Étiquette : Blog encherchantbien.fr de Francis Lippa

  • Un point sur les merveilleux CDs Mendelssohn de Roberto Prosseda présents (9) ainsi qu’absents (4) de ma discothèque personnelle : découvrir aujourd’hui l’existence de 4 nouveaux CDs, parus en 2018, 2019 et 2020, toujours pour Decca Italie…

    Mon article « Quel pianiste choisir au disque pour les merveilleux 49 « Lieder ohne Worte » de Felix Mendelssohn : Roberto Prosseda, le meilleur interprète de tout le piano (avec ou sans orchestre) mendelssohnien, en son double CD Decca paru en mai 2019… » d’avant-hier 13 juillet,

    en faisant un point sur les magnifiques interprétations au piano de Roberto Prosseda figurant dans ma discothèque personnelle,

    vient aussi de me permettre de constater qu’en plus des 9 CDs Mendelssohn de Roberto Prosseda qui effectivement sont présents dans ma discothèque personnelle, et parus, tous chez Decca :

    …

    en 2005 (le CD Decca 476 3038 « Mendelssohn Discoveries – Rare Piano Works« ), en 2006 (le CD Decca 476 5277 « Mendelssohn Rarities – 4 Sonatas – 4 Studies – 2 Fugues« ) – ces deux-là distribués alors en France, et très justement chaudement recommandés par les critiques qui me les ont fait connaître… – , en 2008 (le merveilleux double CD Decca 476 6796 « Mendelssohn – Lieder one Worte » – que je viens de très chaleureusement recommander à mon ami Bernard de Bidart qui venait de découvrir ce chef dœuvre qui l’enchante ! – ), en 2009 (le CD Decca 478 1525 « Mendelssohn Discoveries – Symphony n°3 « Scottish » – Piano Concerto n°3 – Overture « The Hebrides »« , avec le Gewandhausorchester dirigé par Riccardo Chailly), en 2012 (le double CD Decca 476 5118 « Mendelssohn –Piano con Fuoco » et le CD Decca 476 5190 « Mendelssohn -Early Chamber Works« , avec Gabriele Pieranunzi, Francesco Fiore et Gabriele Geminiani), en 2014 (le triple CD Decca 481 1010 « Mendelssohn –Da Capo al Fine – An Unprecedent Journey with Mendelssohn’s Hidden Treasures – Variations – Preludes and Fugues – Klavierstücke » et le CD Decca 481 1214 « Mendelssohn –Piano Quartets N°1 & 3« , avec Gabriele Pieranunzi, Francesco Fiore et Shana Downes), et en 2015 (le CD Decca 481 2221 « Mendelssohn –Works for Piano Four Hands – for Two Pianos« , avec Alessandra Ammara – son épouse – ),

    et dont témoigne Roberto Prosseda en cette vidéo (de 2′ 42) à l’occasion de la parution, en 2017, de son coffret de 10 CDs Decca 781 7904 « Mendelssohn Complete Piano Works« ,

    …

    font défaut à ce jour 4 nouveaux CDs Mendelssohn de Roberto Prosseda, parus toujours pour Decca Italie depuis 2015, et même 2017 :

    …

    le CD Decca « Mendelssohn – Pianos Concertos 1 & 2 – Rondo brillant – Ouverture « Die Hebriden » « , avec le Residentie Orkest The Hague dirigé par Jan Willem De Vriend, un CD paru en 2018,

    le CD Decca 481 8489 « Mendelssohn – Concerto for Violin and Piano MWV O 4 – Violin Concerto MWV O 3 – String Symphony NO 10« , avec Shlomo Minz et le Flanders Symphony Orchestra dirigé par Jan Latham Koenig, un CD paru en 2019 – sur ce sublimissime jubilatoire concerto pour violon et piano, voir par exemple mon article « Musiques de joie (suite) : le Concerto pour Violon, Piano et Orchestre à cordes de Felix Mendelssohn, par Gidon Kremer, Martha Argerich et l’Orpheus Chamber Orchestra » en date du 19 mars 2020, dans l’interprétation absolument extraordinaire (à ressusciter les morts et à faire rembourser par la Sécurité Sociale !) de Gidon Kemer, Martha Argerich et l’Orpheus Chamber Orchestra, enregistré à Zurich  au mois de mai 1988 et paru en 1989, le CD Deutsche Grammophon 427 338-2 : écoutez ceci ! qui transporte ; c’est la jeunesse absolue que nous fait partager ici le si heureux Felix Mendelssohn !!!.. – ,

    le CD Decca « Mendelssohn -Concertos for Two Pianos MWV O 5 and 8« , avec Alessandra Ammara et le Residentie Orkest The Hague dirigé par Jan Willem De Vriend, un CD paru en 2019,

    et le CD Decca « Mendelssohn – Violin Sonatas« , avec Shlomo Mintz, un CD paru en 2020…

    …

    Dont acte.

    …

    Et je vais maintenant voir si je trouve un moyen de me les procurer…

    …

    Ce mercredi 15 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Quelques menues pistes de recherche et questions afin d’apporter quelques précisions à l’histoire de Navarrenx, Henriette Verdalle et Frédéric-François Wachsner, sous l’Occupation…

    Pour apporter quelques précisions à l’histoire de Navarrenx à partir de 1940, et cela suite à un passionnant contact, le 9 juillet dernier, par un message sur mon blog encherchantbien.fr , avec Marie Sanchez, conservateur du patrimoine retraitée, et en recherche de l’histoire de Frédéric-François Wachsner à laquelle elle travaille,

    voici quelques précisions et questions à propos des Wachsner d’Olhau (Silésie), d’une part, et des Verdalle de Navarrenx (Béarn), d’autre part…

    …

    Pour commencer,
    mes recherches sur la généalogie de Frédéric-François Wachsner (Olhau, 1893 – Navarrenx, 28 février 1958) se heurtent à des difficultés concernant la généalogie familiale des Wachsner d’Olhau, en Silésie :
    Isidor Wachsner (Kattowitz, 27 septembre 1857 – Berlin, 6 novembre 1922) et époux de Jenny Breit (Breslau, 15 décembre 1867 – Theresienstadt, 3 mars 1944) – les parents de Friedrich-Franz Wachsner, avocat berlinois juif, réfugié anti-nazi en France à partir de 1933, interné comme TE au camp de Gurs en 1940, puis résistant – ,
    était fils de Loebel Wachsner (20 décembre 1819 – août 1889) et Rosel Zenik (6 mai 1792 – ?).
     
    Et dans la généalogie http://gen.scatteredmind.co.uk/show_person/3616 sont mentionnés 10 enfants de ce couple Wachsner – Zernik, dont Isidor Wachsner :

    Handel Haje Wachsner (12.11.1848 – )

    Max Wachsner (29.05.1850 – 02.07.1912)

    Eva Wachsner (24.04.1852 – )

    Isaac Wachsner (18.05.1854 – )

    Jenni Wachsner (17.03.1856 – )

    Isidor Wachsner (27.09.1857 – 06.11.1922)

    David Wachsner (22.12.1858 – 28.02.1864)

    Joseph Wachsner (21.04.1862 – 12.01.1939)

    Selma Wachsner (07.11.1864 – 21.05.1831)

    Markus Wachsner (04.10.1866 – 04.03.1941)

     

    Mais parmi les enfants, tous nés à Ohlau, du couple d’Isidor Wachsner et Jenny Breith,

    Alfred Wachsner (11.09.1886 – )

    Gertrud Wachsner (17.10.1887 – ) décédée à Sobibor le 13 juin 1942

    ? Elly Wachsner (08.01.1889 – ca 1943)

     Margarethe (1891-92 – 26-9-1900)

    Rudolf Wachsner (15.10.1894 – )

     Elfriede Wachsner (27-5-1895 – )

    ? Else Wachsner (09.01.1897 – )

    Johanna Wachsner (09.06.1899 – )

    Meta Wachsner (1900 – 05.08.1904),

    assez étrangement ne figure pas notre Friedrich-Franz Wachsner, né à Ohlau en 1893 : pourquoi cette absence ?..
     
    …
     
    Ensuite, 
    à mon très détaillé article en date du 28 août 2024 « Pour revenir au maire et conseiller général de Navarrenx Paul Verdalle (1860 – 1948) et sa fille Henriette Verdalle (1896 – 1988), un point sur mes recherches entreprises en 2015 sur leur famille originaire de Dognen, les Labourdette… » ,
    sur la généalogie familiale d’Henriette Verdalle (côté paternel de Paul Verdalle – Mauléon-Barousse, 19 février 1860 – probablement Navarrenx, 19 mars 1948 – et côté maternel de Mathilde-Marie Labourdette – Dognen, 8 août 1871 – Navarrenx, 5 juin 1956 – ),
    et dans lequel figure un début d’historique des liens noués entre Henriette Verdalle (Navarrenx, Maison Castéra, 22 août 1896 – Mauléon-Licharre, 27 février 1988) et Frédéric-François Wachsner (Ohlau, 1893 – Navarrenx, 8 décembre 1958),
    TE au camp de Gurs à partir de 1940, et extrait par le commandant Marcel Brenot d’un des GTEs du camp de Gurs afin de donner, au Vieux Logis à Navarrenx, le domicile d’Henriette Verdalle, des cours d’allemand au fils de celle-ci, André Laclau-Barrère (Cierp, 4 janvier 1925 – Pau, 1er mai 2001).
    Frédéric-François Wachsner a ensuite réussi à passer de Navarrenx en Espagne et, de là, à gagner Londres, pour, la guerre finie, revenir à Navarrenx, où il a épousé Henriette Verdalle le 8 décembre 1945…
    À son décès le 27 février 1988, Henriette était Henriette Wachsner-Verdalle… 
     
    …
     
    Voilà donc quelques premiers repères pouvant être utiles à des recherches – par exemple du C.H.AR., le Cercle historique de l’Arribère de Navarrenx… – sur l’histoire d’Henriette Verdalle et son second mari Frédéric-François Wachsner…
     
    Henriette Verdalle, active militante en faveur des Droits de l’Homme, mérite grandement qu’un hommage officiel lui soit rendu à Navarrenx…
    …
     
    Ce mardi 14 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Quel pianiste choisir au disque pour les merveilleux 49 « Lieder ohne Worte » de Felix Mendelssohn : Roberto Prosseda, le meilleur interprète de tout le piano (avec ou sans orchestre) mendelssohnien, en son double CD Decca paru en mai 2019…

    Pour répondre à la question cruciale que vient de me poser mon ami Bernard Brevet :
    « Quel pianiste choisir au disque pour les « Lieder ohne Worte » de Felix Mendelssohn ?« ,
    je réponds que, du piano de Mendelssohn, mon interprète préféré est, et de loin, Roberto Prosseda – né à Latina le 7 mai 1975 – (et, en cette occurrence particulière des « Romances sans paroles« , son magnifique double CD Decca 476 6796 des « Lieder ohne Worte » , qui est paru en mai 2009)
    …
    …
    dont je possède presque tous les CDs Mendelssohn – il a tout enregistré du piano de Mendelssohn : avec ou sans orchestre ! et certains à deux pianos avec son épouse Alessandra Ammara  – :
    j’ai dû en commander spécialement la plupart, car ils étaient – incompréhensiblement !!! – très mal distribués en France…
    Écoutez-le ici présenter, en 2017, son intégrale Mendelssohn de 10 CDs en cette brève remarquable vidéo de 2’42 ;
    et surtout, toujours en 2017, dans l’endiablé Presto du Lied ohne Worte Op. 67 n°4 (« Spinnerlied » / « La fileuse »), en cette jubilatoire vidéo de 2′ 03 : Wow !..
    …
     

    J’ai consacré au moins 4 articles de mon blog à cette question du choix de l’interprète de ces magiques « Lieder ohne Worte » de Felix Mendelssohn :

    _ 3 mars 2018 : https://encherchantbien.fr/ecouter-une-interpretation-parfaite-par-roberto-prosseda-des-lieder-ohne-worte-de-felix-mendelssohn/
    _ 6 février 2024 : https://encherchantbien.fr/le-charme-absolu-tres-prenant-et-tres-tendre-des-lieder-ohne-worte-de-felix-mendelssohn-en-un-choix-de-14-pieces-par-igor-levit-en-un-cd-tout-fraichement-enregistre-a-berlin-en-decembre-derni/
    Il s’agit du CD Sony Classical 19658878982 paru en janvier 2024, qui ne comporte que 14 des 49 pièces de l’œuvre égrenée au fil des Op. 19, 30, 38, 53, 62, 67 publiés en 1830, 1835, 1837, 1841, 1844 et 1845 par Felix Mendelssohn, puis, parus posthumes en 1851 et 1868, les Op. 85 et 102, et enfin, publié à New-York en 1935, l’Op. Wo 010…
    _ 22 février 2024 : https://encherchantbien.fr/deux-avis-bien-distincts-sur-le-recent-cd-mendelssohn-lieder-ohne-worte-digor-levit-pour-une-approche-de-lidiosyncrasie-du-genie-mendelssohnien/
    _ 23 février 2025 : https://encherchantbien.fr/la-delicate-et-delicieuse-difficulte-dattribuer-soit-a-fanny-soit-a-felix-mendelssohn-leurs-merveilleux-de-poesie-lieder-fur-das-pianoforte-et-lieder-ohne-worte-le-jubilatoire-cd-alpha-111/
    Un CD passionnant et très réussi par OIga Pashchenko…
    Longtemps je n’ai disposé que du double album de Daniel Barenboim paru en 1974 chez Deutsche Grammophon : pas ce qu’il y a de mieux..
     
    Mais existent aussi :
    • Werner Haas en 1972 (1×2 LP Philips)
    • Lívia Rév en 1986 (1×2 CD Hyperion), Grand Prix du Disque
    • Marie-Catherine Girod en 2005 (2 CD Saphir Productions)
    C’est donc le double album Decca 476 6796, paru en mai 2009, du superbe Roberto Prosseda – si incompréhensiblement méconnu en France ! – que très chaleureusement je recommande pour ces admirables « Lieder ohne Worte » de Felix Mendelssohn !
     
    Et en tout cas, les Op. 19, 30, 38, 53, 62, 67, 85, 102 et Wo010, au total 49 pièces, qui constituent la collection complète – du moins à ce jour, en attendant de nouvelles découvertes… – des «Lieder ohne Worte» de Felix Mendelssohn, sont une pure merveille jubilatoire pour le mélomane désireux de chefs d’œuvre absolus de la musique…
    …
    Ce lundi 13 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Mettre la main presque par hasard sur la splendeur du CD « Beethoven – Stravinsky » de la magicienne Vilde Frang : dans la pure joie de l’élan…

    C’est presque par hasard, en fouillant parmi des myriades de CDs soldés, que je viens de mettre la main sur une pépite que, j’ignore pourquoi et comment, j’avais jusqu’ici négligée, la splendeur du CD Warner Classics 0190296677403 « Beethoven – Stravinsky – Violin Concertos » de la sublime Vilde Frang, avec le Deutsche Kammerphilharmonic Bremen dirigé par Pekka Kuusisto – enregistré à Brème les 26 et 27 janvier 2021…

    …

    Au jeu merveilleusement transcendant de la magicienne Vilde Frang – née à Oslo le 19 août 1986 – ,

    j’ai consacré jusqu’ici 4 de mes articles :

    …

    « Un CD sublimement superlatif pour deux chefs d’oeuvre pas assez connus-reconnus !!!« ,

    « Une violoniste hors pair : Vilde Frang…« ,

    « Merveilleuse Vilde Frang : dans Mozart cette fois-ci« 

    et « Musiques de joie : l’apocalypse joyeuse du Concerto pour violon et orchestre Op. 35 d’Erich Wolfgang Korngold, en 1945 »

    – en date des 19 septembre 2018, 23 janvier 2019, 23 août 2019, et 6 juin 2020 – ,

    concernant respectivement ses CDs Warner Classics

    « Bartok – Enescu » – le CD Warner 0190295662554 – ,

    « Sibelius – Prokofiev » – le CD Warner 5099968441326 – ,

    « Mozart«  – le CD Warner 0825646276776 – ainsi que « Bartok – Mendelssohn » – le CD Warner 0190295662554 – ,

    et « Britten – Korngold« – le CD Warner 08256460091213 – ,

    dans lesquels je mettais presque davantage l’accent sur le jeu merveilleux de l’interprète violoniste Vilde Frang, que sur les œuvres ainsi merveilleusement servies par elle de ces divers compositeurs…

    …

    …

    Or voici que je viens de tomber, presque par hasard et sans du tout le rechercher, sur cette magique pépite qu’est le CD « Beethoven – Stravinsky – Violin Concertos » – enregistré à Brème les 26 et 27 janvier 2021, et paru le 14 octobre 2022 – de Vilde Frang et le Deutsche Kammerphilharmonic Bremen dirigé par Pekka Kuusisto, que j’avais jusqu’ici, et j’ignore pour quelles bizarres – et en tout cas fort mauvaises ! – raisons, négligé, alors que la lecture, le 7 octobre 2022, et sur le site de Crescendo Magazine, de l’excellent article de Pierre-Jean Tribot « Beethoven et Stravinsky sur le fil par Vilde Frang« , aurait bien sûr dû m’aiguiller vers ce si beau CD…

    …

    …

    Le voici donc, cet excellent article de Pierre Jean Tribot :

    …

    Beethoven et Stravinsky sur le fil par Vilde Frang 

    par Pierre Jean Tribot
    …
    …

    …

    Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Concerto pour violon en ré majeur, Op.61 ; Igor Stravinsky (1892-1971) : Concerto pour violon en ré majeur.

    Vilde Frang, violon ; The Deutsche Kammerphilharmonie Bremen, Pekka Kuusisto.

    2021 et 2022. Livret en allemand, anglais et français; 63’07’’. Warner Classics. 01902667740.

    …

    La violoniste Vilde Frang propose une confrontation assez évidente entre les concertos pour violon de Beethoven et Stravinsky, proposition naturelle car les deux œuvres partagent la même tonalité rayonnante en ré majeur – voilà. Dans ces deux œuvres Vilde Frang parvient à renouveler – oui, par son jeu… – l’approche de deux tubes – bien arpentés déjà… – du violon concertant.

    …

    Le Concerto pour violon de Beethoven est un exercice de musique de chambre – voilà ! – avec orchestre, tant la soliste échange avec les pupitres de l’orchestre, et l’oreille est émerveillée – oui ! – par la qualité de l’écoute mutuelle telle une improvisation sur le fil – ce qui devrait toujours, toujours, toujours, être le cas ! je le répète souvent… – où la musique semble s’inventer – voilà, avec émerveillement et reconnaissance, de la part déjà du compositeur lui-même l’inventant et découvrant, venant tel un magique cadeau du ciel, sous sa plume balbutiante… – au fil des notes – et dans l’élan qui nous emporte et nous transcende… La technique exceptionnelle de la musicienne lui permet d’alterner les mouvements en les caractérisant et en jouant les contrastes dans un jeu d’échange – parfait ! – avec l’orchestre – de chambre, entièrement à son diapason… La réussite ne serait pas au rendez-vous sans l’engagement total – lui aussi – de Pekka Kuusisto, lui aussi violoniste – et c’est bien sûr à souligner – , au pupitre d’une phalange – le Deutsche Kammerphilharmonic Bremen, ad hoc… – galvanisée – absolument – par cette expérimentation musicale – se faisant dans la jubilation…

    …

    Vilde Frang est – aussi – l’une des plus fabuleuses interprètes du Concerto pour violon de Stravinsky. L’entendre en concert dans cette partition – et je veux bien le croire… – est une expérience musicale exceptionnelle tant la jeune femme repousse les limites des possibles en faisant ressortir les plus petits détails et les plus incroyables nuances – voilà, et toujours dans l’irrépressible élan qui emporte… C’est un travail d’orfèvre – oui – , parfaitement secondé, encore une fois – et dans le même élan – , par un orchestre goguenard – voilà : à laStravinsky… – qui joue de toute une palette dans cette œuvre dont la dimension pastiche – oui – ressort comme jamais : les vents piaffent et ricanent en échangeant avec un violon diabolique qui emporte tous les pupitres dans un ouragan – on ne saurait mieux dire : tout cela est proprement jubilatoire…

    …

    Les références sont – certes – très nombreuses, certes plus dans Beethoven que Stravinsky, même si la discographie du concerto de Stravinsky est qualitativement incroyable et numériquement plus réduite que pour le grand chef d’œuvre du Grand sourd. Dans tous les cas, cet album se hisse aux plus hauts sommets ! – voilà !!!

    …

    Le livret est également sympathique et original avec une conversation entre Vilde Frang et Pekka Kuusisto.

    …

    Son : 10  Notice : 10  Répertoire : 10  Interprétation : 10

    …

    Pierre-Jean Tribot

    …

    …

    Écoutez donc ici ce sublime enchantement de cette réalisation, si incroyablement vivant !!!

    …

    Vilde Frang est une artiste vraiment magnifique.

    …
    Ce jeudi 2 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa