Pour les amoureux de l’œuvre magnifique de Maurice Ravel,aura lieu dimanche prochain 15 juillet de 9h à 11h 30 par les rues de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, départ et retour à la Tour de Bordagain à Ciboure, une promenade commentéeà la découverte des maisons des ancêtres Delouart et apparentés, des nombreux cousins, et de divers amis, de Maurice Ravel, ainsi que des divers lieux où a séjourné Maurice Ravel lui-même à Ciboure et à Saint-Jean-de-Luz.
Une promenade commentée par Guy Lalanne, le président de l’association Jakintza, et Francis Lippa, chercheur, qui a mené depuis mars 2019 une recherche patiente et fouillée sur la généalogie issue du cibourien Gratien Delouart (1748 – 1798), le grand-père maternel de Marie Delouart (1840 – 1917), la mère de Maurice Ravel (1875 – 1937).
Une généalogie demeurée jusqu’ici méconnue du simple fait que Marie Delouart, très discrète, était petite-fille et fille – une disgrâce familiale difficile à socialement proclamer… – de deux filles-mères – Marie-Baptiste Delouart (1782 – 1855) et Sabine Delouart (1809 – 1874) – , portant elles aussi le patronyme de Delouart et l’ayant transmis à Marie Delouart…
Mais quand Marie Delouart, devenue parisienne par son mariage en 1873 avec Joseph Ravel (1832 – 1908), revenait séjourner en son pays natal, elle choisissait très expressément de résider à Ciboure chez des cousins à elle… Ce à quoi l’aidait son fils Maurice, très attaché lui aussi – et depuis son enfance – à ses racines basques, qui ont imprégné sa musique… Sans compter les œuvres composées, pour tout ou parties, par Maurice, à Saint-Jean-de-Luz : le Trio, Le Tombeau de Couperin, Bolero…
Mais on comprend que Maurice Ravel comme Marie Delouart soient demeurés plus que prudents, muets, sur la communication de ces filiations cibouriennes (et luziennes) Delouart… Même si Maurice Ravel et sa cousine luzienne Magdeleine Hiriart (1875 – 1968), épouse en 1901 du luzien Charles Gaudin (1875 – 1910), s’écrivaient « ma chère cousine », « mon cher cousin »… Et toute sa vie durant Maurice Ravel est demeuré très fidèlement attaché à son amie luzienne (et presque sœur – Marie Gaudin considérait même Maurice Ravel comme son« cinquième frère »… – ) Marie Gaudin (1879 – 1976)…
Jean-Noël Darrobers (Bayonne, 25 décembre 1910 – Saint-Jean-de-Luz, 23 mai 2004), très remarquable chercheur cibourien, n’avait hélas pas repéré la filiation luzienne issue de la sœur cadette de Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 1782 – Ciboure, 1855), Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 1840) : ces deux sœurs Delouart portaient le même prénom, Marie-Baptiste… D’où ce cousinage luzien oublié des chercheurs jusqu’à présent, voire – incompréhensiblement ! – dénié – mais oui ! et ce déni demeure encore inexpliqué… – par certains des membres de la famille Gaudin, très effectivement apparentés pourtant à Maurice Ravel, du fait du mariage, en 1901, de la cousine Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin… Une erreur donc maintenant réparée par notre travail – et les descendants de ce mariage Hiriart-Gaudin de 1901, auxquels nous avons appris, le 29 mai 2019, leur cousinage très effectif, et pas seulement affectif, avec Maurice Ravel, nous en sommes désormais très reconnaissants…
Un contexte familial basque à découvrir, par conséquent, en ce parcours pédestre à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, maison après maison, dimanche prochain 5 juillet, de 9h à 11h 30, éclairant en arrière-plan la création musicale hors-pair, et universellement reconnue et admirée aujourd’hui, de Maurice Ravel.
Le 2 novembre 2025, Jakintza a publié le numéro 111 de sa revue, intitulée « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel», signé de Francis Lippa et Guy Lalanne : un numéro riche de 96 pages, illustrées de très nombreuses photos, tout spécialement de ces diverses maisons de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz liées par lien familial, ou autre, à Maurice Ravel…
Venez nombreux !
Ce mercredi 1er juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
Piotr Anderszewski propose son propre parcours à travers les quatre derniers cahiers pianistiques de Johannes Brahms. Un projet aussi stimulant que discutable – voilà.
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Durant ses séjours à Bad Ischl, en 1892 et 1893, Johannes Brahms a renoncé à ses dernières ambitions symphoniques. Les idées en sont recyclées. Ces deux années voient éclore et prendre leur forme définitive les quatre derniers recueils pour piano (opus 116 à 119), gestes de retrait et de confidence d’un homme confronté à – cette forme de restriction et réduction que constitue – la vieillesse, à la disparition de nombreux amis proches et, désormais, au silence scénique de sa plus que confidente, Clara Schumann.
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L’analyse musicologique, sous la plume de Jonathan Dunsby ou de Brigitte François-Sappey, a montré que ces opus sont bien davantage qu’une simple succession de numéros : les trois Intermezzi de l’opus 117 – parfaits exemples de berceuses de la Douleur, comme les appelait – significativement – le compositeur – forment un tout cohérent, l’opus 116 étant une véritable « multi-pièce » très organique par ses rappels thématiques, à la manière des Kreisleriana de Schumann.
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La pratique interprétative a toujours oscillé entre deux pôles : le respect scrupuleux de l’intégralité de chaque cycle – la norme aujourd’hui, en dehors du bis de concert- ou, davantage par le passé, le choix anthologique, au sein d’un même cycle, de quelques numéros, comme le faisaient jadis Sviatoslav Richter ou Wilhelm Backhaus.
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Le projet d’Anderszewski emprunte une troisième voie – voilà. Douze Klavierstücke seulement, prélevés sur vingt, sont recomposés – voilà – en une « guirlande » nouvelle – constituée par les choix d’associations – ré-assemblage de la part de l’interprète – , suivant un plan original et transversal, pour un disque dont le minutage famélique – hélas – ne dépasse pas les quarante-neuf minutes. Le texte d’Adélaïde de Place, pourtant remarquable, ne donne malheureusement pas la parole au pianiste – c’est en effet dommage… – pour expliquer cette réorganisation très orientée. Ce parcours, aussi passionnant soit-il, est un peu regrettable, tant Brahms avait lui-même conçu l’ordonnancement – voilà – de ces cahiers jusque dans les moindres détails de leur présentation éditoriale et typographique. Certes, tout interprète est libre de proposer sa propre cartographie de ces pages tardives. Encore faut-il que les bénéfices d’un tel déplacement compensent – et c’est cela qu’il faut estimer… – la perte de cohérence du projet originel. Au bas mot, le mélomane brahmsien peut éprouver par moment un sentiment de manque, attendant par « effet de mémoire » une pièce qui ne viendra jamais – soit éliminée du choix final, soit placée ailleurs…
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Cette recomposition ne manque pourtant ni d’audace ni d’intelligence. Certains rapprochements révèlent des parentés jusque-là insoupçonnées : le diptyque formé par l’Intermezzo op. 117 n° 3et la Rhapsodie op. 119 n° 4 fait surgir une continuité expressive et une communauté motivique – voilà – qu’une programmation traditionnelle ne laisse pas percevoir. Ailleurs, en revanche, les enchaînements paraissent plus arbitraires : les opus 118 n° 2 et 116 n° 2, trop proches par leur climat, finissent par s’affaiblir, voire s’annihiler mutuellement.
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L’interprétation elle-même appelle des réserves plus nuancées. Anderszewski semble parfois rechercher la singularité pour elle-même. À force de ciseler chaque inflexion – pensée par Brahms – , il bride certains élans du discours : l’Intermezzoop. 119 n° 1 augural, cristallin et nimbé d’une douce mélancolie, paraît retenu jusqu’au maniérisme, tandis que l’Opus 116 n° 5 perd un peu de son mystère dans ses halètements harmoniques et que l’Opus 117 n°2 paraît hésiter entre abandon lyrique et contrôle analytique dans sa course expressive. Mais ces réserves s’effacent souvent devant la beauté souveraine du jeu – oui ! – : la qualité du toucher et de l’articulation – voilà ! – impressionne – assurément ! – , notamment dans les opus 116 n°2 et 4, tandis que la polyphonie atteint une transparence admirable – oui – , jusque dans l’Intermezzo op. 118 n°6, point d’aboutissement de cet ensemble, vaste méditation funèbre autour du thème du Dies Irae, dont Anderszewski exalte la force tragique dans un irrépressible crescendo – en effet.
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Le véritable crève-cœur réside toutefois dans les absences – forcément : choisir, c’est aussi renoncer… Nous regretterons surtout la disparition des deux capricci, virtuosissimes et emportés, qui encadrent l‘Opus 116, ou de la Ballade op. 118 n° 3ou encore du magnifique « choral » de l’Opus 116 n° 6. Leur absence altère les équilibres internes des recueils – même joués dans le « désordre » – et donne la sensation d’un Brahms univoque – et c’est plus ennuyeux…
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Les choix de programmation, les nouvelles juxtapositions de ces miniatures et une sophistication parfois excessive du discours interrogent, mais l’interprétation est portée par un sens exemplaire de la polyphonie et un toucher d’un raffinement souvent inouï – qui emportent et séduisent. Le principal mérite de ce disque demeure la redécouverte – voilà – de ces cycles sous un jour nouveau, ce qui paradoxalement – mais c’est peut-être là l’essentiel- donne aussi envie de réécouter – voilà ! – d’autres versions tout à fait « classiques » dans leur ordonnancement – et que nous avons à l’oreille – , sous les doigts du poétique et humble Wilhelm Kempff (DG et Decca), de l’impalpable Radu Lupu (Opus 117-119) (Decca) – et c’est un must… – , de l’exhaustif Julius Katchen (Decca), du très engagé – oui , je l’apprécie beaucoup – Stephen Kovacevich (Decca), ou de la très surprenante et quasi idéale Hortense Cartier-Bresson (Aparté) — sans oublier, pour des cycles isolés Emil Gilels (DG), ou Arcadi Volodos (Sony) – lui, je ne l’apprécie pas du tout : il s’écoute jouer… – : des approches certes diverses mais toutes fondées sur une vision organique de ces cycles. Et, en ce printemps, l’intégrale récemment publiée par Fabrizio Chiovetta (Aparte), d’une remarquable évidence stylistique, qui nous paraît servir à merveille – absolument !!! – la continuité de ces cycles – tel est ainsi le fin mot de l’approche organique de Bénédict Hévry… – , ultima verba pianistiques brahmsiens.
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Cette anthologie ressemble finalement à un chemin de traverse, à un « sentier broussailleux ». Anderszewski renouvelle certes notre regard sur ces pages crépusculaires, mais sacrifie l’architecture que Brahms avait pensée comme un tout – voilà la thèse du critique. Les connaisseurs y découvriront une stimulante proposition – innovante, hors des sentiers battus ou rebattus – d’écoute. Le mélomane novice découvrant ces œuvres gagnera sans doute à emprunter, en compagnie d’autres artistes, d’abord – sans doute… – l’itinéraire que le compositeur avait lui-même dessiné.
Découvrir le choix de 12 pièces parmi les 20 des Opp. 116, 117, 118 et 119 de Johannes Brahms dans le nouveau CD Warner Classics 5021732988065 « Late Piano Works – Brahms» de Piotr Anderszewski, interprète rare – et infiniment attachant – de ces sublimes éblouissants chefs d’œuvre du piano – un CD enregistré à Varsovie le 1er septembre 2024 et les 4 et 5 août 2025…– , est un défi absolument passionnant – écoutezicice très bref extrait – pour l’oreille ;
de même qu’il pose la question de ce choix de 12 pièces seulement, et pour une durée de seulement 49′ de ce CD,
quand, par exemple, le CD Harmonia Mundi HMM 902365 «Brahms – Late Piano Works – Opp. 116-119 » de Paul Lewis – enregistré à Berlin en janvier 2018 et janvier 2019 – comportant l’intégralité de ces 20 pièces, a, lui, une durée de 77′ 07 …
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Quelle a donc été l’intention discographique – ou/et musicale – de Piotr Anderszewski en ce CD si bref ?
D’autant que l’ordre de présentation dans le déroulé du CD des 12 pièces choisies, entremêle aussi les différents opus…
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Mystère…
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Mais écoutez ici l’Intermezzo n°2 de l’Op. 118 (6′ 06) à la plage 4 du CD..
Et ici l’Intermezzo n°6 de l’Op. 118 (6′ 08) à la plage 12 du CD…
Eticil’Intermezzo n° 1de l’Op. 119 (3′ 55) à la plage 1 du CD…
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Quel degré rare de poésie…
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Ce dimanche 18 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
Voici que je découvre – avec des années de retard ! 17, précisément, et à son 14ème CD, depuis le tout premier, paru en 2009 pour le label Palexa… – l’exceptionnel talent de toucher de piano du genevois Fabrizio Chiovetta : son tout récent CD Aparté AP 395 « Brahms – Klavierstücke Op. 116-119 « – enregistré au Gustav Mahler Hall à Dobbiaco du 3 au 6 décembre 2024– me bouleverse au plus profond du cœur, et cela dans ces sublimissimes œuvres-chefs d’œuvre comptant parmi les plus hauts sommets de tout l’art du piano que sont les 7 « Fantasien » Op. 116 (de 1892), les 3 « Intermezzi » Op. 117 (de 1892), les 5 « Klavierstücke » Op. 118 (de 1893) et les 4 « Klavierstücke » Op. 119 (de 1893) de Johannes Brahms (Hambourg, 7 mai 1833 – Vienne, 3 avril 1897)…
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Comment ai-je donc pu ignorer jusqu’ici cet art à ce point merveilleux d’un piano qui me va si puissamment droit au cœur, en autant de galettes discographiques :
1 (Robert Schumann) du label Palexa, en 2009,
1 (Joseph Haydn) du label Artalinna, en 2014,
3 (Franz Schubert, Joseph Haydn, puis Frank Martin) du label Claves, en 2013, 2014 et 2024,
et 8 du label Aparté, en 2016 (Johann-Sebastian Bach), 2017 (Robert Schumann, puis Rääts, Part et Godecki), 2018 (Wolfgang-Amadeus Mozart), 2020 (Ludwig van Beethoven) et 2023 (Robert Schumann),
avant cette découverte éblouie , ce mois d’avril 2026, de ce tendrissime CD Aparté AP 395 « Brahms – Klavierstücke Op. 116-119 « ?… …
De fait, avant cette éblouissante découverte du CD Aparté AP 395 « Brahms – Klavierstücke Op. 116-119 « , ma discothèque personnelle ne comportait qu’un seul CD comportant ke jeu au piano de Fabrizio Chiovetta : le CD Aparté AP 332 « Mozart – Bruch – Messina – Berthaud – Chiovetta» des 8 « Pièces pour clarinette, alto et piano » Op. 83 de Max Bruch, et le sublimissime «Trio des Quilles» K. 498 de Mozart…
Que de manques discographiques à combler ! À commencer par son Mozart AP 198 de 2018 et son Beethoven AP 238 de 2020…
Avec pareil ultra-sensible interprète tel que le genevois Fabrizio Chiovetta…
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Comment ai-je donc pu ainsi passer à côté d’eux sans y porter vraiment mon attention ?
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En 1892, Brahms revient au piano pour livrer ses ultimes pages – d’adieu follement attendri (et sobre, sans la moindre once de gras ni de pathos)… – pour l’instrument : quatre recueils (Ops. 116, 117, 118 et 119) à l’écriture dépouillée, presque ascétique, avant les Vier Gesangequi clôtureront – en sublime beauté aussi– son œuvre, en 1896.
“Jouer un intermezzo du Brahms tardif, c’est comme marcher dans la neige : la moindre trace reste” – et pour jamais, en effet, si intense est la marque : à dimension d’éternité…
Fabrizio Chiovetta embrasse ces chants du départ sans détour, avec l’élégance – qui lui est consubstantielle et fondamentale, bouleversante en son absolue pureté et absolu naturel… – qui est la sienne.
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Un absolu chef d’œuvre d’interprétation, sans pareil…
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Avant-hier 21 avril, le bon Jean-Charles Hoffelé a consacré à ce CD impressionnant, bouleversant de tendresse sobre, ce notable article-ci, « Paysages de fantaisie » :
Un bon ange – et même bien davantage que bon ! – s’est penché sur ce disque, et d’abord sur le piano, un splendide – oui ! – Steinway modèle D No. 578418 (bravo à l’éditeur qui le documente dans sa fiche technique, que les autres en prennent de la graine !) boisé, sans clairon dans l’aigu, au médium sonore, aux graves de voix humaine.
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La prise de son d’Ambroise Helmlinger rend tout l’espace, à la fois intime et profond, de la – splendide ! – Salle Gustav Mahler de Dobbiaco, une partie des mystères somptueux des Dolomites qui enserrent le village où Gustav Mahler composa son Chant de la Terre semble s’être infusée dans les sfumatos que Fabrizio Chiovetta distille en peintre.
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Au-delà de la pure – saisissante !!! – beauté sonore, qui saisit dès les tempêtes et les replis des Fantaisies, s’imposent l’autorité – sans effort – du discours, et surtout la présence d’un corps harmonique rayonnant jusque dans le plus sombre, d’une intensité sonore – bouleversante en sa pureté – jusque dans le plus dolce, le plus « perdu » (la 4e pièce de l’Opus 116, les Intermezzi) qui me rappellent quelqu’un. Une telle présence – voilà ! – , une telle densité physique – voilà, voilà ! – signait déjà les albums Brahms impérissables laissés par Julius Katchen, dont Eloquence prépare une nouvelle édition qui révélera quelques inédits. Y aurait-il hommage ?
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Quatre cahiers de cet adieu à un certain monde qui semble suspendu au-dessus des Klavierstücke de Schönberg ? LaBallade de l’Opus 118 piaffe soudain, délivrant un paysage de fantaisie, un peu chasse, croqué d’un pinceau magique, manière de ne pas faire toujours, partout, ce crépuscule dont tant se seront délectés. L’allégement du clavier – oui, oui ; et en absolues fluidité et clarté : c’est somptueux de naturel ! – y fait penser à Wilhelm Kempff, et plus encore dans l’Opus 119, collections d’irréalités – quasi hors-monde… – suspendues ou filant au trot (l’Intermezzo en ut, un cheval se promène dans le paysage). Puis la Rhapsodie fait danser sa tempête, et soudain, sous les doigts de Fabrizio Chiovetta, le jeune Brahms, maître des orages, reparaît.
il me faut absolument revenir aussi à quelques uns de mes interprètes préférés de ces chefs d’œuvre de Brahms, soient les magnifiques Evgeni Koroliov, Alexei Lubimov et Lars Vogt, qui m’ont tout particulièrement touché et emporté…
la plupart de mes autres articles à Lars Vogt consacrés concernant ses sublimes prestations, elles aussi, de musique de chambre brahmsienne, notamment au Festival Spannungen, qu’il dirigeait, et souvent avec ses grands et très chers amis Christian Tetzlaff, au violon, et Tanja Tetzlaff, au violoncelle – cliquer aussi sur ce lien…
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J’ai conscience d’être ici démesurément long, et difficile à suivre in extenso,
mais j’avais vraiment très à cœur de faire ce trop long point-là sur ces diverses magnifiques interprétations-là des ultimes sublimes pièces pour piano seul – tel un Adieu sien à la musique de toute sa vie – de Johannes Brahms, que je porte au pinacle de toute la musique…
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Et pour revenir, en conclusion de cet article, sur l’avis porté par Bénédict Hévry sur le CD Warner Classics 5021732988065 « Late Piano Works – Brahms» de Piotr Anderszewski, mettant l’accent sur la cohérence très pensée selon lui de l’articulation des pièces des Opp. 116, 117, 118 et 119 de Brahms, telle qu’elle a été voulue par le compositeur lui-même, et regrettant son non respect de la part de Piotr Anderszewski en son CD,
je dois dire que, pour ma part, je n’ai jamais été sensible à pareille « cohérence » intentionnelle de la part de Brahms en ces 4 opus 116, 117, 118 et 119 – intitulés respectivement « 7 Fantasies » et « 3 Intermezzi« , en 1892, « 6 Klavierstücke » et « 4 Klavierstücke« , en 1893… – , mais y voyant plutôt une simple juxtaposition, de pures circonstances et au fil des compositions, de diverses pièces de fantaisie, sublimement expressives…
Et que j’ai apprécié la fantaisie qu’à son tour, comme interprète et responsable de ce CD, ose y mettre Piotr Anderszewski, en l’ordre choisi par lui, et n’en conservant que 12 sur les 20 de ces 4 recueils successifs… Selon sa fantaisie à lui…
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Partager l’enthousiasme musical m’est très cher…
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Ce lundi 29 juin 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
« Suivre le pouls d’une âme en perpétuel mouvement » – selon l’expression même de Kerson Leong à la page 11 du livret de ce lumineux CD Alpha 1177 – :
voici ce que réussit avec une rayonnante évidence le touchantissime CD Alpha 1177 « Fauré – Sonatas for Violin and Piano – Transcriptions » – enregistré à Saint-Irénée (Québec) au mois de septembre 2024 – des hyper-délicats et justissimes Kerson Leong (Ottawa, 26 février 1997), violon, et Jonathan Fournel (Sarrebourg, 2 octobre 1993), piano,
nous faisant accéder avec bonheur –écoutez ici– à l’intimité musicale, secrète et variée, de Gabriel Fauré (Pamiers, 12 mai 1845 – Paris, 4 novembre 2024), via les deux merveilleuses Sonates pour violon n°1 Op. 13 (1875-76) et n°2 Op. 108 (1916) qui ouvrent et concluent merveilleusement le CD, et diverses transcriptions pour violon et piano – dont deux de Kerson Leong, pour les sublimes « Les Berceaux« , Op. 23 n°1 (admirez-les ici en cette superbe vidéo de 2’59) et « Après un rêve« , Op. 7 n°1… – de mélodies et pièces orchestrales…
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Ce lumineux CD a très justement été qualifié, en l’article de Christophe Huss paru le 5 juin dernier dans le Devoir de Montréal, de « grand disque !« …
Magnifique association ; beau programme ; grand disque ! Les 2 Sonates pour violon et piano de Fauré, portes d’accès évidentes à l’univers chambriste du compositeur, qui ouvrent et ferment sa vie créatrice, sont ici entourées d’habiles arrangements pour violon et piano, de mélodies emblématiques (Les berceaux, Après un rêve) ou de pièces orchestrales marquantes (Nocturne de Shylock, Fileuse de Pelléas et Mélisande). Ce choix – superbe ! – résout les questions de couplage, de minutage, et étend l’atmosphère fauréenne à tout le programme – voilà !.. La belle surprise est de voir Kerson Leong – extraordinaire violoniste ! – toujours soutenu par Alpha et, en plus, associé à Jonathan Fournel, fameux 1er Prix au Concours Reine-Élisabeth en 2021 – et magnifique lui aussi… Les deux artistes, qui se sont côtoyés à la Chapelle musicale Reine-Élisabeth, nous offrent de superbes – absolument ! – interprétations, tant dans le lyrisme des longues lignes lumineuses de la 1re Sonate que dans l’expression plus intériorisée et elliptique de la Seconde. À ranger avec bonheur – oui ! – à côté des CDs de Grumiaux, de Dumay ou d’Amoyal – pour le violon…
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FAURÉ. SONATES POUR VIOLON ET PIANO, TRANSCRIPTIONS
★★★★ 1/2
Classique
Kerson Leong, Jonathan Fournel. Alpha 117…
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Un bonheur d’interprétation de la sensibilité délicate et variée de Fauré, oui !
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Et sur la beauté du jeu de piano de Jonathan Fournel,
L’article « Pré-Carré » que le bon Jean-Charles Hoffelé consacre ce jour sur son site Discophilia au coffret Hyperion CDS 44621/47 de 27 CDs « Angela Hewitt – The Bach Recordings » – cliquer sur le lien pour accéder à sa lecture – me donne une excellente occasion de redire tout le charmant et pur plaisir que cette jubilatoire pianiste canadienne me donne :
Justement, Hypérion regroupe les 27 CDs qu’elle lui aura consacrés entre 1994 – les Inventions, début prudent surveillé par le fondateur Ted Perry – et 2018, quand elle publie sa seconde proposition – merveilleuse ! – des Partitas, Simon Perry ayant pris le relais entre temps. Elle sera également revenue sur son Clavier bien tempéré, et sur les Golberg, manière de changer d’angle de vue plutôt que de perfectionner.
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Quoi dire ? Le toucher tout simple – sans chichis – souligne assez la modestie – sans façons – de l’approche, la musicalité n’oublie pas les danses des Suites et des Partitas, débrouille sans esbrouffe – voilà ! – les audaces des deux versions du Clavier bien tempéré, la seconde étant l’épure que la première refusait, plus aventureuse et moins certaine y compris de doigts. Les Goldberg sont assez magnifiques, tenues deux fois d’un seul geste, en noir et blanc pour l’essai, avec beaucoup plus de couleurs et de variations d’éclairage dans la nouvelle approche, on sent que l’expérience – jubilatoire ! – Scarlatti – les CDS Hyperion 67 613 et 68 184 : je les aime beaucoup, même si c’est au piano… – a porté ses – excellents – fruits. Les Partitas sonnent un peu plus sévères, factuelles les deux fois, mais comment ne pas admirer la clarté des polyphonies – voilà ! – dans ce clavier jamais sec et jamais gras – mais jubilatoire.
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Et la fantaisie ? Elle ne manque pas – en effet – , écoutez simplement le Capriccio in honorem Johann Christoph Bachii, le Concerto Italien, l’Aria variata à l’italienne, le grand geste osé de l’Ouverture à la française, décidément Bach libère chez elle une certaine imagination que justement les Scarlatti indiquaient – c’est tout à fait cela ; et pour ma part, j’idolâtre l’idéalement juvénile Domenico Scarlatti… Merveille, utile de surcroit, le disque de transcriptions, avec beaucoup de raretés, mais surtout tous les Kempff, où elle n’a pas à rougir face aux gravures du pianiste de Positano.
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Tout fut enregistré en studio, et plutôt bien, mais à chaque fois en miroir des « Bach Tours » qu’elle donnait des deux côtés de l’Atlantique, certainement ce qui rend cette somme si vivante – voilà, voilà ! – , sinon les Concertos uniment décevants, seul bémol de ce qui est, face à celle d’Ivo Janssen, son exact opposé, la plus cohérente des entreprises pour qui voudra son Bach d’abord au piano.
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LE DISQUE DU JOUR
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Angela Hewitt, piano The Bach Recordings
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Johann Sebastian Bach (1685-1750)
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CD 1. ℗ 1994 Fantaisie en ut mineur, BWV 906 15 Invention à deux voix, BWV 772-786 15 Inventions à trois voix (Sinfonias), BWV 787-801 Fantaisie chromatique et Fugue en ré mineur, BWV 903
CDs 2-3. ℗ 1995 Sonate pour clavier en ré mineur, BWV 964 Suite française No. 1 en ré mineur, BWV 812 Suite française No. 2 en ut mineur, BWV 813 Suite française No. 3 en si mineur, BWV 814 6 Kleine Präludien du « Klavierbüchlein für Wilhelm Friedemann Bach »
Prélude en ut majeur, BWV 924
Prélude en sol mineur, BWV 930
Prélude en ré majeur, BWV 925
Prélude en ré mineur, BWV 926
Prélude en fa majeur, BWV 927
Prélude en fa majeur, BWV 928
6 Kleine Präludien
Prélude en ut majeur, BWV 933
Prélude en ut mineur, BWV 934
Prélude en ré mineur, BWV 935
Prélude en ré majeur, BWV 936
Prélude en mi majeur, BWV 937
Prélude en mi mineur, BWV 938
5 Kleine Präludien (Kellner Sammlung)
Prélude en ut majeur, BWV 939
Prélude en ré mineur, BWV 940
Prélude en mi mineur, BWV 941
Prélude en la mineur, BWV 942
Prélude en ut majeur, BWV 943
Prélude en ut mineur, BWV 999 Suite française No. 4 en mi bémol majeur, BWV 815 Suite française No. 5 en sol majeur, BWV 816 Suite française No. 6 en mi majeur, BWV 817 Prélude et Fugue en la mineur, BWV 894
CDs 4-5. ℗ 1997 Les 6 Partitas (Intégrale)
No. 1 en si bémol majeur, BWV 825
No. 2 en ut mineur, BWV 826
No. 4 en ré majeur, BWV 828
No. 3 en la mineur, BWV 827
No. 5 en sol majeur, BWV 829
No. 6 en mi mineur, BWV 830
CDs 6-7. ℗ 1998 Le Clavier bien tempéré Livre I, BWV 846-869
CDs 8-9. ℗ 1999 Le Clavier bien tempéré Livre II, BWV 870-893
CD 10. ℗ 2000 Aria mit verschiedenen Veränderungen (Variations Goldberg), BWV 988
CD 11. ℗ 2001 Concerto nach Italienischen Gusto, BWV 971 Capriccio en si bémol majeur sur le départ de son frère bien-aimé, BWV 992 Capriccio in honorem Johann Christoph Bachii Ohrdrufiensis en mi majeur, BWV 993 Duetto en mi mineur, BWV 802 Duetto en fa majeur, BWV 803 Duetto en sol majeur, BWV 804 Duetto en la mineur, BWV 805 Ouvertüre nach Französischer Art, BWV 831
CD 12. Bach Arrangements. ℗ 2001 Sinfonia (No. 1, extrait de la Cantate « Wir danken dir, Gott, wir danken dir, BWV 29 » ; version Kempff) Siciliano (No. 2, extrait de la Sonate pour flûte et clavecin en mi bémol majeur, BWV 1031 ; version Kempff) Nun komm, der Heiden Heiland, BWV 659 (version Kempff) Wachet auf, ruft uns die Stimme, BWV 645 (version Kempff) Ich ruf’ zu dir, Herr Jesu Christ, BWV 639 (version Kempff) Sheep may safely graze (No. 10, extrait de la Cantate « Was mir behagt, ist nur die muntre Jagd!, BWV 208 » ; version Mary Howe) Jesu, joy of man’s desiring (No. 10, extrait de la Cantate « Herz und Mund und Tat und Leben, BWV 147 » ; version Myra Hess) Wenn wir in höchsten Nöten sein, BWV 641 (version Angela Hewitt) Das alte Jahr vergangen ist, BWV 614 (version Angela Hewitt) In dulci jubilo, BWV 729 (version Lord Berners) Herzlich tut mich verlangen, BWV 727 (version Sir William Walton) Meine Seele erhebt den Herrn, BWV 648 (version John Ireland) O Mensch, bewein’ dein’ Sünde gross, BWV 622 (version Herbert Howells) Sanctify us by thy goodness (No. 5, extrait de la Cantate « Jesus nahm zu sich die Zwölfe, BWV 22 » ; version Harriet Cohen) Die Seele ruht in Jesu Händen (No. 3, extrait de la Cantate « Herr Jesu Christ, wahr’ Mensch und Gott, BWV 127 » ; version Harold Bauer) Passacaglia en ut mineur, BWV 582 (version Eugen d’Albert) Alle Menschen müssen sterben, BWV 643 (version Angela Hewitt)
CD 13. ℗ 2002 Toccata en ut mineur, BWV 911 Toccata en sol majeur, BWV 916 Toccata en fa dièse mineur, BWV 910 Toccata en mi mineur, BWV 914 Toccata en ré mineur, BWV 913 Toccata en sol mineur, BWV 915 Toccata en ré majeur, BWV 912
CDs 14-15. ℗ 2003 Les 6 Suites anglaises (Intégrale)
No. 1 en la majeur, BWV 806
No. 2 en la mineur, BWV 807
No. 3 en sol mineur, BWV 808
No. 4 en fa majeur, BWV 809
No. 5 en mi mineur, BWV 810
No. 6 en ré mineur, BWV 811
CD 16. Fantasia, Aria & Other Works. ℗ 2004 Fantaisie et Fugue en la mineur, BWV 904 Aria variata alla Maniera Italiana, BWV 989 Sonate en ré majeur, BWV 963 Partie en la majeur, BWV 832 Suite en fa mineur, BWV 823 Adagio en sol majeur, BWV 968 Fugue en ut majeur, BWV 953 Jesus, meine Zuversicht, BWV 728 Wer nur den lieben Gott lässt walten, BWV 691 Fantaisie et Fugue en la mineur, BWV 944
CDs 17-18. Concertos avec clavier. ℗ 2005 Concerto pour clavier No. 1 en ré mineur, BWV 1052
Concerto pour clavier No. 7 en sol mineur, BWV 1058
Concerto brandebourgeois No. 5 en ré majeur, BWV 1050
Concerto pour flûte, violon et clavier en la mineur, BWV 1044
Concerto pour clavier No. 4 en la majeur, BWV 1055
Concerto pour clavier No. 3 en ré majeur, BWV 1054
Concerto pour clavier No. 2 en mi majeur, BWV 1053
Concerto pour clavier No. 5 en fa mineur, BWV 1056
Concerto pour clavier No. 6 en fa majeur, BWV 1057 Alison Mitchell, flûte (I) – Emma Sholl, flûte (II · BWV 1057) – Australian Chamber Orchestra – Richard Tognetti, violon solo, direction
CDs 19-20. ℗ 2009 Le Clavier bien tempéré Livre I, BWV 846-869
CDs 21-22. ℗ 2009 Le Clavier bien tempéré Livre II, BWV 870-893
CDs 23-24. ℗ 2014 L’Art de la fugue, BWV 1080 Vor deinen Thron tret ich hiermit, BWV 668a
CD 25. ℗ 2016 Aria mit verschiedenen Veränderungen (Variations Goldberg), BWV 988
CDs 26-27. ℗ 2019
Les 6 Partitas (Intégrale)
No. 1 en si bémol majeur, BWV 825
No. 2 en ut mineur, BWV 826
No. 4 en ré majeur, BWV 828
No. 3 en la mineur, BWV 827
No. 5 en sol majeur, BWV 829
No. 6 en mi mineur, BWV 830