Parcours d’art à Aix (préambule)

A partir de la visite _ le 21 juillet dernier _ de deux site cézanniens : le Jas de Bouffan et l’Atelier du chemin des Lauves, à Aix-en-Provence,
une petite réflexion sur le rapport entre « tourisme » et « acte esthétique »
_ toujours à partir des analyses si remarquables et de Marie-José Mondzain (dans « Homo spectator« ) et Baldine Saint-Girons (dans « L’Acte esthétique« ), ainsi que les pistes ouvertes par Yves Michaud (passim, et notamment « L’Art à l’état gazeux : essai sur le triomphe de l’esthétique« )…

…

Je peux entrer dans ce propos _ en ce « préambule« , et au sens littéral (d’avant « dé-ambulation« ) à ce qui sera ensuite l’article proprement dit _, qui me trotte dans la tête depuis ma double visite (au Jas de Bouffan et à l’atelier des Lauves _ Lauves : quel beau mot !) ce 21 juillet,
par ces échanges de mails alertes
avec Bernard Plossu
et avec Alain Paire :

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De : Titus Curiosus
Objet :     Un passionnant échange hier avec Alain Paire, sur l’idée de « Parcours dans la ville » !
Date :     1 août 2008 08:44:31 HAEC
À : Bernard Plossu

Hier, un échange de mails passionnant avec Alain Paire.

Le voici, tel quel.

Je vais rédiger plusieurs articles sur Aix _
et le premier sur le rapport entre « expérience esthétique » et « tourisme »
(autour du travail de Michel Fraisset
;
mais aussi de Marianne Bourges ;
et d’Alain Paire, donc)…

Je commence à avoir un petit réseau aixois…
et cela par la vraiment « merveilleuse » _ ainsi que tu l’appelles si justement !!! _ Michèle…
Elle me classe, elle, dans la catégorie des « passeurs » :
wow, comme tu dis si bien !…

Bref, je me régale ;
et suis assez impatient de revenir à Aix cet automne…

J’espère bien, aussi,
assister à une représentation à la Friche

_ à Marseille _

de « Dernier quatuor d’un homme sourd »
(aux Editions Lemeac, en 1985) du non moins merveilleux François Cervantès…
La séance de répétition des acteurs
avec les musiciens _ dont l’altiste Alain Trésallet _
à laquelle je me suis un peu « mêlé »
a été assez formidable.

François est passionnant, lui aussi.
Il me semble que  nous nous connaissons de toute éternité.

Et c’est aussi grâce à toi, tout cet « enchaînement » d’ »évidences »…

Titus

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De : Titus Curiosus
Objet :     Rép : Site RUE 89 MARSEILLE / ARTICLE ANDRE MASSON ET LE THEATRE/ exposition sur le Cours Mirabeau.
Date :     31 juillet 2008 08:30:16 HAEC
À : Alain Paire

Merci beaucoup de votre envoi (« http://www.galerie-alain-paire.com »), qui prolonge magnifiquement
et notre petite conversation aixoise (mardi 22 juillet),
et ma méditation en cours à propos de mon (trop court) séjour à Aix.

D’abord, bravo pour ces articles, qui nous font pénétrer avec élégance et justesse dans la foisonnante vie artistique aixoise.

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Les photos du studio Ely (http://www.rue89.com/marseille/festival-daix-en-provence-soixante-ans-de-souvenirs) sont belles et infiniment parlantes ;
et votre texte passionnant (autour de Lilly Pastré, puis le témoignage d’Edmonde Charles-Roux) :
la vie de l’ »atelier de musique » (= le festival) qui s’improvise alors (Mozart, Rosbaud, Rosenthal, avec Gabriel Dussurgé) est éminemment éloquente..
Et la grâce fut simplement au rendez-vous : d’être ainsi désirée (par de vrais « amateurs« , et leur passion constructive), elle a daigné venir…

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cantatrices-aix.jpg

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La retenir, la faire revenir, est ensuite le désir permanent (et plus ou moins fluctuant) des successeurs des initiateurs.
Et qui dépend de la qualité des désirs de ces successeurs…

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20080703milhaud.jpg

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Faire durer (une « institution », comme une relation : une amitié, un amour) n’est pas forcément toujours facile ; détruire l’est combien davantage !
Ainsi Bordeaux a « tué » son « Mai musical » (ainsi que son « Sigma« ) : est-ce stupide !!! Faute d’assez d’amour (ou pas d’amour du tout !) de quelques décideurs-financeurs…

Je suis passé devant le pavillon Vendôme, mais n’y suis pas entré : si j’avais « su » qu’y était visible pareille expo, j’y serais accouru…
Ici, on peut regretter un défaut de « manifestation », d’ »affichage » ; ou d’attention de ma part…
Vous le réparez (un peu) par votre article ;
le catalogue édité par Actes-Sud (« Festival d’Aix 1948-2008 » _ entretien d’Edmonde Charles-Roux avec Laure Adler, textes de Bruno Ely, Bernard Foccroulle et Bruno Roger aux éditions Actes-Sud) étant, lui, disponible ; je me le procurerai…

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L’article sur Masson (http://www.rue89.com/marseille/la-merveilleuse-fureur-du-peintre-andre-masson-au-service-du-theatre) est aussi très intéressant.
J’ai pénétré dans l’espace du Conseil Général, cours Mirabeau, le nom de Masson (bien « affiché », lui, sur la porte) me « parlant » plus que positivement…
Personnellement, je ne suis pas « fanatique » du surréalisme ;
et j’ai été plus « intéressé » que séduit par ce
(plutôt de la documentation que des œuvres valant par elles-mêmes, m’a-t-il alors semblé)
qui y était exposé : je manquais donc d’empathie minimale…
Tant pis pour moi… Même si Masson peut être merveilleux, je l’ai déjà expérimenté.

La rencontre, pour « réussir », requiert aussi la qualité du désir du regardeur _ pour reprendre le mot de Michèle Cohen…
Toute critique doit _ élémentairement _ en avoir conscience.

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L’article Amado (http://www.rue89.com/marseille/quand-le-sculpteur-jean-amado-rencontre-paul-cezanne) m’a beaucoup intéressé ; de même que son œuvre, qui m’a séduit.

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vaisseau-amado2.jpg

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Je trouve assez stupide le commentaire (laconique) du blogueur (amateur de Rodin : comme si aimer Rodin excluait d’aimer Amado !)
qui n’a pas envie de « toucher » ces sculptures (de Jean Amado : les « voir » lui suffisant) :
il est bien évidemment hors jeu… Tant pis pour lui.
A-t-il vraiment, alors, quelque chose de consistant à « dire » ? Pourquoi proclamer alors n’importe quelle opinion ?..
Mesure-t-il sa « responsabilité » à l’égard et de l’artiste, et de ceux qui se mobilisent pour son œuvre ?
Notre époque souffre (et passablement, hélas) de l’opinionite…
Même si Jean-Paul Michel me rassure (un peu) en m’affirmant qu’il en a toujours été ainsi,
et que les 1500, ou 2000, personnes qui, bon an, mal an, « regardent » (et « écoutent » ; et « lisent« ) vraiment _ parce qu’ils, ou elles, « aiment » _,
finissent par l’emporter
(dans ce qui se sédimente peu à peu _ en dépit des doctrinaires hors (notre) sujet (du moins), tel Bourdieu, dans « La distinction _ critique sociale du jugement » ; pour une analyse sociologique plus fine, lire Nathalie Heinich : « La sociologie à l’épreuve de l’art. Entretien avec Julien Ténédos« , 2 t., Aux lieux d’être, 2006 et 2007 _ ; dans ce qui finit par se sédimenter, donc, comme « goût » davantage _ objectivement, et non sociologiquement _ « légitime« ) au regard un peu mieux distancé de la postérité,

contre la foule majoritaire et massive des aveugles et sourds (non pertinents _ cf la parabole du tableau de Breughel _ jusqu’à la fosse où ils s’en-traînent, à basculer, chuter, les uns les autres) :
en attendant, il faut se coltiner ce
(= la purée de pois, le brouillard du brouillage)
qu’entraîne aussi le règne des « parasites »
_ qui tiennent le haut du pavé (et médiatique) au présent…
…

Je consacrerai un article sur mon blog à Jean Amado,
pour lequel vous vous mobilisez, cher Alain Paire :
une découverte importante assurément pour moi.

…

Quant à l’article (http://www.rue89.com/marseille/quand-ben-s-enferme-dans-le-cabanon-de-cezanne) sur la « verrue » Ben
« OCCUPANT »

_ qu’on y mette les connotations qu’on voudra _
l’appentis adjacent au pavillon du chemin des Lauves,
il apporte de l’eau à mon moulin,
et je vous en remercie…

D’abord, j’y reçois un complément aux réponses déjà obtenues : qui est donc responsable de pareille « verrue » en ce lieu ?
Pas seulement Michel Fraisset _ comme il m’a été indiqué à l’Atelier Cézanne _
où je m’en étonnais : à partir de l’inscription _ sur plexiglass _ « L’art m’emmerde » (signée Erik Satie) placée à la porte même de l’Atelier !!! ; et plus loin, dans le jardin, toujours d’Erik Satie : « Si je rate, tant pis, c’est que j’avais rien dans le ventre… »

(à comparer, j’ai pu le dire le lendemain à Michel Fraisset, avec le mot de Samuel Beckett que m’avait donné, la veille, en son atelier, à Marseille, Patrick Sainton : « rater mieux » ! ) _ ;

mais aussi Andréa Ferrol…
Je conserve pourtant un souvenir attendri de l’interprète généreuse de Marco Ferreri (dans « La Grande Bouffe » en 1973)…
Nos goûts nous jugent, avant qu’ils ne jugent leurs objets : ne pas trop le perdre de vue…

…

Ensuite, pourquoi imposer à Cézanne
_ si jaloux des conditions de sérénité de sa création ici ! _
la proximité d’individus que Cézanne ne « passionne » pas (sic) ?
Et qui « raisonnent » (ou « résonnent » ?) en terme de « slogans » (sic)
et selon le critère du « novateur » réduit à ce qu’en retient le public _ l’audimat (= TF1 !!!)…
Même si « Ben se pose _ sic _ en communicateur ainsi qu’en philosophe égotiste
plutôt qu’en artiste
 » _ on est rassuré !
Pour Ben, « Poulbot, tu comprends, dans le monde entier, il est plus célèbre que la Sainte-Victoire !« …
Voilà où mène le cancer des « communiquants » et de la communication
(= la pub, le marketing, l’empire de la vénalité _ soumise au « divin marché« , comme le qualifie Dany-Robert Dufour)…

…

J’ai terminé hier la lecture de l’album « Atelier Cézanne«  _ quelle richesse ! (par les contributions de James Lord _ est-il assez « honoré » à Aix ? j’ose le souhaiter ! _, Philippe Cézanne, Bruno Ely, Marianne Bourges, Michel Fraisset) _ paru en 2002 (et édité par Actes-Sud) ;
et vais rédiger maintenant un article sur l’articulation (= « rencontre » !) entre l’ »émotion esthétique » (cf « L’Acte esthétique« ) et le tourisme…

…

Je trouve le travail de Michel Fraisset à l’Office de Tourisme d’Aix très intéressant…
Notamment la piste de « Parcours » de découverte d’œuvres et de lieux (et leur « tissage », en fonction du « génie du lieu« )…
Et après tout, chacun a « droit » à quelques erreurs (Ben dans l’appentis de Cézanne, comme le loup dans la bergerie)…
Vouloir « animer » l’espace de création de Cézanne en faisant appel à des créateurs contemporains, pourquoi pas ! magnifique levain :

les artistes ont besoin, en effet, qu’on les expose…
Mais pas n’importe qui, n’importe quoi, n’importe où…
car il y a aussi des impostures en art ;
et Ben en est une, à mes yeux du moins…

…

Mon article portera d’ailleurs sur la différence _ ressentie _ de la visite du Jas de Bouffan
(magnifique, par une guide-conférencière remarquable : Christiane ;
et avec une vidéo de très grande qualité _ de Gian-Franco Ianuzzi _, qui nous porte _ vraiment _ à la rencontre de l’œuvre de Cézanne) ;
et la visite de l’ »Atelier Cézanne«  _ un raccourci (anglo-saxon ?) peut-être discutable _
sans présentation autre que rudimentaire (de jeunes filles qui ne sont pas guides-conférencières : débrouillez-vous à regarder (tout seuls) !..).
Aller « à la rencontre » d’une œuvre comporte des conditions _ de désir (et amour), notamment…

Et il me semble que Marianne Bourges s’y montrait assez sensible…

…

Bref, de quoi réfléchir _ et mettre en place…
Si la « satisfaction du public » est un critère (de « client« ) _ dixit Michel Fraisset page 178 de l’album « Atelier Cézanne » de 2002 _,
j’exprimerai mon point de vue sur mon blog
D’autant plus que je partage pleinement _ et c’est un euphémisme _ l’objectif de faire découvrir par un parcours actif
(et de la marche !)
…

Les pavés « Cézanne » sur le sol d’Aix pour guider les pas de la découverte de ses sites

sont aussi une magnifique idée…

…

Je suis une fois de plus trop long.

Merci en tout cas de votre envoi.

Titus Curiosus

…

Et aussi :
De : Titus Curiosus
Objet :     Marianne Bourges (+ blog « En cherchant bien » sur mollat.com)
Date :     31 juillet 2008 09:44:43 HAEC
À : Alain Paire

Encore une question, cher Alain Paire :
l’article de Marianne Bourges m’a beaucoup (et c’est un euphémisme) intéressé _ toujours en cet album « Atelier Cézanne » de 2002 :
pourrais-je la joindre ?
Aix bénéficie-t-il toujours de sa présence ?

…

Page 172 de son article dans l’album « Atelier Cézanne » de 2002,
Marianne Bourges écrit à propos du « déplacement » des œuvres « demeurées sur place » à l’Atelier :
« leur déplacement a entraîné quelque peu un certain infléchissement du sens premier de l’appellation très spécifique de Musée contrôlé (sic)
qui était attaché à leur présence :
l’Atelier de Cézanne
(re-sic) est devenu chose à office de tourisme… »

…

Page 176 du même album « Atelier Cézanne » en 2002, Michel Fraisset donne cette information-ci :
« Par délibération du Conseil Municipal en date du 30 avril 1997, la Municipalité confie la gestion de l’Atelier Cézanne _ le « de » ayant disparu… _
à l’Office de Tourisme » _ avec deux majuscules : à « Office » et à « Tourisme ».
Et il commente :
« Crainte pour les uns, défi pour les autres. Tourisme et Culture _ avec majuscules équivalentes (qu’en dirait Michel Deguy ? si justement sourcilleux, à propos du « culturel » :

cf, par exemple, les pages 209 et 210 de « Au jugé« , aux Editions Galilée en octobre 2004 ;

et aussi sa brillantissime conférence _ un grand moment ! _ le 15 février dernier dans les salons Albert-Mollat de la librairie Mollat à Bordeaux, à l’invitation de Jean-Pierre Moussaron) _
Tourisme et Culture, donc, allaient-ils faire bon ménage ?« .
Et Michel Fraisset intitule la phase suivante de son article (ou « rapport d’activité ») : « La mise en tourisme de l’Atelier de Cézanne » (le « de » ayant ré-apparu…). On appréciera l’expression de cet en-tête de chapitre ; j’y reviendrai.

…

L’argumentaire de l’article (précédé de l’annonce « Les Faits » _ tel en un « Rapport« , donc) étant fort intéressant,
et détaillé en chapitres : « La Communication« , « L’Animation« , « La Commercialisation » et « La Gestion« .

…

Et j’ai pu constater l’excellente efficacité de cet Office de Tourisme :
reçu par Bernadette Marchand,
j’ai pu bavarder un peu avec Michel Fraisset…
Et nous avons parlé rapidement (et avec assez d’humour) de l’expo Ben…
Michel Fraisset est très sympathique

…

Bien à vous

Titus Curiosus

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Ps : avez-vous jeté un oeil sur mon blog sur mollat.com ?
« Attraverso Milano » et « Probité et liberté de l’artiste »
concernent l’ami Bernard Plossu…

…

Et voici sa réponse (à ces deux mails) :
De : Alain Paire
Objet :    Expositions Jean AMADO, Jean-Pierre BLANCHE et Anne-Marie JACCOTTET. Aux archives départementales, exposition « André Masson/ Georges Duby / Aix en Provence 1948/ 1968 ».
Date :     31 juillet 2008 17:19:21 HAEC
À : Titus Curiosus

Cher ami, vos réactions sont salubres.
Oui, Michel Fraisset est un créatif de très bonne compagnie.
Mais je réclame pour moi le brevet d’invention du « Parcours dans la ville« ,
c’est un projet déposé par mes soins
dont il s’inspire remarquablement.

…

Ben n’a pas seulement des défauts,
j’avais peut-être encore plus de prévention contre lui avant de converser avec lui,
il n’a pas besoin d’avocat pour défendre sa cause.

…

Marianne Bourges est un personnage insolite, elle vient souvent converser en ma galerie, et on peut lui écrire.

…

J’attends les nouvelles aixoises et ciotadiennes de votre blog-mollat que j’ai déja plusieurs fois parcouru
Cordialement, alain paire

…

Voilà.

Passionnant, non ?

Titus

…

Réponse de Bernard :

De : Bernard Plossu
Objet :     Rép : Un passionnant échange hier avec Alain Paire, sur l’idée de « Parcours dan…
Date :     1 août 2008 17:19:53 HAEC
À : Titus Curiosus

wow , pas – sion – nant  !
comment tu fais ?
t’es pas crevé par la chaleur ?  moi si ….
plo

…

Et encore cet échange-ci :

De : Titus Curiosus
Objet :     Rép : comment tu fais ?
Date :     1 août 2008 18:30:18 HAEC
À : Bernard Plossu

J’aime « écrire », quand je suis bien concentré…

Ecrire à quelqu’un m’aide aussi beaucoup.
surtout avec des correspondants eux-mêmes passionnés.

En ce moment,
j’écoute diverses versions du dernier quatuor (opus 135) de Beethoven : passionnant aussi…
_ par les Vegh et par les Budapest, surtout : les deux sont prodigieux de sensibilité ;
les Berg m’ont moins touché (trop « léché », ou lisse, en surface) ;
de même que les Hungarian (bien trop rapides : on dirait qu’ils déchiffrent ; ou/et expédient…) ;
mais je ne connais pas (encore) la version des Prazak…

Quelle légèreté dans la gravité en cette œuvre finale ; quelle politesse _ devant l’abyme _ pour y venir danser et chanter aimablement au bord…

…

J’ai essayé de joindre Marianne Bourges à Aix ; mais elle est en vacances,
m’a très gentiment répondu une dame qui peut être sa mère, en prenant note avec grand soin de mon appel…

…

J’ai du pain sur la planche, avec ces articles ; il faut que je sois bien concentré ;
souvent le matin à 5 heures…

Quand j’aurais rédigé mon article,
je l’enverrai à Michel Fraisset
avant de le publier.
Je l’ai trouvé fort sympathique ;
et d’abord très efficace _ sur le terrain _ à Aix…

L’Office de Tourisme tourne à plein. Et les Japonais grimpent allègrement _ au propre comme au figuré _ vers Entremont pour appréhender de visu proprio le regard de Cézanne (d’un peu plus haut que le dit « Portail des Peintres« ) sur la Sainte-Victoire… Heureusement, voici une fontaine (et ombragée) sur le chemin de la Marguerite, face à la sainte montagne… Je m’y abreuve deux fois : à l’aller et au retour…

Titus

Voilà pour cette sorte de « préambule » à l’article.

Titus Curiosus, le 3 août

Photographies « Cantatrices » et « Darius Milhaud » © Studio Ely ; et « Le doute et la pierre au Jas de Bouffan » © Alain Paire

Commentaires

Une réponse à « Parcours d’art à Aix (préambule) »

  1. […] “sur les pas de” Cézanne _ tel un Jean Amado : passionnant ! cf mon article “Parcours d’Art à Aix _ préambule” _ est excellent […]

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