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  • Les délices des « Nocturnes » de John Field (1782 – 1837) par le très délicat piano idoine de la délicieuse Alice Sara Ott…

    Longtemps, j’ai négligé de jeter une oreille aux « Nocturnes » de John Field (Dublin, 26 juillet 1783 – Moscou, 23 janvier 1837) – peut-être parce que les « Nocturnes » de Chopin (Zelawola Wola, 1er mars 1810 – Paris, 17 octobrere 1949) ne sont pas mes œuvres préférées de lui… – ,

    de même que longtemps j’ai négligé de m’intéresser à la pianiste nippo-allemande Alice Sara Ott (née à Munich le 1er août 1988), sur le simple fait que ses concerts à Paris étaient ceux qui remplissaient le mieux les salles de concert – je me méfie des virtuoses qui croulent sous les succès publics…

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    Et voici que, m’intéressant ces derniers à un compositeur-pianiste contemporain de Fields, Jan Vaclav Hugo Voříšek (Vamberg, 11 mai 1791 – Vienne 19 novembre 1825), je me suis finalement laissé tenté par l’écoute de ce CD Deutsche Grammophon 186 6238 « Alice Sara Ott – John Field – Complete Nocturnes » qui vient de paraître,

    et que je trouve tout à fait délicieux…

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    Et voici ce qu’en déclare le bon Jean-Charles Hoffelé – à l’excellente oreille… – , en son article intitulé – sans excès d’originalité… – « Avant Chopin« , publié sur son blog Discophilia en date du 24 mars dernier :

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    AVANT CHOPIN

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    Ils peuvent s’avérer dangereux les Nocturnes de l’Irlandais ! Tant de pianistes en auront joué l’un ou l’autre pour l’exemple, et en les sucrant fort – à l’excès, donc. Alice Sara Ott préfère l’épure, et nous conduit de l’anecdotique premier, une esquisse en quelque sorte, aux grands espaces sélènes auquel Chopin ne fut pas indifférent, soulignant la césure qu’opère le 6e Nocturne – en fa majeur, H. 40 « Berceuse » -, berceuse hypnotique.

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    Tout un monde passe dans cette musique – oui ! -, qui est très peu celui des salons comme l’on croit trop souvent, Alice Sara Ott fait entendre l’irruption du monde bellinien – comme pour Chopin… – dans le fantasque Nocturne-pastorale – No. 10 en mi majeur, H. 54 « Nocturne-pastorale » – qui semble écrit comme un décor pour La sonnambula : son clavier de perle vocalise – oui -, merveilleusement dosé – oui, oui.

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    Elle ne se départira jamais de cette élégance – toute mozartienne et chopinienne – qui ici ne saurait amoindrir : Field reste toujours dans le demi-caractère, et ne l’estompe que pour la triade finale des trois Molto moderato – No. 16 en ut majeur, H. 60, No. 17 en ut majeur, H. 61 et No. 18 en fa majeur, H. 62 – , barcarolles lunaires piqués d’éclats dramatiques, de fantaisies étranges, petits chefs-d’œuvre du piano romantique trop peu courus, dont Ott entend la poésie comme les enjeux – voilà…

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    LE DISQUE DU JOUR

    John Field
    (1782-1837)

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    Nocturne No. 1 en mi bémol majeur, H. 24
    Nocturne No. 2 en ut mineur, H. 25
    Nocturne No. 3 en la bémol majeur, H. 26
    Nocturne No. 4 en la majeur, H. 36
    Nocturne No. 5 en si bémol majeur, H. 37
    Nocturne No. 6 en fa majeur, H. 40 « Berceuse »
    Nocturne No. 7 en la majeur, H. 14
    Nocturne No. 8 en mi bémol majeur, H. 30
    Nocturne No. 9 en mi minor, H. 46
    Nocturne No. 10 en mi majeur, H. 54 « Nocturne-pastorale »
    Nocturne No. 11 en mi bémol majeur, H. 56
    Nocturne No. 12 en mi majeur, H. 13 « Nocturne caractéristique/Noontide »
    Nocturne No. 13 en ut majeur, H. 45 « Rêverie-nocturne »
    Nocturne No. 14 en sol majeur, H. 58
    Nocturne No. 15 en ré mineur, H. 59 « Romance sans paroles »
    Nocturne No. 16 en ut majeur, H. 60
    Nocturne No. 17 en ut majeur, H. 61
    Nocturne No. 18 en fa majeur, H. 62

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    Alice Sara Ott, piano

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    Un album du label Deutsche Grammophon 4866238
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    Photo à la une : la pianiste Alice Sara Ott – Photo : © Hannes Caspar

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    Un album délicat et délicieux, parfaitement accompli, et très agréable,

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    d’une artiste qui a été soignée avec succès d’une sclérose en plaques déclarée en 2019 – ce dont nous nous réjouissons bien évidemment : ce très réussi CD confirmant qu’elle est en pleine possession de ses moyens…

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    Ce mardi 1er avril 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Mieux entendre, et à plusieurs écoutes successives, des CDs : ainsi ce jour, le CD BIs 2710 – SACD « Schubert + Vorisek – Chopin – Scriabin » de Can Çakmur, à l’occasion de la lecture de l’article « Relu » de Jean-Charles Hoffelé. Ou comment servir au mieux au disque comme au concert le jubilatoire allant de l’ »Impromptu » noté, à la volée de l’improvisation, par son compositeur livré à l’inouï de son inspiration…

    Mieux entendre, et à plusieurs écoutes successives, de CDs, et sans se contenter de la seule première écoute, toujours déstabilisée par rapport à nos souvenirs d’autres interprétations qui nous ont marqué :

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    ainsi, par exemple aujourd’hui mercredi 19 avril, le très beau CD BIS 2710 – SACD « Schubert + Vorisek – Chopin – Scriabin » de Can Çakmur, à l’occasion de la lecture, ce matin, de l’article « Relu » du toujours bien intéressant et en général très judicieux – à quelques rares exceptions près, selon mon appréciation… – Jean-Charles Hoffelé, sur son blog Discophilia ;

    et, qui plus est, pour un CD tout entier consacré à ces pièces notées à la volée lors d’improvisations, que sont, justement, les « Impromptus« 

    – et je remarque ici, au passage, que cette notice que Wikipedia consacre à l’ »Impromptu« , si elle commence par signaler ceci : « On peut aisément attribuer l’invention de l’impromptu à deux Tchèques : Václav Jan Tomášek (1774–1850) et son élève Hugo Voříšek« , ignore en son récapitulatif d’oeuvres intéressantes les superbes « Impromptus » de Jan Václav Hugo Voříšek ! dont deux d’entre eux, le n°4 en la majeur (écoutez-le ici) et le n°6 en si majeur (écoutez-le ici), extraits de ses « Six Impromptus » Op. 7, ouvrent, et en quelle beauté !, ce CD-ci de Can Çakmur. Jan Václav Voříšek (Vamberg, 11 mai 1791 – Vienne, 19 novembre 1825) étant un des initiateurs de ce qui allait devenir bientôt un genre, à l’instar de celui de la « Fantaisie« …

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    Mais, que ce soit au concert comme à l’enregistrement du disque, toute interprétation sur le vif de quelque pièce notée que ce soit, et pas seulement les « Impromptus » ou les « Fantaisies » hors genres institués, doit avoi ce feu vif, jubilatoire et emballant-enthousiasmant, qui fut celui du compositeur lui-même qand il l’a joué-essayé, notamment au clavier,  et puis notée sur le papier, afin de pouvoir ensuite, lui-même ou un autre interprète après lui, la rejouer, et retrouver son feu même…

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    Le mercredi 5 mars dernier, j’avais consacré en partie à ce CD BIS 2710 -SACD de Can Çakmur l’article suivant :

    « Découvrir le courageux talent de Can Çakmur dans les « Impromptus » D. 899 et D. 935 de Franz Schubert dans ses passionnants (et audacieux) CDs Bis 2680 et 2710 – SACD « Schubert + … » : un interprète désormais à suivre« …

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    Et voici donc maintenant, avec quelques menues farcissures miennes, cet article intitulé « Relu » que vient de consacrer, à la date d’hier, à ce même très remarquable CD de Can Çakmur, le très fin Jean-Charles Hoffelé :

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    RELU

    Le plus étonnant de la nouvelle étape schubertienne  – la 4e… – de Can Çakmur ? La Fantaisie-impromptu – Op. 66/WN 46 – de Chopin, dont il orne de libertés surprenantes la partie centrale ; c’est d’un artiste qui n’a pas froid aux yeux – certes -, et ose avec brio – oui ! – ajouter une dimension supplémentaire – et juste en son esprit ! – , rappelant que Chopin fut aussi un improvisateur fêté – en effet : Chopin adorait même improviser en ses concerts privés et intimes…

    Ecoutez-la ici (5′ 08)…

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    D’ailleurs, l’improvisation est, en quelque sorte, la nature même – bien évidemment ! – de ce qu’entend fixer – à la volée sur le papier – l’impromptu, fil rouge de ce voyage commencé – en le programme de ce CD – par deux merveilles – absolument ! – signées Jan Václav Voříšek, que jadis Rudolf Firkušný défendit avec entêtement : celui en si majeur fut un temps l’un de ses bis favoris – écoutez-le ici interprété par Rudolf Firkušný ! Le pianiste turc aurait été bien inspiré de graver tout l’Opus 7 – oui, oui ! – , plutôt que de s’égarer un rien à la coda du disque  – je ne serai pas aussi sévère pour Can Çakmur ici, car Scriabine n’est pas de mes compositeurs le plus fréquenté : je le découvre peu à peu… – avec l’Impromptu en si bémol de Scriabine, si difficile à conduire.

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    Ce sera le seul point d’achoppement de l’album, ailleurs ce pianisme vif – oui ! – , ces constructions parfaites pour le premier cahier des Impromptus de Schubert – une splendide réussite ! en effet… -, le délié, l’élégance et le feu – oui ! comme il se doit ! – des opus de Chopin, font un ensemble où son art rayonne – oui ! – produisant pour l’heure le plus beau jalon – probablement – de cette passionnante série menée grand train.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Schubert+
    Volume 4

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    Jan Václav Voříšek
    (1791-1825)

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    6 Impromptus, Op. 7 (2 extraits : No. 4 en la majeur ;
    No. 6 en si majeur)

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    Franz Schubert (1797-1828)

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    4 Impromptus, Cahier 1,
    Op. 90, D. 899

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    Frédéric Chopin (1810-1849)

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    Impromptu No. 1 en la bémol majeur, Op. 29
    Impromptu No. 2 en fa dièse majeur, Op. 36
    Impromptu No. 3 en sol bémol majeur, Op. 51
    Fantaisie-impromptu en ut dièse mineur, Op. 66

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    Alexandre Scriabine (1872-1915)

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    2 Impromptus, Op. 12

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    Can Çakmur, piano

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    Un album du label BIS Records 2710
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    Photo à la une : le pianiste Can Çakmur – Photo : © DR

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    Oui, ce CD – tout d’ »Impromptus«  – de Can Çakmur est splendide

    et tout à fait réjouissant en ce jubilatoire allant tout ouvert qui le porte

    et nous transporte, à notre tour et à sa suite, à l’écouter ainsi merveilleusement jouer…

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    Ce mercredi 19 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Dès la seconde écoute, le ravissement éprouvé du CD Deutsche Grammophon « Seong-Jin Cho – Ravel – the Piano Concertos », merveilleusement adéquat à la personnalité contenue mais formidablement expressive de Maurice Ravel…

    Après la surprise forcément dérangeante, à contrepied de nos expériences passées des diverses interprétations des deux Concertos pour piano de Ravel,

    dès la seconde écoute,

    c’est bien un ravissement, et même éperdu, que nous éprouvons maintenant à cette écoute plus fine, et moins déstabilisée quà la première écoute-découverte, du CD Deutsche Grammophon 486 6820 « Seong-Jin Cho – Ravel – the Piano Concertos« ,

    merveilleusement adéquat, en fait, à la personnalité contenue mais formidablement expressive de Maurice Ravel, à à ses deux sublimes Concertos pour piano :

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    avec un dialogue intelligentissime entre le pianiste si délicat et discret, de tempérament retenu, qu’est le jeune Seong-Jin Cho, et l’orchestre d’une incroyable finesse mais aussi éclat _ américain _ du Boston Symphony Orchestra, et ses solistes parfaits, sous la direction pointue et justissime d’Andris Nelsons _ admirez ici cette vidéo du Concerto en sol (d’une durée de 23′ 57), au Symphony Hall de Boston, le 8 janvier 2024…

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    Et cette fois encore, je ne suis pas loin de partager presque toutes les affirmations du commentaire qu’en a donné avant-hier 25 février Jean-Charles Hoffelé en son bel article de son site Dicophilia intitulé « Les deux côtés du miroir » :

     

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    LES DEUX CÔTÉS DU MIROIR

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    Tellement jazzy _ oui, magifiquement ! _ les Bostoniens, bois et cuivres façon Gershwin _ absolument !!! _, pourtant sans exotisme _ c’est juste : comme si cela correspondait idéalement au génie le plus idiosyncrasique (basque ?) de Maurice Ravel. Dans la capitale du Massachusetts _ Boston, donc _, on jouait français _ à la Monteux, et à la Koussevitsky ; sans compter de nombreux solistes de l’orchestre… _depuis quelques lustres, cela s’entend encore ; pour Seong-Jin Cho, que je sais réservé _ oui ; cf mon article en date du 5 février dernier « Du pays du matin calme aux rives de la Seine (ainsi qu’à Berlin), l’apollinien piano seul de Ravel, presque placide, de Seong-Jin Cho : une grâce musicale et artistique à partager, pour mieux vivre…« … _, c’est une licence supplémentaire à se déboutonner : cet arc-en-ciel si voluptueusement déployé _ absolument ! et avec quelle prise de son ici ! _ par Andris Nelsons, que j’avais tort de craindre peu accordé à l’univers Ravel _ en effet : leur rencontre est prodigieuse ! Quel somptueux éclat ! _, lui inspire une liberté volubile _ et découvreuse d’apects jusque là peu révélés par la plupart des interprètes précédents… _ et des attaques de fauve _ oui, mais en une fulgurance dépourvue du moindre bruit parasite : c’est magnifique… Son piano déborde d’irisations _ oui _, le rêve central de l’Allegramente en est saturé, merveille qui rappelle Martha Argerich dont les abandons millimétrés vont certainement plus loin, mais enfin…

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    Adagio assai très singulier _ oui ! _, parlé _ oui… _, on aimera ou pas _ personnellement j’adore ! _, puis un Presto où sur le piano qui file les souffleurs de Boston persifflent comme les chats du jardin de L’Enfant et les sortilèges, c’est assez irrésistible _ mais oui !, l’effarement déconcerté de la première découverte, une fois dépassé… _, et sauve des lectures « en casquette » : ce moto perpetuo devient vertigineux _ oui, oui _, fausse toccata, fausse course à l’abîme qui semble en un éclair donner la main à son frère sombre, écrit en regard, on l’oublie trop.

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    Dans le songe amer des Bostoniens (ce contre-basson !) _ oui, oui ! _, Seong-Jin Cho sera passé de l’autre côté du miroir, Concerto pour la main gauche tragique _ d’après la guerre ; cf mon article du 4 juillet 2008 à propos du saisissant admirable CD Alpha 125  des trois Quatuors de Lucien Durosoir par le Quatuor Diotima : « Musique d’après la guerre« … _ : il en assemble les épisodes épars dans une grande ligne si noire dont même les cadences, admirablement composées, n’auront pas une étoile.

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    L’éclatant divertissement central où se télescopent des marches d’apocalypse et des souvenirs de l’univers d’avant (Laideronnette et Boléro y compris), gagnés par une suractivité inquiète, retrouveront quelques accents de jazz, seul rappel du solaire Concerto en sol majeur, ailleurs régnera la nuit méphitique où Scarbo rode encore. Prise de son superlative _ oui : et c’est un facteur très important aussi, ici.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Maurice Ravel
    (1875-1937)

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    Concerto pour piano et orchestre
    en sol majeur,
    M. 83

    Concerto pour piano main gauche et orchestre en
    ré majeur, M. 82

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    Seong-Jin Cho, piano
    Boston Symphony Orchestra
    Andris Nelsons, direction

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    Un album du label Deutsche Grammophon 4866820
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    Photo à la une : le pianiste Seong-Jin Cho –
    Photo : © Christoph Köstlin/Deutsche Grammophon

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    Décidément, un très grand pianiste et musicien, Seong-Jin Cho, est là, et bien là, présent, en ce nouveau magnifique CD Ravel sien, avec sa personnalité bien affirmée, et surtout idéalement idoine au génie idiosyncrasique de compositeur ainsi que de l’homme, en sa vie : Maurice Ravel…

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    Un très grand disque pour ces deux immenses et singuliers chefs d’œuvre de Maurice Ravel…

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    Ce jeudi 27 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le toucher de piano magique d’Olga Paschenko, dans le Concerto pour piano n°20 Kv 466 de Mozart : un charme juste qui subjugue et soulève…

    Le très vif plaisir de l’écoute du CD Alpha 1119 « Guess who ? Fanny & Felix Mendelssohn » d’Olga Paschenko _ cf mon article d’avant hier 23 février : « La délicate et délicieuse difficulté d’attribuer à l’oreille soit à Fanny soit à Felix Mendelssohn leurs merveilleux de poésie « Lieder für das pianoforte » et « Lieder ohne Worte » : le jubilatoire CD Alpha 1119 « Guess Who ? – Fanny et Felix Mendelssohn » de la magicienne Olga Pashchenko ; et la question de la singularité idiosyncrasique de ces magnifiques compositeurs à la jointure du classicisme éternel et du romantisme naissant…« … _ m’a donné le très fort désir de revenir écouter son CD Alpha 942 « Mozart – Piano Concertos 20 & 23« , auquel je n’avais pas consacré d’article.

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    Bingo ! Le charme à nouveau me subjugue et me soulève !..

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    Et tout particulièrement en son interprétation magique du Concerto n°20, Kv 466.

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    A l’inverse _ pour une fois… _ de la préférence pour le Concerto n° 23, qu’affirme Jean-Charles Hoffelé en son article « Concertos-Théâtre« , en date du 5 septembre 2024 :

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    CONCERTOS-THÉÂTRE

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    Sombre, si sombre dès ses premières mesures ce ré mineur où le pianoforte d’Olga Pashchenko ajoute ses rumeurs à celles d’il Gardinello. Une tempête venue de Don Giovanni distillera jusque dans la Romance une nuance tragique qui pourra sembler excessive _ non… _, d’autant que la pianiste n’hésite pas côoté effets, morcelant les phrasés, surlignant les affects.

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    La violence des contrastes qu’aiguisent encore les instruments anciens frôle parfois le spectaculaire, si elle tire toujours l’oreille elle tire aussi le texte, péché qui risquerait d’être mortel si les interprètes n’avaient pas tant de talent : les cadences sidérantes _ oui _, de la main de la pianiste, sont l’apport décisif de cette proposition.

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    Heureusement le fin soleil d’automne du la majeur réconcilie la pianiste avec ce Mozart vif et élégant qui m’avait tant charmé à l’écoute du volume précédent (voir ici), tout cela respire et chante, les excès sont bannis (jusque dans une ornementation autrement subtile), et l’émotion étreint dans un Adagio murmuré. Finale leste qui déroule son ruban de pure fantaisie. Pour ce 23e, il vous faudra l’album _ pour moi, c’est bien pour le 20e.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Wolfgang Amadeus Mozart(1756-1791)

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    Concerto pour clavier No. 20 en ré mineur, KV 466
    Concerto pour clavier No. 23 en la majeur, KV 488

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    Olga Pashchenko, pianoforte
    il Gardinello

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    Un album du label Alpha Classics 942
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    Photo à la une : la pianofortiste Olga Pashchenko – Photo : © DR

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    Quel toucher de piano ! Quelle intelligence de Mozart !..

    Quelle artiste !!!

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    Ce mardi 25 février 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa