Étiquette : Ciboure

  • Pour faire un point un peu clair sur ma présente recherche sur les cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel

    C’est la lecture de la passionnante Correspondance de Maurice Ravel
    _ homme éminemment discret et pudique, au delà du génial compositeur qu’il est d’abord pour nous, par la présence intense, sobre et noble de sa musique _
    telle que vient de la publier, superbement, Manuel Cornejo,
    qui m’a fait entreprendre des recherches sur les cousinages de Maurice Ravel à Ciboure ;
    …
    mais aussi à Saint-Jean-de-Luz,
    une fois que j’ai pris conscience du cousinage _ au troisième degré _ de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937)
    avec la luzienne Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 15 juin 1968) ;
    …
    et cela à partir des qualifificatifs de « cousine » et « cousin »
    que j’ai découvert employés dans leurs lettres respectives
    de 1910 _ à propos de condoléances de Maurice Ravel à Magdeleine Hiriart-Gaudin pour le décès de son mari Charles Gaudin, disparu le 13 septembre 1910 sur le fleuve Congo _
    et 1914 _ à propos de l’annonce par Magdeleine à Maurice du double décès (au front) de ses deux beaux-frères, frères de son mari Charles : Pierre (Saint-Jean-de-Luz, 7 février 1878 – Oulches-Hurtebise, 12 novembre 1914) et Pascal Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 31 mars 1883 – Oulches-Hurtebise, 12 novembre 1914).
    …
    …
    J’ai désiré comprendre sur quoi ces qualificatifs _ que j’ai pris au sérieux _ pouvaient bien se fonder….
    …
    …
    D’autant que j’avais commencé à établir la généalogie
    _ complexe, du fait de ses ombres et « trous«  ; et bien méconnue, même depuis les travaux pionniers de Jean-Noël Darrobers _
    de la famille cibourienne des Delouart,
    depuis Gratien Delouart (1748 – 1798) jusqu’à aujourd’hui.
    …
    Inutile de préciser que bien des données continuent de me manquer…
    …
    …
    Mais j’ai compris qu’avaient existé, né(e)s à Ciboure, trois Marie _ ou Marie-Baptiste, au moins pour les deux premières d’entre elles _ Delouart (plus un frère : Jean Delouart)
    issu(e)s du mariage (le 28 janvier 1778, à Ciboure) de Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798) et son épouse Sabine Laxague (c. 1758 – après 1823 _ sans plus de précision _) :
    les racines communes à ces divers cousins.
    …
    …
    La première de ces trois Marie Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855), 
    est l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel 
    et la mère, aussi, de Gachucha Billac (15 mai 1824 – avant 1916 _  sans plus de précision ; et j’ignore à ce jour la date de son décès _), la chère grand-tante (et marraine) du compositeur ;
    …
    la seconde de ces trois Marie Delouart (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842), 
    est la mère des deux _ sœurs _ Marie Etcheverry :
    la première Marie Etcheverry (Saint- Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850), couturière, épouse (à Saint-Jean-de-Luz le 10 novembre 1846) de Jean-Baptiste Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 10 avril 1816 – Saint-Jean-de-Luz, 24 septembre 1859), tonnelier ; 
    et la seconde Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 20 novembre 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 30 novembre 1900), modiste, épouse (à Saint-Jean-de-Luz, le 27 août 1851) de Bernard Dargaignaratz (Saint-Jean-de-Luz, 17 juin 1815 – Le Hâvre, 29 janvier 1862), maître au cabotage ;
    …
    ainsi qu’elle est _ cette seconde Marie Delouart-là _ l’arrière-grand-mère de la grand-mère paternelle de Maylen Gaudin-Lenoir : Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 15 juin 1968) ;
    …
    et aussi la grand-mère maternelle de la « tante Clotilde » Dargaignaratz-Zozaya (Saint-Jean-de-Luz, 6 mars 1860 – Urrugne, 26 février 1943) _ l’amatrice de piano et collectionneuse de pianos ; qui, à sa mort, prit soin de léguer l’un de ses pianos au petit-fils de son cousin Dominique Hiriart, Edmond Gaudin et son épouse Angela _,
    …
    qui était, elle, la cousine germaine de l’arrière-grand-père de Maylen Gaudin-Lenoir : Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – entre 1926 et 1929
    _ j’ignore jusqu’ici la date de son décès : entre avril 1925 (une médaille lui est alors décernée) et juillet 1932 (il est décédé lors du décès de son épouse-veuve, Marianne Imatz-Hiriart, le 9 juillet 1932, ou plus probablement, juillet 1929… ;
    je note aussi que lors de son mariage avec Marianne Imatz, le 3 juin 1874, à Saint-Jean-de-Luz, Dominique Hiriart est indiqué comme de profession « menuisier«  ;
    alors qu’au mariage, à Ciboure le 20 août 1890, de ses cousins Paul et Nicolasse Goyenague, pour lequel fait partie des quatre témoins, l’acte d’état civil le mentionne cette fois comme « commerçant« , à Saint-Jean-de-Luz ;
    plus tard, en 1925, quand lui est décernée une médaille d’or pour services rendus aux œuvres de prévoyance sociale, le Journal officiel de la République du 9 avril 1925 (page 3605), le mentionne comme « administrateur«  de la succursale à Saint-Jean-de-Luz de la Caisse d’Épargne de Bayonne ; et quatre ans auparavant (Journal officiel du 26 juillet 1921), lui avait été décernée une médaille de bronze pour services rendus à la mutualité, au titre de vice-président de la société de secours mutuel Saint-Jean, à Saint-Jean-de-Luz ;
    je note cependant qu’au mois de juillet 1929, aux cérémonies d’un mariage un peu mondain à Saint-Jean-de-Luz (celui de Mayi Elissague et Louis Lebrun), une « Madame Hiriart«  est citée par la Gazette locale comme figurant parmi l’assistance, sans un « Monsieur Hiriart«  qui l’aurait accompagnée : Marianne Imatz-Hiriart était-elle alors déjà veuve  ?.. Probablement… ;
    …
    je me permets de mettre ici l’accent sur la personne de Dominique Hiriart, car c’est bien lui qui, par son ascendance (les Delouart, via le mariage de sa mère la seconde Marie Delouart avec son père Jean Etcheverry) et sa descendance (les Gaudin, via le mariage de sa fille Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin), nous offre le maillon décisif (et non reconnu jusqu’ici par les rares auteurs qui se sont un peu intéressés aux liens familiaux de Maurice Ravel) permettant de justifier la parenté effective des actuels descendants Gaudin et Lenoir à Saint-Jean-de-Luz avec les ancêtres Delouart de Ciboure, dont descend aussi, et là c’est très clairement connu, Maurice Ravel... _) ;
    …
    et la troisième de ces trois Marie Delouart (Ciboure, 17 août 1786 – ? _ elle vivait encore en 1856 ; et est peut-être décédée en 1872 _), 
    est la mère de Simon Goyenague (Ciboure, 22 novembre 1821 – Ciboure, 18 novembre 1890), marin ;
    lequel est le presque parrain _ le 13 mars 1875, à l’église Saint-Vincent, de Ciboure _ de Maurice Ravel ;
    ainsi que la grand-mère paternelle de Paul Goyenague (Ciboure, le 19 août 1859 – Ciboure, le 8 mars 1929), capitaine au long cours, qui fut _ durablement : au moins du 10 mai 1908 au 17 mai 1925 _ conseiller municipal de Ciboure ; et qui fut aussi capitaine de port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure _ poste pour lequel il put faire valoir ses droits à la retraite le 1er décembre 1925 _ : une personnalité cibourienne _ que Maurice Ravel a pu rencontrer à Ciboure…
    …
    D’ailleurs, dans sa lettre _ un document singulièrement important pour nous ! _ à son amie Marie Gaudin, du 22 juin 1911 (à la page 266 de la Correspondance), Maurice Ravel songe, parmi les divers propriétaires de logements possibles, à Ciboure, c’est spécifié (et pas à Saint-Jean-de-Luz !), pour sa mère, son frère Edouard et lui-même, les trois mois d’été qui viennent, à choisir plutôt divers parents cibouriens siens, dont, précisément « les Goyenague«  (au pluriel) ;
    et cela pour des raisons de commodité, surtout pour sa cibourienne de mère… :
    « Nous préférerions _ voilà ! _ que ce soit chez des parents. Les repas pris en commun seraient moins embêtants que chez des étrangers.
    Cherchez donc pour commencer chez Sabadin _ Sabine _ Quinior, si elle vit encore ; chez Eslonta _ Etiennette _ Maicourné (c’est comme ça que ça s’écrit ?) _ qui peuvent-elles donc être ?.. Le mystère résiste pour le moment…  _, chez Marie-Dominique Anchochoury ; chez les Goyenague… _ voilà ! _ ou bien autre part« .
    Marie Delouart-Ravel n’oublie certes pas ses parents-cousins cibouriens…
    Au final, ce sera chez les Anchochoury, sur le Quai.
    …
    Quant au dernier né de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague, 
    Jean Delouart (Ciboure, le 27 août 1788 – Ciboure, 1872), marin lui aussi,
    il eut de son épouse Marguerite Larrea (Ciboure, le 18 décembre 1798 – Ciboure, le 30 septembre 1844) au moins trois enfants :
    Sabine Delouart (née à Ciboure le 24 juin 1825), épouse (à Ciboure, le 12 août 1852) de Bernard Cerciat (Ciboure, le 18 octobre 1824 – Ciboure, le 9 mars 1868) ;
    Marie Delouart (née à Ciboure, le 30 juin 1827), épouse (à Ciboure, le 21 décembre 1853) de Guilhen Etchepare (né à Ciboure le 8 juillet 1826) _ à ce jour j’ignore s’ils eurent une descendance, et, si oui, quelle elle est _  ;
    et Jean Delouart (né à Ciboure en 1833), époux (à Ciboure, le 13 novembre 1861) de Dominique Etchepare (née à Ciboure en 1831), et marin, lui encore _ à ce jour j’ignore également si ce couple eut une descendance, et, si oui, quelle elle est.
    …
    …
    Bien sûr, il est délicat de venir jeter ainsi un œil sur la généalogie d’une famille qui n’est pas la sienne.
    …
    Mon but est simplement de connaître et éclairer un peu mieux les cousinages (basques) de Maurice Ravel, 
    lui qui aimait tant les paysages de sa terre natale ; et dont j’aime tant la musique.
    …
    Découvrir un peu mieux l’ancrage familial
    _ même un peu lointain, pour lui, qui consacrait le plus clair de son temps, ici, à la musique (mais aussi à la baignade et à des promenades) _,
    d’un génie aussi singulier que Maurice Ravel,
    me paraît passionnant…
    …
    …
    Voilà.
    …
    …
    Ce mercredi 29 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Les blancs questionnants de la mémoire familiale des cousins luziens de Maurice Ravel : pour continuer à progresser dans la recherche…

    Continue, bien sûr, de me travailler _ et en attendant que je joigne la petite-fille de Magdeleine Hiriart-Gaudin _
    la question de l’ignorance _ a priori assez étonnante ! _ de la part des présents enfants Gaudin
    de leur parenté on ne peut plus effective _ via les Hiriart et les Etcheverry (et d’abord via Magdelaine Hiriart-Gaudin : chaînon crucial de la descendance luzienne des Delouart cibouriens !) _ avec Maurice Ravel.
    …
    …
    Peut-être est-ce en partie dû, aussi, au fait de la force de rayonnement, au sein de leur famille, de l’amitié de Maurice Ravel avec Marie (1879 – 1976) et Jane Gaudin (1880 – 1979) ;
    et leur correspondance connue.
    …
    …
    Qui aurait pensé aller chercher quelque cousinage que ce soit
    du côté des Hiriart ?..
    _ sauf à lire, mais qui en a eu connaissance jusqu’à présent ?, avec la plus vigilante attention l’intégralité, et dans les plus petits détails, de cette correspondance publiée !
    …
    …
    Et, qui plus est avec celui qui était perçu d’abord comme le petit-neveu de la domestique-gouvernante des enfants Gaudin, Gachucha Billac ?..
    …
    …
    Ce cousinage Hiriart-Ravel échappait-il déjà aux belle-sœurs Gaudin, Marie et Jane, de Magdeleine ?
    C’est peu vraisemblable. Magdeleine Hiriart-Gaudin était leur belle-sœur.
    …
    …
    Mais quelle position occupait la belle-sœur – depuis le 28 janvier 1901… – Magdeleine
    _ veuve, en septembre 1910, de Charles Gaudin, l’aîné (1875 – 1910) de la fratrie des sept enfants d’Edmond Gaudin (1844 – 1920) et son épouse Annette Bibal-Gaudin (1845 – 1936)… _ 
    au sein de la configuration familiale des Gaudin ? Cela reste à creuser…
    …
    …
    Et je suis donc curieux d’en apprendre un peu plus sur les liens ayant pu exister,
    tout au long de leurs vies durant,
    entre Maurice Ravel
    et Magdeleine Hiriart-Gaudin (nés à quatre jours, au mois de mars 1875, et quelques centaines de mètres, d’intervalle ! un peu plus que la largeur du port de Saint-Jean-de-Luz – Ciboure…)
    _ Maurice (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937) et Magdeleine (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – 15 juin 1968) _ ;
    ainsi qu’avec Edmond, le fils unique de Magdeleine et Charles Gaudin (qui leur était né, à Saint-Jean-de-Luz, le 30 mai 1903 _ et décèdera le 28 décembre 1988 _)…
    …
    Nulle correspondance entre Maurice Ravel et Edmond Gaudin n’étant accessible jusqu’ici, semble-t-il…  
    …
    …
    En remontant plus haut dans la galaxie familiale,
    il faut dire que le père de Magdeleine Hiriart, Dominique Hiriart (né à Saint-Jean-de-Luz le 28 janvier 1849),
    était très jeune (un an et onze mois !) lors du décès de sa mère, née Marie Etcheverry (et fille de la seconde Marie Delouart), le 28 décembre 1850, à Saint-Jean-de-Luz.
    De même, aussi, qu’au moment du décès, à Saint-Jean-de-Luz, de son père, Jean-Baptiste Hiriart, le 24 septembre 1859 : 10 ans et 8 mois.
    …
    …
    Le principal lien de Dominique Hiriart avec la mémoire familiale (maternelle) des Etcheverry
    était cependant représenté par la tante maternelle de Dominique,
    en la personne de la sœur cadette de sa mère, je veux dire la seconde Marie Etcheverry (épouse Dargaignaratz), qui décèdera, à Saint-Jean-de-Luz, le 20 novembre 1900 :
    Dominique Hiriart avait alors presque 51 ans. Et sa fille Magdeleine Hiriart (née à Saint-Jean-de-Luz le 11 mars 1875), avait 25 ans.
    Puis, la fille de cette seconde Marie Etcheverry et de Bernard Dargaignaratz : Marie-Clotilde Dargaignaratz, épouse _ le 22 novembre 1905 _ de l’urrugnar Martin Zozaya ; elle décèdera à Urrugne le 26 février 1943…
    …
    …
    Qu’a donc connu Magdeleine Hiriart-Gaudin de l’histoire familiale cibourienne des Etcheverry-Delouart ?
    Et qu’en a-t-elle narré à son fils Edmond et ses petits-enfants Charles-Paul et Maylen ? 
    …
    …
    Au moins est-il à retenir que Magdeleine et Maurice connaissaient parfaitement, eux, leur propre cousinage ! Ce n’est pas rien.
    …
    …
    Même si en sa vieillesse Magdeleine (qui décède le 15 juin 1968) demeura, semble-t-il _ ce que me confie Madame Maylen Gaudin – Lenoir _  muette sur le sujet de ce cousinage sien
    _ elle qui était d’un tempérament plutôt volubile et aimable, se souvient sa petite-fille _, 
    avec ses petits enfants, Charles-Paul et Maylen…
    Cela aussi est à creuser…
    …
    …
    La cousine Clotilde Dargaignaratz (née à Saint-Jean-de-Luz le 6 mars 1860) avait, elle, 40 ans au décès de sa mère, Marie Etcheverry-Dargaignaratz (elle-même âgée de 76 ans), le 20 novembre 1900, à Saint-Jean-de-Luz – celle-ci étant alors la directrice de l’hôpital de Saint-Jean-de-Luz…
    …
    …
    Je relève toutefois qu’au mariage de Dominique Hiriart et Marianne Imatz, le 3 juin 1874, à Saint-Jean-de-Luz,
    en l’absence des deux parents Marie Etcheverry et Jean-Baptiste Hiriart, déjà décédés, du marié,
    celui-ci est assisté de sa tante maternelle, Marie Etcheverry, veuve Dargaignaratz…
    C’est tout à fait intéressant.
    Celle-ci demeura donc proche de la famille de son neveu Dominique Hiriart.
    …
    …
    Et en relisant mes articles précédents, ainsi que la documentation afférente,
    je découvre ceci,
    concernant le mariage à Ciboure, le 20 août 1890, de Pierre-Paul Bernard Goyenague avec sa cousine Nicolasse Goyenague :
    …
    que figure parmi les quatre témoins de ce mariage, à Ciboure,
    Dominique Hiriart, cousin au second degré des deux mariés :
    …
    « Dominique Hiriart, commerçant _ il n’est plus dit « menuisier« , et pas encore, non plus, « administrateur de la succursale de Saint-Jean-de-Luz de la Caisse d’Epargne de Bayonne« … _, âgé de 41 ans _ il est né en effet le 28 janvier 1849 à Saint-Jean-de-Luz _, domicilié à Saint-Jean-de-Luz« .
    …
    Dominique Hirtart – né en 1849 – est le petit-fils de la Marie-Baptiste n° 2 (née en 1784 et épouse de Jean Etcheverry) , alors que les mariés, Pierre-Paul Goyenague – né en 1954 – et sa cousine Nicolasse Goyenague – née en 1864 – , sont les petits-enfants de la Marie Delouart n° 3 (née en 1786 et épouse de Michel Goyenague).
    Alors que de la même génération qu’eux, est la désormais parisienne Marie Delouart, épouse de Pierre-Joseph Ravel, petite-fille, elle, de la Marie Delouart n° 1, née en 1782… 
    …
    …
    Les liens de cousinages
    entre les descendants cibouriens ainsi que luziens de Gratien Delouart, et de ses quatre enfants (les trois Marie Delouart _ épouses Billac, Etcheverry et Goyenague _ et leur frère Jean Delouart),
    demeuraient donc très vivants !
    …
    …
    Comment Marie Delouart-Ravel aurait-elle pu complètement s’en exclure ?..
    Sinon par le fait qu’elle vivait désormais à Paris, et n’écrivait pas de lettre elle-même, étant analphabète… 
    …
    …
    De même, il faut souligner encore, que la fille de Marie Etcheverry-Dargaignaratz, Clotilde Dargaignaratz-Zozaya – née en 1857 – ,
    demeura proche de la famille de son cousin Dominique Hiriart – né en 1849 – :
    …
    proche de l’épouse Marianne Imatz-Hiriart de son cousin-germain Dominique Hiriart,
    proche de leur fille Magdeleine Hiriart-Gaudin – née en 1875 – ,
    et proche de leur petit-fils Edmond Gaudin – né en 1903 – ,
    …
    auquel elle offrit un de ses pianos _ peut-être à l’occasion du mariage de celui-ci, en 1935 ;
    non, elle le laissa en héritage à son épouse et lui, lors de son décès, en 1943,
    à bien entendre le témoignage de la petite-fille d’Edmond Gaudin…
    Edmond Gaudin étant son plus proche parent…
    …
    …
    Qu’a-t-il donc pu se transmettre,
    via cette seconde Marie Etcheverry (épouse Dargaignaratz ; et luzienne),
    puis via sa fille Clotilde (épouse et veuve Zozaya),
    de la mémoire cibourienne de la famille Delouart ?
    …
    …
    Pour quelles raisons, déjà,
    la seconde Marie Delouart et son mari Jean Etcheverry (fils naturel de Jeanne Curutchet), tous deux cibouriens,
    se marièrent-ils à Saint-Jean-de-Luz (le 17 août 1814) et s’y installèrent-ils,
    à la différence du reste de la maisonnée cibourienne des Delouart ?..
    Étaient-ils donc fâchés avec le reste de leur famille Delouart demeurée à Ciboure ?
    …
    Pas tout à fait, puisque Dominique Hiriart passa de l’autre côté de l’estuaire de la Nivelle, le 20 août 1890, pour faire office de témoin, à la mairie de Ciboure, à ses cousins Pierre-Paul et Nicolasse Goyenague, à leur mariage…
    …
    …
    Et quels liens entretinrent, ou pas, les deux Marie Etcheverry luziennes (nées, à Saint-Jean-de-Luz, en 1817 et 1824)
    avec leurs cousins germains cibouriens, issus, eux aussi, des Delouart :
    … 
    Sabine Delouart (née à Ciboure en 1809),
    Gachucha Billac (née à Ciboure en 1819 _ j’ignore la date et le lieu de son décès : probablement avant 1916 : Maurice Ravel parlant d’elle alors au passé, en une lettre à Marie Gaudin, en date du 20 septembre 1916 (« Je suis assez mal fichu. plus de deux semaines de dysenterie. (…) J’ai voulu réaliser le vœu de ma pauvre tante Gachucha, qui souhaitait mourir d’une indigestion de melon. Je m’en suis fourré pendant trois jours, avec accompagnement de tomates crues, le tout additionné d’eau contaminée. Me voici depuis 5 jours couché dans ma chambre, avec la perspective d’être trransporté à l’hôpital« ) : Engrace-Gachucha Billac est décédée à Saint-Jean-de-Luz le 17 décembre 1902, au domicile des Gaudin, dont elle était la domestique-gouvernante des enfants…  _),
    Simon Goyenague (né à Ciboure en 1821),
    Jacques Goyenague (né à Ciboure en 1822)
    et Marie Goyenague (née à Ciboure en 1827, et épouse en 1850, à Ciboure, de Martin Passicot _ né en 1824, à Ciboure _),
    Sabine Delouart (née à Ciboure en 1825, et épouse, en 1852, à Ciboure, de Bernard Cerciat),
    Marie Delouart (née à Ciboure en 1827, et épouse, en 1853, à Ciboure, de Guilhen Etchepare _ né en 1826, à Ciboure _)
    et Jean Delouart (né à Ciboure en 1833)…
    …
    …
    A la génération suivante, les cousins cibouriens seront, entre autres,
    Marie Delouart (née à Ciboure en 1840, et épouse, à Paris, de Joseph-Pierre Ravel _ né à 1832, à Versoix, en Suisse _),
    Pierre-Paul Goyenague (né à Ciboure en 1859) et son épouse (en 1890, à Ciboure), et aussi cousine, Nicolasse Goyenague (née à Ciboure en 1864),
    11 enfants Passicot (nés de 1851, pour l’aîné, Jean-Martin, né à Ciboure, et 1855, pour le second, Juan Tomas, né à Buenos Aires, à 1873, pour le onzième et dernier, Francisco, né à Las Lomas de Zamora ; et tous vivant en Argentine),
    Jean-Baptiste Cerciat (né à Ciboure en 1854),
    Jean Cerciat (né à Ciboure en 1859),
    et peut-être quelques autres Cerciat,
    ainsi que peut-être quelques Etchepare,
    parmi ceux que j’ai à ce jour repérés…
    …
    …
    Voilà quelques questions que je me pose
    sur ces cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel.
    …
     A suivre…
    …
    Je joindrai prochainement la petite-fille de Magdeleine Hiriart-Gaudin, Maylen Gaudin-Lenoir…
    …
    …
    Ce mardi 28 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • De petites corrections sur le parcours de ma recherche sur les cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel

    Ce jeudi 16 mai 2019,

    je me suis employé à reprendre-corriger

    sur quelques données factuelles mieux comprises

    le parcours de ma recherche,

    en sept étapes jusqu’ici,

    du dimanche 17 mars, pour mon article de départ,

    jusqu’au lundi 13 mai, mes dernières découvertes pour le moment,

    à propos des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel ;

    …

    même si j’ai bien conscience

    que cette recherche peut apparaître comme très éloignée

    du principal :

    le parcours de création musicale du compositeur.

    …

    Mais il m’a simplement semblé

    que mon attention-curiosité

    était à même de faire un peu progresser cette connaissance-là

    _ non centrale, certes.

    …

    …

    J’ai donc repris

    en les relisant très soigneusement _ j’ai failli écrire impitoyablement _,

    et en corrigeant systématiquement

    ce qui m’apparaît désormais comme des erreurs

    dues à mes ignorances de départ,

    au vu de ce que j’ai pu découvrir et apprendre, pas à pas,

    au fil de mes recherches.

    …

    …

    Chacun des 7 articles

    a donc été repris, et rectifié,

    sur les éléments qui clochaient

    _ souvent en anticipant même un peu (mais pas trop !) sur mes découvertes futures ;

    que j’annonçais, ou préparais, un peu ainsi.

    …

    Ainsi ai-je pu découvrir, surtout,

    qu’avaient existé trois sœurs nommées Marie Delouart ;

    et que la seconde d’entre elle avait eu deux filles,

    nommées toutes deux Marie Etcheverry

    _ éléments biographiques laissés jusqu’ici dans le noir, me semble-t-il…

    …

    …

    J’ai compris aussi

    que Maurice Ravel avait pu personnellement souffrir

    _ sans rien en dire, ni surtout jamais se plaindre si peu que ce soit _,

    et cela toute sa vie durant

    _ pas seulement en ses débuts de musicien _,

    et malgré son incomparable réussite _ absolument extraordinaire _ de créateur _ génial ! _,

    de la faiblesse du statut social _ et économique _

    hérité de plusieurs générations d’ancêtres cibouriens _ et surtout cibouriennes _ ;

    …

    et c’était, bien sûr, avant les retombées des royalties de son Boléro

    _ dont a pu profiter, bien plus tard, son frère Edouard ;

    ainsi que les invraisemblables héritiers de celui-ci…

    …

    Pas de maison-villa à soi _ et ayant pignon sur rue _ à Saint-Jean-de-Luz.

    D’où un constant souci de prévoir un peu où il pourrait aller résider un moment

    en ses vacances basquaises….

    …
    …

    Voici donc cette série de sept articles,

    revus et corrigés

    en fonction des avancées et découvertes progressives

    de ma recherche,

    et dans le flux de leur histoire :

    …

    …

    …

    Bien sûr,

    les lire in extenso, et dans la foulée,

    demande du temps

    et de la patience…

    …

    Mais c’est là le rythme de la recherche ;

    ainsi que le mouvement de sa dynamique,

    …

    et de la sérendipité…

    …

    Et j’essaie d’être toujours le plus précis possible…

    …

    …

    J’ai encore pas mal de progrès _ et nouvelles découvertes _

    à réaliser…

    …

    C’est bien sûr excitant !

    …
    …
    Ce jeudi 16 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un éclairage sur le cousinage luzien Hiriart-Gaudin de Maurice Ravel

    Voici que
    continuant à rechercher les diverses parentés cibouriennes et luziennes des familles Ravel-Delouart et Hiriart-Gaudin-Bibal
    _ je viens, ainsi, de relire très attentivement le très intéressant Ravel _ Portraits basques, du cher Étienne Rousseau-Plotto… _ ,
    …
    je viens de découvrir _ et c’est indépendant de cette re-lecture ; simplement, continue de me travailler la question des divers cousinages basques de Maurice Ravel, tant à Ciboure qu’à Saint-Jean-de-Luz, aussi… _ que la Marie Delouart n°2 _ cf mon article du 12 avril dernier :  _
    (née à Ciboure le 17 juin 1784
    _ celle-ci était la seconde des quatre enfants de Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798) et son épouse (leur mariage eut lieu à Ciboure le 28 janvier 1778) Sabine Laxague (Ciboure, 1758 – Ciboure, 24 novembre 1752 – Ciboure, après 1823 – 27 février 1845 – (ajout du 9 juillet 2025) : Sabine Laxague était présente au mariage, à Ciboure, le 30 avril 1823, de son fils Jean Delouart (né le 27 août 1788) avec Marguerite Larrea, née le 18 décembre 1798 et qui décèdera le 30 septembre 1844 ; Jean Delouart survivant à son épouse jusqu’en 1872 – il est décédé le 23 septembre 1872 (ajout du 9 juillet 2025) :
    soient, parmi ces quatre enfants Delouart, trois Marie (ou Marie-Baptiste) et un Jean, né(-e)s, tous à Ciboure, respectivement le 29 juin 1782, le 17 juin 1784, le 17 août 1786 et le 27 août 1788… _
    …
    et décédée à Saint-Jean-de-Luz le 3 janvier 1842),
    qui avait épousé à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814 le marin cibourien Jean Etcheverry
    (né à Ciboure _ le 6 août 1886 : alors qu’il a déclaré avoir 34 ans le jour de son mariage à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814 ; j’ai découvert sa date de naissance réelle dans un document officiel d’attribution de pension destiné à sa veuve, en date du 18 novembre 1842 ; sa veuve qui venait de décéder, à Saint-Jean-de-Luz, le 3 janvier 1842 ! soit à peine un mois et demi après son mari _, fils naturel de Gana Curutchet, et décédé au large d’Hendaye _ probablement noyé _ la nuit du 14 au 15 novembre 1841)
    …
    n’avait pas eu de son mari qu’une seule fille se nommant Marie Etcheverry,
    mais _ au moins… je deviens plus prudent… _ deux :
    …
    j’avais réussi jusqu’ici à identifier une première Marie Etcheverry _ en fait née la seconde, nous allons le constater ! _ :
    …
    Marie Etcheverry (laquelle épousera à Saint-Jean-de-Luz le 27 août 1851 le luzien Bernard Dargaignaratz, maître au cabotage, né à Saint-Jean-de-Luz le 17 juin 1815, et fils de Martin Dargaignaratz, officier de marine),
    née le 20 novembre 1824 à Saint-Jean-de-Luz, où s’étaient installés ses parents, le marin Jean Etcheverry et son épouse Marie-Baptiste Delouart 2, cibouriens de naissance…
    …
    Cette Marie Etcheverry épouse Dargaignaratz décèdera, veuve, à Saint-Jean-de-Luz le 30 novembre 1900 (elle était directrice de l’hôpital de Saint-Jean-de-Luz  et son mari Bernard Dargaignaratz était décédé au Hâvre le 29 janvier 1862).
    Elle et son mari Bernard Dargaignaratz _ après avoir eu en 1855 une fille aînée, Gracieuse, décédée célibataire, à l’âge de 24 ans, à Urrugne, le 16 avril 1879  _ ont eu une fille, Marie-Clotilde Dargaignaratz, née à Saint-Jean-de-Luz le 6 mars 1860, qui décèdera, veuve, à Urrugne le 25 février 1943 ; celle-ci avait épousé _ tardivement _ à Urrugne le 22 novembre 1905 Martin Zozaya, né à Urrugne le 1er août 1856, et qui décèdera à Urrugne le 5 Avril 1932 _ les nouveaux époux étaient âgés respectivement de 45 et 49 ans ; ils n’ont pas eu d’enfant. Maurice Ravel aurait fort bien pu connaître ces cousins urrugnars… D’autant que cette Clotilde, épouse Zozaya, excellente pianiste, collectionnait les pianos ; et c’est ainsi qu’à son décès, en 1943, elle en légua un à ses cousins Geudin ‘ajout du 9 jullet 2025)… 
    …
    …
    Voilà donc qui enrichit un peu notre panorama des cousins cibouro-luziens et urrugnars de Maurice Ravel, côté maternel.  
    …
    …
    Or voici que je viens de découvrir maintenant _ et c’est très éclairant pour ma recherche sur ces cousinages cibouro-luziens ravéliens ! _ que
    Jean Etcheverry _ fils de Gana Curutchet _ et son épouse Marie (ou Marie-Baptiste _ cela dépend des actes administratifs ! _) Delouart _ la seconde (ou n° 2)  des trois sœurs nommées ainsi Marie (ou Marie-Baptiste) Delouart, filles de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague… _
    étaient déjà parents, en 1824, d’une première Marie Etcheverry,
    née elle aussi à Saint-Jean-de-Luz, mais le 21 juin 1817, celle-ci _ soit sept ans avant sa sœur prénommée elle aussi Marie.
    Ils avaient aussi eu un garçon, Jean-Baptiste, décédé à Saint-Jean-de-Luz (rue Serpente, n°4) le 26 septembre 1819 à l’âge de cinq ans (il était né à Saint-Jean-de-Luz le 15 juin 1815)…
    …
    …
    Or il se trouve que cette première Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850 _ elle décède des suites des couches de son troisième enfant, Jean-Charles Hiriart, né une semaine plus tôt, le 20 décembre 1850 _),
    et fille aînée de la seconde Marie-Baptiste Delouart
    (la sœur cadette de la première Marie-Baptiste Delouart, la mère de Sabine Delouart, et grand-mère de la Marie Delouart épouse Ravel, la mère de Maurice)
    épousera, âgée alors de 29 ans, à Saint-Jean-de-Luz le 10 novembre 1846, Jean-Baptiste Hiriart, tonnelier, et âgé de 30 ans
    (celui-ci est né à Saint-Jean-de-Luz, le 10 avril 1816, et est décédé, à Saint-Jean-de-Luz, à l’âge de 43 ans, le 24 septembre 1859) ;
    lui-même était fils de feu Étienne Hiriart, cordonnier et luzien, 
    né à Saint-Jean-de-Luz le 13 mai 1784, et décédé à Saint-Jean-de-Luz, à l’âge de 39 ans, le 10 août 1823 ; et qui avait épousé à Saint-Jean-de-Luz le 7 juin 1815 Françoise Berduqueu _ ou Verduco : son frère Alexandre fit fortune en Argentine, et revint à Saint-Jean-de-Luz, où il reprit son nom français _, née à Bidart le 5 juillet 1789.
    Étienne Hiriart, cordonnier, était le fils de Michel Hiriart, lui aussi cordonnier et luzien, né en 1744 et décédé le 23 février 1814, à Saint-Jean-de-Luz _ Grand’ Rue, n° 61 _, et de Marie Duhamel).
    …
    …
    Jean-Baptiste Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 10 avril 1816 – Saint-Jean-de-Luz, 24 septembre 1859)
    et son épouse (le mariage avait eu lieu à Saint-Jean-de Luz le 10 novembre 1846) Marie Etcheverry n°1 (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850) auront trois enfants _ luziens _ de sexe masculin :
    …
    _ Charles Hiriart (né à Saint-Jean-de-Luz le 4 novembre 1847, mais décédé à l’âge de 1 an et 9 mois, le 8 août 1849 à Saint-Jean-de-Luz, Grand’ Rue n° 67)
    _ Dominique Hiriart (né à Saint-Jean-de-Luz le 28 janvier 1849)
    _ et Jean-Charles Hiriart (né à Saint-Jean-de-Luz le 20 décembre 1850) : sa mère née Marie Etcheverry décédant une semaine plus tard, le 27 décembre 1850, des suites de cet accouchement.
    …
    Dominique Hiriart, âgé de 25 ans le jour de son mariage, et menuisier, épousera à Saint-Jean-de-Luz le 3 juin 1874 Marie Dimatz (dite Imats), née à Saint-Jean-de-Luz le 28 octobre 1845,
    fille de Raphaël Dimatz, charpentier, décédé à Saint-Jean-de-Luz le 27 janvier 1869, et de Madeleine Harispe, née en 1804 _ je souligne ce prénom.
    Et je remarque que, ce 3 juin 1874, la seconde Marie Etcheverry, alors veuve _ depuis le 29 janvier 1862 _ Dargaignaratz  _ elle est née à Saint-Jean-de-Luz le 20 novembre 1824 et décèdera à Saint-Jean-de-Luz le 30 novembre 1900 _, assistera son neveu Dominique Hiriart à cette cérémonie de mariage, les parents du marié, soient Jean-Baptiste Hiriart et la première Marie Etcheverry, étant alors tous deux déjà décédés _ le 24 septembre 1859, pour Jean-Baptiste Hiriart, et le  27 décembre 1850, pour la première Marie Etcheverry. Les liens familiaux demeuraient puissants en cette famille Hiriart-Etcheverry-Delouart…
    …
    Et Jean-Charles Hiriart, maître bottier, âgé de 26 ans le jour de son mariage, épousera à Saint-Jean-de-Luz le 30 juin 1877 Marie Arramendy, née à Saint-Jean-de-Luz le 18 décembre 1858,
    fille de Pascal Arramendy, charcutier, alors âgé de 52 ans, et de Ramona Irazabal, née en 1826.
    …
    …
    Or il se trouve que Magdeleine Hiriart, la future épouse de Charles Gaudin _ l’aîné (1875 – 1910) des sept enfants de Saint Martin Edmond Gaudin et son épouse Annette Bibal ; leur mariage a eu lieu à Saint-Jean-de-Luz le 28 janvierer 1901 _, est née le 11 mars 1875, soit neuf mois et une semaine après le mariage de Dominique Hiriart et Marie Dimatz… 
    …
    …
    Si je n’ai pas pu à ce jour identifier formellement le lien de parenté précis _ administrativement _ entre les cibouriens Delouart-Ravel et les luziens Hiriart-Gaudin _ les Gaudin étant à l’origine eux aussi cibouriens : ainsi Martin Gaudin, tonnelier (né à Ciboure le 9 octobre 1788 et décédé à Saint-Jean-de-Luz le 22 avril 1864, le père d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920, rue Gambetta n°41) et grand-père de Charles, Marie et Jane Gaudin ; ainsi Martin Gaudin, donc, était-il né à Ciboure, fils des cibouriens Vincent Gaudin et son épouse Placide Etchenique ; et c’est par son mariage à Saint-Jean-de-Luz le 26 janvier 1831 avec la luzienne Catherine Goyetche (née à Saint-Jean-de-Luz le 13 août 1799, fille de Martin Goyetche, forgeron, et Catherine Olivier) que Martin Gaudin devint luzien ; et il décèdera à Saint-Jean-de-Luz, Grand’ Rue n°4, le 22 avril 1864 _,
    …
    il me semble que se confirment _ et la preuve formelle va venir très vite ! _ les raisons de fond justifiant que
    les liens épistolaires _ et doivent exister encore bien d’autres lettres d’entre eux deux ; certaines semblant avoir été dérobées en 1975, au moment des célébrations du centième anniversaire de la naissance à Ciboure, le 7 mars 1875, de Maurice Ravel… _ entre Magdeleine Hiriart-Gaudin et Maurice Ravel
    sont bien de l’ordre d’un très effectif cousinage,
    via la descendance luzienne de la première Marie Etcheverry (née à Saint-Jean-de-Luz le 21 juin 1817) et la seconde Marie-Baptiste Delouart, sa mère (née à Ciboure le 17 juin 1784), côté Hiriart-Gaudin.
    …
    …
    Mieux,
    s’éclaire aussi l’étroitesse du lien entre les Delouart-Billac de Ciboure, et les Hiriart-Gaudin-Bibal de Saint-Jean-de-Luz…
    …
    À commencer par la proximité entre la cibourienne Marie Delouart-Ravel (1840 – 1917) et la maisonnée luzienne Dupous-Bibal-Gaudin du 41 Grand-Rue (puis rue Léon Gambetta),
    non seulement via Gachucha Billac, d’abord, en effet,
    mais aussi, ensuite, via Magdeleine Hiriart, à partir de son mariage avec Charles Gaudin _ le 28 septembre 1901 ; leur fils Edmond Gaudin naîtra le 30 mai 1903…
    Edmond Gaudin, le fils unique de Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – sur le fleuve Oubangui, le 13 septembre 1910) et Magdeleine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 15 juin 1968), est en effet né à Saint-Jean-de-Luz le 30 mai 1903 (il décèdera le 28 décembre 1988) ; époux _ à Ciboure, le 30 septembre 1935 (ajout du 9 juillet 2025) _ d’Angela Rossi (Triona, 14 septembre 1905 – Saint-Jean-de-Luz, 14 décembre 1999), il aura deux enfants, Charles-Paul Gaudin (né à Saint-Jean-de-Luz le 15 janvier 1938) et Maylen Gaudin (née à Saint-Jean-de-Luz le 4 avril 1942), dont les enfants et petits enfants constituent la perpétuation de la descendance des cousins luziens _ mais oui ! _ de Maurice Ravel… 
    …
    …
    Si bien que je pense me trouver en mesure d’établir les liens de descendance suivants,
    entre le cibourien Gratien Delouart (1er mai 1748 – 21 août 1798) et le luzien Edmond Gaudin (30 mai 1903 – 28 décembre 1988) :
    …
    Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798)
    Marie-Baptiste Delouart 2 (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1742) _ sœur de Marie-Baptiste Delouart 1 _
    Marie Etcheverry 1 (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean de Luz, 27 décembre 1850) _ cousine germaine de Sabine Delouart _
    Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – vers 1929…) _ cousin au second degré de Marie Delouart _
    Magdeleine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 15 juin 1968) _ cousine au troisième degré de Maurice Ravel _
    Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – ? 28 décembre 1988) ;
    …
    et ceux-ci
    entre ce même Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798) et Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937) :
    …
    Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798)
    Marie-Baptiste Delouart 1 (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855) _ sœur de Marie-Baptiste Delouart 2 _
    Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 24 décembre 1874) _ cousine germaine de Marie Etcheverry 1 _
    Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840, Paris, 5 janvier 1917) _ cousine au second degré de Dominique Hiriart _
    Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1785 – Paris, 28 décembre 1937) _ cousin au troisième degré de Magdeleine Hiriart.
    …
    …
    Si bien que quand, dans sa lettre de condoléance à Magdeleine Hiriart du 10 octobre 1910 _ page 246 de l’Intégrale de la Correspondance (1895 – 1937) de Maurice Ravel, que vient de publier Manuel Cornejo aux Éditions Le Passeur _,
    dont l’en-tête est « Ma chère cousine« ,
    Maurice Ravel adresse « ses sentiments bien affectueux » à sa cousine Magdeleine « ainsi qu’à (ses) parents et à (sa) sœur« ,
    les parents Hiriart de Magdeleine dont il s’agit là
    sont Dominique Hiriart _ le cousin (né le 28 janvier 1849 _ j’ignore la date de son décès : entre 1926 et 1929 _) au second degré de sa mère, Marie Delouart-Ravel (née le 24 avril 1840) ; la mère de Dominique Hiriart étant la première Marie Etcheverry (21 juin 1817 – 27 décembre 1850), la fille aînée de la seconde Marie-Baptiste Delouart (17 janvier 1784 – 3 janvier 1842), qui était la cadette de la première Marie-Baptiste Delouart (29 juin 1782 – 28 août 1855), l’aïeule directe de Maurice Ravel _
    et son épouse, née Marie Dimatz _ née à Saint-Jean-de-Luz le 28 octobre 1845, et décédée à Saint-Jean-de-Luz le 9 juillet 1932 ; fille de Raphaël Imatz (charpentier, né le 17 août 1797, et décédé le 27 janvier 1869) et son épouse, née Magdeleine Harispe (née le 10 mars 1802, et décédée le 28 février 1883) ; Raphaël Imatz et Magdeleine Harispe s’étaient mariés à Saint-Jean-de-Luz le 6 février 1839…
    …
    …
    Et pourtant, à la page 73 de son très intéressant et riche _ mais parfois, à quelques reprises, un peu flou, voire carrément faux (ajout du 9 juillet 2025) ; c’est notamment le cas, assez fâcheux, à propos de l’hypothèse de l’existence de deux Gachoucha Billac : l’une qui est une grand-tante (étant la demi-sœur, née en 1819, de la grand-mère de Maurice, Sabine Delouart, née le 11 septembre 1809), et l’autre, qu’Etienne qualifie de sa tante (sic), et qui serait une cousine, en tant que fille, mais née en quelle année ?, de la Gachoucha Billac née en 1819…), de Maurice Ravel : bien du flou demeure donc ici dans pareille généalogie familiale des Delouart-Billac… _,  Maurice Ravel _ Portraits basques,
    Étienne Rousseau-Plotto écrivait :
    …
    « Une interrogation subsiste sur l’expression « ma chère cousine » _ appliquée par Maurice à Magdeleine Hiriart-Gaudin, en sa lettre du 10 octobre 1910 _,
    car personne _ et là c’est plus qu’extrêmement étonnant ! _ n’identifie un lien de parenté _ tiens donc !!! _ entre Marie Delouart (et Maurice Ravel) et la famille Hiriart _ pas même le petit-fils, Charles-Paul Gaudin, et la petite fille, Maylen Gaudin-Lenoir, de Magdeleine (décédée le 15 juin 1968) ?
    Peut-être _ poursuit donc Étienne, à la page 73, reprenant ce qu’a pu lui dire Charles-Paul Gaudin (1938 – 2006) _ est-ce simplement une manière d’exprimer un lien affectif _ mais lequel ? Et en quoi ce lien-ci diffèrerait-il du lien affectif (bien avéré) qui unit Maurice à Marie et Jane Gaudin ? jamais qualifiées, elles, de « mes chères cousines«  !.. _ entre eux. »
    …
    D’autant que dans sa lettre du 24 novembre 1914 à son « cher Maurice« 
    _ lui annonçant la mort conjointe, au front, au chemin des Dames, le 12 novembre 1914, de ses deux beau-frères Pierre et Pascal Gaudin _,
    Magdeleine Hiriart-Gaudin signe semblablement « Votre cousine« ,
    …
    non sans avoir préalablement conclu sa lettre de :
    …
    « Et vous, cher Maurice, recevez de toute ma famille _ les Hiriart (ses parents, Dominique Hiriart et son épouse Marie (ou Marianne), toujours en vie, donc, en 1914 : ils sont nés, son père Dominique Hiriart, le 28 janvier 1849, et sa mère Marianne, née Imatz, le 28 octobre 1845 ; ainsi que sa sœur, probablement célibataire, et dont le prénom n’a pas encore été identifié _ si, un peu plus tard : Marie, Marie Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 27 juillet 1877 – Saint-Jean-de-Luz, 19 octobre 1946 : ajout du 9 juillet 2O25) _), et peut-être aussi les Gaudin-Bibal, en y incluant son propre fils Edmond Gaudin, alors âgé de onze ans (il est né le 30 mai 1903) ; et qui sera plus tard un grand ami de Maurice, et même son chauffeur lors des séjours de celui-ci au pays basque… _ et de moi-même, les meilleurs souvenirs les plus affectueux« .
    …
    …
    En relisant très attentivement ce riche Maurice Ravel _ Portraits basques d’Étienne Rousseau-Plotto,
    je découvre aussi
    qu’une partie de la correspondance _ il reste difficile d’en mesurer la proportion : beaucoup ? peu ? pas mal !!! _ entre Maurice Ravel et ses amis luziens Gaudin a disparu hélas (prétée et pas restituée !), notamment au moment des célébrations du centenaire de la naissance du compositeur, en 1975 _ d’autres seront vendues en ventes publiques plus tard…
    …
    Et je m’étonne aussi que ne demeurent connues _ du moins publiées _ à ce jour que _ seulement ! _ deux lettres de deux échanges épistolaires _ les lettres (de condoléances, toutes deux…) du 8 octobre 1910, page 246, et du 24 novembre 1914, page 403, de l’Intégrale de la Correspondance (1895-1937) de Maurice Ravel _ entre Maurice Ravel et sa « chère » cousine luzienne Magdeleine Hiriart-Gaudin.
    …
    …
    De même que je me demande comment Magdeleine a vécu à la suite de son veuvage _ de son époux Charles Gaudin _ survenu le 13 septembre 1910 _ par noyade-disparition sur le fleuve Oubangui (au Congo français)… Magdeleine décèdera le 15 juin 1968.
    Vivait-elle à Saint-Jean-de-Luz ? _ oui ; en sa maison de la rue Gambetta. Quels contacts Maurice Ravel entretint-il _ ou pas _ avec elle ?
    À l’image _ ou pas _ de ses liens si étroits avec l’amie luzienne _ et belle-sœur de Magdeleine _ Marie Gaudin (1879 – 1976) ?.. _ je me le demande…
    …
    Même si nous avons par ailleurs _ c’est-à-dire sans nulle lettre à ce jour publiée entre eux : par divers témoignages oraux de Charles-Paul Gaudin (décédé en 2006) _ connaissance
    de très effectifs liens d’amitié ayant existé _ en dépit du décalage générationnel _ entre le compositeur (1875 – 1937) et le fils de Magdeleine Hiriart-Gaudin, Edmond Gaudin (1903 – 1988) _ qui, en sa voiture, ne manqua pas d’emmener le cousin Maurice en balade de par tout le pays basque, à la fin des années 20 et au tout début des années 30 ; et Maurice Ravel l’invita à plusieurs reprises à Paris assister à des concerts…
    …
    …
    Mais nous ne disposons que d’une partie seulement _ publiée _ des lettres échangées…
    …
    …
    Ainsi mon propre questionnement se poursuit-il…
    …
    …
    À suivre…
    …
    …
    Ce lundi 13 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa