Voici le courriel de réflexions à propos de pistes de nouvelles recherches à mener à propos des fréquentations luziennes de membres de la famille Gaudin, de Maurice Ravel
que je viens d’adresser ce matin à l’ami Manuel Cornejo :
…
…
Cher Manuel,
Carnets d’un curieux
Comme en écho un peu tardif à mes articles « La magie de l’œuvre pour alto et piano de Valentin Silvestrov sublimement servie par l’alto d’Ettore Causa et le piano de Boris Berman, en un somptueux mélancolique CD « Shostakovich – Silvestrov » du toujours exigeant Palais des Dégustateurs, d’Eric Rouyer : une méditation intense aux franges du silence… » et « Avancer dans la connaissance (et la jouissance) de l’œuvre, au moins discographique, de Valentin Silvestrov : une sidération !.. » des 27 et 28 décembre derniers (2024) sur ce blog « En cherchant bien« ,
voici que je découvre ce petit matin à mon réveil ce bel article de reconnaissance du magique CD « Shostakovich – Silvestrov » d’Ettore Causa, alto, et Boris Berman, piano – soit le CD PDD041 du Palais des Dégustateurs de mon ami Eric Rouyer –, ce bel article suivant, sous la plume de Jean-Luc Caron et paru hier 5 mars sur le site de ResMusica, intitulé « Ettore Causa et Boris Berman dans les mondes singuliers de Chostakovitch et Silvestrov » – et dont je relève tout de suite la belle et juste expression de « mondes singuliers » appliquée à ces deux très grands compositeurs : oui, c’est bien cela ! –,
que je m’empresse de bien volontiers reproduire ici :
…
…

…
…
La Sonate pour alto et piano op.147, dernier chef-d’œuvre – oui : c’est en effet là son mot de la fin, son œuvre ultime et splendide… – du Russe Dimitri Chostakovitch qui y porte le point final le 5 juillet 1975, est dédiée au fameux altiste du Quatuor Beethoven Fiodor Droujinine. Le compositeur souffrant et épuisé – oui, il est au bout de sa vie, et de son œuvre… – peine à venir à bout de cette pièce puissante qui contient plusieurs réminiscences – en effet – et constitue une manière d’adieu déchirant à la vie – voilà ! L’altiste d’origine italienne Ettore Causa et le pianiste russe Boris Berman en offrent une lecture exempte de tout pathos, évitant une excessive mélancolie et défendant un tonus créateur digne du vaste catalogue de Chostakovitch qui s’éteint le 8 août 1975. Cette exigence de véracité – oui ! – infiltre les trois mouvements de la Sonate. Le Moderato initial est marqué par un courant sonore tonique enrichi d’élans exacerbés et la présence d’interrogations sans réponses précises que les musiciens contrôlent efficacement dans les toutes dernières mesures. Le deuxième mouvement, Allegretto, se veut dès l’entrée davantage sautillant et ne dédaigne pas l’expression d’un certain optimisme renouant une ultime fois avec la rythmique si spécifique et tellement appréciée du compositeur – en effet. Énergie et vitalité – oui – que le duo Causa et Berman traduit magnifiquement, ne négligeant pas la proximité – électrique ! – d’un esprit enflammé et d’un corps meurtri. Le final, un long Adagio d’une quinzaine de minutes, se concentre sur une méditation impressionnante – voilà, voilà – , toutefois dénuée d’effusion romantique palpable, offrant un sentiment douloureux de beauté, de dignité – oui – et de rappels de musiques antérieures dont il évoque le souvenir non sans une certaine modestie – c’est une musique toute d’intimité, pour soi… On repère ainsi des souvenirs de la Sonate Au clair de lune de Beethoven, du Concerto pour violon « à la mémoire d’un ange » d’Alban Berg, des évocations de la Symphonie n° 5 « du destin » de Beethoven, mais encore des passages s’appuyant sur la Symphonie n° 4 de Tchaïkovski, sans oublier des emprunts à Rachmaninov, à Wagner et à certains de ses propres opus.
…
…
Récemment redécouvert (2017), le très bref Impromptu pour alto et piano op. 33, une pièce de 1931, montre la distance existant entre le créateur mature et singulier et le jeune musicien, alors âgé de 25 ans, encore très perméable à l’esprit du romantisme.
…
…
Valentin Silvestrov, obligé de quitter son Ukraine natale en 2022 – pour les terribles raisons que l’on ne sait que trop !, tout particulièrement ces terribles jours-ci d’effroyable trahison… -, est défendu ici avec un engagement puissant et brillant par Causa et Berman, ce dernier connaissant personnellement le compositeur -oui. Aujourd’hui internationalement apprécié – oui -, Silvestrov a élaboré un très copieux catalogue riche d’authentiques chefs-d’œuvre – mais oui ! – aux grands écarts esthétiques inspirés – absolument…
…
…
Causa interprète seul et en première gravure mondiale Élégie, dédiée elle aussi à Fiodor Droujinine. Musique quasiment athématique, presque aphoristique, expressive, s’achevant par une seule note en suspens. Avec les Trois Intermezzi pour piano seul, pièce récente (2022) dédiée au pianiste Boris Berman, on constate un retour à la mélodie et au beau son, un climat de méditation apaisée et douce – oui, telle une berceuse.
…
…
Le tout récent Triptych pour alto et piano, 2023, en trois très brefs mouvements, totalise une dizaine de minutes. L’Intermezzo adopte un rythme de marche non conventionnel, la Sérénade a été qualifiée de « chant sans paroles » – à la Mendelssohn – et Moment musical – à la Schubert -, à l’avancée légère, mais aux intrications sonores complexes des deux interprètes, permet d’évoquer de grands créateurs romantiques du passé – en effet.
…
…
Ettore Causa et Boris Berman, grâce à cette interprétation de haut vol et leur souci de véracité rare – oui, oui ! – , défendent l’exceptionnelle et attachante personnalité créatrice de Valentin Silvestrov – tout cela est très juste.
Dmitri Chostakovitch (1906-1975) : Sonate pour alto et piano, op.147 ; Impromptu pour alto et piano, op.33 ; Valentin Silvestrov (né en 1937) : Elegy pour alto ; Epitaphium (L.B.) ; Three Intermezzi pour piano forte ; Triptych pour alto et piano. Ettore Causa, alto ; Boris Berman, piano. 1 CD Le Palais des Dégustateurs PDDO41. Enregistrement réalisé du 7 au 9 juin 2024 au Couvent des Jacobins, Beaune, France. Notice bilingue : français et anglais. Durée : 67’40
…
…
Une belle reconnaissance qui devrait élargir le cercle des amoureux de la musique de Valentin Silvestrov, ainsi que celui des amateurs des superbes réalisations discographiques du vaillant Palais des Dégustateurs, de cet admirable défricheur – et partageur généreux de splendides beautés musicales – qu’est, par son label discographique audacieux et très probe, Eric Rouyer…
…
…
Ce jeudi 6 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
Par d’impardonnables inattentions de ma part,
ce n’est que maintenant, ce mois de mars-ci, et donc avec bien du retard, que je prends connaissance du jeu lumineux _ audacieux et magnifique ! _ de Can Çakmur (né à Ankara en 1997) dans de vraiment superbes « Impromptus » (D. 899 et D. 935/Op. posth. 142) de Franz Schubert,
en les CDs Bis 2710 – SACD (« Schubert + Vorisek + Chopin + Scriabin« ) et 2680 -SACD (« Schubert + Brahms« ) de Can Çakmur _ le premier cité découvert sur la table de mon disquaire préféré, et écouté avec enthousiasme ; et le second commandé aussitôt à la suite de cette première découverte admirative, et que j’admire aussi !!…
…
…
Je dois cependant préciser que si les « Impromptus » de Schubert de Can Çakmur m’ont immédiatement conquis, ce n’est pas sans résistance que je viens à me rendre peu à peu aussi, et encore incomplètement, à ses « Vier Klavierstücke » de Brahms, autre chef d’œuvre éblouissant et intimidant, tel un Annapurna de la musique…
…
…
Sur le CD Bis 2680 – SACD « Schubert + Brahms » _ enregistré à Hanovre en 2022 : au mois de mars, les D. 935 de Schubert ; et au mois de septembre, les D. 946 de Schubert et l’Op. 119 de Brahms _,
voici successivement trois intéressantes appréciations, qui ne m’avaient cependant pas convaincu _ celle de Jean-Charles Hoffelé est en effet pour le moins mitigée… _, ou que j’avais ignorées _ les deux autres… _, ce qui ne m’avait pas incité à rechercher alors ce CD de Can Çakmur :
…
…
_ en date du 24 février 2024,
l’appréciation de Jean-Charles Hoffelé, intitulée « Son Schubert« , sur son site Discophilia :
…
…

Can Çakmur se chercherait-il en Schubert, un compositeur qui figurait déjà sur son premier album et qu’il retrouve régulièrement au disque ?
…
…
Le Second Cahier des Impromptus sonne différemment sous ses doigts, affaire de phrasés, d’accents, de carrures rythmiques, au point que l’écoute en est parfois inconfortable _ voilà ! _, balance instable où les questions importent davantage que les réponses, jusque dans des alentissements, des suspensions qui seraient maniérismes si _ toutefois _ la tenue _ impeccable _ du pianiste, sa sonorité impérieuse ne les gardaient de toute sensiblerie _ en effet.
…
…
Le meilleur de ces visions singulières ? Les tempêtes des Premier et Troisième Klavierstücke, la fantaisie hongroise qu’il pimente jusqu’au fantasque de l’Impromptu en fa mineur, ses tempêtes irisées jusqu’au furiant final stupéfient _ oui _, mais en sonorité dure _ ce qui tempère forcément l’adhésion de l’écouteur du CD…
…
…
Du fantasque à l’état pur, ce que les deux gravures de Max Klinger reproduites dans l’album semblent corroborer, la première étant inspirée par les Fantaisies de Brahms qui sont le pas de côté de ce deuxième volume. L’Opus 119 est partagé, la Rhapsodie, assénée carrée, fera fuir _ voilà ! _, les Intermezzos sont irréels, délicatement étranges _ et à demi dérangeants, donc _, et feraient un pont idéal entre Schubert et Schönberg qui était l’invité _ admiré, cette fois _ du premier volume. Qui sera le prochain ?
…
…
…
…
…
Franz Schubert (1797-1828)
…
4 Impromptus, Cahier 2,
D. 935
3 Klavierstücke, D. 946
…
Johannes Brahms
(1833-1897)
…
4 Klavierstücke, Op. 119
…
Can Çakmur, piano
…
Un album du label BIS Records 2680
…
Photo à la une : le pianiste Can Çakmur – Photo : © Muhsin Akgun
…
…
Puis, en date du 16 avril 2024,
l’appréciation de Melissa Khong, intitulée « Can Çakmur : doublé gagnant« , parue dans Piano :
…
…
……
SDP – Muhsin Akgün
…
…
Après un premier volet confrontant Schubert et Schoenberg, Can Çakmur poursuit son intégrale Schubert en se tournant cette fois-ci vers le traitement romantique de la miniature _ que sont les « Impromptus » et les « Klavierstücke« … Entre le deuxième cahier d’Impromptus _ D. 935 _ et les trois Klavierstücke _ D. 946 _ du Viennois vient se juxtaposer l’op. 119 de Brahms, dernier testament pianistique du compositeur en forme de quatre pièces de caractère. Une belle surprise attend ceux qui connaissent déjà la démarche méticuleuse et réfléchie de l’interprète, lequel déploie une liberté inattendue pour traverser ces trois recueils singuliers _ certes, et magnifiques : des chefs d’œuvre… Approche qui s’aligne parfaitement avec l’esprit spontané _ oui !!! _ de ces œuvres dont la brièveté prête aussi une intensité _ voilà : une urgence nécessaire, vitale _ au récit.
…
…
Au cours des quatre Impromptus, le pianiste nous livre une succession d’impressions vivantes, saisissant merveilleusement l’atmosphère et les contrastes de chaque pièce. La dramaturgie du Premier impromptu prend une dimension épique, mise en lumière par un jeu éloquent et polyvalent qui sait aussi s’épancher dans un Deuxième impromptu majestueux, basculant entre lyrisme et puissance. Le Schubert de Can Çakmur fascine par la justesse et la richesse _ oui, oui _ du propos, restituant les reliefs de la partition sans jamais tomber _ en effet, surtout pas ! _ dans l’excès ni dans le stéréotype.
…
…
Tout aussi inspirés _ là, je suis personnellement plus dubitatif _, les Klavierstücke de Brahms se déploient avec un sens de l’improvisation, une fraîcheur apportée par des tempos fluides et des inflexions poétiques qui ne sont pas sans rappeler un Radu Lupu. Lui aussi à la recherche de l’intimité et de la profondeur sans pour autant sacrifier le flux musical, le jeune pianiste turc explore les timbres plus feutrés et charnus de son instrument, tirant une densité orchestrale dans ce recueil tardif de Brahms qui rend d’autant plus irrésistible la vitalité des Klavierstücke d’un Schubert trentenaire, empli d’urgence et de fantaisie. Une gravure éblouissante qui met à l’honneur les univers aussi distincts _ oui _ et envoûtants _ oui _ de ces deux compositeurs.
…
Melissa Khong
…
…
Et enfin, en date du 21 mai 2024,
l’appréciation, splendide, de Stéphane Friédérich, intitulée « Les splendides histoires viennoises de Can Çakmur« , sur le site de ResMusica _ je ne l’avais pas relevée, ni probablement lue, alors… _ :
…
…
Après la révélation d’un premier enregistrement capté lors de l’édition 2018 du Concours Hamamatsu, au Japon (Clef d’Or ResMusica et Prix ICMA), suivi d’albums consacrés à Schubert et Liszt, et enfin Schubert et Schoenberg, voici un nouveau volume associant Schubert à Brahms. Une réussite complète venant d’un pianiste qui se révèle comme un artiste majeur d’aujourd’hui _ voilà, c’est dit.
…
…
Can Çakmur est l’auteur du livret. Avec beaucoup de subtilité, il pose la question _ cruciale, en effet _ de la forme à la fois chez Schubert et Brahms. L’apparence de la sonate se décompose, la dimension spontanée de l’écriture _ oui, bien sûr : et c’est celà que j’adore personnellement en ces merveilleuses et magiques pièces ! _se glissant dans une architecture en métamorphose permanente _ oui, oui. Voilà bien des musiques “dérangeantes” sur le plan harmonique ! On pourrait ajouter que c’est l’une des caractéristiques propres à la musique viennoise depuis Haydn et jusqu’à Schoenberg : préserver la tradition du classicisme pour mieux en briser les règles _ en effet.
…
…
Dans le piano de Schubert que nous entendons, c’est le lied et la ballade qui s’imposent, mais avec une approche aux antipodes d’une conception « historiquement informée ». Il faut ajouter, dans le cas de l’interprète, une palette de couleurs plus chambriste sinon orchestrale, et une prise de son d’une beauté suave et d’une dynamique superbe. Magnifiquement réglé, le piano Shigeru Kawai est au service de l’expressivité _ oui _ de Can Çakmur. Il joue sans forcer _ forcément ! et le contraire serait catastrophique… _, dans l’épaisseur de la pâte sonore, tirant ces romantiques jusqu’à l’impressionnisme et à l’orée du XXe siècle. Les voix du piano intelligibles comme les consonnes d’un Lied s’échappent aussi parfois vers l’univers de Beethoven (Impromptu n° 2). Dans les variations, toute acidité a été gommée, et cette berceuse timbrée avec une pédalisation somptueuse ne sort pas du salon de la bourgeoisie viennoise. Merveille aussi que le dernier Impromptu de la série. Le mouvement général porté par un galop à l’allure lointainement hongroise _ oui _ suggère la nervosité du rythme plus qu’il ne l’affirme. Quelle allure ! Pas un excès, mais une clarté bondissante _ c’est tout à fait cela, et éminemment schubertien ! _, une mise en scène jusque dans les interrogations subites. La vivacité du jeu est grisante _ oui _ non par la vitesse, mais grâce à la précision inouïe des accents, summum d’une intelligence musicale _ oui.
…
…
Passons aux Klavierstücke également de Schubert, ces “impromptus” posthumes. Là aussi, le jeu de Can Çakmur possède un souffle d’une densité expressive rare. Ce sont des braises qui hypnotisent pas leur éclat _ oui _ puis soudain un silence. L’épaisseur des résonances, le contraste entre la course folle et le choral s’enchaînent avec évidence. Le pianiste convainc parce qu’il ne rompt jamais les tensions, jouant de la fraîcheur bucolique du Klavierstücke n° 2 avec juste ce qu’il faut d’inquiétude. Grâce à un jeu franc et nimbé tout à la fois – l’utilisation de la pédale est proprement étourdissante – il assure une narration sans faille et une palpitation qui s’abstient de toute dureté _ voilà : et c’est bien sûr indispensable. Cette pureté de jeu voilà _ illumine littéralement le dernier morceau, dont le pianiste exploite tous les ressorts des danses d’Europe centrale et, plus encore, l’enchevêtrement des plans sonores dont il nous fait oublier la logique même.
…
…
Nous n’avons pas voulu rompre l’écoute des Schubert avec les ultimes « berceuses de la douleur » de Brahms, insérées pourtant entre les deux partitions. Murmures et passions étouffées, dissonances mises à nu, épure du langage tout autant qu’exaltation bavarde dans le Grazioso e giocoso… Can Çakmur nous fait croire que Brahms, le “jeune homme” de soixante ans peut encore avoir quelques accès de juvénilité. Il le laisse triompher sans emphase avec des mains qui suggèrent le poids de l’orchestre. Espérons qu’un jour Can Çakmur nous livrera un concerto de Brahms. Pour l’heure, il rejoint une prestigieuse assemblée, celle des Katchen, Lupu, Serkin, Freire, Rösel, Sokolov, Kovacevich, Kempff _ et c’est tout à fait juste : des pianistes que nous aussi adorons…
Franz Schubert (1797-1828) : Impromptus D.935. Drei Klavierstücke D.946. Johannes Brahms (1833-1897) : Vier Klavierstücke op.119. Can Çakmur, piano. 1 SACD hybride BIS Records. Enregistré au Tonstudio Tessmar de Hanovre, Allemagne, en mars et septembre 2022. Notice de préseentation en français, anglais et allemand. Durée : 60:21
..;
…
…
…
Voilà donc.
Et bien entendu à suivre de très près !..
…
…
Et j’ajoute que jusqu’ici je n’ai pas encore relevé d’article de commentaire du dernier en date de cette série de CDs « Schubert + » de Can Çakmur pour le label Bis,
je veux dire le CD « Schubert + Vorisek + Chopin + Scriabin » Bis 2710 – SACD, qui comporte cette fois les fabuleux « Quatre Impromptus » D. 899 de Franz Schubert :
enthousiasmants sous les doigts précis et attentifs, presque tendres _ un poil de plus de tendresse, à la Radu Lupu, par exemple, aurait été bienvenu en ces Schubert-ci (les « Impromptus » D. 899) de ce nouveau CD de sa série « Schubert +« , enregistré à Hanovre du 13 au 19 mars 2023 ; alors que ses 4 « Impromptus » de Chopin (Op. 29, Op. 36, Op. 51 et Op. posth. 66) sont très réussis ; et surtout sont merveilleux ses Scriabine, « Deux Impromptus« , Op. 12 : nous ne sommes pas près de les oublier, eux… _ de cet audacieux interprète qu’est Can Çakmur …
…
…
Can Çakmur est un interprète courageux dont les essais sont décidément à suivre…
…
…
Ce mercredi 5 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
C’est l’audition à la volée, sur mon auto-radio, le lundi 17 février dernier, de quelques notes – magiques ! – du CD Linn Records CKD 752 « Inmost Heart – Bach – Brahms – Busoni – Reger » du merveilleux pianiste qu’est Samson Tsoy (Aktobe, Kazakhstan, 24 octobre 1988), en l’émission matinale En pistes !, sur France-Musique, qui, sans rien avoir lu – nul commentaire, pas une ligne ! – en aucun de mes medias préférés quant à ce CD Linn Records, me l’a fait aussitôt commander à mon disquaire préféré
– qui partageait avec moi, il est vrai, le souvenir ébloui du magique CD Harmonia Mundi HMM 902716 « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov » de piano à quatre mains de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy ; cf l’enthousiasme absolu de mes articles des 19, 21 juillet et 22 juillet 2024 : « La merveille absolue du CD « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov » de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy, à quatre mains : un sommet d’interprétation, tout de naturel, de ces bouleversants chefs d’oeuvre schubertiens…« , « Comment qualifier le plus justement possible l’exceptionnel talent musical de ce pianiste merveilleux qu’est Pavel Kolesnikov ? » et « Et pour faire un tout petit peu mieux connaissance aussi avec Samson Tsoy…« …
…
…
Eh bien ! Le résultat de l’écoute de ce magistral et sidérant CD, à sa réception ce jour, ne m’a certes pas déçu !, mais me fait même grimper aux rideaux !!!, tant je suis éperdu d’admiration ;
…
et cela en un programme qui, sur le papier, n’avait rien a priori de très sexy : à part les bien connues et très belles « Variations et Fugue sur un thème de Haendel » Op. 24 de Johannes Brahms (Hambourg, 7 mai 1833 – Vienne, 3 avril 1897),
rien, en effet, que des transcriptions peu courues de Ferruccio Busoni (Empoli, 1er avril 1866 – Berlin, 27 juillet 1924) et Max Reger (Brand, 19 mars 1873 – Leipzig, 11 mai 1916), de 6 des « Préludes de Chorals » de Brahms, Op. 122, pour Busoni, et des « Quatre Chants sérieux » Op. 121 de Brahms pour Reger, ainsi qu’un arrangement pour la main gauche de Brahms lui-même de la « Chaconne » de la « Partita n°2« , BWV 1004 de Johann-Sebastian Bach !...
…
Un programme donc a priori plutôt austère !
Et à l’écoute le constat très admiratif d’une réalisation fantastique musicalement de Samson Tsoy,
rien moins que bouleversante et sidérante de beauté pure...
…
Et c’est rare…
…
Ecoutez ici ceci (d’une durée de 2′ 56), qui ouvre le programme du CD…
…
…
Le jeu de Samson Tsoy – d’un charme envoûtant absolu !!! – est d’un musicien rien moins que prodigieux !!!
…
…
Un CD indispensable à tout vrai mélomane !!!
Que c’est beau !!! Que c’est beau !!!
…
C’est dans l’empyrée du septième ciel que nous voici transportés par le toucher de piano admirable et très pur de Samson Tsoy…
…
…
Ce mardi 4 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa