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Pour une esquisse de sorte de CV de mon parcours de chercheur-déchiffreur-défricheur-découvreur passionné d’approches et apports divers, variés et multiples de la culture et des arts, et du philosopher vraiment…
En forme de première esquisse d’une sorte de CV de mon parcours d’approches et apports divers, multiples et variés de la culture et des arts, et du philosopher vraiment, voici, pour débuter par le plus accessible (par simples clics à opérer !) de mon « œuvre » à inscrire sur un CV concernant mes diverses productions et performances (!) de chercheur-déchiffreur-défricheur et découvreur, voici donc, tout d’abord, cet article-ci en date d’avant-hier samedi 18 janvier 2025 « Mise à jour de la bibliothèque de podcasts et vidéos d’entretiens de Francis Lippa avec les plus excellents auteurs (et souvent amis), en date du 18 janvier 2025 : au service de la diffusion la plus large de la fine fleur de la culture la plus authentique d’aujourd’hui… », qui constitue un commode récapitulatif de la collection des 45 enregistrements (par podcasts et vidéos) disponibles, à ce jour, de mes entretiens chez Mollat :…en effet, avant l’entretien du 13 octobre 2009 avec mon ami Yves Michaud (sur son « Qu’est ce que le mérite ? »), qui entame cette collection de 45 entretiens enregistrés et désormais disponibles par simples clics de liens donnant accès à ces performances miennes d’interlocuteur _ j’aime la vie intense et méditée, toujours vive, de l’interlocution vraie ! _ avec d’excellents auteurs et le plus souvent amis, Denis Mollat n’avait pas encore commencé à procéder à l’enregistrement (podcasts, puis vidéos) de conférences dans les salons Albert-Mollat… Une initiative proprement géniale et fécondissime de sa part !!! Mes assez nombreux entretiens antérieurs à celui de ce 13 octobre 2009, et ils en fut de passionnants, n’ont donc pas été enregistrés, et leur écoute est impossible……On mesure ainsi l’importance de la mise en pratique effective de ces prodigieuses techniques d’enregistrement. Dont viendront profiter les conférences de la Société de Philosophie de Bordeaux, une fois que, sur mon initiative et par mon (discret) entregent, il me faut en toute humilité le souligner ici, ces conférences de notre chère Société de Philosophie de Bordeaux (fondée en 1927) auront désormais lieu dans les salons de la librairie Mollat, et seront, ainsi, enregistrées, conservées et transmises : c’est-à-dire données librement à partager, au monde entier (au moins celui parlant ou comprenant le français) ! _ cf ce qu’en développe la vidéo de mon entretien de mardi 14 janvier dernier avec mon ami Bernard Sève, sur son magistral « Les Matériaux de l’art » _, devenues ainsi disponibles et accessibles de par le monde entier. Et c’est vraiment extraordinaire !!!..…Voici, aussi, la possibilité d’accès par simple clic, à toute la collection, elle aussi urbi et orbi disponible, des 2922 articles (à ce jour) de mon blog « En cherchant bien », qui a débuté, sur une proposition d’ouverture d’un tel blog (que j’ai alors choisi d’intituler « En cherchant bien » et signer Titus Curiosus) sur le site de la librairie Mollat, de la très remarquable libraire et amie Corinne Crabos, le 3 juillet 2008 avec l’article programmatique (et non vieilli) de ce blog et que j’avais intitulé tout simplement « le Carnet d’un curieux » ; l’article immédiatement suivant, le 4 juillet, étant l’article « Musique d’après la guerre », consacré au CD Alpha 125 de ce chef d’œuvre absolu que sont les « 3 Quatuors à cordes » de Lucien Durosoir, par le Quatuor Diotima (un article qui me conduira à Venise en février 2011, pour donner, le 21 février 2011, deux contributions au colloque consacré à tout l’œuvre musical de Lucien Durosoir !, je vais l’expliciter un peu plus loin) ; et le suivant encore, le 5 juillet, étant l’article « Attraverso Milano : le carton d’invitation alla mostra », consacré à une exposition à Milan de mon ami l’immense photographe Bernard Plossu……Toutefois, lors d’une révision technique du site Mollat il y a quelque temps _ je ne me suis pas immédiatement rendu compte de la disparition des connexions effectives à mes entretiens enregistrés : catastrophe ! _, mais le webmaster Jean-Sébastien Giet que j’ai pu alors joindre, a pu m’aider à rétablir _ ouf ! _ toutes les connexions aux podcasts et vidéos de ces très précieux entretiens qui avaient disparus lors de cette refonte complète du site de la librairie Mollat… _, mon blog, tout en continuant d’exister, a cessé d’être directement accessible (par clic immédiat) sur le site de la librairie Mollat : je m’en suis fait une raison : le nom que j’avais choisi pour ce blog, manifestait déjà aussi la nécessité pour l’auditeur ou/et regardeur éventuel, de lui aussi « bien chercher » … C’est donc désormais moi-même qui adresse mes articles à des correspondants et amis me paraissant susceptibles de s’y intéresser ; ayant bien conscience que mes articles pointus et toujours un peu singuliers n’intéresseront pas tout le monde…Cependant parfois, à l’occasion de la magie improbable et malicieuse des échanges qui se produisent sur Internet, je découvre que certains d’entre ces articles de mon blog « En cherchant bien » sont devenus malgré tout, contre vents et marées (ou avec, a contrario, leur aide !) comme miraculeusement accessibles, en cherchant un peu (ou bien beaucoup) sur Google, quis’est chargé de les transmettre : ce qui est notamment le cas pour des personnes à la recherche d’informations sur la généalogie mal connue d’eux de leur propre famille ; et ils m’en remercient alors… Et j’ajoute que ce petit jeu-là des aléas des connexions (nouées, coupées ou rétablies) est loin de me déplaîre : mes articles étant, dans mon esprit, tels des bouteilles lancées à la mer, il se trouve donc que certaines de ces bouteilles confiées à l’océan, par le jeu formidable des courants, finissent par atteindre miraculeusement certains de leurs destinataires……Mon texte de 2015 « Oasis versus désert », rédigé, sur la commande expresse de la librairie Mollat au client passionné un peu privilégié que je suis, pour le « Dictionnaire amoureux de la librairie Mollat » paru en 2016 (m’avait été donné le choix du mot ouvrant le titre, et ayant tiré au sort la lettre O, j’avais choisi le mot « Oasis »), est accessible aussi en l’article intitulé « A Chantal Thomas, en souvenir d’avant 1968 à Bordeaux », un article que j’ai mis en ligne sur mon blog le 17 juin 2022.Ce texte, qui m’est cher, exprime ma perspective personnelle sur la vie de la culture à Bordeaux, et la place toute cruciale qu’y tient pour moi la fréquentation régulière, quasi permanente même, des rayons de livres et de disques de ma chère librairie Mollat, pour le lecteur et mélomane à jamais boulimique, insatiable et exigeant, que je suis……Et sur ce même blog « En cherchant bien », sont aussi accessibles, d’une part mon texte, crucial lui aussi, « Pour célébrer la rencontre », qui fait l’ouverture de mon gros essai, demeuré, lui, inédit, rédigé en 2007, « Cinéma de la rencontre : à la ferraraise _ ou un jeu de halo et focales sur fond de brouillard(s) : à la Antonioni », un texte que j’ai mis en ligne en mon article « Pour célébrer la rencontre » : un texte mien de 2007 « retrouvé » ! » en date du 26 octobre 2016 (cf aussi sur Antonioni mon article : « Un très intéressant témoignage d’Enrica Antonioni sur Michelangelo Antonioni et la sublime séquence ferraraise de son film (testamentaire…) « Al di là delle nuvole », en 1995… », en date du jeudi 31 août 2023) ;…et d’autre part un très long et très précieux commentaire-guide de lecture du chef d’œuvre (absolu !) d’Imre Kertesz « Liquidation », de lecture immédiate cependant assez difficile (et c’est bien, en effet, à mes yeux LE chef d’œuvre d’Imre Kertesz !), que j’ai intitulé : « Lire ‘Liquidation’ d’Imre Kertész – Ce qui dure d’Auschwitz », intégralement accessible en mon très long article en date du 8 novembre 2022 : « Découvrir (ou, pour quelques uns, relire) « Lire ‘Liquidation’ d’Imre Kertész : ou ce qui dure d’Auschwitz », ma lecture-commentaire fouillée, achevée de rédiger le 13 janvier 2006, et quasi miraculeusement retrouvée, grâce à une sauvergarde quasi oubliée, de Nathalie Lambrichs, éminente lectrice passionnée de Kertész, ce mardi 8 novembre 2022… ».…Je continue cette esquisse de CV un peu désordonnée (mes curiosités, très ouvertes, sont en effet très, très diverses !) par la mention de mon moment, vraiment très important _ un moment-clé ! _ pour mon devenir de chercheur, comme de mélomane passionné, tout le long de la décennie 90, de « conseiller artistique » de La Simphonie du Marais et l’ami Hugo Reyne, avec, par exemple, mon travail de composition de 90 % du programme du CD EMI – Virgin « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine » (+ la rédaction du texte du livret de ce CD), réalisé en 1995 à partir de mes recherches très fouillées (avec d’extraordinaires découvertes !) sur les œuvres de La Fontaine et de Marc-Antoine Charpentier : la redécouverte, mais oui ! (cf là-dessus les précisions de mon article en date du 3 juillet 2020 : « De Philis à Psyché, ou la découverte, 24 ans plus tard, d’une licence poétique dans le CD (de 1996) « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine », dans l’Air de cour « Tout l’univers obéit à l’amour » de Michel Lambert et Jean de La Fontaine, de 1659 »), du petit opéra donné presque clandestinement, à Paris en 1678, en l’hôtel particulier de M. de Rians, procureur du Roi de l’ancien Châtelet, « Les amours d’Acis & de Galatée », et dont ce CD merveilleux donne à écouter les extraits par recoupements et ré-aboutements retrouvés, dans les œuvres et de La Fontaine et de Charpentier, sur lesquelles j’avais travaillé un an durant, pour La Simphonie du Marais !.. Un article qui évoque au passage mes échanges, alors, avec Patrick Dandrey ; ainsi que le commentaire laudatif que fit de ce CD La Fontaine, Boris Donné, sur le site du « Fablier »…J’ai été aussi à diverses reprises récitant _ quelle expérience ! _ lors de concerts de la Simphonie du Marais, en France et en Belgique : par exemple, dans le grand salon d l’hôtel de Ville de Lyon, pour un concert Lully, de la Simphonie du Marais, ou, à deux reprises, à Saint-Michel-en Thiérache, dans l’Aisne, où fut enregistré au mois d’août 1995 ce passionnant CD « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine » : une expérience fabuleuse……Puis ce fut l’étroite collaboration avec l’ami Jean-Paul Combet pour l’aventure elle aussi magnifique, flamboyante, des CDs Alpha qu’il a créés en 1998 (et dû quitter en 2010, faute d’entente avec le racheteur de son label Alpha, le riche brasseur et financier belge Charles Adriaenssen, fondateur (en 2004) de la firme Outhere) : avec, par exemple, mon texte « La construction de l’orgue Dom Bedos en l’abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux sous la réforme mauriste » du livret du CD Alpha 017 « L’Orgue Dom Bedos de Sainte-Croix de Bordeaux » du grand Gustav Leonhardt, un magistral CD enregistré à Bordeaux du 10 au 13 juin 2001. Et j’ai pu rencontrer à diverses reprises l’immense Gustav Leonhardt…Cf ici mes articles des 31 août 2014 « Tombeau de Jacques Merlet en son idiosyncrasie _ à un grand bordelais… » et 16 octobre 2024 « Le fabuleux concert Bach (BWV 593, 528, 530 et 564) de l’exceptionnel Benjamin Alard à l’orgue Dominique Thomas de l’église Saint-Vincent de Ciboure le dimanche 6 octobre dernier… », dans lesquels je reviens, au passage, sur les circonstances de l’enregistrement de ce très marquant CD Alpha 017 de Gustav Leonhardt à l’orgue Dom Bedos de Sainte-Croix de Bordeaux……En février 2011, événement évidemment lui aussi majeur en mon parcours de chercheur-déchiffreur-défricheur-découvreur, j’ai donné 2 contributions très détaillées, « Une poétique musicale au tamis de la guerre : le sas de 1919 _ la singularité Durosoir » et « La Poésie inspiratrice de l’oeuvre musical de Lucien Durosoir : Romantiques, Symbolistes, Parnassiens, Modernes », au superbe colloque « Lucien Durosoir (1878 – 1955) : un compositeur moderne né romantique », qui s’est tenu au Palazzetto Bru-Zane à Venise, pour mes amis Luc et Georgie Durosoir, avec un séjour magnifique de 6 jours à (et dans) Venise (sur cet arpentage passionné, à cette merveilleuse occasion du colloque Lucien Durosoir, des calli de Venise, cf mon instructif article « La chance de se livrer pour l’arpenter-parcourir au labyrinthe des calli de Venise » en date du 4 septembre 2012)…Cf ce que, au passage, j’évoque encore de mon lien à l’œuvre puissante et bouleversante de Lucien Durosoir en mon article du 19 mai 2024 « Puissance et génie de deux chefs d’oeuvre incisifs de deux compositeurs éblouissants du XXe siècle : le Quatuor n°3 (de 1934) de Lucien Durosoir et le Quatuor n°1 (de 1954) de György Ligeti, par un stupéfiant d’intelligence et sensibilité Quatuor Tana pour un très marquant concert « Durosoir invite Ligeti » au Festival Lucien Durosoir (Mai musical 2024) en Chalosse… Une révélation pour beaucoup et un émerveillement pour chacun ! »……Et encore, en 2019, avec ma cousine Françoise Morin-Bioy, nous avons organisé à Bordeaux (à la Médiathèque et à l’Institut Cervantes), toute une semaine du mois d’octobre, un colloque international « Regards croisés sur Adolfo Bioy Casares » consacré à notre célébrissime cousin l’écrivain argentin Adolfo Bioy Casares (Buenos-Aires, 15 septembre 1914 – Buenos Aires, 8 mars 1999), le grand ami de Borges : son père, Adolfo Bioy Domecq (Pardo, 27 juillet 1882 – Buenos-Aires, 26 août 1962), et notre grand-père maternel, Paul Bioy (Oloron-Sainte-Marie, 25 avril 1878 – Bordeaux, 6 décembre 1954), étaient cousins germains…Cf par exemple, et parmi bien d’autres, mes articles des 30 et 23 juillet 2021 : « En tournant autour des ascendances béarnaises d’Adolfo Bioy Casares : un premier compendium d’articles… » et « Ce qui m’intéresse le plus en Adolfo Bioy Casares : les détails (et petits secrets) de la vie quotidienne d’humain d’Adolfito… »…Enfin, ce mois de novembre 2025 (« Année Ravel 2025 » : année du 150e anniversaire de la naissance de Maurice Ravel, le 7 mars 1875 à Ciboure), il se trouve que les recherches que j’ai entreprises dès le mois de mars 2019, à la lecture méthodique de la première édition de la Correspondance de Maurice Ravel que venait de publier Manuel Cornejo _ le 13 mars prochain paraît en 2 volumes chez Gallimard, dans la collection Tel, une nouvelle édition de cette Correspondance, richement complétée ! par les soins inlassables et efficaces, très féconds, de Manuel Cornejo, le très actif président de la Société des Amis de Maurice Ravel, et devenu un ami _, sur ce que j’ai nommé « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel (1875-1937), via sa mère la cibourienne Marie Delouart (1840-1917), vont être éditées par la très dynamique Association Jakintza à Ciboure, que préside Guy Lalanne.Cf par exemple mon récent article « Bref historique de la découverte-révélation des cousinages cibouro-luziens de Marie Delouart (Ciboure, 1840 – Paris, 1917) et son fils Maurice Ravel (Ciboure, 1875 – Paris, 1937) : une lecture hyper-attentive, un questionnement incisif, une démarche patiente et ses paliers jouissifs, et leurs fruits pour la connaissance…’ » du 13 décembre dernier……Et je dispose d’un appartement bien commode, il est très bien placé, à Saint-Jean-de-Luz.…Voilà, pour commencer cette première esquisse de CV du professeur de philosophie (passionné) que j’ai été, des années scolaires 1971-72 à 2012-2013, et que, bien sûr, je demeure : à jamais (comprendre vraiment et aider à partager)……Et le pseudonyme, Titus Curiosus, que j’avais alors choisi, au printemps 2008, pour signer les articles de mon blog « En cherchant bien », me paraît toujours convenir très bien au chercheur-déchiffreur-défricheur-découvreur passionné sans cesse au travail (en recherche !) que j’aime tout particulièrement être……Et depuis pas mal d’années maintenant, je suis vice-président de la Société de Philosophie de Bordeaux,à partir de la cessation _ je ne me souviens pas de la date ; et ne l’ai pas noté : les titres m’indiffèrent, même s’ils peuvent être utiles parfois… _ à ce poste de vice-président d’André Bord (Bordeaux, 6 janvier 1922 – Bordeaux, 2 décembre 2018), dont je m’aperçois qu’il a été nommé membre correspondant de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux, en 1996 ; tiens, tiens……Et c’est aussi sur mon initiative, je me permets de le signaler à nouveau ici, que les conférences de notre Société de Philosophie de Bordeaux, autrefois itinérantes, se sont « installées » dans les salons Albert-Mollat ; et sont ainsi désormais enregistrées et diffusées urbi et orbi (!), et même, depuis peu, en direct… Et c’est là, bien évidemment, un privilège formidable !…Voilà pour le moment,……Ce lundi 20 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa -
Retour enchanté à mon article du 26 août 2010 sur les miroirs inversés des vies et créations symétriques de Paul Valéry (1871 – 1945) et Lucien Durosoir (1878 – 1955), en un échange de courriels avec l’ami Pascal Chabot…
En réponse au courriel de l’ami bruxellois Pascal Chabot,
nous avons merveilleusement déjeuné de somptueux ris de veau (!) à la Brasserie bordelaise mercredi dernier 20 novembre, lors de la venue de Pascal à Bordeaux aux Tribunes de la Presse qui l’avaient invité… :……« Quel fantastique écrit, ton texte sur Valéry !J’y aime tout, il a nourri ma matinée.Merci Francis !Pascal«……voici ma bien trop longue réponse à Pascal ce dimanche au petit matin ;……Pour éclairer le parallèle qu’en cet article « Vie de Paul Valéry : Idéal d’Art et économie du quotidien _ un exemple » du 26 août 2010, j’ai mené entre Paul Valéry (Sète, 30 octobre 1871 – Paris, 20 juillet 1945) et Lucien Durosoir (Boulogne-sur-Seine, 5 décembre 1878 – Bélus, 4 décembre 1955),et bien sûr si tu disposes du temps de suivre le vagabondage de mes bien trop longues phrases,…voici les textes complets de mes deux contributions, le 21 février 2011, au Palazzetto Bru-Zane à Venise, au colloque « Lucien Durosoir, un compositeur moderne né romantique » :……_ « La poésie inspiratrice de l’œuvre musical de Lucien Durosoir : Romantiques, Symbolistes, Parnassiens, Modernes »……C’est la singularité de l’idiosyncrasie des créateurs, ici Paul Valéry comme Lucien Durosoir en miroirs inversés de leurs parcours de vie, dans les processus mêmes des aventures improbables et fondamentalement ouvertes de leurs aventureuses poïétiques personnelles,qu’il m’a alors passionné de suivre et discerner, pas à pas, afin de les décrypter-éclairer, en toute modeste humilité : presque uniquement pour moi-même ;qui d’autre cela, cet article du 26 août 2010, pouvait-il bien intéresser ?.. Pas grand monde en tout cas.…Mais bien toi, Pascal, maintenant, chez toi à Bruxelles !Les bouteilles lancées à la mer finissent merveilleusement par trouver leurs effectifs destinataires………Luc et Georgie Durosoir, le fils et la bru de Lucien Durosoir, sont des amis très chers ;…cf, par exemple, mon article du 19 mai 2024, il y a à peine 6 mois :……Luc Durosoir, doté d’une formidable sur-humaine énergie (filiale !), survit à force d’une ténacité de fer à un AVC qui a manqué l’abattre en 2021…Et c’est lui, aidé de sa patiente et archi-compétente épouse Georgie, magnifique musicologue, qui a obtenu de réaliser, CD après CD, l’intégralité des enregistrements discographiques de l’œuvre si puissante, extraordinaire, de son père, Lucien, ainsi que l’édition exhautive des partitions de celui-ci, demeurées inédites………Mis à part mon déjà significatif article programmatique du 3 juillet 2008 « le Carnet d’un curieux »,il se trouve que l’article qui a très effectivement ouvert mon blog « En cherchant bien », le 4 juillet 2008, « Musique d’après la guerre »,a été consacré au choc d’émerveillement ressenti à l’écoute du CD (Alpha 125) des 3 Quatuors à cordes (de 1920, 1922 et 1934) de Lucien Durosoir, par le Quatuor Diotima ;avec, ajoutés en appendice à l’article, les très intéressants courriels échangés entre Georgie et moi-même peu avant,et cela via notre ami commun Jean-Paul Combet le créateur génial des CDs Alpha (et de l’Académie Bach d’Arques-la-Bataille, près de Dieppe),avec Georgie Durosoir, titulaire alors de la chaire de musicologie à la Sorbonne…Une amitié formidable était née.……Et pardon, une fois encore, cher Pascal, d’être si prolixe et bavard :je suis un amateur acharné et hélas indécrottable de la précision……Aussi bon dimanche que possible, pour toi et les tiens,y compris le chien Tomi, que tu sortiras faire son tour de quartier, à Bruxelles,Francis……Oui,les bouteilles lancées à la mer traversent bien les océans de mystère, et finissent par atteindre, même très loin, leurs effectifs destinataires ! Il n’y faut que de la patience, du temps, et un zest aussi, bien sûr, de chance………Ce dimanche 24 novembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa -
Les merveilleuses trouvailles des soldes de CDs (suite) : le saisissant double CD Tacet 131 des « Préludes pour piano » de Claude Debussy par Evgeni Koroliov
Et maintenant voici le saisissant double CD Tacet 131 des « Préludes pour piano » de Claude Debussy par Evgeni Koroliov _ enregistrés à Oslo aux mois de mai et octobre 2003 _, publié par Tacet en 2004 : écoutez-ici…
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Sur ce double CD, j’ai retrouvé un article plutôt sévère de Pierre-Jean Tribot, publié sur le site de ResMusica le 26 mai 2005, intitulé « Evgeni Koroliov, du Debussy monacal » :
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Formé par la solide école russe d’Anna Artobolewkaya mais aussi conseillé par les légendaires Heinrich Neuhaus et Maria Youdina, le pianiste moscovite Evgeni Koroliov s’est imposé comme un artiste discret mais dont chaque disque mérite une attention particulière _ en effet. Fortement attaché à l’œuvre de Bach, son Clavier bien tempéré et son Art de la Fugue, de très haute tenue, lui ont valu une reconnaissance internationale. Le compositeur György Ligeti considérant même son Art de la fugue comme le disque à emporter sur l’île déserte. On attendait donc avec intérêt sa lecture d’un tel monument de la littérature pianistique que les Préludes de Claude Debussy.
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L’approche est hautement personnelle, sans aucune concession à la facilité et à l’esthétisme. Le ton est à l’économie de moyen tout en respectant scrupuleusement les indications du compositeur, mais sans tomber dans une aridité hors sujet. Cependant force est de constater que dans Debussy, ce n’est pas particulièrement convaincant _ pour Pierre-Jean Tribot. Certaines pièces de ces deux livres pêchent par un manque de sensualité (défaut particulièrement marquant pour …Danseuses de Delphes et … Brouillard qui nous font craindre le pire pour cet album). Heureusement le pianiste réussit beaucoup mieux certaines pièces plus techniques où il faut plus de puissance : la Danse de Puck et Général Lavine-exentric s’avèrent très efficaces. Cependant, il manque à cette intégrale une sensualité ou une rigueur à la Robert Casadesus pour transcender ces œuvres. Nous resterons donc fidèles à nos nombreuses références habituelles : Michelangeli, Arrau, Crossley, Kocsis, Pollini, Zimmerman, Casadesus et Février, tout en reconnaissant la probité _ voilà _ de l’approche ascétique de Koroliov.
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La curiosité du disque réside dans l’enregistrement en première mondiale d’un vingt-cinquième prélude. Prévu dès l’écriture du cycle, cette pièce intitulée les soirs illuminés par le charbon et dédiée au marchand de charbon Tronquin est apparue en 2001 lors d’une vente aux enchères. Pendant 85 ans, la partition resta la propriété de cette famille dont l’ancêtre avait fourni du charbon de chauffage au compositeur. Cette œuvre dont le titre est tiré du poème le balcon de Charles Baudelaire, fait écho au quatrième prélude du premier livre où une autre citation du poète caractérise l’atmosphère de la pièce : …les sons et les parfums tournent dans l’air du soir. Peu de commentaires à faire sur cette pièce qui prolonge la magie debussyste.
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Claude Debussy (1862-1918) : Préludes (Livres I et II), Les soirs illuminés par l’ardeur du charbon.
Evgeni Koroliov, piano.
2 CDS « The Koroliov series Vol. VII » Tacet 131.
Enregistré à Oslo en mai et octobre 2003.
Notice en français, anglais et allemand.
Durée : 86, 41mn.
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Ainsi qu’un bien plus empathique entretien intitulé « Evgeni Koroliov, discret magicien du piano« ,
paru sur ResMusica en date du 22 juin 2015 :
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Primé dans la catégorie récital instrumental des International Classical Music Awards 2015, le pianiste Evgeni Koroliov est l’un des artistes les plus indispensables _ probablement, oui _ de notre époque. Loin de la médiatisation, il construit une discographie exceptionnelle (Tacet) _ oui ! _ dont Schubert est la plus récente étape.
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« Je veux qu’ils se rendent compte qu’il n’y a rien de mieux que la musique dans le monde ; ils doivent être heureux de pouvoir vivre avec elle, quelle que soit leur position : pianiste de concert ou professeur dans une petite école de musique. »…
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ICMA : Comment êtes-vous venu au piano ? Etes-vous issu d’une famille de musiciens ?
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Evgeni Koroliov : Non pas du tout ! Mais quand j’étais petit, il était de coutume en Russie d’apprendre la musique aux enfants. Mes deux frères aînés ont commencé à apprendre le piano et ils ont abandonné très vite. Mais je me rappelais les mélodies et je voulais les jouer. C’est ainsi que je suis devenu pianiste.
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ICMA : Il y a-t-il eu dans votre enfance une expérience musicale particulière qui vous a fait dire « Oui, c’est cela que je veux faire dans ma vie » ?
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EK : Oui, les œuvres de Bach, Mozart ou Schubert me touchaient énormément, même les petites pièces que j’étais en mesure de jouer. Et, plus important encore, je me suis mis très jeune à composer, cela me motivait beaucoup. Je ne me sentais pas destiné à être pianiste mais plutôt compositeur. La vie en a décidé autrement.
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ICMA : Y-a-t-il eu dans votre enfance un concert par l’un des grands pianistes ou chefs que vous avez ressenti comme une forte expérience ?
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EK : Je me souviens très bien d’un concert avec le célèbre chef français Charles Munch. Le violoniste Oleg Kagan a, lui aussi, toujours été une lumière pour moi. Un autre moment très important fut une rencontre avec Glenn Gould dans la petite salle du Conservatoire Tchaïkovski. Il a joué trois pièces de l’ « Art de la fugue » qui m’ont beaucoup influencé.
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ICMA : A 17 ans, vous avez joué le « Clavier bien tempéré » en concert. C’était rare à l’époque. Comment avez-vous eu cette idée ?
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EK : Je me suis toujours senti attiré par cette musique et l’expérience des trois pièces de l’ «Art de la fugue » dont je viens de parler m’a tellement inspiré que je jouais Bach avec beaucoup d’amour et d’intérêt. Cela ne me semblait pas difficile, c’était tout simplement un plaisir. Et je ne me suis jamais inquiété de savoir si cela plairait au public _ bravo !
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ICMA : Était-ce un public d’experts, ou des habitués des récitals ?
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EK : A cette époque, le public de Moscou était très, très bon. Il y avait un grand nombre d’amateurs de musique et ce n’était pas un problème, même de jouer Bach …
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ICMA : On ne jouait pas beaucoup le répertoire baroque en Russie. Peu de pianistes jouaient ces œuvres en concert. Sviatoslav Richter et Maria Youdina occupaient à ce titre une position unique…
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EK : Exactement! J’ai travaillé quelques heures en privé avec Maria Youdina. Elle adorait Bach, le jouait très bien mais de façon non conventionnelle. A cette époque, on ne parlait pas encore d’ « interprétation historiquement authentique ». Et Bach au piano, ce n’est pas « authentique »… c’est clair.
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ICMA : Était-ce pour vous une raison de jouer Bach au clavecin ou au clavicorde ?
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EK : Oui ! Mais je n’ai jamais été très friand du clavecin. Par contre, le clavicorde est mon instrument de prédilection _ tiens, tiens… Mais il ne convient pas pour les concerts, car c’est un instrument très calme, très très calme _ de peu d’amplitude sonore. C’était aussi l’instrumentent préféré de J-S Bach…
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ICMA : Quel rôle joue l’instrument pour un pianiste ? Pouvez-vous comprendre que András Schiff ou Krystian Zimerman voyagent avec leur Steinway ?
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EK : Oui, c’est très bien si vous pouvez vous le permettre. Mais de toute façon, je ne pense pas que je puisse faire quelque chose de parfait en concert _ ni non plus à l’enregistrement discographieue… Personnellement, j’essaie autant que possible de compenser les inconvénients de l’instrument par mon oreille et mon expérience. L’essentiel est de rester concentré _ et c’est fondamental. Finalement, c’est l’attitude face à la musique qui est décisive _ voilà.
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ICMA : Quelles sont les qualités essentielles d’un piano à queue ?
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EK : Un bon instrument chante… Mais restons réalistes: je suis déjà heureux si la deuxième octave sonne bien. Il y a cinquante ans d’ici je jouais des instruments où la troisième octave chantait encore…
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ICMA : Vous avez enseigné pendant de nombreuses années à Hambourg. Les étudiants ont-ils aujourd’hui une vision différente de ce que signifie « être pianiste » ?
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EK : Difficile à dire! Tout est si différent d’une personne à l’autre. Je crois que les musiciens de la génération actuelle ont une réflexion beaucoup plus pratique _ et utilitariste. Ils doivent maîtriser des enregistrements, le monde des concerts… et vous devez obtenir ce qu’ils veulent faire. Ce qui n’est vraiment pas facile à notre époque ! Cela nécessite beaucoup d’énergie.
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ICMA : Que dites-vous à vos élèves à ce propos ?
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EK : Je veux qu’ils se rendent compte qu’il n’y a rien de mieux _ probablement, en effet ! _ que la musique dans le monde ; ils doivent être heureux de pouvoir vivre avec elle _ voilà ! En sa compagnie amicale ou amoureuse quotidienne : sans bla-bla mensonger intéressé… _, quelle que soit leur position : pianiste de concert ou professeur dans une petite école de musique _ et même aussi fervent mélomane…
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ICMA : Au regard du résultat artistique, préférez-vous les enregistrements en salle de concert ou en studio ?
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EK : Je suis toujours un peu insatisfait tant après un concert qu’après un enregistrement _ voilà. À cet égard, je ne fais aucune différence.
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ICMA : Que signifie pour vous d’avoir reçu un Prix international de Musique Classique ?
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EK : Cela m’est très agréable et me rend hommage, mais, en fait, je n’ai pas le sens des honneurs très développé _ un grand bienfait pour l’interprète : la reconnaissance donnée l’est le plus souvent pour de très mauvaises raisons….
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ICMA : Quelles sont vos passions, outre la musique ?
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EK : Il y en a beaucoup : la peinture, l’architecture, la poésie, la littérature. Auparavant, je jouais beaucoup aux échecs, mais aujourd’hui je n’en ai plus le temps et je n’ai plus de bon partenaire. Mais j’achète encore de revues d’échecs et je les lis, c’est ce qui me reste…
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ICMA : Comment voyez-vous l’avenir de la musique classique dans les dix prochaines années?
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EK : Je prédis un avenir pas très brillant. Les années à venir seront très difficiles, et cela n’a rien à voir avec notre musique mais avec le développement de la culture en général _ hélas, hélas ! _, un mouvement que nous ne pouvons arrêter. Je pense, et quelques musiciens pensent comme moi, que nous avons besoin de construire une « culture de catacombe », pour passer le temps en quelque sorte, tout comme l’ont fait les moines irlandais à l’âge des ténèbres pour ne pas laisser la culture descendre au plus bas _ oui, résister toujours, toujours, comme l’on peut, sans rien abandonner du moindre cran.
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Propos recueillis par Isabel Roth, Mario Vogt et Martin Hoffmeister. Rédaction de l’article par Rémy Franck. Traduction de l’allemand par Bernadette Beyne.
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Crédit photographique : © Stephan Wallocha
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Pour ma modeste part,
j’ai consacré deux articles sur ce blog « En cherchant bien » au double CD Tacet 256 de la collection des merveilleux « Intermezzi » de Johannes Brahms interprétés par Evgeni Koroliov _ enregistrés à Berlin en février et octobre 2018 et février 2019 _ :
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_ l’article du 15 septembre 2019 : « La question de la spécificité des Intermezzi de Brahms : à propos d’une interprétation d’Evgueni Koroliov » ;
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_ et l’article du 15 octobre 2019 : « La singularité du jeu d’Evgeni Koroliov dans la collection des Intermezzi de Brahms« .
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« Spécificité« , « Singularité« , disais-je déjà alors, en 2019, du jeu d’Evgeni Koroliov :
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oui, le jeu musical d’Evgeni Koroliov me parle vraiment ; et à ma modeste place d’écouteur, je dialogue avec lui.
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De même que lui dialogue vraiment aussi, principiellement, avec les compositeurs qu’il interprète ; il n’est en rien un simple rouleau mécanique débitant la partition…
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Une ultime remarque, de ma part _ de moi qui ne suis pas musicien, mais seulement mélomane un peu passionné... _, à propos de la fondamentale affirmation d’Evgeni Koroliov en son entretien « Evgeni Koroliov, discret magicien du piano » de 2015 :
« il n’y a rien de mieux que la musique dans le monde ; ils doivent être heureux de pouvoir vivre avec elle » :
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en effet, cette affirmation _ sur la capacité infinie de bonheur de vivre avec de la musique _, moi qui ne suis pas musicien _ et pas non plus vraiment musicologue, sinon dans les marges contextuelles de celle-ci (cf mes deux contributions au colloque, au Palazzetto Bru-Zane à Venise, le 19 février 2011, « Lucien Durosoir, un compositeur moderne né romantique » : « Une poétique musicale au tamis de la guerre : le sas de 1919 _ la singularité Durosoir » et « La poésie inspiratrice de l’œuvre musical de Lucien Durosoir : Romantiques, Symbolistes, Parnassiens, Modernes« … _, je la partage pleinement, et de plus en plus fortement à mon âge, en ma soixante-dix-septième année de vie.
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Bien sûr, toutes les musiques sont loin, très loin, de se valoir, s’équivaloir ; il existe, et en nombre infini, de pauvres musiquettes, ainsi que des flopées de musiques bavardes, ou seulement fonctionnelles ou bassement utilitaires…
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Cependant, et chacune en son genre, depuis les musiques non notées, transmises par la seule performance d’interprètes très souvent non savants et non professionnels, peut tout à fait constituer, en son éventuelle naïveté, un sublime chef d’œuvre, quand elle est à son meilleur, et à son meilleur d’interprétation, jusque sur un coin de rue, et pas dans une salle de concert ;
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telles ces musiques que nous disons « populaires » que Bartok et Kodaly _ et bien d’autres… _ sont allés rechercher collecter, écouter, capter, et noter, eux, sur papier, dans les campagnes et montagnes profondes de Transylvanie, ou partout de par le vaste monde, pour que puissent se poursuivre la transmission et le partage _ la joie ressentie ! _ des merveilles de celles-ci…
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Oui, la musique _ tout simplement fredonnée spontanément sous la douche, tout comme enregistrée au concert ou sur CD, et surprise au vol à la radio (et je repense ici à l’épisode magnifique (!) de ces morceaux enchanteurs de Manuel Blasco de Nebra (1730 – 1784) interprétés par Josep Colom entendus au vol sur mon auto-radio (sur France-Musique) en 1995 quand je me rendais au petit matin à mon travail sans avoir pu percevoir-identifier alors le nom de ce compositeur singulier, à nul autre semblable (ni Scarlatti, ni Boccherini, ni CPE Bach, ni Mozart, ni Haydn, ni Mendelssohn…) … ; des extraits, et je ne l’ai découvert, après recherche un peu difficile, qu’ensuite, du CD Mandala MAN 4847 « M. Blasco de Nebra – Pièces pour clavier« , enregistré à Paris en 1995 par le toujours parfait Josep Colom : écoutez cette merveille ici ! ; un CD qui, une fois commandé, reçu et adoré (!), est devenu ensuite, après le partage de mon enthousiasme avec Vincent Dourthe, le disquaire à l’oreille si fine et si mélomane, un des CDs best-sellers du rayon Musique de ma chère librairie Mollat, à Bordeaux ! quelle aventure !.. ; cf le détail du récit jubilatoire de mon article en temps de Covid, le 10 avril 2020 : « Musiques de joie : la merveille absolue et irrésistible des Sonatas de Manuel Blasco de Nebra, par Josep Colom« …), ou bien passée et repassée infiniment sans jamais se lasser sur sa platine… _ peut accompagner en beauté immédiate et profonde le moindre chapitre et le plus simple moment de nos diverses vies, pour nous faire à notre tour recevoir et ressentir à partager _ quelle chance ! _ un peu ou beaucoup de sa foncière et parfois sublime joie…
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Merci l’artiste !
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Ce dimanche 14 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa
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A propos du compositeur auscitain Pierre Cadéac (Cadéac, ca. 1505-1510 – Auch, ca. 1564-1565) et de la présence-absence à Auch de son archevêque (de 1551 à 1563) le cardinal (de Ferrare) Hippolyte II d’Este (Ferrare, 1509 – Rome, 1572) : une passionnante contribution, à Auch, du musicologue norvégien Rolf Norsen, spécialiste de Clément Janequin ; suite de la recherche…
À nouveau, ce mercredi 16 août, dans la continuité de mes articles précédents,
celui d’hier mardi 15 août : « Poursuite de mes recherches sur le cardinal de Ferrare Hippolyte II d’Este (1509 – 1572) : à la recherche de données attestant de sa présence-absence en la cité archi-épiscopale d’ Auch (suite)… »
et celui d’avant-hier lundi 14 août : « Poursuite de mes recherches auscitaines concernant, et le cardinal « de Ferrare » Hippolyte II d’Este (1509-1572), et le compositeur gascon Pierre Cadéac (1505-1565), quelques nouvelles pistes à explorer…« ),
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je viens ici témoigner, ce mercredi, de la réception du très intéressant article « Les compositeurs de musique Clément Janequin et Pierre Cadéac à Auch au début du XVIe siècle« , de Rolf Norsen, concernant précisément l’auscitain Pierre Cadéac (Cadéac, ca. 1505 – Auch, ca. 1564-1565) _ ainsi que Clément Janequin, probablement passé par Auch… _, sur lequel je recherche bien des précisions ;
un article que m’a très aimablement adressé _ avant de prendre le temps de paisiblement me lire attentivement, et de répondre aux questions que je me pose, tant sur Pierre Cadéac, que sur l’empreinte, à Auch, du très mélomane remarquable cardinal Hippolyte II d’Este ; mais celui-ci est-il seulement même une fois venu fouler le sol de son archevêché d’Auch?.. _, le président de l’Association archéologique du Gers,
soit un article présent aux pages 7 à 17 du numéro 447 de la revue de cette Association, paru tout récemment, au mois d’avril dernier…
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Au passage,
l’amusant est que cet aimable et obligeant correspondant auscitain, se trouve domicilié Impasse Pierre Cadéac !!!
Pareille coïncidence ne saurait s’inventer…
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Même si cet article très bien documenté de Rolf Norsen ne dit pas un mot de cet archevêque d’Auch, qu’a été, du 22 avril 1551 au 8 octobre 1563 _ douze années durant _, le cardinal (dit de Ferrare) _ le très mélomane _ Hippolyte II d’Este (Ferrare, 25 août 1509 – Rome, 2 décembre 1572)
_ auquel a, d’ailleurs, succédé, du 8 octobre 1863 à son décès, le 15 décembre 1586, son neveu, le cardinal (dit d’Este) Luigi d’Este (Ferrare, 1538 – Rome, 15 décembre 1586)…
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Mais c’est peut-être là que s’ouvriront _ ou pas _ des recherches fertiles
à propos de liens _ qui restent encore à identifier ! _ avec la cour si mélomane et raffinée de Ferrare, de l’auscitain Pierre Cadéac…
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Les partitions musicales circulaient beaucoup déjà _ invention strasbourgeoise de l’imprimerie, par Gutenberg, aidant _ à la Renaissance…
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Voici quelques extraits significatifs de ce bien intéressant article « Les compositeurs de musique Clément Janequin et Pierre Cadéac à Auch au début du XVIe siècle« , du musicologue norvégien _ né en 1944, directeur de théâtre et musicologue, Rolf Norsen vit en Norvège, à Tynset, et a donné lecture de cet article, à Auch, le 2 mars 2022, lors de la séance de ce jour de la Société Archéologique, Historique, Littéraire et Scientifique du Gers… _ qu’est Rolf Norsen, spécialiste mondialement reconnu de l’œuvre de Clément Janequin (Châtellerault, ca. 1485 – Paris, 1558) :
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« Un document bordelais du début mars 1531 identifie Janequin comme « monsr maître Clemens Jehannequyn, curé de Brossay et de Messaulx, et maître des enfants de l’église cathédrale d’Auch ». (…) Le compositeur est décrit comme « maître des enfants de l’église cathédrale d’Auch », c’est-à-dire directeur du chœur de la cathédrale d’Auch. Rien n’a été découvert dans les archives de la cathédrale d’Auch pour corroborer cette nomination… (…) Ravagées par le temps et les révolutions, les informations de toute nature pour cette période dans la région d’Auch sont rares. (…) La nature laconique de l’acte signifie que nous n’avons aucune indication sur le moment où Janequin a peut-être commencé ses fonctions à Auch, combien de temps il est finalement resté, ni quand il en est parti.
(…) En 1531, la population d’Auch pouvait s’élever à trois ou quatre mille personnes. Auch est cependant entouré de riches terres agricoles et, à l’époque, le diocèse d’Auch était le quatrième de France (après Strasbourg, Paris et Cambrai) avec 366 paroisses et 244 annexes. La richesse générée par ces possessions principalement sous forme de dîmes, était considérable. Une indication claire de cette prospérité fut la pose de la première pierre d’une nouvelle cathédrale le 4 juillet 1489. L’archevêque et cardinal François de Clermont-Lodève (1480 – 1540) est l’instigateur majeur du développement du nouvel édifice, dédié à Sainte-Marie. Neveu d’un autre cardinal, archevêque de Rouen, Clermont-Lodève était à la fois immensément riche et éminemment instruit. (…) Clermont-Lodève avait des ambitions esthétiques et artistiques claires pour la cathédrale d’Auch, et avait à la fois les moyens et l’énergie pour les mener à bien. (…) Son mandat dura de 1507 à 1538. (…) Il n’est pas difficile d’imaginer que les ambitions du prélat s’étendaient aussi à la musique qui devait remplir cet édifice privilégié. Outre d’un orgue et d’un organiste, Clermont-Lodève avait besoin d’un chef de chœur, de préférence talentueux et prestigieux. (…) Les motivations de Janequin pour accepter le poste ne sont pas difficiles à imaginer. (…) Entre le 24 juillet 1429, quand Janequin était encore répertorié comme occupant le poste de « procureur des âmes » à Bordeaux, et le 22 mars 1533 quand il fut nommé curé d’Avrillé, aux portes d’Angers, les sources ne sont pas claires, c’est le moins qu’on puisse dire. (…) Pour l’année 1532, aucun document quel qu’il soit concernant Janequin n’a survécu.
(…) Où était donc notre compositeur entre 1529 et 1533 ? (…) L’alternative la plus satisfaisante, malgré l’absence de document, est que Janequin s’est rendu à Auch sur ordre de Clermont-Lodève, et y est resté pour une durée inconnue. (…) Deux années à Auch pourraient être envisagées. (…) Ce qui est clair, c’est qu’à un moment donné, Janequin a décidé que son avenir était au nord, pas au sud, et a prévenu Clermont-Lodève. (…) Auch était tout simplement très loin de l’imprimerie parisiennne de Pierre Attaingnant. Pour Janequin qui avait vu pleinement les potentialités du medium d’impression musicale, cela aurait été une préoccupation importante et croissante à mesure que le contact avec Attaingnant devenait plus essentiel.
(…) Avant de quitter le sujet d’Auch, un bref regard s’impose sur un autre compositeur ayant servi à la cathédrale Sainte-Marie d’Auch, Pierre Cadéac.
(…) Lorsque Janequin a brièvement dirigé le chœur de la cathédrale vers 1531, Cadéac aurait pu avoir une vingtaine d’années. C’était un jeune chanteur talentueux, un compositeur en herbe qui était en contact avec un personnage expérimenté et réputé au service de l’archevêque local.
Quelque chose de plus sur Cadéac peut être déduit de la manière dont ses œuvres ont atteint la publication, qui semblent se diviser en quatre périodes :
1) une période entre 1534 et 1535, au cours de laquelle ses premières chansons sont publiées par Attaingnant, avec des attrivbutions erronées (« Je suys déshéritée » a été attribuée à Lupus dans RISM 1534, et « C’est trop aymer » à Le Heurteur en 1535) ;
2) une période de 1538 à 1541, durant laquelle apparaissent plusieurs autres (sept ou huit) chansons profanes, et durant laquelle l’attribution des deux premières chansons est corrigée ;
3) une période de 1553 à 1556 au cours de laquelle Cadéac se concentre particulièrement sur la composition de messes ;
et 4) une période qui s’est intensifiée en 1555, et a continué le reste de sa vie, dans laquelle le motet était son objectif principal.«
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Or je peux souligner ici, à propos de ces deux dernières périodes (1553-1556 et 1556 et années suivantes) de la production musicale de Pierre Cadéac, que distingue Rolf Norsen, le fait assez intéressant que le titulaire de l’archevêché d’Auch est devenu, à partir du 22 avril 1551, le très mélomane cardinal de Ferrare, Hippolyte II d’Este, en succession du cardinal François de Tournon (Tournon, 1489 – Sait-Germain-en-Laye, 1562), lequel avait succédé au siège archi-épiscopal d’Auch, au cardinal François-Guillaume de Castelnau de Clermont-Lodève (Lodève, 1480 – Avignon, 1540).
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De même que je dois faire remarquer aussi que dès le mois d’août 1539, un tout premier motet de Pierre Cadéac, « Salus populi« , avait été publié, à Strasbourg, par l’imprimeur Peter Schöffer le Jeune, au sein du recueil de 28 Motets intitulé « Cantiones quinque uocum selectissimae« , de 15 compositeurs différents (dont faisaient aussi partie trois Motets d’Adriaen Willaert), d’après l’envoi, depuis Milan, du maître de chapelle de la cathédrale de Milan Matthias Werrecore
_ cf mon article-source du vendredi 11 août dernier : « Une piste de recherche à creuser : les liens entre le compositeur auscitain Pierre Cadéac (ca. 1505-1510 – ca. 1564-1565 ; actif à la cathédrale d’Auch…) avec surtout la cour des Este à Ferrare ; mais aussi les éditeurs à Milan, Venise, Strasbourg, Paris, Nuremberg, Anvers.., à partir du programme du CD « The Mysterious Motet Book 1539″, et de ma curiosité envers Adriaen Willaert (Roeselare, ca. 1490 – Venise, 1562)…« …
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Le cardinal de Ferrare Hippolyte II d’Este (1509 – 1572),
Adriaen Willaert (1490 – 1562),
Matthias Werrecore (1500 – 1574),
Pierre Cadéac (1505 – 1564) :
autant de noms de compositeurs et de mécénes mélomanes contemporains les uns des autres qui lient entre elles les cités de Ferrare, Milan et Auch…
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À suivre…
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Ce mercredi 16 août 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa
