Étiquette : Jean-Charles Hoffelé

  • A propos de l’ultime sublime CD (Mozart) qui restait à paraître du merveilleux Lars Vogt : une confirmation, et une célébration de la béatitude du vivre…

    En quelque sorte en confirmation de mon article du 21 septembre dernier (2023) « « ,

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    ce mercredi 11 octobre, soit 21 jours plus tard,

    paraît sur l’excellent site Discophilia de l’excellent Jean-Charles Hoffelé un très bel article, consacré lui aussi au miraculeux CD Ondine ODE 1414-2 « Mozart Piano Concertos N° 9 & 24 » de Lars Vogt et son Orchesstre de chambre de Paris,

    intitulé, cette fois, « Mozart et l’éternité » :

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    MOZART ET L’ÉTERNITÉ

    Ce sera l’adieu au disque _ hélas _ de Lars Vogt _ décédé à Erlangen le 5 septembre 2022  _, son retour à Mozart dont il aura gravé trop peu d’opus, trois disques de Sonates, un album de Sonates pour violon et piano avec Christian Tetzlaff, et, avec ce volume, trois disques de Concertos.

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    Il avait enfin trouvé avec l’Orchestre de Chambre de Paris cet alter ego en Mozart, cette fusion si nécessaire au chambriste qu’il fut toujours _ cf les nombreux superbes CDs produits à son merveilleux Festival « Spannungen« , à Heimbach… _ et que n’avaient pu lui apporter Paavo Järvi ou Ivor Bolton, cette simplicité et cette émotion _ voilà : sublimes _ diffuses au long d’un magnifique Jeunehomme solaire et nostalgique à la fois _ oui _, où son clavier rayonne jusque dans la confidence de l’Andantino. Le Rondeau sera mutin, joué sur les pointes, avec une fantaisie désarmante, et comme tout cela coule et ondoie _ oui, sans rien de forcé _, à ne rien accroire d’une mort si proche _ enregistré à Paris du 25 au 28 avril 2021 ; dans mon article du 21 septembre dernier, j’indiquais la chronologie des 21 séances d’enregistrements en moins d’une année, du 21 février 2021 au 2 février 2022 :

    1) du 21 au 25 février 2021, à Brème, avec Christian et Tanja Tetzlaff, pour une partie du double CD « Schubert – Piano Trios – Notturno – Rondo – Arpeggione Sonata » (CD Ondine ODE 1394-2D) ;

    2) du 25 au 28 avril 2021, à Paris, avec l’Orchestre de chambre de Paris, pour le CD « Mozart – Piano Concertos N° 9 & 24«  (CD Ondine ODE 1414-2) ;

    3) du 10 et 11 juin 2021, à Brème, avec Christian et Tanja Tetzlaff, pour une autre partie du double CD « Schubert – Piano Trios – Notturno – Rondo – Arpeggione Sonata » (CD Ondine ODE 1394-2D) ;

    4) du 6 au 8 octobre 2021, à Paris, avec Raphaël Sévère et l’Orchestre de chambre de Paris, pour le CD Mozart «  » (CD Mirare MIR 626) ;

    5) du 2 au 5 novembre 2021, à Paris, avec l’Orchestre de chambre de Paris, pour le CD « Mendelssohn – Piano Concertos – Capriccio Brillant » (CD Ondine ODE 1400-2) ;

    6) le 24 novembre 2021, à Londres, avec Ian Bostridge, pour le CD « Schubert – Schwanengesang » (CD Pentatone PTC 5186 786) ;

    7) les 1er et 2 février 2022, à Paris, avec le Quatuor Modigliani, pour le CD « Mozart – Clarinet Works » (CD Mirare MIR 626)

    des 5 dernières parutions discographiques (1 Mendelssohn, 2 Schubert, 2 Mozart) de Lars Vogt.

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    Le lever de rideau du Concerto en ut mineur fait entrer tout un théâtre, celui de Don Giovanni évidemment, mais aussi une dimension supplémentaire dès que le piano paraît, posant sa question sans réponse, chaque note déclamée ; quelle intensité sans recours _ voilà !

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    Fatal, jusque dans une cadence admirablement intégrée au discours dans lequel le pianiste l’a fondue. Elle pourrait être de Mozart. La romance toute simple du Larghetto fait admirer cette sonorité si naturellement lumineuse _ oui : Lars Vogt avait ce génie de la plus pure lumière _, avant que le sombre ne revienne dans un Finale étrange, refusant l’Allegretto, aux atmosphères d’orage. Et dire que c’est son dernier disque ! _ à paraître de ses 5 dernières réalisations discographiques : je l’attendais impatiemment moi aussi….

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    Heureusement Warner annonce un fort coffret regroupant tous ses enregistrements de jeunesse _ merci de cette bonne nouvelle. En retour Ondine serait bien inspiré de regrouper tous ses disques _ je les ai tous thésaurisés _ en une belle boîte et d’explorer _ aussi, oui ! _ la malle aux trésors des innombrables captations radiophoniques _ espérons-le vivement, maintenant que son génie d’interprète est enfin (!) universellement célébré…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Wolfgang Amadeus Mozart(1756-1791).

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    Concerto pour piano et
    orchestre No. 9 en mi bémol
    majeur, K. 271
    « Jeunehomme »

    Concerto pour piano et
    orchestre No. 24 en ut mineur,
    K. 491

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    Lars Vogt, piano, direction
    Orchestre de Chambre de Paris

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    Un album du label Ondine ODE1414-2
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    Photo à la une : le pianiste Lars Vogt, à Munich, en mars 2013 –
    Photo : © Michel Neumeister

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    Tout ou presque vient d’être dit là…

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    Et maintenant, à vos platines, pour saisir pleinement ce qu’a su nous faire parvenir en ses disques pour l’éternité Lars Vogt.

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    Et écoutez ces podcasts-ci :

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    _ l’Allegro ( de 10′ 37) du Concerto Jeunehomme K. 272

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    _ l’Andantino (de 11′ 18) du Concerto Jeunehomme K. 272

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    _ le Rondo Presto (de 10′ 10) du Concerto Jeunehomme K. 272

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    _ l’Allegro avec la cadence de Lars Vogt (de 13′ 44) du Concerto en ut mineur n°24 K. 491 

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    _ le Larghetto (de 6′ 38) Concerto en ut mineur n°24 K. 491

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    _ l’Allegretto (de 8′ 55) du Concerto en ut mineur n°24 K. 491 

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    Soit l’enchantement Mozart – Lars Vogt…

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    Cf aussi ces mots (de béatitude envers la vie) de cette ultime lettre de Wolfgang Amadeus Mozart _ il décèdera le 5 décembre 1791, à l’âge de 35 ans… _ à son père Leopold _ qui mourra le 28 mai 1787, à l’âge de 67 ans _, datée du 4 avril 1787,

    face au double fait _ oxymorique _ de la mortalité et du vivre :

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    « Je ne me couche jamais pour dormir sans me rappeler que peut-être aussi jeune que je sois je ne serai peut-être plus là le lendemain — et assurément aucun de ceux qui me connaissent ne pourra dire que je suis maussade ou triste dans mon comportement — et pour cette béatitude je remercie tous les jours mon créateur, et je souhaite la même à tous mes semblables. Je vous ai déjà entretenu de ce point dans ma lettre à l’occasion de la triste disparition de mon plus cher et meilleur ami, le comte von Hatzfeld et fait part de ma façon de penser — il n’avait que trente et un ans, comme moi — je n’ai pas pitié de lui, mais de moi et de ceux qui l’ont connu aussi bien que moi »…

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    Ce mercredi 11 octobre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter l’interprétation des « Miroirs » de Maurice Ravel par Christian Sandrin en son CD « Correspondances »…

    C’est l’article « Nocturnes » que Jean-Charles Hoffelé a consacré, sur son site Discophilia, le 1er août dernier, au CD « Correspondances – Enescu – Ravel – Scott » du pianiste Christian Sandrin, le CD antartica AR043,

    qui a déclenché ma curiosité pour ce CD au point d’en passer commande à mon disquaire préféré…

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    Voici donc cet article :

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    NOCTURNES

    Un lautari mélancolique emplit les premières pages de l’Allegro molto, avant qu’Enesco ne déploie un orage dans la feuillée, puis un oiseau triste viendra chanter, seul dans le jour qui tombe où menace un autre orage.

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    Tout Enesco pourrait être résumé dans ces onze minutes, le ton sombre de sa Première Sonate rappelle qu’il travaillait alors à une partie de l’orchestration de son Œdipe. _ un chef d’œuvre majeur ! Suivra une danse ivre que Cristian Sandrin envole, avant qu’un des nombreux jeux de cloches n’ouvre la divagation d’un Finale où s’infusent les souvenirs sonores d’une enfance entre villages et vallons.

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    Cette cloche obstinée fait un préécho à celle qui résonne aux premières mesure d’Oiseaux tristes, dont Cristian Sandrin, dans un clavier immatériel, augmente les mystères. Belle idée de faire succéder ces Miroirs antérieurs de dix ans à l’opus d’Enesco, qui les a entendus à Paris et les révérait. Sous les doigts de ce jeune pianiste roumain, les Noctuelles sont idéalement spectrales, La Barque sur l’océan sur le fil d’écume, et pour l’Alborada il se souvient du geste impeccable et du tempo fixe choisi par Dinu Lipatti : son phrasé, sans chercher à le cacher, s’inspire de ce disque justement légendaire. Jeux de timbres à nouveau pour introduire au mirage de La Vallée des cloches.

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    Secret de ce beau pianiste, en plus d’un touché magique, le nuancier raffiné d’une palette de peintre qu’il déploie pour les irisations des Five Poems de Cyril Scott. Quelle belle idée d’adjoindre à Enesco et à Ravel un peu du continent pianistique Scott, si oublié aujourd’hui et qui prolonge les univers de Debussy et de Ravel avec un art inventif, un sens visuel des notes.

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    Magique premier album d’un jeune homme à suivre.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Georges Enesco (1881-1955)

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    Sonate pour piano No. 1 en
    fa dièse mineur, Op. 24

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    Maurice Ravel (1875-1937)

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    Miroirs, M. 43

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    Cyril Scott (1879-1970)

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    Poems

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    Cristian Sandrin, piano

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    Un album du label Antartica Records AR043
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    Photo à la une : le pianiste Cristian Sandrin – Photo : © Yvonne Hartmann

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    Ce mercredi 4 octobre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pour approcher d’encore plus près à la vérité de Ravel en son plus intime, le stupéfiant « Ravel – L’OEuvre pour le Piano » du magnifique Philippe Bianconi (suite)…

    Plus j’écoute _ quasiment en continu, quand je suis à ma table de travail _ le double CD la dolce volta LDV 109.0 de Philippe Bianconi « Ravel – L’Œuvre pour le Piano« ,

    et après le témoignage déjà émerveillé de mon article d’avant-hier 27 septembre « « ,

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    plus je pense

    que la formidable maîtrise, si pleine _ avec une formidable prise de son, aussi, il faut le préciser, de François Eckert ! _ en son extrême délicatesse (et parfaite naturelle fluidité) de jeu des diverses micro-inflexions si expressives en leur finesse et ultra-délicatesse, dénuées de la moindre volonté _ à l’égard de quelque public que ce soit… _ d’exhibition de virtuosité, du piano de Ravel,

    que parvient ici à nous donner avec tellement de toute simple naturelle évidence Philippe Bianconi,

    nous offre là un inestimable cadeau _ de grâce ! _ qui approche au plus près la vérité même de Ravel en son plus intime, à son solitaire piano, pour lui seul…

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    Et c’est bien là aussi le sentiment qu’éprouve, et à son tour, en un justissime article intitulé « Nocturne« , sur son site Discophilia, le bon Jean-Charles Hoffelé, ce vendredi 29 septembre,

    je le découvre en ce petit matin du vendredi 29 septembre :

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    NOCTURNE

    Philippe Bianconi revient à son cher Ravel dont il avait déjà gravé l’intégrale de l’œuvre pour piano seul sous l’écoute bienveillante de Suzanne et René Gambini voici bien trente ans _ pour le label Lyrinx, en 1993. Un vaste soleil illuminait alors son jeu, Ravel en lumière, joué assez dandy _ et dandy, Ravel le fut aussi, en sa première jeunesse… _, alliant à une beauté toute classique quelques traits proustiens : on croyait voir le compositeur tiré à quatre épingles _ ainsi qu’en témoignent visuellement quelques photos du jeune Ravel… _ dans chaque note de sa musique.

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    Il ajoute aujourd’hui, en accord avec _ l’excellent ravélien qu’est lui aussi _ Clément Lefebvre, la suite de Ma mère l’Oye qui manquait à son album Lyrinx. Le dialogue très sombre de La Belle et la Bête signale illico que les portes d’un autre univers se sont ouvertes : ce Ravel-là sera d’abord celui du Gibet, de Scarbo, d’Ondine _ de Gaspard de la nuit, en 1908 _, l’envers _ ou le revers, voilà… _ teinté d’un brin de fantasque du rayonnement solaire que le pianiste y avait jadis entendu.

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    Les Miroirs _ de 1904-1905 _ sont tendus, sombres, presqu’amers _ mais jamais tout à fait, surtout pas… _ (Une barque sur l’océan avec cette main gauche obstinée avant le retour du ressac), étranges d’atmosphères non seulement pour Oiseaux tristes, pour la fantasmagorie de Noctuelles, pour l’Alborada _ formidable de présence _ mêlant l’ironie à une certaine _ pointe très fine, un soupçon effleurée, de _ tristesse, pour La Vallée des cloches aussi, si nostalgique _ Ravel aimait les reflets des miroirs…

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    Et si le vrai visage _ voilà ! voilà ! _ de Ravel paraissait dans ce piano qui fut l’instrument _ oui, aux harmoniques orchestrales aussi… _ de son _ solitaire et méditatif _ quotidien ? Inquiet, intranquille _ oui _, splénétique _ oui _ tout au long d’un Gaspard de la nuit _ en 1908 _ où même Ondine a un côté Loreley. Jusqu’au Tombeau de Couperin _ de 1914-1917 _ qui ne renonce pas à l’espressivo, voyant derrière les danses, au travers de l’esseulement de la Fugue les visages des disparus, jusqu’aux Valses nobles et sentimentales _ de 1911 _,vénéneuses, emplies de parfums de tubéreuse : dans l’ultime page, un opium semble rendre immatériels et la musique de Ravel et le jeu du pianiste – onirisme trouble au possible.

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    Les petites pièces tardives ou pas, Menuets _ de 1895 et 1909 _, Pavane _ de 1899 _, et hommages « dans le style de », le bref Prélude  _ de 1913 _ troublant comme un regret, sont jouées avec un sens de la nuance, du phrasé juste _ oui, oui, oui _ qui les hissent au rang de chefs-d’œuvre. Sommet _ probable, oui… _ de l’ensemble _ ainsi sublimement interprété par un Philippe Bianconi en un (paradoxalement sérénissime de maîtrise !) état de grâce de gravité… _, si je ne devais en choisir qu’un : la _ confondante _  Sonatine _ de 1903-1905 : oui, ainsi insidieusement glaçante, mine de rien en sa terrifiante douceur, elle est proprement sidérante ! Écoutez comment Philippe Bianconi fait sourdre les ombres, ose le cri  _ munchien, en 1893 _ qui saisit soudain au centre du Modéré.

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    Et maintenant, il faut _ oui ! _ que La Dolce Volta lui offre l’occasion d’enregistrer les deux Concertos.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Maurice Ravel (1875-1937)

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    L’Œuvre pour piano (Intégrale)

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    Philippe Bianconi, piano
    Clément Lefebvre, piano
    (Ma mère l’Oye, version à quatre mains)

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    Un album de 2 CD du label La Dolce Volta LDV 109.0
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    Photo à la une : le pianiste Philippe Bianconi –
    Photo : © William Beaucardet

     

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    Ce merveilleux transcendant double CD Ravel de Philippe Bianconi

    est tout simplement un tranquille _ mais tout sauf placide, cependant… _ sommet _ sans jamais, ni en rien, se pousser si peu que ce soit du col _ de la discographie du singulier _ oxymorique _ et si magnifique Maurice Ravel…

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    Ce vendredi 29 septembre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Splendide reconnaissance de l’époustouflante interprétation par l’immense Francesco Piemontesi des « Etudes d’exécution transcendante » et de la « Sonate en si mineur » de Franz Liszt…

    À mon réveil ce matin du mardi 26 septembre, en mon parcours matutinal « hégelien » de la presse de ce jour sur le net,

     j’ai l’excellente surprise de rencontrer sous la plume toujours très fine de Jean-Charles Hoffelé sur son très pertinent site Discophilia, un magnifique article intitulé « Splendeur » consacré au transcendant double CD Pentatone PTC 5187 052 de Francesco  Piemontesi « Liszt Transcendantal Etudes & Piano Sonata« 

    pour lequel il y a tout juste une semaine, le mardi 19 septembre dernier, j’ai déclaré mon dithyrambique enthousiasme : « « …

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    Déjà, à la réception de cet article mien que je m’étais empressé de lui adresser, mon disquaire préféré, à la plus que parfaite oreille, avait entièrement acquiescé à ma jubilatoire appréciation ; ce qui m’avait bien fait plaisir… 

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    Pour redoubler encore le plaisir, voici donc cet article « Splendeur » de Jean-Charles Hoffelé ce mardi 26 septembre,

    que suivra la réédition du lien à mon article d’il y a une semaine...

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    SPLENDEUR

    Des Études ? Lorsque l’on entend l’orchestre que fait jaillir Francesco Piemontesi du bref Preludio on oublie le piano _ oui, et même très surpris, on se demande si c’est bien le bon CD qu’on vient de glisser en sa platine !… _, c’est un horizon qui s’ouvre, mais le clavier reprend ses droits, mobile au-delà du possible pour un Molto vivace qui fuse et oublie de marquer la mesure comme le firent tant de virtuoses, Jorge Bolet en tête.

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    Non les Transcendantes de Piemontesi ne sont en rien des Études, le sonnet au bord du silence de Paysage, la ballade de Mazeppa, les hallucinations de Feux follets et de Visions, les confidences de Ricordanza, où il faut dire et interroger dans la matière même de la sonorité, ce que seul un poète peut faire jouant les trilles en caresse _ voilà _, la scène d’opéra diabolique de Wilde Jagd, où Méphisto semble mener le bal, tout cela cédera pourtant devant la poésie irréelle, déjà hors du monde _ oui ! _  d’Harmonies du soir, de Chasse-neige surtout, au-delà du dicible, étoile tremblante dans un ciel de brouillard.

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    Je sors de là transporté _ transcendé même. Liszt virtuose, peut-être, mais Liszt poète d’abord _ oui.

    Après, il vous faudra abandonner vos habitudes _ voilà, mais c’est déjà, et immédiatement fait dès l’écoute en entier de ce second des 2 CDs, par lequel j’avais choisi de commencer mon écoute de ce double album, après avoir vérifié qu’il s’agissait bien vraiment là du bon CD Liszt : car, saisi,  je m’étais tout de suite demandé, au bout des 4 à 5 premières secondes, si c’était bien le bon CD que je venais de glisser en ma platine !.. N’était-ce pas là plutôt quelque CD de jazz, placé là par erreur par Pentatone ?!! Mes oreilles n’en revenaient pas… _ devant l’une des versions de la Sonate en si les plus saisissantes _ oui !!! _ qu’il m’ait été donnée d’entendre, une autre « Fantastique », démesurée, foudroyante _ oui _, plus sombre qu’à l’habitude, amère aussi _ la personnalité de Liszt est éminemment complexe... _, une désillusion la conduit vers son abîme final. Il lui aurait fallu ensuite les cercles infernaux de la Dante vers lesquels elle semble aspirée. Hélas, elle manque ! _ pour le moment du moins…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Franz Liszt(1811-1886)

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    12 Études d’exécution
    transcendante, S. 139

    Sonate pour piano en
    si mineur, S. 178

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    Francesco Piemontesi, piano

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    Un album de 2 CD du label Pentatone PTC5187052
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    Photo à la une : le pianiste Francesco Piemontesi – Photo : © Camille Blake

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    Et maintenant le lien à mon article «  » du mardi 19 septembre dernier…

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    Avec aussi le rappel de mes 6 précédents articles sur le génie _ mais oui ! _ d’interprétation de Francesco Piemontesi témoignant de ma constante superlative admiration pour son piano, dans Mozart, Schubert, comme Liszt _ et aussi Debussy _ :

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    _ le 26 décembre 2018 : «  » ;

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    _ Le 6 juin 2019 : «  » ;

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    _ le 27 juin 2019 : «  » ;

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    _ le 25 septembre 2019 : «  » ;

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    _ le 29 octobre 2019 : «  » ;

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    _ et le 24 octobre 2020 : «  » ;

     

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    Bravissimo, Francesco,

    pour un tel degré, splendidissime, de justesse de perception et rendu de la poésie dans la musique !

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    Ce mardi 26 septembre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa