Étiquette : interprétation

  • Les Scarlatti de Lucas Debargue : une exploration des infinies surprises d’un génie musical unique

    Domenico Scarlatti (1685 – 1757) est un génie phénoménal de la musique

    _ dont les enregistrements discographiques mériteraient d’être remboursés par la Sécurité sociale !… _ ;

    et Lucas Debargue est un jeune pianiste à la puissante personnalité.

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    Ce dernier publie chez Sony un splendide coffret de 4 CDs de 52 Sonatas de Domenico Scarlatti

    _ le coffret Sony 19075944462 _

    interprétées sur un piano Bösendorfer 280 VC ;

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    dont l’écoute, hyperstimulante

    _ et sans la moindre agressivité, ni maniérisme _,

    est rien moins que passionnante.

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    Le livret de ce coffret

    est aussi riche d’informations précieuses et nouvelles

    que le livret du récent Scarlatti, Sonates / 6 de Pierre Hantaï, au clavecin

    _ cf mon article du 13 septembre dernier : … _

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    En son tout premier CD Lucas Debargue Scarlatti Chopin Liszt Ravel

    _ le CD Sony 88875192982, paru en 2016 _,

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    le jeune Lucas Debargue avait commencé son récital par quatre Sonatas de Domenico Scarlatti

    _ les Sonatas K208, K24, K132 et K141 _,

    et l’avait conclu par un Variation Scarlatti/Debargue sur la Sonata K208 de Scarlatti.

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    Mais à l’écoute,

    ces interprétations de Domenico Scarlatti de 2016

    crèvent d’une outrance juvénile et maniérée difficilement supportable aujourd’hui !

    _ l‘excès était aussi ce qui caractérisait le tout premier CD Scarlatti de Pierre Hantaï,

    dont les interprétations des 5 CDs suivants, en place, sont proprement géniales…

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    Le coffret Scarlatti 52 Sonatas de Lucas Debargue qui paraît aujourd’hui

    est, lui, d’une magnifique justesse !

    Tout est désormais en place !

    dans la jubilation de la création

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    tant de la composition du compositeur

    que l’interprétation de l’interprète…

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    Sans jamais la moindre pesanteur,

    ni répétition !

    Mais toujours la jubilation de la surprise !!!

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    Quelle vie en cette formidable musique !

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    Ce jeudi 10 octobre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La tendresse de Xavier Diaz-Latorre à la vihuela dans Luys de Narvaez, au théorbe et à la guitare dans Robert de Visée

    Le jeu magnifique,

    à la vihuela,

    de Xavier Diaz-Latorre dans Los Libros del Delphin

    de Luys de Narvaez (ca. 1500 – ca. 1550)

    _ dans le superbe CD Passacaille 1049, qui vient de paraître _,

    …

    m’a donné une très vive envie de l’écouter aussi 

    dans le CD Pièces pour la Théorbe & la Guitare

    de Robert de Visée (C. 1655 ? – après 1732)

    _ le CD Passacaille 1038, paru l’an dernier.

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    Ces deux interprétations sont au-dessus tout éloge.

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    Et la tendresse de la réalisation de l’interprète

    dans la musique française

    de Robert de Visée

    est rien moins qu’un pur enchantement !

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    Quel artiste !

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    Ce samedi 5 octobre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’élégance Firkusny et l’oeuvre pour piano de Leos Janacek…

    Le coffret de 18 CDs Rudol Firkusny The Complete RCA and Columbia Album Collection

    _ un coffret Sony 19075922812 _

    offre deux CDs d’interprétations de la musique pour piano de Leos Janacek (1854 – 1928) :

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    un premier CD d’enregistrements dans les studios Columbia, à New-York, dans les années 1952, 53 et 54

    _ publiés en 1953 et 1955 _ ;

    un second, d’enregistrements dans les studios RCA, à New-York, en 1989

    _ publiés en 1990.

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    Rudolf Firkusny,

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    né à Napajedla (Moravie) le 11 février 1912,

    et décédé à Staatsbourg (Etat de New-Kork) le 19 juillet 1994,

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    est un musicien d’une suprême élégance.

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    Dans l’interprétation de son _ sublime _ compatriote morave Janacek,

    je m’attendais à un jeu un peu plus râpeux, brut, presque sauvage…

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    Mais il est difficile à Firkusny de complètement _ peut-être en particulier à New-York _ effacer sa propre suprême élégance.

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    Il me reste 16 CDs de ce coffret Sony _ notamment 3 CDs Bohuslav Martinu (1890 – 1959) _ à écouter-déguster…

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    Ce dimanche 29 septembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La patte Pogorelich

    Le dernier CD paru d’Ivo Pogorelich

    _ le CD Sony 19075956602 _

    est superbe

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    en un programme Beethoven,

    les sonates n° 22, en fa majeur, op. 54, et 24, en , fa dièse majeur, op. 78,

    et Rachmaninoff,

    la sonate n° 2, op. 36.

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    Pour des raisons qui m’échappent, j’ai été jusqu’ici peu familier de la discographie d’Ivo Pogorelich ;

    mais me trouvant face à un extrait de ce CD,

    j’ai été marqué-ébloui par la formidable présence de l’interprète dans ce Beethoven ;

    et l’écoute attentive de ce CD sur ma platine, a achevé de me séduire et convaincre :

    quelle formidable patte

    d’Ivo Pogorelich…

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    D’autant que ces 22e et 24 sonates de Beethoven, moins courues que d’autres,

    offrent, de la part du compositeur,

    ainsi que le pointe excellemment le livret de ce CD,

    des essais tout à fait audacieux de composition,

    que l’interprète met en lumière sans la moindre lourdeur didactique :

    une merveille…

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    Voici le commentaire qu’en son article _ dénué de complaisance ! _

    Beethoven et Rachmaninov pour le grand retour d’Ivo Pogorelich au disque

    de Res Musica

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    donne, le 11 septembre dernier, le critique Stéphane Friédérich,

    à propos de l’interprétation ici de ces deux sonates de Beethoven :

    …

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    « De Beethoven, Pogorelich avait gravé, pour Deutsche Grammophon, les Sonates op. 111 (audio) et op. 22 avec la Bagatelle “Für Elise” (DVD). Les deux nouvelles partitions rarement enregistrées en dehors des intégrales, offrent un travail sur le timbre, l’énergie et le mouvement. Elles sont à la fois complexes et décantées. Le compositeur écrivit à propos de la fa majeur : « finale toujours plus simple. De même pour toute la musique pour clavier ». Pogorelich organise une narration proprement stupéfiante. Pas un instant de répit, une projection inouïe de la main droite, avec une violence qui n’est jamais brutale même si la captation ne facilite guère l’écoute. Le second mouvement qui débute dans le style d’une toccata ou d’une étude joue sur des modulations imprévisibles. C’est une sorte de course à l’abîme, d’une frénésie dont on perçoit la tension nerveuse. Pogorelich joue de cette urgence, faisant jaillir tel ou tel motif, dans un tempo irrésistible. La compacité et la clarté, la variété et la cohérence des contrastes, l’absence aussi de tout maniérisme – et un minimum de pédale – sidèrent.

    En passant de la tonalité de fa majeur (colère et emportement) à celle de fa dièse majeur (triomphe), la Sonate n° 24 éclate la forme classique. Après un Adagio cantabile, l’un des plus lents de la discographie, l’Allegro ma non troppo déploie une énergie stupéfiante de mobilité. Le toucher est racé, leggiermente comme indiqué. Plus lent que de coutume, mais sans excès, le finale Allegro vivace ne manque pas d’un certain humour avec ses effets de questionnement et une fluidité des réponses à couper le souffle. Un divertissement “à la Scarlatti”, presque ! »

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    Ce samedi 28 septembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa