Étiquette : élégance

  • A propos du (et en avant-propos au) splendide et si idoinement mozartien Clément Lefebvre, interprète du très beau CD « Scriabine – Con eleganza »…

    En forme de petit avant-propos à mon article à venir sur le splendide CD La Dolce Volta LDV 141 « Scriabine – Clément Lefebvre – Con Eleganza » – consacré à quelques pièces significatives de l’œuvre d’Alexandre Scriabine (Moscou, 6 janvier 1872 – Moscou, 10 mai 1915), un compositeur assez peu fréquenté de moi jusqu’ici, et ainsi assez mal connu de ma part, mais que je sais que vénère mon disquaire préféré… –,

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    ces quelques remarques-ci sur cet interprète hors-pair qu’est Clément Lefebvre – né en 1989 à Beuvry (Pas-de-Calais) – :

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    C’est au mois de juin 2018 que j’ai fait la découverte enchantée – et écoutez ici les miraculeuses 67′ de ce CD ! – , d’abord sur France-Musique, puis grâce au CD Evidence Classic EVCD 052 « Rameau/Couperin – Clément Lefebvre« , au piano – enregistré à Paris au mois d’octobre 2017 – , de ce splendide interprète, élégantissime, qu’est Clément Lefebvre ; cf déjà l’enthousiasme de mon article inaugural, en date du 9 juin 2018 : « Anniversaire François Couperin (suite) : un superbe CD « Rameau-Couperin » au piano, par le jeune Clément Lefebvre« ,

    que revoici :

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    Anniversaire François Couperin (suite) : un superbe CD « Rameau-Couperin » au piano, par le jeune Clément Lefebvre

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    — Ecrit le samedi 9 juin 2018 dans la rubrique “Musiques”.
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    Venant de m’aviser hier

    que cette année 2018 célébrait le 350e anniversaire de la naissance de François Couperin,

    voici que je parviens à me procurer _ mais non sans difficultés _ un superbe CD entendu _ et apprécié !! _ deux fois cette semaine

    sur l’antenne de France-Musique :

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    le CD Evidence Classics EVCD 052 intitulé Rameau-Couperin,

    par le jeune pianiste _ né en 1989 à Béthune : non, plus précisément à Beuvry, dans le Pas-de-Calais : Clément Lefebvre a 28 ans lors de l’enregistrement de ce CD, à Paris, au mois d’octobre 2017… _ Clément Lefebvre.

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    Eh ! bien ce CD Rameau-Couperin remplit mieux que bien ses splendides promesses !

    Son goût _ tant dans François Couperin que dans Rameau _ est parfait !!!

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    L’interprète a tout compris des subtilités merveilleuses

    de la musique française

    de cette époque !!!

    Même si _ bien sûr ! _ François Couperin n’est pas Rameau…

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    Les pièces de François Couperin sont prises dans les Troisième (1722) et Quatrième Livres (1730) de pièces de clavecin ;

    et celles de Rameau, sont celles de la Suite en la (1728) des Nouvelles Suites de pièces de clavecin.

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    C’est un cadeau du ciel

    qui met parfaitementent en joie.

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    Ce samedi 9 juin, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    Depuis ce mois de juin 2018

    de ma découverte du jeu  de ce Clément Lefèbvre, si fin pianiste ayant réussi à un tel degré de lumière ce merveilleux – et avec le recul des années, si emblématique ! – CD « Rameau/Couperin » au piano, et non au clavecin,

    c’est sans coup férir que, à chaque parution de lui, je me suis procuré les divers CDs qui ont suivi celui-là :

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    _ le CD Evidence Classic EVCD 083 « Clément Lefebvre – Ravel » – enregistré à Hardelot (Pas-de-Calais), au mois d’avril 2021 ; et à écouter ici (65′) – ;

    à propos duquel je m’étais exprimé en deux de mes articles, « En forme de parenthèse, au réveil ce matin, l’enchanteresse pudeur délicatissime du piano de Maurice Ravel par Clément Lefebvre« , et puis, un mois plus tard, « Bravissimo au ravelissime CD Ravel de Clément Lefebvre« , en date des 18 novembre et 30 décembre 2021 ;

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    _ le double CD La Dolce Volta LDV 109.0, avec le pianiste Philippe Bianconi, « Ravel – Philippe Bianconi – l’œuvre pour piano » – enregistré à Metz du 11 aiu 18 avril 2022 : Clément Lefebvre y intervenant, sur le choix très éclairé et éclairant de Philippe Bianconi, pour deux des quatre mains du « Ma Mère l’Oye » de Maurice Ravel (d’une durée de 14′ 36) – ;

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    _ le CD La Dolce Volta EVCD 127, avec la violoniste – et amie : ils sont parties prenantes de leur Quatuor Abegg – Eva Zavaro « Fauré – Szymanowski – Eva Zavaro – Clément Lefebvre » – enregistré à Soissons du 17 au 21 avril 2024 – ;

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    _ et maintenant ce CD La Dolce Volta LDV 141 « Scriabine – Clément Lefebvre – Con Eleganza » – enregistré à Soissons du 2 au 5 juillet 2024…

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    Sur le parcours de musicien de Clément Lefebvre,

    en cherchant un peu sur le web, j’ai découvert deux articles un peu précis sur le site pianissimos.org :

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    _ « Clément Lefebvre & Quatuor Abegg« , en date du 26 septembree 2016,

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    _ et « Le Poète parle« ,

    un entretien assez détaillé de Clément Lefebvre avec Alain Cochard, paru dans le numéro de novembre-décembre 2018 de Piano-Magazine,

    au sein duquel  j’ai au passage relevé cette significative expression – à mes yeux – de Clément Lefebvre : « Plus le temps passe, plus j’éprouve une joie incommensurable à jouer Mozart – cette musique est vraiment bonne pour la santé ! » – comme c’est juste !!!..

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    Et maintenant, c’est non sans une certaine impatience que j’attends-espère pouvoir un jour écouter l’élégantissime, et probe, et juste, Clément Lefebvre, si immédiatement excellent dans Couperin et Rameau, servir idoinement la musique si difficile à parfaitement bien saisir du si ultra-fin Mozart, pour laquelle ce pianiste si élégant, et dénué de pose, me semble être idéalement fait – j’aime Mozart, j’aime Rameau, j’aime les Couperin, j’aime Ravel, comme j’aime aussi Szymanowski…

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    Donc, très vite et très bientôt,

    viendra ici l’article sur ce que je ressens, à mes écoutes en boucle de son tout récent CD « Scriabine – con Eleganza » –  élégance : un qualificatif bien significatif de l’idiosyncrasie d’interprète, et de musicien tout court, de ce magnifique Clément Lefebvre…

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    Toutefois je tiens à signaler aussi dès maintenant ici les 5 – toujours très judicieux – articles que sur son site Discophilia l’excellent Jean-Charles Hoffelé a consacrés à ces divers très réussis CDs de Clément Lefebvre :

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    _ en date du 17 juillet 2018, et sur le définitivement très emblématique CD Evidence Classic EVCD 052 « Rameau/Couperin – Clément Lefebvre« ,

    le très perspicace – déjà ! – article « Poésie de clavier » ;

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    _  en date du 17 novembre 2021, et sur le CD Evidence Classic EVCD 083 « Clément Lefebvre – Ravel« ,

    l’article « Ravel danse » ;

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    _ en date du 29 septembre 2023, et sur le double CD La Dolce Volta LDV 109.0, avec le pianiste Philippe Bianconi, « Ravel – Philippe Bianconi – l’œuvre pour piano« ,

    l’article « Nocturne » ;

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    _ en date du 31 octobre 2024, et sur le CD La Dolce Volta EVCD 127, avec la violoniste Eva Zavaro, « Fauré – Szymanowski – Eva Zavaro – Clément Lefebvre« ,

    l’article « Passerelle » ;

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    _  et en date du 1er avril 2025, et sur le CD La Dolce Volta LDV 141 « Scriabine – Clément Lefebvre – Con Eleganza« ,

    l’article « Feu sombre » ;

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    A suivre, et très vite !

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    Ce mercredi 2 avril 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ravel et Mozart, ce qui les lie, selon une lucide remarque un peu détaillée de l’excellent pianiste Julien Libeer (« Mozart, l’exemple absolu de Ravel »), au final d’un entretien de présentation de son présent CD « Mozart 1-2-3-4 – solo – duo -trio – quartet », à propos de ce qu’il qualifie d’ »une virée Ravel qui s’annonce pour l’automne »…

    En un entretien avec Pierre-Jean Tribot, intitulé « Julien Libeer face à Mozart« , paru hier 23 mars sur le site de Crescendo Magazine, à propos de la parution le 28 mars prochain de son CD Harmonia Mundi HMM 102699 « Mozart 1 ∙ 2 ∙ 3 ∙ 4. Solo, Duo, Trio, Quartet« , avec Pierre Colombet, violon, Máté Szücs, alto, et Eckart Runge, violoncelle,

    à la question finale de Pierre-Jean Tribot : « Est-ce que vous avez déjà un autre projet de disque en préparation ?« ,

    l’excellent Julien Libeer répond ceci, que je tiens à retenir et signaler ici :

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    « Oui, il y a une virée Ravel – voilà ! – qui s’annonce pour l’automne.

    Mozart ayant été l’exemple absolu – mais oui ! – de Ravel, il paraissait cohérent – et fécond – de travailler sur les deux simultanément – bravo ! – : ce sont deux mondes aristocratiques – oui ! d’une élégance et fluidité toujours parfaites… -, d’une invention mélodique intarissable – oui – , expressive mais jamais vulgaire – en effet ! et c’est aussi à souligner… –, et dont l’absence de coutures visibles – l’art effaçant les moindres efforts de tout le nécessaire inventif travail de l’art – tient du miracle – des qualificatifs d’une justesse d’intuition assez remarquable, et que je tenais ainsi à citer, en ce printemps d’année Ravel 2025.

    Au disque, il s’agira essentiellement d’œuvres pour piano seuls – de Ravel par Julien Libeer, donc… – , mais mes vieux comparses Lorenzo Gatto – violon – et Bruno Philippe – violoncelle – viendront en soutien pour quelques plages«  – de ce futur CD Ravel de l’automne prochain…

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    Voilà donc, avec ce Ravel mozartien à venir – un autre élément, et bien entendu crucial, car très profond et essentiel chez eux deux, est leur semblable dépassement du tragique de la vie, qu’ils intègrent, incorporent, et sublimement dépassent et transcendent comme probablement très peu d’autres, avec cette simplissime naturelle élégance, en dehors d’eux … –, assez prometteur pour cette fin d’ »Année Ravel 2025 » – une retombée un peu utile (et parfois magnifique !) de cette mode un peu mécanique, pour programmeurs de concerts ou producteurs de disques en panne d’inspiration, des commémorations aux dates commodes et faciles à cocher sur les calendriers d’anniversaires…

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    Ce lundi 24 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Joël Dehais, rhumatologue et musicien, dressant un superbe portrait hyper-réaliste des pathologies physiologiques et névrotiques de Glenn Gould à son Steinway, à l’Académie de Bordeaux…

    Hier soir, jeudi 16 janvier, invité par mon ami le Pr Joël Dehais – rhumatologue émérite, disciple du magnifique Professeur Raoul Tubiana, éminentissime spécialiste du traitement des pathologies des musiciens instrumentistes ; cf mon article «  » du 28 décembre 2011… – à venir l’écouter, à l’Académie de Bordeaux – en ouverture de sa très prometteuse présidence de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux pour l’année 2025 – , parler – superbement et en idéale justesse ! un modèle du genre… – du cas – pathologique à divers égards, pas seulement physiologiques, névrotiques aussi… – du célébrissime pianiste Glenn Gould,
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    j’ai été un peu étonné – dois-je avouer ici – , au moment des interventions et questions qui ont suivi la conférence, d’une ou deux appréciations musicales émanant de l’assistance, quand la lumineuse démonstration de Joël Dehais venait de mettre en évidence parfaite tout ce que les performances musicales de Glenn Gould tenaient directement – hélas ! trois fois hélas ! – de ses pathologies, tant physiologiques – excellentes probantissimes images et vidéos à l’appui : le contraste saisissant ô combien ! des positions des mains sur le clavier du piano de Daniel Barenboïm et de Glenn Gould, parlait ainsi de lui-même… – que mentales.
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    La question – semblait-il au plutôt baroqueux de goût que je suis, mais je vénère aussi le merveilleux Bela Bartok ! – à poser, mais annexe, certes – et donc hors du sujet de Joël… – , étant plutôt celle du très large et toujours durable succès – essentiellement discographique… – de Glenn Gould auprès d’un très large public – ébaubi : à jamais ?.. – de par le vaste monde encore aujourd’hui – ce qui n’est pas sans m’étonner (et m’inquiéter aussi) pour le destin de l’écoute véritablement musicale…
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    Mais tel n’était pas du tout, bien sûr, le propos _ exclusivement médical et scientifique, lui : pas musical, il faut le souligner… _ du Pr. Dehais… Car Joël Dehais – très éminent médecin ainsi que musicien violiste et hautboïste d’expérience… – a pris grand soin et merveilleuse élégance de ne – surtout ! – rien dire – du tout : ni apprécier, surtout pas ! – de la qualité du jeu de Glenn Gould – dans les magiques « Goldberg« , par exemple… – ; il s’est scrupuleusement contenté, avec son exquise délicatesse – une de ses plus magnifiques très grandes qualités : de personne humaine très rare, ici ! quelle supérieure élégance et attention à autrui… – , de montrer l’étiologie imparable des postures pathologiques de l’instrumentiste à son  piano ; et de modérément regretter que Glenn Gould ne se soit pas plutôt mis au clavecin – instrument davantage percussif – , qu’au piano...
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    Et puis, des goûts et des couleurs…
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    Et de toutes les façons, le terrain – d’authentique et parfaite expertise scientifique médicale : un bijou de ciselure de scalpel délicatissime d’analyse : sans le moindre débord... – du parfait exposé – d’ouverture de sa présidence de l’Académie nationale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux pour l’année 2025 – de Joël Dehais, était bien celui, et exclusivement, de la pathologie, particulièrement celle des maladies professionnelles des instrumentistes, que Joël a très concrètement contribué – en thérapeute efficient – , dans le sillage du magnifique Raoul Tubiana – je pense aussi à l’épouse de celui-ci, la très fine et exquise et discrète Claude Delay – , à soigner… 
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    Ce vendredi 17 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • La poésie toute de délicatesse de Tanguy de Williencourt brossant de son art du piano les paysages vaporeux de Franz Liszt (2)…

    Comme en réponse à mon article «  » du 30 septembre dernier _ il y a 3 jours… _,

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    voici ce jeudi 3 octobre l’article « Grand Liszt » de Jean-Charles Hoffelé,

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    qui permet de comparer nos approches respectives de cette superbe réalisation discographique, le CD Mirare MIR 746 « Muses – Franz Liszt » de l’excellent Tanguy de Williencourt…

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    GRAND LISZT

    Les héroïnes _ égéries, en fait _ de Liszt sont le prétexte _ seulement ?.. Peut-être : j’ai éprouvé moi aussi ce soupçon… _ de ce voyage qui s’attarde longuement _ et très heureusement _ en Suisse. La nature dorée du beau Steinway du Kulturzentrum de Toblach _ oui, et il faut en effet insister sur son apport… _ est un parfait miroir pour l’élégance native _ oui ! _, la fluidité _ oui _, le grand son ouvert _ oui _ que Tanguy de Williencourt dispense au long de l’album.

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    Au lac de Wallenstadt atmosphérique, jeux d’eau quasi ravéliens d’Au bord d’une source, méditation et orage appassionato pour une ombreuse Vallée d’Obermann dont la donnée romanesque ne s’absente jamais, Cloches de Genève irréelles à force de nuances, quatuor parfait _ oui ! _ qui fait regretter _ c’est très juste _ de ne pas avoir toute la Première Année de pèlerinage sous de tels doigts de poète _ si sensible aux atmosphères des lieux.

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    L’art de phrasé emplit le Liebestraum, plus encore l’Impromptu en fa dièse majeur qui lui répond en ajoutant un rossignol, il envolera une saisissante Bénédiction de Dieu dans la solitude avant d’anoblir les tourments et les visions de la Sonate _ que j’ai personnellement resssentie comme plus abstraite… _, dont l’arche est mise en lumière avec une rare science de la tension harmonique, qui déjà surprenait dans la Vallée d’Obermann : ce piano si kaléidoscopique ne craint pas l’épique, infuse une poésie et un lyrisme qui empêchent _ très justement _ de tonitruer, vraie leçon de style _ oui… _ d’un musicien dont chaque disque surprend en bien.

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    LE DISQUE DU JOUR

    Muses

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    Franz Liszt (1811-1886)

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    Liebestraum en la bémol majeur, S. 541/3 (Oh Lieb, so lang du lieben kannst)
    Années de pèlerinage I, S. 160 – Suisse (4 extraits : II. Au lac de Wallenstadt, IV. Au bord d’une source, VI. Vallée d’Obermann, IX. Les cloches de Genève)
    Impromptu en fa dièse majeur, S. 191 (Nocturne)
    Bénédiction de Dieu dans la solitude, S. 173/3
    Sonate pour piano en si mineur, S. 178

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    Tanguy de Williencourt, piano

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    Un album du label Mirare MIR746
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    Photo à la une : le pianiste Tanguy de Williencourt –
    Photo : © Jean-Baptiste Millot

     

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    Une nouvelle fois merci !

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    Ce jeudi 3 octobre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa