaresque, faisant passer ainsi la propriété de cette chartreuse des mains de Maydieu à celles de Balaresque ?..

    …

    Et après diverses recherches généalogiques, et faisant face à des données le plus souvent incomplètes, je viens de découvrir qu’il s’agit d’Amélie Despaze (Bordeaux, 12 avril 1812 – Bordeaux, 22 février 1889), fille de Jeanne « Clarisse » Maydieu (Bordeaux, 17 avril 1790 – ? – ? ; la sœur, en effet, de Louis-Pierre Maydieu (1788 – Bordeaux, 6 juillet 1872)) et son époux – à Bordeaux, le 25 mars 1810 – Joseph Despaze (Bordeaux, 28 février 1771 – 9 avril 1816), et veuve de Jean-Baptiste Le Tellier (Bordeaux, 7 janvier 1800 – Bordeaux, 16 juin 1864 – ceux-ci s’étaient mariés à Bordeaux le 5 août 1829 – ), dont Amélie Despaze a eu une fille unique Marie « Lovely » Le Tellier (Bordeaux, 4 juin 1834 – Bordeaux, 16 décembre 1864), qui avait épousé à Bordeaux le 19 avril 1852 Alfred de Lestapis (Bordeaux, 10 janvier 1826 – Mérignac, 24 janvier 1904), mais n’a qui pas eu d’enfant…

    D’où la transmission de la propriéte de cette chartreuse de Mirande et des très vastes terrains attenants – entre au moins (!) les actuelles rue Jules Ferry, rue Louis Maydieu, rue Pasteur et le Boulevard Président Wilson : tout le quartier dit de Primrose, entrecoupé aussi par les rues Amélie, Oscar Balaresque (aux noms bien significatifs !) et l’avenue de Mirande... – , de descendants Maydieu aux cousins – d’Amélie Despaze – Charles et Cyprien Balaresque….

    …

    Voici tout d’abord ce que j’avais rapporté – et au passage brièvement commenté – concernant les divers propriétaires successifs de cette élégante chartreuse de Mirande, en mon article du 6 août :

    La chartreuse de Mirande, implantée au sein d’un – encore – vaste parc, demeure la plus ancienne – et belle construction – du quartier, fait l’objet d’un classement aux monuments historiques depuis le . Autrefois petite masure au milieu de dix hectares – mazette ! – , elle est acquise en 1753 à une famille bordelaise, les Marchand, par Abraham Miranda, banquier et négociant – d’origine judéo-portugaise – qui ne conserve ce bourdieu qu’une vingtaine d’années – 1753 – 1775 . Le domaine est acheté le par le négociant Jean-Pierre Labat de Serène qui fait édifier – voilà ! – une nouvelle demeure, achevée en 1785 – c’est bien l’élégante chartreuse, de style Louis XV, qui existe toujours aujourd’hui, entourée d’une luxuriante végétation qui la protège des regards des assez rares passants de la très cossue (et un peu sinueuse : ainsi peu de voitures l’empruntent-elle…) Avenue de Mirande !.. – , mais revendue dès le à M. Bernard Roques, armateur et négociant, qui, ayant fait faillite, s’en sépare à son tour, le – et c’est bien là la date décisive pour le devenir de la chartreuse au sein d’une même large famille bordelaise, et jusqu’à aujourd’hui : les Maydieu, les Balaresque, les Simard de Pitray, puis à nouveau les Balaresque… – au profit de M. Pierre-François Maydieu (fait baron d’empire en 1814). Après son décès – à Bordeaux le 3 juillet 1816 – , sa veuve – Émerancienne David (Bordeaux, 1768 – Bordeaux, 16 octobre 1854) : ceux-ci s’étaient mariés à Bordeaux le 29 octobre 1786 – y réside jusqu’ – à son décès – en 1854, année au cours de laquelle son fils, magistrat à Bordeaux, Louis-Pierre Maydieu (1788 – Bordeaux, 6 juillet – 1872) en fait sa résidence de plaisance. Sa nièce – qui donc est-elle ? voilà ma question… – en hérite à sa mort – le 6 juillet 1872, donc – , puis la lègue à son tour – à sa propre mort, et sans descendance sienne… – en 1889 à ses cousins – côté David, mais pas côté Maydieu : la mère de Louis-Pierre Maydieu (1788-1872), Émerancienne David (1768-1854), a en effet pour sœur Catherine « Rosalie » David (1775-1830), épouse, à Bordeaux le 29 octobre 1786, de Joseph Siméon Balaresque (1762-1837), qui sont les grands-parents, via Oscar Balaresque (1798-1877), de Charles (1832-1909) et Cyprien (1834- 1901) Balaresque, qui héritent ainsi du vaste domaine et de la chartreuse en 1889 – Charles et Cyprien Balaresque. La sixième des dix enfants de ce dernier, Marguerite Balaresque (1868-1947) habite dans cette demeure avec son époux – ils se sont mariés à Bordeaux, le 25 novembre 1891 – , Henri de Simard de Pitray (1865-1950), et leurs enfants Simard de Pitray leur succèdent dans les lieux pendant une bonne partie du XXe siècle » – jusqu’au tout début de la dernière décennie de ce siècle-là : Charles de Simard de Pitray (Bordeaux, 21 octobre 1901 – Bordeaux, 6 janvier 1990), le dernier vivant de la fratrie des 5 enfants Simard de Pitray, y décède en effet, après ses sœurs les demoiselles Marie-Thérèse (Beychac-et-Caillau, 23 août 1892 – Bordeaux, 22 février 1989) et Marie-Hélène (Beychac-et-Caillau, 6 décembre 1897- Bordeaux, 17 février 1989) Simard de Pitray, le 6 janvier 1990…

    …

    Quant au lien de parenté entre ces membres de la famille Maydieu – originaire du Lot-et-Garonne : Villeneuve-sur-Lot – et ces membres de la famille Balaresque – originaire de la Haute-Garonne : Saint-Martory – qui ont épousé des bordelaises, j’ai aussi pu résoudre la question subsidiaire l’origine de ce lien : le lien de parenté qui permet la transmission, en 1889, de la chartreuse de Mirande de membres de la famille Maydieu à des membres de la famille Balaresque, est le fait des mariages à Bordeaux de deux sœurs David, Émerancienne, épouse Maydieu, et Catherine « Rosalie », épouse Balaresque :

    …

    _ Émerancienne David (1768 – Bordeaux 16 octobre 1854), qui épouse à Bordeaux le 29 octobre 1786 Pierre-François Maydieu (Villeneuve sur Lot, 6 avril 1755 – Bordeaux, 3 juillet 1816),

    et qui sont parents de 4 enfants Maydieu :

    1) Louis-Pierre Maydieu (probablement Bordeaux, 1788 – Bordeaux, 6 juillet 1872) – le propriétaire du domaine et de la chartreuse de Mirande à partir du décès de son père Pierre-François Maydieu, à Bordeaux, le 3 juillet 1816, et qu’il laisse à son propre décès à sa veuve dont j’ignore encore à ce jour le nom… – , 

    2) Jeanne « Clarisse » Maydieu (Bordeaux, 17 avril 1790 – ? – ?),

    qui épouse à Bordeaux le 25 mars 1810 Joseph Despaze (Bordeaux, 28 février 1771 – 9 avril 1816),

    et qui sont parents d’Amélie Despaze (Bordeaux 12 avril 1812 – Bordeaux, 22 février 1889) – la nouvelle propriétaire qui hérite de la chartreuse au décès de sa tante Émerancienne, le 16 octobre 1854, jusqu’à son propre décès à Bordeaux le 22 février 1889 –

    3) Catherine « Rosalie » Maydieu (Bordeaux, 1791 – Bordeaux, 1803)

    4) Clémentine Maydieu (Bordeaux, 29 juillet 1798 – Bordeaux, 17 décembre 1824),

    qui épouse à Bordeaux le 23 septembre 1820 Louis Delbos (Bordeaux, 16 décembre 1791 – Paris 2e, 10 novembre 1860)

    et qui sont parents de Jean-Baptiste Edouard Delbos (Bordeaux, 6 septembre 1824 – Cussac-Fort-Médoc, 28 mai 1847) ;

    …

    Et, d’autre part,

    _ Catherine « Rosalie »David (Bordeaux, 4 juillet 1775 – Bordeaux, 15 mai 1830),

    qui épouse à Bordeaux le 21 juin 1795 Joseph-Siméon Balaresque (Saint-Martory, 27 juillet 1762 – Bordeaux, 12 mars 1837),

    et qui sont parents de 3 enfants Balaresque :

    1) Catherine Rose Balaresque (Bordeaux, 22 novembre 1800 – Bordeaux, 18 janvier 1824)

    2) Charles Balaresque (Bordeaux, 2 octobre 1796 – Bordeaux, 1882),

    qui épouse à Bordeaux le 18 avril 1826 sa cousine Marie Laure du Héron (1809 – 30 septembre 1882),  

    3) Oscar Balaresque (Bordeaux, 6 avril 1798 – Bordeaux, 5 février 1877),

    qui épouse à Bordeaux le 26 avril 1827 Marie Paulette de Lombard de Castelet (Prato, 10 janvier 1809 – 1888),

    et qui sont, eux, parents d’au moins 4 petits-enfants Balaresque, à la génération qui suit :

    1) Henri Balaresque (Bordeaux, 21 février 1828 – Bègles, 20 septembre 1885)

    2) Charles Balaresque (Bordeaux, 8 août 1832 – Bordeaux, 22 février 1909)

    qui épouse le 9 juin 1859 Nathalie Delbos (Cenon, 6 juin 1835 – 5 août 1913)

    3) Cyprien Balaresque (Bordeaux, 6 juillet 1834 – Caudéran, 23 mai 1901)

    qui épouse à Bordeaux le 18 mai 1861 Suzanne Bermond (Bordeaux, 14 mars 1842 – Bordeaux, 12 janvier 1878),

    et dont la 6ème de leurs 10 enfants est Marguerite Balaresque (Bordeaux, 23 novembre 1868 – Bordeaux, 6 juillet 1947),

    qui épouse le 25 novembre 1891 Henri de Simard de Pitray (Bordeaux, 31 janvier 1865 – Bordeaux, Avenue de Mirande, 20 février 1950) :

    ce couple aura 5 enfants Simard de Pitray :

    _ Marie-Thérèse (Beychac-et-Caillau, 23 août 1892 – Bordeaux, 22 février 1889)

    _ Pierre (Beychac-et-Caillau, 4 mars 1894 – 17 septembre 1968)

    _ Yves-Charles (21 octobre 1895 – Beychac-et-Caillau, 9 juin 1918) 

    _ Marie-Hélène (Beychac-et-Caillau, 6 décembre 1897 – Bordeaux, 17 février 1989)

    _  Charles (Bordeaux, 21 octobre 1901 – Bordeaux, 6 janvier 1990)

    qui épouse le 1er août 1925 Renée Caqueray de la Cotardière (27 décembre 1905 – 18 novembre 1982),

    qui tous résideront effectivement dans l’élégante chartreuse de l’Avenue de Mirande… 

    4) Laure Balaresque (Bordeaux, 22 août 1837 – Bordeaux, 26 mars 1927)

    qui épouse le 23 mai 1855 Charles Edmond de Lestapis (Bordeaux, 24 février  1829 – Cantenac, 5 octobre 1902)…

    …

    Les actuels propriétaires, réunis en SCI, de la belle chartreuse de l’Avenue de Mirande, à Caudéran, sont Frédéric (né en juin 1958), Xavier (né en avril 1960) et Séverine (née en août 1961) – épouse de Jean de Rotalier – Balaresque, les 3 enfants de Bertrand Balaresque (Bordeaux, 4 décembre 1929 – Bordeaux, 15 janvier 2011) et son épouse Françoise née Pavy (Paris, 30 juillet 1929 – 26 septembre 2023).

    …

    Bertrand Balaresque,

    fils de Frédéric Balaresque (Artigues-de-Bordeaux, 27 juillet 1889 – Artigues-de-Bordeaux, 23 juillet 1940) et son épouse  Françoise de Queylar (1901 – 1985),

    petit-fils de Pierre-Félix Balaresque (Bordeaux, 19 mai 1860 – Bordeaux, 22 septembre 1919) et son épouse Louisa Exshaw (31 octobre 1862 – 1956),

    arrière petit-fils de Charles Balaresque (Bordeaux, 8 août 1832 – Bordeaux, 22 février 1909) et son épouse Nathalie « Anne »Delbos (Cenon, 6 juin 1835 – Bordeaux, 5 août 1913),

    descend ainsi en ligne directe de ces Balaresque – en l’occurrence son arrière-grand-père Charles(1832 – 1909) et son arrière-grand-oncle Cyprien (1834 – 1901) – qui héritèrent en 1889 de leur cousine Amélie Despaze (1812 – 1889) du vaste domaine et de la chartreuse de Mirande :

    …

    Aux décès des derniers Simard de Pitray, au tout début de la décennie 90 du siècle dernier – et qui résidaient donc dans la belle chartreuse de l’Avenue de Mirande – , la propriété de cette chartreuse de Mirande revient ainsi à des cousins portant à nouveau le patronyme de Balaresque,

    à partir de Bertrand Balaresque (Bordeaux, 4 décembre 1929 – Bordeaux, 15 janvier 2011), avec les enfants de celui-ci et de son épouse Françoise Pavy (Paris, 30 juillet 1929 – Bordeaux, 26 septembre 2023) : la fratrie de Frédéric, Xavier et Séverine Balaresque, respectivement nés en 1958, 1960 et 1961.

    …

    Et je me souviens fort bien d’avoir visité cette belle demeure et son vaste jardin luxuriant lors d’une des journées du patrimoine, un mois de septembre d’il y a quelques années…

    …

    Toutefois me demeure encore une pressante question :

    alors que mon épouse et moi-même sommes amis avec certains descendants de la famille Maydieu – Marie Hélène M., sa tante Françoise B. – , je me demande quels liens de descendance rattachent, ou pas, ces membres-ci de la famille Maydieu à l’ancêtre Pierre-François Maydieu (Villeneuve d’Agen, 6 avril 1755 – Bordeaux, 3 juillet 1816), venu de Villeneuve d’Agen – = Villeneuve-sur-Lot – à Bordeaux, où celui-ci a épousé le 29 octobre 1786 – et voilà la date probable de l’installation de ce Maydieu-ci à Bordeaux – la bordelaise Émerancienne David (Bordeaux, 1768 – Bordeaux, 16 octobre 1854), fille de Jean David, négociant à Bordeaux, et Marie Récamier (Lyon, 25 juillet 1748 – Bordeaux, décembre 1812), qui s’étaient mariés à Lyon le 29 janvier 1769…

    Alors que les Balaresque, sont originaires, eux, de Saint-Martory en Haute-Garonne : Joseph Siméon Balaresque (Saint-Martory, 27 juillet 1762 – Bordeaux, 12 mars 1837) a épousé à Bordeaux le  1er juillet 1795 Catherine « Rosalie » David (Bordeaux, 4 juillet 1775 – Bordeaux, 15 mai 1830)… 

    …

    Voilà donc ma nouvelle question concernant les filiations Maydieu !

    Les présents Maydieu de ma connaissance ont-ils, ou pas, un lien de parenté avec Pierre-François Maydieu (1755-1816) et son fils Louis-Pierre Maydieu (1788-1872) – celui dont la rue qui longe la Villa Primrose et ses courts de tennis porte le nom ! De même que la rue Amélie porte le prénom de la nièce par alliance de ce dernier : Amélie Despaze (1812-1889) ; et cela peut-être sur proposition de leur héritier Cyprien Balaresque (1834-1901), qui fit construire chez lui les premiers courts de tennis du quartier, avant ceux de la Villa Primrose, fondée en 1897… – , les premiers propriétaires Maydieu de la chartreuse de Mirande ?..

    La généalogie des Maydieu étant en effet un peu moins accessible et traçable que celle des Balaresque – mais j’y travaille ; nous verrons bien…

    …

    Ce dimanche 9 août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Quelques utiles petits repères biographiques concernant, à Navarrenx sous l’Occupation, les activités d’Henriette Verdalle, ses proches et ses protégés, au Vieux Logis…

    Voici, ce jour, quelques petits utiles repères biographiques concernant, à Navarrenx sous l’Occupation, les activités très méritoires d’Henriette Verdalle, ses proches et ses protégés, au Vieux Logis…
    …
    Depuis le mois d’avril 2013, suite à mon entrée en retraite de l’Éducation Nationale le 12 décembre 2012, et disposant désormais pleinement de tout mon temps pour mener des recherches suivies,
    j’ai entrepris des recherches sur le parcours de vie sous l’Occupation (du 7 juin 1942 au 30 septembre 1944 – dates de son départ de et de son retour à Bordeaux – ) de mon père le Dr Benedykt Lippa – Stanislaus, 11 mars 1914 – Bordeaux, 11 janvier 2006 –
    – cf là-dessus mon riche article récapitulatif (avec des liens utiles à 9 précédents articles jalonnant ma recherche) en date du 30 août 2024 https://encherchantbien.fr/recueil-actualise-darticles-sur-le-parcours-en-bearn-dont-le-camp-de-gurs-du-dr-benedykt-lippa-1914-2006-entre-le-7-juin-1942-et-le-30-septembre-1944-les-gte-du-camp-de-gurs-marcel-brenot/ – ;
    et je me suis employé à recueillir, parfois sur le terrain, souvent par échanges téléphoniques ou de courriels, de précieux témoignages complètement inédits tant sur le camp de Gurs, par lequel est passé mon père à partir du mois de juillet 1942, que sur la vie à Navarrenx sous l’Occupation, autour des Verdalle.
    …
    Et, à partir de là, au fil de mes contacts et des informations que je recueillais, également sur la vie de la famille Verdalle (l’arrière-grand-père Paul Verdalle – Mauléon-Barousse, 19 février 1860 – possiblement Navarrenx, 19 mars 1948 – , la grand-mère Henriette Verdalle – Navarrenx, 22 août 1896 – Mauléon-Licharre, 27 février 1988 – , le père André Laclau-Barrère – Cierp, 4 novembre 1925 – Pau, 1er mai 2001 – des jumeaux Didier et Régis Laclau-Barrère – nés à Bayonne le 31 mars 1976 – avec lesquels j’ai un contact amical ), qui, à Navarrenx, avaient hébergé au domicile d’Henriette Verdalle, le Vieux Logis, dans le Faubourg de Navarrenx, un interné lui aussi du camp de Gurs, François-Frédéric Wachsner – Ohlau, 1893 – Navarrenx, 28 février 1958 – , qui lui aussi, comme mon père à Oloron chez le Professeur Pierre Klingebiel – Bordeaux, 11 juillet 1896 –  Talence, 24 mars 1984 – , a bénéficié d’un contrat de travail de complaisance grâce aux bons soins du commandant de GTE Marcel Brenot –Saint-Laurent-lès-Mâcon, 18 juillet 1893 – Voisin-le-Bretonneux, 1er janvier 1986 – ,
    j’ai recueilli ainsi des témoignages 
    _ de Mirentxu Martin, la mère de Didier et Régis Laclau-Barrère, tout particulièrement, à laquelle j’ai plusieurs fois rendu visite chez elle à Hendaye ;
    _ de Nelly Jamet Cassin –née à Paris le 8 septembre 1932 – , hébergée avec ses parents Pierre et Hélène Cassin et son frère Jacques à Navarrenx de 1940 à 1942-43, et que j’ai rencontrée chez elle à Chaville le 12 juin 2015, le jour où Didier Laclau-Barrère et son épouse Sophie étaient conviés, en même temps que les enfants de Nelly ;
    _ de divers habitants de Navarrenx,
    dont Babeth Lacrouts-Pédelaborde – Navarrenx, 12 juin 1932 – Oloron, 12 mai 2019 – , condisciple de Nelly Cassin à l’école communale de Navarrenx,
    ou Henri Carsuzaa – Navarrenx, 6 décembre 1926 – Navarrenx, 12 mai 2024 – , condisciple d’André Laclau-Barrère jusqu’au lycée de l’Immaculée Conception à Pau, avec lequel je me suis entretenu deux heures durant chez lui, à Navarrenx, le 11 mai 2016…
    …
     
    Bien sûr, il est délicat de s’introduire ainsi dans la vie la plus intime de personnes qui ne sont pas de votre famille,
    mais au-delà de mon désir d’en connaître davantage sur le parcours de mon père, un taiseux, sous l’Occupation en Béarn (Gurs, Oloron, Louvie-Juzon, Jurançon, etc.),
    c’est à partir de ce que Bruno Le Marcis m’a appris des activités complexes de son parent Marcel Brenot (commandant du 182e GTE du camp de Gurs, puis du 526e GTE d’Oloron),
    suite à sa découverte des archives personnelles de celui-ci, au moment du décès de sa belle-mère Denise Brenot – Montrichard, 18 septembre 1925 – Voisin-le-Bretonneux, 27 novembre 2014 – , une des filles jumelles de Marcel Brenot ;
    l’autre jumelle étant Huguette Brenot – Montrichard, 18 septembre 1925 – Angers, 3 juin 2018 – , laquelle, interrogée alors par Bruno Le Marcis sur ses souvenirs de sa vie en Béarn entre 1940 et 1943, parlera avec quelques passionnants détails de Navarrenx, de l’amitié entre Marcel Brenot et Henriette Verdalle, ainsi que de la famille de Pierre Cassin que Henriette Verdalle à aidés,
    que je suis plongé dans la recherche de tout ce qui concernait les activités alors d’Henriette Verdalle…
    …
    De même que Marcel Brenot – cf aussi le très précieux document, très détaillé, notamment à partir de ses archives familiales, réalisé par Bruno Le Marcis sur le passage en Béarn, du 19 juin 1939 au 20 juin 1943, du commandant Marcel Brenot… – a aidé mon père en lui fournissant un contrat agricole de pure complaisance à Oloron auprès du Professeur de Philosophie Pierre Klingebiel – Bordeaux, 11 juillet 1896 – Talence, 24 mars 1984 – , 
    de même Marcel Brenot a donné un semblable contrat de travail de complaisance à François-Frédéric Wachsner, avocat berlinois, lui permettant de s’exfiltrer, lui aussi, du camp de Gurs, en allant résider, lui, à Navarrenx, au Vieux Logis, chez Henriette Verdalle, afin de donner des cours d’allemand à son fils André qui préparait à son domicile le bac,
    de la même façon que Pierre Cassin – Paris, 9 août 1910 – Paris, 26 juillet 2000 – , lui aussi avocat, au Vieux Logis du Faubourg de Navarrenx, donnait à André des cours de Français.
    …
    Ce mardi 4 août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • De très prometteuses pistes de recherche sur le devenir de François-Frédéric Wachsner depuis sa présence d’étranger interné au camp de Cepoy (Loiret) : la connaissance de son arrivée d’interné au camp de Gurs, le 25 octobre 1940…

    Mon article d’hier « Réception ce jour d’une photo de Frédéric-François Wachsner résidant en 1937, à Elbeuf, pour une demande de renouvellement de sa carte d’étranger en France : la fécondité des échanges de recherches de micro-histoire… » a au moins pour premier mérite d’avoir engendré d’intéressants échanges entre le Centre Historique de l’Arribère, d’une part, Marie Sanchez, conservateur du patrimoine retraitée, d’autre part, et moi-même Francis Lippa, intégrant la perspective pour le C. H. Ar. de Navarrenx, en Béarn, d’inclure dans la liste de son projet d’articles – prévu pour être réalisé fin 2027… – sur une soixantaine de personnalités des XIXe et XXe Siècle présentes à Navarrenx, à côté de Paul Verdalle (1860 – 1948) et de sa fille Henriette Verdalle (1896-1988), déjà prévus pour ce projet du C.H.Ar, le second mari de cette dernière, François-Frédéric Wachsner (1893-1958) – et cela, même si le travail scientifique, dans les règles les plus strictes de l’art de la recherche historique, de Madame Sanchez, va forcément, lui, prendre beaucoup de temps, a bien précisé celle-ci…

    …

    Mais d’ores et déjà,  je dois mettre en exergue le fait que Marie Sanchez a découvert, notamment – et je m’en tiendrai strictement là pour aujourd’hui ! – , la date d’arrivée de François-Frédéric Wachsner comme interné dans un GTE au camp de Gurs : le 25 octobre 1940, en provenance de Loriol, dans la Drôme, où il était allé rendre visite à son frère aîné Albert Wachsner, lui-même interné à Loriol… :

    soit un maillon très important qui manquait jusqu’ici pour faire le joint entre d’une part le passé exploré de François-Frédéric Sanchez par Madame Sanchez, de son séjour en France depuis son arrivée, de Berlin en 1933, jusqu’à son internement comme ressortissant étranger (allemand) au camp de Cepoy (Loiret) au début de 1940, avec, d’autre part, le devenir – d’abord au camp de Gurs, puis et surtout à Navarrenx ! – entre 1940, puis 1945 et 1958 – à son décès à Navarrenx le 28 février 1958 – , de François-Frédéric Wachsner, dont j’ai pris peu à peu connaissance en mes recherches d’abord sur le camp de Gurs et ses divers Groupes de Travailleurs Étrangers (GTEs), puis Marcel Brenot, puis Henriette Verdalle et son fils André Laclau-Barrère, et via plusieurs témoignages de personnes qui les ont connus à Navarrenx– et qui peu à peu, les unes après les autres, ont disparu, tel Henri Carsuzaa (Navarrenx, 6 décembre 1926 – Navarrenx, 12 mai 2024 : ami très proche d’André Laclau-Barrère, Cierp, 4 novembre 1925 – Pau, 1er mai 2001, et son condisciple au lycée de l’Immaculée Conception à Pau…) ; Henri Carsuzaa avec lequel je me suis entretenu, en son domicile, à Navarrenx, deux passionnantes heures durant, le mercredi 11 mai 2016 ; ou qui disparaissent encore au fil des ans… : combien d’entre ces témoins directs de la vie de Navarrenx sous l’Occupation demeurent encore en vie aujourd’hui ? Nelly Cassin-Jamet, par exemple, toujours très lucide – je l’ai eue il y a peu de temps au téléphone, en son domicile à Chaville… – , née à Paris le 8 septembre 1932, qui m’a beaucoup appris sur son séjour à Navarrenx, avec ses parents Pierre Cassin (Paris, 1er octobre 1910 – Paris, 28 juillet 2000) et Hélène Caroli (Trieste, 2 juillet 1905 – Paris, 15 novembre 1985) et son petit frère Jacques (Angers, 30 octobre 1939 – Toulouse, 16 mai 2020), entre leur arrivée à Navarrenx en 1940 et leur départ de Navarrenx, en 1943, par crainte d’une dénonciation, afin de tâcher rejoindre Nice, le berceau de la famille Cassin depuis le retour de cette famille d’Italie (Cuneo), autour de 1830 : Nice faisait encore partie alors du royaume de Piémont-Sardaigne (1720 – 1861) et Nice est devenue française en 1860…

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    C’est donc là le tout début de la suite fructueuse d’une recherche entreprise d’abord en Normandie, à Elbeuf, par Madame Sanchez, une recherche aux perspectives extrêmement prometteuses, et qui n’en sont ici qu’à leur commencement, grâce au formidable développement inattendu suite à la lecture inopinée par celle-ci, le 9 juillet dernier, du nom de François-Frédéric Wachsner, en un article de mon blog..

    Toute recherche historique sérieuse est nécessairement lente et rigoureuse, comporte bien des paliers – des lenteurs, et de soudaines accélérations par découverte d’un élément qui vient d’un coup ouvrir de fécondes perspectives complètement inattendues…  – , et prend beaucoup de temps, et demande de la patience et de la constance dans l’effort…

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    Mais je voulais simplement fêter ce jour l’avancée importante de la connaissance, pour l’histoire de Navarrenx et de ses résidants, ici de François-Frédéric Wachsner, à placer en complément de l’histoire de personnalités aussi vraiment importantes pour Navarrenx que celles de Paul Verdalle – maire et conseiller général, et décisionnaire du camp dit de Gurs, créé à l’origine pour héberger un été les républicains espagnols de la Retirada… – et de sa fille Henriette Verdalle – militante efficace des Droits de l’Homme : elle a continué à la sauvegarde de pas mal de personnes alors en danger de mort, dont les Cassin cités plus haut, protégés par elle… – , pour lesquelles histoires on peut d’ores et déjà se plonger dans les archives d’articles assez nombreux et fouillés de mon blog encherchantbien.fr mentionnant leurs noms…

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    À suivre avec patience…

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    Mais échanger ainsi de menues bribes de savoir – comme ici à propos des différentes étapes du devenir en France (de son arrivée en 1933 à son décès à Navarrenx le 28 février 1958) de François-Frédéric Wachsner, qu’il s’agit de reconstituer, étape après étape…  – permet de considérables et inespérés progrès à la recherche effective de micro-histoire…

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    Ce dimanche 2 août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Réception ce jour d’une photo de Frédéric-François Wachsner résidant en 1937, à Elbeuf, pour une demande de renouvellement de sa carte d’étranger en France : la fécondité des échanges de recherches de micro-histoire…

    Ce samedi 1er août 2026, Marie Sanchez, conservateur du patrimoine retraitée, qui mène d’actives recherches sur le devenir après 1939 de l’avocat berlinois juif  Francois-Frédéric Wachsner (Ohlau, 1893 – Navarrenx, 28 février 1958), réfugié en France depuis 1933 afin de fuir les Nazis, et qu’elle savait avoir vécu en Normandie, à Elbeuf, puis, avoir été interné comme ressortissant allemand au moment de la déclaration de guerre à l’Allemagne, d’abord, en 1939, au camp de Vernuche (Nièvre) – celui-là même par lequel était passé lui aussi en 1939 Walter Benjamin (Berlin, 15 juillet 1940 – Port-ou, 26 septembre 1940) – , puis début 1940 au camp de Cepoy (Loiret) – après le passage au camp de Cepoy de Frédéric-François Wachsner, Marie Sanchez ignorait tout de son devenir ultérieur, et c’est mon mon blog qui, par hasard consulté par elle, venait tout juste de lui apprendre bien des éléments du devenir de celui-ci après Cepoy début 1940 : son déplacement et internement au camp de Gurs en 1940, puis, grâce à son ex-filtration de ce camp (grâce au commandant de GTE Marcel Brenot (Saint-Laurent-lès-Mâcon, 17 juillet 1893 – Voisins-le-Bretonneux, 1er janvier 1986)), sa vie à Navarrenx, auprès d’Henriette Verdalle (Navarrenx, 22 août 1896 – Mauléon-Licharre, 27 février 1988), et cela afin de donner des cours d’allemand au fils de celle-ci, André Laclau-Barrère (Cierp, 4 novembre 1925 – Pau, 1er mai 2001), qui préparait le bac chez lui, au Vieux Logis, à Navarrenx ; puis sa fuite ultra-risquée en Espagne, d’où, après un internement au camp franquiste de Miranda de Ebro,  il avait réussi à rejoindre Londres ; et son retour, la guerre finie et remportée, à Navarrenx où il avait, le 8 décembre 1945 épousé Henriette Verdalle ; et, enfin, était décédé le 28 février 1958 : Henriette Verdalle étant désormais Henriette Wachsner-Verdalle… – , m’a adressé une photo de celui-ci prise en 1937 à Elbeuf, pour le renouvellement de sa carte de séjour de ressortissant étranger en France, délivrée par le préfet de l’Eure le 31 août 1937…

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    Une photo accompagnée de cet aimable message de Madame Sanchez :

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    « Je vous remercie pour vos efforts – de recherche complémentaires concernant François-Frédéric Wachsner. Ces photos – de 1939, de prisonniers républicains espagnols internés au camp de Gurs, après celui de Rivesaltes au terme de leur Retirada, que m’avait adressées l’ami oloronais Jacques Bordenave, féru de recherches historiques ainsi que d’archives photographiques, et que j’avais très volontiers communiquées à Marie Sanchez… – sont très belles et intéressantes. De mon côté, j’ai poursuivi mes recherches. Mon contact avec le centre de généalogie s’est avéré très fructueux. Madame Domecq de l’association, que vous connaissez peut-être, m’a fort gentiment numérisé et transmis des documents conservés aux Archives départementales 64. Parmi ces documents, il y avait une photocopie de la carte d’étranger de Fritz Wachsner. La qualité de la photo d’identité n’est pas formidable mais c’était inespéré.

     Je vous tiendrai au courant de mes découvertes« …

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    Voici donc, aussi, à titre documentaire, ces deux photos de prisonniers espagnols jouant de la musique au camp de Gurs en 1939 – peut-être, qui sait ?, des lecteurs de ce blog y reconnaitront-ils des parents… – :

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    Partager la moindre découverte de micro-histoire peut être riche de micro-développements du savoir…

    C’est du moins le pari de maints articles de ce blog…

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    Ce samedi 1er août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa