Étiquette : interprétation

  • La difficulté de trouver le ton vraiment juste dans les ultimes pièces pour piano de Brahms

    Les ultimes pièces pour piano seul de Johannes Brahms _ des chefs d’œuvre confondants de beauté ! _

    sont d’une très grande difficulté d’interprétation !

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    À preuve, le tout récent CD de Garrick Ohlsson _ le CD Hyperion CDA 68226 _,

    comportant les Fantasias opus 116, les Intermezzos opus 117, et les Clavierstücke opus 118.

    …

    Trop de virulence dans le ton bien trop péremptoire, à mon goût, de l’opus 116 ;

    ni rien qui me séduise dans les opus 117 et 118.

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    Je n’avais pas apprécié non plus

    l’interprétation beaucoup trop maniérée à mon goût d’Arcadi Volodos

    dans les Three Intermezzi opus 117 et les Six Pieces for Piano de l’opus 118

    _ le CD Sony 888751 30192.

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    Pour ces oeuvres _ sublimissimes _,

    j’en reste à l’interprétation _ non chichiteuse, mais radieuse _ de Radu Lupu _ chez Decca.

    Et à celle de Wilhelm Kempf.

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    Ce jeudi 28 février 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter Gary Hoffman interpréter la sonate n°1 pour violoncelle et piano de Johannes Brahms

    Ayant écouté avec beaucoup de plaisir Gary Hoffman

    lors du premier numéro de la semaine de l’émission Les Grands Entretiens sur France-Musique

    _ intitulé « Mon identité est liée à la musique« … _,

    …

    j’ai recherché un CD avec lui

    parmi ma discothèque,

    …

    et suis tombé sur le CD de son interprétation

    avec la pianiste Claire Désert

    des sonates op. 38 et op. 99 de Johannes Brahms

    _ le CD la dolce volta LDV 35.

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    Dès l’écoute de la sonate n°1, opus 38,

    j’ai été absolument conquis par leur jeu !

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    Un très grand monsieur !

    Et un très grand disque !

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    À suivre de très près…

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    Ce lundi 25 février 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Approfondir un peu le genre des cantates françaises du début du XVIIIe siècle : Morin, Bernier, Lefebvre, Courbois, Pignolet de Montéclair, Clérambault : de l’importance aussi de l’interprétation…

    Le CD parfait qu’est Venez chère ombre

    d’Eva Zaïcik et Le Consort

    _ soit le CD Alpha 439 _,

    …

    associé à la parution récente du CD Jean-Baptiste Morin, French Cantatas

    _ soit le CD Etcetera KTC 1635 _,

    par la soprano Stefanie True et l’ensemble Lautenwerk, sous la direction de Giulio Quirici,

    …

    ainsi que ma découverte du CD, plus ancien, Nicolas Bernier, Trois visages d’Hécate

    _ soit le CD Etcetera KTC 1576 _,

    par la soprano Lieselot De Wilde et l’ensemble Apotheosis sous la direction de Korneel Bernolet,

     

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    me font me pencher

    sur le genre bien méconnu

    de la cantate française (et de la cantatille),

    qui apparaît au tout début du XVIIIe siècle en France ;

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    dont on peut trouver peut-être aussi quelques ancêtres

    dans l’œuvre de Marc-Antoine Charpentier ;

    …

    ainsi qu’une cantate, récemment retrouvée, de François Couperin :

    Ariane et Bacchus _ en un CD Aparté,

    sous la direction de Christophe Rousset…

    …

    …

    Après la redécouverte des œuvres elles-mêmes

    ainsi que des compositeurs,

    …

    l’important consiste dans la réalisation discographique _ ou au concert _,

    et dans la capacité d’incarnation

    des interprètes :

    …

    comme cela éclate dans la superbe réussite du CD Alpha 439 ;

    …

    cf aussi mes articles des 29 janvier

    et 20 février derniers :

    …

    et

    …

    …

    Ce dimanche 24 février 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La reconnaissance du triomphe du génie de Stéphane Degout dans « Les Nuits d’Eté » d’Hector Berlioz et Théophile Gautier : quand l’incarnation et l’imageance d’une interprétation atteignent, elles aussi, au sublime de l’oeuvre portée, soient, et la mélodie et le poème…

    Les lauriers s’abattent

    ces jours derniers

    sur le merveilleux baryton Stéphane Degout !

    …

    Cf mon article enchanté du 19 janvier dernier : …

    …

    …

    Ce jour,

    le miracle de sa performance dans les si merveilleuses Nuits d’été de Berlioz

    se voit célébré _ comme il convient _ par l’excellent Jean-Charles Hoffelé,

    en sa chronique Discophilia

    sur le site Artamag,

    par un article justement intitulé Nuits obscures :

    …
    …

    NUITS OBSCURES

    …

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    Ce n’est pas faire injure à François-Xavier Roth et à ses Siècles, moins encore à Tabea Zimmermann, que d’avouer que j’ai sauté à pieds joints _ mais moi aussi ! _ par-dessus leur Harold en Italie aussi surprenant que déconcertant : cet orchestre éruptif _ oui _, cet alto magique, vrai personnage _ sans doute _, ont leurs atouts, vous y viendrez ou pas, mais je crois bien que comme moi vous fondrez _ absolument ! _ dans la mélancolie _ somptueusement jouissive, mais sans pathos du tout ! du fait de son parfait naturel… _ de ces Nuits d’été inattendues où Stéphane Degout vole tranquillement la vedette _ parfaitement ! mais oui !!! _ à deux siècles de mezzo-sopranos _ et pas des moindres : Régine Crespin, Janet Baker, pour commencer ; somptueusement géniales déjà, elles aussi…

    …

    Affaire de timbre _ mais oui ! _ – ce creusement, ce sfumato du medium _ voilà ! _ qui – paradoxe ! – précise pourtant _ sans rien gâcher, mais dans la plénitude, au contraire, de l’élan porteur de chaque phrase, qui nous transporte et emporte sereinement par son art du naturel jusqu’au sublime !!! _ les mots, ce legato où les syllabes viennent vous étreindre _ oui _ comme un chant de violoncelle _ mais oui ! _, ah, Gautier n’aurait pas osé les imaginer, mais Berlioz en serait lui aussi _ peut-être _ surpris _ et là se situe bien le génie de l’interprétation (et d’un interprète), un jour de grâce (divinement béni) de la plus parfaite invention et justesse d’inspiration. L’imageance de l’interprète est elle aussi sublime, en sa plus que parfaite incarnation de ces poèmes !

    …

    C’est l’art qui cache l’art _ parfaitement, encore : pas un seul grain de voix qui soit là forcé _, cet enveloppement visionnaire _ oui, oui ! _ qui transporte _ parfaitement ! _ vers un horizon chimérique _ nimbé _, cette voix où le poème s’incarne _ oui _ dans une telle noblesse _ oui _ et avec tant d’émotion _ nous en tremblons de jubilation et reconnaissance. Qui chantait la mélodie ainsi ? Plus personne en tous cas depuis Charles Panzéra dont Stéphane Degout ressuscite ici les mânes. Venez vous y étourdir _ oui _, et rêver dans cette nuit sans lune _ absolument fidèle à l’univers du poème de Théophile Gautier, compris et donné, ici, comme probablement jamais auparavant ! _, infini sépulcre _ oui _, venez danser avec le fantôme _ de la rose disparue.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Hector Berlioz (1803-1869)

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    Les Nuits d’été, H. 81B
    Harold en Italie, H. 68

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    Stéphane Degout, piano
    Tabea Zimmermann, alto
    Les Siècles
    François-Xavier Roth, direction

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    Un album du label harmonia mundi HMM 02634
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    Photo à la une : le baryton français Stéphane Degout – Photo : © Julien Benhamou

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    L’intelligence du critique (Jean-Charles Hoffelé)

    sait donc ici rejoindre

    celle

    _ exceptionnelle, à un tel degré d’intuition et d’imageance, il faut aussi le souligner :

    disons véritablement géniale ! _

    de l’interprète (Stéphane Dégout),

    …

    qui sait _ si merveilleusement : chapeau bien bas l’artiste ! _

    se mettre à la parfaite _ sublime ! _hauteur

    …

    et du poème (de Théophile Gautier) 

    et de la mélodie (d’Hector Berlioz) :

    sublimes

    _ déjà….

    …

    …

    Jamais nous n’avons si bien perçus et compris

    et la mélodie (de Berlioz)

    et le poème même (de Gautier) ! Aussi !

    Quel art sublime de la diction…

    …

    C’est dire le génie tout à fait exceptionnel de Stéphane Degout,

    et de l’apport très fructueux à sa réalisation musicale

    de François-Xavier Roth

    et des Siècles.

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    Ce vendredi 22 février 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa