Étiquette : interprétation

  • Le charme plein d’esprit du « Polish Nostalgia » de Cyprien Katsaris : le charme délicieux revenu de tout un monde revisité, comme un parfum perdu et retrouvé soudain, par ce piano délicat et divinement léger, et ces doigts virevoltants et sans affèterie, jubilatoires…

    C’est tout un monde délicieusement revisité que nos offre le charme plein d’esprit et de fraîcheur du « Polish Nostalgia » de Cyprien Katsaris (Marseille, 5 mai 1951),

    le CD NIFCCD 165 du label de l’Institut National Frédéric Chopin de Varsovie…

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    Écoutez ceci (3′ 46) pour y glisser déjà un premier coup d’œil…

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    Et regardez le très juste aperçu de Jean-Charles Hoffelé en son article « Varsovie perdue » du 20 juillet dernier… :

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    VARSOVIE PERDUE

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    Ceux qui seront passés devant l’Eglise évangélique Saint Marcel en avril 2025 auront peut-être saisi quelques bribes d’une musique peu habituée à y résonner. Cyprien Katsaris promenait son piano – plein de charme – dans une Varsovie perdue, entre danses de salon, revues de music-hall, et chansons de charme, tout un monde de divertissement qui rapproche soudain Varsovie du Paris des Années folles, une pointe de nostalgie en plus, et quelques épices sud-américaines aussi.

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    Acmé de cet âge d’or, l’entre-deux-guerres où Jerzy Petersburski et sa bande faisaient résonner leurs tangos élégants – oui – , dont les échos se retrouveront une fois le cataclysme passé chez Władysław Szpilman (le pianiste du film Le Pianiste) pour quelques songs dont il régalait les auditeurs d’une Radio de Varsovie convalescente.

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    Ce que raconte ce disque est, même sous l’étau, soviétique, la persistance d’une âme polonaise au travers des musiques de divertissement – voilà – , les seules tolérées par le régime, que les compositeurs subvertissent par des tonalités mineures où s’infiltre le zaal, souligné par tant d’art – oui, oui – par Cyprien Katsaris, faisant renaître un répertoire oublié – et totalement inconnu de nous…

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    Il élargit d’ailleurs la focale à sa propre nostalgie polonaise, invitant Frédéric Chopin (mais réécrit par Karol A. Penson), la Valse de Wanda Landowska, la Valse de Caton de Ludomir Różycki, des « brefs » de Lutosławski ou Kilar, manière de revenir au cinéma, l’autre espace de liberté relative, et clôt le disque avec ses propres nostalgies : une Mazurka, délicieuse et un Appassionato et Polonaise, pur charme – c’est là l’impression dominante, et qui nous séduit complètement – dont le brio ne craint pas d’être capiteux – mais oui, comme un parfum d’enfance perdu qui soudain revient nous subjuguer…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Polish Nostalgia

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    Œuvres de Frédéric Chopin (1810–1849), Władysław Daniłowski (1902–2000), Alfred Gradstein (1904–1954), Albert Harris (1911–1974), Henryk Jabłoński (1915–1989), Zygmunt Karasiński (1898–1973), Lucjan Marian Kaszycki (1932–2021), Wojciech Kilar (1932–2013), Karol Kurpiński (1785–1857), Wanda Landowska (1879–1959), Witold Lutosławski (1913–1994), Stanisław Niewiadomski (1857–1936), Jerzy Petersburski (1895–1979), Adolf Rozner (1910–1976), Ludomir Różycki (1883–1953), Leon Rzewuski (1902–1964), Tadeusz Sygietyński (1896–1955), Władysław Szpilman (1911–2000), Henryk Wars (1902–1977), et Cyprien Katsaris (né en 1951)

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    Cyprien Katsaris, piano

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    Un livre-disque, assorti d’un livret de 232 pages, du label de l’Institut Chopin de Varsovie NIFCCD 165
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    Photo à la une : le pianiste Cyprien Katsaris – Photo : © Ohad Barel

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    Le charme est absolument délicieux !

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    Assez étrangement, je n’avais pas jusqu’ici consacré d’articles aux interprétations pourtant magnifiques de Chopin de Cyprien Katsaris,

    mais seulement deux articles, les 13 et 25 février 2020, à son coffret de 6 CDs pour Piano 21 « A chronological Odyssey Beethoven » : « Suivre le piano de Beethoven en sa continuité de composition : l’expérience de l’interprétation _ en 6 CDs _ de Cyprien Katsaris » et « L’art d’interpréter des transcriptions d’oeuvres de Beethoven, de Cyprien Katsaris : l’exemple des transcriptions pour piano seul des Sonates pour piano et violon « Le Printemps » et « A Kreutzer »« ,

    dans lequel j’avais toutefois admirativement employé l’expression des « doigts virevoltants – et sans affèteries – de Cyprien Katsaris » : des qualités qui apparentent, à la sensibilité de mon oreille et de mon goût, son jeu, tout de naturel et d’évidence allègre et jubilatoire, à celui de certains de mes pianistes préférés dans Beethoven : Stephen Kovacevitch, Ronald Brautigam, Aleksei Liubimov, Grigory Sokolov, etc…

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    Et pour Chopin, comment pourrais-je oublier – cf par exemple mon éperdu d’admiration article in memoriam « Pour les 10 ans du décès de la pianiste Tatiana Shebanova (1953 – 2011), ré-édition de ses sublimes 14 CDs Chopin ! » en date du 6 septembre 2021… – la miraculeuse Tatiana Shebatova ?..

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    Mais pour l’heure,

    vive le jubilatoire « Polish Nostalgia » de Cyprien Katsaris : il nous enchante

    tout spécialement en ces heures si tragiques de l’incendie de Saumos – Le Porge – Lège-Cap Ferret, qui nous affecte de si près…

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    Ce jeudi 23 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Quand un interprète nous fait accéder à un chef d’œuvre de la musique : le violoncelliste Nicolas Altstaedt et le Concerto pour violoncelle n°2 (de 1963) de Grażyna Bacewicz (1909 – 1969), en le CD « Blackbirds – Music from the 1960s – Bacewicz – Britten- Feldman – Veress »…

    Il nous arrive de temps en temps qu’un magnifique interprète nous fasse accéder, jubilatoirement, à un chef d’œuvre de la musique jusqu’alors inconnu de nous :

    c’est en l’occurrence le bonheur qui vient de m’arriver grâce au superbe violoncelliste Nicolas Altstaedt – Heidelberg, 1982 : je l’apprécie depuis longtemps… – en son tout récent CD Alpha 1213 « Blackbirds – Music from the 1960s – Bacewicz – Britten- Feldman – Veress » pour le sublime Concerto pour violoncelle n°2 (de 1963) de Grażyna Bacewicz (Łódź, 5 février 1909 – Varsovie, 17 janvier 1969) – enregistré en février 2025 en Suède, à la Sverige Radio…

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    Et on peut voir ici l’assez juste article de Jean-Marc Petit « Le violoncelliste Nicolas Altstaedt en ex-fan des sixties » paru sur ResMusica hier 18 juillet 2026,

    qui vient à point nommé conforter mon enthousiasme et pour cette œuvre de Grażyna Bacewicz, et pour cette interprétation de Nicolas Altstaedt : 

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    Le violoncelliste Nicolas Altstaedt en ex-fan des sixties

    Le violoncelliste consacre un disque entier à des œuvres composées pendants les années 1960. Un parcours original allant de  à , en passant par… les Beatles – Paul McCartney.

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    n’était pas né dans les années 1960 – mais en 1982 – , années de gloire des Pierre Boulez, Iannis Xenakis, Krzysztof Penderecki, notamment, mais également période dorée – encore… – de la pop music. C’est pourtant à cette décennie – des 60 – que le violoncelliste franco-allemand de 44 ans a décidé de consacrer son dernier disque, le violoncelle servant de « fil conducteur » à un programme d’œuvres assez hétéroclites, dont la chanson Blackbird des Beatles donnant son titre à l’album.

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    nous permet ainsi de redécouvrir l’extraordinaire – vraiment !!! –  Concerto n°2 pour violoncelle de (1909-1969). Composé en 1963, alors que la compositrice polonaise s’éloignait du néoclacissisme pour s’intéresser à une forme modérée de dodécaphonisme, ce concerto est avant tout une prodigieuse leçon de couleurs orchestrales – oui. On pourrait même considérer cette œuvre plutôt comme un concerto pour orchestre et violoncelle, tant l’instrument soliste semble parfois se fondre dans le merveilleux kaléidoscope de percussions, de bois et de cordes que déploie . Nicolas Altstaedt, à la sonorité ample et claire, est tout autant le héros de ce concerto que l’, sous la baguette précise de . Que ce soit dans l’Allegro fantastico introductif, véritable étude de couleurs sonores, l’Adagio en apesanteur, ou l’Allegro percussif final, cette œuvre nous transporte dans « tout un monde lointain » qu’évoquera à son tour quelques années plus tard Henri Dutilleux dans son propre concerto.

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    Après la densité de Bacewicz, Nicolas Altstaedt nous fait basculer dans l’épure, avec Durations II pour violoncelle et piano de . Composée en 1960, cette pièce hypnotique est caractéristique du style du compositeur américain qui n’indiquait sur ses partitions que la hauteur, les nuances et le timbre des notes, laissant aux interprètes le libre choix du rythme et de la durée. Cette musique « indéterminée » abolit donc le temps. Durations II est comme une volute de fumée qui s’élève et disparaît, une musique en apesanteur comme les toiles du peintre Mark Rothko à qui a rendu hommage. Nicolas Alstaedt et son partenaire , cette fois au piano, interprètent avec une concentration extrême cette pièce fascinante.

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    Retour sur terre ensuite avec la Sonate pour violoncelle et piano de (1913-1976). Composée en 1961 à l’attention de Mstislav Rostropovitch, cette vaste partition en forme de suite à l’ancienne, est avant tout un hommage au son si impressionnant du violoncelliste russe. Nicolas Altstaedt et ne prétendent pas rivaliser avec la version anthologique de « Rostro » et Britten, d’une puissance hors norme. Leur vision, fluide et précise, permet de voyager avec aisance tout au long des cinq étapes de cette Sonate, tour à tour fantasque, tragique, échevelée comme le final aux accents de chevauchée « chostakovienne ».

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    Nicolas Altstaedt poursuit son récital avec la méconnue Sonate pour violoncelle seul (1967) de (1907-1992). Puissante partition, assez aride, cette sonate ne puise pas dans les racines hongroises du compositeur, comme celle célèbre – et à très juste titre !!! – de son compatriote Zoltan Kodaly. Beaucoup plus abstraite et théorique (à l’image d’ailleurs du texte de la notice de présentation), cette sonate confronte une multitude de discours opposés (offensif puis apaisé, péremptoire puis hésitant, fragile et éruptif), nécessitant une grande virtuosité de la part du violoncelliste. On sent Nicolas Altstaedt particulièrement engagé dans cette partition qu’il souhaite défendre depuis longtemps.

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    Le contraste est saisissant avec l’adorable Blackbird de Paul McCartney et John Lennon que Nicolas Alststaedt joue en conclusion de son disque en compagnie du luthiste (et chanteur pour l’occasion) . Quoi de mieux qu’une chanson des Beatles, légère et insouciante, pour conclure un disque d’une telle densité ?

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    Blackbirds, Music from the 1960s.Grażyna Bacewicz (1909-1969) : Concerto pour violoncelle n°2.

    Morton Feldman (1926-1987) : Durations II pour violoncelle et piano.

    Benjamin Britten (1913-1976) : Sonate pour violoncelle et piano op. 65.

    Sandor Veress (1907-1992) : Sonate pour violoncelle solo.

    Paul McCartney (né en 1942)/John Lennon (1940-1980) : Blackbird.

    Nicolas Altstaedt, violoncelle. Orchestre symphonique de la Radio suédoise. Maxim Emelyanychev, direction et piano. Thomas Dunford, luth et chant.

    1 CD Alpha Classics. Enregistré en février, avril et juillet 2025 à la Radio suédoise, au studio B-Sharp de Berlin, à Lockenhaus (Autriche) et Rate (Portugal).

    Notice de présentation en anglais, français et allemand.

    Durée : 58:43

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    Et regardez ici cette frustrante par sa brièveté vidéo de présentation par Nicolas Altstaedt lui-même…
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    Merci à Grażyna Bacewicz pour ce magistral chef d’œuvre,
    et à Nicolas Altstaedt pour son interprétation en ce CD, qui sait si bien le servir…
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    Ce dimanche 19 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le sublimissime art du portrait musical de Couperin, Forqueray, Marais et Rameau par leurs contemporains ainsi qu’eux-mêmes, délicieusement servi au disque par l’Ensemble Les Timbres : un enchantement de musique française saisie en sa plus tendre intimité…

    C’est le sublimissime art du portrait musical de François Couperin, Antoine Forqueray, Marin Marais et Jean-Philippe Rameau – soient « quatre figures majeures de la musique baroque française, comme un jeu de cartes d’exception qui réunirait les portraits de ces quatre compositeurs dont la singularité et le génie ont marqué durablement l’histoire de la musique«  ,ainsi que le formule le livret page 6… – amicalement réalisé par leurs contemporains Jean-Féry Rebel, Louis Caix d’Hervelois, François d’Agincourt, Louis-Antoine Dornel, Charles-Alexandre Jollage, Pierre-Nicolas Lafont, Jacques Duphly et Josse Boutmy – certains très peu connus de nous, ainsi que du disque,  jusqu’à’ici… – , ainsi, d’ailleurs, que par eux-mêmes aussi,

    que vient délicieusement servir, en un superbe CD Château de Versailles Spectacles CVS 175 « Carré d’As – Portraits musicaux -Couperin, Forqueray, Marais, Rameau« , l’Ensemble Les Timbres, formé de Julien Wolfs, clavecin, Myriam Rignol, viole de gambe et Yoko Kawakubo, violon, pour le n° 16 de la collection La Chambre du Roi – enregistré pour le principal (21/30) à Pompierre-sur-Doubs du 27 au 29 juin 2025, mais avec aussi 3 pièces enregistrées à Beaufays (Rameau) en novembre 2013, 3 autres à Besançon (Marais) en juin 2020, et 3 autres encore à  Saint-Trond (Forqueray) en février 2023… – :

    une bien belle idée de programme – « cet enregistrement est conçu comme une série de miniatures musicales, chacune révélant une personnalité, une esthétique et une manière unique de traduire les passions humaines. De l’élégance raffinée de Couperin à la puissance expressive de Forqueray, de la profondeur sensible de Marais au génie harmonique de Rameau, ces portraits offrent une palette contrastée d’émotions et de caractères » (selon la très juste présentation du livret, page 6)… – , déjà, mais surtout idéalement réalisée ici pour notre enchantement de musique française à un de ses probables sommets, en ce début de XVIIIème siècle français, de délicatesse intime, d’élégance et de charme absolus, et de raffinement le plus naturel, que nous aimons tant…

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    Et admirez cette généreuse vidéo de présentation exclusivement musicale du CD (d’une durée de 7′ 40)…

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    Ce samedi 18 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Quel pianiste choisir au disque pour les merveilleux 49 « Lieder ohne Worte » de Felix Mendelssohn : Roberto Prosseda, le meilleur interprète de tout le piano (avec ou sans orchestre) mendelssohnien, en son double CD Decca paru en mai 2019…

    Pour répondre à la question cruciale que vient de me poser mon ami Bernard Brevet :
    « Quel pianiste choisir au disque pour les « Lieder ohne Worte » de Felix Mendelssohn ?« ,
    je réponds que, du piano de Mendelssohn, mon interprète préféré est, et de loin, Roberto Prosseda – né à Latina le 7 mai 1975 – (et, en cette occurrence particulière des « Romances sans paroles« , son magnifique double CD Decca 476 6796 des « Lieder ohne Worte » , qui est paru en mai 2009)
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    dont je possède presque tous les CDs Mendelssohn – il a tout enregistré du piano de Mendelssohn : avec ou sans orchestre ! et certains à deux pianos avec son épouse Alessandra Ammara  – :
    j’ai dû en commander spécialement la plupart, car ils étaient – incompréhensiblement !!! – très mal distribués en France…
    Écoutez-le ici présenter, en 2017, son intégrale Mendelssohn de 10 CDs en cette brève remarquable vidéo de 2’42 ;
    et surtout, toujours en 2017, dans l’endiablé Presto du Lied ohne Worte Op. 67 n°4 (« Spinnerlied » / « La fileuse »), en cette jubilatoire vidéo de 2′ 03 : Wow !..
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    J’ai consacré au moins 4 articles de mon blog à cette question du choix de l’interprète de ces magiques « Lieder ohne Worte » de Felix Mendelssohn :

    _ 3 mars 2018 : https://encherchantbien.fr/ecouter-une-interpretation-parfaite-par-roberto-prosseda-des-lieder-ohne-worte-de-felix-mendelssohn/
    _ 6 février 2024 : https://encherchantbien.fr/le-charme-absolu-tres-prenant-et-tres-tendre-des-lieder-ohne-worte-de-felix-mendelssohn-en-un-choix-de-14-pieces-par-igor-levit-en-un-cd-tout-fraichement-enregistre-a-berlin-en-decembre-derni/
    Il s’agit du CD Sony Classical 19658878982 paru en janvier 2024, qui ne comporte que 14 des 49 pièces de l’œuvre égrenée au fil des Op. 19, 30, 38, 53, 62, 67 publiés en 1830, 1835, 1837, 1841, 1844 et 1845 par Felix Mendelssohn, puis, parus posthumes en 1851 et 1868, les Op. 85 et 102, et enfin, publié à New-York en 1935, l’Op. Wo 010…
    _ 22 février 2024 : https://encherchantbien.fr/deux-avis-bien-distincts-sur-le-recent-cd-mendelssohn-lieder-ohne-worte-digor-levit-pour-une-approche-de-lidiosyncrasie-du-genie-mendelssohnien/
    _ 23 février 2025 : https://encherchantbien.fr/la-delicate-et-delicieuse-difficulte-dattribuer-soit-a-fanny-soit-a-felix-mendelssohn-leurs-merveilleux-de-poesie-lieder-fur-das-pianoforte-et-lieder-ohne-worte-le-jubilatoire-cd-alpha-111/
    Un CD passionnant et très réussi par OIga Pashchenko…
    Longtemps je n’ai disposé que du double album de Daniel Barenboim paru en 1974 chez Deutsche Grammophon : pas ce qu’il y a de mieux..
     
    Mais existent aussi :
    • Werner Haas en 1972 (1×2 LP Philips)
    • Lívia Rév en 1986 (1×2 CD Hyperion), Grand Prix du Disque
    • Marie-Catherine Girod en 2005 (2 CD Saphir Productions)
    C’est donc le double album Decca 476 6796, paru en mai 2009, du superbe Roberto Prosseda – si incompréhensiblement méconnu en France ! – que très chaleureusement je recommande pour ces admirables « Lieder ohne Worte » de Felix Mendelssohn !
     
    Et en tout cas, les Op. 19, 30, 38, 53, 62, 67, 85, 102 et Wo010, au total 49 pièces, qui constituent la collection complète – du moins à ce jour, en attendant de nouvelles découvertes… – des «Lieder ohne Worte» de Felix Mendelssohn, sont une pure merveille jubilatoire pour le mélomane désireux de chefs d’œuvre absolus de la musique…
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    Ce lundi 13 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa