Étiquette : classicisme

  • La langoureuse clarinette sans pathos du justissime classicisme brahmsien, par Pascal Moraguès

    Après avoir merveilleusement servi

    la clarinette de Mozart,

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    l’excellent Pascal Moraguès

    vient nous enchanter

    avec une magnifique CD Brahms

    Clarinet Sonatas & Trio,

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    le CD Indé Sens !INDE 111,

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    avec le piano de Franck Braley

    pour les Sonates opus 102 n°1 et n°2

    de l’été 1894,

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    et encore le violoncelle de Christian Poltéra

    pour le trio opus 114

    de 1891.

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    La performance,

    parfaite,

    est enchanteresse.

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    C’est un ravissement sans pathos ;

    simplement justissime….

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    Brahmsien.

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    Ce jeudi 20 décembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa 

  • Le parfait CD Chopin droit et tendre de Leif Ove Andsnes : les 4 Ballades et 3 Nocturnes idéalement incarnés !

    Pour son premier CD Chopin

    intégralement consacré à ce compositeur,

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    Leif Ove Andsnes

    nous offre un parfait jeu droit _ pleinement classique _ vibrant de tendresse maîtrisée _ sans la moindre once de maniérisme ;

    à comparer à l’insoutenable Volodos (cf l’article lucide L’Insoutenable lourdeur du paraître, d’Alexandre De Louit, le 1-2-2004, sur le site de Res Musica ; les choses ne se sont pas arrangées depuis… ;

    ni de froideur non plus ! _ :

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    les 4 Ballades, opus 23, 38, 47 et 52,

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    ponctuées de 3 Nocturnes choisis,

    les numéros 4, 13 et 17,

    opus 15 n°1, opus 48 n°1 et opus 61 n°1, 

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    en un CD Sony 19075822932 de toute beauté !

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    Chopin: Ballades & 3 Nocturnes Product Image

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    C’est parfait !!!

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    Ce mercredi 26 septembre 2018, Titus Curiosus – Titus Curiosus

     

  • Hors du temps : le Bach de Daniel Lozakovich

    Le Bach « Hors du temps  » de Daniel Lozakovich,

    en son CD DG 479 9372…

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    Hors du temps :

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    ainsi intitule très justement l’article qu’il lui consacre sur son site Artamag

    l’excellent Charles Hoffelé.

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    HORS DU TEMPS

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    Commencer chez Bach. Les pianistes le veulent parfois – Gould, Levit -, les violonistes plus rarement. Yehudi Menuhin aura été le premier, inspiré par Enesco et y définissant d’emblée son art, perfection de l’archet (qui ne durera qu’un temps) incarné par la spiritualité (qu’il conservera toujours).

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    Daniel Lozakovich, tout jeune homme qu’il soit encore, a la perfection et l’esprit (écoutez comme sa Chaconne est incarnée, vrai verbe musical qui déploie une prophétie dans l’arc en ciel des polyphonies). Mais pour la pure beauté du son, la caractérisation des registres, l’archet vocal et infini, c’est Nathan Milstein qu’il rappellera à tous, imparablement. Il ferait beau voir qu’il s’en plaigne.

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    Tout le disque a d’ailleurs un ton année cinquante, pour l’accompagnement d’orchestre mais aussi dans la nature même du jeu du violoniste qui sait pourtant faire danser son violon, mais toujours dans une mesure, un équilibre, comme voulant sacrer un classicisme parfait.

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    Cette magnificence abstraite, la conduite si éloquente de cet archet divin, désignent un immense musicien, et la puissance naturelle de sa sonorité commande que demain il nous offre le Beethoven.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Johann Sebastian Bach(1685-1750)
    Concerto pour violon, cordes et basse continue No. 2 en mi majeur, BWV 1042
    Concerto pour violon, cordes et basse continue No. 1 en la mineur, BWV 1041
    Partita pour violon seul No. 2 en ré mineur, BWV 1004

    Daniel Lozakovich, piano
    Kammrorchestre des Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks
    Radoslaw Szulc, direction

    Un album du label Deutsche Grammophon 4799372

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    Photo à la une : © DR

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    Un violoniste prometteur…

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    Ce mercredi 1er août 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • « Giulia Frasi in London » : un délicieux voyage, enchanteur, au pays du dernier Haendel, autour de 1750

    Sur ma platine,

    un délicieux CD (Chandos CHSA 0403) Giulia Frasi in London

    par la soprano Ruby Hughes & The Orchestra of The Age of Enlightenment, sous la direction De Laurence Cummings.

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    Le programme,

    construit tout entier sur la carrière à Londres de la soprano lombarde Giula Frasi (fl. 1740 -1774),

    présente à Londres à partir de l’automne 1742, pour la troupe d’opéra italien de Lord Middelsex, « peu de temps après que Haendel ait décidé de cesser de composer et de faire représenter des opéras sur la scène londonienne« , choisissant de se consacrer désormais à la composition d’oratorios chantés en anglais : Susanna (1749), Solomon (1749), Theodora (1750), The Choice of Hercules (1751), Jephta

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    est idéalement composé

    sur des airs de Handel (1695 – 1759), bien sûr,

    mais aussi Arne (1710 – 1778 : Alfred, Artaxerxes), Smith (1712 – 1795 : Paradise Lost, Rebecca), Ciampi (1719 – 1762 : Adriano in Siria, Il Trionfo di Camilla) et Hayes (1738 – 1797 : Telemachus),

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    et magnifiquement incarné par la soprano anglaise Ruby Hughes,

    à la voix souple d’une merveilleuse douceur et parfaitement mélodieuse

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    dans des airs ravissants composés tout exprès pour la voix et l’art du chant élégiaque de Giulia Frasi ;

    à un moment de sortie du Baroque vers le tout premier classicisme _ bientôt représentè à Londres même par les œuvres (pré-mozartiennes ?) de Jean-Chrétien Bach.. 

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    Très chaudement recommandé…

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    Ce dimanche 8 avril 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa