Et voici que, poursuivant mes recherches sur les ascendants maternels de Maurice Ravel à Ciboure,
Étiquette : Ciboure
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Petite note sur les Delouart-Billac-Laxague du quartier Pocalette à Ciboure : un intéressant document de l’année 1806 (?) à propos des habitants de ce quartier
je viens de mettre la main sur un très intéressant documentdatant de 1816_ et non 1806, comme indiqué, pour je ne sais quelles raisons de mauvaise lecture : pourtant Philippe Durut, qui a mis en ligne ce document, m’a assuré, le 23 septembre 2019, de l’authenticité de cette date du 1er janvier 1806 ; j’en déduis que les déclarations orales des personnes ainsi recensées dans le quartier de la rue Pocalette de Ciboure (et tout particulièrement ce qu’ils affirment de leur âge et de leur situation de famille) constituent des éléments encore plus passionnants à décrypter ! _qui répertorie, maison par maison,et pour le seul quartier cibourien de Pocalette_ le reste du document concernant les autres quartiers de Ciboure a été perdu ou détruit _,les membres, un par un, des familles _ de pêcheurs principalement : la rue Pocalette est la plus proche du quai et du port ! _, qui y étaient alors domiciliées, à la date du 1er janvier.……Or, on peut y découvrir que dans la maison Moutanearguinenia,résidaient alorsJacques Billac, 40 ans, marein _ 40 ans est aussi l’âge que celui-ci a déclaré être le sien le jour de son mariage, le 14 septembre 1814 ; Jacques Bilac (sic) est en fait né à Ciboure le 5 septembre 1772 (et il a donc 33 ans révolus ce 1er janvier 1806) ; en fait foi l’ordonnance du roi Louis-Philippe en date du 14 juillet 1838 fixant l’état des pensions et demi-soldes à régler aux anciens marins et personnels de la marine ; cf aussi l’ordonnance du 19 novembre 1840 fixant l’état de la pension de reversion de sa veuve, Marie Delouart (née à Ciboure le 29 juin 1782)… : deux documents capitaux ! _ ;Marie Deloirte _ c’est-à-dire Delouart, selon l’orthographe la plus courante et qui s’est normalisée _, épouse, 24 ans _ et en effet Marie-Baptiste Delouart est bien née le 29 juin 1782 ; elle a donc 23 ans révolus ce 1er janvier 1806 ; ce qui milite pour le caractère bien effectif de la date du 1er janvier 1806 pour ce recensement du quartier de Pocalette à Ciboure... _ ;Lasaga Chabadin _ c’est-à dire Sabine Laxague, veuve de Gratien Delouart depuis le 21 août 1798 _, tante _ ? en fait belle-mère de Jacques Billac ; et mère de l’épouse de celui-ci, Marie-Baptiste Delouart _, 64 ans _ ce qui fixerait la naissance de Sabine Laxague en 1742 : à vérifier, bien sûr, aux archives de Ciboure ! _ ;Marie, fille _ de Sabine Laxague, et pas de Jacques Billac et de son épouse _, 32 ans _ soit née en 1774 : mais cet âge ne convient pas (pour une différence de dix ans) à la Marie Delouart qui est née le 17 juin 1784, et devient épouse Etcheverry le 17 août 1814 ; et c’est là un indice qui m’avais fait supposer que le recensement avait eu lieu en 1816 plutôt qu’en 1806… _ ;Marie, fille _ même remarque que pour la précédente _, 25 ans _ ce qui fixe sa naissance en 1781, et ne convient guère pour celle qui est née le 17 août 1786 ; et qui sera épouse Goyenague, le 28 février 1821 _ ;Jean Deloirte, fils _ lui aussi, de Sabine Laxague et Gratien Delouart ; et donc frère des trois Marie Delouart _, 28 ans _ ce qui fixe sa naissance en 1778 : or notre Jean Delouart est né, lui, le 27 août 1788, et n’aura 28 ans qu’en 1816 (nouvel indice qui m’avait fait pencher pour dater ce recensement de 1816, et non 1806) ; et c’est le 30 août 1823 que notre Jean Delouart épousera Marguerite Larrea, fille de feu Jean Larrea et son épouse Marie Mignagoren : probablement une cousine des Delouart, celle-ci, puisque la sœur de Gratien Delouart (1748 – 1798), Marie-Baptiste Delouart (1746 – 1825), avait épousé Bernard Mignagoren (décédé en 1796), dont il semble, d’après Jean-Noël Darrobers, qu’elle a eu quatre enfants (dont Darrobers n’indique hélas ni les prénoms, ni les dates de naissance…) ; cette Marie Mignagoren, veuve de Jean Larrea (né le 6 octobre 1772 et décédé le 2 septembre 1807), et future belle-mère, en 1823 de Jean Delouart, le mari de sa fille Marguerite Larrea ; et qui a déclaré avoir 50 ans à la date du 1er janvier 1816, et habite maison Jeanotenia, selon le document du recensement nommant chacun des habitants du quartier de Pocalette (elle est née le 30 octobre 1767), pourrait être la fille de Bernard Mignagoren et Marie-Baptiste Delouart (laquelle, née en 1746, décèdera en 1825, âgée de 79 ans), et donc la sœur aînée de Gratien Delouart, feu le père du futur marié de 1823… _ ;Chabadin _ c’est-à-dire Sabine _, sœur _ mais de qui ? elle est ici documentée sans nom de famille _, 8 ans _ ce qui fixe sa naissance en 1798 si le recensement a bien eu lieu en 1806 (et pas en 1816) ; et si le recensement avait eu lieu en 1816, il pourrait bien s’agir ici de Sabine Delouart, la fille de Marie-Baptiste, née le 11 mars 1809 ; et qui a bien 8 huit ans, en effet, en 1816 ; et c’est elle qui sera, via sa propre fille Marie Delouart (née le 24 mars 1840, et de père à nouveau inconnu), la future grand-mère de Maurice Ravel… _ ;et Marie-Baptiste Deloirte, fille, 1 an _ si le recensement a bien eu lieu en 18o6, cette enfant serait née en 1805 ; mais elle pourrait ne pas avoir longtemps vécu ensuite ; et on sait combien était très importante alors la mortalité infantile. Au vu de son nom, Delouart et non Billac, ce pourrait être à nouveau une fille née de père inconnu, qu’aurait eue Marie Delouart l’aînée, en dehors de son mariage avec Jacques Billac qui a eu lieu le 14 septembre 1814. Les dates ont une certaine importante pour nous aider à nous repérer un peu dans la chronologie. Et ce n’est qu’après 1816 que Marie Delouart, devenue épouse Billac le 14 septembre 1814, sera mère de plusieurs enfants Billac : une Marie-Baptiste, née en 1817 (et qui décèdera à Ciboure le 17 août 1855) ; une Engrace Billac, née à Ciboure 2 juin 1819 (et qui décèdera le lendemain) ; un Pierre Billac, né en 1821 ; et notre Gracieuse Billac, la future « chère tante Gachuch » de Maurice Ravel : née à Ciboure le 15 mai 1824 et qui décèdera à Saint-Jean-de-Luz, au domicile des Gaudin, 41 rue Gambetta, le17 décembre 1902… Il me faudra contrôler tout cela sur les registres d’état-civil conservés à la mairie de Ciboure………Mais on peut aussi constater _ et c’est aussi bien intéressant ! _ que les noms des résidents, en 1806 _ ou 1816 ? cela reste difficile à trancher… _, des maisons de ce quartier cibourien de Pocalettesont pour nous des noms déjà rencontrés dans notre recherche des parentés cibouriennes de la famille maternelle (les Delouart) de Maurice Ravel :…les Larrea, Etcheverry, Casaubon, Anchochury, Hiriart, Murgui, Halzouet, Mignagoren, Etcheto, Fortala, Desparmet, Dupuy, Diharce, Passicot, Goyenague, Cigarroa, Chourito, Duhart, Curutchet, Lafitte, Hirigoyen, Naguille, Halty, etc.…Ce sont des voisins et des proches ;et on comprend qu’ils aient pu assez souvent se marier entre eux.……À suivre………Ce dimanche 14 avril 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa -
Les trois Marie Delouart : nouvelles précisions sur les parentés cibouriennes de Maurice Ravel au XIXème siècle
Voici une nouvelle suite au feuilleton de mes recherches sur les parentés cibouriennes de Maurice Ravel :………En fonction de la poursuite de mes recherches, et surtout de ce que je ne cesse d’y découvrir (!!),j’ai remanié mon quatrième article…sur la parenté cibourienne de Marie Delouart (1840-1917), la mère de Maurice Ravel ;et ses cousinages cibouriens (les Delouart, Billac, Goyenague, Larrea, Cerciat, Etchepare, etc.) _ sur lesquels ma recherche est en cours………Cette fois, je me suis penché plus précisément sur la grand-mère de Marie Delouart-Ravel, Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855),d’abord mère célibataire de Sabine Delouart, née le 11 mars 1809 à Ciboure ; puis épouse de Jacques Billac, marin (le mariage a lieu à Ciboure le 14 septembre 1814) ;…ainsi que sur sa _ seconde _ sœur cadette _ grand-tante de Marie Ravel-Delouart _, Marie Delouart (Ciboure, 17 août 1786 – Ciboure, après 1756 _ et peut-être en 1872 : à vérifier ; oui, elle est décédée à Ciboure le 15 décembre 1872, veuve de Michel Goyenague (décédé à Ciboure le 20 novembre 1849) : ajout du 9 juillet 2025 _), épouse de Michel Goyenague, marin (leur mariage a eu lieu à Ciboure, le 28 février 1821) _ soit la troisième de la fratrie des quatre enfants de Gratien Delouart et Sabine Laxague ; peut-être faut-il en adjoindre un cinquième, si l’on suit Jean-Noël Darrobers : Baptiste-Jean Delouart : né à Ciboure le 4 septembre 1790 (une précision ajoutée le 9 juillet 2025)…...…Mais voici maintenant que je viens de découvrir qu’existe aussi _ ou plutôt encore, et même surtout ! _ une troisième sœur Delouart nommée elle aussi Marie-Baptiste Delouart,fille des mêmes parents Gratien Delouart et Sabine Laxague, à Ciboure _ et la seconde dans l’ordre de naissance de ces trois sœurs _ ;…et que cette Marie-Baptiste Delouart-ci (la seconde des trois, en fait) fut une épouse Etcheverry !!! :le mariage avec Jean Etcheverry, marin _ fils naturel, le 6 août 1786, de la cibourienne Gana Curutchet _, lui aussi, et également cibourien, eut lieu à Saint-Jean-de-Luz, et non pas à Ciboure _ alors que tous deux étaient cibouriens ! _ le 17 août 1814 _ pour quelles raisons Jean Etcheverry (qui résidait encore à Ciboure à la date de leur mariage) et son épouse Marie-Baptiste Delouart (qui résidait déjà à cette date à Saint-Jean-de-Luz !) furent-ils dorénavant domiciliés à Saint-Jean-de-Luz, et non plus Ciboure, je l’ignore. Mais ce fait constitue probablement la raison pour laquelle cette Marie-Baptiste Delouart-là (la seconde des trois) est restée à l’écart de l’attention des chercheurs (Jean-Noël Darrobers et ses suiveurs) qui se sont penchés sur les ancêtres Delouart de Maurice Ravel ; ainsi, aussi, que des flottements et confusions concernant les dates de naissance des diverses filles de Gratien Delouart et Sabine Laxague, comme je l’ai constaté, sans en comprendre immédiatement les raisons, au début de mes propres recherches……Et quant au frère _ du moins le premier de deux _ de ces sœurs nommées toutes les trois Marie _ ou Marie-Baptiste _ Delouart, Jean Delouart (né à Ciboure le 27 août 1788, et décédé à Ciboure en 1872 _ sans plus de précision jusqu’ici : à rechercher ! Il est décédé à Ciboure le 23 septembre 1872 (ajout du 18 octobre 2024) _), marin, fils et petit-fils de marins,il a épousé, lui, Marguerite Larrea_ née à Ciboure le 18 décembre 1798, fille de Jean Larrea, marin, né à Ciboure le 6 octobre 1772 (lui-même fils de Jean Larrea, marin, et Marguerite Lafitte), et de Marie Mignagoren, née à Ciboure le 30 octobre 1767 (elle-même fille de Jean Mignagoren, marin, et de Marie Daguerre) ;j’ignore à ce jour quel est le lien de parenté de ce Jean Mignagoren (et de sa fille Marie Mignagoren), avec Bernard Mignagoren, décédé en 1796, l’époux de Marie-Baptiste Delouart (née à Ciboure en 1746 et décédée à Ciboure en 1825), la sœur aînée de Gratien Delouart _ mais oui ! _, et qui fut mère de quatre enfants Mignagoren, dont parle Jean-Noël Darrobers en son article de 1987… ; les quatre enfants Mignagoren (Jean-Noël Darrobers n’indiquait hélas pas leurs prénoms dans l’article ! _ Marie (1782 – 19 avril 1809), Gracieuse (28 août 1784 – 1786), Bertrand (1787 – 29 août 1855) et Marie (9 mai 1790 – ?), ajout du 18 octobre 2024) _ ) issus de cette Marie-Baptiste Delouart (1746-1825) et Bernard Mignagoren, étaient cousins germains des (quatre _ au moins _) enfants issus de Gratien Delouart (1748-1798) et Sabine Laxague… : la généalogie des Mignagoren au XVIIIème siècle demande elle aussi à être mieux établie ! _,à Ciboure, le 30 avril 1823.……Mais, alors que pour Saint-Jean-de-Luz, sont accessibles à distance par le web, les actes civils de naissance, de mariage et de décès,pour Ciboure, sont pour le moment accessibles seulement les actes civils de mariage _ l’accès aux actes de naissance et décès à Ciboure est exclusivement par la consultation des archives d’état-civil matérielles conservées à la mairie de Ciboure.……Dans les actes civils de mariage de deux des sœurs nommées Marie Delouart _ la seconde et la troisième _,celui du 17 août 1814 (à la mairie de Saint-Jean-de-Luz), avec Jean Etcheverry, marin,comme celui du 28 février 1821 (à la mairie de Ciboure), avec Michel Goyenague, marin,la mariée, nommée les deux fois Marie Delouart,est aussi indiquée les deux fois comme étant la fille de Gratien _ ou Gracien _ Delouart et Sabine Laxague…Mais c’est aussi le cas pour le mariage le 14 septembre 1814 (à la mairie de Ciboure) de la première Marie-Baptiste Delouart avec Jacques Billac.……Telle est ma source décisive pour démontrer l’effective complète sororité de ces deux Marie Delouart-là _ ainsi qu’avec leur sœur aînée, l’ancêtre de Maurice Ravel.……La Marie-Baptiste Delouart, épouse _ le 17 août 1814 à Saint-Jean-de-Luz _ puis veuve _ le 15 novembre 1841 à Saint-Jean-de-Luz _ de Jean Etcheverry ;qui résidait à Saint-Jean-de-Luz _ rue Serpente au N° 10, lors des naissances de ses deux premiers enfants, Jean-Baptiste (le 15 juin 1815) et Marie (le 21 juin 1817) ; rue Serpente, mais au N° 7, lors des naissances de ses deux enfants suivants, Charles (le 12 août 1819) et Jean (le 22 février 1822) ; et enfin rue Neuve au N° 19, lors de la naissance de la seconde Marie (le 20 novembre 1824) _,et qui y décède _ au 30 rue Neuve _ le 3 janvier 1742 à l’âge de 57 ans_ sa naissance remontait à l‘année 1784, le 17 juin ; native de Ciboure, elle est, elle aussi, fille de Gratien Delouart et Sabine Laxague ;et devient mère, le 20 novembre 1824 à Saint-Jean-de-Luz, de Marie Etcheverry (laquelle épousera à Saint-Jean-de-Luz le 27 août 1851 le luzien Bernard Dargaignaratz, maître au cabotage, né à Saint-Jean-de-Luz le 17 juin 1815, et fils de Martin Dargaignaratz, officier de marine) ; mais auparavant, le 21 juin 1817, lui était née, à Saint-Jean-de-Luz aussi, une première Marie Etcheverry (qui épousera à Saint-Jean-de-Luz le 10 novembre 1846, Jean-Baptiste Hiriart, né à Saint-Jean-de-Luz le 10 avril 1816, qui sera tonnelier ; et, via leur fils, Dominique Hiriart, né à Saint-Jean-de-Luz le 28 janvier 1849, il se trouve que Jean-Baptiste Hiriart et Marie Etcheverry sont les grands-parents paternels de Magdeleine Hiriart (née à Saint-Jean-de-Luz le 11 mars 1875), la future épouse de Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, au Congo français, 12 septembre 1910), l’aîné des sept enfants Gaudin-Bibal de la maison située au n° 41 de la Grand’Rue – rue Gambetta, à Saint-Jean-de Luz : cette Magdeleine Hiriart-Gaudin que Maurice Ravel nomme « ma chère cousine« en sa lettre de condoléances du 8 octobre 1910 pour le décès de son mari… _,…n’est ni la Marie-Baptiste Delouart _ mère de Sabine Delouart, la grand-mère maternelle de Maurice Ravel _ qui épouse à Ciboure le 14 septembre 1814 Jacques Billac, marin ;ni, non plus, la Marie Delouart qui épouse à Ciboure le 28 février 1821 Michel Goyenague, marin.……Je note que les deux mariages,Delouart-Billac (à Ciboure, le 14 septembre 1814)et Delouart-Etcheverry (à Saint-Jean-de-Luz, le 17 août 1814)eurent lieu à même pas un mois d’intervalle : 17 août et 14 septembre………Non seulement la vraisemblance implique qu’il s’agissait là, bien évidemment, de deux sœurs, et pas de la même personne !Mais nécessite aussi de l’admettre, l’indication que ces deux Marie-Baptiste Delouart sont, toutes deux _ nées à Ciboure, la première le 29 juin 1782, et la seconde le 17 juin 1784 _, semblablement filles de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague_ de même que la troisième sœur nommée elle aussi Marie Delouart, la mariée lors du mariage Delouart-Goyenague du 28 février 1821 à Ciboure ; née, elle, à Ciboure le 17 août 1786 ;et qu’est aussi fils de Gratien Delouart et Sabine Laxague, leur frère Jean Delouart, le marié lors du mariage Delouart-Larrea à Ciboure, le 30 août 1823 ; né, lui, à Ciboure le 27 août 1788.……Et donc que celle qui épouse _ à Saint-Jean-de-Luz le cibourien _ Jean Etcheverryne peut pas être la mère de Sabine Delouart, d’Engrace-Gachucha Billac, et de Gracieuse Billac.……Marie Etcheverry,née à Saint-Jean-de-Luz le 20 novembre 1824 _ du mariage des cibouriens (mais désormais domiciliés à Saint-Jean-de-Luz, rue Serpente) Jean Etcheverry et Marie-Baptiste Delouart, la seconde des filles ainsi prénommées au sein de la fratrie des quatre enfants Delouart (du moins ceux clairement répertoriés que j’ai pu repérer ; il faut aussi tenir compte de Baptiste-Jean Delouart, le benjamin de la fratrie) de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague _,et épouse, à Saint-Jean-de-Luz le 27 août 1851, de Bernard Dargaignaratz, maître au cabotage,ne peut donc pas être la sœur ou la demi-sœur de Sabine Delouart _ née à Ciboure le 11 mars 1809 _ d’Engrace-Gachucha Billac _ sa date de naissance à Ciboure est encore incertaine : en 1819 ? Oui, le 2 juin 1819 _ et de Gracieuse Billac ;non plus que la sœur ou la demi-sœur des enfants Simon, Jacques et Marie Goyenague _ nés à Ciboure successivement les 21 novembre 1821, 16 octobre 1823 et 26 juillet 1827.Elle est seulement leur cousine germaine.……De même qu’est aussi, forcément leur cousine germaine, la propre sœur de cette Marie Etcheverry-Dargaignaratz, nommée elle aussi Marie Etcheverry, qui épouse à Saint-Jean-de Luz, le 10 novembre 1846, Jean-Baptiste Hiriart (10 avril 1816 – 24 septembre 1859), tonnelier _ fils d’Etienne Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 13 mai 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 10 août 1823), cordonnier, et de Françoise Berduqueu (Bidart, 5 juillet 1789 – Saint-Jean-de-Luz, 12 mai 1864) ; et petit-fils de Michel Hiriart (1744 – 23 février 1814), également cordonnier, et de Marie Duhamel.……Si les actes civils disponibles à distance par le web sont précis pour la naissance de la troisième des sœurs Delouart prénommée Marie, et épouse Goyenague : elle est née à Ciboure le 17 août 1786,ils le sont moins pour sa sœur aînée Marie (-Baptiste) _ voici cependant cet acte de naissance de l’aînée de ces troirs sœurs Delouart (ajout du 18 octobre 2024) _,d’abord mère célibataire de Sabine Delouart, à Ciboure le 11 mars 1809 ; puis épouse, à Ciboure, de Jacques Billac, marin, le 14 septembre 1814 ;et en cet acte de mariage, la mariée est dite âgée alors de 32 ans ; ce qui ferait remonter sa naissance à 1782 _ et de fait celle-ci est effectivement née le 29 juin 1782…Or dans mes notes, j’ai retrouvé que j’avais bien indiqué pour sa date de naissance cette date du 29 juin 1782.……Ce qui donne pour les naissances, à Ciboure, des quatre enfants _ ceux clairement répertoriés, du moins _ de Gratien Delouart et Sabine Laxague,comme indiqué dans divers actes civils, dans chacun de leurs quatre cas ; et ce qui permet de les distinguer opportunément d’autres (cousins) Delouart de Ciboure, issus, eux, de la branche aînée de la famille, comme l’indique Jean-Noël Darrobers en ses articles de 1987 et 1997 :…_ le 29 juin 1782, pour Marie-Baptiste Delouart _ la sœur Marie Delouart n° 1 : la grand-mère, via sa fille Sabine Delouart, la mère de Maurice Ravel ; et qui est aussi, après son mariage avec Jacques Billac, la mère de Gracieuse Billac, la future marraine de Maurice Ravel ainsi que de la « chère tante Gachoucha », soit Engrace Billac, de Maurice Ravel) : et nous trouvons ici le lien basique du compositeur avec les Bibal-Gaudin de Saint-Jean-de-Luz, chez lesquels Engrace-Gachucha Billac était gouvernante des enfants Gaudin (ou « domestique« … ; revoici son acte de naissance (ajout du 18 octobre 2024) _ ;_ le 17 juin 1784, pour Marie Delouart, épouse Etcheverry _ la sœur Marie Delouart n°2 : la mère des deux luziennes Marie Etcheverry, la future épouse Hiriart et la future épouse Dargaignaratz ; les références à la seconde branche (Dargaignaratz, puis Zozaya) de ces descendantes des Delouart semblent absentes de la Correspondance de Ravel ; ce qui n’est bien sûr pas le cas pour la première (Hiriart), même si Maurice Ravel ne précise pas la nature et l’histoire de ce cousinage avec Magdeleine Hiriart-Gaudin… ; voici son acte de naissance (ajout du 18 octobre 2024) _ ;_ le 17 août 1786 pour Marie Delouart, épouse Goyenague _ la sœur Marie Delouart n°3 : la mère de Simon Goyenague, le futur « parrain », lui, de Maurice Ravel ; voici son acte de naissance (ajout du 18 octobre 2024) _ ;_ et le 27 août 1788, pour leur frère Jean Delouart _ guère de référence non plus de ce côté-là dans la Correspondance du compositeur, via ses enfants Sabine Delouart (née à Ciboure le 24 juin 1825, et épouse, à Ciboure, de Bernard Cerciat, le 12 août 1852) ; Marie Delouart (née à Ciboure le 30 juin 1827, et épouse de Guilhen Etchepare, à Ciboure, le 21 décembre 1853) ; et Jean Delouart (âgé de 28 ans le jour de son mariage, à Ciboure, le 13 novembre 1861, avec Dominique Etchepare, sœur de Guilhen Etchepare).……Connaître leurs descendances respectives serait assurément fort intéressant !……Et un arbre généalogique précis de la descendance _ issue de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague _ des Delouart de Ciboure du XIXème siècleserait précieux pour éclairer ces parentés cibouriennes _ peu visibles et méconnues jusqu’ici… _ de Maurice Ravel…...…Marie-Baptiste Delouart, veuve Billac, est décédée le 28 août 1855, à Ciboure _ à l’âge de 72 ans, comme l’indique son acte de décès (ajout du 18 octobre 2024) _ ;Marie-Baptiste Delouart, veuve Etcheverry, est décédée le 3 janvier 1742, à Saint-Jean-de-Luz _ à l’âge de 57 ans, comme l’indique son acte de décès (ajout du 18 octobre 2024) _ ;Marie Delouart, veuve Goyenague, est décédée à Ciboure après le 23 avril 1856 (où elle assiste, à Ciboure, au mariage de son fils Jacques Goyenague, marin, avec Catherine Larrea _ fille du marin cibourien Martin Larrea, mort noyé en rade de Socoa, le 4 avril 1841, et de son épouse Silvestre Chourito _) _ en fait, cette Marie Delouart 3, veuve de Michel Goyenague, est décédée à Ciboure le 15 décembre 1872, à l’âge de 86 ans, comme l’indique son acte de décès (ajout du 18 octobre 2024) _ ;et Jean Delouart, époux de Marguerite Larrea _ née à Ciboure le 18 décembre 1798 et décédée à Ciboure le 30 septembre 1844 ; elle était la fille de Jean Larrea, marin (né à Ciboure le 6 octobre 1772, et décédé le 2 septembre 1807) et de Marie Mignagoren (née à Ciboure le 30 octobre 1767)… _, est décédé, lui, à Ciboure en 1872 _ sans plus de précision non plus jusqu’ici : à établir précisément ! En fait, c’est le 24 septembre 1872 que Jean Delouart est décédé (ajout du 18 octobre 2024) _, au domicile – rue Pocalette, au n° 39 ou 38… (ajout du 9 juillet 2025) – d’une des ses filles (laquelle ? Sabine, épouse Cerciat ? ou bien Marie, épouse Etchepare ? ou une autre ?), veuve et mère de quatre enfants_ Bernard Cerciat, l’époux (à Ciboure, le 12 août 1852) de Sabine Delouart (elle est née à Ciboure le 24 juin 1825 ; mais j’ignore la date et le lieu de son décès), est décédé le 9 mars 1868 : son épouse Sabine Delouart est donc alors veuve ;mais de leurs quatre éventuels enfants Cerciat, je n’en ai jusqu’ici identifiés que deux – non, quatre, à la date du 9 juillet 2025 : Jean-Baptiste Cerciat (1854-1914), Marie Cerciat (Ciboure, 28 février 1857 – ?), Jean Cerciat (1859 – Nouméa, après 1899), et Jeanne Cerciat (Ciboure, 20 février 1864 – Saint-Jean-de-Luz, 23 septembre 1947 ; épouse à Ciboure le 8 septembre 1908, de Mateo Acin (Villanua, province de Huesca, 4 juillet 2879 – ?) : ajout du 9 juillet 2025 :…Jean-Baptiste Cerciat, né à Ciboure le 20 septembre 1854 (et décédé à Ciboure le 26 novembre 1914 ; avec plusieurs descendants, dont Marianne, Jean-Vincent et Marie-Louise Cerciat) ;et Jean Cerciat (né à Ciboure le 19 avril 1859 ; avec lui aussi plusieurs descendants, dont Elina, Raymond et Andrée Cerciat, nés à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie…) ; j’ignore pour le moment qui sont les deux autres enfants de Sabine Delouart et Bernard Cerciat : Marie et Jeanne Merciat, donc… _ ;quant à Guilhen Etchepare, marin, l’époux (à Ciboure, le 21 décembre 1853) de Marie Delouart (elle est née à Ciboure le 30 juin 1827), il a péri en mer, et sa veuve a touché une pension de reversion : mais tout cela demeure à préciser… _ ;et décédée dans la misère, selon ce qu’en a écrit Jean-Noël Darrobers.……Les Delouart, les Billac, les Goyenague, les Etcheverry, les Larrea, les Cerciat, les Etchepare, les Anchochury : soit le tout premier cercle des familles cibouriennes alliées aux Delouart et Mignagoren _ de la branche cadette des Delouart à Ciboure :Marie-Baptiste Delouart (1746-1825), la sœur aînée de Jean Delouart (1748 – 1798), avait épousé un Bernard Mignagoren (décédé en 1796), dont elle eut 4 enfants, nous a aussi appris Jean-Noël Darrobers, en son bel article Marins et corsaires, les ancêtres de Maurice Ravel, dans le numéro 22 de la revue Ekaina, en 1987………Mais quidde Sabadin Quiniorou d’Eslonta Maicournéque Maurice Ravel évoque _ ces noms proviennent de ce que lui dit alors sa mère : phonétiquement… _ parmi ses cousinages cibouriensavec les Anchochury et les Goyenague,en sa lettre _ importante pour nous par là ! _ à Marie Gaudin du 22 juin 1911,à la page 266 de la Correspondance réunie par Manuel Cornejo ?…– et maintant pages 401-402 de la nouvelle édition Gallimard de la « Correspondance, écrits et entretiens« , collection Tel, n° 458.……Je poursuis ma recherche.……Ce vendredi 12 avril 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa -
Autres petites questions factuelles sur l’ascendance cibourienne au XIXéme siècle de Maurice Ravel
En poursuivant mes recherches – cf mes articles : L’immense plaisir de la lecture de l’Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel ; et l’entretien de la curiosité… ; Les parentés cibouriennes de Maurice Ravel : les Delouart, les Billac, les Goyenague… ; et En poursuivant mes recherches sur les parentés cibouriennes, via sa mère, de Maurice Ravel… – sur les parentés cibouriennes de Maurice Ravel – et alors même que je m’interrogeais sur les divers cousinages, existant là, du compositeur, sur lesquels je poursuis mes recherches… – , je me suis trouvé aussi face à des questions sur l’ascendance maternelle directe du compositeur, en les personnes de la grand-mère maternelle de sa mère, Marie Ravel-Delouart (1840-1917), je veux dire Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855), et de sa sœur cadette – du moins la seconde des deux autres portant ce même prénom de Marie : j’allais le découvrir bientôt ! – , née Marie Delouart (Ciboure, 7 août 1786 – après le 23 avril 1853 – où celle-ci assiste au mariage de son fils Jacques Goyenague (1823-1886) avec Catherine Larrea (1832-1895) – , et peut-être 1872 – date donnée par Jean-Noël Darrobers ; en fait cette dernière est effectivement décédée à Ciboure le 15 décembre 1872 (ajout du 18 octobre 2024) – ).
…Car la Marie Delouart, veuve Etcheverry qui décède le 3 janvier 1842, à Saint-Jean-de-Luz – ainsi que l’indique explicitement l’acte d’état civil dressé lors du mariage, à Saint-Jean-de-Luz, le 27 août 1851 de sa fille Marie Etcheverry, avec Bernard Dargaignaratz, maître au cabotage), si elle bien, elle aussi, et c’est à relever ! (et important pour notre recherche…), fille de Gratien Delouart, marin, et Sabine Laxague – est née à Ciboure le 17 juin 1784 ;alors que la Marie Delouart, épouse puis veuve de Michel Goyenague, fille des mêmes parents Gratien Delouart et Sabine Laxague, est née, elle, à Ciboure le 17 août 1786.……Existent donc bien – au moins : je deviens plus prudent... – trois sœurs Marie Delouart – Marie- Baptiste (née en 1782), Marie-Baptiste (née en 1784) et Marie (née en 1786) Delouart ; et c’est bien là une découverte majeure, qui a complètement échappé à Jean-Noël Darrobers, puis à son lecteur très fidèle Etienne-Rousseau Plotto !.. – , filles des mêmes parents, Gratien Delouart et Sabine Laxague :l’une (née en 1882, le 29 juin), épouse de Jacques Billac, marin – à Ciboure, le 14 septembre 1814 – ,la seconde (née en 1884, le 17 juin), épouse de Jean Etcheverry, mari – à Saint-Jean-de-Luz, le 17 août 1814 – ,et la troisième (née en 1886, le 17 août), épouse de Michel Goyenague, marin – à Ciboure, le 28 février 1821.……Jusqu’ici – c’est-à-dire cette date du 7 avril 2019 – , je n’avais nulle part accédé à cette connaissance de l’existence de ces trois sœurs portant le même nom de Marie – ou Marie-Baptiste – Delouart.…Et leur frère, Jean Delouart, lui, est né à Ciboure le 27 août 1788, marin : il épousera Marguerite Larrea – à Ciboure, le 30 avril 1823.……D’abord mère célibataire de sa fille aînée Sabine Delouart (née à Ciboure le 11 mars 1809, de père inconnu), Marie-Baptiste Delouart épousa cinq ans et six mois plus tard, le 14 septembre 1814, toujours à Ciboure, Jacques Billac (né à Ciboure le 5 septembre 1772 – le jour de son mariage, le 14 septembre 1814, à Ciboure, le marié, alors âgé de 42 ans, affirmait être âgé de 40 ans – ; et il est décédé à Ciboure le 11 mars 1839) ; son épouse, puis veuve, décèdera à Ciboure le 28 août 1855 – elle est une des victimes, de même que sa fille Marie-Baptiste Billac (Ciboure, 17 novembre 1815 – Ciboure, 17 août 1855), de l’épidémie de choléra qui a sévi alors au pays basque ; toutes deux sont décédées en la Maison Lamacenia, n° 137, quartier de la Place… (ajout du 9 juillet 2025) – ;…de son mari Jacques Billac, Marie-Baptiste Delouart eut au moins quatre enfants :_ Engrace Billac (née le 2 juin 1919,et décédée le lendemain– non ! c’est là une grossière erreur ! Engrace-Gachucha Billac est décédée le 17 décembre 1902, à Saint-Jean-de-Luz, 41 rue Gambetta, au domicile de ses employeurs Gaudin (ajout du 9 juillet 2025) – ),_ Pierre-Jacques Billac (peut-être né en 1821 – oui : le 25 juillet 1821 ! – ; à moins que ce ne soit le 29 mai 1818… _ mais peut-être s’agit-il là de deux frères portant le même prénom… _),_ Gracieuse Billac (la chère tante Gachuch de Maurice Ravel– non, ici j’avais confondu cette Gracieuse Billac avec son autre sœur Engrace Billac, celle que Maurice Ravel appelle « Tante Gachuch« , née elle à Ciboure le 2 juin 1819, et qui décèdera à Saint-Jean-de-Luz, au domicile des Gaudin, 41 rue Gambetta, le 17 décembre 1902 – ), née à Ciboure le 15 mai 1824,_ et aussi une autre sœur, Marie-Baptiste Billac – née à Ciboure le 17 novembre 1815, au n° 118 de la rue Pocalette – , décédée, célibataire, à Ciboure le 17 août 1855, onze jours avant sa mère Marie Delouart – toutes les deux, la fille et la mère, sont décédées au même domicile, Maison Lamacenia, n° 137, au quartier de la Place, à 6 jours de différence, lors de l’épidémie de choléra… : toutes ces données demandant à être étayées sur des sources objectives vérifiées ; mais elles le seront au fur et à mesure des avancées de la recherche !..……Quant à Marie Delouart, la seconde des deux sœurs cadettes – et de ces trois sœurs Delouart – de Marie-Baptiste l’aînée, et future épouse Goyenague,certains documents d’état-civil la disent – en fait il s’agissait là d’une confusion de lecture avec la précédente de ses sœurs ! – avoir épousé à Ciboure le 17 août 1814 Jean Etcheverry (né à Ciboure le 6 août 1786 ; et marin – Jean, fils naturel de Jeanne Curutchet, et dit Jean Etcheverry, pour des raisons que j’ignore – ), dont elle aurait eu, à Saint-Jean-de-Luz, le 20 novembre 1824, une fille – mais pas seulement une seule fille : nous l’apprendrons bientôt… – : Marie Etcheverry – une précédente Marie Etcheverry étant née à Saint-Jean-de-Luz, aussi, le 21 juin 1817, et future épouse, le 10 novembre 1846, de Jean-Baptiste Hiriart… – ; laquelle épousera à Saint-Jean-de-Luz le 27 août 1851 Bernard Dargaignaratz, maître au cabotage ; né, celui-ci, à Saint-Jean-de-Luz le 17 juin 1815 – un document explicitant cela, semble être demeuré inaperçu de la plupart des chercheurs qui se sont penchés sur la généalogie et les parentés cibouriennes de Maurice Ravel…Et les choses se compliquent, puisque, nous le verrons bientôt, de ce Jean Curutchet, dit Jean Etcheverry, et de cette seconde Marie-Baptiste Delouart, est déjà née – voilà – , à Saint-Jean-de-Luz, une première Marie Etcheverry, le 21 juin 1817 ; ainsi, auparavant, qu’un premier fils, Jean-Baptiste Etcheverry, né le 15 juin 1815, mais décédé à l’âge de 5 ans, le 26 septembre 1819… La mortalité infantile faisait alors des ravages… Ce couple de Jean Etcheverry et Marie-Baptiste Delouart, auront à Saint-Jean-de-Luz cinq enfants :Jean-Baptiste (1815 – 1819) ; Marie (née le 21 juin 1817 ; future épouse de Jean-Baptiste Hiriart le 10 novembre 1846 ; et qui décèdera à Saint-Jean-de-Luz le 27 décembre 1850) ; Charles (né le 12 août 1819) ; Jean (né le 22 février 1822) ; et Marie (née le 20 novembre 1824 ; future épouse de Bernard Dargaignaratz le 27 août 1851 ; et qui décèdera à Saint-Jean-de-Luz le 30 novembre 1900). Fin de l’incise.……Mais une meilleure lecture des documents d’état civil indique que cette Marie Delouart-là – en fait la troisième des trois sœurs portant même nom, Delouart, et même prénom, Marie ; celle-ci était née à Ciboure le 6 août 1786 – épousa, à Ciboure le 28 février 1821, Michel Goyenague (fils de Simon Goyenague, marin, décédé à Ciboure le 12 novembre 1800, et de son épouse Catherine Dargaignaratz, décédée à Ciboure le 27 février 1814), marin, lui aussi, dont elle eut – au moins – trois enfants :_ Simon Goyenague (Ciboure, 21 novembre 1821 – Ciboure 18 avril 1890) – le futur presque parrain de Maurice Ravel, le 13 mars 1875 ; et c’est bien sûr à remarquer ! – ,_ Jacques Goyenague (Ciboure, 16 octobre 1823 – Ciboure, 22 novembre 1886),_ et Marie Goyenague (Ciboure, 26 juillet 1827 – Buenos Aires, après 1898 ; et future épouse de Martin Passicot).……À Ciboure,Simon Goyenague épousa, le 15 novembre 1853, Josèphe Joachine Albistur – née à Fontarabie le 4 février 1828 – ;son frère Jacques épousa, le 23 avril 1856, Catherine Larrea – d’une vieille famille cibourienne – ;et leur sœur Marie épousa, le 17 juillet 1850, Martin Passicot – né à Urrugne, mais habitant Ciboure.…Michel Goyenague, leur père, né à Ciboure le 11 janvier 1790, était décédé à Ciboure le 20 novembre 1849.…Et parmi les témoins à ce mariage Delouart-Goyenague, à Ciboure le 28 février 1821,de Michel Goyenague et Marie Delouart,je note que figure un Jean Etcheverry, âgé de 24 ans selon ses dires, et forgeron – et non pas marin, lui……Qu’en déduire ? Que le nom d’Etcheverry, assez répandu en pays basque, ne préjuge pas nécessairement de parentés……Il nous revient donc de préciser de quels parents sont issus ces deux Jean Etcheverry, le marin (né à Ciboure le 6 août 1786), et le forgeron (né à Ciboure le 8 janvier 1797) :Jean Etcheverry le forgeron est fils de Betry Etcheverry et son épouse Jeanne Etcheverry, ainsi qu’en témoigne l’acte de son mariage avec Jeanne Etchelouz, à la mairie de Ciboure le 25 novembre 1829 ;et Jean Etcheverry le marin, lui, est fils, sans père connu, de Gana Curutchet, ainsi qu’en témoigne l’acte de son mariage avec notre Marie-Baptiste Delouart (née le 17 juin 1784), à la mairie de Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814… C’est dans un document (daté du 18 novembre 1842) d’attribution à sa veuve d’une pension (pour ses services de quartier maître de manœuvre, à 36 francs, que j’ai découvert la date de naissance (le 6 août 1786) de ce Jean (fils de Gana Curutchet), dit Jean Etcheverry… En remarquant, au passage, que cette Marie Delouart (n°2), veuve, venait elle aussi de décéder : le 3 janvier 1842 à Saint-Jean-de-Luz………Et le pére de la seconde Marie Etcheverry – en fait de ces deux sœurs toutes deux nommées Marie Etcheverry, nées le 21 juin 1817 et le 20 novembre 1824 (ajout du 9 juillet 2025) –dont une des trois Marie Delouart – la seconde des trois sœurs filles de Gratien Delouart et Sabine Laxague – est la mère, le 20 novembre 1824, à Saint-Jean-de-Luz,Jean Etcheverry, marin, lui – et non pas forgeron – ,est décédé, noyé, au large d’Hendaye, dans la nuit du 14 au 15 novembre 1841……Un sort assez fréquent parmi les ascendants et cousins masculins cibouriens de Maurice Ravel………Voilà donc quelques questions – à propos de la généalogie maternelle cibourienne de Maurice Ravel – qui demeurent encore pendantes, de même que celles qui concernent la grand-tante du compositeur, Gracieuse Billac.……Bien sûr,on comprend que ces données factuelles de l’histoire familiale de Maurice Ravel soient demeurées – y compris pour le compositeur lui-même, qui de son propre aveu ne cherchait pas du tout à approfondir la connaissance de la généalogie de sa mère, Marie Delouart (1840 – 1917) – dans l’ombre – même pour le chercheur patient et scrupuleux qu’a été le professeur de collège luzien le cibourien Jean-Noël Darrobers – ;et d’abord parce que tout cela concerne – pour les mélomanes et les musicologues – d’assez loin – mais qui sait? tellement sont complexes et riches les arcanes de l’imageance créative… – l’idiosyncrasie de sa musique………Pour le reste, je poursuis mes recherches sur les cousinages cibouriens du compositeur… – à la relecture ce lundi 14 juillet 2025, l’écriture de cet article m’apparaît terriblement lourde ; mais j’en étais, ce 7 avril 2019, au stade de mes premiers tâtonnements de recherche ; même si je compris immédiatement que cette découverte d’une troisième sœur Delouart, demeurée inaperçue de Jean-Noël Darrobers, m’ouvrait un champ fécond de découvertes généalogiques au sein de la parenté basque de Maurice Ravel que je désirais éclaircir………Ce dimanche 7 avril 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa -
En poursuivant mes recherches sur les parentés cibouriennes, via sa mère, de Maurice Ravel…
En continuation de ma lecture de deux articles de Jean-Noël Darrobers (1910 – 2004)que m’a très gentiment adressés Manuel Cornejo :...Darrobers, Jean Noël, Marins et corsaires. Les ancêtres cibouriens de Maurice Ravel, Ekaina. Revue d’Études Basques[Saint-Jean-de-Luz], n°22, 1987, p. 78-94.…Darrobers, Jean Noël, Les ancêtres maternels de Maurice Ravel, Cahiers de l’I.R.H.M.E.S. Mélanges savoisiens de l’Opera Seria à Maurice Ravel [Genève, Éditions Slatkine], n°4, 1997, p. 139-159.……Bien sûr les deux articles de Jean-Noël Darrobers sont extrêmement intéressants ; j’y ai encore appris de nouveaux éléments factuels.Je les préciserai plus tard.……Darrobers s’intéresse à préciser scrupuleusement l’ascendance Delouart de Ravel _ via sa mère, née Marie Delouart _,et s’amuse à contrer la partialité un peu aveugle du chanoine Narbaitz ;Pierre Narbaitz _ Ascarats, 25-3-1910 – Cambo-les-Bains, 16-8-1984 _ qui semble s’être opposé _ mazette ! _ à la publication d’une partie des travaux _ un peu plus objectifs que les siens _ de Jean-Noël Darrobers _ Bayonne, 25 décembre 1910 – 2004 _, ainsi que celui-ci le mentionne _ mais oui ! _ en son article récapitulatif de 1997.…Combien peuvent se révéler terribles, à l’occasion, ces ecclésiastiques si pleins de componction !…Et donc Darrobers se focalise essentiellement, lui aussi, à son tour, sur les ancêtres Delouart aux XVII et XVIIIèmes siècles.Et lui les montre, ceux de la branche aînée comme ceux de la branche cadette, un peu plus clairement _ sans hagiographie excessive _ tels qu’ils ont vraiment été, en leurs contextes historiques précis, souvent tragiques _ et c’est d’ailleurs passionnant : sur l’histoire de Ciboure et son port au XVIIIème siècle tout particulièrement.……Alors que ma curiosité, ainsi que l’indique mon titre _ Les parentés cibouriennes de Maurice Ravel : les Delouart, les Billac, les Goyenague… _, va, elle, aux « parentés cibouriennes » de Ravel, via sa mère, et au moment de ses séjours basques : à partir de 1901 et 1902 _ quand ceux-ci, du moins, sont avérés par la correspondance connue (à ce jour) de Maurice Ravel. D’autres les précédèrent, à suivre les témoignages, très précieux, des membres de la famille Gaudin.Fait hélas défaut la correspondance « basquaise« de Maurice Ravel antérieure à sa lettre à Jane Gaudin du 2 août 1901 (pages 77-78 de la Correspondance éditée par Manuel Cornejo.De même les premières photos de Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure présentes dans le Ravel _ Portraits basques d’Étienne Rousseau-Plotto ne sont pas antérieures à 1901 (?) – 1902 (pages 54 et 61).…Et donc aux branches collatérales, aux divers cousins de Ciboure : dont bien des noms me parlent _ puisque depuis mon enfance je suis un familier attentif et curieux de Saint-Jean-de-Luz………C’est ainsi que le parrain _ effectif, le 13 mars 1875, à l’église Saint-Vincent de Ciboure _ de Maurice Ravel, Simon Goyenague (21 novembre 1821 – 18 avril 1890), s’avère être le cousin germain de la grand-mère de Maurice Ravel, Sabine Delouart (11 mars 1809 – 24 décembre 1874),ainsi que de la demi-sœur de celle-ci _ et grand-tante de Maurice, en plus d’être sa marraine _, Gachucha Billac (née à Ciboure le 15 mai 1824 ; et décédée très âgée, mais on ne sait quand précisément _ probablement avant 1916 : Maurice Ravel parlant alors d’elle au passé, en une lettre (datée du 20 septembre 1916) à son amie luzienne Marie Gaudin… ; en fait, Engrace Billac est décédée à Saint-Jean-de-Luz, au domicile des Gaudin, 41 rue Gambetta, le 17 décembre 1902 _) !…Puisque ce Simon Goyenague était le fils aîné de Marie Delouart (Ciboure, 7 août 1786 – 1872), épouse _ le 28 février 1821, à Ciboure _ de Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1790 – 20 novembre 1849) :c’est-à-dire le fils aîné de la seconde sœur cadette _ c’est-à dire en fait la troisième au sein de la fratrie des quatre enfants (repérés à ce jour) de Gratien Delouart et Sabine Laxague _ de Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855) ;laquelle était l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937),la grand-mère de sa mère Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917)et la mère de sa grand-mère Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 24 décembre 1874).…Marie Delouart ne tenait probablement pas trop _ me semble-t-il, du moins ; mais peut-être fais-je erreur… Et j’ignore à quelle(s) date(s), avant son séjour avéré de 1911, Marie Delouart-Ravel est revenue à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, après la naissance, en 1875, de son fils aîné, Maurice… _ à ce que son mari Joseph, ni non plus ses fils !, en sache(-ent) trop de ses attaches et parentés (un peu bancales) cibouriennes ;c’est, en effet, seule, sans son mari, que Marie Delouart-Ravel s’est rendue à Ciboure pour les obsèques et la succession de sa mère Sabine Delouart décédée à Ciboure le 22 décembre 1874 ;et n’est rentrée à Paris rejoindre que son mari que trois mois après la naissance de Maurice, qui avait eu lieu le 7 mars 1875………Et il faudrait aussi établir précisément si Joseph Ravel, le père de Maurice, est venu, ou pas, à Ciboure _ pour quelques brèves vacances _ avant son décès en octobre 1908 :la chose n’est pas très claire dans la Correspondance de Maurice, me semble-t-il _ mais bien des lettres manquent ! _; mais je dois y regarder de plus près… Ainsi Joseph Ravel s’est-il rendu, ou pas, à Ciboure en 1901 et en 1902, lors des deux séjours que fit _ pour 1901, un doute semble-t-il demeure _ à Saint-Jean-de-Luz, chez les Gaudin _ 41 rue Gambetta _, son fils Maurice ?..…Cependant, il faut relever que des voyages vers Ciboure et Saint-Jean-de-Luz dans la voiture que possédait et conduisait Joseph étaient envisagés dans plusieurs lettres de Maurice Ravel à ses amies luziennes Jane et Marie Gaudin, ces années-là ! Mon hypothèse tombe donc ainsi………De même qu’existe une ambiguïté entre la date supposée de la rencontre de Joseph Ravel (qui avait 41 ans) et Marie Delouart (qui avait 33 ans), en Espagne, et peut-être à Aranjuez, en 1873 ;et leur mariage à Paris, le 3 avril 1873.…À quel moment Madame Feix _ ou plutôt Félix ? j’avais suivi la graphie erronée donnée par Etienne Rousseau-Plotto en son livre, page 30…_, l’amie modiste parisienne _ au 15 rue du Faubourg-Saint-Honoré _ de la luzienne Annette Bibal _ ou plutôt de sa mère Victoire Dupous-Bibal. Étienne Rousseau parle, lui, toujours à la page 30 de son livre, de Catherine Goyetche, épouse de Martin Gaudin, mère d’Edmond Gaudin, et bientôt belle-mère d’Annette Bibal, mais seulement à partir du mariage le 27 janvier 1875, à Saint-Jean-de-Luz, de son fils Edmond avec Annette Bibal… _, a-t-elle donc, lors de son passage à Saint-Jean-de-Luz, emmené Marie Delouart avec elle _ en diligence _ à Madrid _ ou la modiste parisienne ouvrait une de ses succursales _ ? A préciser aussi… La chronologie affichée semblant un peu trop bousculée _ 1872 semblant plus vraisemblable, déjà, que 1873……Et qui s’en est jusqu’ici avisé ?.. _ les légendes hagiographiques (ou fake news) ont la peau assez résistante………Et encore _ et la question est bien intéressante _ :comment existait déjà ce lien, en 1872, entre la luzienne Annette Bibal (née à Saint-Jean-de-Luz le 28 avril 1845) et la cibourienne Marie Delouart (née à Ciboure le 24 mars 1840), au point que la première se fasse remplacer par la seconde pour le séjour espagnol à Madrid en compagnie de la modiste parisienne Madame Félix ?..……D’autre part, Maurice qualifie la cousine _ pas directe, il est vrai ! Via les Larrea : le 31 juillet 1839, Jean Anchochury, marin, né à Ciboure le le 14 août 1804, avait épousé Claire Martina Larrea, née à Ciboure le 9 novembre 1811, et fille de Dominique Larrea, capitaine de navire, et son épouse Marie Legarralde ; alors que le 30 avril 1823, à Ciboure, Jean Delouart, né à Ciboure le 27 août 1788 avait épousé Marguerite Larrea, née à Ciboure le 18 décembre 1798 ; et que, à Ciboure, le 23 avril 1856, Jacques Goyenague (fils de la troisième sœur Marie Delouart) a épousé Catherine Larrea, née à Ciboure le 9 octobre 1832… Etc. Ces familles cibouriennes, du quartier de Pocalette, étaient la plupart d’entre elles, et par de nombreux liens, étroitement apparentées… _Dominica Anchochury de sa mère de « vieille amie » de celle-ci… _ en une lettre du 19 juillet 1911, page 267 de la Correspondance.…Maurice Ravel connaissait-il leur cousinage ? Ne serait-ce que par les sœurs Anchochury _ ou plutôt les belle-sœurs, Isabelle et Marie-Dominique : Isabelle Dithurbide, née à Ascain le 18 janvier 1858, avait en effet épousé le frère de Marie Dominique Anchochury, Grégoire Anchochury (né à Ciboure le 2 mars 1853) à Ciboure le 2 juillet 1878. Par conséquent, il s’avère que Marie Dominique Anchochury et Isabelle Dithurbide qui tenaient ensemble en 1911 la Pension Anchochury, 28 rue du Quai à Ciboure, n’étaient pas sœurs, mais bien belle-sœurs (ajout du 3 mars 2025)… _, chez lesquelles, en leur pension du 28 rue du Quai, Ravel et sa mère _ veuve depuis octobre 1908 _ ont logé, l’été 1911……Ajout du lundi 3 mars 2025 :…Marie-Dominique Anchochury (Ciboure, 11 août 1840 – Ciboure, 16 octobre 1918) et sa belle-sœur Isabelle Dithurbide (Ascain, 18-janvier 1858 – Ciboure, 4 janvier 1932), épouse _ à Ciboure, le 2 juillet 1878 _ du frère de Marie-Dominique, Grégoire Anchochury (Ciboure, 2 mars 1853 – Ciboure, 15 octobre 1918) tenaient donc, ensemble, la Pension Anchochury, 28 rue du Quai à Ciboure ; et je remarque au passage que le frère et la sœur, Grégoire et Marie-Dominique Anchochury, sont décédés (à leur domicile de ce 28 rue du Quai à Ciboure) deux jours consécutifs, les 15 et 16 octobre 1918, probablement de la grippe espagnole qui sévissait alors ; des faits que j’au pu établir lors de ma consultation des actes de décès conservés aux archives de la mairie de Ciboure, le mercredi 9 octobre 2024………Maurice Ravel lui-même avouera bien plus tard, dans une intéressante lettre _ de la fin des années vingt : une lettre à Henry Prunières du 7 septembre 1927 (page 1126 de la Correspondance) _, qu’il n’a jamais eu le temps de vraiment s’occuper à éclairer _ si peu que ce soit… _ ses parentés cibouriennes :…« Pour ce qui est de mon arbre généalogique, l’essence en est si complexe _ et surtout lacunaire et/ou escamotée _ que je n’ai jamais eu le loisir _ voilà ! _ de l’analyser : ma mère est née à Ciboure d’une famille de marins _ pour ce qui concerne en effet tous les hommes de son ascendance Delouart _, comme presque tous les Basques de la côte _ à ces époques, en effet. Il y a dû y avoir de tout : des capitaines au long cours jusqu’à de simples pêcheurs _ en effet. La plupart _ beaucoup, en effet ! _ de ces ancêtres _ masculins _ sont partis pour « les Amériques » et n’en sont jamais revenus » _ et ce fut bien le cas, en une très grande proportion, entre les disparus, jamais revenus, les tués dans les combats navals de l’époque, et les simplement péris en mer, ou dans la rade de Saint-Jean-de-Luz, noyés……Ses amies luziennes Marie et Jane Gaudin lui suffisaient amplement _ de même que la mer, la plage, le ciel, le vert profond et tendre de la campagne et de la montagne proches de ce qu’il nommait « son cher pays natal« .Et c’était surtout le travail musical qui ne lui manquait pas………Je poursuis mes recherches sur les parentés cibouriennes de Maurice Ravel, en me centrant plus précisément ici sur sa grand-tante Gracieuse Billac _ la demi-sœur de sa grand-mère Sabine Delouart.…Celle que dans ses lettres à son amie luzienne Marie Gaudin, Maurice nomme affectueusement« ma chère tante Gachuch » (lettre du 16 octobre 1902, page 82),puis _ serait-elle donc décédée entre temps ? C’est probable ! Elle était née en 1824… : oui, Engrace Billac est décédée au domicile des Gaudin le 17 décembre 1902, je l’apprendrai plus tard, aux archives d’état-civil de la mairie de Saint-Jean-de-Luz _ « ma pauvre tante Gachucha » (lettre du 20 septembre 1916, page 537) ;…ainsi que, plus largement, sur les Billac (tant ceux de Ciboure que ceux de Saint-Jean-de-Luz).……
Or, il se trouve que j’en suis bien vite venu à me demander si c’est bien à Gracieuse Billac_ probablement déjà décédée le 20 septembre 1916, alors qu’elle était bien vivante encore en octobre 1902 : elle décèdera le 17 décembre suivant… _que s’appliquent les expressions _ assurément familières _ de Maurice Ravel« je vous embrasse toutes les trois, ainsi que la tante Bibi » (lettre du 20 octobre 1921, page 764 de la Correspondance),« Qui est-ce qui sera en noir au concert ? Bibi (pas le Bibi femelle, bien sûr… et encore !) » (lettre du 15 août 1930, page 1250),et « Je vous souhaite, à Madame Gaudin, à vous et à Bibi, toutes sortes de prospérités » (lettre du 3 janvier 1933, page 1300)dans ces trois lettres de Maurice Ravel à Marie Gaudin, en 1921, 1930 et 1933.…Et la réponse est non ! La « tante Bibi » n’est pas la « chère tante Gachuch« , Gracieuse Billac _ significativement devenue en 1916 « ma pauvre tante Gachucha »……Les expressions « tante Bibi » de 1921, la « Bibi femelle » de 1930 et la « Bibi » de 1933de ces diverses lettres adressées à Marie Gaudin à Saint-Jean-de-Luz,ne pourraient-elle pas désigner, plutôt qu’une tante côté Ravel-Delouart _ le côté de Maurice, l’auteur de la lettre _, une tante côté Gaudin-Bibal _ le côté de Marie Gaudin, la destinataire ! _ :en l’occurrence la belle sœur _ côté Bibal, et non côté Gaudin, semble-t-il : l’épouse, non pas de l’oncle Charles Gaudin (le frère aîné d’Edmond Gaudin, le mari d’Annette), Louisa Schlaegel-Gaudin (Hasparren, 28 janvier 1850 – Hasparren, 19 août 1929), mais de l’oncle Pascal Bibal (le frère d’Annette) _ d’Annette Bibal-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845 – 21 novembre 1936) _ et tante, en effet, de Marie Gaudin, côté Bibal : puisque épouse de son oncle Pascal Bibal, le frère cadet de sa mère Annette _, alors probablement déjà veuve de Pascal Bibal _ dont j’ignore aussi jusqu’ici la date du décès _,Dorotea Bibal-Iburuzqueta,épouse (à Zarauz, le 23 janvier 1877 pour le mariage religieux) de Pascal Bibal (né à Saint-Jean-de-Luz en 1847),et née à Zarauz, en Guipuzcoa, en 1855 _ et je regrette de demeurer pour le moment dans l’ignorance des dates de décès et de Pascal Bibal, et de son épouse Dorotea. J’ignore encore alors l’existence de Bernardine Bibal, la petite sœur d’Annette, et benjamine de la fratrie des Bibal, qui est née le 22 août 1855……Quant à la « Madame Gaudin » de la lettre à Marie Gaudin du 3 janvier 1933,il s’agit de la mère de la destinataire _ et maîtresse de la maison, héritée de ses parents Victoire Dupous et Pierre Bibal ; ainsi que, à la génération précédente, de la mère de Victoire Dupous (née le 9 juin 1822 à Saint-Jean-de-Luz), Françoise Benoît (Saint-Jean-de-Luz, 2 octobre 1786 – Saint-Jean-de-Luz, 13 septembre 1855), elle-même fille du boulanger de la Grand’ Rue François Benoît (Saint-Jean-de-Luz, 1746 – Saint-Jean-de-Luz, 17 avril 1728) _, soit Annette Bibal-Gaudin,née à Saint-Jean-de-Luz le 28 avril 1845,fille de Pierre Bibal (maître en cabotage, Saint-Jean-de-Luz, 5 septembre 1810 – Saint-Jean-de Luz, 12 septembre 1855 _ ce dernier était fils de Jean-Baptiste Bibal, armurier (né à Hasparren), et Catherine Geyre _,et de Victoire Dupous (née à Saint-Jean-de Luz le 9 juin 1822 _ j’ignore la date de son décès : il s’agit du 16 juin 1903 ; Victoire Dupous, veuve Bibal, décède en son domicile du 41 rue Gambetta (ajout du 11 octobre 2021)… _) ;au domicile de laquelle Victoire Dupous _ déjà veuve de Pierre Bibal, décédé à Saint-Jean-de-Luz le 12 septembre 1855 _, au 41 de la Grand’ Rue _ plus tard rue Gambetta _, était décédé, le 12 avril 1865, son père Jean-Baptiste Dupous, boulanger _ né à Urrugne en juin 1800, fils de Jean-Baptiste Dupous (dont les parents étaient ardéchois, d’un village nommé Saint-Thomas) et Etiennette Berindoague (née à Hendaye, mais tôt réfugiée à Saint-Jean-de-Luz en raison de l’occupation d’Hendaye par les Espagnols en 1793…) ; le mariage de Jean-Baptiste Dupous-père et d’Etiennette (ou Estonta) Berindoague, avait eu lieu à Saint-Jean-de-Luz le 10 juin 1793, et les mariés avaient alors 26 et 27 ans. Jean-Baptiste Dupous, qui était cordonnier, est décédé à Gibraltar, en 1812 ; et son épouse Etiennette Berindoague est décédée chez elle, Dupousbaita, à Urrugne (au pas de Béhobie), le 7 janvier 1821. Fin ici de l’incise.Annette Gaudin-Bibal décèdera nonagénaire le 21 novembre 1936………Je remarque qu’en ces échanges épistolaires de Maurice Ravel avec les Bibal-Gaudin _ en l’occurrence en la personne, ici, de son amie Marie Gaudin (1879 – 1976) _ du 41 rue Gambetta (à partir de 1923, ce sera de la maison « Mirentxu » de la toute proche rue du Midi) à Saint-Jean-de-Luz,les membres à demeure de la maisonnée sont, dès la fin décembre 1920, exclusivement des femmes :ou bien célibataires, comme Marie Gaudin _ mais aussi, je l’apprendrai un peu plus tard, Bernardine Bibal (née à Saint-Jean-de-Luz le 12 août 1855) ; ou la jeune Annie Courteault (née le 26 septembre 1913) _ ;ou bien veuves, comme Annette Bibal-Gaudin _ son époux (depuis le 27 janvier 1875) Edmond Gaudin, né le 10 novembre 1844, est en effet décédé le 28 décembre 1920 _, ainsi que sa belle sœur Dorotea Iburuzqueta-Bibal : celle qui selon moi serait la vraie « tante Bibi » _ même si j’ignore le moindre détail de ce qui permet à Maurice Ravel de la désigner familièrement ainsi, sinon la coutume de ses amies Gaudin… Ici je fais erreur ! ; car j’ignore encore l’existence de Bernardine Bibal.De même que j’ignore, surtout, la date du décès du mari de Dorotea, Pascal Bibal, peintre (né en 1847 à Saint-Jean-de-Luz).Je note cependant qu’au mariage civil de Pascal Bibal et Dorotea Iburuzqueta, le 13 juillet 1878 à Saint-Jean-de-Luz, parmi les témoins des mariés figurait un Léon Bibal, peintre lui-même ; né en 1849, il était frère et d’Annette et de Pascal Bibal ; et il décèdera à Saint-Jean-de-Luz le 28 avril 1884, à l’âge de 35 ans. Ainsi Pascal Bibal, puis son fils François-Ignace Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 17 septembre 1878 – Ainhoa, 1944 _ non : Saint-Jean-de-Luz, le 26 mai 1944, 5 place Maréchal Foch : ajout du 11 octobre 2021 _), s’inscrivent-ils dans une lignée familiale Bibal d’artistes-peintres (dont fera aussi partie Grégoire Bibal, qui sera aussi et surtout architecte : à La Havane)… Même si dans sa correspondance connue à ce jour, Maurice Ravel n’en dit mot……Avec, cependant, à l’occasion, lors de quelques vacances, la présence, aussi, dans cette maisonnée Bibal-Gaudin de Saint-Jean-de-Luzde la sœur _ devenue parisienne _ de Marie Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 3 mars 1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8 décembre 1976), Jane Courteault-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 16 octobre 1880 – Saint-Jean-de-Luz, 28 mars 1979), et de sa fille Annie Courteault (Paris, 26 septembre 1913 – Saint-Jean-de-Luz, 21 août 1994) _ non, Annie Courteault réside à Saint-Jean-de-Luz, auprès de da grand-mère Annette ; elle y poursuit sa scolarité.……Voilà donc qui serait la « tante Bibi » de la lettre de 1921 : Dorotea Iburuzqueta-Bibal _ non : il s’agit de Bernardine Bibal, la plus jeune sœur d’Annette………Son époux, Pascal Bibal, peintre mieux que très estimable, a contribué à la restauration _ et c’est bien sûr à relever : qui sait cela aujourdhui à Saint-Jean-de-Luz ? _ de la voûte de l’église Saint-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz !…Mais ce n’est pas à lui, Pascal Bibal, que nous devons le seul portrait connu de la mère de Maurice Ravel, Marie Delouart ; mais à Édouard Ravel (Versoix, 5 mars 1847 – Genève, 8 mars 1920), le frère, artiste-peintre lui aussi, de son mari Joseph Ravel…Oncle paternel de Maurice ; et qui, à sa mort, en 1920, fit de Maurice son légataire universel………
……Mais de Pascal Bibal, on connait surtout le beau portrait suivant,d’une dame basque :…………Et encore ce fascinant tableau de « groupe de famille en un intérieur » _ qui sont-ils donc ? Les Bibal-Gaudin ? Peut-être…On aimerait en savoir davantage… ; j’ai découvert depuis que ce très beau tableau n’est hélas pas de Pascal Bibal ; mais d’un peintre belge, nommé Pierre van Caillie _ :…………Et nous remarquerons aussi que Pascal Bibal et son épouse Dorotea Iburuzqueta _ j’ignore hélas les dates de leurs décès à tous deux _sont les parents du peintre basque bien connu François-Ignace Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 17 septembre 1878 – Ainhoa, 1944) _ une rue de Saint-Jean-de Luz, dans le quartier d’Urdazuri, porte son nom………Dont voici un lumineux Sur la terrasse au pays basque,probablement peint à Ainhoa _ le beau village labourdin où celui-ci passa les dernières années de sa vie _ :……
……Bien sûr, j’ai communiqué tout cela à Manuel Cornejo _ l’éditeur magistral (quelle somme !) de la Correspondance de Maurice Ravel _,qui me répond vite et très aimablement : et c’est ainsi aussi que la connaissance progresse.……Ce qui m’étonne un peu,c’est qu’à part le chanoine Narbaitz et Jean-Noël Darrobers_ centrés, les deux, sur les racines basques de Ravel (et les Delouart, quasi exclusivement) _,nul cibourien, ou luzien, n’ait mené _ du moins à ma connaissance jusqu’ici : mais celle-ci est forcément parcellaire… _ les recherches un peu pointues auxquelles je m’adonne présentement sur les cousinages cibouriens des Delouart-Ravel… _ même si Maurice Ravel, homme d’une parfaite discrétion, ne s’en revendiquait certes pas. C’est dans le « cher pays natal« , le paysage, surtout, qu’il venait retrouver des forces de concentration (et de joie !) pour sa création. Et personnellement (un peu basque via mes ancêtres béarnais Bioy ; j’ai des cousins Bioy à Hasparren…) je ressens cela dès que j’aperçois la silhouette de la Rhune, ou les rouleaux de l’océan vus du haut des falaises de schiste sur lesquelles ils viennent s’abîmer : sur la corniche d’Urrugne, ou à la pointe (bien-aimée) de Sainte-Barbe………Bien des cibouriens, les descendants des Billac, des Goyenague, des Larrea, des Passicot, des Cerciat, des Etchepare, des Anchochury, etc., etc., disposent de savoirs que je n’ai pas sur leurs arbres généalogiques……À suivre et à continuer de creuser, donc………Ce mercredi 27 mars 2019, Titus-Curiosus – Francis Lippa


