Étiquette : interprétation

  • Découvrir les Sonates en trio de Johann Philipp Krieger (1649 – 1725)

    Le commerce _ des concerts comme des disques _

    voudrait nous faire croire qu’il est de bien peu d’intérêt

    de programmer _ et chercher à vendre _ des œuvres inconnues, ou quasi, du grand public ;

    qu’un tel jeu ne vaut pas la chandelle.

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    Eh ! bien ! de merveilleuses découvertes viennent régulièrement surprendre

    et combler nos désirs de mélomanes…

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    À preuve :

    ce CD _ datant de 2007 ! _ de XII Sonate à due Violini (de 1688) de JohannPhilipp Krieger (1649 -1725),

    par les Parnassi musici,

    Membres de l’Orchestre de Chambre de Bavière :

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    le CD CPO 777 294-2.

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    Qu’est-ce qui m’a mis sur la voie de cette œuvre de Krieger

    et ce CD des Parnassi musici ?

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    Le livret du CD Ricercar RIC 393 des Complete Trio Sonatas

    de Philipp Heinrich Erlebach (1657 – 1714),

    rédigé par l’excellent Jérôme Lejeune,

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    signalant la communauté de choix

    de constituer des recueils de douze sonates

    pour une formation de chambre

    composée d’un violon, une viole et une basse continue,

    et proposant de mêler des formes italiennes (des sonates conçues pour le violon)

    et des formes françaises (des suites conçues pour la viole de gambe).

    …

    Et « l’année où il (Erlebach) publie ses Ouvertures dans le style français, Johann Philipp Krieger (1649 – 1725), musicien du comte de Weissenfels, édite un livre de douze sonates en trio pour cette formation qui réunit en dialogue concertant le violon et la viole.

    Ici, pas de danses françaises ; par contre, le nombre de mouvements indiqués par les termes italiens dépasse de loin la structure habituelle des sonate da chiesa en cinq mouvement des modèles italiens.

    Cette proximité des deux recueils n’est sans doute pas fortuite puisque l’on sait qu’Erlebach et Krieger entretiennent des relations professionnelles et amicales.

    On peut donc imaginer que la composition des deux recueils relève d’une passion commune pour cette nouvelle association instrumentale, voire, peut-être, d’un petit conflit entre les deux amis, ce qui expliquerait aussi que dans sa préface à destination des « Liebhaber« , Erlebach évoque aussi l’empressement avec lequel l’éditeur de Nuremberg a réalisé l’impression pour lesquelles de petites erreurs se sont glissées dans les titres des pièces, ce dont s’excuse l’auteur .
    Et pour compléter cette évocation de la rencontre entre Erlebach et Kriger autour de l’écriture de ces pièces, peut-on imaginer qu’ils en sont aussi les interprètes, pour les délices de leurs patrons ? Qui joue le violon, qui joue la viole ?« 

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    En tout cas,

    l’enchantement pris à l’écoute de ce CD des Sonates à due Violini  de Johann Philipp Krieger

    par les Parnassi music

    est absolu !

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    Le CD demeure disponible !

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    Ce dimanche 24 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Les deux concertos pour violon et orchestre de Bohuslav Martinu (suite)

    En prolongement de ma lecture, avant-hier

    _  _,

    de l’article de Jean-Charles Hoffelé Le Jardin secret de Christopher ,

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    je me suis procuré

    le CD des deux Concertos pour violon et orchestre

    de Bohuslav Martinu (1890 – 1959)

    _ le premier, de 1931; et le second, de 1943 _

    …

    par le violoniste Thomas Albertus Irnberger,

    et la Janacek Philharmonie d’Ostrava dirigée par Heiko Mathias Förster

    _ le CD Gramola 99178 _ :

    …

    c’est un pur enchantement !

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    Quel chef d’œuvre enthousiasmant, surtout,

    que le premier _ radieux en ses audaces jubilatoires ! _ de ces deux concertos,

    dans la parfaite incarnation, ici, du soliste, Thomas Albertus Irnberger,

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    merveilleusement soutenu par les diaprures épanouies et véloces

    de la Janacek Philharmonie d’Ostrava

    sous la conduite de son chef Heiko Mathias Förster…

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    Martinu :

    un des compositeurs majeurs du XXéme siècle !!!

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    Quel rayonnement ! Quelle force !

    Quelle joie puissante au milieu des difficultés…

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    Ce samedi 23 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • la clarinette et le cor de Johannes Brahms dans sa splendide musique de chambre

    Lundi dernier, 18 mars,

    je consacrai un _ bref _ article enthousiaste

    au magnifique double album _ B Records LBM 015 _

    de l’équipe de dynamiques musiciens constituée autour de Pierre Fouchenneret et Eric Le Sage.

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    Or, ce jour,

    je découvre un commentaire très élogieux, lui aussi, de ce double album Brahms,

    des œuvres de musique de chambre avec instruments à vents,

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    sur le site de Res Musica, et sous la plume de Jean-Luc Caron,

    intitulé

    Musique de chambre pour vents de Brahms, quand le travail paie.

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    Le voici,

    assorti de quelques remarques de commentaires miens…

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    MUSIQUE DE CHAMBRE POUR VENTS DE BRAHMS, QUAND LE TRAVAIL D’ÉQUIPE PAIE

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    Johannes Brahms (1833 -1897) :

    Quintette pour clarinette et cordes op. 115 ; Trio pour clarinette, violoncelle et piano op. 114 ; Sonates pour clarinette et piano, op. 120 n° 1 et 2 ; Trio pour cor, violon et piano op. 40.

    Pierre Fouchenneret, violon. Déborah Nemtanu, violon. Lise Berthaud, alto. François Salque, violoncelle. Florent Pujuila, clarinette. Joël Lasry, cor. Eric le Sage, piano.

    2 CD B-records.

    Enregistrés à la Chapelle musicale Reine Élisabeth, Waterloo, en octobre 2017 et mars 2018.

    Notice bilingue : français et anglais.

    Durée : 128:00

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    brahms_mdc_vol.3_B_records

     

     

     

     

     

     

     

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    Le pari, lancé par quelques musiciens de grande valeur réunis par Eric Le Sage, d’enregistrer en live la totalité de la musique de chambre de Johannes Brahms, connaît un nouvel épisode, le troisième. Remarquable ! _ voilà !

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    Ce nouveau volet aborde les œuvres avec instruments à vent du maître allemand. Il réunit des interprètes manifestement soudés et passionnés _ oui ! c’est capital ! _, complices et adeptes d’un jeu collectif _ parfaitement _ dont le résultat gravé sur deux CD s’avère royal _ en effet ! _  et idéal pour découvrir ou retrouver ce répertoire parsemé de pépites intemporelles _ mais oui !

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    Dans quatre des cinq partitions retenues, Brahms offre une place de première importance à la clarinette qu’il venait de reconsidérer plutôt tardivement (à 57 ans) grâce à sa rencontre _ voilà ! _ avec Richard Mühlfeld, le somptueux clarinettiste de l’orchestre de Meiningen dont la maîtrise technique, timbrique et expressive fascina le compositeur _ oui _ au point de lui consacrer ses derniers opus majeurs _ c’est cela. Le Quintette en si mineur op. 115, associant la clarinette aux cordes du quatuor traditionnel, fut composé au cours du printemps et de l’été 1891 à Bad Ischel _ en villégiature _ , en même temps que le Trio pour clarinette, violoncelle et piano, op. 114 _ autre chef d’œuvre. Le clarinettiste Florent Pujuila _ magnifique ! _ et ses complices soulignent admirablement _ mais oui ! _ les qualités du Quintette impressionnant et original. Le premier mouvement, Allegro, repose sur un thème initial frémissant confié aux deux violons qui sera repris ensuite par la clarinette. L’Adagio et sa mélodie ardente et émouvante confiée à la clarinette s’oriente ensuite vers une sorte de musique folklorique hongroise, brillante et ponctuée d’arpèges. Le mouvement suivant (Andantino) conduit avec ses traits actifs au dernier mouvement, Con moto, qui bénéficie d’un très  beau traitement du thème gémissant suivi de cinq variations et s’achève par un retour surprise du thème de l’Allegro initial.

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    Les autres œuvres connaissent, à l’égal du Quintette, des exécutions que l’on est en droit de qualifier de superlatives _ en effet ! _, sans omettre de dire que le cor de Joël Lasry _ parfait, lui aussi ! _ impressionne tour à tour par sa précision, son timbre et son discours souriant et résigné dans le Trio en mi bémol majeur op. 40 daté de 1865. Après tant de satisfactions, d’aboutissements et de transports, il nous semble inutile de préciser que nous attendons avec impatience _ mais oui _ la sortie du prochain volume de l’intégrale, qui en comptera huit.

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    L’article ajoute ici un renvoi à un précédent commentaire _ en date du 3 juillet 2018 _ du volume 1 de cette intégrale en cours de la musique de chambre de Johannes Brahms

    _ et déjà sous la plume de Jean-Luc Caron ;

    qui n’a cependant pas consacré d’article au volume 2, des Quintettes et Sextuors à cordes de Brahms, je le remarque…

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    Le voici :

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    AUTOUR D’ÉRIC LE SAGE, LE RÉGAL DES QUATUORS AVEC PIANO DE BRAHMS

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    Johannes Brahms (1833 -1897) :

    Quatuors pour piano et cordes n° 1 en sol mineur op. 25 ; n° 2 en la majeur op. 26 ; n° 3 en ut mineur op. 60.

    Pierre Fouchenneret, violon ; Lise Berthaud, Alto ; François Salque, violoncelle ; Eric Le Sage, piano.

    2 CD La Belle Saison Live 011, B Records.

    Enregistré en public à la Maladrerie Saint-Lazare de Beauvais le 5 mars 2017.

    Notice bilingue : français et anglais.

    Durée : 67:41 et 46:48

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    « Nous avons en commun la passion de ce musicien hors-pair, qui a aimé comme personne les formations de chambre… » Ainsi s’expriment les formidables _ oui ! toniques et justes ! _ musiciens de cet enregistrement qui définissent leur réunion comme « soudée par une envie inextinguible, une certaine idée de l’audace, une vision de la musique de chambre, et un amour du répertoire ». Promesse tenue !

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    L’écoute débute avec une énergie et un enjouement absolument contagieux _ mais oui ! Cet Allegro du Quatuor pour piano et cordes en sol majeur (n° 1) repose sur trois thèmes inspirant aux interprètes un jeu d’unité, de liberté et d’expansion _ c’est cela. Cette lecture domine _ probablement : par sa juvénilité enthousiasmante ! _ le palmarès des remarquables exécutions du passé. Les musiciens s’adaptent avec un vrai talent et une aisance apparente au climat mystérieux de l’Allegretto, tout comme ils brossent un très beau tableau romantique de l’Andante con moto suivant, qui repose sur une marche fantasque et contagieuse. Le rondo final Alla zingarese, virtuose, échevelé et virevoltant, s’inspire sans doute aucun du Rondo à la hongroise du Trio en sol majeur n° 39 composé par Joseph Haydn en 1795.

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    Le Deuxième Quatuor, en la majeur, se rapproche plutôt de Schubert dans l’Allegro non troppo initial, et de Schumann dans l’Allegro final sans parvenir à retrouver totalement la magie du précédent ; pour autant il ne manque pas d’intérêt. Le Troisième Quatuor pour piano et cordes en ut mineur gagne en indépendance, en pages dramatiques, en confession intime et spirituelle qu’exacerbe le discours prégnant et désespéré, impressionnant et troublant, du troisième mouvement noté Andante.

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    Par une alchimie bien rarement rencontrée, les quatre musiciens de ces lectures géniales nous convainquent, s’il en était besoin, que les trois Quatuors avec piano de Brahms, créés respectivement en 1861 (Hambourg), 1862 (Vienne) et 1875 (Ziegelhausen), font partie de ses plus hautes réalisations _ oui ! _, placées dans la descendance de Beethoven et dans la proximité de génies romantiques de la trempe de Schubert, Mendelssohn et Schumann certes, mais toujours hautement individuelles _ c’est-à-dire singulières, de la part de Johannes Brahms : tout à fait !

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    Puisse le projet de jouer toute la musique de chambre de Brahms déboucher sur d’aussi précieux enregistrements _ à suivre !!!

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    Ce vendredi 22 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Louis-Gabriel Guillemain (1705 – 1770), par le flûtiste Wilbert Hazelzet : une révélation (de musique de chambre française du XVIIIe siècle)

    Qui eut pu attendre la révélation

    du talent du compositeur

    et virtuose du violon

    Louis-Gabriel Guillemain (1705 – 1770),

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    par un autre interprète

    qu’un violoniste ?..

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    Eh bien ! c’est pourtant ce qui se produit

    avec la superbe version que donne au CD

    _ le CD resonus RES10222 : Flûte Quartets Op. 12 _

    l’excellent flûtiste qu’est Wilbert Hazelzet

    avec l’ensemble Fantasticus !

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    Vous en serez ravis !

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    Ce mardi 19 mars 2019, Titus Curiosus