Étiquette : interprétation

  • Retour à Jacques-Martin Hotteterre le Romain : une tendresse musicale sublime !

    Parmi le _ vraiment _ plus beau de toute la musique française

    _ pas moins ! _,

    l’œuvre de Jacques-Martin Hotteterre le Romain (1674 – 1763) :

    …

    « Il est le digne héritier d’une célèbre famille de facteurs d’instruments à vent originaire de La Couture (Eure), tels que son grand-père Jean crédité de l’invention du hautbois moderne, Jacques-Martin Hotteterre a sans doute été le plus doué de sa dynastie, avec son père Martin, facteur de flûtes renommé qui créa certaines pièces utilisées par Jean-Baptiste Lully (…)

    Excellent fabricant, compositeur et musicien de grand talent _ et bien davantage ! _, il a laissé à la postérité des œuvres telles que les Suites de pièces à deux flûtes (1712), Duo et rondeau (1708), etc., mais également des œuvres à caractère technique et pédagogique, telles que L’art de préluder sur la flûte traversière (1719), Principes de la flûte traversière ou flûte d’Allemagne, de la flûte à bec ou flûte douce et du hautbois (1707) dont plusieurs éditions existent, avec des traductions en flamand et en anglais de la même époque« …

    …
    …

    Ainsi, vient m’en rafraîchir la mémoire _ et mieux encore faire jouir la perception actuelle _,

    ce double superbe CD CPO 555 038-2

    intitulé Complete chamber works Vol. 3, Suites app. 4, 5 & 6,

    …

    par l’ensemble Camerata Köln,

    que dirigent le flûtiste à bec Michaël Schneider

    et le flûtiste de traverso Karl Kaiser.

    …

    …

    Ce qui me donne aussi l’occasion

    de me réjouir vivement

    du souvenir d’autres aussi magnifiques interprétations

    et interprètes

    de cette sublime discrète musique _ de chambre _,

    tels que _ mes amis _ Philippe Allain-Dupré et Hugo Reyne,

    …

    et encore les grands, eux aussi, Barthold Kuijken et Frans Brüggen…

    …

    …

    Quelle tendresse sublimissime !!!

    …

    C’est à se pâmer de bonheur

    musical…

    …

    …
    Ce jeudi 21 février 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • « Les Nuits d’été » (suite) : un tout premier aperçu de la version de Ian Bostridge, le Seattle Symphony et Ludovic Morlot

    Ce matin,

    et en avant-première sur France-Musique,

    Absence (des Nuits d’été, de Berlioz),

    par Ian Bostridge,

    et The Seattle Symphony,

    sous la direction de Ludovic Morlot.

    …

    …

    Bien sûr, ce n’est là qu’une toute première écoute _ et unique _,

    et d’une seule des six Mélodies

    de ce sublime recueil de Berlioz !

    …

    …

    Mais, pour cette première écoute cursive,

    ma déception est vive :

    …

    lent, trop lent, beaucoup trop lent : sans élan !!!

    pour cette si sublime mélodie, qui fend l’âme…

    …

    On dirait un plutôt pénible exercice d’épelage,

    syllabe par syllabe

    _ même pas mot à mot ;

    ni encore moins phrase par phrase, ou vers par vers !

    de remise en bouche du français…

    …

     

    Alors que j’ai toujours, désormais, dans l’oreille,

    la sublime version, toute récente, et tellement enchanteresse !!!

    de Stéphane Degout

    _ parfait, lui, en ses élans

    si clairement portés et assumés ! _

    avec les Siècles

    et l’élan magnifique et somptueux donné par François-Xavier Roth…

    …

    …

    On dirait ici une toute première épreuve de simple mise en voix _ ou en bouche-gosier _

    du chanteur,

    redécouvrant la mélodie,

    et d’abord son français _ syllabique…

    …

    …

    Étrange !

    Il me faudra écouter le CD en son entier.

    …

    Et je suis un fan de Ian Bostridge _ un chanteur si intelligent…

    …

    …

    A revoir, donc !

    Et espérer corriger…

    …

    …

    Ce mardi 19 février 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Une perfection de récital Haendel : le CD « Mio caro Händel » de Simone Kermes

    Haendel brille magnifiquement

    tout particulièrement en ses opéras et oratorios.
    …

    Et il est très aisé aux gosiers les plus véloces

    de faire leur miel (et marché)

    parmi les dizaines et dizaines d’airs plus superbes et séduisants les uns que les autres.

    …

    …

    Mais avec son récital

    de onze airs d’opéra (en italien), trois airs d’oratorio (en anglais) et un air de mélodie allemande (en allemand)

    de son CD Mio Caro Händel

    _ le CD Sony 19075861772 _,

    …

    avec « ses » musiciens de l’ensemble Amici Veneziani,

    dirigés par Boris Begelman, maître de concert,

    …

    la soprano virtuosissime Simone Kermes atteint

    rien moins qu’au sublime !

    …

    et dans la plus grande justesse, toujours, de son jeu !

    …

    Parfaitement !

    …

    …

    Ce récital

    _ et avec quelques tubes :

    « Piangero la sorte mia« , « Ombra mai fu« , « Moriro, ma vendicata« , « Se ‘l mio dol non e si forte« , « Scherza in mar la navicella« , « Lascia ch’io pianga« , tous merveilleusement donnés ! _

    est un enchantement

    extraordinaire

    du début jusqu’à la fin,

    sans la moindre chute de tension.

    …

    …

    Brava !

    …
    …

    Absolument recommandable

    pour s’enivrer du plus beau Händel…

    …

    …

    Ce lundi 18 février 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Toute la théâtralité haydnienne merveilleusement redécouverte dans « Gli Impresari », le parfait volume 7 de l’intégrale « Haydn 2032 », de Giovanni Antonini

    CD après CD,

    en sa généreuse et magnifique entreprise Haydn 2032,

    d’enregistrement à nouveaux frais des 104 symphonies de Joseph Haydn (1732 – 1809),

    …

    le chef Giovanni Antonini nous fait génialement percevoir,

    avec une merveilleuse acuité

    _ et c’est proprement une re-découverte musicale (merveilleusement dépoussiérée) !!! _,

    les diverses et infiniment variées facettes

    de la très riche et magnifiquement colorée _ infiniment vivante et zébrée d’humour ! _ palette musicale

    de ces 104 Symphonies de Joseph Haydn ;

    …

    et en l’occurrence pour ce volume-ci, n° 7,

    intitulé Gli Impresari

    _ « c’est-à-dire les directeurs de ces troupes de théâtre que Nicolas Ier Esterhazy _ le très mélomane patron de Haydn ! _ engageait pour jouer dans ses théâtres d’opéra« … _,

    consacré à trois Symphonies de Haydn :

    …

    la n° 9 (en 1762, pour une cantate profane, très vraisemblablement donnée par une troupe de « comédiens romands« , dont l’impresario était Girolamo Bon),

    …

    la n°65 (en 1769, pour la comédie du poète dramatique autrichien Cornelius von Ayrenhoff, L’Attelage en poste, ou les nobles passions, dont les impresarios étaient Joseph Hellmann & Friedrich Koberwein),

    …

    et la n° 67 (en 1772, pour la comédie de Charles Collé, La Partie de chasse de Henri IV, dont l’impresario était Carl Whar) ;

    …

    ainsi qu’à la musique de scène de Mozart (en 1776, pour le drame héroïque du baron Tobias von Gebler, Thamos, König in Egypten, et dont l’impresario s’est trouvé être à nouveau Carl Whar).

    …

    …

    Ce formidable travail musical de Giovanni Antonini

    s’appuie sur le travail de recherche musicologique, à la Fondation Haydn, de Bâle,

    et sous la direction de Wolgang Fuhrmann,

    de Christian Moritz-Bauer,

    « consacré à la redécouverte et à l’importance des musiques de scène pour le développement de l’œuvre symphonique de Joseph Haydn« .

    …

    …

    Le résultat musical, prodigieusement vivant,

    est une réussite majeure

    pour la re-découverte de ce si riche pan de l’œuvre de Haydn !!!

    …

    Et Johannes Brahms avait parfaitement su le percevoir, lui qui affirmait si bien :

    …

    « De nos jours, les gens ne comprennent plus rien à Haydn. Nul ne pense plus (…) que nous vivons précisément à une époque  où _ il y a exactement cent ans _ Haydn créa toute notre musique (…). Ça c’était un homme ! Comme nous sommes misérables à côté de lui « …

    …

    Et Giovanni Antonini de commenter tout aussitôt :

    …

    « Il avait saisi la grandeur de Haydn en comprenant son esthétique, ainsi peut-être qu’une pratique d’exécution qui, un siècle plus tard, dans un monde historiquement et culturellement changé, avait désormais disparu« .

    …

    A chaque époque, ses tâches…

    …

    …

    Ce samedi 16 février 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa