Étiquette : interprétation

  • Le talent du ténor Cyrille Dubois dans les Lieder de Franz Liszt : « O Lieb »

    Certains compositeurs que j’admire

    ou même aime

    pour certaines œuvres _ voire pans d’œuvres _

    me touchent très rarement dans les concerts, ou CDs, de Lieder…

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    C’est le cas de Johannes Brahms,

    et aussi de Franz Liszt.

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    Or, le CD intitulé O Lieb,

    que nous proposent le ténor Cyrille Dubois

    et le pianiste Tristan Raës

    _ le CD Aparte AP 200 _

    offre un plaisir parfait :

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    avec 15 Lieder en allemand,

    4 Mélodies en français

    et 4 Canzone en italien.

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    Ce mardi 5 novembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa 

  • L’épatant Vivaldi de Jupiter et Léa Désandré

    Antonio Vivaldi (1678 -1741)

    est un compositeur qui décoiffe !

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    et me plaît énormément !

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    Il est archi-vivant ! 

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    Le CD Vivaldi Jupiter

    de l’ensemble Jupiter, que dirige le luthiste Thomas Dunford,

    réussit,

    avec l’excellentissime mezzo-soprano _ quel timbre ! quel art accompli ! quelle vie _ Léa Désandré

    _ magnifique absolument dans tous ses airs !_

    un étincelant récital

    d’airs d’opéras, d’oratorios

    _ Farnace, Juditha triumphans, Giustino, L’Olimpiade, Griselda _

    et aussi un extrait du Nisi Dominus,

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    entremêlés d’époustouflants _ et justissimes, sans boursouflures _ Concerti

    pour divers instruments virtuoses :

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    un Concerto pour basson,

    un Concerto pour violoncelle,

    un Concerto pour luth ;

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    avec une troupe de jeunes interprètes proprement fabuleux !

    _ la relève est assurée.

    Tout particulièrement le bassonniste Peter Whelan.

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    Ce CD Alpha 560

    est ainsi à marquer d’une pierre blanche !

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    Quelle irradiante joie !

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    Ce dimanche 3  novembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Francesco Piemontesi confirmé !

    Dans son article de ce jour, Ultima verba,

    sur son décidément régulièrement passionnant blog Discophilia,

    Jean-Charles Hoffelé à son tour s’émerveille

    de la réalisation par Francesco Piemontesi

    des trois dernières sonates pour piano de Schubert

    _ en un double CD du label Pentatone PTC 5186742.

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    C’est à une nuance près que je partage son avis :

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    à mon oreille et à mon goût,

    l’interprétation par Francesco Piemontesi de la dernière de ces trois dernières sonates de Schubert,

    saisi ici en live,

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    à la différence des deux précédentes,

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    loin de me paraaître inférieure,

    me touche encore plus

    par l’authenticité de sa liberté…

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    ULTIMA VERBA

    Dix années à voyager en compagnie des trois dernières Sonates de Schubert, pas moins ! Ce n’est pas une vie comme pour Schnabel ou Kempff, mais pourtant Francesco Piemontesi va au cœur des œuvres comme ses célèbres ainés.

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    L’autorité sans maniérisme qui emporte le sombre Allegro de l’ut mineur, avec ses replis de silence, ferait plutôt penser à Arrau dont Schubert fut l’ultima verba, cette tension terrible sans aucun effet, cette nudité du chant dans la profondeur du clavier que n’enjolive pas la prise de son parfaite de Johannes Kammann, d’ailleurs aidée par l’acoustique de la Salle de Musique de La Chaux-de-Fonds où les micros n’ont qu’à cueillir les notes.

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    C’est comme l’essence de Schubert, sans que jamais le tragique ne vienne défaire la noblesse du discours, la hauteur de vue d’une interprétation qui se veut d’abord humblement lecture. C’est encore plus vrai dans les escarpements de la grande Sonate en la majeur, conquérante, plus lumineuse durant tout l’Allegro initial qui prend des allures de symphonie. L’Andantino pourra paraître, lied terrible, nu, au rythme implacable, dont l’orage est une vraie apparition. Piemontesi trouve l’émotion sans la chercher, contrairement à la stupéfiante proposition d’Andrea Lucchesini qui rappelait sans cesse l’ombre de Beethoven, n’admettant ici que Schubert.

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    Pour la Sonate en si bémol majeur, il aura préféré une prise en concert, choix évident pour une œuvre dont le Molto moderato veut la grande ligne, la respiration continue et l’écho même de celle-ci. Mais pourtant, le degré de concentration que lui avait offert le studio ne s’y retrouve pas, le discours se cherche, trouve souvent mais interroge aussi. Il faut y adhérer pour entendre, au deux sens du terme, le projet poétique si singulier que Piemontesi aura voulu incarner en dépareillant le triptyque, osant affirmer que l’ultime Sonate doit résonner absolument différente, et comme un ailleurs de musique.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Franz Schubert (1797-1828)

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    Sonate pour piano No. 19 en ut mineur, D. 958
    Sonate pour piano No. 20 en
    la majeur, D. 959

    Sonate pour piano No. 21 en
    si bémol majeur, D. 960…

     

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    Francesco Piemontesi, piano

    Un album de 2 CD du label Pentatone PTC5186742
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    Photo à la une : le pianiste Francesco Piemontesi – Photo : © Marco Borggreve

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    Ce mardi 29 octobre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Les bons souvenirs de Philadelphie de Daniil Trifonov

    En suite _ et confirmation _ de mon article  du 23 octobre dernier,

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    cet article-ci Bons souvenirs de Philadelphie

    de Jean-Charles Hoffelé

    à la même date

    sur son site Discophilia d’Artamag : 

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    BONS SOUVENIRS DE PHILADELPHIE

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    Le timbre d’argent qui ouvre le premier volet du chef-d’œuvre choral de Rachmaninov, Les Cloches, résonne dans l’aigu du clavier avant que tout le meuble n’y fasse résonner l’orchestre : le ténor prononce son « Entendez ! » magique : deux notes, puis une liesse de sons, mais quel génie ! dans cette transcription que la gourmandise de Daniil Trifonov pour tout ce que Rachmaninov n’aura pas écrit pour le piano lui aura commandé de placer en tête du second volume de son intégrale des Concertos.

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    J’avais un peu négligé le premier album, encore froissé par son épuisante et si métallique (la prise de son ?) intégrale des Etudes d’exécution transcendante de Liszt, j’avais tort, déjà dans les abymes maîtrisés du Deuxième Concerto, dans l’électricité fulgurante du Quatrième, il avait abandonné les façons, les manières, les singularités qui chez Chopin surtout lui faisaient trop dire « moi je », la direction classique et fusante de Yannick Nézet-Séguin, la présence pour ainsi dire philologique de l’Orchestre de Philadelphie, formation Rachmaninov par excellence depuis Stokowski et Ormandy, l’inspirant. Trifonov ajoutait la Suite que Rachmaninov avait tirée de la Partita pour violon BWV 1006.

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    Allez, le second volume est tout aussi éblouissant et peut-être même plus encore. Preste, drastique, d’une énergie assez folle dans le Finale, leur Premier Concerto est un modèle de style, ils y osent cette tension si particulière, un rien névrotique, qui rend la musique de Rachmaninov si addictive. Comme un postlude au Concerto, Trifonovajoute dans des teintes très sombres la transcription de Vocalise, façon de rappeler que l’échec rencontré par l’Opus 1 entraîna la dépression que l’on sait.

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    Le Troisième Concerto est une splendeur, une symphonie avec piano où Yannick Nézet-Séguin dore les paysages dépeints par les philadelphiens, lecture d’une cohérence, d’une ampleur, d’une simplicité surtout qui convoque le souvenir de la gravure du compositeur.

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    Le pianisme solaire de Trifonov y est aujourd’hui probablement unique : écoutez seulement le passage ornementé de l’Intermezzo, merveille pas entendue ainsi depuis le disque assez peu connu de Jorge Bolet et Ivan Fischer. Maintenant, il faut que je réécoute leur Rhapsodie sur un thème de Paganini. Irais-je cette fois encore à Canossa ?

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Sergei Rachmaninov
    (1873-1943)

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    Concerto pour piano et orchestre No. 2 en ut mineur, Op. 18
    Concerto pour piano et orchestre No. 4 en sol mineur, Op. 40
    Suite d’après la « Partita pour violon seul No. 3 en mi majeur, BWV 1006 » de J. S. Bach

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    Daniil Trifonov, piano
    The Philadephia Orchestra
    Yannick Nézet-Séguin, direction
    Un album du label Deutsche Grammophon 4835335

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    Sergei Rachmaninov
    (1873-1943)

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    Concerto pour piano et orchestre No. 1 en fa dièse mineur, Op. 1
    Concerto pour piano et orchestre No. 3 en ré mineur, Op. 30
    Les Cloches – extrait : I. Allegro ma non tanto (arr. Trifonov)
    Vocalise, Op. 34 No. 14 (arr. Trifonov)

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    Daniil Trifonov, piano
    The Philadephia Orchestra
    Yannick Nézet-Séguin, direction
    Un album du label Deutsche Grammophon 4836617

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    Photo à la une : le pianiste russe Daniil Trifonov – Photo : © DR

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    Ce samedi 26 octobre 2017, Titus Curiosus – Francis Lippa