Catégorie : Musiques

  • L’inattendue découverte d’un premier CD « Flowers we are » de György Kurtag : le CD « Flowers we are – Couperin et Kurtag » de Yehuda Inbar, pianiste…

    L’inattendue découverte – déniché, un peu perdu, au hasard du rayon de nouveautés de mon disquaire préféré… – d’un premier CD « Flowers we are » de György Kurtag (né le 19 février 1926 à Lugoj) : le CD hänssler classic  HC 25950 « Flowers we are – Couperin et Kurtag » de Yehuda Inbar, pianiste – enregistré au studio Teldex à Berlin du 4 au 6 octobre 2023 – vient me surprendre très heureusement – découvrez ici le bref trailer (de 1′ 33) de présentation de ce CD par Yehuda Inbar lui-même – ,

    alors que, sur la lecture de l’article très détaillé de Jean Lacroix intitulé « Pour les 100 ans de György Kurtag, Ksenia Kouzmenko lui offre un bouquet multicolore« , paru le 9 avril dernier sur le très riche site de Crescendo Magazine, je m’étais tout dernièrement empressé de commander à mon disquaire préféré – je ne l’ai pas encore reçu – le CD Cobra Records 0100 « Flowers we are – Kurtag » de Ksenia Kouzmenko, pianiste elle aussi – regardez ici cette brève vidéo (de 1′ 33) ; « Flowers We Are… » est le nouvel album particulièrement poétique de la pianiste Ksenia Kouzmenko. Il comprend 38 « pièces florales » composées par 15 compositeurs de la Renaissance à nos jours, où la fleur symbolise non seulement la beauté éternelle, mais aussi la vulnérabilité, la fugacité du temps et la nature éphémère de la vie. L’album tire son nom d’une série de courtes pièces du compositeur hongrois György Kurtág, « Virág az ember… » (« Flowers We Are… ») dont nous fêtons en 2026 le 100ème annivversaire. La pianiste tchèque Ksenia Kouzmenko a eu le privilège de collaborer avec Kurtag à plusieurs reprises, et son univers musical lui est devenu très cher…

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    Découvrant par là même aussi, que György Kurtag avait donné ce titre de « Flowers we are » à un certain nombre de ses œuvres, notamment en ses successifs passionnants « Jaketok » : un formidable trésor !

    Cet intitulé choisi par György Kurtag pour ces diverses brèves pièces tire son nom de son recueil « Virág az ember… » (« Flowers We Are…), inspiré par le sermons d’un poète et pasteur hongrois qui vécut au XVIe siècle et est considéré comme l’un des fondateurs de la littérature de son pays. Kurtág a utilisé ces textes pour la première fois dans son opus 7, « The Sayings of Peter Bornemisza« , un duo pour soprano et piano, créé en 1968. Ce même thème revient aussi dans le Livre I des « Játékok« , entamés en 1973…

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    Sur György Kurtag,

    je rappelle aussi mon article « Aujourd’hui 19 février 2026, le magnifique György Kurtag fête ses 100 ans en préparant la création à Budapest dans quelques jours de son second opéra « Die Stechardin »….« …

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    Bien évidemment à suivre…

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    Ce lundi 20 avril 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    Post-scriptum :

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    A mon envoi de cet article à l’ami rhumatologue spécialisé dans le traitement des maux des musiciens, et lui-même musicien, Joël Dehais, cette merveilleuse réponse d’expert, par courriel cet après-midi :

    « Là aussi – comme sa merveilleuse réponse, déjà, à mon envoi de l’article d’hier « L’enchantement inouï de la magique grâce féline du miraculeux « Rachmaninoff » du très jeune Vsevolod Zavidov : un miracle musical et discographique ! » : « Magnifique ! Un modèle de stabilité posturale procurant une optimale liberté des doigts« … – ,

    quelle belle ergonomie à l’instrument et quelle sensibilité chez cette pianiste Ksenia Kouzmenko… et quel sens de la forme musicale chez György Kurtàg où tout est dit en si peu de temps ! Joël« …

  • L’enchantement inouï de la magique grâce féline du miraculeux « Rachmaninoff » du très jeune Vsevolod Zavidov : un miracle musical et discographique !

    Les mots simplement manquent pour dire l’enchantement inouï de la magique grâce féline du miraculeux CD Alpha 1212 « Vsevolod Zavidov plays Rachmaninoff«  – enregistré au studio Teldex à Berlin au mois de mai 2025 – du jeune Vsevolod Zavidov – il est né à Moscou en 2005 – , et après (ou plutôt d’après) son éblouissant magistral concert donné à La Roque d’Anthéron le 5 août 2023 – à l’âge alors de 17 ans ! –  : un miracle musical et discographique !

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    Voici, du moins, les mots que consacre à ce CD Serge Martin en son article du magazine Crescendo en date du 16 avril dernier, « Vselovod Zavidov : une révélation dans un programme Rachmaninoff inspiré » :

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    Vsevolod Zavidov : une révélation dans un programme Rachmaninoff inspiré

    par Serge Martin
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    Sergei Rachmaninov (1873-1943) : Trois mouvements de la partita n°3 pour violon transcrits par Rachmaninoff, Etudes-Tableaux op.33, Variations sur un thème de Corelli op.42, Vocalise op.3 n°14 (transcrit par Zavidov).

    Vsevolod Zavidov, piano.

    Texte de présentation en anglais, français et allemand.

    61’39. Alpha 1212

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    Festival de La Roque d’Anthéron, 5 août 2023, le concert apéritif de 18h de cette journée anniversaire, devient en une heure trente l’événement – rien moins ! – de la saga Rachmaninoff à La Roque d’Anthéron. Au l’affiche, Vsevolod Zavidov, un jeune musicien de 17 ans qui affiche sans vergogne trois transcriptions de la 3e Partita de Bach par le compositeur, les Etudes-Tableaux op.33 et les Variations Corelli op.42. Ce programme, il l’a – ardemment ! – travaillé dans la datcha familiale aux environs de Moscou. Un endroit où il n’est plus retourné : il vit désormais en Occident où il est l’élève de Nelson Goerner – en personne ! –  à la haute Ecole de Musique de Genève.

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    C’aurait pu n’être que la démonstration brillante d’un jeune fort en thème. Ce fut un concert d’une maturité radicale – voilà ! Un moment d’exception – en quelque sorte miraculeux… – que le disque nous propose aujourd’hui complété par la fameuse Vocalise : non pas celle transcrite par Earl Wild qu’il avait joué à La Roque, mais bien sa propre transcription réalisée par la suite sur un piano de fortune dans un petit village de Toscane.

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    Et c’est parti pour une bonne heure – 61 ‘ 39 – d’un bonheur total. On savoure un Bach allant, à la fois fluide et rigoureux dont la légèreté reste sensible aux accents de danse. On monte d’un cran avec les Etudes-Tableaux op.33, des pièces qui deviennent des créateurs d’atmosphères : volontaire dans l’allegro non troppo initial, le piano de Zivadov passe de la fluidité volatile de l’Allegro ou à un Moderato sautillant et interrogatif. Il s’était fait réfléchi dans le Grave, il nous entraine dans le tourbillon évanescent du Presto ou la solidité obstinée de l’Allegro con fuoco. Dans le Moderato, le pianiste devient une tête chercheuse en charge de solutionner une musique énigmatique avant de magnifier la gravité conquérante du Grave final. Un véritable assaut d’atmosphères fugitives qui semblent créer à chaque coup un tableau imaginaire.
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    On passe ensuite à la page sans doute la plus dense de Rachmaninoff avec ces Variations Corelli dont on ne sait jamais trouver la clé mais qui nous emportent dans un torrent d’incitants tour à tour amusés, précipités, hésitants, interrogatifs ou conquérants pour terminer dans les trois dernières variations par une redoutable montée en puissance dans une agitation aussi folle que maîtrisée. Rarement cet imposant massif de variations ne nous aura paru aussi divers tout en respectant par ailleurs une cohérence dans les enchainements qui subjugue.

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    En complément, nous découvrons la transcription du pianiste de cette ensorcelante Vocalise que paradoxalement le compositeur – lui-même – ne réalisa jamais pour le piano. Zavidov semble ici avoir trouvé et créé son bis incontournable, instant d’absolu – voilà ! – dans une fluidité limpide – oui.

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    Le récital d’un grand esprit qui a les moyens techniques de ses exigences mais n’en abuse jamais. On n’a – assurément – pas fini de parler de Vsevolod Zavidov.

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    Son 10 Livret 10  Répertoire 10 Interprétation 10

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    Et regardez ici le trailer de présentation de ce CD par Svevolod Zavidov lui-même (4′ 14) ;

    ainsi que cette autre très brève vidéo-ci (de 1′ 27)…

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    Et surtout venez vous enchanter vous-même aux miraculeuses 61′ 39′ du CD de ce piano félin si exemplaire…

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    Ce dimanche 19 avril 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    Post-scriptum :

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    « Magnifique ! Un modèle de stabilité posturale procurant une optimale liberté des doigts«  :

    à mon envoi de cet article, vient ainsi de répondre, d’expert en posture de musiciens, l’ami Joël Dehais,

    rhumatologue et musicien.

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    Soit un parfait contre-exemple à l’imposture, et pas seulement posturale, Glenn Gould…

  • Revenir explorer avec intense plaisir l’oeuvre d’Alberto Ginastera (1916 – 1983) : le beau CD cpo « Alberto Ginastera – String Quartet N°1 – Piano Quintet Op. 29 – Maurice Ravel – String Quartet Op. 35 » du Minguet Quartett et Michael Korstick…

    Revenir explorer avec intense plaisir l’œuvre du compositeur argentin Alberto Ginastera (Buenos-Aires, 9 avril 1916 – Genève, 25 juin 1983),

    voilà ce que vient m’offrir l’écoute découvreuse du CD cpo 555 633-2 « Alberto Ginastera – String Quartet N°1 – Piano Quintet Op. 29 – Maurice Ravel – String Quartet Op. 35 » du Minguet Quartett et Michael Korstick – enregistré à Cologne le 1er octobre 2019, le 24 Septembre 2022 et les 21 et 22 novembre 2024…

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    Le Quatuor à cordes n°1 Op. 20 date de 1948, et le Quintette pour Piano Op. 29 de 1963… 

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    Et partagez ici l’écoute de ceci (4′ 48), à la plage 1 de ce très beau CD « Ginastera – Ravel« ,

    et de cela (3′ 13), à la plage 9…

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    Ce jeudi 16 avril 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’émouvantissime percutant Quatuor n°2 Op. 26 d’Erich Wolfgang Korngold (de 1933) en un superbe programme « Mozart – Webern- Korngold – Echoes of Vienna » par le magnifique Quatuor Hermès…

    C’est un émouvantissime et percutant Quatuor à cordes n°2 Op. 26 (de 1933)  – quel chef d’œuvre !!! – d’Erich Wolfgang Korngold (Brünn, 29 mai 1897 – Hollywood, 29 novembre 1957), en son aussi intensément nostalgique qu’absolument déchirant « Adieu » à sa chère ville de Vienne, que vient nous offrir le magnifique Quatuor Hermès en un superbe programme de trois quatuors tous composés à Vienne : en 1783 par Wolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791) – peut-être le sommet de tout l’œuvre sublimissime de quatuors à cordes de Mozart... – , en 1905 par Anton Webern (Vienne, 3 décembre 1883 – Mittersill, 15 septembre 1945) – le mouvement lent d’un quatuor demeuré inachevé ! – , et en 1933 par Korngold ; et réunis ici par les Hermès – en l’occurrence les violons d’Omer Bouchez et Élise Liu, l’alto de Lou Yung-Hsin Chang, et le violoncelle de Yan Levionnois… – sous le titre de « Echoes of Vienna » en le puissant, original et durablement marquant CD La Dolce Volta LDV 134 « Mozart – Webern- Korngold – Echoes of Vienna » – enregistré à Mons du 9 au 12 juillet 2024…

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    Tels, réunis ici par les Hermès, comme une prémisse, en 1783, du romantisme qui allait venir, pour Mozart ; un arrière-goût du romantisme en train de s’achever, en 1905, pour Webern ; et un adieu nostalgique et assumé au romantisme enfui, en 1933, pour Korngold.

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    En conclusion de l’article que dans le magazine Diapason n° 11950 de ce mois d’avril 2026 à la page 94, Jean-Claude Hulot consacre à ce CD « Echoes of Vienna » du Quatuor Hermès, celui-ci, qui vient de qualifier « l’œuvre du Wunderkind » – Korngold – de « clou de l’album«  – voilà ! – , et qui a poursuivi : « Nous sommes captivés par l’intensité de son Larghetto – écoutez-le ici ! – autant que par le charme de l’Intermezzo – le voici – et la valse finale – la voici ! – , formidable morceau de bravoure qui semble préfigurer, par ses accents équivoques, la fin d’un monde« , achève ainsi sa recension de ce CD :

    « Espérons retrouver les Hermès dans les deux autres quatuors de Korngold – celui de 1920-1923, l’Op. 16, et celui de 194-1945, l’Op. 34 – et son sublime quintette avec piano – de 1920-1923, l’Op. 15  – , porte ouverte sur un univers luxuriant » – absolument !..

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    Personnellement – et possiblement parce que j’ai moi-même des ancêtres viennois… – , je porte l’œuvre de Korngold au pinacle…

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    Ce mardi 14 avril 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa